Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 11 August. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Seen on 10 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4q7qn60g0k/
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14*7innée — N" 351-35: Bédaotion â Administraiio Turfmarkt 31 & 31a La Haye—Téiéph.21!- Bureau à Maestricht : Hate! SuiSSS,Vrijthof,Téléph.15 à Flessingue : Slijkstraat, 6 FRANÇOIS OLYFF Directeur - Fondateur Les Nouvelles Dimanche 1! et Lundi 12 août M 3 cestfs Se numért ABONNEMENTS : .. , 1 florin psr moi Hollande: _ j§|& 2.50 fi. parSmoi gB Etranger : port en sus W ANNONCES : La ligne : 15 C. en 40 pag Réclames permanentes à forfa Journal beige fondé â Maestricht en août 1914 IUN HOMME A LA MER ou LES EMBARRAS DE FERDINAND «a» _ On parle peu de la Bulgarie en ce mo- ét< méat. C'est à peine si on lit les commu- d. niques du grand quartier généra! bulgare nti et beaucoup de journaux ont pris le parti ga j| de n'en donner qu'un résumé très succint. bj( 0 Seulement le titre de ces communiqués Ch || où nos yeux s'arrêtent à peine, nous de g; rappelle que la Bulgarie appartient aux re g pays belligérants. Un instant, la trahison de I» de ce pays, la trahison de son roi solli- so S citent et notre souvenir et notre" mépris, et fa | nous passons à des rubriques [plus ac- Se ; tuelies. - et d Bien que nous assistions aujourd'hui fr< g au prodigieux renversement de fortune de | qui se manifeste sur les champs de ba- de | taille de Champagne et de Picardie et que se » notre esprit soit absorbé tout entier par di j? les grandes poussées offensives, où se m g manifeste l'audacieux génie du maréchal | Foch, et la magnifique bravoure de ses Se g roldats, nous aurions tort de ne point m accorder aux événements des Balkans le: l'attention qu'ils méritent. Tout d'abord ar O] le manque de nouvelles, le silence pro- ve - I longé que gardent les agences de Sofia, ac 1 sont de nature à piquer notre curiosité, a | Qu'est-ce donc qui se passe au pays du F« roi Ferdinand ? Nous n'en savons rien ou fo peu de chose. Cependant le peu que nous fie savons suffit à nous faire deviner le reste de et le dernier écho qui nous parvient de so là-bas, relatif à l'état de santé du Ferdi- m nand des Bulgares, nous ouvre brusque- m M ment un vaste champ de suppositions et g £ d'hypothèses qui ne doivent pas être bien ne loin de la vérité. et Pour abréger et pour dire les choses de telles qu'elles sont, le roi Ferdinand est Vi lou. Les journaux boches parlent de son de état de santé en des termes qui ne lais- tie sent aucun doute. Quel genre de folie ? si , Non point encore la folie furieuse, mais de •cette inquiétude de l'esprit, cet égarement intermittent qui en sont les signes pré- pl curseurs. Le roi a quitté sa capitale. Il se cherche le repos et la tranquillité : il fait h; une cure. Au moins les médecins qui le m soignent n'auront pas beaucoup de peine p< à déterminer les causes et la nature de- sé son mal. Ce mal à sa source dans une di ambition immodérée. C'est cette ambition p; qui le détermina à fonder la ligue des Bal- l'j kans contre la Turquie et qui le porta e< ainsi à trahir ses alliés dès qu'il crut le le moment opportun. La Serbie et la Grèce se n'entendaient pas jouer un rôle de dupes d' et elles exigèrent leur part légitime des c< disponibles du Turc. Ferdinand fit traî- le treusement assaillir les armées serbo-grecques, mais il fut battu. L'inrervention de la Roumanie dans la seconde guerre des Balkans fut le châtiment de cette perfidie. Ferdinand qui avait rêvé d'obtenir le trône des basileus de. Byzance, arrêté jj dans son rêve ambitieux par la Russie, non seulement renonçait à toute idée de dédommagement du côté de la Macédoine, mais il était obligé au surplus d'à- et bandonner une partie de la Dobroudja. Ii d' sentit profondément l'humiliation et il sut faire partager ce sentiment à Radoslavoff et à son parti. Il eouva sa vengeance. s< C'est l'erreur de M. Delcassé et des rt diplomates qui menaient la politique de d _ l'Entente dans l'année 1915, de n'avoir « pas tenu compte du tout du ressentiment d igg du roi de Bulgarie et d'avoir tenu compte u 1 à peine de son ambition. Ce n'était point | à la cause de la liberté des peuples que C( | Ferdinand allait sacrifier l'une et l'autre. <3 | Qu'il eut suivi les suggestions des cabi- P | nets de Paris, de Londres et de Petro- S 1 grad, et son exemple eût entraîné la 0 1 Grèce et la Roumanie. Loin de se venger rc 1 sur ces pays, il aidait à fortifier leur I puissance. Quant au bénéfice, on lui de- 3' | mandait de regarder vers AndrinOple. k | Mais Andrinople n'intéresse Ferdinand que 1 parce que cette ville se trouve sur la éi 1 route de Constantinople. Entre les deux k | il y a Tchataldja, et Ferdinand savait que a SI si les Turcs étaient incapables de l'arrê- .. ter sur cet isthme où le général Radko c Dimitrief avait poussé les divisions bul- d gares en 1912, aujourd'hui comme alors „ la Russie lui aurait commandé : Tu n'iras \ pas plus loin. Reprendre la Macédoine, assassiner la g i Serbie en lui portant le coup de grâce I H dans le dos, humilier la Grèce, c'est-à- * m dire satisfaire en même temps une partie k 9 de son ambition et une partie de sa ven- a I geance, voilà qui séduisit le Bulgare. Et k JH pour que le coup ne réussît que mieux, j1 ■ il continuait encore de négocier avec k | l'Entente, rusant, concédant par ci, se g ? m rétractant par là, irritant à la fois notre n | impatience et nos espoirs. Brusquement te I f dévoila son pari : il avait misé sur le e H mauvais cheval. 1T Les profondes vue réalistes dont ce Q no- été, cette fois, obscurcies par la passioi "U" Dans le cas de Ferdinand une seule pc [are litique était la bonne : se mettre avec 1 arti gagnant. Et pendant longtemps il cri :int bien qu'il s'était placé du côté du mai ués che. L'assassinat de la Seroie, à caus ious de la défection de la Grèce, n'avait p? aux rencontré d'obstacles. L'armée de Sarra 1S0n demeurait bloquée à Salonique. La trah °'li" son "du Cabinet Sturmer avait permis d > et faire subir à la Roumanie le sort de ! ac- Serbie. Ferdinand recouvrait la Dobroudj et pour la deuxième fois, goûtait du pl; 'hui froid de la vengeance. Enfin le renvc une de Constantin d'Athènes, par les soin ba- de M, Jonnart, comblait et sa haine t que ses désirs. Il y eut un moment où Fe; par dinand put se croire le plus heureux de se mortels. chai Maintenant? La Bulgarie est épuisé< ses Sa population est décimée par les épid^ oint mies et la famine. Les soldats quittei :ans les lignes pour la montagne. Des bande tord armées terrorisent et pillent le pays. Rt )ro- venu de ses rêves ambitieux, le peup' )fia, acclame Malinof, conspue Radoslavoff qi site, a été l'exécuteur fidèle des desseins d i du Ferdinand. Et Ferdinand, humilié, ei î ou forcé de renvoyer Radoslavoff et de coi ious fier le pouvoir à Malinof qui, jusqu'à este dernier moment, avait été l'advervaire r< : de solu d'une politiqne d'alliance avec l'Ail! :rdi- magne. Enfin l'Allemagne même recor lue- nait-elle assez les services que la Bu s et garie lui a rendus ? Ferdinand pense qi bien non; le peuple bulgare crie à la trahiso et que ses intérêts sont sacrifiés à ceu )ses de la Turquie. Il réclame à Berlin et est Vienne toute la Dobroudja dont le trai son de Bucarest ne lui donne qu'une pa ais- tie, et, plutôt que de faire des conce: ie ? sions au Turc qui en demande, il lui tii nais des coups de fusil. tient Et la neurasthénie de Ferdinand s'e: pré- plique. Il tombe d'autant plus bas qt Il ses rêves ambitieux étaient montés pli fait haut. Sa veangeance même, en ce mi i le ment où sonne l'heure de la réparatic eine pour les victimes, lui échappe. Et il fi de- sa capitale, il fuit son peuple et il vo: une drait surtout se fuir lui-même : il n'échapj ition pas à son désespoir. Echappera-t-il Bal- l'Allemagne ? Le navire commence à fai orta eau de toutes parts ; t'est l'instant ( t le les rats le quittent, oui, mais c'est po rèce se noyer. Et il ne reste plus à Ferdinai ipes d'autre alternative : se noyer avec s des complices ou se noyer sans eux. Da: traî- les deux cas c'est un homme à la m< ■bo- * * * ition ea EN BELGIQUE Intéressantes découvertes archéologiques à Binche La Commission Royale des Monuments et des Sites ne se lasse pas, on le sait, de porter partout en pays occupé ses conseils, si précieux en ce moment où tant de communes et de particuliers voyent se dresser les plus graves problèmes de restauration, de reconstruction ou d'abandon. Beaucoup de communes aussi ont des chômeurs qu'elles employent à tracer des voies nouvelles, à aménager des sites urbains, à faire des fouilles. Tout récemment, la Commission Royale, conduite par son vénéré et toujours vaillant Président, M. Lagasse de Locht, inspectait, à Binche, la belle collégiale de Ste Ursule et de très importantes fouilles opérées dans le parc de la ville. On y a mis à jour tout le rez-de-chaussée d'un magnifique palais de Marie de Bourgogne, achevé vers 1541, et brûlé en 1543 par les soldats d'Henri II combattant Charles V. On a fait là, des trouvailles tout à fait étonnantes tant par leur qualité que par leur quantité. LU Commission Royale les a inventoriées et classées; elle n'a pas ménagé ses félicitations à l'Administration ; communale de Binche et à son dévoué et distingué Bourgmestre M. Derbaix. Comment se battent les Américains Les journaux américains disent que les Allemands s'attendaient probablement à voir les Américains combattre comme , les Buffalo-Bill des kermesses. Ils sont naturellement fort surpris de voir que les Américains connaissent l'art de la guerre. Ils ont repris tous les trucs allemands en y ajoutant quelque chose de la tactique des Indiens. Le moral américain j est aussi de beaucoup meilleur que le ( moral allemand. L'Américain sait pour- ] quoi il se. bat. Il a un idéal plus élevé ; que les domestiques allemands du kaiser. ] LA HOIS^ELLE tflQTOrRE OE LA SOPHIE En deux jours : 20.000 PBISOBHIERS - 20 KILOMÈTRES D'AVANCE ï Entre la Somme et l'Âvre, toutes Ses positions allemandes ont été reconquises 5 à peu près jusqu'à la ligne occupée en février 1917 - Près de 300 canons capturés avec un matériel innombrable de mortiers, mitrailleuses, voies is ferrées, etc. - Les Anglais avancent aussi de 2,000 mètres à la Lys l.i! et de 1.000 mètres au N. de Kemmel . 10,000 prisonniers 1 Les Alliés son! devant Ghauliies LONDRES, 9. — Reuter : L'avance des troupes franco-anglaise; continue, atteignant une profondeur maxi mum de 18 km. Notre cavalerie, noi autos blindés et nos tanks, précédant l'infanterie, sont arrivées à 1 mille de Chaut nés. Le nombre des prisonniers dépassi 10,000. 14,000 prisonniers Les Anglais avancent aussi à la Lys et à Kemmel LONDRES, 9. — Reuter officiel matin L'avance continue. Les Français on reconquis Frenoy-enCh aussée. Le: Anglais se trouvent à l'E. de Le Ques n e 1 et de C a i x. Au N. de la Somme, les Allemands of frent une résistance acharnée. De lourd; combats se livrent entre Chipilly et Mor-lancourt.Hier, les Alliés ont fait 14,000 prisonniers. Le nombre des canons capturés m peut pas encore être établi. Ces derniers jours les Allemands on continué à évacuer leurs positions avan cées dans la vallée de la Lys. Notre ligne a été avancée sur tout 1 front allant de la Lawe jusqu'à la Bourr au N. O. de Mer ville, où nous avo;i atteint une profondeur maximum de 200< j yards. * Nous occupons Locon, Cornet-Ma lo, Quentin-le-Petit, Pacaut e r Les art. 1 Au N. O. de Kemmel, nous avons fa r avec de bons résultats une attaque locak 1 par laquelle nous avons avancé notr ligne de 1000 yards sur un court fror ^ en ramenant 30 prisonniers. ■ 17,000 prisonniers Une nouvelle avance de 6 1/ kilomètres Un butin considérable en canons, mortiers, mitrailleuses, etc. LONDRES, 9. — Reuter officiel soir Ce matin les armées alliées ont renoi 5 velé leurs attaques sur tout le front d > combat au S. de la Somme et réalis s des progrès sur tous les pc' its malgré! t résistance croissante de l'ennemi, t Les troupes françaises, qui ont étend e le front d'attaque vers le S., ont occup " Pierrepont et le bois situé au N. et a t N. E. de cette place, les Français or r fait des progrès rapides au cours de 1 s journée et ont avancé encore de plus d 4 milles (6 V2 kilomètres).. Sur le front de la 4e armée britanniqu< " les Canadiens et les Australiens, -apré avoir reconquis avec un mordant adm e fàble les défenses extrêmes d'Amiens < 3 après un vif combat en beaucoup d'er a droits, ont avancé à nouveau de 2 mille! Avant que le soir ne fût tombé, k !> Français et les Anglais avaient atteint 1 r ligne générale Pierrepont (sur l'Avre' • Arvillers-Rosières-Rainecourt lt M 0 r c 0 u r t (sur la Somme). La bataill r continue sur cette ligne. s Au N. de la Somme, combats locau; s Le nombre des prisonniers s'est élev n à 17,000. Nous avons capturé entre 20 :t et 300 canons, y compris un canon si: rails de grand calibre. Des mortiers c tranchées et des mitrailleuses ont été et enlevés en grand nombre, ainsi qu'ur quantité innombrable de provisions et c matériel de toutes espèces, y compris toi un train complet et d'autre matériel roi Q lant. lt Nos pertes ont été hier extraordinain ® ment légères. e Raid aérien sur Rombach a LONDRES, 9. — Reuter officiel : a Des avions anglais ont exécuté ce m: n tin une attaque couronnée de succès si e des dépôts de munitions près de Rorr bach. D'excellents résultats nous soi é acquis. Tous nos avions sont rentrés Les Français avancent de 14 km et font 4009 prisonniers. - Le: Américains occupent Fismett< et font 100 prisonniers. PARIS, 9. — Havas officiel 2 h. : Aucun changement au front du S. d< la Somme. Il y a eu la nuit une certaine activité d'artillerie en Champagne. Les Allemands ont tenté plusieurs atta ques dans le secteur de Prosnes, du Mon Sans Nom et de Souain. Elles ont ét repoussées. PARIS, 9. — Reuter offic. 11 h. soir Nos troupes continuant leurs progrè: : sur l'aile droite de la 4e armée britan l nique ont cueilli aujourd'hui de nouveau: , succès. Après avoir brisé la résistance de! Allemands, nous nous sommes rendu; maîtres des villages de Pierrepont Contoire et Hangest-e n-S a n t e r r e ' Passant la voie ferrée à l'E. de Hangest nous avons atteint Ar vil 1er s, qui es en notre possession. a Notre avance depuis hier matin dan cette direction atteint une profondeur d< 14 km. Outre une importante quantité d 1 matériel de guerre qui n'a pas encor pu être dénombré, nous avons fait pou notre part 4000 prisonniers. Nos perte 2 ainsi que celle de nos alliés sont remar l quablement légères. Sur la Vesle, les Américains ont.con J quis Fis met te, en faisant une centain de prisonniers. t Les Américains progressent au N. de |a Vesîe t PARIS, 9. — Reuter officiel américain ') Nous avons gagné du terrain au N. d e la Vesle. Le Communiqué de Berlin BERLIN, 9. — Wolff officiel : Pendant la nuit, entre l'Yser et l'Ancr* vive activité d'artillerie. Au S.-O. d'Ypre r, et au S. de la Lys, après un feu violen " l'ennemi a entrepris de fortes attaque partielles qui ont été repoussées. Entre l'Ancre et l'Avre, l'ennemi a atk qué hier avec de grandes forces. Favc risé par un épais brouillard, l'ennemi • pénétré avec ses tanks dans nos positior i- d'infanterie et d'artillerie. Au N. de ! e Somme, nous avons rejeté l'ennemi, p; é une contre-attaque de nos positions. Enti a la Somme et l'Avre, nos contre-attaque ont arrêté l'assaut ennemi à l'E. de : u ligne Morcourt-Harbonnières-Caix-Fre: é noy-Contoire; Nous avons subi des pei u tes en prisonniers et perdu des canon: it D'après des déclarations de prisonniei a on a établi la présense d'Anglais avec de e troupes auxiliaires australiennes et carn diennes ainsi que de Français. Sur champ de bataille, nous avons abattu 3 s aéroplanes ennemis. i- L'activité d'artillerie s'est accrue dar ît quelques secteurs sur la Vesle. Combal 1- partiels à notre avantage de part et d'aï >• tre de Braisne et en Champagne au N.-C s de Souain. a Berlin est laconique BERLIN, 9. — Wolff officiel soir : e Les Alliés continuent leurs attaque entre la Somme et l'Avre. c. La joie en Angleterre é LONDRES, 9. — Reuter : Un conter 0 tement général s'est manifesté à Londre r à la nouvelle que des armées française e et anglaises combattaient côte à côte sou 1- les ordres de Sir Douglas Haig. Quoiqu e l'enthousiasme ne s'extériorisât pâs ave e excès, une espérance générale est né de ce qu'on a compris qu'à l'avenir le Alliés frapperont eux-mêmes au lieu d'aï tendre l'initiative des Allemands. L'attaqu i- actuelle est considérée comme le mei leur des commentaires au discours pro noncé par Lloyd George la veille. La joie de Lloyd George LONDRES, 9. — Reuter : i- Lloyd George s'est rendu hier dans 1 ir pays de Galles pour y assister à la fêi 1- nationale. A Cardiff il a reçu le télégramrr ît de la victoire et l'a lu de son perron à à foule. Au milieu d'acclamations enthoi M n • W M /Min nOPOrtfAMP I . Les prisonniers affluent à flots 5 pressés, au point qu'on ne sait ; qu'en faire ! LONDRES. 9. — Le correspondant de Reuter au quartier général anglais écrit : j Les prisonniers viennent former sans cesse de nouvelles colonnes qui ne sont î guère surveillées et se rendent volontairement à l'arrière. Il en est arrivé des . groupes presque sans discontinuer par t les chaussées de la communication franco-5 anglaise. Un des spectacles les plus impressionnants de la journée a été x:elui de la • résistance d'un groupe de cavaliers cana-3 diens mitraillés par une nombreuse troupe " ennemie et qui tenaient opiniâtrement ; ce c groupe a pu rejoindre la cavalerie française qui se développait au galop et eut 5 complètement raison des Allemands. On 5 ne pouvait retenir nos hommes. > Les prisonniers sont en majeure partie • de qualité solide et représentent les meil- > leurs corps allemands. Les officiers qui ^ ont la charge des endroits de ralliement ne savent où donner de la tête, tant il 3 arrive incessamment des flots de prison-2 niers qu'il faut conduire à l'arrière. Nos pertes, tout compris, en comptant 2 les petits blessés, ne se montent qu'au r 3/5 du chiffre des prisonniers capturés 3 hier jusqu'à 3 heures après-midi. Il sem-~ ble que les Allemands fassent sauter les dépôts à munitions et brûler leurs pro-" visions. Cela indique qu'ils se préparent e à continuer leur rètraite. La valeur stratégique du succès Le correspondant de Reuter au front . anglais en France écrit que le succès de g la nouvelle offensive est d'une grande valeur stratégique et permet les plus belles espérances. Le correspondant prise beaucoup l'œuvre des tanks. Pendant la nuit un grand nombre de chars avaient passé :, le ruisseau de la Luce ; ils ont été d'une s grande utilité f£t ont détruit de nombreux t, postes de mmîÉifèurs allemands. Le feu s concentré de l'artillerie a eu d'immenses résultats, et le grand nombre des prison-1- niers prouve à quel point l'attaque a été 1- une surprise pour les Allemands. Les a 108e, 33e et 117e divisions allemandes is ont éprouvé de lourdes pertes ; nos per-a tes sont fort légères. ir Le collaborateur militaire du Times e écrit : L'unité de commandement nous s donne la complète garantie que l'attaque a d'hier est une partie organique du plan i- de Foch. Cette attaque n'est pas un effort "- formel dans le but de percer ; elle a 5. moins d'ambition et n'en est probable-'s ment que plus effective. Le dessein prin-:s cipale de Foch est maintenant de con-1- server l'initiative, et la victoire d'hier l'aile dera à regagner la liberté absolue de ses 0 mouvements stratégiques. Même si les Allemands avaient projeté d'évacuer ce s terrain, ce n'en serait qa'un aveu plus s palpable de l'importance de la défaite 1- qui a causé leur retraite de la Vesle. Car )• nulle part il n'ont combattu avec tant d'âpreté qu'au printemps pour la possession du territoire des cinq rivières, et ■ leur surprise complète est d'autant 'plus remarquable que la rapidité des dernières réactions sur l'Ancre a prouvé l'importance que les Allemands attachent à ce terrain et la connaissance qu'ils avaient des objectifs anglais. § s -Le Commentaire Havas s PARIS, 9. — Commentaire Havas : e Foch a inauguré brillamment son maré-c chalat en conservant l'initiative des opé-e rations. Il a fait subir à la menace sur s Amiens le même sort qu'à celle sur Paris " en battant le kronprinz de Bavière après e le kronprinz impérial. l" La première journée de la bataille fixe l'importance des succès franco-britanniques qui marquent une avance d'une quinzaine de kilomètres sur certains points et comprend la reprise de nombreux vil-e lages. Nous avons repris le tronçon delà e ligne ferrée de Paris-Boulogne, fait une e dizaine de milliers de prisonniers, capturé a une quantité considérable de matériel et dégagé Amiens. Les Français ont parti-cioé à l'action sur un front de 11 kilomè-

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