Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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21 februari 1914
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s.n. 1914, 21 Februari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 12 mei 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/348gf0p51w/
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^Samedi 21 février 1914 5 centimes le numéro 58me année — N° 52 JOURNALDEGAND . ~ ' I !.. ' ■ I M I I. ^ abonnements i RÉDACTION & ADMINISTRATION : annonces i BELGIQUE: 16 francs pu an; 7-50 francs pour six mois; 4 francs pour trois mo!*:. g, rue de flandre, 8, gand . , , . Pot./ l'étranger, u port en «,«. . Voir le tarif au bas de la Jsrniere page du journal. TÉLÉPHONE 665 - : r~~ - ■■ ' - i^— LE NOUVEL EMPRONÏ Autour du Parlement Donc, Aï- Miciit-'I Lovie u corilruclé tiv< i des boàqutcr» lie- Londres un einiirunt de jju millions: l'arrêlé rovul cl l'arrêté nu nislériel, qai oui ôlé publiés au Moniteui ùu 6 février, ne donoent que des renseigne meiils 1res incomplets sur celle opéra lion ! linancière. Mais Os indiquent quelle sera la desti-tialion de l'emprunl ; il s'agil du renibour-s - les lions du trésor en circulation pour oj'viT - d'après l'arrêté royal — les dé-1 ; prévues par la loi du 30 mars 1900 liirliliciilions el travaux maritimes d'An-! , in loi du 18 août 1U07 (crédit de 5 i m liions pour souscription d'obligations Sociétés d'armement maritime), la loi du 10 scpleinbre IMS (budget extraordinaire ,i.. l!)os , la loi du 2i décembre 1908 (cré-i ,|i|s jwur la reprise du chemin de 1er de Termondc il Si-Nicolas rallacbés au budgel susdil) et I" loi 17 août 1909 (budgel cjtraordinaire de 1909). v / H s'agit donc de pi-er de vieilles dettes su rattachant i> des budgets qui datent de pïns de cinq uns el de les t>:iyer même in-coiiip:ô!ement, car elles s'élèvent, d'après ce que («rte l'arrêlé royal, à 362,8(i2,06Z tr. S-> œrk'imes. Or, l'emprunt ne fera pas ù beaucoup nrOs entrer celle somme dans les caisses do l'Etat. M. Michel Lcvie ne nous dtl pas il quel Ions les banquiers lui ont pris son cm-piunl. Nous savons qu'ils l'ont offert au public nu taux de 77 p. c., auquel une pe séo opportune sur le cours de la Bourse avait ramené noire I! p. c„ el l'on nous assure que la somme nelle revenant au trésor public-ne sera que de 71 p. c. ; on a même ait 73. Ce gui revient it dire qu'au lieu de .>()-millions (140 mille francs, qui représentent en argent belge la valeur des 12 millions de livres sterling® dont nous nous reconnaissons débiteurs, le ministre îles finan ces ne recevra pas les trois quarts de cetIc somme, soit 221 millions de francs environ, et il lui manquera encore, d'après les eliil 1res qu'il donne lui-même. 110 millions jiour couvrir les dépenses extraordinaires décidées en 1909 ; et il reste il couvrir Ions les crédits innombrables et imposants qui ont figuré aux budgets extraordinaires depuis 1910. Ce nettoyage de notre situation financière est donc tout il fait insuffisant. L'emprunt émis & Londres doit êlre ! omorli en vingt-cinq ans ; cet amortisse-! ment se fera par voie de radial en Bourse, ce qui est un moyen peut-être de sou tenir les cours el si, d'ici à vingt-cinq ans, i nous revoyons les jours regrettés des rentiers, où noire 3 p. c. dépassait le pair, par voie de tirage au soit. Celle résolulion de rembourser prompte-menl la dette qu'il contracte ed certes des plus sages, mais avec quoi rembourserons-i nous ? En contractant un nouvel emprunt ? Ce n'est alors vraiment pas la peine. El c'est cependant ce que. coniple faire — indirectement — le gouvernement catholique par le renvoi au budgel extraordinaire des dépenses dites exceptionnelles ; puisqu'il augmentera ainsi le chiffre des j dépenses qui seront il charge de nos fu-I lurs emprunts, il augmentera nu même coup le chiffre de ceux-ci — s'il trouve encore des prêteurs. * (le Ralliement.) H. D. Propos libres et variés DANS LES DEUX CAMPS Tout le long d'un an, la même affairi se répète : c'est Krupp qui fait un peu troj de bruit en plaçant ses canons. Krupj veut bien vendre des canons à tout le mon je, à vous et à moi, au pape ou au Dalaï Lania. Il en a vendu aux Turcs et au: [telges, il a voulu en fabriquer chez Pou tuoff pour la Russie, il en ferait pour 1; I France, il en prépare pour les Grecs : i a tripoté je ne sais quoi au Japon. Je im demande ce que valent tous ces canons-là Mais ce qu'il y a de clair, c'est que le i sens d'un môme pays se chamaillent en , eux' & propos des canons de Krupp avant i de se battre contre leurs voisin avec les canons de Krupp. Désormais ans tout pays où ce célèbre industrie pacera ses produits, le ministre de 1 g erre sera soupçonné d'avoir eu la patt largement graissée. Hier, c'était à Bucarest qu'un journo nonçait, à propos de Krupp, des révéla «ions sensationnelles. fin auss' était arrivé d'Essen un magni , JJJ ®&ngeiir de choucroute; il avait e ! i, „'<|Uies. 000 versa lions particulières ave i - nauts çftji'sonnages et, brusquemen ' UI1 Hel-lebaui belge, ils réc r* » i Çre<*° • " «te crois en Krupp !e pi loul-puissant, fonden.r de canons r| d'e fini' / cn Berthn, sa fille unique, qui épousé le baron von Chose...» • ^suivait une commande de canons 1 ce qn ij y a (je mieux, avec rubans rr if?u C01J« et manivelles nickelées. T>2 me nh'a^Up ninn2CU1' choucroule lélégrr 5n i? 'C5 Roumains vont recevoi n de ces jours leurs gentils canons pou petit déjeuner... drtn3' ^ ^0n- Sl on n renoncé nner une patrie aux capitaux, on devra : imposer une aux canons. Il n'est p-a 1 rÀm * ^l,c Krupp soit iiin mauval mmerrniit el u,n malhonnête homme r ; aura'l tait en Russie, chez Poufiîof n-,r r?n?.ns ?nns valeur. Mais alors, Krup \iu' ''n nia u vais et un malhonn^l hrl^ i nic fernando comment re fr ■ ant sortirait de rp dilemme ; aussi n> -n pas. il v resA\ rola ne le céne pa? «^rvoche. ro!n lui suffi!. v n "ne patrie h tous les nnr rien- 8 'nais pas aux marchands d n»;'011 banmrers. ceux-là m^mo ft! ,înwn', rsrf de la gn°rre. qui es ç: r e °''1 nci«r. comme or «ait. Tes me? enmrT °nf f'rni' ^'élrc dans \ra deu ^rtée n m^îro temps dans le>s deux ai bntu non pour y recevoir de ^ mais des bn.nknotes. trouve ce privilège excessif, BOBQ' LBS DEBITS DE BOISSONS M c!e Wouters d'Oplinter a lu, jeudi, à la Sert ion centrale, son rapport relatif au projet de taxe d'ouverlua« des débits de boissons. l.e rapporteur a notamment examiné l'éventualité ne l'application d'une taxe annuelle qui serait perçue au profit des communes ; on pourrait, mi la sorte, atténuer le préjudice qui le mi- est causé par la diminution de leur part dans le fonds communal, depuis l'abolition doi droit de licence. Da môme il a constaté l'accorù unanime de la SeeLoy centrale avec la pétition des Sociétés de tempérance, qui demandent qu'une prime de fermetuie soit accordée aux cabaretiers qui ferment définitivement leur établissement public.Enfin, il a été entendu que l'on répartirait, pour les cabarets exploites en gérance, la taxe d'ouverture entre te propriétaire, le débitant et l'intermédiaire (en l'occurrence le brasâeur). LE TRAVAIL DES ENFANTS DANS LES BRIQUETERIES M. Emile Van Reeth, député clérical d'Anvers, est briquetier comme \1. Josse était orfèvre. Ayant fait do vains efforts, pendant la discussion de la loi scolaire, pour obtenir un régime de faveur, il revient fi la charge. Il vient, en effet, de déposer un projet de loi modifiant la loi d > 1889, sur le travail des femmes, des adolescents et des enfants. On ajouterait à l'article 1er u. celte loi, disant : « Il est interdit d'employer au travail les enfants de moins de U ans», 1-a disposition suivante : « Dans les briqueteries à la main du canton de Boom, ainsi quo des communes de Rupel-monde et de Steendorp. sur l'Escaut, les enfants du quatrième degré de 12 a U ans peuvent être employée au portage des briques, du 10 avril jusqu'au 25 septembre de chaque année. » LE BUDC.ET DES AFFAIRES ETRANGERES Le budget des affaires étrangères, en augmentation de I3G.W5 francs sur les crédits de l'exercice précédent, prévoit l'établissement d'un poste de chargé d'affaires aux Antilles, d'un poste de consul général el de consul dans les Balkans. lin crédit de 87,500 francs est également demandé pour la restauration de la légation do Belgique à Paris. Le rapport sur ce budget préconise aussi la création de nouveaux postes de consul en Turquie d'Asie et au Maroc, ces deux pays semblant devoir devenir prochainement le champ d'act:on de l'Europe commerciale. Le même document nous apprend que la garde de la légation belge de Pékin se compose de trente hommes dont trois sous-officiers, et qu'elle est commandée par un lieutenant. A LA TRIBUNE M. Désirée a présenté, ù la tribune, la défense Je son amendement linguistique dans le débat scolaire. Il a fort bien fait, encore que sa claire éloquence el suii débit nettement articulé suffisent à ce qu'il soit entendu par quiconque se trouve dans la salle des séances. Cet exemple devrait bien être suivi par tout le monde, mais surtout par les députés de la majorité et par les ministres. Ceux-ci s'adressent presque toujours directement à la gauche et tournent le dos à la tribune de la presse.., comme ils tournent presque toujours le dos à l'opinion publique.^ Si l'on faisait systématiquement le silence autour du discours de ceux qui parlent pour n'être pas entendus ils ne tarderaient pas à renoncer à leurs déplorables pratiques et on les verrait se bousculer au bas de l'escalier de la tribune. bafouilleurs et ies bavards une p.a e redoutable et que beaucoup se désigneraient à se taire s'ils devaient parler là. r Mais où serait ie mal? Paroles Episcopales Les évêques sont partout les mêmes. M. Hum-brecht, évêque de Poitiers, a fait paraître dans la Croix une lettre où il s'élève contre la liberté de la presse dont usent les... anticléricaux. Il travestit de façon scandaleuse la morale et la conduite de tous ceux qui ne partagent pas sa foi. Voici les sentiments qu'il leur prête : « Dieu est le mal. Les lois les plus justes sont une tyrannie, les pouvoirs une erreur, l'obéissance un avilissement, l'insurrection un devoir, la liberté des autres une guitare, la grande institution du mariage un mal, l'adultère et le divorce un retour vers les droits imprescriptibles et l'indépendance inaliénable des époux, la famille un vain mot, la justice une duperie, la propriété un vol Voilà, N. T. C. F., les sophis-mes qu'on enseigne couramment dans les journaux inspirés par la secte. » Dès lors, quels sont les devoirs des catholiques? Ils devront rigoureusement s'abstenir de lire ces journaux, de les soutenir, de les répandre, mais, par contre, ils devront s'intéresser à la bonne presse pour l'établir, la propager el en multiplier la bienfaisante action. » Ces diatribes sont le orocédé habituel de nos adversaires. M. de Poitiers a-l-il donc oublié nue le clergé français, en s'insurgeanl par la violence'contre la loi ordonnant l'inventaire des éli ses, a considéré comme tyrannique une loi tellement juste que son principe est appliqué en Belguuo •' mis nombre d'années, sans aucune opposition ? Les officiers catholiques n'ont-ils nus été excit.'s a ne pas obéir à leur chef ? En Belg que, la guerre scolaire n'a-t-elle pac été une révolte contre la loi? Approuvée par les évêques. cette insurrection-là devenait-elle un devoir? M. Choîlet n'a-t-il pas ense'gné aux enfants qu'ils peuvent désob-M; aux narents qui ne les envoient pas dans des écoles neutres? Cette désobéissance-là devenait-elle sacrée? Les encycliques papales ne jettent-elles pas l'anathème sur «la liberté des autres»? Et n'esl-ce Das une abomination de prétendre que la presse qui n'est pas cléricale défend ui sujet du mariage pf de la famille, des sophismes contre lesquels M. Humbrecht proteste avec une trop grande violence pour ne pas en deviner les intentions électorales? Voilà cependant te langage od eux que les instituteurs congréganislcs continueront à tenir dans notre pays, aux frais de l'Etat I LE MONITEUR L_ L_ I L.UH I r' l)u 19 février n 'Administration <les chemins de [er de Vhlal s Par arrêté royal, ont été nomni's au grade , de chef de station do ie class-1 : MM Conlor, ^ commis de 2e classe, et Gonthier. commis d'or- j n dire de 2e ot-asse y 5. Par arrêté royal, ont été promus : ^ g Au grade de directeur do service: M. Clé- ^ i- ment, chef de station de Ire classe. j ,, Au grade de contrôleur de Ire classe : MM. „ De Rô.'s. Maklntosch. Desmet, Abus, Debie. Do j, * Clercq et Boeraevc, coin mis-chefs. j Au grade de contrôleur de cl isse : MM. Schrijnemaekers, chef de station de 2e clause; ^ \ baver et Moysard, commis-chefs. v Adm nislration centrale. — Par arrêté royal, - MM. Demets et Orban, respectiv jnt 1er s commis el sous-ch^f de bureau hors cadre à ^ l'administration centrale des Ponts et Chaus- 4 ¥ *ée«s, sont promus soui-chefs dis bureau. _ r i \ à Bruxelles LA SANTE DU ROI Bruxelles, 10. — L'état de santé du roi ^n-tinue à être satisfaisant. Les médecins ont jugé qu'il n'était plus nécessaire de publier do bul- ' lelin de santé. Le roi circule dans son bureau et dans le Palais. Les ministres ont reçu cn retour tous les arrêtés signés, co qui pr uve qu'il a repris ses occupations de chef de l'Etat. INFORMATIONS UNE FRAPPE DE CINQ MILLIONS DE PIECES DE VINGT FRANCS Bruxelles, 19. — Le gouvernement vient dé- ' cider la frappe de 5 millions de pièces d'or de vingt francs. -*>—: :— à 1 étranger PETITE CHllONIQUE VALLKM.-lUNE DECLARATION D'UN ADVtHSAlHK Dl - 1,'AVIS DL CONSiill. SANITAIHK l»K L'EMHUli. - UNli llliPU.NSIi DU i'HUI-'KS-. SliLK liltKLtai. Un médecin ivgisle de lierlin. lo docleur Dieuw, esl persuadé que l'emploi du «Saivar-san», le remède des professeurs Lti/.icu el Hat-ka contre la syphilis, représente un grave obliger pour l'a \ io et la santé des inoculés, el il uemande, dans un Mémoire adressé- au Ouiseil sanitaire de i Empire, que, dans l'intérêt public, l'application du remède so.t intmlilo en Allemagne, ou du moins que les inoculations soient réduites à une dose ne dépassant p;.s lu quantité normale d'arsenic prévue par l.i loi. Le Dr Dreuw prétend qu'un connaît 2<5 cas moi-tels aj>rès l'application du remède et un grand nombre <>i cas où les malades ont per-au la vue, ont été paralysés ou ont |érdu l'ouïe. Les suites Cuaiesies du « » iv pciivi'iit élonnor les hommes dj l'art, par le .Satvarsaii est une prénxiration d'arsenic dix [<yis ius forte que la dose maximum légale et que la réaction de l'arsenic est différente presque pour chaque |>ersonaie. Donc, ces injections lepirésen-ten.t le plus grand danger i-our la santé des patients. Le Conseil sanitaire fait puéjlcer ofli ièUw-e-ment (|ue le Dr Dreuw a été re<;u au Conseil sanita.re sur la recommandation d'un député centriste du Reielistag. Son ex[»o.se, vu i'uupo:-taiicj de l'affaire, sera nàtuie.ioni ni examine très scru.pu.cusemein. J.isyu'u prêj>enl. dit l'offiksieux, il n'y a pas eu, :l 'est vrai, la moindre nécessité de prendre des mesures contre un r:miède qui, appli? é d'après toutes les règles, a fait toutes 6es preuves, comme des centaines de médec.ns l'ont attesté. Lo professeur Ehrlich, de Frau. rorl, interrogé par un co'-iaborat nir des Franlc(urlcr \ach-richtcn, déclare qu'il s'est tenu fort résone envers toutes les attaques dirigées depuis longtemps et systématiquement contre son itnictl;. Il s'y croit obl.gé, pour qu'on ne puisse [Mis lui reprocher à chaque justificati >n de voul faire de la réclame pour son remède dans un but intéressé. I! 113 sait pas s* \rai ' le kowhî-e dos cas mortels cités par le Dr Dreuw est exact. Il faudra dit-il, que tous les ca, sol Mit examinés à d'autres points de vue. Avant tout. r,i) cas d'accidents représenteraient sur plus <t'un million d injcct.ons un pourcentage absolument minime. Ma s il n'est pas dit que tous les cas mortels aient été produits par !• tra.lemei au Salvar.-;:n. Il se p>ul que le méde . ait commis une faute d'application, ma s l'ai itude du malade peut également avoir causé l'issue mortelle du traitement. Ainsi, c'est une erreur d'employer 1 injection «606 » dans les cas très avanças et très ; n-ciens, dont la guéris >n est inii>os4ble. Le professeur Ehrtich a fnitTemarquer que le nombre do cas mortels, par suite de syphilis, esl. énorme. Rien qu'à Paris il meurl par an de celte terrible maladie 3.000 malades à ta fleur de l'âge. Les symptômes de l.a maladie sont dans la plupart des cas des ilfections car.Haques. p grandisse m eut des arlères, paralysie, alaxie locomotrice, hypertrophie du cœur. etc. Quant, on emploie le Saîvaisan dans de tels cas avancés, dw accidents sont |>ossib!es, souvent. subitement, après quelques heures, mais aussi après un tenir s plus ou moins long If professeur raconte un fait typique a.* vô «• l'a-ris, dernièrement. Un rralarlr? devait être t. a.té au Salvarsan. mais il mourut la nuil •'•.•«'•dente. Si l'injection avait déjà eu liew. :1 n'est pas douteux qu'on eût attribué la mort d.i malade au traitement par le Salvarsan. D? toutes les expériences faites, il rc. sort que le traitement a d'autant plus de chances de succès, qu'il est commencé très tôt. Il arrive aussi que des malades guéris se contaminent de nouveau et en déduisent l'inefficacité «lu remède. Le Salvarsan est employé aujourd'hui dans tous lies hôpitaux : il en est de même a la clinique de l'Université de Strasbourg, quoi . qu'en dis-» le IV Dreuw. I.e profr--eur Ehrli'h se défend d'ailleurs d'être responsable du traitement dans les hôpitaux. — on a va I reproché à l'hôpital de Francfort d'avoir traité des prostituées au Salvarsan sans leur-autorisation. — car. dit-il. je n'ai aucune influence sur les services intérieurs des hôpitaux. Le célèbre professeur a conclu par ces mois : «Si les avantages du traitement ne dépassaient pas considérablement les dommages, je ne penserais pas à permettre un seul instant, le traitement au Salvarsan, de même s'il existait un remède plus efficace. » Ehrlich disait dern ère-ment à Paris que nul n'est prophète en son pays. Le provorftf "st encore justifié dans ce cas. Nulle part on rValtaque aussi virement le grand savant qu'en Allemagne. G. IL LES «BAGATELLES» DU BUDGET PRUSSIF.N. —LE NUMERO CARNAVALESQUE DU S/.U-PUUSSIUUS ET LA POLICE DE MINUIT. A la Chambre des dépulés, on ife discute, en général, (pie les grosses questions el pourtant parmi les «'bagatelles» du budget il cn est qui mériteraient un plus grand intérêt. Ainsi la Prusse sacrif e d'assez ferles sommes affectées à des fou.Iles scientifiques dans des pays étrangers. Pour des travaux de ce genre, en Mésopotamie, 011 dépense 130.000 marks; en Egypte, une quatorzième tranche de 12.000 marks, et pour des fouilles à Samos. 57.000 marks. Il a été affecté 25.000 marks à la préparation des squelettes antédiluviens trouvés en Afrique orientale allemande et une même somme est prévue pour le prochain budget. Pour la fixation de la différence de long.tude entre l'Europe et l'Amérique du Nord, la Prusse paye une subvention de 10.000 marks. Les deux Chambres prussiennes se font remarquer par les chiffres suivants : La Chambre des seigneurs émarge au budget pour une somme de 315.205 marks, c'est-à-d re «(lie chacune des quinze séances des vi .ux messieurs coûte environ 20.000 marks. La Chambre des députés coule en tout 2 li'j 725 marks, dont 1.160.000 marks pour frais de voyage et pour les jetons de présence aux dépulés. La commission générale des ordres prussiens absorbe 571,0)0 M., dont -{50.000 M. pour l'achat d'insignes. Le ministère des affaires étrangères de Prusse nous coule 583,001 M. Il entretient sept ministres plénipotentiaires à Dresde. Hambourg, Karlsruhe, Munich, Oldenburg. Stuttgart et à Rome, c'est-à-dire au Vat.can, el deux minisires-résidents à Darmsladt et à Weimar, c'esl-à-dire, à part peut-être Rome, toutes sinécures dans la véritable acception du mot. « Signalons encore quelques recettes intéressantes : Lec bénéfices nels du haras principal de Graditz sont portes au budget annuellement pour ♦00.000 M. La chasse dans les forêls prussiennes rapportent 800,000 M., le timbre sur les caries à jouer, 1300.000 M., dont il est vrai 1,202,000 re- nigliche secnandlung, a oDienu acs nenences 00 4260,000 M. La loterie prusso-sud-allemande, comprenant outre la Prusse, le Grand-Duché de Ilesse-Darmstadt et la Bavière, rapporte 12 % millions de mark, c'est-à-dire 196.497.500 mark aux recettes et 184.034.984 aux dépenses. La Prusse paie aux Etats participants une renie de 7,298.000 M. Les agents de la loterie encaissent annuellement une somme de 2.134.000 mark et. ce qui paraît singulier, l'Etat bénéficie de 240.000 marks pour des primes non encaissées par les joueurs l v Le numéro carnavalesque du Simplicissimus a de nouveau attiré l'attention de la police de Munich. Il a été défendu aux libraires el aux kiosques de journaux d'étaler deux dessins, l'un de Dudowich, l'autre de Wcrncrberg. Lors • 'o l'exécution, la police s'est rendue coupable de diverses, mesures arbitraires, ce qui n'est d'ailleurs pas plus étonnant «pie çà. Les agents ont pénétré, censément sur l'ordre de la direction de police, dans les magasins des libraires et ont exigé qu'ils retirent de l'étalage le numéro incrimine. Sur des plaintes téléphoniques, l'assesseur de la présidence de police a déclaré que cette attitude représentait une action illégale et arbitraire des agents, ce qui ne les a pas empêchés de continuer leur besogne. Ludwig Thoma, l'excellent collaborateur du Journal satirique, attribue cette attitude de la police à l'ex-dépulé ultramontain Lerno, qui vient d'être nommé procureur général à Munich, el qui semble vouloir imposer à Munich les opinions artistiques qu'il s'est formées à Àmbcrg I PETITE CHRONIQUE D'ANGLETERRE L'ARRIVEE PROCHAINE DL j DEPORTES DE L'AFRIQUE DU SUD. - UNS SCENE MOUVEMENTEE AUX COMMUNES. - POUT^MA ET THORNTON. -- LEUR PATRIOTISME: CERVEAUX AMERICAINS El LOCOMOTIVES TEUTONNES. Londres, 20. — Le prolétariat britannique se prépare à accorder une réception triomphale aux neuf leaders labour.stes sud-africains, qui ÇLrriveront, dimanche soir ou lundi matin, en Angleterre à lx>rd d.u paquebot Umgcni. Le Daily Citizen a ouvert une souscription pour payer les frais que comporteront les fêles en l'honneur des victimes dte la tyrannie de Bo-tha. l^e premier qui a envoyé son obole a été... un policeman, et le second un elorgyman. A ce sujet, il y a ou une soène aux Commun» : le député catholique et conservateur Archer-Sse ayant demandé qu'un des déportés, M. 1 ouls-ma, éiant un « undesirable aiiien ». ne fût pas autorisé à débarquer. Toute la gauche s esl levée pour flétrir ces paroles cruelles du coreligionnaire de Torquonmd'a. Et lorsque le calme fut rétabli, un député labour.ste M. Thorne demanda si M. Thornton n'était pas aussi un «alien». Les torys durent baisser la tête. En effet, U'.i de leurs leaders, lord Claude llamil-ton directeur de la Cie Gréât Eastern, vient de nommer au poste de gérant de la Compagnie le feu ne Américain M. Thornton, alléguant qu il ] n'y a pas un seul homme né en Angleterre qu* , soit ca.oahle de remplir comme il faut ces deli- , oates fonctions. Naturellement, lord Clauue a poussé trop loin le dés.r de prouver la thèse tory d'après laquelle les pays protectionnistes. ( comme les bia-ls-Unis et i"Allemagne sont les . seuls qui produisent d'excellents hommes d affaires. en même temps'que son collègue tory, le direotGkur de la -SouIh-Eastern commanda t dix locomotives en Allemagne pour prouver que les protectionnistes teutons battent les libre-échangistes anglais, ce qui, u ailleurs, fst absolument faux. Mais tous ces petits coups d'épingle donnent la mesure du patriotisme réel de ces jingoës conservateurs. Disons, en passant que ta dernière statistique complète relative aux accidents donne.pour douze mois, les chiffres comparatifs que voici : Etats-Unis (la terre des grands managers, d'après lors Claud?) : 10.390 tués et 150,159 blesses, — sur les voies ferrées. , Grande-Bretagne: 1.062 l'iUsS et 3,863 blessés. Espérons qaie M. Thorn\on ne nous apportera pas les méthodes yankefts pour « éviter »_Jes ^accidents. » A LA DIETE DE FINLANDE POUR LA LEGALITE Ilelsingfors, 20. — I/o parti suédois a présenté hier un projet d'adresse touchant les personnalités finlandaises actuellement détenues à St-Pétersbourg. Ce projet po/ie la signature des représentants d'autres partis. Les socialistes-démocrates ont présenté h la Diète un projet de pétition à l'effet d'obtenir le rétablissement de la légalité en Finlande. Le parti vieux finois a également présenté un projet instituant le russe comme langue officielle cn Finlande. LES SCANDALES DE LA MARINE JAPONAISE PERQUISITIONS Tokio, 20. — En attendant que la Commission d'enquL'te relative aux scandales navals communique ses conclusions ïi la Diéle, les perquisitions se poursuivent et s'étendent aux domiciles dre officiers supérieurs, <les stations navales de Yokosu-ka et Kure et au dépôt de Tokuyama. On s'attend ft des révélations sur les usines de briquettes. Le Japon possesseur de la Mandchour e et de la Corée Tokio, 20. — Aiu co.u's de la discussion des crédits navals à la Commission du budget de la Chambre des pairs, le ministre de la marine a déclaré qu'à la suite de la guerre avec la Russie, l'empire japonais s'est étendu à la Mandchourie et à la Corée, ce qui a rendu nécessaire l'augmentation des forces navales qu'il entretient dans ces parages. * FRANCE AU PALAIS BOURBON LA SUPPRESSION DES SOUS-PREFETS INCIDENTS Paris, 19. — Au cours «»e la discussion du budget de l'intérieur, M. Lépine, ancien préfet de police, qui demandait la suppression d un certain nombre de sous-préfets, a été l'objet de diverses interruptions ironiques ou hostiles de la part des socialistes, i.e nnnistra c-om at la proposition de M. Lépine, qu'un autre député, M. Eeroy-Beaulieu, reprend au milieu du bruit. M. Leroy-Beaulieu défend l'opposition de la Commission et du gouvernement devant 1111 nouvel amendement tendant la suppression totale des sous-préfets. Le ministre de l'inl-rieur combat également ce second amendement, qui est repoussé par 284 voix contre 258. L'amendement Lépine, supprimant seulement une partie dés sius-pcéfels. est également repoussé par 315 voix contre 163. L'IMPOT SUR LE REVENU AU SENAT Paris, 19. — Le Sénat entend aujourd'hui M. Caillaux sur le projet d'impôt sur le revenu. M. Caillaux expose les difficultés financières auxquelles le gouvernement propose de remédier par l'impôt sur le capital et l'impôt sur le revenu. Le ministre estime que renforcer les contributions actuelles 11e permettrait pas de dégrever les çatttfc «watribuïibuuk — - M. Caiîïànx conteste que la richesse acquise S'.il laxéo à l'excès en France. I! est donc possible, dit-il, de demander au capital de nouvelles ressources. Le ministre ajoute que le gouvernement ne peut rscepter qu'un véritable impôt sur ie capital et un impôt sur les différentes sources de revenus. M. Caillaux défend l'impôt sur les bénéfices agricoles. M. Cai laux fait observer que lors de la prise viticolc les vignerons acceptèrent de déclarer leur récolte. M. Doumergue, interrompant, ajoute : ce qui équivaut pour eux à déclarer leurs revenus. (Exclamations sur les bancs de la Commission. Murmures sur divers bancs.) M. Caillaux, passant à la question des bénéfices commerciaux, estime que la .complexité actuelle du commerce rend impossible l'établissement ou la evisiori des tarifs de patente et conclut donc q ie la déclaration est nécessaire. Au sujet de l'impôt complémentaire le ministre dit. qu'il faudra des garanties pour éviter la fraude sur les valeurs mobilières. M. Caillaux <'• clare que le gouvernement ap-puyena le vote fies deux premi s titres du projet de la Commission, bien que ceux-ci comportent de sérieuses retouches, m. s le ministre estime indispensable le vote d'un amendement- traçant ! ■ cadre de la réforme. Il demandera donc que les deux premiers titres, une fois votés, on poursuive la réforme. M. A y mon d. rapporteur, dit: J'ai déclaré que nous étions prêts à la poursuivre. M. Caillaux reprend : Tout de suite ; j'ai là les (exles nécessaires. (Mouvements divers.) Une s'-c pension fie séance est alors ordonnée pendant laquelle les sénateurs commentent vivement le fait que M. Caillaux vient d.e se rallier solennellement aux vues de la Commission et de M. Ribot. Certains sénateurs de gauche, comme M. Pelletan,. np dissimulent pas leur mécontentement. Les ..-n a leurs du centre soulignent ce qu'ils appellent la capitulation du ministre. A la reprise de la séance, M. Caillaux déclare : Le gouvernement vous demandera d'adw hérer aux lignes essentielles de réformes qu'il p. tracées. Il demande que le Sénat, après avoir voté les deux premières parties de la réforme, poursuive l'étude du reste de celte réforme en s'en gageant à voter l'impôt cédulaire sur les diverses catégories de revenus et l'impôt complémentaire avec la déclaration obligatoire qui r:e pourra êlre éliminée qu'autant que par d'au-1res mesures cn parviendra à connaître le revenu vrai M. Caillaux rappelle que le Cabinet a présenté au Parlement un plan financier comportant l'impôt sur le capital et l'imnôt sur le revenu. Le principe de c^s impôts, dit-il. n'a pas été :-.o 11 testé ù 'la tribune du Sénat. Nous combattons pour obtervi. le vote de l'impôt sur le revenu. Il peut et doit procurer au budget 150 millions à partir de J'.M6 s'il est voté celte année. L'impôt sur le capital produira, de son côté, au Moins 150 millions l'année prochaine. Il supplie le Sénat d'accepter les lignes essentielles d'une grande réforme qui doit être réalisée très vite M. Caillaux conclut cn invitant les républicains à tenir les promesses faites à la démocratie. (Vilfs appl. ii gauche.) M. Ribot déclare qu'il n'est pas en désaccord avec le minisire sur le plan de la reforme do nos impôts directs: mais il fait quelques réserves de détail et estime qu'il y aurait grand inconvénient politique à vouloir tout faiie en môme temps. Nous voulons, dit M. Ribot, qu'on aboutisse en ce qui concerne l'impôt foncier et les valeurs mobilières. M. Ribot demande si le ministre lie l'établissement des deux cédules au vote des deux premières parties de la réforme. M. Caillaux répond : Lorsque les deux premiers titres auront été votés, le gouvernement demandera au Sénat de continuer. (Appl.) M. Ribot reproche au ministre de ne pas laisser à la Commission le temps de discuter les textes et de lui poser une sorte d'ultimatum. I! reproche à M. Caillaux d'avoir parlé de l'incorporation de l'impôt sur le revenu dans le budget. Vous ne ferez pas cela, dit-il. Ce serait une véritable violence. Le Sénat a trop conscience de ses droits et de sa liberté pour déférer h pareille menace. (Vifs appl.) D'ailleurs, la Chambre elle-même a demandé qu'on scindât la réforme fiscale. Gardez votre liberté, dit M. Ribot au ministre, nous gardons la nôtre. M. Ribot rappelle ses propositions relative^ aux taxes successorales. Nous sommes tout disposas à vous aider, dit-il à M. Caillaux. Mais laissez-nous la liberté d'examiner. Nous enverrons à la Chambre les deux premiers titres et nous continuerons l'examen de la réforme. Pas de politique du tout ou rien. (Appl.) T.a discussion générale est close. L'urgence est déclarée. La suite de la discussion est renvoyée une autre séance. 1^ séance est levée. ANGLETERRE A LA CHAMBRE DES LORDS LE CAS MURRAY Londres, 19. — Lord Lansdowne demande la nomination d'une Commission d'enquête sur le cas de iord Murrav. Il n'y a jamais eu (iiit-il. de spéculation boursière moins indiscutable que*utlle à laquell; les actions américaines d'une Compagnie de télégraphie sans fil ont donné lieu. On 11e pouvait pas concevoir de tribunal p-'us mal choisi qu'une Commission do la ( ihambie d'.s Communes pour l'étude de cette affaire. Le rapport de la Comm ion de la Chambrv des Communes est inadmissible, surtout en ce qui ooncerne lord Murray, qui n'a jamais comparu devant cette Commission. Lord Crewc répond que le gouvernement ne s'oppessora pas à la nomination d'une Commission par la Chambre des Lords, mais il déclinera toute responsabilité à. ce sujet. Aucun nouveau fait ne pourra.être apporté devant cette Commission. Lord Am'pMiill déclare qu'il demande 1a nomination d'une Commission et qu'il n'a en vue que l'honneur de la Chambre. La Chambre des Lords décide h mains levé-os qu'une Commission sera nommée. PORTUGAL BANNISSEMENTS ijsbonnc, 10. — La proposition accordant l'am- ■ nistie pour les crimes politiques avec certaines restrictions autorisera en même temps le gou-\ornement à bannir du Portugal pour une durée inférieure à dix uns ies membres du mouvement i-ontraire aux institutions républicaines actuelles. Ces membres sont au nombre d'une vingtaine environ. Parmi eux figurent le camUûne Baiva Con e'ra, le colonel Bossa, MM. ZoaS* Vïvlmeida et Azevcdo Countille. A LA CHAMBRE DES DEPUTES L'AMNISTIE Lisbonne, 20. — M. Bernard in o Machado, président du Conseil, présente un . Jjet d'amnistie s'appiiquanit à tous teis iin. .idus jugés el condamnés-pour délits politiques, qui sont détenus ou expatrés, sauf aux chefs. Ceux-ci seront bannis. i.cs accusés non encor» jugés seront. soumis à un jugement, mais dès maintenant ils seront mis en liberté. L'amnistie s'applique outre s crimes de rébellion a ceux c >u!r • la loi de séparation, aux m n ne.:s de O -sobéissance envers les autorités, aux abus de pouvoir, aaix délits ùe presse. Elle ne s'éii.Mid pas aux individus qui firent usage de la dynamite ou commirent des attentats C'.-ulre les. personnes. Sont également c- mpris dans l'amnistie, les individus qui commirent le crime de désertion en outre du crime de rébellion, mais los officiers seront exci-us de l'armée. La Chambre a voté l'urgeaco et ja discussion immédiate. Lés orateurs démocrates se sont montrés favorables h La proposition. Les orateurs de droite, au contraire, désireraient une amnistie en coca plus large. M. Bernardine Maclwiio a déclaré ne pas po Kï la. MW SSLtWvU V ' T LE VOTE Lisbonne, 20. — Au cours d'une séance 8e nuit, la Chambre a voté, par 102 voix contre M, le projet d'amnistie présenté par le gouvernement.RUSSIE LA SUPPRESSION DU PASSE-PORT St-Pétersbourg, 20. — A la Douma, la Commission des finances s'est déclarée en faveur de la suppression du passe-port dont sont obligés de se munir les personnes se rendant à l'étranger. La taxe y afférant serait cependant conservée.ETATS-UNIS GUERRE DOUANIERE ENTRE LES AUTORITES ET LE MILLIONNAIRE ROCKFELLEH New-York, 20. — On sait que depuis quelque temps une guerre ouverte existe entre les autorités douanières américaines et le millionnaire Rockfeller. Jusqu'à présent les employés des impôts n'avaient pas réussi a entrer dans la demeure de Rockfeller et les employés durent recourir à une ruse de guerre. Avant-hier, la nièce du roi américain des pétroles assistait à un bal. Un jeune homme élégant s'approcha de la dame et dansa avec elle durant toute la soirée. A la fin du ba\ il demanda à la nièce de Rock-flcdler l'autorisation de lui porter ses hommages le lendemain ; ce qui lui fut accordé. Lorsq-ue le jeune homme se présenta le lendemain dans la demeure de Rockfeller. il fut naturellement introduit immédiatement. Mais a peine se trouvait-il dans la demeure du multimillionnaire, qu'il tira de sa poche un dossier volumineux, soumit sa pièce de légitimation comme employé des impôts et exhiba un protocole de sais.ç de plus de 62 millions. Rockfelie.i' tee voyant dupe, fut forcé de cette façon à payer les 62 millions sous peine de voir mettre lo scellé sur les meubles. Après tout, il a encore font une belle affaire, car les autorités n'ont pu fixer que maintenant que'Rockfeller avait encore 175 millions d'impôts en souffrance à payer de l'année dernière. Et les autorités se creusent la tête pour trouver le moyen de s'inJi-odu.ire encore une fois dans la demeure du roi des pétroles. HAÏTI DES FRANÇAIS OBJETS D'UNE AGRESSION Porl-au Prince, 19. — Des conflits continuent à éclater fréquemment entre la police locale et les soldats de l'armée révolutionnaire, qui ne cc-ssent de troubler l'ordre et de commettre des violences. Deux Français, parmi lesquels W vice-consul de la légation de France, ont été l'objet d'attaques, mais ils. n'ont pas été blessés. le ministre de France a aussitôt fait des démarches énergiques auprès du gouvernement haïtien pour faire rechercher et punir les coupables.D'après des nouvelles officielles, les trou])€» du président Zamor entourent le Cap Haïtien. CHINE PREPARATIFS REVOLUTIONNAIRES EN MANDCHOURIE Moukden, 10. — On a découvert une section d'une organisation qui préparait une troisième révolution. Les promoteurs du mouvement semblent être les mêmes que ceux qui avaient organisé la dernière révolution. Le doub e Meurtre île la pue Royale A BRUXELLES LA CAUSE REELLE DU DRAME Ce qui, dans toute cette affaire, paraissait particulièrement inexplicable, dit Le Soir, c'est que de Coen s'en soit pris à l'expert-comptable, M. Joris qui, en somme, ne pouvait être rendu responsable d'un différend entre le banquier et M. Fivé. Certaines pièces saisies ce matin dans les bureaux de M. Fivé apportent à cet égard quelque éclaircissement en ce sens qu'elles établissent qiVil y avait entre M. Joris et de Coen une question personnelle. M. Joris avait indirectement avancé de l'argent à M. Fivé pour permettre à celui-ci de payer son personnel. A cet effet, il avait demandé à de Coen, à titre personnel, un prêt de 3.000 francs qui fut consenti par le banquier alostois contre la garantie de traites acceptées par M. Joris. Or, mardi matin, le jour du drame, de Coen, en vérifiant les comptes, aurait remarqué que M. Joris recouvrait la créance contractée vis-avis de lui pou? le compte de M. Fivé, en encaissant les sommes versées par les clients du tailleur au fur et à mesure de leur rentrée, pour être a même de faire honneur a sa signature le jour de l'échéance. de Coen aurait désapprouvé vivement ce procédé, d'où la dispute entre M. Joris et le banquier, dispute qui devait avoir le tragique épilogue que l'on sait. Ajoutons qu'au cours de la descente opérée jeudi matin par le Parquet dans les bureaux de M. Fivé, les magistrats ont retrouvé les cinq douilles qui sont tombées de l'éjecleur du brow-ning de l'accusé, le jour du drame. L'AFFAIRE DUVIGNON Fin de la première audencc INTERROGATOIRE DE L'ACCUSE A 1 h. 15 commence l'interrogatoire de l'accusé. Le président doit lui arracher ses déclarations une ù une. J'ai commis de grosses fautes, dût Duvignom J'y ai été poussé d'abord par désœuvrement, puis par ma maîtresse. Le 15 avril, à Bruxel* L;s, j'ai dérobé 4.300 francs a mon p re. Une fois ce premier vol coanmL, j'ai eu un retour sur moi-même et j'ai lenté ele m étrangler. Eiisa Pains, ma maîtresse, m ensorcela U. J'ai déserté le 2e régiment de guides, où j'étais brigadier, et tous deux nous avons quitté Bruxelles. A Paris, je fus ébloui. E11 quelques jours l'argent de mon père fut dépensé. J'avais acheté une motocyclette. Il nous fallait un automobile. Je n'avais pas de quoi le payer. Alors j'ai songé à le voler. Le président lui dit : Vous avez poussé votre maîtresse à la prostitution. Cela vous rapporta 10 francs. C'élai't le 19 mai. Lorsqu'elle vous remit les 10 francs, vous lui dilcs : Demain, tu n'auras pas besoin de recommenoer. Tiens-loi prête à il h. Je viendrai te prendre en automobile à l'Hôtel de l'Europe. En effet, le 1 in demain matin, sur la route de Senlis, vous t.uitiez • de tuer M. Dardenne. Vous lui tiriez quinze balles de revolver. Vous le blessiez griè-\ ement et lui voliez son automobile. Duvignon répond : J'ai été conseillé par ma maîtresse. Jo n'avais prémédité que le vol. Si j'ai tiré, c'est inconsciemment, dans un mo-ment de folie. LES TEMOINS Eiisa Pams est le premier témoin cité. Quand elle paraît, son amant détourne la tête. Elis est tellement émue que tout d'abord elle 11e l>eut parler. Le procureur est obligé de lire sa déposition. Lorsque la lecture est terminée. Je président demande à l'accusé ce qu'il a à répondre. Je ne .puis, dit Duvignon, que confirmer ce . que j'ai dit tout à l'heure. C'est ma maîtresse qui m'a «poussé. " • • Au milieu d'une grand? attention, M. Dardenne relate l'attentat. Il dit que Duvignon commit son attentat avec la de nèra cruauté, « «ne paraissant avo.r qu'un - sont-, -el ii d'açhe-ver sa victime. Lorsque M. Dardmne a terminé sa déposition, de lui-même Duvignon se Lve et dit: Vous avez bien des ra.sens de m'en vouloir. mais je vous en supplie, pai donnez-moi pour mes par-^nts, qui souffrent < e me voir

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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