Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales

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16 januari 1914
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s.n. 1914, 16 Januari. Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales. Geraadpleegd op 21 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/5q4rj49g85/
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4me Anne ' N ? 172 1™* Année N-°172 /jf^ 30, REMPJRT KIPDORP ^TÉLÉPHONE E*L2S ^ j VU BUREAUX . TOUS LES JOURS OE iO H* I v\ A MIDI ET OE S A 6 HEURES JI. publies ou non i_ts manuscrits Ç (p) Nt SONT PAS ÇZ, Le Merenre 16 Janvier ^14 ► // BELGIQUE CINQ Frs \V\ j ETRANGSR .SEPT Fr» '** \\\ III L8S ABONNEMENTS PARTENT OU PREMIER II \\\ Dfe CHAQUE MOIS ET SE POURSUIVENT II! JUSQU'A REPUS FORMEL /f/J O \iTX^ POUR LA PUBLlClTt S'ADRESSER fr_T) ANVERS -FRITXELLES « LENUMÉRO 10 CENTIMES JOURNAL D'INFORMATIONS D CAL ES ET GÉNÉRALES ■ ■ PARAIT LE JEUDI MATIN » LES DIEUX S'EN V0NT.... IQu'est-ce qui nous reste ? Ce titre appartient en propre à M. F. T. Mari-netti ; qu'il nous pardonne le rapi de cette phrase, qui lui servit d'introduction à un sanglant et parfois judicieux pamphlet contre M. d'Annunzio, écrivain franco-italien ; mais il nous semble si parfaitement adapté à ce que nous voulons dire, que nous n'avons pu résister à l'envie de nous en parer, dût-on nous traiter de geai en cette occurrence-Les dieux s'en vont ! Oui, ce furent, si vous le voulez, de modestes divinités; on discutera leur génie, on leur niera sans doute l'infiuence que voulait leur attribuer une amitié trop enthousiaste; le re- -•-1 M,,, yrvAQ r> ri/* l«=f, mrr-vr hlii a UP peu refroidi nos transports d'antan. Peter Benoit n'est plus le génie incomparable, Van Rijswijck n'est plus le politicien transcendant ; seule reste à peu près intacte la pâle et mélancolique figure de Jan Blockx, dont l'âme mélodieuse semble encore chanter parmi nous, tant elle nous berça jadis de ses accords et tant elle sut éveiher ci échos autour d'elle. Pourtant, qu'importe au fond leur vraie valeur aux yeux du monde ? Ils ont fait partie de notre vie publique, ils symbolisaient notre aspiration vers l'idéal ! Deux musiciens et un poète régnaient en maîtres sur la ville. Et cette trinité s entourait d'une cour miraculeuse; les pinceaux tenaient lieu de bâtons de maréchaux; ce furent aux temps jadis Leys, de Braekeleer, et plus près de nous, Ver-iat, qui connut une popularité sans exemple. On les voulait grands, parce qu on sentait que 1 on vivait par eux, et qu'ils méritaient que l'on véc^t pour eux ! Je ne garde presqu'aucun souvenir de Benoit; à peine la vague réminiscence d'une silhouette trappue qui s'en aiait à pas pressés et devant qui se soulevaient les chapeaux. Mais Van Rijswijck ! Ah, celui-là, sa figure de tribun est plus proche de nous; barbiche au vent, l'œil clair, le nez étroit, le grand feutre noir en arrière, il allait par les rues, modeste, mais sûr de cette popularité qui soutient ceux dont la tâche est très lourde; fut-il un vrai politicien ? Mais non ! Et son charme eut été moins grand s'il eut dû l'être. Il était poète ! Je me souviens de certain discours lors d un banal 21 juillet, de certain discours, où, soudain, sous le hall vitré de la Bourse passa comme un grand frémissement d'ailes: Monsieur le Bourgmestre de la Ville d'Anvers parlait aux enfants, et parlait des oiseaux ! Ah, l'admirable envolée de ces phrases lyriques, et comme nous comprenions que nos aînés votaient pour ces hommes, rien que pour ne pas nous priver d'entendre d'aussi belles choses ! Vous souriez ? Mais je vous jure que l'on pensait ainsi et qu'on se le répétait entre potaches. C était de la propagande, cela, et de la bonne ! De celle qui prenait possession de nos esprits par le chemin de nos âmes et qui, par exemple, soulevait d'enthousiasme les séances de cette Fédération des Elèves de l'Athénée, vraie pépinière du libéralisme et où firent leurs premières armes ceux des jeunes qui, déjà, portent un nom connu, les Pécher, les Godding, et les Kreglinger. Avant de nous parler du Libre examen et de la liberté de conscience, on nous disait: Ecoutez Peter Benoit, écoutez Van Rijswijck, chantez du Blockx ; ce sont les ornements de votre cité et 1 orgueil de vos concitoyens; ce sont des libéraux, ou des adversaires dont on s'honore à bon droit. Quand 1 heure viendra où vous devrez émettre un vote, souvenez-vous que ces hommes enchantèrent votre jeunesse; regardez autour de vous et comparez; vous avez vu grandir et s'embellir la ville ; des hommes ont présidé à cet essor, ils s'appellent Van den Nest, ou Gits ; ce sont des libéraux ; ils savent garder intacte leur dignité; ceux que l'on combat, on leur adresse d'abord un large salut en signe de déférence; il n'y a pas de coterie, il n'y a pas de compromissions; l'intérêt de la ville les guide, sa reconnaissance les soutient ! Suivez leurs traces, ayez confiance en ceux qui recueilleront leur héritage; ils auront à cœur de se montrer dignes de ceux auxquels ils succéderont ! Lt maintenant ? Nous ne donnerons pas de réponse à cette question; elle emplirait des pages et des pages. Les promesses ont-elles été tenues ? La route tracée a-t-eile été suivie ? Les traditions, ont-elles été sauvegardées ? La dignité même est-elle restée intacte? Avons-nous des adversaires qui, par leur valeur, font preuve de la nôtre ? Avons-nous un chef ? Avons-nous les personnalités émi-nentes dont a besoin l'administration d'une cité comme la nôtre ? Voyez les photos qui illustrent j cet article. M. Jean-Baptiste De Vos? Dieu me garde de ' lui faire une peine même légère : r.ul ne Donrr» !>•-' taire un ieprocne serieux- C est tout ce que nous i en pouvons dire. L'opposition: Un forgeron qui croit faire de la politique en ouvrant de sa main rude des blessures mal fermées. La majorité: Un Monsieur fort honorable dont le seul mérite nous semble être sa fonction de trente-cinquième partie d'une vaste incompétence, et dont nous aurions pu remplacer le portrait par deux douzaines d'autres sans présenter à nos lecteurs une personnalité saillante, un Monsieur enfin qui apporte en séance l'athmosphère de sa salle de danse et les éructations de son bombardon. Ce Conseil, cette majorité, ce libéralisme, nous le combattons et nous revendiquons hautement le droit d'agir ainsi. Que notre bon ami M. Verrept, ; nous traite d'antilibéraux, nous avouerons que nous opposons à cela la plus frigide des indiffé- : rences. Nous avons tracé une image de ce que fut ie parti jadis; nous avons montré les hommes qui le conduisent aujourd'hui, eux-mêmes se sont chargé de nous montrer le gouffre où ils le mènent. Un incident de séance se terminant chez le juge d'instruction ! Quelle honte et comment nos conseillers suppor- ; tent-iîs de paraître comme témoins dans une affaire correctionnelle contre un des leurs ! Etr inconnu d'aujourd'hui sera assis demain sur le banc des accusés pour répondre de la plus vile et de la plus basse inculpation : coups portés à un homme sans défense... Le public gouailleur verra leurs écharpes, traînées dans la boue des plaidoiries qui laisse une tâche indélébile même quand elle éclabousse à tort. Ah, ce sera un beau spectacle et digne des glorieux ancêtres ! Un SDectacle bien fait pour rehausser l'éclat du parti ! Et pourtant, autour de nous gronde la grande voix de l'indignation populaire: Avant d'entrer au Palais, enlevez les écharpes ! Cette soie doit rester immaculée, elle fut glorieuse, elle n'a jamais balayé les ! auditoires de correctionnelle, elle ne s'est jamais étalée sur le banc d infamie. Conseillers commu- | naux, appelés à témoigner en cette lamentable af- . faire, conseillers libéraux, enlevez l'écharpe ! L. M. i i Saits et Gestes On cherche des hommes Le parti libéral, sous peine de périr, doit changer de personnel : c'est entendu. Non seulement tous ses adhérents sont d'accord là dessus, mais encore tous ses mandataires. Interrogez n'importe quel conseiller communal■ Il émettra exactement le même avis. Mais il va sans dire que s'il estime que tous les conseillers communaux doivent démissionner pour le bien commun, il en excepte cependant un trente-septième qui est lui-même. lit ce n'est pas encore l'opinion de nos peu sympathiques élus qui lera faire un pas à la question. — Ce n'est pas tout de tailler, il faut recoudre, disait la vieille Catherine de Médicis au jeune Henri lll qui venait de faire occire le duc de Guise• Rien n'est plus juste et il nous semble déjà entendre le Mentor du libéralisme s'écrier: -- .Soit, balancez les toits et qu'ils aillent se \uire ailleurs■ Mais qui mettrez vous à la place? [Il, oui, qui? Oiogène. armé de sa lanterne, avait, certes plus de \ance de trouver cette chose pourtant rarissime : un , mme, que nous mêmes de trouver un mandataire nvenable au Conseil Communal■ Avons-nous assez qu'il n'était composé que de qens peu estimables. • ■ a fini par nous croire et il n'est donc guère èlon- ■ nt que plus personne n'ambitionne d'il aller com-•,mettre sa réputation de savoir-vivre■ Jucl est l'avocat en renom, le commerçant occupé, financier expérimenté qui, de. gaieté de cœur, aban. nnerail le souci de ses intérêts pour aller se faire i/..- et au besoin se faire casser la figure dans cet droit dangereux qu'on appelle l'Hôtel de Ville? tand on a de quoi se payer un billet de deuxième r.sse on ne prend pas de train ouvrier, pour éviter fumée des pipes et les jets de salive mal dirigés, malheur, c'est que le char de l'Etat ne comprend as guère que des compartiments ouvriers. Et il n'y pas d'autre choix: abandonner sa direction ou bien 1er s'y asseoir dans la crasse respirer un air fêle et s'exposer aux promiscuités les plus dégoû-; ntes- On comprend qu'à ce prix bien des personnes 1 fèrent le laisser s'en aller au caprice de ses con-teteurs criminels ou ivres, dût la culbute être au ■ ut. iin jetant les yeux autour de nous, dans le parti fiéràl. nous apercevons beaucoup de gens qui se ncent les narines et qui font des mines de dégoû-s. Mais mus ne voyons pas l'Hercule capable scu-inent d'entrer dans les écuries d'Augias pour ouïr les fenêtres et faire circuler l'air■ Robert COUTILLE- La Situation du Marché Diamantaire Interview de M. Louis Coetennans Consul Général de Perse Nous avons voulu donner un aperçu clair et précis de la situation du marché diamantaire de notre place, que d'aucuns vont dénigrant et à propos duquel d'autres émettent des opinions plus ou moins pessimistes. Nous n'avons pas cru devoir nous adresser à un autre qu'à celui qui avec son père fut le véritable créateur de l'Industrie diamantaire1 à Anvers, qui n'a pas cessé depuis d'être son protecteur puissant et éclairé, à M- Louis Goetermans. dont la réputation d'homme d'affaires est mondiale, et auquel des distinctions multiples font un témoignage de haute compétence. M- Goetermans, a bien voulu réserver à l'envoyé du « Mercure » l'acceuil le plus charmant et le plus bienveillant- Le cabinet dans lequel il nous reçut est meublé avec ce goût si sûr qui a su s'affirmer maintes fois à l'occasion des nombreuses expositions auquel le grand industriel apporta son concours éclairé. Dans un cadre doré, le portrait de S.M-le Shah de Perse est un témoin de la haute estime que le 'souverain porte à son consul-général, une photographie en pied de Sadi Carnot, revêtue d'une flatteuse dédicace occupe un chevalet- Mai:s M. Coeter-mans nous interroge sur le but de notre visite. Nous voudrions savoir de vous M. le Consul-Général s'il est vrai qu'une crise sévit sur le marché diamantaire anversois- — « 11 n'y a pas de crise » nous déclare nettement notre éminent interlocuteur. Tout au plus pourrait-on parler d'une certaine stagnation dans la marche normale des affaires, et l'on ne peut môme pas dire que cette stagnation soit la conséquence de la situation politique troublée la véritable cause en est, effet, totalement indépendante. Elle réside dans l'augmentation considérable des droits d'entrée aux Etats-l'nis, droits qui ont subi une augmentation du double puisque de 10 p.c- de la valeur qu'ils étaient, ils ont passé à 20 p.c. Or. qu'est-il arrivé? Les acheteurs américains, qui drainent vers leurs pays une part prépondérante de la production, se sont empressé de rentrer chez eux, gorgés de marchandises, avant l'entrée -en vigueur du nouveau tarif- Leur stock n'est pas encore épuisé: de là l'absence de ces acheteurs importants- « Cet état de chose va-t-il durer longtemps encore?« Mans non; les Etats-Unis connaissent en ce moment une ère de prospérité remarquable. Moins touchés par la guerre balkanique que les pays d'Europe, ils ont au surplus enregistré la plus belle récolte depuis plus de quarante ans. Il est donc certain que le commerce de luxe, les diamants par conséquent, vont bénéficier largement de cette augmentation de richesse- Dans quelques semaines sans doute le marché aura repris son aspect normal et l'année 1914 s'annonce en somme excellente- « Les diamants trouvés au Congo ne peuvent-ils amener une surproduction de la matière première et influencer défavorablement le marché en amenant, une baisse? « Cette dernière hypothèse ne s'envisage même pas; en tout état de cause on saurait prévenir une chute des prix; mais il ne semble pas qu'il faille attacher à ces découvertes une importance trop grande; sans doute la Belgique) ne pourrait que se flatter d'une source de richesses nouvelle, mais je crois qu'il serait dangereux de se bercer d'illusions trop grandes. La marchandise s'est bien vendue; la qualité n'est pas mauvaise, mais les grandeurs son.t infimes- D'autre part je ne suis pas de ceux qui à la première trouvaille crient à la découverte d'une mine; je suis plutôt porté à penser que l'on se trouve en présence de dépôts formés par les alluvions d'une rivière peut-être préhistorique: ce qu'on appelle en termes de métier: une mine lavée. Le- cas s'est produit en Afrique du Sud pour les placers da l'Oranje-River où depuis tant d'années on cherche une mine sans doute inexistante- « Les grèves actuelles en Afrique du ^ud peuvent- • v.llcs avoir une répercussion f&ctheuse? «La question est plus délicate; il faut l'envisager à deux points de vue différents. Est*ce sous le rapport du danger de destruction des installations minières? Alors je crois pouvoir dire:non.Lés noirs n'ont aucun intérêt à détruire les installations qui leur assurent une viie facile et sans risques- Et quant aux grévistes blancs, les vrais meneurs, il est à espérer que Ion saura s'en défendre. Reste l'autre face de la question: elle est assez grave. Les dépêches nous annoncent qu'il n'y aurait plus aux mines de vivres que pour huit jours; pour peu que la grève des cheminsi de fer continue, les noirs devront bien se disperser pour chercher à se nourrir. Et une fois les ouvriers envolés. il ne sera pas commode de les rassembler à nouveau; il faudrait compter sur 3 ou 4 mois d'arrêt de l'exploitation. Or, si le stock général est considérable, il n'en est pas de même du stock de réserve de la De Beers; un rapport récent signale l'existence d'une réserve de 15 millions de francs; le syndicat vend en moyenne pour 4 millions de marchandises par semaine; ce stock ne suffirait donc qu'à alimenter le marché pendant 4 semaines à peine; il n'est pas impossible en ce cas que nous assistions à une hausse assez considérable. Mais nous voulons espérer qu'il n'en sera rien et que l'ordre sera rétabli assez vite pour parer à cette éventualité- « Depuis quelques jours. M- le consul-général, les journaux apportent le compte-rendu de certaines conférences destinées à abaisser les tarifs de la taille des diamants. Qu'en faut-il penser? « Mon Dieu! Cette tendance correspond à une idée directrice fort compréhensible: le besoin tout naturel d'avoir au meilleur marché la matière première et la main-d'œuvre. Rien n'est plus légitime- Mais on se plaint de la concurrence désastreuse de la fa-biication hors d'Anvers- Il est certain qu'il n'y u plus guère de ville dans la province d'Anvers, plus guère de village, dirais-je presque ou l'on ne taille le diamant; l'industrie commence aussi à s'étendre dans les deux Flandres1 et partout la main-d'œuvre est incomparablement moins coûteuse; malgré cette modicité des salaires on y travaille jusqu'à 10 et même 11 heures par jour. A Anvers la poussée vers la journée de huit heures est formidable; sans avoir encore atteint son but ,1e « Bond » a réussi à ramener à 9 heures le travail journalier. Nous nous trouvons donc devant ce double phénomène: salaires plus élevés, travail moindre. Vous avouerez que la lutte se présente de façon fort défavorable- Mais il ne nous semble pas probable que Ion arrive à baisser les prix du tarif de» la taille; oe qui suffirait pour armer mieux notre industrie locale contre sa redoutable concurrence, se serait un retour à la journée de 1/3 heures, je crois que là se trouve le remède pratique qui ne léserait pas trop l'ouvrier en assurant une somme de travail considérablement plus importante. L'entretien prit fin sur ces mots; nous remerciâmes M. Goetermans en lui promettant d'être auprès du public le rapporteur fidèle de ses paro'es et de ses idées; mais nous emportons pluà de cette visite que des documents intéressants: le souvenir d'une demie-heure passée en comnagnie d'un homme éminent, que seul un travail acharné, une vie toute de labeur et de probité ont pu amener à la situation prt. --yp,-dérnnte cru'il occune. non seulement à Anvers, .r)'' partout où l'on apprécie cet être ''are: Un po hCiiCiCi-.ixii uuujjit. u un paLAuiii \À'.. Henry FORTASSE. LA VILLE Chez le juge. Jeudi matin, l'antichambre de l'honorable juge d'instruction, Mi Denis, abritait une séance de commission de 1 Hôtel de Ville,, tenue sous ia présidence de M. l'é-chevin Albredit. En dehors de ce dernier, il y .avait là MM. Van Peborgh, de Gueldre, Soeten, Slroum, Bon-gers, d'autres en. ore. Le résultat de leurs délibérations a été tenu se 'réf. mais ce que nous pouvons dire, c'est qu'ils ont été tous entendus, l'un après l'autre, par l'honorable magistrat chargé d'instruire l'affaire qu.i fait l'objet de la plainte déposée par M. Van den Bsrsfh. M. Denis, pour la circonstance, avait mis sa re-d.in<?ote des grands jours. Plein de déférence aussi pour les élus du suffrage universel, il avait épargné à ces messieurs, la promiscuité de la salle des "témoins, rendez-vous habituel d'une compagnie d'escarpes, tire-laine, souteneurs, filles publiques, rôceleuses. etc., mais où il arrive parfois à un honnête homme de s'égarer quand il n'est pas conseiller communal. Ces messieurs ont été très sensibles à toutes les prévenances dont ils ont été 1 objet de la part du magistrat enquêteur. Les autobus. Vous aurez appris par les quotidiens que nous aurons donc enfin ces fameux autobus dont il fut tant parlé. M. Randaxhe a eu beau demander au Conseil communal de proclamer la déchéance de la société en formation — ce qu'il n'avait pas le droit de faire, parait-il, puisque la concession ne pouvait être retirée que par ar rêté royal. — M. Sleinmann est arrivé, après deux ans de recherches, à trouver son million et demi! Il a eu la bonne fortune — c'est le cas de le dire — de trouver un Américain, M. H. Menger, qui avait précisément dans son gousset un million et demi en argent français. Et M. Menger le versa sans sourciller. « Nous allons créer 6 030 actions de capital de 250 francs pièce, a-t-il dit, et je les souscris toutes. » — Fort bien, a répondu M. Steinmann, mais... moi? — Ah, oui! C'est juste! Eh bien, je vous donne mille actions libérées, comme prix de vos démarches, de vos études et de vos efforts. Et comme je smis bon, je vous abandonne, en outre, les 0,000 actions de dividende. On n'est pas plus américain. M. Steinmann s'estima donc fort heureux et il y avait bien de quoi. Mais il se rappela avec assez d'à-propos qu'il avait sept collaborateurs qui avaient demandé, avec lui, la fameuse concession. Et il hasarda une question nouvelle. — Voilà qui est parfait, fit-il. Mais que faisons-nous de nos sei)t amis? — Ah, c'est vrai! Vous avez encore sept amis. Eh bien- puisqu'il me reste 5,000 actions, je leur en cède à chacun une. — Oui! Il m'en restera ainsi, tout-compte fait, 4,993. Et c'est sur ces bases que la société a été fondée. Dialogue historique. M. Vloors a peint un fort beau plafond pour le foyer de l'Opéra flamand. Mais M. Mélis, auteur dramatique et second bourgmestre d'Anvers, n'est pas rassuré sur la valeur de ce plafond. Et alors, il téléphone à M. Bourgeois, chef du bureau des bâtiments communaux, service d'architecture: — Allô, allô! M. Bourgeois?... Vous avez vu le plafond de M. Vloors? — Le plafond de qui? — De M. Vloors?... Le nouveau plafond du foyer, à l'Opéra flamand? — Ah, oui! Parfaitement. J'ai vu ce plafond. C'est très bien.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le Mercure Anvers-Bruxelles: journal d'informations locales et générales behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1913 tot 1914.

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