L'information de Bruxelles

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26 November 1916
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s.n. 1916, 26 November. L'information de Bruxelles. Seen on 09 April 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/h12v40m378/
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21e Année, N# 48. QUATRE pages — Prix du numéro : 10 centimes Dimanche, 26 Novembre 1916. L'INFORMATION ABONNEMENT : Un an, fr. 5.oo — Six mois, fr. 2.5o Trois mois, fr. 1.25. On s'abonne dans tous les bureaux de poste et aux bureaux du journal même. DE BRUXELLES REVUE HEBDOMADAIRE Affilié à l'Union de la Presse Périodique belge Téléphone B 7029 Compte chèques postaux n° 8 BUREAUX : 148 Rue Neuve, BRUXELLES-NORD ANNONCES : La ligne de 90 m/m de largeur . . . .fr. 1.— » > » > » dans le texte. 2.50 PETITES ANNONCES : La ligne de 45 millimètres . . . . fr. 0.35 Les annonces sont reçues par les Agences de Publicité et aux bureaux du journal. Toutes les communications doivent être exclusivement adressées a M. le directeur de " I ' IN FOR fi/i ATION DE BRUXELLES ,, Bruxelles. SOMMAIRE : FRANÇOIS-JOSEPH 1" La percée en Valachie =:= Stratégie générale MON ASTER ET LES SLAVES DU SUD LA POLOGNE ET SES VOISINS : Les promesses russes. — Les Oukraines. Prussiens et Polonais. Bibliographie : L'affaire du « Baralong. » — Vlaamsch Leven. — La Gazette des Ardennes illustrée. — Illustrirte Zeitung de Leipzig. — Nietzsche, la France et l'Angleterre. — Protestation de Pie IX contre la persécution des Polonais. (Poésie). — Concerts Volbach. — Volksopbeuring. Brussel. — Bruxelles-Attractions. — Livres recommandés. Vers l'Avenir, pour la Paix, la Vérité, la Justice et le respect des droits de tous. L'Information de Bruxelles. François-Joseph Ier Les plus âgés d'entre nous se souviennent de 1 émoi douloureux qui accueillit la mort de notre Roi Léopold Premier. La sagesse du souverain avait fait de lui le conseiller des rois et avait pendant trente-quatre ans consolidé la confiance respectueuse de la Belgique, en nous t raçant des voies prudentes qui se sont montrées être les plus sûres. Ce point de comparaison permet de se rendre compte de ce qui se passe aujourd'hui en Autriche-Hongrie. Il ne s'agit pas là d'un prince d'origine étrangère. Mais du représentant d'une dynastie plusieurs fois séculaire et populaire; les devanciers de cette Maison, Charles-Quint, Albert et Isabelle, Charles VI, Marie-Thérèse, Joseph II, Charles de Lorraine, ont régné ou gouverné chez nous aussi, et nous ont laissé un souvenir en généra! sympathique, attesté par des monuments et par des noms de nos rues. La mémoire des conflits a cédé dans notre reconnaissance aux sentiments les plus honorables pour eux et pour nous. Notre témoignage national en faveur des Habsbourg-Lorraine fait comprendre celui qui est rendu à François-Joseph. Elevé pour le trône et pour ses peuples, pendant soixante-huit ans il a su les concilier et se faire aimer d'eux. Allemands et Hongrois, Slaves et Latins, dans ces Etats-Unis de l'Europe centrale, ont senti qu'ils devaient à la bonté et à la sagesse du monarque de montrer à l'avance au monde ce qu'il peut devenir un jour, si la haine et l'âpreté des jalousies nationales font place à l'association des forces et aux égards mutuels. Arrivé à l'Empire à l'âge de dix-huit, ans, François-Joseph, qui se distingua notamment dans la bataille de Raab, trouva ses pays menacés de toutes parts et en proie à plusieurs révolutions intérieures à la fois. Il les quitte plus unis que jamais, pacifiés et rapprochés les uns des autres, mais aux prises avec une attaque extérieure plus violente que jamais. Après avoir perdu la Lombardie et la Vénétie, il a acquis la Bosnie et l'Herzégovine. Le conflit actuel a empiété légèrement sur ses frontières italiennes, non sans quelque compensation au nord de Vicence, et plus profondément en Bukovine et en Galicie orientale, mais il lui a permis d'occuper une partie de la Pologne et de contribuer à sa résurrection, de terrasser les plus violents de ses adversaires, le Serbe et le Monténégrin et de tenir en gage leurs pays ainsi que les trois quarts de l'Albanie, enfin une partie déjà de cette Roumanie, alliée perfide jusqu'au dernier moment avant sa trahison. Si la communication de l'Austro-Hongrie se maintient directe avec l'Orient, comme les derniers événements semblent en fortifier la probabilité, un grand avenir économique développera sensiblement la prospérité croissante des dernières années qui précédèrent le conflit mondial. Mais la plus grande transformation de ce long règne a été une renaissance morale, marquée surtout à Vienne; l'aimable cité devenue grande ville de deux millions d'habitants, s'est orientée depuis vingt ans vers une rénovation chrétienne et sociale. En tendant à devenir le cœur de l'Europe, la capitale de l'Autriche s'est rapprochée de la tradition paternelle de six siècles de sa maison souveraine. Ce rapprochement qui a surmonté comme chez nous le souvenir des difficultés de nos deux périodes habsbourgeoises, s'est accentué aussi dans le royaume « apostolique » de Hongrie, en pleine révolution à l'avènement de François-Joseph, et qui lui doit depuis 1867 la consécration de ses vœux séculaires. « Votre centre de gravité doit être à Budapest », disait un jour Bismarck à l'Austro-Hongrie, par une expression qui dépassait sans doute sa pensée, mais qui montrait l'importance du rôle que peut jouer, entre les races de la monarchie et de toute l'Europe, cette nation magyare, distincte de toutes celles qui l'avoisinent, et que le souverain a si bien comprise et moralement reconquise. . , ^ •>' -; ; fT ■■ ^ .;?] " ; i- 'i* Tous ses peuples d'ailleurs, « Szekler » autant que les « Saxons » de Transylvanie, les Croates et les Slovènes, les Oukraines et les Polonais, et plus encore que tous les autres les Tiroliens, ont conservé et développé à leur monarque un attachement personnel sans limites. L'Austro-Hongrie est essentiellement dynastique, avec une ferveur presque religieuse, et c'est oe que n'ont pas compris ceux qui croyaient l'anéantir et la dépecer : elle est plus forte qu'eux. Rodolphe de Habsbourg et Saint Léopold, Maximilien et son petit-fils noire illustre Gantois, les Ferdinand et enfin Marie-Thérèse, ont joui de cette popularité que les épreuves et les attaques n'ont fait que cimenter, et dont les expressions actuelles rappellent avec tant d'esprit de suite les affirmations séculaires. Plusieurs de ses prédécesseurs ont en effet été très éprouvés : 011 dirait que leurs peuples se sont fait un devoir de leur conserver la consolation d'un souvenir plus affectueux. C'est aussi le cas pour François-Joseph. Comme eux, il a su, à travers les difficultés politiques et personnelles, consolider l'entente et la collaboration de douze nations vivant ensemble, souvent à plusieurs dans les mêmes villes et les mêmes territoires. La perte de son fils, l'assassinat de son frère Maximilien, époux de notre malheureuse princesse Charlotte, le lâche attentat qui ravit l'impératrice Elisabeth, enfin le complot odieux contre l'archiduc François-Ferdinand et son épouse, entourèrent le souverain, auquel « rien n'a été épargné », d'une auréole de martyr de souffrances morales. Et après soixante-huit ans de règne, même les vieillards le considéraient comme un père : et malgré cette durée et son âge, ils se plaignent de ce qu'il leur ait été enlevé trop tôt et presque sans les prévenir. Ses filles et sa belle-sœur, mère de notre Reine, ont su arriver à temps. Notre princesse Stéphanie, à laquelle il avait conservé sa bienveillance paternelle et dont il avait pris la défense dans des circonstances connues, remplit un modeste rôle d'infirmière. Sa fille, petite-fille de François-Joseph et du roi Léopold II, était au chevet du mourant. Les pièges et les chausses-trappes d'une politique dont nos ambassadeurs avaient signalé en temps la perfidie et le caractère douteux conlre nous, comme l'injustice contre lui, nous trouvent malgré tant de liens dans une situation de conflit, au point de vue formel, vis-à-vis de cette figure vénérable. Mais il n'est parmi nous que quelques tristes sires pour ne pas s'incliner devant ce vieillard mort à la tâche, travaillant jusqu'au dernier jour, et du souvenir duquel on ne peut séparer cet adieu que Victor Hugo a formulé pour Frédéric Barberousse : Quel qu'ait été le sort, quand l'heure va sonner, Heureux qui peut bénir, grand qui sait pardonner. La percée en Valachie. Un nouveau cri de détresse, un nouvel appel au secours des Alliés s'élève de cette Roumanie, dont l'intervention semblait devoir tout renverser. La Corriere délia Sera va jusqu'à lui reprocher de ne pas avoir su garder les défilés transylvains, et d'avoir eu le tort de ue pas observer la condition de l'arrivée des secours 1 Les événements se sont tellement précipités en Valachie-occidentale que le chroniqueur italien en aura été un peu étourdi. L'avance austro-allemande, par une première surprise, s'est produite là où on paraissait s'y attendre le moins : on pouvait la prévoir à l'extrémité occidentale de la Roumanie, du côté d'Orsova, où les Alpes transylvaines rejoignent le Danube : le danger des envahisseurs d'être pris de flanc et coupés y était nul. Ou bien c'est, la ligne de l'Ait, q partir du défilé de la Tour Rouge, qui paraissait avoir de l'importance stratégique : et en effet les troupes du général von Falkenhayn s'y sont avancées au-delà de Calimanesci et de Suici, et ont occupé des hauteurs au sud de ces localités, à quarante kilomètres de la frontière. Elles menacent de près, sur un front aussi large que cette profondeur de leur progrès, les villes de Rimnik (ou Ramnicu) et de Curtea de Ardgesch, tombeau de la famille royale. Elles sont déjà au dehors des plus hautes montagnes, car les cartes signalent de Calimanesci à Suici un chemin de fer en construction à travers les- ondulations de terrain qui séparent ici la vallée de l'Ait de celle de son affluent le i liiii M Topologu. Elles sont là devant le centre, le cœur de la Valachie. Plus à l'est, l'action dirigée contre Campolung et Si-naïa parait être au moins aussi importante, et c'est ici que les Roumains semblaient «raindre l'effort le plus violent et le plus dangereux de leurs adversaires : car il se produit directement dans la direction de Bukarest. Des forces nombreuses en barrent le chemin par d'incessantes contre-attaques, qui retardent l'avance austro-allemande sans l'arrêter tout à fait. Enfin, aux confins de la Valachie et de la Moldavie, aux sources de la Bodza, 011 pouvait craindre aussi une poussée qui chercherait à couper au plus court dans la direction de la Dobroudja. Ces trois dernières hypothèses ont sans doute été écartées par l'état-major des puissances centrales, parce qu'elles laissaient sur le flanc de leurs troupes des forces roumaines trop nombreuses. En dirigeant au contraire leur élan dans la vallée du Jiou (appelé aussi Schiou ou Schioul) vers Craïova, elles ne laissaient sur leur côté droit que le corps roumain qui opère près d'Orsova. Mais cette vallée du Jiou était bien défendue aussi. A plusieurs reprises, les Roumains repoussés de Transylvanie avaient attaqué à nouveau la région frontière des défilés de Vulcain et de Szurduk : à deux reprises, ils avaient occupé des localités hongroises et des sièges d'industrie, et ils étaient encore revenus depuis lors à la charge, avec moins de succès il est vrai. Les Centraux ont voulu, dirait-on, en finir avec ce système de contre-attaques renouvelées sur ce terrain. En quelques jours, 011 a successivement appris que les Roumains étaient repoussés à plusieurs kilomètres au sud des défilés précités, puis de Bumbesci, qui domine la sortie des montagnes, après une étroite gorge de quinze kilomètres de long. Ce résultat inquiéta déjà les organes les plus sympathiques aux Roumains. Il y avait, dans la zone franchie, comme sur toutes les lignes de passage à travers ces Alpes, des ouvrages bétonnés et cuirassés, qu'une artillerie supérieure pouvait seule mettre hors d'état de barrer la route. Puis on apprit la prisé de la petite ville de Tergou Jiou, où le chemin de fer quitte la vallée du Jiou pour rejoindre, entre des coteaux plus ou moins élevés, celle de son affluent le Gilort, un peu au nord de Carbunesci. Ici le pays s'ouvre nettement. Le i5 novembre, une bataille se livrait en rase campagne au sud de la ville. On n'en connaît pas encore les détails, ni le butin. On sait seulement qu'elle dura trois jours. Depuis lors, on n'a plus guère entendu parler de l'armée roumaine qui occupait cette région. A sa droite, des troupes venues peut-être de la vallée de l'Ait essayèrent de prendre de flanc les Austro-Allemands qui marchaient en avant, mais ce fut en vain. A gauche, la vallée d'un autre affluent du Jiou, le Motrou, vit s'avancer un corps austro-allemand venu on ne sait d'où, peut-être de la région des sources de la Cerna; les cartes ne mentionnent cependant par là ni col, ni passage, ni grand'route à travers les monlagnes de la frontière. Ensuite ce fut la grande surprise : ces troupes venant le long du Motrou, du Jiou, et du Gilort, arrivèrent du jour au lendemain au chemin de fer qui va d'Orsova par Craïova à Bukarest, à soixante kilomètres au sud du champ de bataille voisin de Tergou Jiou; les reconnaissances de cavalerie étaient suivies de lout près par l'infanterie. Le 2r novembre au malin, moins de quatre jours après la grande bataille, Craïova, à nonante kilomètres plus au sud était occupée par les envahisseurs. La Motrou rejoignant à Strehaia le chemin de fer précité, on doit évaluer au moins à septante kilomètres la partie de la ligne ferrée principale de la Roumanie qui est à ce moment aux mains des Austro-Allemands. 11 y a i36 kilomètres de rail d'Orsova à Craïova. L'armée d'Orsova est coupée. Elle a abandonné toute offensive; elle a même évacué Tournou Severinou, mais elle ne peut échapper qu'en suivant le cours du Danube, à marches forcées, par les routes ordinaires, sans chemin de 1er. Il lui faudrait pour cela parcourir jusqu'au-delà du Jiou, au sud de Craïova, une centaine de kilomètres, tandis que ses adversaires qui l'ont précédée dans ces parages, n'ont plus qu'une soixantaine de kilomètres à parcourir pour atteindre le Danube en face d'Orjechowo et pour barrer ainsi le chemin aux fugitifs. Il se pourrait que des Bulgares passent le fleuve à cet

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This item is a publication of the title L'information de Bruxelles belonging to the category Oorlogspers, published in Bruxelles from 1915 to 1918.

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