Journal des réfugiés: organe quotidien des réfugiés belges en Hollande

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22 October 1914
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s.n. 1914, 22 October. Journal des réfugiés: organe quotidien des réfugiés belges en Hollande. Seen on 19 September 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4f1mg7gh6v/
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Jeudi 22 Octobre 1914. 5 Cents. lère Année. No. 7. JOURNAL DES RÉFUGIÉS Organe quotidien des réfugiés Belges en Hollande. Service télégraphique spécial par nos correspondants particuliers de Londres, Pétrograde, Paris, Rome et Washington. Administration=Rédaction : Oranjestraat 4 = 6 — Rotterdam. Les annonces et les avis aux réfugiés sont reçus à la Rédaction: Oranjestraat 4-6 et Ned. Kioskenmaatschappy, Wjjnhaven 85. La Situation générale. A l'Ouest. Du communiqué officiel d'hier, il convient de retenir avant tout l'avance des troupes françaises vers le fort du Camp des Romains. Cette position était une des plus fortes que les allemands avaient gagnées et, par Saint Mihiel, ils étaient même parvenus, il y a trois semaines à passer la Meuse. Toute cette avance, acquise au prix de sacrifices énormes, se trouve désormais annulée et le fort du Camp des Romains lui-même pourrait bientôt être repris; il en résulterait, de ce côté, le rejet des allemands hors de France et l'entrée des troupes alliées en Allemagne. Au-dehors, la bataille se poursuit et les Belges, qui ont repris leur plape sur la ligne de combat, ont maintenu les positions qu'ils avaient conquises sur l'ennemi. A l'Est. On signale 'de Vienne que l'armée austro-allemande engagée en Pologne russe, commence à souffrir cruellement des premières morsures de l'hiver. Par contre, les prisonniers russes que prennent les Allemands sont très bien pourvus de vêtements chauds et de bonnets de fourrure qui leur couvrent la tête et le cou. Unanimement, les généraux allemands et autrichiens reconnaissent que l'armée russe est beaucoup mieux équipée qu'on ne l'avait cru en Allemagne. Il semble donc que l'approche de l'hiver soit un très sérieux appoint pour les Russes et que l'armée allemande, en s'enga-geant en Pologne, court au devant des plus graves dangers. G. Li. Anvers n a pas ete trahie par les alliés. JL L'hôtel est plein. Dans un cadre de plantes décoratives figeés où monte avec la fumée du ha,vane une langueur de valsas dolentes, on cause. "Et quelqu' un dit: — Les alliés ont sacrifié Anvers. Des le début d'ailleurs la France, puis l'Angleterre nous ont annoncé des,, renforts qui n' arrivaient jamais. Dans ces conditions nos forces ne nous permettaient pas de tenir. Nous devions succomber, sous le nombre. On le savait, mais notre rôle était de tirer les marrons diu feu. ,J'eusse encore excusé tout cela, si du moins les alliés avaient sauvé Anvers. Ils l'ont abandonnée, ou du moins quand les trente mille Anglais de Lord, Churchill sont arrivés, il était trop taird; la première enceinte tombée, la ville était perdue." Le causeur est un bourgeois paisible. Il parle en sollicitant l'approbation d'un auditoire qui pourtant ne dit rien. Enfin quelqu 'un répond qui rêvait dans un coi n : — Les alliés oint fait tout leur devoir, mais vous n' arrivez; pas à faire le vôtre. — Je ne comprends pas, dit le bourgeois qui se croit patriote. Et le rêveur reprend: Les alliés ont fait tout leur devoir. Si vouis ne le voyez pas, c'est que les événements vous dépassent. La hauteur de ce mur au pied duquel vous vous trouvez, vous dérobe un instant l'horizon. Habituez-vous à le gravir. Les grands événements, le plus grand événement dont le monde fut jamais le théâtre, veulent des regards neufs pour les considérer. Haussez) votre taille, oubliez tous les vieux clichés qui se sont inscrits dans vos yeux. Pensez en Européen non en Belge et non surtout en Anversods. Vous vous direz alors ceci: „La cause première du mal glorieux dont nous souffrons, est notre situation géographique. A travers l'histoire la Belgique fut le carrefour des nations. Si cette position superbe mais dangereuse causa notre richesse aux jours de paix, il n'est que juste que nous ten pâtissions à l'heure où les ambitions s'entrechoquent pour préparer les bonheurs de demain. Il faut que l'Angleterre, la France et surtout l'Allemagne passent chez nous pour trafiquer de leiurs produits; la carte d'Europe - le leur impose. Il Gst donc naturel, j'allais dire fatal, que leurs querelles aussi se vident sur notre territoire. Cette guerre que chacun attendait, n'en fut pas moins une surprise pour beajucoup, à cause de l'extraordinaire duplicité avec laquelle le principial inter.és'sé la déclancha. La France n'était pas prête, l'Angleterre ne pouvait l'être que sur mer et quant à la Russie on savait seulement qu'elle réorganisait son année. Pour l'ambition allemande une occasion venait à s'offrir, la dernière sans doute, dont tout lui commandait de profiter. A l'extérieur, la force de ses adversaires allait croissante — constructions navales anglaises, loi de trois ! ans, réorganisation de l'armiée russe — à l'intérieur la fin de l'impérialisme s'annonçait par les foudroyantes victoires de la ,,sooialdemokrati©' '. Révolution au-dedans,accumulation et surtension des forces ennemies au-dehors, vaille que .vaille, il fallait une guerre et le plus saugrenu prétexte la déclancha. Dès lorts le sort de la Belgique étaj't réglé. Elle servirait les intérêts allemands ou elle auria]it la guerre et l'on sajit les propositions et le deshonorant chantage dont elle fut l'objet. A présent, monsieur le bourgeois, c'est à vous die parler. D|ites-nous ce qu,il fallait faire. Et le gros monsieur à chaîne d'or, ainsi interpellé, tire une bouffée dei son cigare, plisse leis yeux et répond: — Vous avez rajLsfon, mais les Français auraient dû nous aider. Ils garantissaient avec l'Angleterre notre neutralité, l'intégrité de notre territoire. — Ils les garantissent toujours. Mais pour qu'ils puissent tenir leurs promesses, il leur faut la suprématie de la forcle sur l'assillant, la victoire au bout de la guerre. Et c'est ici que je dois faire appel à votre abnégation eu même temps qu' à votre bon sens. Le cas de Liège, le cas de Namur, sont analogues d'ailleurs à celui d'Anvers. C'était le devoir des alliés, dans l'intérêt même de la Belgique, de sacrifier tour à tour chacune de ces positions plutôt que de compromettre seulement l'issue de la plus formidable guerre que le monde ait jamais connue. Comprenez-vous, monsieur le bourgeois, qu'il vous eut peu servi die voiir votre comptoir respecté par l'ennemi si, les Alliés étant vaincus, vous en aviez été réduit comme le citoyen allemand, à travailler un mois sur douze pour payer vos impôts? Vous êtes trop bon commerçant pour ne pas voir comment s' établit la balance.; Or, pour sauver les villes belges, pour leur envoyer des renforts effectifs, il fallait compromettre toutes les possibilités de la guerre. Négligeons un instant la période du début, puisqu' il est 'manifeste au jour d' hui que l'Allemagne mobilisait depuis deux mois lorsque la Frande comprit qu' elle devait accepter la guerre. Ne parlons que d'Anvers. Pourquoi les Anglais n'ont-ils pas secouru plus tôt cette ville? Parce que — et je vous répété ici les propices paroles d' un de leurs hommes d'état: „La ville peut tenir longtemps par seg propes moyens = (tous les Belges mêmes ne le enojyaient-ils pas?) — et ce serait un crii •«, à l'heure où se livre en France un combat qui peut décider de la guerre, que de détourner de ce front un seul des combattants dont l'Angleterre peut disposer."- Cette opinion, à tous les points de vues, était la bonne et la seule admissible. Le but commun est la victoire finale, non le salut momentané di'Ahvers. Sur un champ de bataille aussi vaste, la chute d'une ville située en arrière des lignes de combat, est eu soniinje de minime importance. Anversois, mes frères, ce fut notre tour de souffrir. Et nous avons très peu souffert. Consolez-vous. Anvers n'a pas été trahie par les Alliés, mais ils devaient songer d' abord à la plus grande victoire. Plaise au ciel à présent que nous nie soyons pas trahis par ceux-là mêmes qui, le tumulte passé et les bosses reçues, vont criant sur les places publiques qu'ils seront des libérateurs! J. iWAPPERS. L'Allemagne et la Porte. Un fait précis. — Envoi de munitions saisi. (Service spécial du „Journal des Réfugiés.") LONDRES, 21 octobre. — Par dépêche de notre correspondant particulier. — On mande de Milan au „Morning Post" de Londres une information dont la porté, dans les circonstances actuelles ne saurait échapper à personne. Après les incidents mal éclair-cis du „Goebei" et du „Breslau" cherchant asile et changeant de pavillon dans ies Dardanelles, une suspicion bien compréhensible était née à l'endroit de la Turquie et de sa neutralité dans la guerre actuelle. Un fait vient de surgir qui sera de nature à jeter quelque lumiere sur la politique ambigûe et par trop orientale de la Porte. Le gouvernement roumain vient d'arrêter un train complet de munitions de guerre consignées par l'Allemagne à la Turquie- La grèce mobilise. 450.000 hommes sous les armés la flotte prête. LONDRES, 21 Octobre, (par télégramme de notre correspondant particulier). L'agence Reuter apprend que la grèce poursuit activement sa mobilisation. Dès à présent 450.000 hommes sont sous les armes. Dans quinze jours un nouveau contingent de 200.000 hommes se trouvera prêt. Dès à présent la flotte grecque est entièrement mobilisée.- Elle se trouve en parfaite condition. En France. Une catastrophe de Chemin de fer. (Service spécial du Journal des Réfugiés). CALAIS, 21 Octobre, par dépêche de notre correspondant particulier. Une terrible catastrophe de chemin de fer vient d'endeuiller la grande famille errante des Belges qui cherchent en ce moment asile en France. A Marginal, une petite localité située à peu près à mi-chemin entre les gares de Calais et de Boulogne, un train absolument bondé de réfugiés Belges a été pris en écharpe par un train de marchandises. Plusieurs wagons ont été projetés hors des rails et complètement démolis. La voie est momentanément hors d'usage et le trafic interrompu. Dès la nouvelle de l'accident les autorités de Boulogne et de Calais se sont transportées sur les lieux. L'élan de sollicitude de la population est admirable. On comprendra l'étendue de la catastrophe qui cependant va se perdre aujourd' hui parmi la fièvre des heures que nous vivons, quand on saura qu'il n'y a pas moins de trente-et-un morts et quatre-vingt et un blessés. L'émotion sur le littoral français est considérable. Les hostilités en France. Communiqué officiel de 3 heures. — Succès partiel des alliés sur divers points. PARIS, 20 octobre. — Voici le texte du communiqué officiel de 3 heures d'aujourd hui. En dépit des violentes attaques des allemands, l'armée belge a maintenu toutes ses positions sur l'Yser; D'autres combats se poursuivent dans la région d'Ypres. A notre aile gauche, 1 . Allemands main-tiennement leurs positions dans les environs de Lille, Armentières, Furnes et du cana] de La Bassée. Sur la Meuse, l'ennemi a vainement tenté de rejeter nos troupes, qui sont parvenus à occuper une langue de terre à proximilé du Camp des Romains. En résumé, au cours de la journée du 19 octobre, les troupes alliées ont remporté des succè3 partiels sur plusieurs points. Le passage des allemands à Lunéville. Du „Petit Parisien": ' 1 ' \ 1 On commence seulement à' se rendre un compte exact des dommages subis, non seulement pendant une occupation de vingt et un jofurs par les troupes ennemies', mais au cours des' opérations militaires. Toute parole, toute appréciation est inutile. Il suffit de voir, d'avoir vu.!... L'incendie a dévasté presque entièrement le faubooirg d'Eàiv'ille : des maisons, il ne n'este plus que les muirs. Près de la gare, un vaste immeuble; uin autre, place des Carmes, ont été également détruits' par le feu. Les incendiaire^ n'ont pas' davantage respecté la synogogue et certaines habitations de la rue Castara. Tpus les points ont sauté. Avant de quitter L unie vil le, les Allemands ont tenu à les rendre inutilisables. Rien de plus impressionnant, de plus sinistre, que la; „prornenade des ponts": pont du Canal, point des Grands-Moulins, pont de lai Vezouz-e, pont du chemin de fer sur la Meurthe, aucun n'a été épargné. Le dernier présente une coupure nette1, tranchée, comme produite au moyen d'une hache gliigantesque, et les rails rompus par l'explosion, incooCirblés de bas en hjaiut, pointant vers le ciel. Les environs n'ont pas moins souffert. Sur la cote française. LONDRES, 21 Octobre. — Le Times apprend en date d' hier, de la -cote française: Tandis que deux canonnières françaises se frouvaient engagées hier matin -avec des batteries allemandes en position sur la cote, des sous-marins iallemands vinrent les attaquer. Des torpilleurs anglais étant arrivés sur ces entrefaites, les sous-marins ennemis furent repoussés avec pertes. Les canonnières continuent de tirer sur les batteries de la cote. Les hostilités en Russie. Communiqué officiel Russe. Une fois de p1us< ios ofn>rts des autri- PETROGRADE, 19 Octobre. —- D'après dliens pour passer la s3?1 ont été repoussés le communiqué officiel russe d'aujourd'hui, sur tou'e ^'8ne- la situation en Prusse Orientale et sur suc* Przemysl la bataille se pour la Vistule est inchangée. suit à lavanttage des troupes russes. i i i~hi 1 '.T >,' 'TT?il'Tiw r r"i <fm' ' ~r r ) "i" ' ' - -S,-1- La seconde occupation de Lille. HAGEBROUCIC, 17 Octobre. — On peut résumer comme suit, les opérations qui ont précédé et accompagné la seconde occupation de Lille par l'armée allemande : „Le 7 Octobre, les Allemands, rendus inquiets par le développemeent de notre j front sur leur aile droite, prenaient l'offensive contre nos éléments établis en avant de Douai,sur la ligne Somain, Aniche, Auberchicourt. Pendant toute la journée, nos troupes s'opposèrent à l'avance de l'ennemi; mais, dans la nuit du 7 au 8, l'ennemi ayant reçu des renforts, recommença l'attaque, Nos territoriaux se défendirent courageusement, puis, submergés par le nombre, ils se replièrent en deçà de Douai, qui menaçait d'être investi. j Cependant, a'nsi que les communiqués de l'état-ma l • général nous le faisaient connaître au jour ie jour, notre aile gauche poursuivit son mouvei. vers le nord, prononçant chaque jour : menace plus grande pour l'aile droite allemande. Pour ne pas être débordé, le commandement allemand n'avait qu'un remède : étendre son front à notre exemple. C'est alors qu'il dessina son mouvement vers Lille. L'ennemi avait espéré que l'entrée dans la ville se ferait sans coup férir, les Français désirant sans doute éviter un bombardement de la grande cité industrielle. Trois mille hommes de troupes allemandes firent donc leur apparition sur le boulevard Lille-Roubaix-Tourcoing. A ce moment précis, il n'y avait dans le faubourg envahi que 300 hommes environ du 17e chasseurs à pred. Encore, ces hommes ayant fourni un effort dans la nuit précédente, étaient-ils très fatigués. Ils voulurent néanmoins marcher à 1''ennemi. Malgré leur petit nombre, HET WISSELKANTOOR, Leuvehaven 21, Rotterdam. 2—5 BUREAU DE CHANGE VIS à VIS DU MARCHÉ AUX POISSONS. ils surent si bien se poster et manœuvrer leurs mitrailleuses que les Allemands, croyant qu'ils avaient été mis dans l'erreur par leur service de renseignements, s'arrè-tèrent interloqués, puis commencèrent à se replier. Poursuivis l'épée dans les reins par les chasseurs à pied, les Allemands se retirèrent ce soir-la à 10 kilomètres de Lille. Ils ont recommencé l'opération mardi dernier avec plus de succès, mais ils sont venus ceette fois au nombre de 30.000." (Petit Parisien.) Le gouvernement belge au Havre. Notre gouvernement qui a reçu de la part du gouvernement beige une si large hospitalité, est installé dans cette partie de la ville que l'on a surnommié le Nice havrais. C'est une manière de garden city, ai voisinent les pavillons et les maisons, de campagne. La France, par une attention très de'licate, a accord'é l'extraterritorialité aux hôtels, villas et installations diverses ai nos ministres, le corps diplomatique et la cour de Belgique se sont provisoirement établis. Les pieces et correspondances diverses expédiées de la sont affranchies, à 1'(aide de tim,bres belges. , M. de Broqueville, chef du Cabinet,-ne se trouve p|as alu HaVre en ce (moment. Il demeure à proximité des troupes, de même que le Roi1 et la Reine des 'Belges. 1 C'est M. Carton de Wiart, vice-president,-qui remplace le Baron de Broqueville. Il déclara récement au correspondant du „Nieuwe Rotterdamsche Couranit"y combien le Gouvernement belge a été touché de

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