Le ralliement: journal libéral hebdomadaire

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s.n. 1914, 19 Juli. Le ralliement: journal libéral hebdomadaire. Geraadpleegd op 15 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/154dn40v69/
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; Douzième Année, N° 29 Dimanche 19 Juiillet 191 RALLIEMENT Journal Libéral hebdomadaire Comité de direction : Paul Janson, E. Feron, P. Hanrez, G. Lorand, A. Lambiolte, Hermann Dumont ABONNEMENTS : Belgique : fr. 5.00 par an Etranger : fr. 7.00 ici. Les abonnements prennent cours le 1er janvû et le le*1 juillet 10 centimes le numéro Rédaction et Administration : Rue Verboekhaven, 61, Bruxelles (Téléphone 703) ABONNEMENT avec le Supplément L'ENSEIGNEMENT PRATIQUE : 6 francs par an Les abonnements prennent cours le 1er janvier et lo 1er juillet Le « Ralliement » est en vente au numéro : A BRUXELLES : Dechenne et C*e, Galeries Saint-Hubert. LIEGE : J. Bellens, 6-8, rue de la Régence. ANVERS : Mertens, 5, avenue de Keyzer. GAND : Dobbelaere, 65, rue de Flandre. MONS : V« ^cattens, rue de la Petite Guirlande. BRUGES : Ve De Reyghere, 13-15, rne de la Monnaie. GHARLEROI : Meudler, rue de l'Industrie. SOMMAIRE : Charles Buis, Georges Lorand. — La semaine politique. — La reculade, François Rosseels. — Les atrocités balkaniques. — La ri forme électorale, Hermann Dumont. — La débâcle congolaise, G. L. — Quelques faits. — De force au couvent. — Propos d'à-propos, Franz Foulon. — Monument Paul Janson. — Idylle de Carinthie, Gabriela Preissova. CHARLES BULS D'unanimes témoignages de respect et de grat; tude ont été rendus à l'ancien bourgmestre d Bruxelles, qui vient de disparaître brusquement après une longue vie de travail et d'honneur. 1 n'avait pas voulu de discours ni d'honneurs officiel à ses funérailles, de même que, fierté trop rar dans notre temps de sottes vanités et d'aplatis sement, il n'avait jamais voulu accepter de déco ration et avait été plus de vingt ans à la Cour ei gardant soigneusement la virginité de sa bouton nière. Il lui avait fallu pour cela résister à bie des sollicitations ; j'en ai un jour entendu raconte l'histoire : c'était, je crois, en 1878, à l'occasio de l'Exposition de Paris; la Ligue de l'Enseigne ment, dont il avait été le principal fondateur avait exposé et le gouvernement français voulai décorer celui qui était l'âme de l'institutio implantée en France, à l'instar de la Belgique, pa Jean Macé (comme Chamberlain, qui vient auss de mourir, transplanta en Angleterre l'organi sation de nos associations libérales, qu'il avait v fonctionner à Liège, en rendant visite à Emile d Laveleye). Certains des amis de Buis lui disaien qu'il ne pouvait refuser cette décoration qui étai un honneur pour la Ligue ; il la refusa quand même après avoir pris conseil d'Emile Feron, et ça lu permit de refuser ensuite toutes les autres comme d'ailleurs en France Jules Ferry qui n'étai pas un radical, et Jules Grévy, qui débuta par 1 grande Maîtrise de la Légion d'Honneur, quand i devint président de la Bépublique, et parmi le vivants, beaucoup trop rares, Clemenceau. Le seul hommage que Buis n'avait pas interdit c'est celui qui lui est venu spontanément de 1 foule d'amis, émus et recueillis, qui se pressaien à ses funérailles, appartenant à tous les monde où s'était exercée son inlassable activité, et qu précédaient tous les drapeaux libéraux, groupé derrière le cortège; c'est surtout l'hommag touchant des écoles communales, pour lesquelle Buis avait vécu le meilleur de sa vie et de ce enfants, pour qui il avait été comme un père e qu'on avait eu la délicate pensée de ranger tout li long du parcours que devait suivre le cortège avec leurs maitres et leurs bannières endeuillées - C'était exactement la manifestation qu'il fallait ei e elle est allée au cœur de tous les assistants. Ce , n'était pas la foule immense du peuple entier veni 1 se masser spontanément sur le parcours du chai s funèbre de Paul Janson, mais la pensée de l'hom e mage était les mêmes et également parfaitemem adéquates aux mérites du bon citoyen disparu, qu avait voué sa vie à l'enseignement public et lui £ i rendu d'inoubliables services. Et tout naturellement aussi on songeait au? i luttes du passé, à ce tableau de Verhas, si pleir r de vie, de lumière et de jeunesse, où l'on voyai i Buis, jeune échevin de l'instruction publique, gui dant ses élèves, ses enfants, dans le défilé des , écoles de 1880, à l'époque où tout était espoir e t confiance, où il y avait un gouvernement qui avai i fait de la création de l'enseignement public l'es r sentiel de sa mission et le faisait dire au Boi i tandis qu'aujourd'hui, c'est au milieu des ruines de cet enseignement que les enfants des école; a sont venus en deuil rendre hommage à celui qu e en fut l'infatigable défenseur et le propagateur t après en avoir été à Bruxelles l'organisateur, t C'est précisément cette année que la Ligue d( , l'Enseignement devait célébrer son cinquantenaire i et les dernières lignes écrites par Buis l'ont étépoui , annoncer cette cérémonie. On sait avec quelle t vaillance l'ancien bourgmestre continuait à dirige] a cette institution utile entre toutes. C'est là que: 1 pour défendre l'école publique en péril, les partis s d'opposition avaient concentré leurs forces e c'est Buis qui présida à la victorieuse campagne , contre le bon Schollaert, au soulèvement du pays a qui fit justice de cette invention cléricale destinée t malheureusement à reparaître, habilement tra-s vestie par M. Poulletet, cette fois, à réussir, grâce i à la faute que nous fîmes alors en donnant à l'en-3 nemi vaincu un an de répit, sous prétexte 3 d'attendre l'augmentation du nombre des députés 3 (ce qui, sous la B. P., aurait dû nous être parfai-3 tement indifférent). t Les dernières occasions que Buis eût d'en-î trer en contact avec les foules furent les vaines , protestations des gauches contre les artifices du projet Poullet et l'appel qu'elles adressèrent au peuple — et qui, dans l'épuisement qui devait naturellement succéder à la grève générale, ne fut pas entendu et ne pouvait pas l'être. Comme toujours, Buis fit son devoir, simplement, jusqu'au bout. Son éloquence n'était pas faite pour soulever les foules ; sa voix était mince comme sa personne. Mais il était un caractère et une conscience ; on connaissait et l'on admirait ses vertus privées et ses mérites publics; et en défendant l'école publique, il incarnait le sentiment de l'élite du pays. Aussi connut-il à ce moment la vraie popularité et les acclamations des foules qu'il n'avait pas connues quand il était bourgmestre — sauf peut-être le jour où, toujours pour la défense de l'école, en 1884, il prit l'initiative du Compromis des communes, à l'imitation du Compromis des nobles, qui fut le point culminant chez nous de ce grand drame du XVIe siècle, dont les hommes de sa génération, absorbés par la même lutte pour la liberté de conscience, aimaient à évoquer les souvenirs et dont, dans son allure huguenote, il semblait un peu être une apparition. On a beaucoup raillé cette manifestation. Constatons que la parole donnée alors par les représentants de nos grandes villes a été tenue, mieux peut-être que celle des nobles dont Marnix enregistrait les serments; les écoles de nos villes sont à peu près tout ce qui reste d'enseignement public en Belgique.La dernière fois qu'il prit la parole (au meeting de la Madeleine contre la loi scolaire), il parla en flamand et la majorité de ses auditeurs fut un peu étonnée, surtout par l'accent, encore plus pincé qu'en français, et qui déconcertait.Buis était polyglotte, ce qui, à l'époque de sa jeunesse, était une nouveauté.C'est à ses voyages et à sa connaissance des langues germaniques qu'il dût de pouvoir rapporter, à un moment où l'on était encore casanier en Belgique (intellectuellement surtout) beaucoup d'idées "nouvelles en matière d'éducation populaire et d'être ainsi l'initiateur de beaucoup de progrès. Très bruxellois par ses origines, il se sentit attiré vers les revendications linguistiques flamandes, qui se formulaient alors et qui étaient justifiées, par de réels griefs, qu'il contribua beaucoup^ faire disparaître. Il fut donc flamingant dès la première heure et pour les meilleurs motifs; mais on l'avait un peu oublié, quand la place fut prise par les braillards, les fanatiques et les arrivistes qui exploitent le nationalisme flamingant pour s'en faire une carrière. Buis n'était ni de ceux qui hurlent, ni des profiteurs. Il avait la coquetterie de la mesure, de la modestie et de la modération. Buis appartint toujours à l'élite bourgeoise libérale et il le marquait par des allures un peu aristocratiques, qui ne pouvaient plaire à la masses. Très artiste, lettré, intellectuel, grand

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Dit item is een uitgave in de reeks Le ralliement: journal libéral hebdomadaire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1903 tot 1914.

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