Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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16 februari 1914
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s.n. 1914, 16 Februari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 15 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/7w6736nf25/
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JOURNAL DE GAND ABONNEMENTSi BELOIQUB : 15 franca pu an; 7-60 franca pour six mois; 4 tranca pour trois m"l'_ Po\ ' l'étranger, U port m tut. RÉDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND TÉLÉPHONE 665 ANNONCESi Voir le tarif au bas de la dernière page du Journal. De-ci, de là La classique réputation d'miraitab:lilé c?lui qiw les Indous, pur respect, appe*J «Monsieur Tigre», serait-elle surfaite ? cs(. tenté de le croire, à en juger par l'ai nilè conciliante d'Hector, le grand félin < s uUuit éeliapoé de sa cage, à la méam jjf Hngenbeck, installée place Ste-Croi> belles, s'est montré si gentiment inoffei Mu il u donné de lui la plus piètre opin À la liordc vigilante des sceptiques. Pensez donc : il aurait pu moissonner existences, ouvrir le ventre des eheva \dire de* automobiles, croquer les m ii*>ls non au figuré, mai» nu propre, ji|.tôs avoir emlassé les deuils sur les dé.< très, ne céder qu'à la force des baïom tes. Il n'en a rien fait. Il s'est borne hum r le frais en se promenant au mil s éventaires d'un marché public, pui; est entré, par désœuvrement, dans un i g«sin de kibacs. Nom avons évidemm nffaire à un rêveur : si Heclor avait lu moindre dose de sens pratique, c' chez un bouclier qu'il aurait fait escale.. Au.-si bien, là encore il s'est cond comme s'il tenait décidément à » se péri de réputation ». Doux comme un agneau s'e<l contenté de « jouer descente de li devant le comptoir, puis, à l'arrivée de gardiens, il s'est laissé cueillir dans i en#1 sans protester. Si l'équipée a été #nnisôe. son résultat est, il faul l'avou d'une publicité déplorable. A moins qu ne soutienne qu'Hector ne se montra a;» bon garçon que parce que, par prudei élémentaire, personne ne s'est- avisé de contrarier... Si M. tteulemans s'était, à .« intention, inné en Tnrtarin, les choses e sent peut-être tourné tout autrement. Quoi qu'il en soit, l'aventure prouve r tout s'arrange ii souhait, pour peu que cl cun veuille y mettre, à défaut d'heroïsi un peu de borme volonté... * * * C'est entendu : il n'y a de morale reco inondable que la cléricale, et celle des hres penseurs est ;i ce point haïssable qi n'est pas admissible qu'on l'enseigne I écolo. Telle est la thèse que fait 1rio pher notre majorité bien-pensante. Pour vérifier si e.llc a raison, en bon justice, il n'est rien qui vaille un exeni] bien choisi. Or, c'est à la Chambre mêi que l'anecdote que voici a été révélée, pc nous éditier sur la valeur des sentimer de noble et ardent altruisme qui anime l'enseignement congnéganiste ; \ Gloroken, commune do rar<Y>ndissenieiit I) \mudc,. des religieuses ont, lors dis olecUc derniferes. fait la i arodie de l-'enkit rement dcpulé lihr-xil «le? l'arrondissement. I.cs 6iè\ ont oblgtes d'y figurer. On avait couc sr.;r une «'-cheHc une espèce de mannequin pnil'e |K>rt-;nt un écrit mi avrv le nom de l'«( ncni » I.cs petites filles firent le tour de pseudo-catafalque comme si elies allaient ['offrande. Sans doute M. Wufste et sa fanatiq séquelle trouveront que les bonnes sœu ont dignement agi en inculquant aux u rrs de famille, par cette facétie, la hai des suppôts de Satan. La fin justifie 1 moyens, n'est-ce pas ? I^s saintes fei mes ne désarment pas devant la mo qui désarme les sauvages eux-mêmes, après cela, les parents qui veulent q leurs enfants soient élevés dans la sai notion de l'humanité élémentaire, ont i cours h un enseignement qu'avilissent c méthodes de cannibalisme intellectuel, < ne pourra pas dire qu'ils n'étaient pas pi venus... 9 * • «Académie Française se renouve se UKKJllvOj-. L,.rO Vient, C<e jeuui, wcrilitr un« fois de plus, et du un on (C!.*cHive, à son vieil esprit réuciiomuiii Ayant a «||«i«:r «lire M. Léon Bourgs M. Alfred Capius, elle a choisi ce d< "'«f, surtout parce qu'il n, depuis d' i ®'!s. chaque lundi, dans le Figaro, l: preuve d un conservatisme supérieur . «>m duquel il s'est fait le censeur ironiiii doucement méprisant de la Itépubliqi /'| a évolué depuis Hosine, < n ameriume semblait plus généreuse... rjiof^r w vol° l'-'i déliait les qu irà -I lm dramaturge supplémentaire é iiMiart on M. I.éon Bourgeois l'éminei ?J*ue de la sotidariié, le caoifisle clai ■H5P»w n- 1 w.x-— • \ >jyan.l et 1 ,,i est un des plus pu renient .doués un des plus alhcnéens de c Lemps. Mais il est rodieul, et c'est une tnr que la vieille dame du Vont-des- \rts n pardonne pas. Elle s'est privée du luslr qu'il pouvait apporter i sa maison, et W df (.apus, que 1 assemblée lui a préféré, i uni flans ses interviews, l'air assez embarras^ Oi de sa victoire, \ussi bien, qu'est-ce que -:-né- grand concurrent allait bien faire dans ft lui, te galère ? ge • à • • isil ion Quand un saint homme <1 aime lan... oe bêtises, quand un sacristain confit en pa les tenôtres commet 1111 crime — cela s'est vi Ux, — savez-vous qui il faut incriminer ? .!< ar- préfère vous le dire tout de suite, parci et que vous ne trouveriez probablement pas as. «-e sont les anticléricaux, tout simplement [<G{. C'est dans la bien-pensante Presse d'An h vers que s'étale cette opinion humoristique jei| énoncée en ces termes : ; il Quand l'un de ces fidèles, oubliant un instan na- les lois saintes auxquelles il a juré fidélité poui pnl prêter l'oreille aux insidieuses et néfastes insti cu gâtions des pervers, tombe dans la désobéis sauce et le crime, voici que retentit le satanique cri de triomphe des pourvoyeurs du mal: «Et pays catholique!...» 1,1 * FJi ! oui ! en pays catholique ! Qu'ils cessent Ire donc, ces malfaisants suppôts, d'y répandre 1( , il venin de leurs funestes doctrines; qu'ils cessent t » d'y combattre la religion, d'y dénigrer l'Eglise ics qu'ils cessent d'y saper le Décalogue en vue de ipC le remplacer par leurs principes destructifs d< or_ toute morale cl de toute probité, et alors refleu-RJ. rira la belle et intégrale vertu. o:i J'espère, mécréants mes frères, que cett^ révélation inattendue vous fera utilement ,0<; réfléchir, si ellî vous en laisse le pouvoir. j(î A la vérité, peut-être ne serez-vous pas on tout à fait convaincus, parce qu'il y a tout Js_ de mèm de pieux criminels qui..' déraillent sans avoir le moins du monde pu être !nt. influencés par les « néfastes doctrines », el dans telles régions flamandes pourries de lc cléricalisme et imnerméablement fermées à tout autre enseignement, il n'apparaît pas que la criminalité descende à un jjtiage exemplaire. r m- ECHOS m- ne _ ,1e Expertise accidentelle. nc Un de nos plus célèbres peintres ; u* paysagistes dont 011 admire la so- its bi'iété des couleurs et la puissance ni du dessin, vient, dit Le Gaulois, d'être virtune d'un assez grave accident. 11 avait acquis récemment e! à prix d'or, ns dans une vente célèbre, une bergère ;lù Louis \\. Malgré la somme élevée à lacs auelle étaient montées les enchères, il gar-hé clait quelques doutes sur l'authenticité de en son acquisition. Mais le point de vue ar-n" tistique n'empêchant aucunement de point de vue pratûjue de réclamer ses droits, notre peintre fait placer le siège dans un coin de son atelier et s'y installe. Aussitôt u%e la bergère s'effondre sous lui avec fracas, !*s tandis qu'une poussière de vieux bois ver-;è" moulu tourbillonne dans la 'pièce. Et mal-ie giv ses contusions, il s'écrie : — Je n'ai pas été trompé, c'était bien de *}" l'époque ! "M Si 10 11 est raide, dit la Gazette, le ré- lc quisitoire des Industriels contre le 0. gAchis des chemins de fer. e'3 ICt on ne dira pas qu'il soit inspiré )n par la passion politique. NI qu'il émane de gens incompétents. Ceux qui l'ont rédigé sont des hommes pratiques, "des ingénieurs éminents, qui réalisent avec autorité cette « représentation des capacités » dont on nous parle lie avec tant de faveur. Si ces capacités-là avaient voix dans les débats parlementai-res, le ministre des chemins de fer en en-îl" tendrait de dures, sans doute. V- On ne saurait donc y prêter assez d'at-tention. 11 nc s'agit pas de récriminations r- de journalistes. Et la sévérité avec laquelle ix le réquisitoire apprécie la situation est de ut nature à en faire comprendre la gravité ki aux plus aveugles. 1 ' Ah • il est joli, l'outillage national pour ^ lequel on prétend qu'on nous a si copieuse->ù nient endettés. Et son état donne une brillante idéj des éminentes facultés de ceux a- qui ont présidé à son organisation et à son i- entretien. it r- 2 Toutes nos félicitations ! a C est la première fois, croyons-nous 3 que notre industrie se livre à une manifes 3 tation aussi accablante pour un gouverne ment, qu'elle lui parle sur ce ton et qu'ell , dénonce avec cofle vigueur son incurie e \ son incapacité. M. Van de Vvverc peut e; ! être fier. Et pour qu'elle se voie forcée d'en ve mr la, sous le régime de soumission im pose à tous, pour que des industriels osen ainsi rompre ouvertement en visière h m gouvernement tout puissant et vindicatif » disposant de commandes nécessaires t 1 existence de nombreux établissements, i 1 faut vraiment que la situation soit criti ï que, plus critique °ncore qu'on ne croil î peut-être. # : (.0 cadavre sent de plus en plus mauvais 1 : L'Etat emjrati à 5.451. c. ! M. Rc- retls, dans Maniement, mon-tiHi que k; dernier emprunt d'Etat, ii Londres, a été conclu ù 5.15 p. c. Le gouveiuiemont vient de placer 300 miM ion s <ie rente 3 p. c. en Angleterre, l.e tia.ux de cession est de 75 fmnçts -et le remibourseinent (aura Jicu par amortissements annuete en 25 a.ns, avec d»roit de ra-<thaif, au-der>.-x>us d!u pair. » 1>îs ajms du gouvernement font état de oe don lier point pour dire que le taux réel de l'empr'unt Jie peut être établi. » Tout beau! Cette faculté ne peut s'exerce* que pour autant que la nouvelle reinte reste mal cotée, nvuls si le crédit belge se relève, ou <si simplement nous approchons de r échéance extrême du rem-bounsement, les environs du pair et puis le pair lui-même seront atteinte. 11 suffit à j l'importe quel détenteur d-e eimplemen.t tenir son titre par do vers lui pour que d'Etat doive le pair. » L'Etat escompte donc la mauvaise tenue de ses finances et, en effet, iJ retirera un certain bénéfice ds cette clause au moins les .premières an-nées. »Qioi qu'il en soit, ceia n'empêahe nullement de. calculer le taux auquel le gouvernement enipi-iimte et le taux auquel le premier peut, s'il le veut, placer son argent dans cet emprunt. » Pour rembourser un emprunt 3 p. c. on 25 ans, il -faut une annuité de 5.7i p. c. » Pour rembourser dans tes mêmes .conditions le 4 p. c., il faut une annuité de G. iO p. c. " lust-eiM T du 3 y, c. cédé à 75. c'est exactement d'u \ p. < : pour iremboifrse'r celui-ci sans peine, il faudrait G.îOxO.75 = fr. 4.80. , » L'Etat paie ainsi 5.74 — 4.80 = 0.94 pour rembourser les primes avec un intérêt- composé <!«' 4 p. c., ce qui fait, monter l'i.n'téret à 4.91 p. c. pour le remboursement de lia dernière année qui se fera sûrement au pair. » Mais pour établir le taux moyen général, oin aoit calculer sur l'époque où le remboursement se trouvera à sa moyenne, c'est-/»-dire où la moitié sera remboursée. c'est-à-dire dans 10 a.ns. Les calculs alors nous donnent 1.45 à ajouter au 4 p. c . ec oui n et l'emprunt au taux réel d'intérêt de 5.45 p. c. »T.e gouvernement spécule évidemment sur le mauvais état où il a mis Jcs finan-.00s belges, pour faire des économies sur ce remboursement pendant les premières années à venir, les seules qui l'intéressent ! » Réussira t-il ? Il est .permis d'en douter.» Officiellement, on émet à 77 : fi nous t>tv»pkvp=! rp tn-nx pour le remboursement ,op ra première année, nous trouvons que aui>a coûté au gouvernement 2 p. c. fe prime de remboursement, c<e qui, avec T s * P c- d'intérêts, 1-ui fera 6 p. c. • «raisonnement ne pourra <jono se iiist-mer dla.ns I avenir qu'avec la pe i3i>ec-Jtftve qi» la rente belge baissera encore ou tout ani moins ne se relèvera pa.s. »» J1 s a^lt donc d'un' eriorunt de misère, y??11?10 t0fu6 ceux qui ont un mauvais *2 * * ^uv«rn®ment belge tAche àe se t1'.1.™ derrière des conditions que les non initiés ont quelque peine à dégager. » Assurément, J'affaire est bonne, Tout au moins pour les prêteurs. 1 — B—W—jM UNE ÉVASION UN INCULPE lîRULE LA POLITESSE A SO! GARDIEN ET S'ECHAPPE DU PALAIS D. JUSTICE. 1 On lit dans L'IÏtoile Belge : En exécution d'un man<ït d''amener délivi par .M. Winkemans. ju^e d'instrnotion à Toiu nai, M. De LaruAvière. juge d'instni tion à Bri xeUis, avait fait conduire, vendired<i uprès-m t di, au patois de justice, un comptable, nom m Raymond-DésiTé-.L'seph Van Lov. inculpé d dét'ouirnements s'éLsvant à plu© d.e 50.000 Crânes oommis au préjudice de ic-s anciens patrons d-OiS industriels d'Antoing. \'an Loy, qui ooouiiKiit un garni de la ru (1 Espagne, a Suinl-(îilles, fut conduit au Palai par un policier de cette commune. En attend an sa comparution devant M. De Laruwière, N'a: Loy fut dntiodiuit avec pon g-ardien dians la sali des me«ssiagi^s. A un certain moment, le policie dut s'absenter pouir ■ rendre à ki cabine tél<! ; phonique. Van Loy on profita pour disparaître Quand *3 policier .revint du téléphone, il corn tat-a la disparition de son prisonnier ; il donn imméd'iatem(~nt l'alarme-. Les gendarmes do s-ei vioe, ainsi que les gardiens du Palais, se mirer à la recherche du fugitif, qui resta introuvable M. Ertel. officier de police judiciaire, et M Ile nard. offic:<or de police à Saint-Gilles, fûren chargés par M. Do Laruwière d'organiser un surveillance aux différentes gares de la ville e do rechercher te disparu. Malg v tout, ce der ni,m- n'a pu Glre retrouvé. Voici le signalement qui a été lancé dan toutes les di:<ections : Taille. 1 m. 78; corpi; l?nce moyenne ; visage osseux ; teint pâle ; fron haut et large; yeux'gris; nez allongé : oreille grandes ; Ixniche grande ; menton pointu : ciw \eo>\ et sourcils châtain grisonnant : march p»jn:ble. Van Loy s'était blessé fortement au: genoax et aux jambes, étant tombé dernière ment d'un train en marche. Il est né à Namu le 24 septembre 1872 et on le croit parti pou la France. Toutes les gares-ft;v>ntières ont été prévenues NOUVEAUX DETAILS Samedi malin, on était toujours sans nouvel les de Raymond Van Loy. Voici, au sujet des faits qui avaient provoqu-le mandat d'amener décerné contre lui par M Winkelmans, juge d'instruction à Tournai, de renseignements circonstanciés : Pendant la nui du A au 5 courant, un incendie, que l'on su plus tard allumé par une main criminelle, écla tait dans les bureaux de M. Telle, industriel ; Antoing. Un malfaiteur s'était introduit h l'aide d!el fraction dans le garage, avait enlevé des bidon <1 essence, qu'il était allé déverser dans tes bu reaux, puis il v avait mis le feu. Les voisins accourus à la première alerte, organisèrent s bien les secours, qu'ils parvinrent h circonserîn cl à localiser l'incendie, dont ils se rendiren nvutres au bout d'une dem-heure do travail Li malveillance étant évidente. M. Winkclmam s e rendit sur place et procéda ft l'enquête. L< cufire-fort, qui n'avait que très peu souffert, fu c:; ;;: l. L 'onicnait dix-sept francs. Or, M. Tell-certifiait que son coffre-fort devait renferme plus de quinze cents francs. D'autre part 1< livre de caisse avait disparu. M Winkei uans soupçonna le comptable d< 1 usine, Raymond Van Loy, qui habitait ru< d Espagne, à St-Gilles, et il pria, par commis sion rogatoire son collègue M. De Laruwière de Bruxelles, d'interroger l'employé au suie île cette affaire Quand le magistrat du Parque de Bruxelles, accompagné de son greffier, M Bero, se présenta rue d'Espagne, Van Lov n< parut nullement surpris de leur visite. «Je voiu attendais, déclara-t-il au magistrat. Voici li Jettre que je me disposais ti envoyer à mon pa tron. M. Telle, lui donnant toutes explication: au su;et de l'emploi des quinze cents francs qu'i comptait trouver dans le coffre-fort. Cet h somme, je l'avais touchée la veille au bureau de postes d'Antoing. Mais je l'ai gardée par dever, moi pour me rembourser des avances que j'a faites à la caisse. Lisez, du reste, aiouta-t-il j< donne dans ma lettre tous les détails de ce: avances. » Devant ces explications, M. De Laruwière s< relira et informa le Parquet de Tournai eh résultat de ses démarches. Mais quelques jour: p us tard, Raymond Van Loy et sa maîtresse une jeune femme de 22 ans, qui habile avec lu rue d Espagne, étaient trouvés, à 3 heures di malin, à moitié asphyxiés dans leur chambre Les deux victimes furent transportées ti l'hôpita de la commune cù, grftce aux soins dévoués qu leur furenf vile prodigués, el'es furent bientô n .i's de danger. Van Loy et sa compagne déclarèrent qu'il: n avaient pas voulu se suicider, ma s qu'il f'-îaient victimes d'un accident. Cette explication fort plausible à ce moment, paraît susoecte au joiud'hui, \'endredi matin, en effet. M. De î a ruwière était avisé par M. Winkelmans qui 1 industriel d'Antoing, M. Telle, avant fait vé rifier sa comptabilté. avait découvert des détour nenîenls s'élevant h plus de 25,000 frênes Cett< fois le juge de Tournai faisait parvenî- ;i M. I\ l«nruwière un mandat d'amener a Charge d< Van Loy, avec prière de le faire exécuter ai plus vile. Le mandat fut confié h la po.ice d< St-Gilles et Van Loy. arrêté, fut ronduit ai Palais, à J0 heures du matin, pour être teni à la disposition de M. De Larmviorc On croit que Van Loy s'est suicidé. Sa mai tresse est tenu provisoirement à la dispositior rie la. justice. ls Désarroi lies Chemins de h v SUR UN ENVOI DE SAUCISSE ï Un lecteur nous écrit : Le janvier j'expédie une livre et dem de saucisse il un ami il Gand. Le 2 févrie mon ami croit utile de 111'aviser de ce qi la saucisse n'est pas arrivée (c'est un <x>! . po-stai). J'adresse réclamation au chef < é gare de Liége-Palais, en le priant de nu e tiver le retard. Le 11 février, jo reçois i réponse suivante : ' « \'otre envoi du 29 janvier a été rem 3 au destinataire le 5 février. Le retard e 5 dil par suite de l'interruption de la navigi t tion fluviale!! » J VERS LIEGE-A IVEGNIS t» Samedi, nous avons reçu l'avis suivar d'un^î firme de la place de Liège : « Nous avons expédié, le G courant, c • Liège-Entrepôt, on destination de Liég< 1 VivTôgnis, um ivagon complet de machine: t l^e ohemiin de fer n'a donc aucune cspèc de mnc'uutention à y faire. Le li février, ! 10 heures du matin, il n'est pas encore t Vivegnis. » l SUR LA LIGNE DE VERYIERS TROISIEME LETTRE . LTn cas qui méritera certaiiiemeait d'aï ^ liror l attention de vos lecteurs, sur 1 t désarroi qui règne sur nos chemins de fe s esi bien celui dont j'ai élé témoin, jeuc dernier. Nous truovant à la gare d-es G-uil i lemins, pour prendre le train à destinatioi ^ de Verv'iers, à 10 h. 47 du soir, nous at-len • dions l'heure du départ, mais notre attenl L. fut longue, car il se mit en marche . 11 h. 25 ! Mais seconde surprise, au lieu d'arrivé vers minuit, soit donc après 35 minutes ce qui est le temps normal, nous somme arrivés à 1 h. 45 du matin. j à Bruxelles | 1 LES FORCES TER, lORIALES 1 M. Knudsen, président de lia Fédération bru xelioise des Sociétés d'anciens militaires, a po sé devant oette Fédération' le probltine de lu Opnstit-ution, en Belgique, d'une force teri'ito riale, comme auxiliaire de l'arir: je. M. Kn-ud&en a exposé an système t lui, qu: ; consisterait à provoquer des èng ,ge:.. n<ts par • nii les anoiens militaires pour l'armée terrilo ria-le, et à les rémunérer. Il y aurait quelque | quinze volontaires par commuais, réunis er 1 pelotons et en compagnies par aggiomératioi j des unités des communes voisines,-en tou 1 quinze mille volontaires. La Fjédération bruxelloise des anciens mili [ tairas, sans se prononcer pour tei ou tel sys : tèirie, a décidé (fo mettre au premier plan d< ses plié occupation s la question de la créa ti or d'une force territoriale. i ! Deux Familles Massacrées | EiNJ ANGLETERRE Londres, 15. — Les dernières vingt-q^ua J trn3 neudes qui viennent ue s'écouter ont vi se u-eiv Ui-er ue ux i-einbies uranies de fa i miiùe, i ui à Haulescuen et xe second à Ton j bi^iuye : A J 1/2 heures, vendredi soir, la polio i était upLxiio>& u se transporter uans la mai son sauce Wesit blia noau, u îiaiacsden | Là, elle découvrit les ca-ûavres oe tous le j membres d'urne famille. Le mari, VValte Johnson, était conducteur de tramway ; i i oUH-t ag<o de ans. ix avait tué sa îemmi i et ses trois enfants, âges respeotivemen : de 4, 3 cil 1 an, pu;s s'était suicidé. On l trouva pendu ù un 'bec de gaz dams la eue ; s line. Le corps ue la femme gisait sur i< plancher, ayant a ses côtés ie cadavre di ; plus jeune de ses enfants. ; La table de la cuisine était toute pré paree pour le dîner. Dans une chainbr voisine, sur un lit, étaient étendus les ca [ davres des uieux autres bambins. II ap parut évident que la femme avant reçu uc coup sur la tôlo, qui l'avait étourdie, e qu'elle avaitt élé étranglée ensuite ; ies troi enfants porlaient également des marque de strangulation. Les Johnson occupaient trois pièces a rez-de-chaussée de L immeuble. C'est le le cataiixî du premier étage, qui exerce éga lemcnt le métier de conducteur de tram wawy, qui vint avertir la police. Dans 1 ouki i-uit .c aapiès-u.iui,. Iq bru-ii d'une que relie, puis une porto avait été fermée vîo-r iernment et un enfant tioussa, durant quelque temps, des cris aigus. i Le locataire du premier étage n'avait I pas attaché tfrajide importance à ces faite, "I il s'était dit tpv'un des enfants recevait utv» le correction. i\ Johnson était rentré chez lui le matin, ,e son travail terminé, après avoir été joue-' s préalablement une partie de billard. I;l de* ie va't reprendre son service dans la soirée, >- mais à l'heure dite, il se présenta pas. C'est a alors que son voisin, intrigué p*ir le fait que l'appartement de Johnson restait abso-s lumentt silencieux, tout comme si ses ocou-3ti punis l'avaient déserté subrepticement, ®e-t- décida, après avoir appelé en vain, h prévenir la police qui vint faire la lugubre dé-j couverte que nous venons de dire. ' Cette tragédie est l'une des plus mysté-rieuses qu'on ait e,xe depuis longtemps à Londres. ^ e Johnson, le meuiiner, qui s'est fait jus-. !- tice. était d'un caractère très enjoué et se? ;. ro—orndes l'estimaient unanimement. 0 D'autre part, le ménage paraissait des ii plus uni, des plus heureux. On ne peut 1 donc pas s'expliquer les mobiles qui ont pu pousser le conducteur de tramway à, tuer tous les siens et à se donner la mort. UNE SECONDE TRAGEDIE A Tonbridge, un père a tué ses trois en-» fants à coups de revolver et s'est ensuite donné la mort. * ^ • James Stande.*, âgé de 34 ans, avait perdu sa femme il y a neuf mois et en avait conçu une douleur profonde. Il exploitait, dans Saint-Mary Road une " entreprise de blanchisserie dont la directrice effective était la concierge de l'im-V' meuble, miss Morris. Il avait trois enfants, âgés respectivement de six, cinq et trois r[ uns, dont miss Morris prenait le plus ; : grand soin. 3j Depuis vendredi, Slanden était indisposé et il avait passé toute la journée au lit. Vendredi soir, la concierge dut s'absenter durant une heure. Lorsqu'elle revint, elle s'étonna de ne pas trouver chez elle les tron enfants de Standen. Croyant les rejoindre auprès de leur père, elle monta à l'étage, mais ce fut pour se trouver en présence des cadavres des trois pauvres petits, -jtendus côte à côte sur le môme lit, la tète a moitié emportée. I ^ corps de leur père gisait sur le plancher, la poitrine trouée d'une balle. A côlé de lui, un reVolver de fort calibre expliquait suffisamment comment la tragédie s'était déroulée. , Dans une chambre voisine, on trouva une lettre à l'adresse de miss Morris ; la police s'en est emparée et refuse d'en dévoiler, pour le moment, le contenu. On attribue cette tuerie à une heure de îiolie du père. Accablé par la douleur résul-1 tant de la niQrt de sa femme qu'il adorait, il s'étaif mis a boire et, à plusieurs reprises déjà, il avait, depuis lors, donné des signes d'aliénation mentale. a#t iiiiraii^er PETITE CHRONIQUE D'ANGLETERRE î EPIDEMIE DE MARIAGES EXTRAVAGANTS : MAI ET DECEMBRE. — THOMAS HARDY L , ET FLORENCE DUGDALE Londres, 15. — Le célèbre agitateur socialiste M. Hyndniait, en annonçant son prochain mariage à 1 âge de 73 ans, avec une jeune et jolie * femme, semble avoir introduit parmi les vieillards une nouvelle mode qui menace de dégénérer en épidémie. Au cours de la semaine j. qui vient de s'écouer, nous avons eu six mariages de personnes fort connues à Londres j -et ayant dépassé les 70 ans. qui ont épousé «de jeunes demoiselles plus charmantes les unes ' ^jue les autres. t Ixîs deux £as les plus remarquables sont î. celui de Sir John Dell, ancien lord-maire de la City, 71 ans, lequel vient de conduire h l'autel v la belle Elien James, et celui du grand poêle -et romancier Thomas Hardy, 71 ans, dernier survivant de cette pléiade de génies qui firent briller l'ère victorienne d'un si vif éclat et a ■qui personne ne conteste le titre d<j prince des 3 poètes anglais de notre époque. 11 vient de dimner son nom glorieux à sa ravissante et jeune secrétaire, Florence Dugdals, laquelle a , déclaré aux reporters, le lendemain de son ma-ri âge. qu'elle est réellement éprise du talent , hors ligne de son époux, et quelle se consi-s dere ln plus heureuse des femmes, la plus 3" «ligne d'envie. Ajoutons que la nouvelle mariée est un écri-i. vain d'un grand talent, et que pendant ces i- -deux dernières années elle a été, de 1 aveu de Thomas Hardy lui-même, une collaboratrice assidue du fameux auteur de Jûde ihc Obscure. Une des dernières poésies de Hardy — la 0 ibelle miss Florence y a-t-elle aussi collaboré ? rr pour titre : At($r love xohat Cornes l ûut Lundi 16 février 191ft 5 centimes le numéro 58me année — 1\°/j7 Feullleton du Journal de Gand i haute fii: PAR , | Paul MAHAL1N in notaîretu bagn PREMIERE PARTIE LE NUMÉRO 2647 f - • ! — Encore une fois, Je n'ai songé qu P!Jair. Je vous le répète : la femme éh 'a plus coupable. L'homme ne me voh ?,,c mon argent : la femme me volait m ; honneur. M- Le Prévost insista : . Mais cet individu, quels étaient s ra"S. son âge, sa mise, sa tournure 1 r Nous nc nous sommes pas vus aif 'i" "*euno' ic crois... Elégant, auta lue la rage qui m'aveuglait m'a permis ,e distinguer. nn"T ^ ou« ne l'aviez jamais rencontré a Pwavant ? . — Jamais. w Pourriez-vous le reconnaître ? ^ uZ ^cs î'euXi non. Du cœur, oui. L'in ne me tromperait pa3» ^ U clQOQ w ^ vttit |j 6 ^ — J'affirme qu il doit être étranger a pays. Les auditeurs s'cnlre-regardèrent. Toi Bccla leur paraissait évidemment de la dci nière invraisemblance. Le magistrat pr à part le maire, le juge de paix et le con missaire de police. — Avez-vcs une opinion, messieurs s'informa-t-il. i.e commissaire répondit le premier. — Je suis en mesure de certifier h M. 1 substitut que. depuis nombre de jours, ai cune personne étrangère de la localité n s'est arrêtée dans nos murs. Les registre Eck's hôtels, auberges et cabarets en for foi. Je les ai visés ce matin, et, à moin que le particulier dont il s'agit ne soit des (•ci: iu dans une maison particulière, c qu'on n'aurait pas manqué de savoir, v lu petitesse de la ville... Le juge de paix ajouta : ( — M. Robillon m'apprenait, tout à l'heu ' re, que M* Maxime Gérard semblait, d» puis un certain laps de temps assez gên dans ses affaires... — Penne! lez, protesta M. Robillon. qi était le maire, el qui ne voulait point s •i compromettre, permettez, j'ai seulemer -, parlé de quelques perles de jeu au cercl ,*! et de quelques retards apportés dans 1 règlement de certains comptes... J Le juge de paix cligna de l ueil, se pench à l'oreille du substitut et reprit : — Souvenez-vous de l'affaire Pleytel ! — Ah ! oui. l'affaire Pleytel ! répétèren eu échos le maire cl,le commissaire, qi ut avaient- entendu. -le Ple\tel était ce notaire du départemer de l'Ain, qui avait élé guillotiné à Bour^ Ur quelques années auparavant, pour avoi j assassiné sa femme d'un coup de pistole y Voici le docteur Pélissier, annonç l'un des appariteurs. * f.»; ir^dc-em entra, en effet, tout esso-uffU Il avait appris en route ce dont iJ s'agiwaii A(*-& 4-w xm&A J paroles aA ec M. t>e Prévost de Beaugé, il dirigea ve.s le canapé et souleva le drap qu t recouvrait la victime. On vit alors apparat tre la tète et le corps d'une jeune femme 11 celui-ci d'une correction de contours exqui l* se et parfaite en tous points, affaisé ave* une grâce molle et comme endormi dans k ' mort ; celle-là ressortant en pâleur sur U coussin sombre 411e lui faisait FopU'lenc< de ses cheveux noirs. • e Hermance Géraird avait, sans doute, dapj i- un spasme suprême, dégrafé violemment h c corsage de sa robe, car "l'on apercevait se; s épaules qui avaient l'éclat d'un marbn t mouil'ié. et. sur l'un des côtés de sa gorge s une petite ouverture carrée, sur les bord? de laquelle un mince fi'let dé sang s'étai e coagulé. u C'était par lè qu'avait pénétré la lame er carrelet mi poignard. La figure aquiline avait dû posséder ur remarquable caractère de vaillance et df fierté. é Seulement, le paroxysme de l'épouvani. en avait tordu les Lignes, — et ses lèvre; i cntr'ouverles comme pour jeter un cri dt Q détresse, ses prunelles dilatées comme s I elles avaient eut:mu Féternité dans l'éclaii c du coup qu'elle ne pouvait éviter, donnaien Q un aspect effrayant et si-nistire à ceiie que h menu peuple de la contrée s'ékiit oomipLu î a liaptiscr : la belle notuiresse de Remire mont. Le docteur se j>enclia sur elle et i'exami na longuement , ensuite, il eut comme uni II «ecous.se d'étonnement, — et, se tournan; vers M. Le Prévost : — Monsieur le substitut, dit-il, veuille; fah'e en sorte qu'on nous laisse seuls ui r moment. > Il ajouta, er» se rapprochant du magistrat 1 en baissant le ton et. en soulignant la plira ee d'un regard significatif : '• — Communication importante dans l'in U vérité. I i ) U I M ^ I i M - 11 1 : Lorsque api os s'être entretenu pendant i vingt minute-o environ l' ec le docteur Pélissier, M Le Prévost de Beaugé entra dans : la chambre où l'on avait conduit Maxime Gérard, ses manières, son main-tien, son visage étaient devenus ceux d'un juge qui s'est formé une conviction et qui, sachant trouver en face d'un criminel avéré, habile et dangereux, se cuirasse, pour combattre celui ci, de toute la raideur et de toute la sévérité professionnelles. Il fit signe aux gendarmes qui gardaient le notaire de se retirer près de la porte, et interpellant brusquement ce dernier : — Gérard, écoutez-moi, dit-il. j C'était un accusé qu'il avait devant lui ; il ne l'appelait plu* monsieur. L'autre leva lentement la téte lions de son écrasement 1 morne. Tel qu'il était, il offrait un contraste complet, avec le GtifostitUt, qui, debout, l'examinait d'un ociil dur, inquisiteur et glacé. Naguère encore, la vivacité de sa pennée avait k son service unie organisation physique vigoureuse, sanguine, d'où la vie ; siiM'aibondanle débordait de toutes parts. Or, ; depuis quelques heures à p.cime, cette pliy-1 "rionomic s'était transformée tout entière. I>îs ligneis soutenues des traits allaient s'a-bais-sa'n', comme si l'armature osseuse, qui tendait la peau du front et des joues, se fût t amollie elle-même. I>a bouche fermée ra-baiHaiit ses Sèvres pendantes comme un cuir mort. Dans l'anéantissement du regard, rien 11e : restait plus de cette gerbe d'éclairs d'autixî-fois qui précédait l'expansion de l'âme. I^e magristrat fut si frappé de ce chan-: gemenit, qu'iil adoucit sa voix et ses yeux t pour reprendre : — Les relations de bon voisinage qui ont existé entre nous et la haute estime dans laquelle i'ai tenu vos dignes parents me font un devoir de vous donner un conseil, — j'ajouterais presque de vous adresser Un* prière... Gro<yez-rnoi, cessez d'en impo- s IV Ù* i'a-ltist. Voir* système «t ne supporte pas l'examen. En y persistant, tous vous aùiéncz sûrement l'indulgence de eaux qui seront appelés à décider de vo-trosort... Cette souslraclion supposée... Cet amant chimérique de madame Gérard... La cûûpabilité prétendue de celle-ci... — Eh bien?... — Eh bien 1 tout cela n'a l'ombre d'existence que dans votre imagination, que dans vos allégations. Maxime se redressa. Ses narines enflées respiraient bruyamment. Son sang reproidi se réchauffait dans ses veines. — Ah çà ! demanda-Kl d'un Ion où il y avait de l'incrédulité, de l'impatience et ee la menace, ah çà ! monsieur mon ancien voisin, l'ancien ami de ma familïc, auriez-vous, par hasard, l'in'entlion de m'insulter en prétendant que j'ai menti ?... — Je ne prétends rien et je n'ai aucune in'enition, répartit M. Le Prévost sèchement ; mais j'ai la preuve que le vol dont vous vous plaignez n'a pas été commis, — du moi.ns par l'inconnu que vous accusez, — j'ai la preuve que cet inconnu n'est qu'un mythe inven-lé pour les besoins de votre cause; j'ai la preuve enfin que votre femme, qui mérite les resipects de tous, est pure de la faute sous l'odieuse imputation de lao-i-V-Me vous avez tenté de lu flétrir... Le tabellion eut un éclat de rire farouche : — Pure !... Ma femme !... Ah ! si, au lieu de n'écouter que le premier cri de ma colère, j'avais traîné lu misérable devant un de vos tribunaux ; si vous l'aviez vue se courber sous l'éclatante vérité comme je l'ai vue, moi, se débattre à mes pieds : si vous l'aviez interrogée et si vous aviez entendu l'aveu jaillir de son effroi, de ses sanglots et de ses pr'èrcs... — Je rai interrogée, interrompit le substitut, ei| eMe m'a répondu... ~ El'e !... — Madam« tîérard a survécu sn blessure... Plongée dans une espèce d'éva- 1 ■■■ ■ ■■■ ■ ■ n 1out«s les apparences de la m-orl, et auquel voito vous Oies tn.-- npé-, t.-. _■ v«eiit d'en sor-1 ir, gi-ù-ce aux soins du doeleui-... Elle a ïepris ses sens, elle a rouvert les yeux, ■ei.e u i u prononcer <;ue ques paroles cons-1,il.u!iin une protestation suprême contre "vos insinuations... » La pauvre femme est innocente ; elle n'a jamais eu d-e complice, puisqu'elle n'a rien à se reprocher ei c'est vous qui avez voulu .l'assas.-iiner pour vous dcl>a::rassef d'un témoin importun.. — Moi !... — Oui : alors qu'elle vous surprenait, .cette nuit, en train de retirer de votre caisse ■ce portefeuille que vous affirmiez faussement vous avoir été diôrobé, et dont le contenu devait servir sans do-ute à acquitter vos dettes de jeu... Le notaire vacillait sur son siège, comme frappé d'tblouissement et de vertige : — Hermance! répétait-il, elle vit!... — On l'a transportée dans sa chambre et l'on espère la sauver. C'est un immense bonheur poui vous. Oette résurrection vous ■ arrache h l'éohafauid... — L'écbalbud ! ricana Maximl Ah! très bien, je comprc-U'l.i : on m'e iveria au bagne... Jlisére der. misères ! Et tandis que je porterai ta ca- ;ue, le bonnet et la chaîne des forçais, o!':- ie jouera de moi, e-Ke, enlre les bide tri homme ! Puis, se vant d'un effort nerveux et soudain, et développant sa grande taille : — Eh :■ i non. ce ne sera pas ! Assez de honte et d'infamie! Je saurai achever ce que j'ai commencé !... M. ' < Prévost, de Beaugé se jeta au-devant .te lui — Où allez-vous ? Qu'allez-vous faire ?... Monsieur Gérard, au nom du ciel !. . — Je vais tu.»r, pardi eu ! afin qu" l'on me tue! Cette fois, je réussirai! A difaut J'arme, ces doigts-là auront la force d'étrangler une coquine !... s sa Uuxwu wt t-mur, Il 49

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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