Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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27 December 1914
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s.n. 1914, 27 December. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 04 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/v69862ck5n/
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i rl ANNjaE.— Série nouvelle.— N" 46 Le numéro I 10 Centimes Dimanche 27 Décembre 1914. PRIX DE L'ABONNEMENT 3 Francs par mois (à envoyer par mandai postal) Earoyer les demandes à L'ADMINISTRATEUR du JOURNAL 31«, ras de la Boara — LE HAVBE Directeur : fernand neuray LE XXe SIÉCLE PUBLICITE PETITE CeitEESPOmARf^ Les 3 lignes.. O.SO U;ne dapplénaentiitire.... 0.»5 Annonce» flivcriM* i> fori'nit Adresser les annonce» à L'ADMINISTRATEUR dc JOTONAL 28 ter m ie ia Boarsc — II® Téléphone n" 1405 Quotidien belge paraissant au Havre jaaiaiyT?fflwg"«Egwa^g)Mg«BgagMre.T>«m««T38BgïT.«*«mr.gigg»aE«ffl imbiiiiumm i iimii iiiniiwiiiii-wjiMj mut nrr ■innï— Encore un leurs témoins Les racontars de Vaméricain Edwin Edmerson Çe que pense de ce témoin le Conseil fédéral suisse Jetant For à pleines mains pour pervertir l'opinion publique, il eût été bien étran-' ge que les Allemands ne trouvassent pas •au' Américain, — voire un pseudo-américain, — car on &ait que pour tromper les peuples maints Allemands se font naturaliser américains, pour venir leur raconter . nies histoires mensongères au sujet des Belges.Et vraiment ce M. Edwin Emerson, qui Vient de se produire sur ce terrain, n'est pas un type ordinaire 1 Qu'on en juge par le compte rendu de sa Conférence publié par le Borsen Kurier et reproduit « con amore » p^r la Nord Allge-sneine Zeitung, dans son numéro du 13 décembre : Edwin Emerson, de l'Amerika Institut et <de l'Union économique germano-américaine, a conférendé devant la Chambre de .•commerce de Berlin, en présence de l'ambassadeur américain Gérard et du consul (général américain Lay. Il a donné ses im-IPressions de correspondant de guerre du iiVeic-Yor/e World, illustrées die projections. « Nous avons beaucoup entendu parler *le la violation de la neutralité belge, a-t-il •dit. Go n'est q/u'à ce titre que l'Angleterre aurait dédaré ia guerre à l'Allemagne, parce que l'Angleterre, comme le savent les Boers, .(es Perses et les Grecs de Chypre, est la protectrice des petits peuples... " « Lorsque fui été, dernièrement, en Belgique, j'ai pu apprendre par moi-même que ia neutralité belge à l'égard de l'Allemagne n'était qu'une «< inimitié à l'affût ». n Je lie sais pas s'il est connu que c'est mi ministre d'Amérique à Bruxelles qu'on doit qu'à Bruxelles il ne se soit pas passé les mômes choses qu'à Louvain. Effectivement, le bourgmestre Max avait donné ordre à la garde civique de Bruxelles de tirer sur les Allemands, et ils n'en furent retenus que par notre ministre. Notre envoyé m'a dit la belle impression que lui a fait von (1er Goltz comme gouverneur général de Belgique et m'a dit, en outre, que les affaires administratives de Bruxelles marchaient plus régulièrement et plus promptement que sous le gouvernement belge. : « A Louvain même, dès indigènes m'ont avoué que d'avoir tiré était une grande faute ; qu'ils se reprochaient. Ils ne l'eussent pas (ait, me dirent les Louvanistes, si, d'Anvers, nous n'avions pas été secrètement avertis que les Anversois avaient réussi une -grande sortie et que les Allemands étaient en pleine retraite sur Louvain. Lorsqu'alors une petite colonne d'éclopés allemands arriva à Louvain ce soir-là, les Louvanistes crurent qu'ils avaient affaire aux débris de formée allemande défaite et ouvrirent 'e (eu sur ce qu'ils supposaient être des fuyards. <£ D'ailleurs, je tiens, comme militaire, 5 ,remarquer que, si j'étais en guerre et que des civils ennemis tirassent dans le dos de mes troupes, je donnerais ordre d'en agir comme les Allemands le firent à Louvain. C'est ainsi que firent les Américains aux Philippines... » L'orateur proteste ensuite contre l'appellation dé « TTuns » attachée aux Allemands, ce peuple de culture. Il a pu se rendre compte que personne ne se plaignait des Allemands et qu'il n'v ava<f iras de famine èh Belgiaùe, due. d'ailleurs. l'ordre dans l'organisation allemande en Belgique est une chose étonnante et jamais réalisée jusqu'à présent. Et voilà, ! Imagine-t-on autant de mensonges «accumulés ! Le bourgmestre Max « donnant ordre à la garde civique de Bruxelles de tirer sur les Allemands »! Depuis quand le bourgmestre de Bruxelles commandait-il la garde civique ?... Mais, vraiment, l'invention dépasse les bornes du permis, lorsque l'on sait que, le 19 août, dans *la nuit qui précéda l'arrivée des Allemands à Bruxelles, tous les gardes civiques du premier ban, tous, jusqu'au dernier, avaient quitté la capitale et ceux du second ban avaient tous, de dix heures à minuit, déposé leurs armes. Et (i les indigènes » de Louvain, que ce suave Edwin Emerson a découverts et qui lui ont avoué avoir tiré sur les Allemands !... Où sont ces indigènes anonymes ? En attendant que leurs noms soient publiés, qu'il relise donc les rapports de la commission d'enquête. A côté de leur précision, les dires de l'Américain ne valent rien. Nous n'insisterions pas sur ces inventions grotesques si, en* n'y répondant pas, on ne permettait aux Prussiens de clamer qu'on n'a rien à y répondre. Mensonges et" rien que mensonges ! Au reste, aucun témoignage ne pouvait être plus heureusement choisi par les Allemands en vue d'obtenir créance pour leurs mensonges que celui de M. Edwin Emerson. Ge personnage vient de se faire délivrer-un brevet de... — mettons d'inexactitude, pour être polis — par le conseil fédéral suisse. Nos lecteurs se souviennent certainement de cette histoire, qui ne date que de quelques jours : la « Frankfurter Zeitung » avait raconté que le ministre d'Angleterre, M. Grant Duff, dans un entretien avec M. Motta, le nouveau président de la Confédération helvétique, alors conseiller des Finances, avait voulu entraîner la Suisse à enfreindra sa neutralité à l'encontre des intérêts allemands ; M. Motta aurait refusé et il s'en serait suivi une dispute très vive entre M. Grant Duff et lui. Le Conseil fédéral prit la peine de démentir cette niaiserie, et les journaux suisses sommèrent alors la « Frankfurter Zeitung » de dévoiler son informateur et de livrer ses preuves. Elle cita M. Edwin Emerson, correspondant d'un journal américain. Emerson, mis en cause et obligé de parler, affirma par lettre, sur son honneur de gentleman et d'ancien officier, que son récit était exact. Il comptait sans doute nue le dernier mot allait lui rester. Mais le Conseil fédéral, dont la véracité était ainsi mise cause, lit publier un second et pérémptoire -démenti aux propos de l'Américain. Et tous les journaux suisses firent observer, en le publiant, « qu'entre la narole du sieur Emerson et celle" du Conseil fédéral, personne, assurément, n'hésitera »... Depuis lors, Emerson nromène sa ^rose avec ce brevet d'... invention attaché à sa signature...L'Alleinagne a les témoins qu'elle mérite !... Pour le sabre d'honneur au roi Albert Noire confrère îe Journal de Rouen publie ta touchante lettre que voici : « Nous avons lu sur les journaux Vinitia-live prise par M. Léopold Bellan, ancien présidant dû Conseil municipal de Paris, pour plfrAr une épée d1 honneur au grand hônimc qu'est, Albert Ier, roi des Belges. « Soï(s:ofliciers, caporaux et, soldats blessés, hospitalisés ici par les soins de M. et Mme la 'marqitise de Pomereu, et recueillis d'une [açon au-dessus de tout éloge, nous voulons être des premiers à concourir à la souscription publique qui est ouverte. a Tous, nous y contribuons. Le personnel du château et les habitants du pays se sont joints à nous, ainsi que les religieuses qui nous entourent d'un dévouement infatigable. Toits unis du même cœur, dans la grande admiration que no-us inspire le chef de la grandie admi.ratiooeào° au te uateauea la. vaillante Belgique... i< Pour tous les soldats en traitement m au Héron : (i Quesnel, « sergent au 254° régiment.» fA la lettre était joint un mandat-poste de £ fr. 50. m KiBSTBES EH 118» M. Carton de Wiart, ministre de la Justice, est parti, dimanche malin, pour le .quartier général belge, où il sera reçu par le roi. Le ministre se rendra ensuite jusnu'au front. De là, il ira en Angleterre, où il compte visiter les principaux centres de réfugiés belges. ~~MOS MORTS Le « Moniteur belge » publiera incessamment la liste des officiers et soldats belges tués devant l'ennemi. . Cette liste s'élève à un total de 3.700 à •3.800 noms. C'est un chiffre évidemment élevé, à le considérer absolument, mais, par rapport au nombre total de nos soldats mis en ligne, le nombre des morts de l'armée belge est relativement petit. 11 est infime si, toutes proportions gardées, on le compare au nombre formidable de morts dans î'arinée allemande. Quon song'1 quVi la seule bataille de Hae-len, on releva de ,'igOO à 3.: morts allemands sur le terrain du combat !... LE XXe SIÈCLE paraîtra demain Lundi LES ALLEMANDS SE RAVITAILLENT DE CHARBON CHBZ NOUS POURQUOI ILS NE FONT PAS TRAVAILLER Un ami italien de 1' « Humanité », l'organe socialiste français officiel, est rentré mercredi à Paris après un long voyage à Vienne et à Berlin. Il a rapporté, sur l'état d'esprit là-bas, d'intéressants renseignements . A Vienne, la misère est grande ; on manque de confiance dans l'issue de la lutte, on hait les Serbes, qui sont des <t barbares », et les Italiens, qui sont des » lâches et-des traîtz*es ». A Berlin, même enthousiasme pour les soldats allemands qu'il y a un mois ; même confiance dans la victoire finale. On y considère les Français et les Russes comme de braves gens. On déteste les Anglais . (( il faut les exterminer ». Dans l'Allemagne du Sud, on est moins confiant. Au contraire, on vit dans l'anxiété. Pourquoi ? « Ici, nous sommes à deux pas de la Suisse, d'où, bonne ou mauvaise, nous arrive, tôt ou tard, Ift vérité. Nous ne nous faisons donc pas d'illusions. » Mais il y a, dans l'article -de 1' « Humanité », un paragraphe qui intéresse plus spécialement la Belgique, et nous le reproduisons ici textuellement : « Et voici un dernier renseignement qui a son importance. L'Allemagne se ravitaille en charbon en Belgique. De nombreux wagons de charbon sont wlirigés aussi en Suisse et en Italie. Il est évident que l'Allemagne exploite les mines charbonnières du Borinage. En défendant la Belgique, l'Allemagne s'efforce de conserver un point très important de ravitaillement. On peut ainsi s'expliquer l'effort tenté par les autorités civiles, aidées par certains socialistes, pour ramener, malgré la guerre, la Belgique à la vie active et féconde d'avant. 1 d En résistant à tous ces efforts, les travailleurs belges ont rendu un grand service à la cause des alliés. »> Telle était aussi notre opinion, et nous l'avons exprimée à diverses reprises, notamment quand nous avons parlé de l'attitude des syndicats ouvriers, mais nous voyons avec satisfaction qu'une enquête menée en Allemagne la justifie une fois de. plus. Les Alliés progressent j sur plusieurs points Les allemands rejetés au-delà de la Bzoura COMMUNIQUÉ OFFICIEL FRANÇAIS Paris, 26 décembre, 15 heures Canonnade peu intense sur le front ENTRE LA MER ET LA LYS, où un brouillard épais paralyse les opérations. ENTRE LA LYS ET L'OISE, nous avons repoussé plusieurs contre-attaques ennemies à Noulettes (ouest de Lens), à La Boisselle (-nord-est d'Albert), à Lihons (ouest de Ctoaulnes), ou une tranchée, prise à l'ennemi, a été perdue puis reprise après un vif combat. ENTRE L'OSSE ET L'AISNE, on nous signale que, dans la journée du 24, une très forte attaque allemande a été repoue sée à Ciiivy (nord-est de Soupir). Dans la région de Perthe3, notre artïHc rie a fait taire les batteries, qui bornhar daient les tranchées récemment conquise' j par nos troupes. Deux fortes cowtre-attaaues allemande? ont été refoulées dans la nuit du 24 an 25. Hier, une non veille centre-attaque particulièrement violente sur un front de 1.600 I'vjl V Jrv'ii u.yjivii"vjnyii v jrenrw .wiimi w i. w u w ir mètres et avec des effectifs importants, a subi un é-hee complet. EN ARGONNE et ENTRE MEUSE ET MOSELLE, rien à signaler. EN HAUTE-ALSACE, la journée a été marquée par de sensibles progrès devant nous; nous nous sommes maintenus, malgré plusieurs contre-attaques. Nous occupons la lisière de Aspach-le-Bas et les hauteurs qui dominent Carspach à l'Ouest. RUSSIE Les Allemands, qui avaient forcé LA BZOURA, au sud de Sohaczew, ont été •sjjetés après avoir subi dies pertes considérables.Toutes leurs attaques sur Bolimow ont 'choué. Dans 1a. REGION DE INOWLEDZ (sur U ^Uicza) et au sud, des combats opiniâtres •ontinuent. Sur tout le cours de la NID A et au SUD Ie- LA VISTULE, la bataille se poursuit dans des conditions favorables pour les Russes. SUR L'YSER Ils assassinent leurs prisonniers LA UN B'UP" MAjnn ALLCMfiMQ MASSACREUR D'une lettre écrite du front par un officier belge, nous extrayons le dramatique récit que voici : « Lavant-dernière nuit où notre régi ment dut s'acharner à la défense des chaumières branlantes et des ruines de X..., une colonne allemande parvint, après d o-piniâtros efforts, à franchir notre ligne avancée, malgré le feu roulant de nos mitrailleuses installées près du ponton. Tuant tout ce qui s'opposait à leur marche, les Allemands, dont les clairons aigus sonnaient la charge, passèrent devant la masure où nous nous étions abrités pour passer la nuit. Vite, nous soufflons la Lampe en entendant crépiter la terrible fusillade. En trombe, les Allemands passent devant nos fenêtres, tirant dans toutes les maisons éclairées et massacrant sous nos vieux un aumônier et un officier français qui n'avaient pu rejoindre notre seconde ligne. Un peu plus loin, les Allemands s'emparent en route de plusieurs officiers et soldats, qui tiraillaient encore tout en battant en retraite, les désarment et les poussent à coups de crosse au milieu d'eux. Le détachement prussien était conduit pa*r un grand diable de major qui était envers ses hommes et.ses prisonniers d'une ignoble brutalité, rudoyant et cravachant tout le monde. » Arrivés à proximité de notre seconde ligne, les Allemands sont brusquement arrêtés par une fusillade précise et meurtrière. Ils tournoient, tourbillonnent, se replient, se pelotonnent et restent là, couchés, vautrés dans la boue jusqu'au petit jour. » Mais à peine l'aube blanchit-elle la plaine dévastée, que les fusiliers marins français, d'une part, les fantassins belges de l'autre, surgissent et cernent les Allemands. Ceux-ci se battent comme des enragés. et tout à coup, — spectacle atroce ! — sur l'ordre de leur major, assassinent sur place, à coups de fusil et de baïonnette, la moitié à peu près de leurs prisonniers. Les autres, jouant des poings et des jambes, se dégagent et fuient vers nos lignes. Un de ces prisonniers ainsi libérés, — un officier belge, — se jette dans la maison d'où nous tirons, s'empare d'un fusil déposé dans un coin, et, d'un bond, se précipite vers les survivants du bataillon allemand. fait parmi eux une trouée sanelante et, à coups de baïonnette, abat et tue le mai or massacreur. Aussitôt, d'un élan unanime, nous reioignons ce brave et ce oui reste d'Allemands est, en un tour de main, fait prisonnier. » Les VOLEURS de CHEVAUX 126 CHEVAUX ARDENNAIS VOLÉS MIS EN VENTE A BERLIN Combien les Allemands procèdent méthodiquement au pillage des régions envahies, une information publiée par la presse Scandinave en fournit une nouvelle preuve. Ainsi, le correspondant de 1' « Aftenposten », de Christiania, annonce qu'on a mis on adjudication, à Berlin, îles lots de brebis provenant des départements français. Ces animaux sont destinés non point à la boucherie, mais à l'amélioration de la race ovine en Aile-magne.Tout récemment, on a également mis en vente, à Berlin, un lot de 126 chevaux des Ardennes. Ces animaux étaient des bêtes superbes, très vigoureuses, Sgées de quatre à sept ans. Aussi la demande a-t-elle dépassé l'offre. Ces chevaux ont été adjugés à des prix variant de 500 à 2.250 francs, suivant" leur âge. De nouvelles ventes de chevaux de même origine ont été annoncées aux agriculteurs du Brandebourg, qui manifestent la plus grande admiration pour les produits de l'élevage français. Leur brutalité Une dame de l'aristocratie belge, au retour d'une visite qu'elle avait faite à la reine, a été brutalement fouillée à la frontière hollandaise. Trouvée en possession d'une lettre de la^ reine, elle a été arrêtée, conduite à Bruxelles sous bonne garde, consignée dans son hôtel, où elle ne peut s'entretenir avec son mari qu'en présence d'un gendarme prus- t)n assure qu'elle va être transférée dans une prison d'Allemagne. Les filous prussieES à l'œuvre ILS S'EMPARENT DU MEDAILLER DU PALAIS DE LA NATION Tout, décidément, est bon à la horde do pillards qui désolent la Belgique de leur sinistre présence. Ce ne sont pas seulement les pièces d'argenterie, les couverts, îles pianos et la vaisselle qui les tentent, ils s'emparent môme de robes de femme. Dans nombre de châteaux belges, dévalisés par ces fiers soldats, on a constaté, en effet, la disparition de tous les vêtements féminins que contenaient les garde-robes...^ Et rien n'échappe à leur rapacité. ^ Ainsi, nous venons d'apprendre que le médailler de la Chambre les a tentés aussi. 11 y a une dizaine d'années^ au lendemain des fêtes jubilaires de 1905, le questeur Warocqué, très heureusement inspiré, avait pris l'initiative de reconstituer la collection de médailles que l'incendie de 1882 avait, en bonne partie détruit. Des dons généreux lui étaient parvenus, et la collection était devenue fort belle. Par malheur, elle contenait quelques médailles en or, en vermeil et en argent. Il n'en fallait pas plus pour tenter la cupidité de la horde qui occupe notre Palais de la Nation ; notez cependant qu'il n'y a là que des officiers. En un clin d'œil, toutes les médailles en or ou en argent disparurent. On alla donc se plaindre au maréchal von der Goltz ; celui-ci, suivant sa coutume, ex-nrima sa profonde désolation, protesta, affecta une vive indignation. Puis, finalement, ii donna les autorisations pour qu'on pût mettre à l'abri les quelques médailles frappées au lendemain de la Révolution de 1830, qui, étant en bronze, n'avaient pas tenté la soldatesque prussienne, mais étaient combien précieuses pour nous I les sympathies dâ l'Italie « PRO BELGSO ! » Un Comité « Pro Belgio » s'est constitué à Home, dont le bureau est formé de personnages de tous les partis. On y voit, sous la présidence du vénéré Luigi Luzzati, ancien président diu Conseil, membre de l'Institut de France, réunis le socialiste Bisso-lati et le prince die Scalea, le républicain Barzilaï et le nationaliste Vincenzo Mo-rello.L'aippel lancé par Le Comité a des accents émouvants : « La guerre européenne a fait de la Belgique un pays de destruction et de mort. Une nation, hier prospère et heureuse, esit aujourd'hui dispersée sur tous les chemins de l'angoisse, de la souffrance, de la misère. Les lois les plus élémentaires de la solidarité humaine nous foinit un devoir impérieux de secourir les Belges de tout notre pouvoir. » Rappelant ensuite qu'au moment de la catastrophe die Messine, la Belgique fit pour les victimes italiennes du tremblement de terre un considérable sacrifice d'argent, et que les villes qui se montrèrent alors les plus généreuses sont aujourd'hui'les plus éprouvées par le malheur : Namur, Liège, Louvain. n M. Luzatti termine ainsi sa proclamation : « Us étaient heureux alors, nos frères de Belgique, ils étaient sûrs de leur félicité et bien loin de soupçonner qu'un jour une si violente calamité pourrait s'abattre sur leurs maisons et siir leur terre. Puisque les souvenirs d.e bonté, qui survivent aux grandes catastrophes, rendent plus étroits et plus solides les liens qui unissent entre elles les nations civilisées, faisons que les malheureux Belges d'aujourd'hui puissent bénir le nom de l'Italie, comme nous avons alors béni le nom de la Belgique. » r^Skntagitg a fait demander 4 jois en 3 mois la paix à la Belgique Uneétrange démarche de M. Eyschen premier ministre Luxembourgeois Le Petit Parisien, quii a commencé récemment la publication d'une série d'articles s'UiT d lia Belgique et la guerre » écrits par un témoin qui semble bien renseigné, donne dans son numéro du 25 décembre d'intéressants détails sur les propositions de paix séparées faites par l'Allemagne à l'a Belgique. Le «i témoin » du Petit Parisien affirme que par trois fois en quatre mois l'Allemagne a essayé — vainement d'ailleurs — d'arnener la. Belgique à déposer les armes. La première fois, au début du mois d'août, ce fut le ministre des affaires étrangères des Pays-Bas qui fui chargé d'offrir au gouvernement belge une paix honorable. Le gouvernement belge, par l'organe de ■M. Davignon, répondit dignement qu'il ne pouvait être question de faire la paix avec l'Etat qui avait violé notre neutralité et envahi notre territoire national au mépris des traités par lui signés. La deuxième fois, ce fuit entre le 9 et le 13 septembre 1914. M. Woeste fut le messager porteur de la branche d'olivier. La démarche fut tout indirecte dans ses origines et tout officieuse dans son exécution. C'est à l'a suite d'une conversation entre M. Dufer, directeur à Bruxelles de la Deutsche Bank et M. Woeste, conversation ouverte à l'initiative du premier, que M. Woeste crut opportun de venir à Anvers s'entretenir avec M. de Broqueville. D'après le « témoin » M. Woeste a insisté sur la puissance militaire de l'Allemagne et le peu de chance qu'il y avait apparemment pour les Belges à continuer la résistance; il aurait fait connaître en même temps que le maréchal Von der Goltz ne se refuserait probablement pas à causer, si le Gouvernement belge faisait un pas vers lui. M. de Broqueville se borna à faire observer à son éminent interlocuteur qu'à faire une telle suggestion il ne devait certainement pas se rendre compte des sentiments du Conseil des ministres; celui-ci n'aurait certainement qu'une réponse unanime, c'est « que la démarche proposée serait 'Contraire à l'honneur ». La troisième fois, c'est tout récemment, i'î.rit.Ar.méftiaire est désigné énigmatique-ment par I auteur de rartieie coiiQiiu uïcu» « un homme d'Etat neutre, mais non inviolé », négociateur gyrovague qui voyage depuis quatre semaines parlant de paix partout, d Une lettre de Berne au même journal, parue dans îe numéro du- 26 décembre, permet d'identifier avec une quasi certitude, ce troisième négociateur en la personne de M. Eyschen, premier ministre du Grand Duché de Luxembourg. Le Petit Parisien affirme que M. Eyschen, obéisant évidemment à des suggestions allemandes, est venu « inviter le Conseil fédéral à offrir sa médiation à la France et à l'Allemagne, en vue d'ouvrir des négociations pour la paix. On lui a opposé un refus catégorique. « Avant d'aller à Berne, M. Eyschen était allé faire une démarche analogue à la Haye. Son argument principal était que, l'issue de La guerre étant encore douteuse, aucun des belligérants ne ^pouvant se croire vainqueur, le moment était opportun pour commencer à parler de paix. <( Plus tard, ajoutait le vieil homme d'Etat, quand le fléau de la balance aura penché d'un côté ou de l'autre, il sera trop tard pour parler de négociations à une notion enivrée par l'a certitude d'une prochaine victoire... » Le Petit Parisien dit avoir lieu de croire que le gouvernement néerlandais a accueilli sans enthousiasme les ouvertures de M. Eyschen, et savoir d'une façon certaine que le gouvernement suisse, tout en rendant hommage au sentiment qui pouvait unspirer M. Eyschen, lui a répondu par une fin de non-recevoir polie, mais catégorique. Le Petit Parisien ajoute avec raison : « Presque au lendemain de la remise de •la oroix de fer à la grande-duchesse de Luxembourg, par Guillaume II, la démarche de M. Eyschen a de quoi surprendre. « Assurément, il faut rendre hommage à lia courageuse énergie dont le chef du gouvernement grand-ducal a fait preuve, Je 4 adût, quand il a répondu, devant Jes députés luxembourgeois réunis d'ans leur .capitale occupée par les troupes prussiennes, aux inventions nuises en circulation par La chancellerie allemande. « Il n'en reste pas moins que M. Eyschen n'a pu agir, dans l'initiative qu'il vient de "prendre, qu'à l'instigation de la chancellerie allemande qui lui a donné toutes faoi'li-tés pour traverser les lignes, passer en Hollande et pénétrer en Suisse en vue d'offrir le rameau d'olivier. « M. Eyischen avait oublié le pacte de Londres. Le Conseil fédéral, lui, s'en est souvenu et n'a pas voulu se prêter à la manœuvre trop grossière de l'Allemagne dont M. Eyschen s'est fait, consciemment ou non, le complice. » lî$ "telcf sn Angleterre Londres, 25 décembre. — Le War Office annonce officiellement qu'un aéroplane allemand a élé vu survolant Douvres, ce matin ù dix heures cinquante-cinq. L'avion ennemi a jeté une bombe dans un jardin ; elle explosa sans causer aucun dégât.Le ii Taube » opéra avec une telle vitesse qu'il fut aperçu quelques secondes à peine au moment où il repartait au-dessus do la mer et se perdait dans les nuages. Des aéroplanes anglais ont pris leur vol aussitôt et ont tenté de lui donner la chasse, mais ils ne purent l'apercevoir, en raison du brouillard très intense. Encore un « Taubo ». — Il est aperçu à Soulhentl. Londres, 26 décembre. — Un avion allemand a survolé Southend. Les aviateurs anglais lui ont donné la chasse, mais ils n'ont pu le rejoindre. Le « Taube » a disparu dans la direction de la mer du Nord. la Hdpipe i la Chambre jtepfst Un de nos amis, qui a assisté à la très belle séance de la Chambre française de mardi, nous dit son impression. Ah ! c'était bien la grande assemblée d'un grand peuple discutant des grands intérêts du monde sous l'inspiration de la plus grande pensée 1 Tous les cœurs étaient confondus, et il n'y avait là qu'une âme et qu'une voix. Cette voix, d'un incomparable prestige et d'une séduction souveraine, ce fut d'abord celle du président Deschanel. — Ah ! nous dit notre ami, que n'étions-nous tous là, tous les Belges." loi-sque le président dit, d'une voix devenue tout à coup plus chaleureuse encore : « Et puis, voici la glorieuse Belgique... » D'un sursaut, tous les députés furent debout, et ce fut une longue et vibrante ovation. A vingt reprises, les mains levées et les clameurs d'enthousiasme saluèrent notre pays. Et, à travers les larmes qui voilaient nos yeux — de douces larmes de joie et de reconnaissance — il nous semblait voir paraître, pardessus l'assemblée, le visage meurtri, mais transfiguré de la Patrie... » Et, à chaque fois que le président Deschanel cita le nom de la Belgique, ce fut le même délire d'ovation. Ah ! ce que nous avions chaud au cœur !... » La Mlatioi de la iiiîfiilile Mu M. Van den Heuvel, ministre d'Etat, a publié sur ce sujet une forte étude dans le « Correspondant ». Il y dévoile, par le menu, toute la fourberie de la diplomatie allemande, qui s'est appliquée si longtemps à engourdir les défiances de la Belgique et sa mauvaise foi pendant les angoissan* tes négociations de juillet-août. Le 31 juillet, le Secrétaire d'Etat aile* mand ose parler d'actes d'hostilité qui auraient été commis en Belgique ; le 2 août, le gouvernement prussien invoque la nécessité de prévenir une attaque française projetée sûr la Meuse *, le 4 août, ce gouvernement ne fait plus aucune allusion à ces griefs ridicules et se borne à dire qu9 « la nécessité ne connaît pas de lois ». Mais, depuis, l'Allemagne a pu se rendra coanpte du déplorable effet produit dans le monde entier par son agression innommable contre la Belgique et, fouillant dans les archives à Bruxelles, elle en a extrait et brandi la pièce Barnardiston, une carte (tes operauuiio uc u&puiouiwi, ~ x< 'T ... française, un rapport du baron GreindI, qui fut ministre de Belgique à Berlin, et la conversation entre le général Jungbluth et le colonel Bridges. M. Van den Heuvel réduit en poudra l'argument tiré par l'adversaire de chaJ cune de ces « pièces », et sa démonstration est sans réplique. Loin d'établir une faut* quelconque de La part des autorités belges, ces pièces démontrent clairement qu'elles ont toujours eu le plus vigilant souci de concilie^ les précautions qu'exigeaient la sauvegarde de l'indépendance et le maintien de l'honneur du pays avec les devoirs de la plus stricte neutralité. Les faits ne laissent aucune place nu doute : L'Allemagne a violé la neutralité belçe parce que cette violation était commandée par son plan stratégique : le Chancelier en a fait le solennel aveu, le 4 août, au Rerichstag. « Après avoir traité les Belges plus cruellement cru'on n'eût traité des ennemis héréditaires. rAllemaçîne, — dit en conclusion M. Van den Heuvel, — essaie aujourd'hui une campa.gne de déconsidération. Elle voudrait faire croire que. d'ancienne dote, ils ont méconnu leurs devoirs. Elle ne parviendra jamais à donner le chancre et elle^ ne fait que grossir le nombre de ses méfaits. Celui-là est, deux fois coupable qui. après avoir violé les droits d'au-trui, tente encore, avec le plus audacieux cynisme, de se justifier en imputant à sa victime des fautes qu'elles n'a jamais commises. >> DISTINCTIONSHONORIFÎQUHS Dans la Légion d'honneur : Officiers : De Stein d'Altenslein, général-major conun. la 16° br.; lacquet, général-major comm. ad. int. la 3 D. A. Dans l'Ordre de Léopold : Chevaliers : Godineau, serg. à la comp. des P. P. C. de 1 D. C.; Barbier, m. d. 1. au 1 1.; Geiuck, sous-lieut. auxil. au 1 ; Cloe-sen, m. d. 1. à i'E. M. de 1 D. C.fi De Groote, aumôn. auxil. au 1 Ch. Dans l'Ordre de la Couronne Chevalier Noël, Alb., adjud. au bat. d<a carabiniers cyclistes. Dans l'Ordre de Léopold II : Chevalier : De Poortere, sold. à l'E. M. de 1 D. C. Ont reçu la décoration militaire pour acte de courage : Van Belle, Cop et Lequare, soldats au bat. du génie de 2 D. A. Ont reçu la Médaille militaire française : Balon, serg. au bat. du génie de 2 D. A.; Mazurelle, sold. au 1 ; Declègre, sold. au 1 C. (2/2) ; Honoré, capor. id.; Cureel, Taquet et Hubert, serg. au 10 ; Marenne et Hubert, sold. au 10. Ont été cités à l'ordre du jour pour leur conduite courageuse : Leminens et Niffle, médecins-adjoints au Q. G. de 1 D. C.; Bernjer, asp. du service de santé ; Coppéf, capor. infirm, id.; Frédéric, ambulancier id. Deux aviateurs français ont survolé Sarrebourg Bâle, 24 décembre. — La n Gazette de Francfort » reconnaît que deux avions ennemis ont. survolé Sarrebourg et ont jeté des bombes sur le parc aérostatique de Rieu» lias.

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This item is a publication of the title Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1895 to 1940.

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