Informations belges

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03 september 1918
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s.n. 1918, 03 September. Informations belges. Geraadpleegd op 20 september 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/736m042507/
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N° 800 3 Septembre 1918 INFORMATIONS BELGES Observation importante Les difficultés inhérentes à l'état de guerre rendent actuellement impraticable le contrôle régulier des nouvelles de presse concernant la Belgique occupée ; lorsqu'il s'agit de nouvelles indirectes, il est seulement possible, en certains cas, •de s'assurer de l'exactitude de leur texte ou de leur substance, par un contrôle de leur source première de publication. , On aura donc égard aux classifications ci-après : (x) signifie : Information indirecte et qui, tout en présentant des caractères suffisants de vérité, n'a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xx) signifie : Information indirecte qui a pu être contrôlée sur texte de presse ou sur document. (xxx) signifie : Information de source officieuse ou officielle belge. Les notes d'information directe et personnelle ne sont précédées d'aucun signe. Adresser les communications de service : 29, rue Jacques-Louer, ÎLE HAVRE (Seine-Inférieure) France. Humanité allemande. — La pratique des congés de famille accordés à certains prisonniers de guerre flamands. — Ce qu'il y a là-dessous •' une exploitation de propagande photographique. — On connaît les odieuses manœuves de la propagande allemande qui, en Belgique occupée, se procure des photographies des parents de soldats belges des Flandres, en surprenant leur bonne foi, puis les imprime dans une feuille illustrée et les fait jeter dans les tranchées belges de l'Yser, dans l'espoir d'y provoquer des désertions ou, au moins, d'y rendre suspects les soldats désignés. La même publication illustrée, rédigée en langue flamande, et ne portant ni nom d'éditeur, ni de numéro, ni de date, publie des photographies d'autres groupes familiaux, montrant des soldats belges faits prisonniers photographiés en compagnie de leurs parents, à l'occasion d'un congé de faveur qui leur a été accordé par les autorités allemandes. Les légendes des photographies appuient sur le fait que ces prisonniers de guerre ont reçu ce congé « pour visiter leurs familles dont ils sont séparés depuis si longtemps » et la feuille célèbre, à ce propos, l'extraordinaire générosité des Allemands qui, « en dépit des calomnies de l'Entente, mettent l'humanité en pratique plutôt qu'en discours. » Enfin, la feuille vante, d'une manière générale, les douceurs extraordinaires de la condition des soldats tombés entre les mains des « Barbares allemands ». A l'en croire, le séjour chez le « Barbare » est élyséen ; les soldats flamands trouvent en lui un vrai frère ; c'est « la joie, la sécurité, après l'affreuse vie des tranchées » ; pour un peu l'on ajouterait : « c'est la liberté et la paix reconquises ». Un petit point cependant a échappé à la perspicacité psychologique des artistes à qui l'on est redevable de ce tableau enchanteur ; ils insistent vraiment un peu trop sur le fait que c'est aux prisonniers originaires des Flandres que l'Allemagne témoigne cette sollicitude extraordinaire. Quand un Allemand entreprend le thème de la « fraternité ethnique » de l'Allemagne et de la Flandre, il entre en état d'exaltation panégyrique et perd toute notion de la mesure. Les Flamands de Belgique occupée comme les Slesvi-kois des Duchés, — eux aussi « frères de race » des Allemands — savent la pratique de l'occupation, ce que vaut l'aune de cette « sympathie ». L'homme le moins instruit parmi les Flamands réfugiés hors de Belgique sait que les démonstrations sentimentales de l'Allemagne envers la Flandre sont inspirées par le machiavélisme politique plutôt que par la conscience d'une affinifé ethnographique, d'ailleurs bien vague. De leur côté, les soldats flamands de l'armée belge voient bien à quoi le « Boche d'en face » en veut venir. Ils s'entendent à merveille dans les tranchées avec leurs camarades wallons ; ils sont, comme tout Belge, passionnés d'égalité ; l'étalage du privilège que les Allemands disent faire en faveur des prisonniers flamands à l'exclusion des prisonniers originaires de Wallonie, suffit à leur faire jaillir de l'âme et de la bouche des expressions les plus énergiques du dégoût et du mépris. Cette exclusion calculée révélé, en effet, le fond de la manœuvre allemande : il ne s'agit pas le moins du monde de la part de l'Allemagne d'une expansion de sentiments d'humanité, mais d'une exploitation de l'apparence de ces sentiments, imaginée pour aider à la basse machination politique ourdie contre l'unité de la nation belge. Mais il y a plus et pire : l'entreprise comporte des traits d'hypocrisie que l'on ne trouve pas de mots pour qualifier. Le « congé » que l'on accorde à quelques prisonniers de guerre flamands n'est, en réalité, qu'un piège tenclu à l'amour filial de ces soldats et à ia simplicité de leur famille : on leur permet d'aller visiter celle-ci, tout simplement pour avoir l'occasion de se procurer des photographies de groupe, à l'usage de la propagande allemande. Les braves gens, victimes du traquenard, ne se doutent même pas qu'il leur soit tendu. Pendant qu'ils sont tout à la joie de la réunion, un brave homme de photographe se présente avec son appareil et offre de leur tirer à bon compte ou même gratis un souvenir de l'événement. Qui résisterait à la tentation ? On se groupe à la hâte : la femme, les enfants, le vieux père, la vieille mère, des parents, parfois la fiancée, et des voisins que l'on est allé quérir à la ronde dans tout le quartier et à qui l'on promet aussi une épreuve photographique pour quelques centimes. Un déclic ! Et le « brave homme » — qui n'est qu'un agent de « Kommandantur »,— possède son cliché. Il ne viendra pas dire ce qu'il en aura fait, mais on en trouve le résultat dans la feuille anonyme, prétendûment flamande, jetée ultérieurement aux tranchées belges de l'Yser. Autre trait d'hypocrisie. Le « congé » accordé à quel-ques-uns des prisonniers flamands est vite passé ; la question vient aux lèvres ; « Que deviennent-ils ensuite ? » La feuille a bien soin de n'en rien dire laissant en quelque sorte entendre qu'ils restent sur place et que, pour eux, toute misère est finie. Hélas !... Quand on s'est servi des malheureux pour le traquenard photographique, l'autorité allemande a tiré des « frères de race » tout ce qu'elle voulait ; elle s'en débarrasse... en les envoyant tout simplement rejoindre les autres prisonniers de Flandre et de Wallonie, parqués dans les camps

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Dit item is een uitgave in de reeks Informations belges behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Le Havre van 1916 tot 1919.

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