Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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16 February 1917
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s.n. 1917, 16 February. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 20 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/qb9v11wq07/
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2S* ANNEE — Série nouvelle - N° 8SÎ Lie Numéro lO Ceatîme?! (S Centimes ara Front) ^TENDEEm 16 FEVRIER mf, RÉDACTION & ADMINISTRATION 93, ru» Jean-Jacques-Rousseau, 33 PARI S téléphone : Gutenberg 139-65 BUREAUX AU HAVRE: 28"p, rue de la Boums - LE HATRE TÉLÉPHONE : n° 64 BELGE .. 1 LONDON OFFICË s 21, PANTON STREET liieester Square, S. IV. Directeur : FÊRNANO NfcURÂ¥ LE XXE SIECLE ABONNEMENTS France...;. 2fr.50 par mois > 7 fr.50 par trimestre Angleterre. 2sh. Sd. par mois » . 7sh,6d. partrimestr» Autres pays 3 fr. — par mois » 9 fr. — par trimestpa PUBLICITÉ Sitar i l'AiniBislratlai da Jonrnu ou à l'Ofrice de Lonares Les petites annonces sont également reçues à la Société Earopêcnoo de fnbiteité, 10, me de la Victoire, Pari», qui en a le monopole pour Paris. Quotidien Belge paraissant au navre et a i-'ans tlT£HIUi:iMLE il 11 imhIMi Etranges réponses de socialistes neutres au cri de détresse des ouvriers belges \ ? ' | Le parti sooialis'e Zurichois (interdit à .2 Suisse de s'opposer à une invasion allemande ! . Au début du mois de décembre 1916, parvenait au Havre un cri de détresse émouvant des ouvriers belges appelant à leur secours les ouvriers des pays neutres. Menacée de l'esclavage p^** l'Allemagne i jet comprenant que les sacrL'es et l'héroïsme des ouvriers des pays alliés ne pourraient avoir raison cie la force allemande assez rapidement pour empêcher cette monstrueuse iniquit , les ouvriers belges se tournaient vers leurs frères des pations non belligérantes. • Au nom de la solidarité internationale des travailleurs, ccrivaient-ils, la classe ou-'vrière de Belgique, menacée tout entière de l'esclavage, de la déportation et du travail forcé au profit de l'ennemi, adresse à la fiasse ouvrière un appel suprême d'assistance énergique et efficace. Plus de paroles de sympathie, mais des actes. « Vous êtes des hommes, ix/us nous comprenez. » Et, après avoir fait 1111 tableau poignant «du martyre du peuple belge, nos ouvriers adjuraient leurs camarades en quelques rnots ayant la puissance du « saltem vos ftrnici mei » de l'hymne des morts : « Maintenant la classe ouvrière belge regarde du côté des puissances neutres. » Elle se demande si cette fois, devant ce crime de lèse-humanité, leur conscience révoltée ne va pas leur inspirer enfin le geste d'énergie qui convient. Laisser commettre un aussi abominable forfait, n'est-ce pas s'y associer ? La classe ouvrière de Belgique se demande avec angoisse si les neutres, cette fois encore, se laveront les mains comme Ponce-Pilate sous prétexte que les calomnies allemandes né sont pas d'acecrd avec les plainte# ■de leurs victimes ? La Belgique, martyre du droit, ne veut plus de constatations verbales, ni de sympathies platoniques. Elle veut des actes. Les neutres et leurs classes dirigeantes laisseront-ils faire ? Laisseront-ils reculer la civilisation jusqu'aux âges barbares où le vainqueur menait les populations vaincues en esclavage ? Laisseront-ils anéantir la classe ouvrière d'un peuple civilisé ? Si les autres agissent ainsi, si le monde doit assister encore une fois à un tel spectacle de lâcheté, vous, du moins, soyez nos kimis et nos sauveurs. » VOUS, DU MOINS !... Qu'avons-nous vu depuis deux mois que i jcet appel tragique nous est venu de Belgique ? ' Trois cent mille ouvriers belges ont été déportés en Allemagne, soumis aux plus atroces traitements et obligés de travailler contre leur patrie, au service de leurs ennemis. Il y a bien eu des protestations •verbales et platoniques, mais on n'a vu nulle part un gouvernement neutre esquisser un geste énergique et efficace contre la traite des ouvriers belges par l'Allemagne. On n'a vu nulle part non plus la classe ouvrière d'aucun pays essayer d'imposer à son gouvernement les actes que jréclamait la classe ouvrière belge- On nous dira peut-être que ni les ouvriers, ni les gouvernements des pays [neutres ne pouvaient faire plus qu'ils n'ont fait ? Admettons-le un instant :• n'en ré-•sulte-t-il pas qu'on ne peut pas compter 'davantage sur la solidarité internationale 'des travailleurs que sur la solidarité des peuples civilisés ? Mais, il y a pire. ' Tandis que l'organe des socialistes ita-8iens officiels — des socialistes. alliés ! — refusait d'accueillir dans ses colonnes les plaintes des ouvriers belges, on a vu des socialistes neutres voler au secours de ^'Allemagne ! En Hollande, les leaders socialistes ttroelstra, Yan Kol et Alberda ont secondé Kle tout leur pouvoir la manœuvre tentée par Scheidemann et Ebert auprès des socialistes alliés et neutres avec le contreseing de M. Camille Huysmans. Aux Etats-Unis, Gompers s'efforce de retenir dans la neutralité le seul pays qui, •depuis deux mois, ait songé à créer des 1 difficultés sérieuses à l'Allemagne. Et c'est au nom même du dogme pacifiste de l'In-ternationale que le leader syndicaliste américain fait ainsi les affaires du militarisme (Prussien. _ Au nom de ce même principe, des socialistes suisses viennent de décider que si jour l'Allemagne envahit leur pays *pour surprendre la France, ils s'opposeront de toutes leurs forces... à ce que la Suisse l'en empêche. ^ oici ce qu'on peut lire à ce propos dans Je 'Journal de Genève du 15 février : Le parti socialiste officiel s'engage de Î>lus en plus dans une voie qui ne saurait ui valoir l'approbation du peuple suisse, il •nie paraît vouloir se mettre à l'avant-garde ile l'anlimilitarisme international le plus intransigeant. 11 a prononcé un brutal ostracisme contre la société du Griitli, laquelle Teprésente le socialisme autochtone suisse. l-.es organes du parti traitent les griitléens de !« traîtres à la cause ouvrière ». Ils acceptent sans réserve les doctrines de Zimmer-*vald et de Kienthal. Mais il est un grand nombre de socialistes suisses qui ne peuvent accepter sans réserve ces idées-là. Le congrès du parti socialiste zuricois "vient de se réunir à Tœss. La majorité de ,1a commission proposait de s'organiser dès Wuuntenant pour entraver la participation de 1 cuissf .«iuvjiejce, a louie gucnc ^îucmc vn_- i însive) et cela par tous les mo3rens tels que 1 émonstrations, grèves, refus de service mi- ! taire. Quelques-uns des orateurs les plus utorisés du parti, MM. Pfluger, Seidel et ang, ont fait de grands efforts pour empê-her cette'décision néfaste. Leur éloquence a aru un moment ébranier Pass.stance, mais lie n'a pas changé le vote, les délégués étant iés par des mandats impératifs. La proposi-ion tendant à organiser un référendum de dus les membres du parti a été repoussée iar une majorité de trois voix. Puis. PAR 9 VOIX CONTRE 65, ju .^i<MBLEE .1 Dc.- :ide qui; si la susse était envahie, ,ES SOCIALISTES- DEVRAIENT REFUSER ~)E PRENDRE LES ARMES POUR LA DEPENDRE. Nous sommes du reste persuadés jue, dans un cas pareil, la quasi unanimité les socialistes désobéiraient à cette infâme :onsigne et feraient leur devoir envers le >ays. Préféreraient-ils peut-être qu eux-mè-nes, leurs femmes et leurs eafants subissent e sort ue la malheureuse population belge ? 3nt-ils envie d'être emmenés en esclavage et le voir les leurs chassés de leurs foyers et nourant de faim sur les routes ? Désirent-ils •oir dévasté et à jamais ruiné le pays qui es protège et les nourrit ? Ce n'est pas à •roire. » Inutile de dire que ces gens-là ne se ;oucient pas beaucoup d'agir énergique-nent pour arracher les ouvriers belges a .'esclavage boche... . "" LE IflllLLEiljiï J3EJ1 BELGIQUE Le Vatican s'y intéresse vivement Milan, 15 février. — La Correspon-dencia écrit : « On assure do bonne sourcei que le Pape s'intéresse vivement à ce que le ravitaillement de la Belgique et d'es Mitres territoires occupés, qui a été assuré jusqu'à présent par les neutres, ne sait pas interrompu- On annonce de Washington qu» le gouvernement les Etats-Unis est en pourparlers à ce sujet avec les gouvernements de la Suisse, 'da la Norvège, de la Suède et ■ du Danemark- » LES AGENTS AMERICAINS Rotterdam, 15 février. — Las agents américains de la Commission de ravi' taillement ont été invités à quitter leur poste dans les départements envahis. L'Agence C. R. B. à Rotterdam a fait sa,voir qu'elle continuait ses opérations. Des mesures sont prises par le; gouvernement français pour obtenir qu© des agents neutres soient promptement substitués aux agents américains dans le nord de la France. ECHOS Un conseil de cabinet i'est tenu, jeudi après-midi, à Sainte-\dresse, sous la présidence de M. de Bro-ïueville.Le statut des réformés i La Commission chargée de rédiger le sta- \ .ut des réformés s'est réunie à Sainte-adresse pour achever ses travaux. Le Con- . ?eil des Ministres sera saisi incessamment, lu projet d'arrêté qu'elle a. élaboré. Le lieutenant-général Orth :hef de la mission militaire belge à Londres, va bientôt quitter cette ville pour se 'endre au grand quartier général britannique en France. Il sera remplacé par le ieutenant-général vicomte de Joughe d'Ar-ioye.Union sacrée La Ligue Belge des Droits de l'Homme >rganise à Londres un meeting dont l'un 3c$ objets est de rechercher si Ja constitution est morte et l'autre de démontrer 'urgence du contrôle parlementaire. Elle annonce que des orateurs connus, appartenant à tous les partis, y prendront a parole et cite les noms de MM. Louis de Brouckère, IL Billiard et Van de Perre, iéputé catholique d'Anvers. Mariage Jeudi matin a. été célébré, à -l'église paroissiale de Sainte-Adresse, 'e mariage de Mlle Edmée Patris, fille de notre collaborateur et ami Edmond Patris, et» de Mme Patris, née de Landsheere, avec lalj pliant Charles Gvssels, indus:,r'el à iJruxtl-es, fils de Mme veuve Gustave Gyssels-Lightford.Les témoins étaient, pour la mariée, Mme Jules Renkin et Ai. le représentant Emile Boval, commissaire général du ministre de la Guerre; pour le marié, le général Jean Meiser et Je médecin de bataillon Max Kufferath. Nous prions les jeunes époux d'agréer nos félicitations et nos meilleurs vœux de bonheur. Nourriture assurée On relève, depuis quelque temps, dans les journaux suisses, de nombreuses annonces demandant des domestiques pour Berlin. L'offre se termine généralement par ces mots : « Bons gages et nourriture assurée. » La- phrase demande à être interprétée-: On sait que tous les sujets helvètes qui se rendent en Pang-ermanie ont droit de se faire adresser de Suisse des envois réguliers de victuailles. Bons gages.et nourriture assurée veut donc dire que l'Allemand paiera un domestique, mais que ce- Inî.r-i -n/HTPTnra. s on mnît.rp LES Fspims EXHCUIEHI h \mmm se main heurs détachements atteignent la deuxième ligne allemande entre l'Oise et l'Aisne Pari?, 15 février, 14 heures. Entre l'Oise et l'Aisne, nous avons exécuté, hier, dans la journée, un coup de main sur les tranchées ennemies de la région de Puysalène. Nos détachements, poussant jusqu'à la deuxièms ligne allemande, ont bouleversé les ouvrages et Isa abris tï infligé des pertes eansibles à l'ennemi.En Champagne, la lutte d'artillerie a été violente pendant la nuit, dans ie secteur de la Tourbe. Assez grande activité de patrouilles dans les régions de Vailly (est de Sois-sûns), du bois des Caurières, et au su'i ouest de Chauvoncoiirt. Mous avons fait de3 prisonniers. ■ — La asarck ?ers Bagdad inquiète l'Allemagne Zurich, 15 février. — Le major Endres, dans la « Gazette de Francfort », considère que « l'opération anglaise vers Bagdad est préparée cette fois 'soigneusement, a Il ajoute : • • « Kut-el-Amara. est atteint et, derrière leur front, les Anglais c-onstruiseni une voie iterrée, amènent des renforts et développent les succès remportés contre la 6* armée, turque. Sur ce théâtre de la guerre, ie printemps "verra sans doute des combats sérieux pour l'a possession de Bagdad. » Uae poudrerie saute à Seuville-sur-SaoEti Lyon, 15 -février. — La poudre l ie de ville_sur-Saône, à 10 kilomètres die Lyon, a été détruite après plusieurs explosions provoquées par l'incendie qui s'est déclaré, roer-credii onatini, a 10 lï. 4o. 3"ans îès ateliers. Trois cents ouvriers y travaillaient, à ce moment. Le nombre des morts n'a pu encore être établi. Dix blessés sont dans un état désespéré. Les dégâts matériels causés dans la localité sont importants L'enquête n'a pu déterminer les causes du sinistre.. Les explosions successives ont empêché de combattre le feu. Touffe la nuit, les sapeurs ont inondé les trois principaux foyers de l'incendie et les travaux de deblayement sont commencés. Toutes les autorités civiles et militaires sont sur les lieux du sinistre. LglSDLOIWlini est iBiraiiaw flous ferons la guerre josqa à ee que l'ennemi subisse notre volonté Londres, 15 février. — Commentant j l'interview du maréchal Haig, le Times \ écrit dans son éditorial : « Si nous ne pouvons pas, dès cette ! année, battre suffisamment l'ennemi pour : qu'il accepte nos conditions de paix, nous n'hésiterons pas à continuer la guerre jusqu'à ce qu'il soit forcé de su- * bir notre volonté. Nous sommes certains que c'est également le but que s'est fixe la France. Elle s'efforce, comme nous, d'atteindre ce résultat d'une façon aussi résolue que nous le poursuivons. Elle partage de toute son âme le désir que nous nourrissons que les deux nations et les deux gouvernements pensent, sentent et agissent ensemble pour la cause commune de la civilisation et pour laquelle la France et l'Angleterre ont tant fait. » 3^c— ; Les aviations français! et russe ôQiïiaameni Un appareil allemand abattu Paris, 15 février. Hier matin, un avion allemand a été ibattu en combat aérien. L'appareil est ombé en flammes dans nos lignes entre Rustines et Morey (Meurthe-et-Moselle). Dans la journée du 14 et dans la nuit lu 14 au 15, nos escadrilles ont bom->ardé avec succès les terrains d'aviation de Colmar, de Varennes et de Matigny, la çiare d'Athies et les bivouacs de Curchy. Pétrograde, 15 février- * Nos aéroplanes ont jeté des bombes sur la gare du chemin de fer de Towursk à l'ouest de Kovel et sur les dépôts de cette gare. Des pilotes ont jeté des bombes sur a gare de JRoden-Pois, d l'ouest de Riga, sur le bourg de Livengof, auprès de Friedrichstaat, sur Waleika-Svlatitza, au bord du lac Kygonoutski, au sud de Kise-line, sur la gare de Radziwi'low, dans la région de Riga, au sud de Friedrichstadt et « l'ouest de Dvinsk. Trois avions ennemis, attaqués par notre feu, furent obligés d'atterrir dans les positions ennemies. A l'ouest de Kovel, le pilote capitaine Kostretsky, eut à soutenir six luttes avec les avions allemands. Nouvelles de la Patrie Belge À BRUXELLES La succession Ue Von Bissing On le disait parti pour de bon, et l'on ajou-■puis ce dernier a été abaissé du titre de suc-tait crue le général Von Huene le remplaçait ; cesseur au rang de simple intérimaire, puisque Von Bissing est rentré a. Bruxelles. ' Mais voilà : v est-il retourné pour de bon t Continuons à enregistrer toutes les informations qui circulent i ce sujet en reproduisant îes 'ignés suivantes de la « Métropole >. : « Une dépêche d'Amsterdam dit que le retour du général Von Bissing à Bruxelles n'est nue provisoire. Ou mentionne comme ses successeurs probables l'amiral von Tirpitz et Xo grand-duc de Mecklembourg. » Les misères des déportés — Le ravitaillement Un de nos amis nous communique des nouvelles î-éeenies qu'il a reçues de Bruxelles. On" possède déjà dans la capitale des nouvelles au sujet- des cinq ou GOO Bruxellois enlevés lors de la première rafle. Ils sont dans la misère la plus complète et subissent toutes sortes de mauvais traitements. Il en est mort dix-huit en quelques semaines, et un autre a déjà, été renvoyé au pays, à cause de son état maladif. Le froid persistant, qui entrave les communications intérieures par eau, cause de graves soucis au sujet du ravitaillement. Jusqu'au jour où ces nouvelles ont quitté Bruxelles, les effets du gel des canaux ne s'étaient pas trop fait sentir; mais on redoutait de sérieuses complications. Il semble qu'on craigne également en Belgique occupée, une interruption du ravitaillement, à la suite de l'attitude énergique des Etats-Unis. . , A Bruxelles, la température s est abaissée, la nuit du 3 au 4 février, à 22 degrés sous 0. On distribue au^ ménages pauvres le charbon amassé en réserve dans les écoles. Pour ce motif, toutes les écoles ont été fermées. DANS LA CAMPINE Nouvelles du pays de Lierre Les rares produits alimentaires qu'on peut encore se procurer â Lierre — les Allemand? ont raflé la majeure partie — sont, vendus à •des prix fort élevés. Le « Verwaltungschef », baron von Lut?:, a remis en vigueur les prescriptions relatives aux prix rnaxima. Le? acheteurs et vendeurs sont de nouveau passibles de peines de prison1 et de peines d'amen-'dp pouvant aller jusque 10.000 marks. Les Allemands ont autorisé des ventes publiques de coupes de bois dans les environs. Le voyage de Lierre à Turnhout par vicinal ûmp. »ius de deux heures. En février, il y aura une nouvelle réparti- | tion de terris en friche aux nécessiteux, d'à- i près l'importance des familles DANS LE EAINAtJT Un peu de travail pour l'industrie La Compagnie centrale de Haine-Saint-Pierre a reçu une commande de quelques hangars métalliques pour le port. d'Anvers. La firme Parys, de Marchienne-au-Pont, a rri?u une commande analogue, n y aura donc du- travail pendant cet hiver. Les usines de Bourg, à La Louvière, ont-reçu une commande comportant des transformations de quelques vieux tanks à pétrole d'Anvers, en cuves de brasserie. A ARLQ2T L'alimentation populaire — Le régime des économies •Le Conseil communal d'ATlon a décidé que le Comptoir communal pourrait, le cas échéant, et après enquête sur la situation de fortune des intéressés, délivrer certaines denrées, â titre gratuit, aUx ménages arlonais qui ont perdu leur soutien à la suite des déportations.Il a été entendu qu'une nouvelle démar- * che serait faite auprès de l'autorité allemande par le Collège échevina'l, h l'effet de hâter la livraison aux marchands de charbons des quantités. de combustible qui leur sont né-cessaires pour satisfaire leur clientèle. De ; nombreux établissements publics ont déjà épuisé leur approvisionnement, et, par suite de la pénurie de charbon, on a envisagé la fermeture de certaines écoles. Par mesure d'économie et d'assistance, et vu la pénurie actuelle des chevaux, le service de la ferme des boues sera effectué provisoirement au moyen de charrettes à bras, conduites par- trois équipes de deux ouvriers chacune, sous la direction de l'égoutier de la ville et la surveillance de la police locale. NOUVELLES DE PARTOUT Le froid Le froid anormal dont on a beaucoup souffert ces dernières semaines, a fait cruellement sentir ses effets en Belgique occupée. Il était aggravé, comme un peu partout, par la disette de charbon. A Liège au cours do la nuit du 3 au 4 février, le thermomètre est. desrendu Ci. 18 degrés sous zéro,! Plus de (>00 compteurs h gaz sont gelés ét beaucoup de réverbères ne fonctionnent plu a ou presque olus. LE CONFLIT GERMANO-AMÉRICAIN i'AUIEHAGNE ET It'AOTHIGHE coupent les derniers ponts ne note officieuse viennoise déclare que la décision des Empires centraux reste invariable L'officieux Bm*e;au & t correspondance "iennois .publie la nouvel!® note que voici : uLës jcnirnavx autrichiens, commentant l nouveau içi visite de .l'empereur d'Aile-nagne A Vienne et la situ-aton criée 'par a guerre sous-marins à outrance, déclO' "ent que la décision prise par les puissant : es centrales afin de terminer la guerre, nvmptenrient par les moyens les plus ef-ïcaces est invariable: elle restera inva-iable même si . l'Amérique cherche à mousser à l'extrême la situation créée à 'empire d'Aillcm-agne par la rupture des ■dations diplomatiques. » LE GOUVERNEMENT AMERICAIN PREN3 UNE ATTITUDE ENERGIQUE DANS L'AFFAIRE DU « YARROWDALE » Londres, 15 février. — On télégraphie de iVashington au « Times » : « Au cours du Conseil qui a eu lieu "nier, e Cabinet de Washington a décidé de jrendre une attitude énergique au sujet les marins du « Yarrowdale 3» retenus prisonniers en Allemagne. « Cette décision et la déclaration c'S :ielle faite par l'Allemagne que les navires neutres étaient à la veille de perdre eurs dernières chances de quitter la zone i» guerre sans être inquiétés, ont encore lugmenté la tension des rapports entre les Etats-Unis et l'Allemagne. » LE « LYMAN-LEE » A BIEN ETE COULE PAR UN SOUS-MARIN AUTRICHIEN Londres, 15 février. — D'après un télégramme de Washington, le consul américain de Rome a transmis un rapport disant que, selon une source officielle ita-i. -.np navire Lufiaa.Tt~Loe »- a été incendié par une bombe lancée par un sous-.narin autrichien, lequel n'arborait aucun pavillon. D'autre part, une dépêche de « Ex-iliange Telegraph » laisse entendre que le « Lyman-Lee » n'aurait été torpillé ju'après avertissement. LE SERVICE POSTAL ALLEMAND PAR SOUS-MARINS EST SUSPENDU Berne, 15 février. — Les « Dernières Nouvelles de Munich » du 14 annoncent que le service postal par sous-marins commerciaux est suspendu jusqu'à nouvel ordre. L'arrivée de % Gérard à Paris IL PARTI RA INCESSAMMENT POUR MADRID M. Gérard, ambassadeur des Etats-Unis i Berlin, est arrivé à Paris jeudi à 7 h. 35 du matin. Il a été reçu à la gare par M. William Martin, représentant, le président de la République, et par M. Sharp, ambassadeur des Etats-Unis à Paris. L'ambassadeur "s'est très courtoisement mais très fermement dérobé à tout interview encore que son hôtel ait été naturellement assiégé. Voici, au demeurant, les seuls « renseignements » qu'il ait fournis : — Demeurerez-voUs plusieurs jours à Paris ? — Trois ou quatre. — Où irez-vous ensuite ? . A Madrid, afin de regagnée l'Amérique par un port .espagnol, — Veiu-ez-vous à .Paris ides personnages officiels V — Peut-être. — Que pensez-vous de la! situation alimentaire de l'Allemagne ï — Ce que Je puis vous dire, c'est qu.5 dans mon ambassade, je n© manquais de rien. L'ambassadeur -a un sourire narquois. 11 reprend : , . — Il est vrai que ]la\<ais pris le soin die taiie venir d'à mon pays des vivres en abondance.lie départ de 1®. Bernstorff ON AVAIT DECOUVERT DU CAOUTCHOUC DE CONTREBANDE SUR LE BATEAU DE M. BERNSTORFF New-Yorh, 15 février. — Des agents du gouvernement américain, au cours d'une perquisition à bord du « Frederic-VIII » qui emporte M. Bernstorif, ont découvert plusieurs centaines de livres de caoutchouc dissimulées. Ce caoutchouc a été confisqué. En outre, de nombreux revolvers trouvés sur les vovageurs ont été remis au capitaine qui les rendra aux passagers à la fin du voyage. A bord du paquebot se trouvait M. Wolf von Igel, ancien secrétaire de l'attaché militaire allemand von Papen, qui était en liberté sous caution de 20.000 dollars, à raison de l'affaire du complot visant à la destruction du canal Welland. Sa caution est annulée à cause de son départ sous la protection du comte Bernstorff. L'AMBASSADEUR ALLEMAND MONTRE TOUT SON DEPIT New-York, 15 février. — Avant son départ., l'ambassadeur allemand Bernstorff s'est exprimé d'une façon très amère sur la manière dont les Américains Comprennent la neutralité. Après avoir déclaré que la blocus de l'Allemagne par les Anglais étsti) inhumain, il a ajouté : « Voua avez expédié vos marclraindises aux- Alliés parce-, qu'ils- sont, les maîtres da la mer. C'est ti nous que vous les auriez livrées si' la maîtrise des océans, nous avait appartenu. Naturellement,- les sympathies d'une -nation comme celles d'une personne, vont où elle fait des affaires. » Le « Frédéric-VIII » est parti avec plu1 sieurs heures de retard. Commentant le départ de l'ambassadetu allemand, le « New-York World dit : « Au delà de;s eau.x territoriales il sera protégé par les maries de Fran-ce er. de Grande-Bretagne ; sans la courtoisie, de ces dr-ir-; grandes naitionis .il ne -pourrait, pa.s navigue! en sûreté pendant u'e heure a.u delà, d-ii Sandy Hook. Quelles peuvent, être ses réflexions pendant oe voyage 1 H sait qu'aucun port allemand ne lu.i est ouvert et, qu'aucun navire allemand, à la. surface, ne- viendra lui souhaiter la bienvenue. Il sait qu'il doit la vie et la liberté taux .canons de l'ennemi. Cel-a, c'est, la, .majesté et l'élégance de la loi que l'Allemagne défie ex dénie à 1? (face du monde! » I E JAPON DONNE DES ASSURANCES FAVORÀKkbo A WASHINGTON Londres, 15 février. — Les « Daily News # apprennent de bonne source de Washington que des assurances, d'un caractère émi nemment favorable, ont été reçues du Japon, dans le cas où les Etats-Unis participeraient à la guerre. On peut s'attendre à une déclaration officielle à ce sujet, car elle fortifiera l'opinion publique dans l'est des Etats-Unis el dissipera le dernier verstige d'oppositio? à la lutte aux côtés des Alliés. lies menées allemandes au Mexique et à Cato LE GENERAL CARRANZA S'ENTOURE DE RESERVISTES ALLEMANDS New-York, 15 février. — Au Mexique, le général- Carnanza s'est entouré de quelques iciîmtailles de réservistes allemands qui somft rétribués par d;s sources mysité-r eu ses. Dans le. nord, les Allemands soutiennent te général Villa. Cette si; Mat-ion inquiétante provoque des commisinstaires de !i;a. part du Tim.es qui demande que l'embargo sur le matériel de guerre pour l'e Mexique s'oit plus sévère et qu'on poursuive ceux qui iouimiraienit des armes aux différentes factions mexicaines LES TROUBLES A CUBA Washington. *j février. — On annonce nue la révolution vient s>'é:.tendre de Mexico à Cuba. Le chez de la révolution est M- Gom-ez, ancien, président conservateur. Son but est d'assurer par la force des armes l'-éflieicttion à .la présidence de M. Alfred Zays, candidat icoinsierva.ieur, tandis que la faveur des suffrages populaires va au candidat Mbiéra.1, M. -Menocal, dont- lu hoaurre réputation itui .assure aussi les sympathies .américaines. Le gouvernement, de Washington a adirés et uiï avertissement pressant aux autorités cubaines. Les .troubles, de Cuba qui menacent d'iir» poser aux Eïats-ttoâs diee efforts sérieui sont induibitabfeaîient dus à l'imllhianioe aile-majnide.Au Havre UNS CONFERENCE SUR LE MAROC Au Havre, aujourd'hui vendredi, dans la salle du Grand Théâtre, M. André Lichten berger donnera une conférence sur le Mar roc pendant la guerre et sur la foire de Fez. Agrégé d'histoire, docteur ès-lettres, écrivain social, littérateur, M. André îLichtenfcterger a, par surcroît, tous les dons du conférencier. Il fut, au Maroc, l'un des collaborateurs du général Lyau-tey, et il put donc assister à l'œuvre de. pacification et de résurrection économique de ce pays, jadis turbulent et déshé rité, qui fut accomplie en pleine guerre européenne. Cette conférence est donnée sous les auspices de la Société . havraise d'enseigne ment scientifique par l'aspect. Cette Société rappelle qu'elle offre une dizaine de conférences par an. La. cotisation annuelle de 12 francs dorme droit à 3 places paj famille. Pour souscrire, s'adresser, tous j| les jours, à M. O. Seim, président. Palais de la Boursfe, escalier E; M. G. Serrurier, vice-président fondateur, 26, iue du Canon; M. F. Fouilleulo, trésorier, rue Ge néral-Galliéni, 52, et à. M. Dubois, gérant de l'Hôtel des Sociétés, 11, rue Lord-Kit* chener. : — Plusieurs centaines d'enfants du pavs de Lille, de Roubaix et de Lens sont arrivés en Hollande pour un séjour quelques semaines.

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