Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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21 februari 1915
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s.n. 1915, 21 Februari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 09 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/8911n81z5k/
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Dimanche 2! février 1913 lO centimes le numéro annee — oz JOURNAL DE GAND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 8 fr. par an ; 4 fr. pour six mois ; 3 fr. pour trois mois Pour l'étranger, le port en sus RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3, RUHS IDE ^JL.^.ÎSTJDRE, 33 G^ISTD TÉLÉPHONE 665 - — ' j 1 A N N O NIC E S : Voir le tarif au bas de la dernière page du journal La Grande Bataille Voici comment l'écrivain militaire français F je Saint-Fégor, décrit les péripéties d'une Lande guerre, d'après les données fournies par [la guerre russo-japonaise. C'est en effet au cours de celte campagne qu'on vit les grandes modifications apportées à la conception de la guerre loderne. 111 est étonnant de remarquer combien cette Hescriplion, si extraordinairement vivante, con-rorde avec 'es *a''s c'ue nous remarquons autour de nous. # I La science d'un général, écrivait dans ses Mémoires le capitaine Louis-Joseph Blaze, enragé aux vélites de la Garde, le 15 novembre [1806, réformé comme capitaine, le 12 décembre 1818, consiste en ceci : [ « Faire arriver à jour fixe, sur un point tonné, le plus d'hommes possible. Napoléon l'a dit, et Napoiéon s'y connaissait. » I II s'y connaissait si bien qu'en 1906, juste cent ans après, on raisonne exactement de la inème façon, et que la guerre, jadis élégante, si J'on peut dire, et chevaleresque, se réduit de [nos jours, au point de vue de la préparation, à Ln travail de bureau, à la recherche du point de jla carte qui sera le plus sérieusement disputé, et |à la mise en défense de ce point. I Mais, par suite des effectifs, qui seraient mis en présence dans une guerre européenne, ce [oint deviendra un ensemble de positions, une région, un département, une province, et la récente guerre russo-japonaise offre, des fronts immenses occupés par des armées de 500,000 [et 600,000 hommes, un exemple frappant. La bataille de demain sera donc différente de [de toutes les batailles qu'a racontées l'histoire. On ne masse pas un demi-million d'hommes aussi aisément que jadis on maniait 40,000 ou 50,000 hommes. La guerre est devenue une science si compliquée qu'elle exige, des soldats aussi bien que des chefs, des qualités nouvelles. Cependant, la valeur individuelle des troupiers ne saurait être négligée, malgré les progrès et transformations de la tactique. Reconnaissances et avant-gardes. Les adversaires se « tâtent » Essayons donc de voir, en nous aidant des enseignements du passé et des probabilités de l'avenir, comment se déroulera la bataille de demain, cette lutte de géants, où les hommes se compteront par millions, les projectiles par centaines de millions ; où les engagements^ étendus sur des centaines de kilomètres, dureront non plus un jour ou une nuit, mais des semaines entières, peut-être des mois. Un vieux principe — il n'est point si éloigné de nous, puisqu'il est celui des militaires qui firent la campagne de 1870 — résumait la guerre en ces trois verbes : Marcher. Dormir. Se battre. Dans une guerre moderne, depuis leur arrivée au point de concentration, les troupes marcheront et se battront. Pour ce qui est de dormir... quand elles auront le temps ! Voici les unités au complet. Elles se sont répandues le plus secrètement possible, sur foute, ou une très grande partie de la frontière. Ici les effectifs sont considérables ; là ils ont été disséminés assez habilement pour que l'ennemi, malgré son service de renseignements et ses espions, en ignore la force. Aussi bien, est-ce à l'aide des reconnaissances lue ces deux gigantesques duellistes constitués par les armées en présence vont, comme on dit en salle d'armes, se tâter. Pour cela, ils emploieront divers moyens : '«reconnaissances prudentes, les raids de cavalerie de 100 et 200 kilomètres au cours desquels des régiments essaieront de prendre un contact rapide avec les forces ennemies, enfin et surtout les espions qui, tantôt déguisés en paysans, tantôt empruntant même les uniformes des idversaires, s'efforceront de renseigner leurs ;tefs sur les positions et les effectifs qu'ils ont levant eux. Pendant ce temps, les avant-gardes ont mas-l«é les mouvements de troupes. Constituée par les unités assez légères pour se déplacer aisé-nent, mais assez fortes pour combattre en cas 'urgence (l'avant-garde d'un corps d'armée fait constituée par une brigade) elles ont fait, levant ces troupes qu'elles couvrent, l'office ''un rideau impénétrable. Alors, pendant des jours et parfois des semaines, ce ne seront qu'escarmouches, surpri-;es, et, pendant ce temps, derrière elles, les '"nées se seront déployées, — car on ne met »s en mouvement un corps d'armée qui, sur ■ied de guerre, s'étend en un ruban de 24 kilo-"ktres, sans risques. En peu de temps, le pays tout entier, sur un !sPace de 300 et 400 kilomètres, a été couvert 'e troupes. Des voies de chemin de fer, établies "hâte, joignent les points divers. Le génie construit des lignes téléphoniques "télégraphiques, élève des fortifications temporaires. Les armées, enfin, se sont abordées. De grands combats de cavalerie ont eu lieu, des détachements se sont rencontrés tout le long de l'immense front des troupes. Peu à peu, les détachements sont remplacés par les avant-gardes, et des combats partiels ont lieu, plus importants, plus bruyants, qui préludent au grand massacre et bientôt la bataille est engagée. Le feu, répercuté sur toute la ligne, a mis en mouvement, non plus ces rideaux de couverture, mais le gros des troupes qui s'apprêtent à entrer en ligne. Au loin, de bas nuages de poussière, des éclairs fugitifs nés de l'éclat des armes sous le soleil, révèlent la marche de fortes colonnes. On dirait de fins serpents noirs qui avancent. Des régiments entiers prennent position sans que l'ennemi soupçonne leur passage. La guerre russo-japonaise a fourni aux armées européennes de précieux enseignements sur ce qui touche à la couleur des uniformes. Les fantassins vêtus de gris bleu sont presque invisibles à 2,000 mètres en certaines régions. Et voici que déjà apparaissent ces ruses de guerre qu'on croyait pouvoir négliger comme les vestiges d'une civilisation rudimentaire et que l'emploi des armes à longue portée n'a pu faire disparaître.Des soldats résolus, tapis dans les champs, couverts d'épis de blé, bondissent tout d'un coup, ainsi que le faisaient les Japonais dans les champs de goalian. D'autres occupent tous les replis de terrain, les bois, les routes, les carrières abandonnées, tout ce qui peut être utilisé et défendu. En toute hâte, les hommes creusent des tranchées, des sapeurs abattent des arbres, plantent des piquets à quelques centaines de pas des tranchées, les joignent par des fils de fer barbelés qui s'entrecroisent en un gigantesque filet en avant du bois ; de terribles détonations retentissent. Ces enchevêtrements de fils de fer barbelés, qui constituent un obstacle terrible à l'élan des assaillents, ont été inventés par les Boers pendant la guerre du Tranvaal. Les armées s'immobilisent ainsi pendant quelques temps. La bataille semble arrêtée sur toute la ligne quand, tout d'un coup, l'artillerie commence l'attaque. Le combat est préparé par les pièces à longue portée. Chaque arme prêtent être la reine des batailles. Cela était peut-être vrai autrefois; de nos jours, toutes les armes ont un rôle égal, et celui de l'artillerie consiste surtout à jeter le désordre dans les lignes ennemies. Le duel d'artillerie offre ceci de particulier qu'étant données les distances auxquelles les pièces tirent et la poudre sans fumée, il est presque impossible de reconnaître leur position exacte. Mais, sachant l'emplacement des forces ennemies, l'artillerie s'efforce autant de rendre les passages impraticables que de détruire les ouvrages hâtivement fortifiés. Les bois où se glissaient les fantassins sont en quelques minutes inondés de fer. Toutes les positions sont devenues intenables sous l'éclatement des shrapnels qui fusent avant de toucher le sol, crachant 200 et 300 balles. Mais les combats d'artillerie, pour terrifiants qu'ils soient, sont loin d'être aussi meurtriers que les combats d'infanterie. « Le brutal, disent les hommes, fait plus de bruit que de besogne. » Bientôt, les troupes échelonnées tout à l'heure en longs cordons se déploient. L'avant-garde a achevé l'œuvre des espions et des reconnaissances. L'ennemi a été obligé de montrer dans les différentes directions assez de monde pour que le général en chef, prévenn de ce qui se passe sur toute la ligne, 'soit éclairé autant que possible. Le rôle du généralissime au moment de l'action générale. C'est maintenant qu'il va concevoir le plan de la grande bataille. Les régiments, les brigades, les divisions ne sont plus que de petites unités, comparées aux masses formidables qui entrent en jeu. C'est matntenant aussi qu'il convient de voir très exactement quel sera le rôle de ce général en chef, d'où partiront les ordres, comment ils seront transmis, par quel moyen il se tiendra pendant toute l'action au courant des mouvements de troupes. Le quartier général se trouve très loin des troupes engagées, très en arrière, auprès d'un centre de communication. Tandis qu'autrefois le généralissime, placé sur un monticule, entouré d'un brillant état-major, suivait à la lorgnette les progrès de son armée, envoyant les officiers d'ordonnance porter des ordres ; aujourd'hui, dans une tente dressée à la hâte, dans un wagon amené par une dérivation de la voie jusque sur les réserves, dans une cahute ou dans un château, il est informé des événements, il les dirige par le télégraphe et par le téléphone. Des cartes sont déployées devant lui. Sans cesse, des officiers d'état-major y viennent dessiner ce que l'on sait de la situation. Il est informé que tel corps fléchit et que tel autre progresse. Il n'a, pour juger la situation, que ces renseignements impersonnels et froids, et, s'il i envoie un ordre, s'il modifie son pian primitif, c'est sans se rendre compte de ses propres yeux de l'élan des bataillons, de leur degré de fatigue, de la configuration extérieure du terrain. Tout tient sur ces longues feuilles de papier étalées sous ses yeux. Les instructions verbales et écrites que les grands chefs subalternes reçoivent de lui, sont conçues dans un esprit aussi large que possible : on leur désigne seulement le but à atteindre. Le choix des moyens est laissé à leur initiative. La bataille occupe tout le front et gagne dans la profondeur. Toutes les troupes de première ligne sont engagées et les duels d'artillerie recommencent, plus terribles. Car, sur des fronts de 100 et 200 kilomètres, l'artillerie a un autre devoir que d'arrêter l'élan des troupes ennemies. Le terrain qu'elle bat est, de loin en loin, hérissé de villages, de grandes villes qui ont été fortifiés et où les troupes peuvent opposer une résistance désespérée. 11 s'agit de détruire c.es villages, ces villes, de rendre impraticables les ponts, les travaux d'art, de renverser les véritables murs de terre que le génie a éievés, de taire sauter les gares et les voies ferrées que des remparts protègent. Quelle que soit sa précision, l'artillerie ue campagne proprement dite, qu'elle pratique le tir fusant ou le tir percutant, demeurerait au-des-sous de sa tâche. Aussi bien, les armées traînent-elles avec elles de véritables batteries de siège, des pièces assez semblables aux antiques bombardes, et qu'on nomme mortiers, pièces envoyant des projectiles d'un poids énorme, capables d'entamer les murs de ciment armé les mieux bétonnés. Les batteries ' du calibre de notre 120 court, qui n'est en somme qu'une pièce de siège, tirent sans discontinuer, tandis que l'artillerie de campagne inonde le terrain de projectiles; que, dans les défilés, l'artillerie de montagne transportée à dos de mulets occupe les points importants, et que l'artillerie divisionnaire, avec ses batteries à cheval, suit la cavalerie dans les sentiers en apparence les plus impraticables, appuyant son action, et protégeant sa route. La lutte de front dure des jours et des jours Des milliers de cadavres jalonnent le terrain. Des blessés atrocement mutilés sont évacués sur les ambulances autant que faire se peut. Mais la plupart, abandonnés dans les tranchées évacuées, sur de revers des routes, piétinés par les chevaux, écrasés par les caissons, meurent sans être secourus. Cruauté ? Indifférence ? Non. 11 faut aller vite, et le moindre retard peut décider du sort de la bataille. Puis, dans la folie de l'action, les hommes ont perdu la notion exacte des choses. Ils tuent, se font tuer et rien ne subsiste plus dans leur pensée. L'effondrement du camarade qui, au début de la bataille, les faisait tressaillir, ils ne le voient même plus, ils ne sentent même plus leurs blessures. Comment frémiraient-ils devant celles des autres ? Jadis, la nuit apportait un répit aux combattants. Maintenant, elle est mise à profit par eux pour le hardi coup de main. A la faveur de l'ombre, chacun essaie de surprendre l'adversaire mal gardé. C'est la nuit que peuvent se tenter les mouvements tournants à grande envergure. Les armées s'observent. De puissants projecteurs jettent sur le champ de bataille leur lumière aveuglante qui empêche celui qui se trouve dans leur cône de clarté de tirer, tandis que l'autre peut viser mieux qu'en plein jour. C'est aussi la nuit que les ballons rendent le plus de services, avançant presque au-dessus des lignes ennemies, échappant aux projectiles, et laissant tomber (ainsi que les Japonais le firent à Liao-Yang) des billets où sont annoncés des désastres, vrais ou faux, mais toujours grossis, destinés à porter le trouble et le découragement parmi les hommes. Ces luttes intenses, interminables, sont appelées combats d'usure. Elles exténuent l'adversaire par des attaques incessantes, et l'obligent à envoyer au feu ses réserves. Les hommes à demi morts de fatigue tirent, tirent encore. Les cris des blessés, le spectacle et l'odeur des tués qu'on n'a pas le temps d'enlever des tranchées-abris, les privations, la fatigue physique poussée au delà des limites de la résistance humaine, tout cela finit par déterminer une telle lassitude mentale, une telle tension nerveuse, que l'homme devient incapable de raisonner et même de se protéger. Mais on se bat toujours. L'ennemi, sur un point, grâce à la précision de son tir, à l'arrivée de troupes fraîches, a fait des progrès rapides. Le feu se rapproche ; les balles ne viennent plus d'un point invisible. Les lignes se dessinent. Les hommes apparaissent. C'est une ruée en avant, l'assaut, la terrible charge à la baïonnette. L'aissaillant bondit avec des cris furieux. Derrière les tranchées, les canons égiteulés ne tirent presque plus ou tirent mal. Si tendue que soit la trajectoire des projectiles, leur feu n'est pas assez rasant pour balayer le terrain et les troupes d'assaut courent toujours, sans être inquiétées par les obus qui passent au-dessus de leurs têtes. Dans les tranchées, les hommes attendent, et, tout d'un coup, c'est le grand feu à volonté, le tir à répétition, le combat d'homme à homme, où les soldats | jettent sur leurs adversaires des grenades à main petites bombes à percuteurs, semblables à celles dont se servent les anarchistes. Les assaillants tombent dans les fils de fer, s'embrochent dans les fosses à loup sur des piquets aigus : c'est le masacre, la boucherie, l'effrayant corps à corps où ces soldats, écrasés par 8, 10, 15 jours et 15 nuits de bataille, devenus des bêtes sauvages, combattent sans merci. Puis, ce sont aussi, le long des coteaux fortifiés, les explosions de mine qui projettent en l'air des régiments entiers. Voilà un coin du champ de bataille. Ceux qui le défendent ignorent tout de ce qui se passe à quelques kilomètres de là. Pourtant, l'ennemi une fois repoussé avec des pertes énormes revient à la charge. En ce point se dessine, après le combat d'usure, l'action décisive, l'assaut formidable où vont donner toutes les réserves. On ne se cache plus. La guerre moderne est devenue la guerre, simplement ; on ne réfléchit plus, on ne calcule plus : on se tue. D'autant qu'en même temps, à 40 ou 50 kilomètres de là, deux ou trois corps d'armée, engagés dans un mouvement tournant, sont arrivés à couper les lignes et joignant leur effort à celui des assaillants. Tandis que l'attaque se fait plus féroce, la défense hésite. Des ordres viennent, enjoignant aux troupes de se repiier en combattant. Les chefs sentent que leur ligne fléchit, qu'ils sont séparés, qu'ils ne sont plus que des tronçons de cet immense corps que constituait leur ligne de défense. Successivement, ils abandonnent les ouvrages fortifiés. L'artillerie en arrière couvre leur marche régressive. On recule, mais en bon ordre. C'est la retraite. Mais voici la déroute. De toutes parts, sur toutes les crêtes, à la lisière des bois, l'ennemi apparaît en masses compactes. Son artillerie ouvre un feu terrible sur les vaincus lamentables, désorganisés, fourbus. La cavalerie dont le rôle, depuis que la grande bataille est engagée, avait été des plus effacés, se précipite sur les fuyards et les poursuit sans merci. Il était de règle autrefois, et il est encore de règle aujourd'hui, que le vainqueur doive parachever sa victoire par une poursuite acharnée et effective du vaincu. Mais cette poursuite, possible en un temps où les plus grandes batailles se livraient sur des fronts restreints et entre des effectifs ne dépassant guère 100.000 hommes, est devenue, aujourd'hui, presque impossible.Si, à léna, Napoléon l"qui, pendant le combat resté indécis, put se lancer à la poursuite des Prussiens, les harceler nuit et jour, et obtenir en vingt jours d'une chasse fantastique la reddition des troupes qu'il n'avait pu obtenir en bataille rangée, à aucun moment, au cours de la guerre de Mandchourie, les Japonnais n'ont réussi à mettre ce point final à leur victoire. Quoi qu'il en soit, les armées en déroute perdent du monde, leur effectif est démoralisé. Les régiments se confondent, se bousculent, perdent leurs munitions, leur train de combat. Les services d'approvisionnement sont hors d'état de fonctionner. Les blessés et les morts jalonnent la route, et l'ennemi victorieux s'empare des positions qu'il attaquait depuis tant ce jours. Les dernières cartouches. Alors commence l'effroyable rôle du corps de santé, obligé de soigner ses blessés et ceux de l'ennemi, de pourvoir au couchage, au pansement de milliers d'hommes. La grande bataille cependant n'est pas terminée. Tout le long du front, des fractions combattent encore, soit qu'elles tiennent en désespérées, soit qu'elles ignorent le sort des troupes qui les encadraient. Puis, peu à peu, tout se tait. De cet immense front hérissé ds soldats, de fortifications, de canons, il ne reste plus rien. Les vaincus sont allés se reformer à 200 ou 300 kilomètres en arrière. Si bien que l'on peut dire qu'à proprement parler il n'y a pas dans la guerre moderne une bataille. Il y a des batailles simultanées ou successives ; des mouvements coordonnés en vue d'un but atteindre, et, en somme, à bravoure égale, la victoire doit rester à celui qui l'a, dans le silence et le recueillement du temps de paix, préparée le plus scientifiquement. ÉCHOS Défense d'exporter du blé Le « Comité » qui sous la présidence du maire de New-York étudie la question de la cherté des vivres, préconise la défense de l'exportation du blé des Etats-Unis. Sven Hedin Le livre de Sven Hedin « Du Front Occidental » a paru à Stockholm. Mangez moins ! La « KOln. Zeit.» contient un article par lequel elle recommande au peuple allemand de manger autrement et de manger moins. C'est un dfivoir nouveau. ! L'article s'appuie sur une constatation du Dr Schleich, qui prétend qu'en temps normal on mange trop. A l'appui de sa thèse il cite des troupiers qui vivent parfois trois et cinq jours sans nourriture et se contentent de quelques pommes de terre et d'un peu de lait. Combien de jours les typhiques ne sont-ils pas condamnés à la diète? En ces temps difficiles, il est nécessaire de faire comprendre aux gens les inconvénients de leur polyphagie. LA GUERRE Sur le front occidental Bulletin officiel allemand affiché à Gand Grand quartier général, 18 fév. — De nouvelles attaques ennemies ont été livrées sans succès sur la chaussée d'Arras à Lille, de même que près de Pertes, puis à l'est de l'Argonne et à l'est de Verdun. Communiqués officiels français Paris, 16 févr. (3 heures). — Sur le front de l'armée française tout fut calme. Aucun combat d'infanterie ne fut signalé. Notre artillerie continue à faire de bonne besogne. Paris, 16 févr. (11 heures du soir). — Sur tout le front la journée du 16 nous fut favorable. En Belgique des combats d'artillerie. Une escadre aérienne a bombardé Ostende. Au sud d'Ypres l'armée anglaise livre depuis deux jours un combat violent. En Champagne nous avons attaqué du nord-ouest de Perthes jusqu'au nord de Beau Séjour. En Argonne, de Four de Paris jusqu'à Bou-reuilles, des combats d'infanterie qui continuent. Au nord-ouest de Pont à Mousson nous avons attaqué dans le Bois de Prêtre. Communiqué officiel anglais Voici le communiqué officiel du feld-inaréchal French du 13 et du 14 février : Apres un commencement de succès dans les environs de La Bassée, l'activité diminua. L'ennemi a entrepris une attaque dans les environs d'Ypres. Au commencement il eut du succès et nous prit deux tranchées. Par une contre-attaque, nous avons repris ce que nous avions perdu. Partout les combats d'artillerie augmentent de violence. Un aviateur a jeté des bombes sur La Bassée. Les aviateurs La «Kûlnische Zeitung» apprend que 40 aéroplanes et hydroplanes ont survolé Ostende, Middelkerke, Ghistelles et Zeebrugge, et ont jeté un grand nombre de bombes. De la Frontière hollandaise, 17 fév. — Le « Algemeen Handelsblad » annonce que, hier soir, un torpilleur hollandais a trouvé en mer un hydroplane anglais. L'aviateur a été interné ; l'appareil est arrivé à Flessingue. Amsterdam, 17 fév. (Wolff). — L'aéroplane anglais qui a été trouvé en mer près de l'embouchure de l'Escaut était fortement endommagé. il avait été obligé de descendre par suite de dégâts occasionnés par le tir ennemi. Le coût de la guerre Lloyd George, ministre des finances anglais, a donné une évaluation des frais de la guerre jusqu'à la fin de l'année courante 1915. 11 arrive pour les Alliés aux chiffre respectable de 2 milliards de livres sterlings, dont l'Angleterre 776 millions, la Russie et la France chacune 616 millions. Sur le front orientai Bulletin officiel allemand affiché à Gand Grand quartier général, 18 fév. — Nous continuons notre poursuite près de Tauroggen et au nord-ouest de Grodno. Au nord de Lomza des combats d'attaque ont été livrés contre des troupes ennemies fraîches. Dans les combats victorieux qui ont eu lieu près de Plock-Racionz, nous avons fait 3000 prisonniers.Au sud de la Vistule rien de nouveau. Comme butin de guerre pris pendant les combats à la frontière de la Prusse orientale nous avons jusqu'ici : 64,000 prisonniers, 71 canons, 100 mitrailleuses, 3 trains d'ambulance, des aéroplanes et des projecteurs, 150 chariots chargés de munitions, des embarcations sans nombre. Une augmentation est à attendre. Communiqué officiel autrichien Vienne, 17 fév. — Après des combats de deux jours nous avons pris hier après-mid Kolomea. Pendant les combats au sud de la ville, dans les environs de Kluczow Myszyn, les Russes

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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