Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 21 May. Le nouveau précurseur: journal du soir. Seen on 26 February 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/bz6154fk6d/
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<B=jéucli SI Mai 1914 CEIVO «EftïYIMlKKî» 80™ année I\*o 141 Le Nouveau Précurseur A_soisnsrE3vnB3NrTS ; •WPRS un aD 12.00 fr.; six mois G.50 fr.; trois mois S.EO fr. INTERIEUR, • 15.00 fr.; - 8.00 £r.; • 4.50 tr. HOLLANDE: - 32.00 Ir.; • 16 00 fr.; . 8.00 tr. -> lUXEMBOURO, » 82.00 fr.; « 16.00 fr.; » 8.00 fr. ONION POSTALE, - 42.00 fr.; » 21.00 fr.; » 10.50 fr. Tout abonnement so poursuit jusqu'à refus formel. ON S'ABONNE i. Anvers au bureau du journal et dans tous les bureaux des postes en Belgique. JOURNAL DU SOIR LÉPHOBES { I^S&Uion: n-««4 { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. -A.KT3ST 03Sj CE 5 : 0RMNAœK,l* petite ligne, fr. 0.30 | Réclames, la ligne. . . fr. 1 5ô » 1 à < lignes • 1.00 | Faits divbrs, la ligne. . . 2 50 Fnuuorisus, la Ugne . . - 0.60 Chronique Anvers . . . . 3.00 Lss annonces de l'étranger et de .u Belgique sont reçues aussi pur l'Agence Bavas, S, place des Martyrs, à BruxeiUs, 8, Place de a Bourse, à Paris, et 20 High Bolborn, à Londres. ' ' Le Roi et la Reine du Danemark A L'HOTEL DE VILLE DE BRUXELLES Hier après-midi, les souverains danois sont allés visiter le magnifique hôtel de ville de Bruxelles. Cela a été la réception du roi et de la reine du Danemark par les autorités et la population de la capitale. Déjà à 4 heures et demie les sociétés bruxelloises se sont rangées autour de la splen-dicle Grand'Place. Aux vieilles maisons pendent les bannières des anciennes corporations, dont les teintes passées se marient hormonieuse-ment avec la patine des pierres et l'or d'un éclat adouci qui recouvre certains motifs d'architecture. Dans la tour de la Maison du Roi, arrivent les musiciens qui tout à l'heure, sur leurs trompettes thébaines, seront les annonciateurs du cortège royal. En face de l'hôtel de ville sont déjà à leur poste les musiques des grenadiers et des 1er et 2e chasseurs à pied, qui, sous la direction de M. Lecail, vont saluer aux accents de leur iivmne national les souverains danois. Le temps est clair. Dans le soir qui tombe, la lumière est douce ainsi que les vibrations de l'air. Tout à coup, un appel strident part de la maison du Roi, et les premiers cavaliers de l'escorte apparaissent au débouché de la rue de laColline. Les carosses de grand -gala avancent lentement, et les applaudissements éclatent de toutes parts. On crie «Vive le Roi! Vive la Reine!» pendant que les souverains et leurs suites pénètrent sous la voûte de l'hôtel de ville. Les souverains sont reçus au pied de l'escalier d'honneur par M. Adolphe Max, bourgmestre;MM. Lemonnier,Steens, Jacq-main, échevins, et Maurice Vauthier, secrétaire communal. Précédés des massiers et maîtres de cérémonies, ils pénètrent dans l'hôtel de ville par l'escalier d'honneur. Au premier étage, des fleurs sont offer-I tes à la reine de Danemark par Mme Le-monnier.Les souverains sont introduits dans la grande salle gothique. A ce moment, l'orchestre de la Monnaie, î placé dans la salle des mariages, exécute, sous la direction de M. Corneil de Thoran, l'hymne national danois et la «Brabançonne».Le bourgmestre M. Max salue les hôtes de la Ville d'une voix qui porte, par un discours bien venu; il parle de l'hôtel de ville comme du «symbole des libertés locales auxquelles le peuple belge fut toujours passionnément attaché», d'un édifice «si riche en glorieux souvenirs et qui évoque à nos yeux les traditions séculaires à l'abri desquelles se sont épanouies nos franchises communales». Le Roi répond en français avec un léger accent qui ressemble beaucoup à celui des Anglais. Puis a lieu le concert, au programme duquel figurent «Plaisir d'Amour» de Martini, «Mon Cœur soupire» de Mozart et une «Ariette» de Grétry,chantés par Mme Marguerite Sylva, de la Monnaie;l'«Adagio» de Max Bruch et une mazurka de Chopin, exécutés par M. César Thompson, du Conservatoire royal de Bruxelles. Le concert se termine par des danses exécutées sur des accompagnements de Claude Debussy, par Mlles Josette Cerny, Paulette Verdoot et Irma Legrand. Après le concert, les souverains sont conduits dans le cabinet de M. le bourgmestre où ils ont, ainsi que les jeunes princes,signé le Livre d'or. Puis ils se rendent dans la salle Maximilienne, où un buffet a été dressé. Ils paraissent ensuite au balcon. A ce moment, les corps de musique du régiment des grenadiers et cles 1er et 2e régiments de carabiniers, placés devant la maison du Roi, exécutent, sous la direction de M. C. Lecail, inspecteur des musiques militaires du royaume, l'hymne national danois, puis une berceuse d'un compositeur danois, Emil Hartmann, et une «Marche d'honneur» d'un autre compositeur danois, Joàchim Andersen, marche qui fut dédiée au roi Christian X lorsqu'il était prince héritier de la couronne. Les souverains sont ensuite' reconduits avec le même cérémonial qu'à leur arrivée jusqu'au pied de l'escalier d'honneur. Il est 6 1/2 heures. A sa sortie de l'hôtel de ville, le cortège royal, salué de nouveau par des fanfares et des sonneries de cloches rappelant le thème du carillon de l'hôtel de ville de Copenhague, fait le tour de la Grand'-Place et passe en revue les drapeaux des sociétés. Et pendant toute la soirée ce fut une animation anormale dans les rues de Bruxelles, surtout que le temps idéal, si rare en Belgique, invitait aux longues flâneries et aux non moins longues conversations aux tables des terrasses. LOGIQUE CALOTINE Un juste sentiment de révolte vient de mettre au jour une couple d'incidents qui prouvent combien certaines régions au passé glorieux continuent à subir les outrages d'une monacaille fanatique et implacable.Il était donc une fois un village des Flandres situé à quelque vingt kilomètres d'Anvers, où un être vexant autant qu'illétré exerçait les fonctions très méritoires de curé. Or, certain jour, il vint à l'idée du très saint homme d'organiser une collecte «en grand» en faveur d'une œuvre de bienfaisance. La bonne idée, jointe aux foudres païennes dont il menaçait ses fidèles,nonobstant la haine que ceux-ci nourrissaient à son égard, lui permirent de récolter le joli pécule de neuf cent trente-deux francs, ce qui est énorme quand' on sait combien, grâce à une morgue et une arrogance ridicules, le représentant de Dieu était honni par ses ouailles. Bref, chacun s'émerveilla du résultat obtenu et attendit la donation des neuf cent trente-deux francs à l'œuvre de bienfaisance. L'avis de donation se fit attendre longtemps, ou pour mieux dire il ne parut jamais. Mais par contre l'on vit s'amonceler dans le jardin du digne pasteur les matériaux nécessaires à la confection d'un vasto étang nanti des perfectionnements «up to date». On cria au scandale, mais ce fut tout. Peu après, l'exaspération monta à son comble, grâce à une nouvelle vexation, œuvre du même soutané et bien digne de lui. Un ; père qui avait eu le grand tort de ne pas i idolâter les croyances de monsieur le curé, I laissa à sa mort une fillette de quelque sept j ou huit ans. ; Lorsqu'arriva l'époque de la première j communion à laquelle (pour une raison i que nous ne connaissons pas mais que nous respectons,)la maman voulut faire préparer parer son enfant, le curé se souvint des idées larges de feu son père, et-en profita pour refuser à la jeune enfant la communion solennelle. Des démarches faites par des gens même favoris du dit curé n'obtinrent qu'un résultat négatif, le sacrement resta refusé à la petiote; il fallut qu'un fort de la halle décidé à tout s'en mêlât. | Un beau matin, il s'en fut chez la pauvre j mère, fit habiller la gamine et sans crier gare prit avec elle le chemin de l'église, où, ! menaçant d'arguments «empoignants» il ! réussit à obtenir pour elle une communion I en règle. : Une délégation fut envoyée auprès de son chef hiérarchique, où une fin de non recevoir accueillit les protestataires. Et voilà comment des régions qui eurent leurs pages dans l'histoire continuent à subir le joug et la domination d'un clergé implacable, dont le seul but intéressé est l.i maintien d'une civilisation erronée, truquée, et dont les manœuvres sourdes servent mal l'église. L. P. Au Dehors ANGLETERRE Le but de la politique anglaise Le banquet annuel de l'Association de 1< presse étrangère a eu lieu mardi soir à Lon dres. Parmi les invités se trouvaient les am bassadeurs de France, de Russie, d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie. Sir Grey était le prin cipal invité. Sir Grey n'a abordé, aucune question poli tique. Il a seulement parlé du rôle de la pressi spécialement au point de vue de la politiqu internationale et a montré son importanci au point de vue de l'apaisement des difficul tés et de la solution des malentendus. C'es ainsi, a-t-il dit, que la presse d'Europe a ren du la paix possible au cours de la crise de Balkans en créant, en entretenant une atmos phère de bonnes dispositions qui a permis d'à boutir à un accord. Le grand but de l'Angleterre, a-t-il dit ei terminant, c'est d'avoir des succès commer ciaux et l'Angleterre sait fort bien que la mé sintelligence internationale, le malheur de autres nations, ne pourraient que compro mettre ses progrès. C'est pourquoi l'Angleterre désire si vivement voir se maintenir la pros périté des autres nations et la paix générale. ALLEMAGNE Incident au Reichstag La clôture du Reichstag a été prononcée hie: par un décret de l'empereur. Lorsque le président a poussé les vivats ei l'honneur de l'empereur, les partis bourgeoi; se sont joints à cette manifestation. Les socia listes qui, généralement, quittaient la salle de: séances lorsque venait le moment des vivat; à l'empereur, sont, cette fois, demeurés assi: à leurs bancs. Le président a alors exprimé se; regrets de cette attitude. La remarque du président a été accueillit i par les bravos enthousiastes des partis bour geois, tandis que les socialistes criaient: «C'es notre affaire». La Chambre est devenue tumultueuse. Li président a dit alors au milieu des vifs ap . plaudissements des partis bourgeois: i «En nous levant, nous exprimons le respec ; que tout Allemand doit à l'empereur.» AUTRICHE-HONGRIE Pour la Triplice Au cours de la séance de la délégation au trichienne, M. Schomburg, prenant la parole s'est exprimé en ces termes : « Il est nécessaire de bien montrer que nom devons et pouvons pratiquer une politique basée sur de puissantes alliances militaires Nous commettrions une erreur voisine de 1 i folie si en présence du groupement actuel de: puissances en Europe il nous venait à la pen sée d'ébranler notre alliance avec l'Alleinu gne, la nation la plus puissante qui soit ai monde. L'armée austro-hongroise unie ù l'ar mée allemande constitue la plus grand< I force militaire qui ait jamais existé.» Le ministre de la guerre : L'empereur François-Joseph a refusé la dé mission du ministre de la Guerre commun d< l'Autriche et de la Hongrie, général Kroba tine et l'a assuré de toute sa confiance. Il l'< chargé de continuer ses fonctions en s'effor çant de régler avec la Hongrie la question di l'augmentation du traitement des officiers. Le bruit court que durant cette audienci i l'empereur aurait autorisé le ministre à m ! plus soumettre certaines questions à l'approba ) tion préalable de l'archiduc François-Ferdi nand, inspecteur de l'armée commune austro hongroise, cette approbation préalable ren . dant très difficile l'expédition définitive de: affaires par suite des modificatons souven , exgées par l'inspecteur. RUSSIE A la Douma A la séance de mercredi soir de la douma les vingt-un députés de l'extrême-gauche ex clus pour leur obstruction sont venus pour 1î première fois après leur expulsion. Le tra i vailliste Kernisky, parlant au nom des dépu | tés exclus, a critiqué avec véhémence l'at 1 titude du gouvernement et de la majorité vis à-vis de l'idée de la représentation nationale Il a expliqué les motifs de l'obstruction. L'ora teur a été fréquemment interrompu par le cris d'indignation de la droite et du centre Il a été plusieurs fois rappelé à l'ordre pa le président qui, finalement, lui a retiré 1; parole pour contravention à la volonté di , président. Cinq autres députés de l'extrême • gauche ont essayé ensuite vainement de re j prendre la. déclaration de Kerinsky qui pai ! lait au nom des socialistes et des travaillistes mais ils en ont été immédiatement empêchés par le président. La publication des débats, contenant la déclaration de l'extrême-gauche, a été défendue par le président. SUEDE Le départ du roi L Après avoir ouvert le parlement le roi de Suède, accompagné de la reine est parti pour î Berlin viâ Fassnitz et Trellborg. Une foule considérable, massée devant la gare, a fait aux souverains un accueil enthousiaste. Le roi va achever sa convalescende dans le i midi. ALBANIE A Durazzo ® Les matelots italiens et austro-hongrois sonl toujours à terre, sur la demande du prince e1 pour la seule protection de la famille princiè-re et des légations étrangères. Le prince a 1 communiqué mercredi matin au ministre d'Au-triche-Hongrie et au chargé d'affaires d'Ita-; lie qu'il avait décidé de maintenir dans leurs 5 fonctions les ministres actuels pour la gestion j des affaires jusqu'à la formation du nouveau i ministère dont Musid bey assume la présidence avec les affaires étrangères. Les deux diplomates ont répondu qu'ils n'avaient aucune objection à faire. Version officielle D'après des informations puisées à une source officielle, les événements de la journée de mardi peuvent se résumer de la façon suivan-\ te: A la suite du mouvement insurrectionnel au ' nord-est de Durazzo qui s'était propagé jusqu'à Chiak, à 12 kilomètres de Durazzo, le prince avait chargé hier du oommandement le major hollandais Sluys, officier de gendar-5 merie. Par mesure de précaution, Essad s'était en-' 1 fermé hier soir avec une forte troupe d'hommes armés dans sa maison. On y transporta, ^ au cours de la nuit, de grandes quantités de munitions. Comme le major Sluys, en raison 5 . de la situation troublée, estimait que l'attitude d'Essad pacha n'était pas compatible avec le maintien de la sécurité de l'ordre, il somma, » à 3 heures du matin, Essad pacha de disper-î ser sa garde qui manquait de toute espèce de i raison d'être légale et de livrer ses armes. Essad pacha, au lieu d'obéir à cette injonc-' ! tion, fit ouvrir la fusillade. Le major hollan-j dais se vit alors contraint d'employre la force j contre la position fortifiée d'Essad. Après une fusillade assez nourrie de part et d'autre, on fit intervenir des canons pour produire un effet moral plus grand. Dès les premiers coups ; de fusil, des détachements de marins austro-i hongrois et italiens avaient été débarqués. Ils prirent immédiatement position auprès du pa-i lais du prince pour le mettre à l'abri d'un ; coup de main pendant que les bandes nationalistes armées parcouraient les rues de la ville. i Au dixième coup de canon, le drapeau blanc fut hissé sur la maison d'Essad pacha. . Un détachement mixte de marins austro-hon-grois et italiens alla chercher Essad pacha dans sa maison et le transporta sur le croiseur «Szigetvar», où il reste détenu à la disposition du prince. : Un télégramme du prince d'Albanie i Selon le «Journal de Berlin à Midi», le prince Guillaume a télégraphié à des amis en Al-; lemagne qu'Essad pacha venait d'être arrêté. : Le prince ajoute que toute sa famille va bien, ; que la situation lui apparaît comme très satis-; faisante. Essad pacha exilé Le prinqe Guillaume, après une longue con-> | férence à laquelle prirent part le chargé d'af-t fa ires d'Italie et le ministre d'Autriche-Hon-grie, a décidé qu'Essad pacha, après avoir signé un engagement de ne pas rentrer en Albanie sans sa permission, passerait à bord du vapeur italien «Benghazi» et serait dirigé sur . Brindisi.Le vapeur «Benghai» a qu'tté Durazzo immédiatement ayant à bord Essad pacha et sa femme. Il est arrivé mercredi soir à 11 heures <i t Brindisi. Essad pacha et sa femme partent aujourd'hui pour Rome, pour avoir une conférence avec le ministre des affaires étrangères d'Italie. MONTENEGRO Le cousin pauvre ' A la suitde d'une démarche du ministre du Monténégro, le gouvernement serbe a fait sa-i voir à Cettigné que la Serbie était disposée ~ à accorder au Monténégro l'emprunt de 1 mil-~ lion de francs, sollicité par lui et nécessaire pour couvrir une partie du déficit budgétaire. * i Une première somme de 360,000 francs va être immédiatement envoyée à Cettigné. Cet acte de bienveillance fraternelle a produit, dans tous les milieux monténégrins, la plus profonde impression. En réalité on se doute fort que c'est avec l'argent de la Russie que la Serbie fait cette avance. TURQUIE Illusion officielle Dans son discours d'installation, le nouveau président de la Chambre, Halil bey, a dit, entre autres choses: «Les autres nations rappellent toujours les causes de leurs malheurs ef gardent le souvenir des territoires qu'elles ont perdus; c'est pour cela que ces nations conservent l'espoir dans l'avenir. Du haut de cette tribune, je vous prie de ne pas oublier notre bien-aimé Salonique, berceau de notre liberté; Monastir, Kossovo, Jànina, toute cette belle Roumélie. Je prie nos professeurs, nos écrivains, nos poètes de redire dans leurs leçons, dans leurs écrits, dans leurs poèmes, pour les nouvelles générations, que nous avons, au delà des frontières actuelles, des frères à sauver.» MEXIQUE Huerta céderait Le général Huerta a déclaré qu'il autorise les médiateurs mexicains à offrir sa démission si elle était nécessaire pour résoudre la crise. Les défections La situation semble très grave à Mexico. On s'attend à des émeutes. M. Urratia, ancien ministre de Huerta, est arrivé à Vera-Cruz dans un train de réfugiés; c'était l'exécuteur des hautes œuvres du président Huerta, dont il aurait fait disparaître secrètement un certain nombre d'adversaires; il n'en a pas fait le compte, d'après des déclarations que lui attribué le correspondant du «Daily Chronicle». Aujourd'hui il est en fuite lui-même pour se mettre en sûreté, soit contre le dictateur, soit contre les représailles dont les constitution-nalistes menacent ses partisans. Il dit que 13 gouvernement du général Huerta chancelle et est menacé à chaque instant d'un soulèvement.Succès des constitutionnalistes Le général Villa a battu 5,000 fédéraux à : Pareden. Les fédéraux ont subi de grosses j pertes. Deux de leurs généraux ont été tués. • Le général Villa a fait 800 prisonniers. Il a j pris plusieurs mitrailleuses et une grande | quantité de munitions. Cruautés de la guerre civile Le général Villa annonce que dans un com-: bat à Zertudho, le général fédéral et trente-deux officiers de son état-major ont été faits prisonniers et exécutés sur-le-champ. j i BILLET PÂRLEIITM j Le 21 mai 1914. Le Sénat s'est donné un congé hier ma-; tin; les sénateurs sont allés voir la revue, j tout comme le vulgaire public, j L'après-midi, il a été en nombre suffi-{ sant pour voter une série de lois et de bud-• gets, lesquels? peu importe; le Sénat ne fait plus attention à ce qu'il est bien obligé de voter, pourquoi le public s'en occuperait-il. Les votes émis, la plupart des sénateurs quittent la séance pour aller prendre le frais. Devant une vingtaine de dévoués se pour-j suit l'examen de la question de savoir-si la i future société pour la construction de mai-| sons à bon marché aura le droit d'expro-j priation des habitations malsaines. Ce droit | a été vivement critiqué par M. Alex. Braun; malgré l'avis de Mgr Keesen, M. de Broque-ville fait voter un amendement réservant le droit d'expropriation aux seules communes. Tant mieux, c'est une parcelle de l'autonomie communale qui est sauvée. Les articles du projet ayant été admis successivement, le vote sur l'ensemble aura lieu vendredi, quand le Sénat sera en i nombre. i II en est de même du budget de la gendar-j merie et de celui de la guerre. Jean GOSSING. Nouvelles de l'Étranger L'Atlantique en aéroplane Le «Standard», annonce que M. Gustave Hamel fera la traversée de l'Océan Atlantique cette année sur un monoplan. Il partira de Terre-Neuve. Il calcule que son voyage jusqu'à Galway (Irlande), soit 2,500 kilomètres durera environ vingt heures. Le président Bidault de l'isle La Cour de cassation de France constituée en conseil supérieur de la magistrature, après avoir entendu à huis-clos le conseiller Maillet dans son rapport sur le cas de M. Bidault de l'Isle qui lui est déféré d'ordre du garde des sceaux à l'occasion du renvoi qu'en sa qualité de président de la chambre des appels correctionnels il a accordé dans l'affaire Rochet-te, a décidé d'entendre ce magistrat. C'est le 11 juin prochain qu'assisté de Mtre Mornard, président du conseil de l'ordre des avocats à la Cour de cassation, le président Bidault de l'Isle sera, toujours à huis-clos, invité à fournir ses explications personnelles. Les menaces de l'Etna Interviewé par le correspondant du «Gior-nale d'Italie», le professeur Ricco, directeur de l'Observatoire de l'Etna, a fait des déclarations très pessimistes: «J'ai pour devoir d'annoncer, a-t-il dit, que, d'ici à deux ou trois ans, cette région, déjà si cruellement frappée, subira une crise encore plus considérable. Puisse Catane résister à cette nouvelle catastrophe! On peut l'espérer, car la solidité de ses constructions lui à permis, jusqu'à présent, de ne pas s'écrouler sous la poussée des tremblements de terre. Je constate que plusieurs nouvelles bouches érupti-ves se sont formées dans le grand cratère; entre le cratère habituel et celui que nous appelons le «vieux cratère», un autre cratère s'est très nettement dessiné. La lave liquide s'y trouve comme un véritable lac de feu; le bouillonnement de cette lave est encore insignifiant, mais une augmentation me semble inévitable. N'est-il pas préférable, pour les populations environnantes, d'être à peu près exactement fixées sur l'insécurité de cette contrée douloureuse? Le Vésuve s'effrite On écrit de Milan que le Vésuve donne des signes inquiétants d'activité. On s'attend à l'éffondrement du bord du cratère qui fait face à Ottajaro. Le gouvernement a placé un détachement de carabiniers de ce côté pour ecarter les touristes et les avertir du danger. On rappelle, à ce propos, qu'il y a deux ans, environ, un nombreux groupe de touristes l'échappèrent belle. Un cône de cendres qu'ils venaient de quitter depuis moins de cinq minutes, s'affaissa avec un bruit de tonnerre et disparut dans l'abîme, en anéantissant la station supérieure du funiculaire et le bâtiment l'agence Cook avait construit, au fond du cra-cratère. NOS ÉCHOS Les souverains danois à Anvers C'est donc aujourd'hui, à 2 heures un quart, que le roi et la reine du Danemark viennent à Anvers avec le roi et la reine des Belges. C'est une visite n'ayant aucun caractère officiel; nous avons dit hier le but du voyage: une excursion sur l'Escaut, entrée des bassins par l'écluse Royers, descente à terre, suivie de la visite des nouveaux bassins en automobiles et retour à Anvers; départ par la gare centrale à 5 heures un quart. Plusieurs Anversois sont invités à prendre part à l'excursion; citons le bourgmestre De Vos, les députés Franck et Royers, M. De Winter, ingénieur en chef des installations maritimes de la ville d'Anvers, ainsi que M. Ch. Le Jeune. * * * Au cinéma Le programme de la réception des souverains danois à Bruxelles, laissait disponible la soirée d'hier. Nous ne savons comment le roi et la reine de Danemark ont employé ces quelques heures de congé. Quant aux Sgûes d'honneur de la reine, elles se sont amusées à aller se voir elles-mêmes au cinéma. Le cinéma Select,des établissements Pathé, établi près de la porte de Namur, exhibe Feuilleton du «Nouveau Précurseur* 19 U PLUS FORTE Grand Roman PAR Robert SA.irWBIABC Et d'ailleurs, elle est si ennuyée de sa grossesse que vous pourrez doubler vos prix. La vieille allongea la main vers le carafon d'eau-de-vie, se versa une pleine rasade et l'avala d'un trait. Puis, faisant claquer sa langue: — Alors ce sont des vicomtesses maintenant qui viennent avoir recours aux petits talents de maman Bartel? ••• Où l'as-tu connue, celle-là? — Eh! je vous l'ai dit cent fois! Elle est venue loger dans la maison meii-blée que j'habite, rue Fontaine, sur le me me palier que moi, porte à' porte, voilà trois mois. Dame! entre voisines, on fait connais sance, elle m'a conté en gros son histoire Séduite, puis lâchée. Les hommes sont si canailles! On s'est sauvé de sa famille, on es grosse, et l'on voudrait se débarrasser... Est-ce compris, mère Bartel? — Compris, compris, grogna la vieille, c< n'est pas net. Que veux-tu dire avec ton débarrasser? — Vous me comprenez du reste, ricanî Frétillon. Pourquoi me le demandez-vous? — Tu as trop d'esprit, ma fille. Moi j1 connais deux sens à ce mot. On débarrasse et l'on débarrasse, mais les prix sont différents. Dans un cas c'est tant, dans l'autre... J'ai mon tarif. — On le connaît votre tarif numéro deux. Il est cher.et j'en sais quelque chose. — Dame, trouve-moi quelqu'un pour risquer à meilleur marché le cabinet du curieux.On sait qu'en bas argot de voleur le mot «curieux» signifie le juge d'instruction. La veuve Bartel avait prononcé sa phrase avec, un ricanement sinistre. Et toujours fumant, le bossu approuvait la facétie par un gros éclat de rire. — Oh! certes, reprit Frétillon, vous travaillez clans les prix doux. Vous êtes sans peur, sinon sans reproche. ... Ah ça! vous n'avez jamais eu de méchantes affaires dans votre vie? — Que veux-tu dire avec tes méchantes affaires? — Mais... une petite conversation par exemple avec ce curieux dont vous venez de parler. — Si fait, riposta la veuve d'une voix rauque sans timbre. —r Vraiment! il y a longtemps de cela? — Oh! oui, il y a bien longtemps. — Bah! contez-nous cela, mère Bartel — L'aubergiste demeura un instant silencieuse, comme absorbée dons quelque loin- ; tain souvenir. Puis, toujours de cette voix étrange, et scandant ses mots: ; — J'ai voulu tuer! — Vous, la douceur incarnéel... un cœur du bon Dieu!... fit railleusement Frétillon. l La vieille ne répondit rien. Sa face s'était contractée, son œil flamboyait, lançant des lueurs de haine sauva-3 ge, et sur sa lèvre, qui écumait, l'horrible sourire s'était encore accentué. — J'ai voulu venger mon fils, dit-elle enfin, j'avais décidé que je supprimerais celui qui me l'avait tué, un monsieur, un noble, un marquis Je n'ai pas pu!... Le gredin se méfiait de moi. Il avait peur, ah! Il m'a fait surveiller et j'ai dû passeï dans le cabinet du juge Aujourd'hui je suis trop vieille, je ne peux plus, n'oserais plus. Sa voix, maintenant montait, sifflante, dure, avec des intonations de rancune fé roce. Frétillon la regardait avec curiosité mêlée d'effroi. Quant à M. Adolphe, la tête sur la table il commençait à sommeiller. — On vous a tué votre gosse, la mère, de manda la danseuse — Oui, s'écria la veuve en s'exaltant, ur beau garçon de vingt-deux ans, un hercule fort, robuste, bien découplé, la coquelucht de toutes les filles. Ah! dame, moins dur que moi à la beso gne, trop enclin à la boison et à la maraude Là-bas, au pays, il ne se gênait guèr< pour bazarder tout ce qui lui tombo.it sou: la main. Il se fit pinCer. Trois mois de prison, bonnes gens! Est-ce possible, je vous le demande, d< frapper ainsi une jeunesse?... Puis, quand il lui fallut faire son servici "militaire, on l'envoya parmi les «joyeux» au bataillon d'Afrique! Et quelle existence fut alors la sienne! Un trimage de tous les moments, de chefs plus brutes que les brutes. Le pauvre garçon connut toutes les dou ceurs du métier, la «crapaudine» et les «si los»! Il y avait une canaille de sergent qui s'a chaînait sur lui. Il fallut en finir avec un tel particulier! Aussi, un jour, au piquet des punitions où l'autre l'avait condamné à faire, sous le soleil d'Afrique, en plein midi, sac au dos, flingot sur l'épaule, cinquante tours dans la cour de la caserne, mon fieu n'y tint plus. Il sortit du rang et s'en alla camper un coup de baïonnette à son bourreau. Il le tua net! C'était juste et c'était mérité Eh bien! il s'est rencontré une autre canaille, un officier, un colonel, président du conseil de guerre, pour condamner à mort le pauvre enfant. Les gredins me l'ont fusillé!... Ils me l'ont fusillé!... Ah!... Et saisie d'une frénésie de rage sénile, la veuve crispait les poings et tapait sur la table. ; — Marquis de la Rochebriant! Colonel de malheur! vociféra-t-elle. Ah! si je pouvais l'avoir, le tenir là, entre mes mains! Et elle tordait ses doigts osseux, contour nait ses bras de squelette avec le geste d'é ' tranglcr une victime. Puis grinçant des dents avec le désespoii d'une impuissante fureur. 1 — Mais non, je ne puis rien, je ne puis 1 rien! je suis trop vieille. — Voici ma comtesse! s'écria Frétillon î calmez-vous, la mère! ' La voiture, en effet, venait de s'arrêtei devant la porte de l'hôtel. 5 II LA VICOMTESSE IRENE DE NANCY Frétilon s'élança hors de la chambn pour courir au-devant de la visiteuse. L'instant d'après elle revenait accompa , gnée d'une femme de haute stature, entière ; ment vêtue de noir, le visage soigneusemen i masqué par un long voile rabattu. | Eli tenait à la main un petit sac de ma i roquin rouge. i Le bossu cependant, s'étant réveillé, se ; frottait les yeux. Il regarda la nouvelle arrivée et^tout aus ; sitôt étouffa un juron. ! Puis, replaçant sa pipe entre les lèvres ! il darda sur la vicomtesse un œil aigu e : fouilleur, cherchant à découvrir le: i traits si obstinément cachés sous le sombn | tissu. — Mme la vicomtesse Irène de Nangy j mon amie! dit Frétillon en présentant l'in j connue à la veuve Bartel. j Celle-ci fit quelques pas au-devant de h ! visiteuse et d'une voix qu'elle s'efforçait d< | rendre affable: j — Soyez la bienvenue. Frétillon nous f j annoncé votre visite. : Vous avez bien fait de venir ici. ! Vous ne serez nulle part aussi bien ser j vie qu'en mon hôtel. Elle fit une pause, s'attendant peut-êtr< à une réponse qui ne venait pas. Etait-ce l'aspect équivoque de cette bou tique de brocanteuse, ou plutôt la figun et la voix de Mme la Mort qui l'impression i naient péniblement.? i Toujours est-il que l'amie de Frétillon de meurait silencieuse, tandis que des fris sons nerveux secouaient ses épaules. ■ : — Allons, s'écria Frétillon avec impatien , ce, qu'est-ce qui te prend? i Voilà que tu commences à trembler com me si tu avais la police à tes trousses. ^ : On ne va pas te manger biensûr! | Tu es en sûreté ici, parmi des amis, de personnes de confiance! s — Oh! oui, de toute confiance et de tou honneur, fit la veuve avec une intonatioi • qui ressemblait à un riro étouffé. i ; Otez votre chapeau, ma petite dame, et prenez place. Mais, au lieu d'obéir, l'inconnue, par un mouvement plein d'effroi, serra son voile i dans sa main, comme si elle eût craint qu'on voulut le lui arracher de force. Puis, d'une voix à peine intelligible, elle murmura: Vous avez m'a-t-on dit, des cliambre9 ; meublées. ; Vous voudrez bien m'en louer une? ! — Mais avec plaisir, répliqua l'aubergiste; j'ai justement h votre disposition la chambre numéro 15, un vrai bijou, un palais que je réservee pour mes clientes huppées, duchesses ou marquises, quand il m'en vient. ! — Vous en vient-il souvent, la mère? demanda Frétillon narquoise. — Oui, fit impudemment la veuve, il m'en arrive quand elles sont dans l'embarras. Elle avait prononcé ses mots «dans l'embarras» avec un tel cynisme et une telle audace que l'inconnue ne put réprimer un i nouveau tremblement. — Voulez-vous monter voir vos apparte-- ments chère madame? ajouta la veuve ; avec emphase. De la tête l'étrangère fit un signe d'acquiescement.— Adieu donc, Irène, cria Frétillon, porte-toi bien, ma fille. Moi, je m'en vais. — Quoi! vous partez! s'exclama la visiteuse consternée. Oh! ne m'abandonnez pas, de grâce! ne me laissez pas toute seule ici! Et elle saisit le bras de la danseuse do s l'Elysée-Montmartre comme pour imp'orer sa protection. t — Te laisser toute seule ici! s'écria Fré-î ; tillon en se dégageant. ! Ah bien! tu es polie pour mes amis.

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This item is a publication of the title Le nouveau précurseur: journal du soir belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1902 to 1914.

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