L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois

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31 januari 1914
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s.n. 1914, 31 Januari. L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois. Geraadpleegd op 22 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/jm23b5x28q/
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3e Année. — N" 13. ±0 CENTIMES LE NUMÉRO Jeudi S Février 101-4. L'APPEL ORGANE HEBDOMADAIRE DES ÉTUDIANTS LIBÉRAUX GANTOIS. U- Venez à nous, nous sommes la jounessa : Venez, venez, nous sommes le PTi^t^mp0'. Afiilié à l'Union de la J^e; Périodique Belge, » \ -- ?*, .*-i*~ , ' T vjijm-*- Sciants libéraux. v:v J. _* " ' A l'œuvre tous, et qu'on le reo^naisse. Iie "feu sacré des soldats de vingt ans. ABONNEMENTS : Un an : Étudiants Frs 2,00 Anaiens Étudiants ... ... » 3,00 Bourgeois 0 4,00 Professeurs et Protecteurs. . . . » 6,00 Annonces : Tarif et conditions sur demande. KEUACXIOIÏ ET ADTi IIVIS1» RAVIOU' : " -GAND - 35, Boulevard Léopold. La responsabilité (Ses articles esl laissée à leurs auteurs, Il sera rendu compte des ouvrages dont, un exemplaire aura éti envoyé à la Direction. L'Appel fait l'écbangp avec ses confrères Les articles anonymes ne sont pas insérés, les manuscrits ne sont pas rendus. La reproduction des articles n'est autorisée qu'à la condition d'en indiquer la source et le nom de l'auteur. Déformation confessionnelle. L'Etudiant Catholique publie dans son numéro du 31 janvier 1914 un article de son rédacteur en chef A. X. en réponse à notrepetiteanalysede l'idée « Tolérance » La réponse est remarquable d'inexactitude d'imprécision et de candeur; et nous demandons à nos lecteurs la permission de relever ici ce mo le fuyant de polémique qui craint de ne donner prise à la discussion. Dans un célèbre fabliau du M. A., un avocat à son client de répondre à toutes les questions du juge par la même monosyllabe : Bée ! Nous ne savons pas qui est le conseiller de notre confrère A. X. mais nous sommes un peu agacés de voir qu'à toutes nos objections il oppose uniformément cette affirmation transcendantale : Je crois. Et tout d'abord quelle attitude doivent prendre les catholiques en matière de tolérance. « On n'opprime pas les tonne sciences, écrit notre confrère, la bonne « foi dans l'erreur est une barrière infran-« cbissable. L'Eglise catholique a la « première, proclamé ce principe etquoi-« qu'on en ait dit, son enseignement n'a » pas varié. » Opprimer les consciences ? Qu'est-ce que cela veut dire ? Remarquons tout d'abord que s'il faut entendre par là le respect de la pensée dans le ■ fors intérieur de l'individu, ce respect de l'Eglise e*t bien inutile, notre conscience étant le seul domaine qui soit soustrait à la violence humaine. S'il s'agit du refu-requérir une adhésion contraire à la conscience, l'Histoire est malheureusement là pour nous montrer qu'à différentes époques de l'âge chrétien et maintenant encore dans les pays catholiques l'Eglise requiert des citoyens de pareilles adhésion.Mais je prévois le distingue. L'Eglise ne requiert pas l'adhésion, mais elle interdit le refus d'adhésion â une profession publique car ce serait là une profession en cas contraire ; c'est ainsi que les fonctionnaires, soldats, prisonniers pourront préalablement être obligés de sacrifiei au Dieu des catholiques. Nous arrivons ainsi à la seconde partie Toutes professions publiques, manifestations par la presse, l'enseignement, les réunions publiques doivent être en principe interdites. Est-ce bien cela que vous voulez camarade lorsque vous réclame: pour l'Eglise de droit de défendre sor trésor d'une manière absolue et non pas par la discussion? Mais dites le donc ayez le courage de vos opinions et expli quez-moi donc, je vous eneonjure pour 1; cent ème fois le sens do ce mot Liberté que vous avez gardé en tète 'le votre feuille t.... Vous ajoutez du reste qu'il faut souffrir ce qu'on ne peut empêcher. Il y a des barrières infranchissables, d'ordre moral et d'ordre matériel. Ne pas tenter de les briser, tel est l.i formule catholique de la tolérance » C'est toujours la parole de Yeuillot : «Quand vous avez le pouvoir, je vous demande la liberté parce que tel est votre principe, quand nous l'avons, je vous la refuse, parce que tel est la nôtre ». J'arrive ainsi à la ti ' ème partie où l'auteur s'explique sur 1 hostilité princi-pielle de l'Eglise à la vraie liberté. C'est cette partie dans laquelle j'ai vu de la candeur. Voici un passage. « A parler » exactement, la tolérance a toujours pour » objet un mal, un défaut physique, une » erreur intellectuelle, une difformité » morale. On n'approuve que ce qui est • bon, on tolère ce qui est mauvais. Or, » les libéraux ne reconnaissent point de n vérité, ni par suite d'erreur objectives. » D'où il suit que, à parler français, » (quel français !) les libéraux ne sont pas » tolérants, et ne pourraient l'être i> — Et plus loin : « les catholiques savent et < les autres estiment ; chez eux c'est une > certitude, chez les autres une opinion. » Il y a là une différence de nature qui » justifie une différence de traitement». On croit rêver en lisant ces lignes ! Haussons les épaules et disons votre certitude est pour nous une opinion ; votre idée de la vérité est pour nous l'expression de li vérité objective; notre supériorité sur nous est que nous comprenons que ce qui est pour nous-mêmes la vérité n'est pour-J.es- autres qu'une opinion. Si tout le mande agissait comme vous souhaitez pou voir le faire un jour toute lutte d'idée serait une guerre de forces et il n'y aurait plus de discussion. Vous dites que c'est un optimisme bien naïf que de croire que la vérité triomphe d'elle-même dans une libre discussion! Quant à nous, nous nous étonnons que le parti qui se défie de la discussion et aspire à employer le plus possible les armes de la violence soit celui qui se dit « sûr de la certitude objective » et soutenue par une Providence qui gouverne le monde. 1 Pour finir, permettez-moi de relever 5 une dernière bourde : « le libéralisme . « politique et le libéralisme religieux pré-« tendent échapper à la débâcle du libé-i « ralisme économique; les causes de la c défaite de celui-ci doivent s'étendre au « libéralisme tout entier; il s'agit d'une « faillite essentielle de la liberté, par la « démonstration de l'infirmité naturelle « des hommes. » piteux rapprochement! : La liberté économique a été restreinte au prolit de qui ? au profit d'un pouvoir central, constitué par ces mêmes hommes dont cette restriction doit prouver l'infirmité natu. relie. Pourquoi a-t-elle été restreinte? Parce que dans la lutte pour la vie, tous les1 hommes étant égaux, doivent être également mis à un état de réussir ; dans la lutte des idées, au contraire on excluent l'intervention parce que les i lées sont de valeur inégale; les plus faibles doivent disparaître et la persistance de certaines d'entre elles est digne de leur vérité. Achèke. Théodore Wenstcnmd. Poète belge. M. Fernand Severin publie sous ce titre une très attachante étude sur cet écrivain patriote et libéral, « qui fut », comme dit sou biographe et critique, « presque célèbre en Belgique vers le milieu du siècle dernier . A ma grande honte, je confesse que hier encore j'ignorais jusqu'au nom de celui dont ««la mort fut pleurée comme un malheur national », et j'ose à peine ajouter que son poème fameux « Le Remorqueur » m-'était totalementinconnu. M. Severin agit pieusement en rappelant l'attention de Belges vers l'honnête écrivain qui, en 1842, fut leur poète national. "XVenstenraad naquit, en 1805 à Maes-tricht et fit ses études à l'Athénée de cette ville. Dès 1827,il est rédacteur à l'« Eclaireur » et y publie des articles fort remarqués et violents contre le régime Hollandais Une de ces attaques lui valut même de la prison. De nature généreuse, prompte aux enthousiasmes,il devait bientôt s'emballer pour les nouvelles théories sociales de St-Simon qui, voulant plus de justice et d'équité parmi les hommes, donnait la recette pour faire cesser la situation odieuse d'un prolétariat, opprimé par des riches oisifs et corrompus. En 1831, sous le speudonyme de Ch tries Donald, le poète Maestricbtois publia avec succès quelques poèmes déclamatoires emplis de rancune et de révolte sous le titre « Chants de Réveil », dont le principal mérite est d'être la première expression en vers de la doctrine St Simonienne. M. Séverin publie certains fragments de lettres fort curieuses, adressées par des » pères » influents de la religion nouvelle, au jeune Weustenra id pour le féliciter de ce que « le premier de tous les poètes, il a fait retentir les paroles d'avenir et qu'il a prouvé que les idées du Maître pouvait inspirer l'artiste ». Mais on regrette la forme haineuse de certaines de ses pièces. Le nouveau christianisme n'est-il pas une religion d'amour? Et l'on prêche au trop ardent néophyte le calme et la prudence. Nommé, en 1888, auditeur militaire, NVeustenraad alla s'installer à Liège où il passa les quinze années les plus heureuses et les plus fécondes de son existence. Le poète cherche sa voie. Il hésite entre l'élégie Lamartinienne (solitude) et la Satire Sociale [Mœurs). Cependant dans ces vers pessimistes, peu originaux et souvent obscurs « nous trouvons, clairement dépeints, les tortures d'une âme généreuse, qui, dévastée par le doute, déçue dans ses nobles ambitions, découragée par l'indifférence ou la perfidie des hommes, cherche un refuge dans la mort». Weustenraad évolue. Abandonnant la chimère St-Simonienne, il incline vers le libéralisme modéré- Ce qui aujourd'hui éveille le plus notre intérêt et notre curiosité ce sont les vers inspirés par son ardent patriotisme belge, car Weustenraad ne fait rien moins que ce beau rêve « de donner à la Belgique indépendante, sa patrie, une littérature nationale. Dans sa préface, M. Séverin salue en l'écrivain Maestrichtois «l'auteur de la première tentative faite après 1830, pour doter notre pays d'une littérature ». -En effet, à partir de 1835 paraît « La 4{çyue Belge • et Weustenraad écrit : « La Belgique a conquis son indépendance politique en 1830; il est temps qu'elle conquière également, son indép ndance littéraire », à savoir vis-à-vis de la France dont nous subissons trop l'influence. Il veut laisser intact le « type national »; Wenstenraad croit éperdument en l'existence de l'âme belge. « Il faut surtout renoncer à cette idée que la France seule, peut et doit nous servir de guide. La Revue Belge n'atteignit pas son but: elle cessa de paraître en 1843 sans avoir donné à la Belgique, la littérature qu'elle lui avait promise. M. Séverin donne un piquant aperçu des rêves et des aspirations patriotiques de la nation à cette époque. Les Belges nourrissent des sentiments de méfiance à l'égard des Fiançais, dont ils doivent

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Dit item is een uitgave in de reeks L'appel: hebdomadaire libéral estudiantin gantois behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1912 tot 1936.

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