Le ralliement: journal libéral hebdomadaire

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s.n. 1914, 29 Maart. Le ralliement: journal libéral hebdomadaire. Geraadpleegd op 15 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/cj87h1fs6d/
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Douzième Année, N° 13 Dimanche 29 Mars 1914 I_.IE RALLIEMENT Journal Libéral hebdomadaire Comité de direction : Paul Janson, E. Feron, P. Hanrez, B. Lorand, À. LamMotte, Hermann Dumont ABONNEMENTS : Belgique . fr. 5.00 par an Etranger : fr. 7.00 id. Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le 1er juillet 10 centimes le numéro Rédaction et Administration : Rue Verboekhaven, 61, Bruxelles (Téléphone 703) ABONNEMENT avec la Supplément L'ENSEIGNEMENT PRATIQUE : G francs par an Les abonnements prennent cours le 1er janvier et le !" juillet Le « Ralliement » est en vente au numéro : A BRUXELLES : Dechenne et C*e, Galeries Saint-Hubert. LIEGE : J. Bellens, 6-8, rue de la Régence. ANVERS : Mertens, 5, avenue de Keyzer. GAND : Dobbelaere, 65, rue de Flandre. MONS : Ve fco<ittens, rue de la Petite Guirlande. BRUGES : Ve De Reyghere, 13-15, rue de la Monnaie. GHARLEROI : Meudler, rue de l'Industrie. SOMMAiRE : Le danger du Congo, Georges Lorand. — La semaine politique. — La situation du Congo, Fr.Rosseels. — L'alliance russe, G. L. — Le procès des anciens ministres bulgares, Georges Lorand. — A propos de Waterloo, Franz Foulon. — Le pain, Gobseck. — Vallès, candidat de la misère. — Quelques faits. — La défense de la Bulgarie. — La tentation sur la montagne, Emile Hinzelin. I LE DANGER DU CONGO 11 va falloir reparler du Congo, si l'on veut éviter qu'il ne mange la Belgique. M. Ros-seels le fait aujourd'hui en rappelant que l'effondrement des cours du caoutchouc, l'écroulement des finances congolaises, le déficit chronique, grandissant et incurable du budget colonial, sont l'exacte confirmation des prévisions que nous émettions ici avant la reprise. Il paraît que les annexionnistes sont très fiers de leur bel ouvrage; MM.Franck, Hymans et Vandervelde l'ont encore rappelé à la Chambre, les premiers en renouvelant leurs vieilles brabançonnes coloniales, malgré la lamentable expérience de l'échec de la colonisation honnête de M. Renkin succédant à l'échec de la colonisation malhonnête et féroce du roi Léopold; M. Vandervelde, qui est peut-être le principal auteur responsable de l'annexion, a seulement expliqué qu'il s'y était résigné, à rencontre de la volonté et du programme de son parti, parce que c'était, d'après lui, le seul moyen de mettre fin aux abus. C'était la thèse de l'Angleterre, qui nous a imposé l'annexion. Nous combattions l'annexion et disions que si l'Angleterre l'avait voulu sérieusement, elle ne manquait pas d'autres moyens de contraindre le roi Léopold à mettre fin aux ; bus, et que la Belgique aurait dû l'y aider, mais non pas assumer par l'annexion tous les risques et tous les frais d'une colonie immense, où tout ce qu'il y avait de bon à rafler avait été raflé par Léopold II et où il ne restait plus que des ruines à réparer, des plaies à fermer, des millions et des milliards à dépenser pour voir un jour nos puissants voisins, si l'affaire devenait vraiment bonne, nous la voler après que nous nous serons épuisés à la rendre bonne. Et c'est ce qui va arriver : l'Allemagne nous prendra le Congo, après arrangement avec l'Angleterre et la France; elle se l'est dès à présent réservé ; et c'est pour le roi de Prusse que M. Renkin nous convie à y dépenser un milliard en constructions de chemins de fer nouveaux et à porter ainsi à 100 millions par an le déficit du budget colonial qu'il avoue être déjà de plus de 20 millions (32 avec les dépenses prétendument extraordinaires) et qui est, paraît-il, en réalité exactement de 43 millions. Mais la Chambre, qui a consacré trois jours au budget de la colonie (et c'était la première fois qu'elle le discutait depuis six ans), n'a pas eu le temps ni l'envie de vérifier. Il n'y avait d'ailleurs à peu près personne à la Chambre pendant qu'on le discutait et M.Renkin a pu reprocher à ses collègues de manquer d'esprit colonial. Mais c'est ce que nous avions toujours dit contre la reprise : personne en Belgique ne s'intéresse au Congo, sinon ceux qui y cherchent des places ou des concessions à lancer à la Bourse, et il a fallu tout le Don Quichottisme dont nous sommes atteints pour que, seul d'abord, ensuite avec Vandervelde, je fisse une campagne, qui ne ; m'a valu qu'injures et déboires, en faveur des nègres exploités, opprimés et décimés par le roi Léopold. Il n'y a pas d'esprit colonial en Belgique et il ne peut y en avoir. Nous avons autre chose et mieux à faire que de l'exploitation coloniale qui, fatalement, ressemble toujours un peu à du brigandage. C'est pourquoi il ne fallait pas reprendre le Congo et il fallait réserver tous nos efforts au développement normal des possibilités économiques presque illimitées de la Belgique, qui, avant le Congo et sans le Congo, avait su devenir la première nation du monde pour le travail, la production et les échanges. Le tort, sinon le crime, du roi Léopold et de ses courtisans a été de ne pas avoir vu cela et d'avoir tout mis en œuvre pour détourner la Belgique de la voie naturelle, conforme à ses traditions, à ses qualités, à ses intérêts, et où elle avait trouvé une prospérité sans précédent, pour la lancer de force dans la voie des aventures coloniales où elle n'avait à recueillir ni profit, ni honneur. J'ai toujours dit que l'on se trompait grossièrement en disant que nous sommes casaniers et sans initiative, alors qu'aucun peuple n'a autant que le Belge travaillé et essaimé au dehors et rempli l'Europe de ses entreprises industrielles. Mais notre colonie, c'est la France, où un demi-million de Belges vont gagner leur vie, et sans qu'il nous en coûte un sou, tandis qu'au Congo c'est nous qui devons tout payer et cela au profit des autres, et sans qu'il y ait le moindre courant d'affaires non artificiel et stipendié qui en soit résulté. Combien nous avions raison on va le voir par deux exemples pris entre vingt, dans le remarquable discours de M. Jourez, qui devrait être lu et médité par tous les contribuables, — comme celui de M. Flechet, qui n'a cessé, avec sa compétence incontestée, de dégonfler les ballons des lanceurs des mines du Katanga. A défaut de l'ivoire épuisé et du caoutchouc tué par la concurrence des plantations de l'Inde, à défaut des mines dont le résultat reste problématique, vu l'absence de moyens de transport et de main-d'œuvre, on a essayé de faire de la culture, bien entendu de la culture officielle, bureaucratique et sub-sidiée. Et on a dépensé sept millions pour créer, au Katanga, dix-huit petites fermes qui végètent et ne cultivent guère que la carotte budgétaire, — comme toute cette bureaucratie dont M. Renkin s'est entouré et qu'il renvoie maintenant en bloc, reconnaissant ainsi son inutilité, mais de façon à révoquer de préférence l'ancien personnel pour lui substituer le nouveau, recruté par faveur politique,plus inutile et moins expérimenté. Et d'autre part, pendant qu'au Congo on continue à ne connaître que la rafle, on ne fait pas de plantations et on ne songe qu'à rétablir le travail forcé et à vaincre la paresse du nègre par la chicotte (que M. de Smedt de Naeyer appelait la sainte loi du travail et qui procurait à Léopold II les millions dont il fit un usage si édifiant), c'est en grande partie avec des capitaux belges que se sont constituées ces plantations de caoutchouc de la Malaisie qui font la ruine du Congo ! Preuve qu'il est ridicule de parler de patriotisme dans ces affaires de la finance, qui ne voit et ne suit que son intérêt et preuve que la politique coloniale en général et spécialement celle de la Belgique annexant le Congo sont stupides; les affaires congolaises de rafles de caoutchouc sont ruinées et ce sont des affaires belges de plantations de caoutchouc, mais exploitées aux colonies anglaises, qui les ruinent! Mais ne croyez pas que les coloniaux comprendront cet exemple. L'esprit colonial est comme l'esprit militaire ou religieux; il est incurable et n'admet pas le raisonnement,

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Dit item is een uitgave in de reeks Le ralliement: journal libéral hebdomadaire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1903 tot 1914.

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