L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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12 October 1918
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s.n. 1918, 12 October. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Seen on 07 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/q23qv3d878/
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4e<ne Annee N° Î4-4& S cent® Sastieai 175 cctotore IÇT® L'ECHO BELGE L'Union fait la For os. .lourtafal! caieotïdiâeiti du rrmlin paraissant en HollgîrBcle Belge est notre nom ce Famiiit. Toutes les lettres doivent être adressées «su h,„eauderédaction:W.Z. VOORBUBCWAL 234-24», Amsterdam. Téléphones: 2797 et 177s. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. Charles Bernan-d, René Chambry, eoi"lte <ie = ; Emile Painparé. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fî. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Le Nouvel Allié Des quatre moellons, de grosseur très ù I eale qui formaient le mur de la quadrupl I alliance, le pins petit, la Bulgarie, s'-I désagrégé. Et voilà tout le mur par ten I En effA l'Autriche, ,,brillant second", I la Turquie se libèrent du ^oug où Berlin I » tenus si longtemps. Et nous assistons ma: I tenant à ce curieux spectacle de voir l' Ai I nàone se mettre à la remorque de Vien I et Se Constantinople qui l'attirent vers I au moins aussi fort qu'elle-même, jad I !» poussait à prendre les armes. I Q'est encore une des cihoses mémorabl [ de cette gueirre que, daii6 le bloc de l'E I tente, les revers et les malheurs, loin d'él. I pner l'un de l'autre les pays qui combatte I mut le droit, ont au contraire cimenté le I alliance. La Belgique piétinée, ruint K livrée tout entière à la merci,du vaiilqueu I a toujours répondu: non ! aux offres de pa I léparée de l'Allemagne. La Serbie martyi ■ «Se nous, a eu foi dans les reivanch ■ Ratantes de la justice. Et ni 1 Italie ai ■ jouTB sombres, de Caporetto, ni la Fran I quand l'ennemi 6'avançait jusque sens 1 ■ mur3 de Paris n'ont eu, un instant, l'id d'abandonner une ligue où le mot d'ond | lonnait: tous pour un, un pour tous! Bi< I tu contraire, ces admirables pays, les peti I comme les grands, ont trouvé d^-ns l'adve ■ eité un stimulant de plus et une raison no I T«!!e de combattre. Et si quelque chose po ■ vait fournir une preuve plus évidente encc | do l'excellence de leur cause, c'est précis ■ meut oe désarroi que nous avons vu se mail ■ tester chez nos ennemis aux premières heur ■ de la défaite. Mais la Russie ? La Russie s'est effondn I pour des raisons qui n'ont rien de ccun-mr H ate0 la fidélité à d'alliance. X^a catastroipl ■ qui a ébranlé l'ancien empire de® tsars ju H que dans 6es fondements a, sans doute, é ■ précipitée par la guerre, mais ses causes soi ■ antérieures à la guerre. Par 'exemple 1 I effets de la capitulation de Lejline et c Trotzky au point de vue de la poursuite d' I opérations militaires n'en étaient pas nio'ii funestes. Les armées franco-britanniqui allaient supporter tout le poids des armé ! allemandes, accrues de cinquante division et du formidable matériel ramené de l'Es La niée vers Amiens, la ruée ver» Châloi ont suffisamment montré que oe n'éta point là une menace vaine. H a fallu toi i l'héroïsme de nos magnifiques soldats, il ■ fallu tout le génie de Foch pour conjurer ' danger. Puis l'Amérique est venue. Et ç été le plus prodigieux retour de l'Histcin Quand la Bulgarie a plaqué l'Allemagne î« bourgeois de l'arriére etMe soildat d front ont montré que le ressort était défin tivement cassé. Le génie d'Hindeniburg < de Ludendorff, si tant est que ces bons m; noeuvriere eurelit jamais du génie, était tar ! Enfin l'Allemagne n'avait pas à attendre ■ secours d'un nouvel allié qui allait rempli ■ cer l'allié défaillant. Et pourtant ei 1 C ■ nouvel allié, sur qui nul ne comptait, se pr ■ sente à elle aujourd'hui. Ce n'est pas n ■ potentat, oe n'est pas un empire militai: e attiré invinciblement vers la Prusse d !| grand Frédéric et de Bismarck. Non. C'e I la république rouge de Moscou, c'est l'Et; I des soviets, c'est la Russie bolsoheviste < I Lenine et de Trotzky ! Et voilà qui est du plus haut corniqu ■ oe comique terrible qui se mêle toujours au ■ pîu6 grandes tragédies. Sans doute les d I mocraties de l'Occident se méfient de < ■ prince héritier d'un trône allemand qi ■ troque son manteau de général de dragoi H contre la redingote du parlementaire. Et < ■ n'est pas la présenoe de Scheidemann dai B le cabinet qu'il a formé qui est de natai] ■ à leur donner des apaisements, bien au coi ■ traire. Nous,savons que la sozial-democrat I allemande a été, pendant quatre années, ■ plus sûr soutien de l'autocratie et de l'in ■ périalisme allemand. Et il a suffi de oeL ■ pourtant, pour faire croire à Moscou qu H Berlin était devenu la deuxième capita H rouge de l'Europe et pour qu'immédiat* ■ ment la Russie, oublieuse de toutes les ha H miliationR que l'Allemagne lui a fait subi: ■ aille offrir ses servioes au gouvernement d ■ prince Max de Bade. C'est, en effet, oe que nous lisons dar ■ l'nlswestia". Ce journal, organe officiel c H Lénine, oiffre à Scheidemann l'appui de l'a ■ race rouge contre l'impérialisme français < ■ britannique. *■ Cette armée, dit la gazetl bolscheviste, ira combattre sur le Rhin s' faut. Et, s'il le faut encore, les ouvrier russes retourneront aux usines et, malgi les sacro-saints principes de la limitation, d travail, ils resteront à l'atelier dix heurt par jour pour faire des canons et des nuun i tions. La voilà bien la vraie fraternité, < ■ nous ne devons pas désespérer de voir biei tôt Guillaume 6'adorner le chef du feuti ! crasseux de Trotzky et Trotzky coiffer ] casque surmonté de l'aigle d'or de Gui laume. Edifiant tableau ! Châties Bernard. -ai , 0 I tmm : Lettre de Rome La Journée roumaino. Il y a dix-huit siècles que l'empereu Trajan institua le peuple roumain sentinell avancée de la latinité en Orient, et depuis : a conservé oe poste, il n'a point forfait cette mission. #Les grands souvenirs romair s inscrivent sur chaque pierre, se déchiffrer dans chaque plis de terrain. Les pasteurs d Moldavie et de Valachie nomment encoi >>Roche de Trajan" les pics "les plus élevé montagnes et toute plaine un peu vas! pour eux une ,,plaine de Trajan". Lor qne l'empereur Aurélien rompit le pont c Trajan qui faisait de la Roumanie comrr saillant latin dans le monde oriental, Iteforja, p.euVIte sûreté, 3®oièV-,nta>ujée c l'emjpire, mais son geste s'opposait aux I grands courants de l'histoire. Aujourd'hui ' si mutilée, si blessée qu'elle soit par les chances contraires et par la trahison, la Roumanie navigue cependant sur le trouble Ie" toiTent de l'histoire, dans le sens de ses LC® destins; et nul ne doute qu'elle-n'aborde un . jour aux rives où sont inséparables l'indé-^ | pendance et la dignité des peuples. Une émouvante cérémonie, à laquelle le n cadro de la ville éternelle prêta une •Q signification à la fois décorative et synibo-llo lique, en fit foi récemment. Le comité ,,Pro ]a Romania" avait invité le peuple Romain à [3 faire, à l'ombre de la colonne trajane, acte ' de souvenir et de sympathie envers la fille ce lointaine et meurtrie de la louve capitoline. n- Ces sortes de manifestations, si sincères )i. qu'elles soient, présentent fatalement chez nt nous un caractère arrangé, gourmé et les ir manifestants y sont tous un peu comme des e, augures qui ne peuvent se regarder 6ans rire, r, Mais les Italiens ont le sens spontané des ix attitudes décoratives qui traduisent un e, lyrisme collectif. C'est tout naturellement es sans ombre d'affectation ou de ,,montage de ix coup", que le peuple romain vient se ranger ?e à l'ombre de la colonne trajane. Il s'y recon-es naît dans les corps musclés des légion-2e naires, qui accomplissent avec grandeur les re oeuvres de la guerre et de la conquête. On ^ y voit les ,,poilus" d'alors portant sur leur tQ dos les pieux et la toile de leurs huttes, abat-r" tre les grands arbres des forêts de Germanie, l"_ frayer des routes, embarquer des vivres et l" des animaux, et creuser des tranchées qui, en profondeur et en solidité, n'ont rien à envier à celles-qui défendent aujourd'hui 1_ l'Italie de l'invasion. Le peuple italien peut 36 se regarder dans les bas-reliefs de la colonne trajane comme un homme se mire dan3 le '9 portrait exécuté au moment de son épa-n noiiissemènt complet, à l'heure propice de 10 ses destins. Mais cette heure unique pour les 3~ individus pent'se répéter dans l'histoire des "f peuples; et les soldats qui partent peur défendre sur la Piave leur patrie et-le iS droit d'avoir une patrie n'ont pas les mys-0 v des moins, sculpturaux ni le coeur mieux 38 affermi que les légionnaires pesamment chargés qui-, sans le savoir, portaient avec f le fardeau matériel de leur équipement tout le poids d'une civilisation. Ils ne le : déposèrent qu'au bcrd du Danube, et la Roumanie est le fruit de cette halte aux limites de l'hostile Orient.* ^ Daiis le cadre du Forum de Trajan où ils a se meuvent à l'aise ces grands souvenirs e furent évqués par le prince Colomia, maire a de Rome, descendant de la grande famille } dj la Renaissance, qui tint tête au pouvoir j des papes, et par des ministres qui, sans u phrases pompeuses, insistèrent sur la respon- ! sabiUté des Alliés envers la Roumanie. j,t Le professeur Mandrescu, chef de mouve-i- ment irréndentiste roumain, fit ressortir la i. communauté d'inspiration des deux pays." [q ,,Lors de mon arrivée à Rome, dit-il, la l- pluie m'obligea à me réfugier sous une por-!e tique où se trouvaient des jeunes gens de 3- dix-sept à dix-neuf ans. (Leurs aînés sont n au front). Voyant que je né parlais pas un ! *e italien èxtrêmement pur, ils me demandè-u rent de qiielle partie de l'Italie (sic) j'étais, st Sur ma réponse l'un d'eux, se frappant fiè-it rement la poitrine: le ,,0h, alors,x ne vous tourmentez pas pour votre pays. Nous partons demain pour 3, le front, nous y défendrons la Roumanie en x même temps que notre patrie, Net... soyez 3- tranquille sur son compte!" L'orateur fit îo aussi allusion au bataillon de volontaires u roumains en partance pour le front et qui, à 13 quelques insignes près, est le même que ceux de leurs frères italiens. L'air farouche et 13 résigné des représentants de oe bataillon im-'e pressionna le public, ainsi que les larmes 1_ qu'ils ne puçent retenir lorsque les acccyrds, [e mélancoliques et traînants de l'hymne néîfeo-■e nal, évoquant une mélopée plaintive de bate-l" liers sur le Danube, résonnèrent étrange-^ ment 60us l'intense splendeur du ciel romain 0 tendu qomme un pa:villon de fête. Une émo-f tion plus directe étreignit l'assistance lorsque ^ M. Ritacco, le député de Trieste, vint dire la solidarité de toujours entre l'irrédentisme ^ italien ot l'irrédentisme roumain. Lorsqu'il protestait à la Diète contre les violences g faites à la conscience italienne dans le Tren- 0 tin et l'Istrie, ses paroles ne rencontraient d'écho que sur les bancs occupés par les dé- ^ putés roumains. e Ceux qui font déjà un monstre à l'Italie [l des autres irréndentismes enfermée dans .g l'Autriche-Hongrie, et voient mille compli-cations et mille dissentiments en perspective', u ont clairement compris l'autre jour qu'entre 5 Roumains et Italiens rien de tout cela n'est [_ à craindre. ,,Rién ne nous divise, tout nous ,t unit", dit l'autre jour à une délégation rou-L_ maine M. Orlando, président du conseil. e II e6t charmant qu'au sein de l'Entente e chaque grande puissance en choisisse une [. petite à aider et à protéger, particulièrement. Si l'Angleterre s'est faite eai quelque sorte la marraine de la Belgique, la bonne romaine garde une sollicitude maternelle à la nation, perdue dans. l'Orient, • qui se souvient d'avoir, sucé son lait. Junia Letty. ■i ,"]> ■ Q ' Ci i m " Pour nos œuvres q De la 'part de Mlle Julia Grégoire à Er- 1 mélo: - Pour les prisonmers et blessés de , guerre 0.60 fl. j. Ponir le> Dubbeltjz-Belge —>.... 0.00 ,, e Po)ur les oiphelins de'guerre ... 0.60 ,, e ■■ & —- Is : // y a un m e e 12 octobre 1917. Les Britanniques éte<n- jl dent leurs progrès ' entre la voie ferrée vo d'Y pi-es çt fouler s et font §00 p/j^onivcrs. En Belgique. A. Bruseiles On vient de constater à la mortuaire d'un viticulteur do Hoeylaert qu'on y a volé quinze actions de dividende de la Caisse Patronale. » * * Samedi après-midi une femme de 30 à 35 ans, qui se présenta chez Mme A..., rue de la Roue, s'offrit à lui diro la bonne aventure, j -Miie A... se laissa tenter. Li# pythie lui dit j d'aller chercher tous ses billets de banque, ' ainsi que les bijoux. Cette femme enferma le tout dans un paquet qu'elle entoura d'un journal, puis elle 1e remit à Mme A..., en lui disant de le mettre sous son matelas et de ne l'ouvrir que le soir à 8 heures. Quand, ie soir, Mme A.:, ouvrit le paquet, elle constata la disparition d'un billet de 100 francs et pour 1000 francs de bijoux. ■ j * * * J M. Arthur Sch..., négociant, ru3 dès Potiers, avait fait la rencontra d'une accorte brunette, avec laquello^ il passa une agréable après-midi dans, divers établissements <ie Bruxelles Le couple arriva enfin rue d'Argent, où la femmo conduisit son compagnon dans une maison d'où elle disparut subitement, non sans avoir emporté le portefeuille du naïf avec la coquette somme dp 4000 f>. Plainte fut déposée par l'amoureux volé : on retrouva là femme, Claire M . , mais l'argent resta naturellement introuvable... * a * • Mme D..., réfugiée française, demeurant rue Roj'ale, s'étant aperçue il y a quelques jours qu'on lui avait volé uno reconnaissance du Mont-de-piéte de Bruxelles constatant l'engagement d'un nécessaire de voyage en argent massif, se rendit au Mont-de-piété pour y mettre opposition. On lui apprit que les objets avaient été dégagés par une femme d'Ixelles dont on lui donna le nom et l'adresse. Munie de ces renseignements, Mme D... se rendit chez M. Paul, commissaire de police, chaussée d'Ixelles, et le pria do faire uno enquête. M. Paul parvint à établir que la reconnaissance avait été donnée à une cabaretière do la rue du Parnasse, en garantie d'un prêt do 150 francs qu'elle avait consenti à ira soi-disant V..., sujet français, qui fréquentait son cabaret. Or, le soi-disant V... h'ost autre qu'un repris de jus-' tico du noim do René C..., qui venait d'être arrêté pour vol par la polico dé la. 2e division. Cet individu avait offert ses services à Mme D..., qui l'avait chargé de placer pour 3,000 francs de fourrures qu'il a détournées et .c'est pendant une de ses visites chez Mme D... qîï'il avait volé la reconnaissance. » * * La foudre est tombée sur la maison portant le no. 1030 de la chausée d'Alsemberg. Entrée par la toiture de l'immeuble sans causer d'au tres dégâts, elle est venue se promener sur 1 palier du premier étage où cille a enlevé do 1 tablette de la fenêtre un pot de fleurs qu'ell est allée poser intact dans un coin, éparpillan autour de lui quantité de bocaux mis en pièces Puis, sans laisser d'autre trace de son passage elle a disparu. A Envers % Nous apprenons la mort à Nîmes, à l'âg-de 61 ans, de M. Léopold Merle-Duzas officier de l'instruction publique, prof es seur au Collègo des Hautes Etudes Philoso phiques de l'Université de Louvain et au: Collèges archiépiscopaux du diocèse d< Malines (Belgique). Le défunt, originaire de Connaux (Gard) s'était installé en Belgique où il était pro fesseur au Collègo des Hautes études philo sophiques de l'université de Louvain et au: collèges archiépiscopaux du diocèse de Ma lines. C'est de là que la ruée allemand' d'août 1914 l'obligea à retourner avec s; famille dans son pays natal, et à Nîmes avec son ami M. de Kaiser, il créa le Cerclj Bel go, qui servit de trai d'union et de ré confort aux malheureux compatriote? forcé de fuir Rêvant l'invasion eiicemie. Animé" d'un zèle infatigable, le vaillan défunt se dévoua bientôt à toutes les oeuvre locales mutuelles et patriotiques sans oublie: les oeuvres religieuses. L'un de ses fils, 1< très -regretté abbé Merle-Divzas, aumônie: belge, dans la région de Nîmes, a laissé par mi nous le souvenir d'un véritable apotre sacrifiant même 6a santé au soulagement d< 6es compatriotes. * * * Les distilleries clandestines ne se comp tent plus: on en découvre journellement Cette fois, la police vient d'en découvri: deux le même jour : une rue du Canal, i Borgerhout, exploitée par un docker, l'autre quai Ccckerill, dont l'exploitant n'a pa: encore été découvert jusqu'ici. * * * Le couvent des Filles de la Croix, rue Hors Château, a été mis en émoi par une band< d'individus armés, qui s'étaient introduits dan les dépendances do l'établissement. Surpris ils prirent fuite. L'un d'eux, serré de prèi par un policier, sortit de sa poche un revolve: et tira dans la direction do §on antagoniste sans l'atteindre. Une enquête est ouverte. Les opérations sreiSstasres. L'ennemi battu désole partout Les alliés' continuent la poursuite îles Allemands et réalisent det progrès extrêmement importants. Sur le front belge. Les Allemands préparent l'évacuation tio la Flandre. L'agence Vaz Dias apprend do- la frontière: Les Allemands ont emporté leurs pièces lourdes de Selzaete, les batteries spéciales de l'aérodrome près de la. frontière et les fils électriques aux environs de Cadzand. Télégramme de l'amiral Sir Beatty, commandant en chef de la flotte britannique, à S. M. le Roi. La grande flotte, honorée tout récemment de la visite do Votre Majesté, suit avec admiration les progrès de la vaillante armée belgo qui, coopérant avec les forces alliées sous Votre Majesté, , a cueilli les premiers ( fruits do Nla victoire qui rendra la Belgique à son peuple héroïque. L'offensive des » aîSlés. Les Français s'emparent de Ficulaine, Nouvil- lette Regny, Châtillon, T'nenelles, Servais, Bruines, Ghivy, Vsrncuiî-Court&nne, Courge, Cornin, Pargnan, Beau- # rioux, Ternas et de la gare de Grandnré. (Communiqué officiel.) PARIS, 10 octobre. A l'est de Saint-Quentin les Français, maintenant un contact étroit avec l'ennemi, continuèrent à talonner les Allemands, dont les arrière-gardes opposent un® résistance énergique. Sur certains points les Français progressèrent de 6 kilomètres et avancèrent leurs lignes à l'est de SéAoncourt jusqu'à la lisière de Berneville. A l'est do Montigny^sur Aronnaix et de Bernot les Français occupèrent plusieurs villages, notamment Fieulaine, Neuvillette Regny, Châtillon-sur-Oise 'et Thenelles. Au sud de l'Oise les Français conquirent Servais et firent des prisonniers. Entre l'Ailette et l'Aisne la pression, exercée par les Franco-Italiens de part et d'autre du Chemin des Dames, força les Allemands à se retirer au delà du canal de l'Oise. Dans la journée les Français conquirent, en dépit d'un, violent feu de mitrailleuses, Beaulnes, Chivy, Vorneuil-Cantonne, Courges et Cornin. ^ ^ En mémo temps des détachements français passèrent l'Aisne à l'est d'Oeuilly, refoulèrent l'ennemi vers le nord et occupèrent Pargnan et Beaurieùx. Plus vers l'est les Français lancèrent de vives attaques au nord de Bery-au-Bac. Ils gagnèrent du terrain et firent des prisonniers.En Champagne l'ennemi, épuisé par les durs combats livrés sans interruption depuis le 26 septembre sur le front de la 4me armée, commença ce matin à se replier vers l'Aisne. Les fantassins français, semant le désarroi parmi les arrière-gardes ennemies qui tentaient de ralentir notre prog-ession, dépassèrent Liry3 Monthc^ Çhallerange et atteignirent les lisières de Mont Saint-Martin et de Saint-Morel. Plus vers la droite les "Français passèrenl ' l'Avre devant Ternes, dont ils sont maîtres Ils occupent la gare de Grand pré où ilî firent de nombreux prisonniers.. Les Britanniques occupent Vaux Andigny, Le Cateau, Avesnes, Rieux, Thun, Estrun, Candry et Rouvroy, (Co-mmumqué officiel.j LONDRES, 10 Octobre. Ce matin, de bonne heure, notre marche fut reprise sui tout îe front cle combat. Sur tous les points nous réalisâmes de prompts progrès en dépit des tentatives des arrière-gardes d'arrê-ter^notre avance. Kos troupes approchèrent les grands beiî à l'est de Bohain et pénétrèrent dans Vaux * Andigny. Au nord de cette localité nous atteignîmes. Nous conquîmes Le Cateau. Saint-Souplet jusqu'aux environs de ^oles-îtfes. Nous conquîmes le Cateau. A l'ouest de Solesmes nous enlevâmes Avesnes, Rieux ot ^hun' Saint^Martin. A l'ouest du canal de l'Escaut nous prîmes Estruu. Nous trouvâmes des civils dans les villes et villages conquis, notamment 2500 dans la ville de Candry. _ Au sud de Lens nos troupes étendirent leurs progrès et conquirent Rouvroy. , • Les Franco-Américains occupent la Fret d'Argonne et font 1000 prisonniers. (Communiqué officiel.) LONDRES, 10 octobre. (Reuter). Sui la rive droite de la Meuse les Français el les Américains continuèrent leur marche el résistèrent courageusement aux contre-at taques désespérées de l'ennemi. Les Allemands ont été chassés des hau teurs à l'est de Sivry. Nous nous empara mes d'assaut de la Cote Dame Marie, sur 1< nve gauche de la Meuse. Plus à l'ouest, après une lutte violente l'ennemi fut chassé de la Forêt d'Argonne Nous atteignîmes la ligno de Sommerance Marcq, Chemièree jusqu'en face de Grand pré. Nous fîmes 1000 prisonniers, parmi les quels un état-major copplet de deux ba taillons. Metz Sablon bombardé. (Communiqué officiel.) LONDRES^ 10 octobre. Hier matin no; aviateurs bombardèrent énergiquement le< voies ferrées près dé Metz "Sablon. Les pro jectiles atteignirent deux trains, et 19 au très bombes des ateliers et des bâtiments di chemin de fer. Tous nos appareils refitrè rent au camp. L'activité des avions anglais. (Communiqué officiel.) LONDRES, 10 octobre. (Reuter). Dan la nuit du 10 octobre nos avions attaqué rent violemment les lignes de chemin de fe nrès de Mézières, Metz-Sablons et Thionvil tej ainsi que les champs d'aviation de Fras caty et de Morchange. On put nettsmen observer des excellents résultats à Mézière et sur les voies ferrées de Metz-Sablons. Oi ment observer les excellents résultats ai chemin de fer Métz-Sablon. On constat; 2 constata égalemnt des incendies. ^ Près de Thionvillo deux bombes atteigni j® rent le chemin do fer et quatre dos instal lations minières près de Raik. 12-J- tonne de bombes furent lancées.. Tous nos appa ' reils rentrèrent. Aujourd'hui la station de Metz-Sablon fut de nouveau attaquée. Le chemin de fe: fut atteint à cinq reprises, le pont du che 5 min de fer fut atteint une fois. Tous no . appareils rentrèrent indemnes. Le repli allemand entre SaSnt Quentin et l'Argonne. : LONDRES, 10 octobre. (Reuter). Li î succès britannique du 8 força l'ennemi i exécuter un repli qui s'étendra probable , ment sur toufr le front entre Saint-Quentii - et l'Argonne. Nous avons enfoncé complè tenient les dernières lignes Hindenburg, qu : constituaient la ligne de défense principah entre la Meuse et la mer. î Depuis le 8 août les Britanniques oni i battu plus de 80 divisions allemandes; li , nombre des divisions ennemies sur le fron > Ouest a baissé jusqu'à 183. L'odyssée d'un bataillon américain. LONDRES, 10 octobre. (Reuter). Ei Argonne un bataillon américain fut coup< ' du gros des troupes pendant cinq jours ' Les Allemands l'attaquèrent vainement l ^ coups de mitrailleuse et de canon. Au beu . de deux jours les Américains n'avaient plu! à manger. Ils burent de l'eau de pluie Leurs munitions s'épuisèrënt également. S | les AlleçQands avaient tenté une attaque le; Américains n'auraient plus eu que quelques cartouches pour se défendre. Heureu sement l'ennemi les laissa tranquilles et il furent délivrés par leurs compagnons. Le! ; derniers jours ils avaient mange les feuille: ' des arbres. Pendant cinq jours et cinq nuit: ils avaient vécu sous la pluie et dormi sans , aucun abri. Les dernières réserves allemandes. LONDRES, 10 octobre. (Reuter). Le: . Allemands ont retiré en Finlande une bon , ne partie de leurs troupes. La garnison et y Finlande se compose au maximum de 600C - hommes. La menace contre la cote du Moùr | man et la voie ferrée est complètemenl conjurée, Les Allemands retirent également leurs troupes en Pologne. La» population polo ! naise commence à s'agiter et se rend comp-te que l'Allemagne n'est pas en mesure d< maintenft* sa puissa'nce à l'Est. Un rapport de M. Sharp sur les dévastation* allemandes WASHINGTON, 10 octobre. (Havas) t)n publie à Washington une dépêche offi : cielle de M. Sharp, ambassadeur des Etats-1 Unis à Paris, qui a visité les'contrées rava gées de la France et où il a.réuni les preuve: des dévastations, de la souillure des puits de la destruction des arbres fruitiers, dec profanations de6 cimetières, etc. M. Shaq 1 dit que la Belgique est en train de consulter ses allies relativement aux mesures à preu dre pour empêcher de nouveaux actes d( vandalisme de6 Allemands en retraite. 200.000 réfugiés du nord de la France attendus Vendredi après-midi un entretien a ei lieu ici entre M. R. van Vollenhoven; l'ambassadeur hollandais à Bruxelles, l'ambassa deur français à La Haye et des membres d< la Relief, au sujet de 200.000 réfugiés du Nord de la France qui se trouvent amassé: entre Bruxelles et Anvers qui se réfugie ront bientôt en Hollande et qui souffrenl beaucoup à présent. L'arrivée do l'ambassadeur de Bruxelle: et les pourparlers dont il est question se trouvent en rapport avec l'arrivée éven tuelle des réfugiés. Les opérations rfans !es Balkans. Les opérations des Italiens. ROME, 10 octobre. (Stefani.) Les opérations en Albanie se poursuivent et m^na-cent de plus en plus les forces autrichiennes qui se battent encore ici. Après avoir libért la Macédoine à la suite de la capitulatioi] des Bulgares, les colonnes des alliés fran chirent la frontière orientale de l'Aibanû 1 dans le but de coopérer avec nos troupes qu: opèrent ici contre les Autrichiens. Ces colonnes entrèrent en contact à El Bassan. quelques heures après que la ville fut .occu pée par nous. Les „Centraux" concentrent des troupes en Albanie. PARIS, 10 octobre. (Havas.) Au ooun d'une interview un membre de la missior serbe, parlant des conséquences de la vie ■ toire en Macédoine, déclara: Nous sommes préparés à toutes les éven-l tualités. Nos' succès ne nous empehent pa: de rester sur le qui-vive. Ce n'est un secre r pour personne qu'au sud de Nish des troupes austro-allemandes, renfoftées de dotacliç , menrts arrivés de la Roumanie, se concen • trent et que d'autres troupes du front ita lien appuient ces armées. Il est évident que les ,,Centraux" espè - rent pouvoir arrêter notre marche dans le< directions ouest et nord. Je ne puis vou dire quelles mesures nous avons prises, mai: je puis vous déclarer cependant qu'en Alba nie le situation s'améliore de jour en jou ' pour nous. La marche des Franco-Serbes. LONDRES, 10 octobre. (Reuter.) Le; l troupes franco-serbes avancèrent avec suc - : cès au nord et à l'est de Leskovatz. Elle atteignirent Lakochtoza et Svodic. L'enthousiasme en Crèce. v ATHENES, 10 octobre. (Havas.) M ; Grivas, secrétaire d'Elat pour la guerre - qui vient de rentrer d'un voyage d'inspec - tion, assura au président du conseil des mi nistres que le moral des troupes est excel • . lent. Janiais la Grèce n'eut une armée api b mée par des sentiments si élevés. Les offi-3 ciers et les soldats se plaignent d leur non-i activité tandis que leurs camarades se met-i tent a la poursuite de l'ennemi. Le ministre i de l'intérieur reçut de nombreux télégrammes de la province disant que partout on - se montre très enthousiaste. Il y eut des démonstrations en l'honneur de M. Veni- 5 zelos et des succès des alliés. Les opérations en Syrie. ^ L'occupaUon de Beyrouth. (.Communiqué officiel.) LONDRES, 10 octobre. (Reuter.) Le 6 . octobre des navires de guerre français et anglais entrèrent dans le'port de Beyrouth. La ville semblait avoir été évacuée. Le 7 octobre des automobiles blindés, précédant notre cavalerie et notre infanterie, entrèrent dans la ville et le 8 octobre le premier détachement anglo-britannique arriva. U occupa la ville et fut salué avec enthou-L siasme. Le nombre de prisonniers faits par ; le corps expéditionnaire égyptien (les pri-^ sonniers faits par les années arabes non > compris) est monté à plus de 75.000. On évalue que, de la 7me et de la ^ Sme armée turque, pas plus de_17.000 hom-' mes ont échappé, dont 4000 armés. Beau-J coup de prisonniers se trouvaient dans une situation pitoyable, complètement épuisés. On les soigâe à présent autant que possible. ? Sur Mer Le torpillage du ,,Kirano Maru". . 200 victimes i } LONDRES, 10 octobre. (Reuter.) Le ; navire japonais ,,Hirano Maru" a été torpillé sur la côte irlandaise. Plus de 200 per-; sonnes, dont des femmes et des enfants, ont ; péri. Les rcscapés du „Hirano Maru". LONDRES, 11 octobre. (Reuter). Parmi ' les 11 passagers sauvés du ,,Hirano Maru" ; il y a sept Hollandais, trois Anglais et un Belge, Récits de rescapés. LONDRES, 11 octobre. (Service spécial | de Reuter.) Les journaux contiennent des i détails saisissants sur le torpillage du stea-mes japonais ,,Hirano Maru". De oee informations il résulté qu'un torpilleur américain débarqua 29 rescapés à Queenstown. Us furent recueilles en mer, pourvus de ceintures de sauvetage à cramponnés à des épaves. Tous étaient presque morts d'épuisement.Pour autant qu'on sache ce sont les seuls survivants des 200 passagers et des 120 hommes de l'équipagé. L',,Hirano Maru'-' fut atteint par uno torpille dans la chambre des machinca et i coula en quelques minutes avant qu'on parvint a. mettre les chaloupes (la mer. Quelques membres de l'équipage furent sauvés mais succombèrent à bord du torpilleur américain. Cinq femmes et sept enfants qui se trouvaient à bord moururent également. Le passager belge Dupont donne les détails suivants sur la façon dont il fut sauvé: sauvé. % Je me trouvais dans ma cabine ot je fus réveillé par l'explosion. La torpille atteignit le navire au millieu ; celui-ci commenta immédiatement à sombrer.Un grand nombre de passagers et de membres de l'équipage périrent. Au moment où nous nous rondî-L mes vers les chaloupes une seconde explosion violente.se produisit, après quoi le navire disparut dans lès profondeurs de la mer. Je s fus lancé ( la mer où je me cramponnai à une forte qui avait été arrachée de ses <?har-i nières. La mer était houleuse et de temps à autre il pleutait. A la même, épave sept autres personnes, dont 4 Belges, se cramponnaient encore. On essaya de g^ncoura-, ger mutuellement et à plusieurs reprises nous fûmes balayés de l'épave. Finalement ciniq parmi nous furent entraînés par les vagues et périrent. Il fut. impossible de les sauver. La mer était houleuse et nous étions à moitié morts de froid quand nous fûmes recueillis par le torpilleur américain. Un passager anglais, le capitaine Butler, dit: La violence de l'explosion fut quelque ; chose d'épouvantable. J'étais heureusement tout habillé parce que j'avais eu comme un j pressentiment que le navire serait torpillé, j Je sautai à bas de mon lit et ie me rendis avec d'autres passagers sur le pont. U y , régnait évidemment une certaine nervosité mais tout le monde fut relativement calme. On nous ordonna de nous rendre sur le pont supérieur où un matelot m'indiqua ma chaloupe. J'étais muni d'une ceinture • de Sauvetage et je me .trouvais sur le point do sauter dans la barque quand oelle-ci eût été mise ( l'eau, quand Imo va.^re me balaya du pont et me lança à la nier. Je me cramponnai à une épave et finalement je fus sauvé avec d'autres rescapés par le torpilleur américain à- bord duquel nous fûmes très bien soignés. Nouveaux détails, LONDRES, 10 cet. (Reuter). L',,Hira-no Maru" fut torpillé sans avert-'~~ornent par un sous-marin allemand le matin pendant un temps tempéteueux. Des 250 personnes qut se trouvaient à bord 28 seulement furent' sauvées, dont 11 passagers. L'explosion fut formidable^st secoua tout lo navire. Un grand nombre de passagers, j parmi lesquels des dames jaftf»naises et des _ J enfants, furent entraînés au fond de la mer, car ils eurent à peine le temps d'atteindre le pont. Le premier machiniste est le seul officier qui fut sauvé. Le corps du 5 Çme officicr a été débarqué. » La malle ,,Lein3ter" tomillée. , LONDRES, 10 octobre. (Reyter.) La malle ,,Leinst%r" a été torpillée entre Dublin et Holyhçad. 550 vlcttny.5. LONDRES, 10 octobre. (Reuter). D'a- - pr^s le ,,Daily Mail", des 700 personnes «uv - se trouvaient à bcrd de la malle ,,Leinster" • j 150 seulement ont été

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This item is a publication of the title L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam belonging to the category Oorlogspers, published in Amsterdam from 1914 to 1918.

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