Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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19 december 1918
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s.n. 1918, 19 December. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Geraadpleegd op 20 mei 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/xs5j961g4c/
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JOURNAL DE LIEGE Jeudi 19 Décembre 19i8 n il il m» i m m mu i i ■■ namiiMii UN NUMERO QUINZE CENTIMES Jeudi 19 Décembre 1918 ABONNEMENTS Nous prions nos anciens abonnés de nous faire connailrc leur changement d'adresse et de nous signaler de suite les irrégularités qui peuvent s"e produire dans le service.Nos anciens abonnés seront crédités du montant de la somme qui leur revient pour les mois non servis en 1914 et débités des numéros servis depuis le 28 novembre jusqu'au 1er janvier 1910, date à partir de laquelle de nouveaux abonnements prendront cours au prix de fr. S 00 par trimestre. Nous recevons dés maintenant de nouveaux abonnements aux mêmes conditions. FEUILLE PftUïIOliB, LITTERAIRE ET COMMERCIALE. — FONDEE m 1764 REDACTION ET ADMINISTRATION : 22 , RUE DES DOMINICAINS. 22 PUBLICITE Annonces la ligne, fr. 0.80 Réclames n fr. 1.6U Avis mortuaires » fr. l.UU Avis de société» » fr. £.00 Emissions, bjtens, rapports, « fr. 4.00 Faits divers fin n fr. 4.00 Faits divers corps •> fr. fi.00 Réparations Judiciaires n fr. V.00 (Tarif provisoire) Le Dieu Etat Le salut de l'Etat est la loi suprême, dit un axiome célèbre. Pendant la guerre, le:3 rôles ont été changés : c'est h l'Etat que nous avons demandé le salut de 1 indiviQU. Nous avons dû vivra au*-crochets du Comité National qui, dans ces dures circonstances, représentait'la gouvernement, tandis que l'autorité occupante se chargeait de régler jusqu'aux nlus minimes détails de notre vie, le Comité National organisait nos approvisionnements. Les denrées qui, avant la guerre, étaient les plu3 communes nous étalent parcimonieusement distribuées/ Le pot-au-feu lui-même courait risque de sa voir supplanter par la soupe municipale. Si la guerre avait uuri encoie mielques mois, nous allions connaître i égalité devant la ratatouille comme à £"mée Il eu fut de même pour le pain. Certains comités d'alimentation locau-ï poussaient la sollicitude j:: rp'à réglementer la panification. de toile sorte que le consommateur n'avait nlus .m le droit rte panifier lui-mfr-me ni la faculté île choisir son houlangei. Ces faits sont d'aujourd'hui. C'est gr:ir! à l'application de ces mesures énergiques eue le pays a dfl D'être sauvé de la famine Aussi, ne les critiquons-nous pas. Ce sont des règlements exceptionnels, imposes pai rie nénibles nécessités. L'effet moral d'un interventionnisme ans si absolu ne tarde pas à se faire sentir. L'initiative s'affaiblit, le ressort de la volonté se détend. On s'habitue h vivre soi -ln dépendance du pouvoir qui «?. charge ci, vous procurer toutes les choses nécessaire. * la vie \u*9i la réglementation absolue oui fut imposée pair les circonstances ne doit ooint leur survivre. Dès qu'il s*"», possible, nous devms voir renaître le bon ire (time de liberté et d émulation de jadis Il est dangereux pour 1 individu de ton jours tourner les yeux vers 1-Etnt. » qu'une difficulté surgit, c'est ft lui que 1 oi se prend, c'est lut que l'on invoque. La vit est^elie chère : on exige la fixation de pm maxlma. Est-elle trop bon marché an m de nos bons axriculteurs: ils réclament net mesures protectionnistes Les salaires n at-teiffnent-ils pas un taux convenable : 1" corporations ouvrières exigent le minimun ' de salaire. Les industries sont-elles ruinées par l'ennemi : c'est aux pouvoirs publics qu'on confie le soin de les reconstituer. 'Co sont là dea tendances qu'il est dangereux d'encourager. Nous oublions trop olio l'Etat est un mytlfoe, une convention. En réalité, l'Etat c'est nous tous. S'il accorde à une catégorie de citoyens des faveurs en \ue de lui permettre de surmonter des dif-iicultés, il ne peut le faire qu'en compromettant les intérêts d'autres catégories do citoyens. S'il supprime la libre concurrence, il établit fatalement un privilège au profit de quelques-uns. En ce qui concerne les secours et les indemnités de chômago, il serait aisé de pouvoir puiser à pleines mains dans le trésor, peur dédommager les gagne-petits des privations que la guerre leur a causées. Mais ce trésor, par quoi est-il alimenté ? Par les impôts et contributions de tous. Pour réparer certains maux causés "par la guerre, vous allez donc exiger de nouveaux sacrifices de la part de gens que le cataclysme a également frappés. De plus, il est un fait indéniable que plus il y aura (l'argent en circulation, plus il y aura d'acheteurs, et comme actuellement les produits de première nécessité sont très rares, leur prix augmentera dan's des proportions sensibles. Pour ce qui regarde la restauration industrielle, il se conçoit que le gouvernement prenne des précautions pour empêcher l'exploitation des petits par les grands, l'accaparement des produits, la spéculation Hnancière. Mais à cela doit so borner son rôle. La bureaucratie n'a pas toujours le doigté, la compétence voulue. Multiplier soûls prétexte de sauvegarder l'intérêt général les restrictions à la liberté individuelle, c'est aller à rencontre du but qu'on se propose. Quand l'Etat se mêle des affaires individuelles, il sort de sa sphère d'action. En denors de sa mission de contrôle, il est mal venu d'intervenir. Ne l'invoquons donc pas toujours en dehors de saison. Habituons-nous à l'idée de nouis tirer d'affaire par nos propres moyens. C'est encore le seul espoir d'aboutir à un t résultat rapide et pratique. LE PASSAGE DES HUNS DANS NOS USINES . -*©- Chez Cockeriil Quand, Ml août 1914, ils défllairent dans la région de Scraing, les soldats allemands so montraient les hautes cheminées de la Société Cockorill. Ils connaissaient tous le grand établissement sur lequel ils se nattaient déjà de mettre la main Pou après l'envahissement du pays, un colonel allemand s'introduisait au château en mémo temps que deux bataillons ;dun ton hautain, il venait sommervjl ^M'.lOJi de lui remettre ses pouvoirs II s appelait, le colonel Kcppel. Il avait devant lui M. Adolphe Oreiller : Il trouva à qui P®rie. Ce soudard malappris oubliait qu U ava l été autrefois, l'hôte di château. Il y fut, m effet, reçu lors de l'Expositioni d. Li«W» en sa qualité de commissaire général du Gouvernement allemand. M Greincr devait chèrement pajer la dignité do son attitude. Peu après, malgré son âge, il était conduit a la Clurtieuse comme le dernier des mal:aitoui3 et y dut subir durant huit jours les contacts Us plus répugnants. Il répondait à ]e no sais quelle inculpation d'espionnage par signaux ""ctfJcsyiU*ôtait d'ailleurs la bête noire du IceWe. Ses chefs de service, à plus d une riOTi.se,• connurent les douceurs de 1 incarcération. .Son directeur général actuel, M. Léon Greiner, vient (i peine de renirei d'Allemagne, où il fut détenu pendant 2 mL'avenir réservait à la Société Cockeriil d 7u^u'enP™lua les Allemands feignirent d'autoriser les usines à, travailler, les y engagèrent môme. Avec leur basse mentalité de traticant, ils s'imaginaient peut-£tre - que l'appitt du gain suffirait à déterminer industriels et ouvriers à so .mettre au service de l'ennemi. Quand ils n eurent nlus d'illusion ii Se faire à cet égard us fêtèrent le masque et prétendirent enlevei de force c- qu'ils n'avaient pu obtenir pal la corruption. , , . , , _. yevq ioi!7 une nuée d'émissaires teutons 3'abattit sur notre industrie. La « 1 nen Beschafungstelle » réquisitionnait pour les usines à munitions d Allemagne, tandis eue la « Matérlal Beschafungstelle » envoyait au ' front tout le matériel nécessaire aux installations de défense. Les travaux do réquisition étaient di ri créa pa.r des sr^ciaUsteo. Leur choix se portait non sur les machines démodées, hors d usage, mais but l'outillage de tout premier ordre, la joie etTorgucvl de Cockeriil. Les îndustrieL aHomands, eux-mêmes. . accompagnés de soldait', venaient retenir co qui leVr cor}-venn.it. lo mieux. Il n'était pas rare de voir éclater entre eux.-de vives discussions au sujet de l'enlèvement des machinos également convoitées par plusieurs. Il est probable que la réquisition militaire n était au'un prétexte pour dissimuler d autres vieU plus intéressées. La malhonnêteté boche devait s'exercer sans contrôle. La preu ve c'est que le sous-officier qui dirigeait les opérations fut un jour écroué par ordre dp ses propres chefs fr la prison de Saint-Léonard.D'autrds soucis crue ceux de la guerre inspiraient ces cambrioleurs. Ils faisaient ma''n-bnsse sur des machines qui ne pouvaient leur servir, ne s'adaptant pas à leurs installations. Ils avaient, ouvert. Hambourg un véritable'camp où tout l'outillage sans emploi immédiat était remisé ; il fallait être boche pour faire même des machines, des « indésirables ». De plus, quand ils réquisitionnaient, ils le faisaient toujours de toile sorte nue les installation? etaient frappées d'arrêt et que la remise en marche devait être compromise. Le génie du mal qui caractérisa toutes les en-îrenrises allemandes s'exerçait encore vis-à-vis cle l'Industrie. Envahi par la soldatesque teutonne, le personnel de Cockeriil lui refusa catégori quement son concours. Plus d'une fois, les Allemands, dont la rageuse impatience comblait d'aise les Belges, brisèrent des machines qu'ils ne réussissaient pas & démonter.Rien ne surpassa cependant les exploits de la « Rohma ». Cette association était chargée de fournir les matières premières à la métallurgio. allemande. Kilo envahit Cockeriil en juillet 1917. Un cyclone dévastateur aurait passé sur certaines divisions qu'il n'aurait pas accumulé plus de ruines. Un instinct stupide et bête de destruction animait seul les directeurs de cette entreprise. Il y avait, dans les chantiers de l'usi-ug de vastes dépôts de vieilles ferrailles qu'il était facile de réduire en mitrailles : ronte, acier, fer, etc. La Rohma les déwai-gnr C« qu'il lui fallait, ce «ont les machines neuves, l'outillage le plus perfectionné, les moteurs les plus puissants, les quelques tonnes de fonte re\5tue de maçonnerie, et alors elle s'acharnait Oi les détruire. Le marteau-pilon émiettait toutes ces Ix'lles constructions mécaniques qui avaient nécessité tant d'efforts et représentaient tant de valeur 1 L'œuvre de dévastation s'accomplissait avec une telle rage, une telle violence qu'elle indignait .parfois certains officiers allemands eux-mêmes... Cette œuvre di* démolition était entreprise pour compte do la Rohma par un Belge, un ancien ouvrier de la Société, le sieur Landmeyer (!). Ce triste individu s'acquitta de sa mission en conscience. S'il trahissait son pays, il entendait ne pas le trahir à demi. Il mit un réel acharnement à briser, à détruire cette belle usine qui l'a-vaift fait vivre lui et les siens. Il n'est pas possible que dn tels actes restent impunis. Le S'eur Landmeyer a réussi à mettre la frontière entre lui et la justice belge. Il est espérer qu'il ne puisse pas impunément jouir de la récompense de sa félonie ! Son extradition doit être réclamée ; il doit être châtié au même titre que ceux qui ont violé le droit des gens. Landmeyer s'était entouré de tout ce ou'il 7 a de nlus louche et de plus méprisable. Il s'était fait le recruteur des traîtres. Ces 'lignes associés ont été immédiatement à la hauteur de la tAche. Ils ont volé et pillé tout ce qu'ils ont pu pour leur nropre compte. Pour enlever le cuivre, ils brisaient des électro-moteurs, ils anéantissaient toute la robinetterie. Pour soustraire à l'ennemi le plus de produits possible, les chefs de service avaient enfoui ù divers endroit"» des dénAts de cuivre, d'acior rapide, d'outils. Les espions de Landmeyer ont dénoncé les cachettes que les Allemande ont vidées... S'ils n'ont pas -mi le tout, ce ne fut pas la faute de ces tristes individus. Heureusement, leur nom est connu. Des listes de .pointage abandonnées par cette clicue ont été retrouvées. Le chAtimont no tardera pas ! Le 15 octobre, une nouvelle invasion infestait Cockeriil. Plus de 50^ *ir>Vlats nITo-mands et 1500 prisonniers civils et militaires venus du nord de la France s'installaient à. l'atelier d'art il/le rie. Il s'agissait 'l'y -éparer des canons et des lanre-miiKr. De? mcdns étaient déjà sur place. M ai s l'a-mi?-:re vint interrompre ces projets. Avant s'en aller, les Boches brisèrent et mirent hors d'usage les seules machines qui fonc-Monnaient encore. Us enlevèrent jusqu'aux noêles des ateliers, jusqu'aux coffres dos ■uvriors. Ce fut bien à contre cœur qu'ils •».e purent emporter tout le matériel déjà marqué pour la réquisition. Un° visite h travers l'usine pillé** donne une idée suRpostive de la mét.hode allemande en matière de réquisition. Que reste-t-il de ce grand établissement /m régnait une si fiévreuse activît/- ? An-ion rd'hui, ce n'est, plus qu'un désert, une solitude que trouble seul le va et vient des autbs anglaises. Les Allemands ont enlevé deux ponts rou lants de cO T. et un de 40 T. Us ont laissé deux i>etits ponts de o T. à moitié brisés. Do tous les côtés, nous nouo butons ù. des amoncellements de ferrailles dans lesquels des ouvriers s'efforcent de mettre un peu d'ordre. L'atelier du grand, montage a dù d'être épargné du fait qu'il traiviaillait pour l'ascenseur de La Louvière et les charbonnages. On y a cependant enlevé six grosses machines à aléser, une grosse mortaiseuse, « ponts roulants de -K) T. à 15 T., 3 foreuses, un tour de 15 m., 4 machines à raboter, etc. De la boulonnerie, il ne reste rien, le magasin a été vidé. Les ateliers servent actuellement d'écurie. Aux forges, le "vandalisme barbare sest dtrmé' libre coairs. La grande presse de 2(XX) T. qui faisait la fierté do Cockeriil, a été démolie et transportée en Allemagne. Poui s'emparer de l'armature #11 font» des fo'ûrs, les destructeurs ont démoli les maçonneries. L'accumulateur qui actionnait la presse hydraulique n'est plus qu'une ruine. Des six pompes dont une de 500 ch., il n« reste rien. A l'atelier de dégrossissage, un pont de 30 T. a été enlevé. De l'outillage il ne reste même plus les boulons qui ont été coupés à l'oxhydrique. Les fondations elles-mêmes ont été nivelées. Aux Ponts et Charpentes, perçolrs, foreuses, cisailles, compresseurs d'air, 4 ponts roulants de 5 T. ont disparu. La plupart des grosses machines et moteurs ont èti brisés sur place. Tout le réseau édectrique est détruit. Les mêmes dévastations sont à relever A la forge, à l'atelier de chauaière. La nouvelle fonderie qui a été édifiée pendant la guerre a été moins éprouvée. Il y règne déjà plus d'activité. Il faut déplorer l'enlèvement de 5 ponts roulants de 25 à 75 T. Lo hall voisin était déj'à démonté, prêt à être enlevé, quand l'armistice survint. Tout le service des transports a été supprimé. Sur- 43 locomotives, 28 ont pris le chemin de l'Allemagne avec 18 kilom. de voie et 90 wagons. , A la centrale, le grand moteur à, gaz de 8000 chevaux a été expedié. Le bâtiment est en ruines. Ouel<rues transformateurs servant aux charbonnages ont trouvé grâce devant la Rhoma .En revanche, un moteur de 000 chevaux a été brisé. Pour remplacei les cuivres réquisitionnés, il a fallu installer des barres de connexion en fer. Partout. nous trouvons de ces installations de fortune qui avèrent le désir de reprendre le travail le plus tôt possible. Sur sept haufcs-foumeaux, il n'en reste que deux qui pourront être remis en activité dans un délai relativement court. Les appareils à chauffer le gaz ont été systêma-tiquement mis hors d'usage. C'était chie2 nos ennemis un système : empêcher 1* reprise du travail. Avant d'achever la. destruction d'un appareil, ils se hâtaient de détraquer un autre. Trois machines soufflantes à gaz ont été enlevées sur six : pour les avoir, les agents des Boches ont même démoli le bâtiment. Ils? ont pris des moteurs électriques dont ils n'avaient que faire el au moment où il leur était déjà impossible de les expédier, ils ont coupé toutes les installations de tuyauterie. Où 1© spectacle est particulièrement navrant, c'est aux Aciéries. Le visiteur a l'impression d'entrer dans une région ravagée par un cyclone. Sous les grands halls dont les toitures métalliques se sont effondrées par place, il n'y a plus qu'un amas de ferrailles ; l'emplacement des lîngotièrçs est vide ; remué par l'enlèvement des ta-qales, le sol est sillonné d'excavations. Lea machines n'existent plus. Sur cinq convertisseurs, il on reste un. Il n'y a plus de cisaille, ni de laminoir à rail, ni de blooming. Seule la machine motrice est à sa place. La "ii'rnf dévastation a atteint la fabrique de fer et l'atelier de parachèvement. La guerre a sans doute causé d'effroyable» ravages sur les champs de bataille. Pour ceux qui savent en mesurer l'importance, les ruinas accumulées da-ns les usines ne seront pas moins désolantes. C'est l'activité de tout un pays frappée au cœur. Aussi ne saurait-on se montrer assez impitoyable jxnir les auteurs oc ces méfaits. La plupart des machines volées à Cockeriil sont dans des usines allemandes. Va-t-on les y maintenir quand notre industrie manque de tout ? Va-t-on laisser impunis les actes de vandales qui ;-ans nécessité ont détruit par haine ou par intérêt ? Que leurs juges viennent ici s'emplir les yeux de l'affligeante vision de cette dévastation, et ils auront la force de châtier. D. H. LES JG0881LISTES AD FRONT CYPRES (De notre envoyé spécial) : TV Ypr«»s Journée dure en perspective : Ypres et la 'MJont Kemmel le matin, déjeuner à La Panne, puis retour à. Bruxelles par Binu-iges. C'est Je plus court chemin ; mieux vaut des mutes carrossables qu'un trajet moins long de dix lieues qui passerait dans les zones bouleversées. En une grosse heure, i-jos autos de croix-rouge nous déposent sur la Grand'Place d'ïpres. Nous avons quittr les secteurs belges et de nombreux écriteaux : Chauny Track, W'aterfield. Camp, Vanity Camp, nous indiquent que nous parcourons la zone anglaise. L'aspect d'ïpres est désolant : le forum nous conserve mieux 1 antique Rome que la Grand'Place d'Ypres se® vénérables halles. Il n'en reste qu'un pan de façade, à gauche, tout disloqué et arebouté par une solide armature de grosses poutres. Sans elles, • ce dernier vestige s'effondrerait sur la Grand'Place. De la tour, 11 reste une ruine de trois étages, dépourvue de tout parement. Au-delà on aperçoit le portique de St-Martin. Il est bien conservé, mais c'est tout ce qui reste de la vénérable cathédrale.Partout des ruines, rien que des ruines par-dessus lesquelles on aperçoit les vieux remparts, coiffés d'arbres mutilés. Quelle barbarie, quel vanaaitsme, car ces ruines ne sont pas la conséquence inéluctable d'une grande bataille. Après l'échec de l'Yser, les Allemands voulurent gagner Calais, on le tournant. <( Nach Calais » échoua après le « Nach Paris » manqué. Us perdirent la bataille rl'Ypres et pour se venger, le 14 novembre, date à laquelle la ville n'avait presque pas souffert. Us bombardèrent e( incendièrent les halles. Puis ce fut la quiétude jusqu'en avril 1915 quand l'attaque des gaz refoula i les Anglais ju'scjïue Hooghe". U 3 kilomètres de la ville. Le bombardement devint plus 1 aisé, la destruction d'Ypres do plus en plus .complète. En août-septembre 1917, l'offensive anglaise dégage le terrain jusque Poelcapelle et Langemarck. Mais m 1918, les Anglais sont de nouveau refoulés, par le sud, jusque sous les murs de la ville par l'attaque du Kemmel. En août 1914, une patrouille de ulilans vint sur la*'Grand'Place. Depuis, les Boches n'y remirent plus les pieds. La visite est-rapide ; à peine sur la Grand'Place, nous remontons en voiture pour gagner le mont Kemmel. Lo Mont Kemmoi ' U se dresse comme un Vésuve en minia-! ture, dont il a les proportions. Le long de la voie, quelques soldats « français de couleur», des Annamites sont au travail. Ex-1 cellents travailleurs, paralt-il, et faciles à " nourrir. Plus lourd, des soldats anglais J commencent à refaire la toilette d'un cime-! tière Ibouleversé. Nos autos stoppent aux 1 ruines de Kemmel-village et, par un mau-; vais chemin boueux, nous partons à pied, ! â l'assaut du mont. La pente est douce, ' mais le travail est dur, et le major Van Trooyen a pitié des pauvres civils qu'il pilote et les dévoie sur un contrefort do la " montagne. Pour ménager notre amour-propre, il nous persuade que nous sommes sur ' le « Scherpenherck », autre pyramide qui, | elle, est restée aux alliés. La terre rougeâtre est 'partout éventrée et, vers le sommet, débouchent des issues k de galeries. C'est qu'ici la guerre était sur-. tout soutérraine. 11 ne faisait pas bon se montrer h la surface, et. le Kemmel ne fut guère occupé d und manière effective. Il ' fut, au surplus, constamment nt copieusement gazé par des bombardements d'obus } à gaz. Des ossements, plus; loin des munitions, par-ci par-là un casque allemand démontrent cependant que des hommes s'y , risquaient. Mais ces vestiges boches nous j rendirent le Scherpcnberg suspect. Une croix allemande tombe d'un « feVhvebel », j nous convainquit complètement. C'était [ bien un simple contrefort du Kemmel que nous foulions ! , Lo champ de bataille n'un était pas '. moins intéressant., d'autant plus qu'il avait été moins foulé. Un dernier regard vers l'étang de Dickobusch, et «nach Calais», la vue des monts contre lesquelr. ils s'arrê-; tèrent, puis le retour aux (voitures non 5 sans ramasser une douille d'obus, une baïonnette, un fusil ou un simple lambeau , de ces tissus de papier, de ces camoufia-. gêr, qui, ici, masquaient les accè3 des mines i souterraines. 5 Poporlnsfha Le retour s'effectue par Poperinghe, qui - fut complètement évacuée, comme Fumes, mais revit, comme elle également. Le bombardement y fut parf< is très sévère : le 14 5 juillet 1916, par exen «de, 300 obus en un ■ jour !• L'église S'-Be'rîin en eut sa part ot i son clocher porte quelques brèches. Sur la i Grand'Place, des tracteurs américains. * Tracteurs de guerre qui feront place bien-> tôt aux tracteurs de la paix qui traîneront des charrues à travers ce pays ravagé et le retourneront, peut-être, sur plus d'un mètre de.profondeur, enfouissant h jamais les 1 vestiges de la barbarie du XIXe siècle. 1 Los gaz Un dernier mot sur les gaz, la plus odieu-so des armes de la guerre, complément in-' dispensablo à l'horreur des champs de bataille. Arme prohibée, d'ailleurs, comme le poison, mais que les Allemands n'hésitè-| rent pas à employer par surprise sur un ! large front. Annoncée cependant par l'hypocrisie de leurs communiqués officiels imputant à l'ennemi l'usage des bombes à gaz ! Avertissement symptômatique. Ces gaz du début étaient émis au moyen de vaste» canalisations, par un temps favorable. c'étaient des gaz toxiques, contre lesquels on se préservait rapidement. De simples tampons humides, placés devant la touche, constituaient un commencement de protection efficace. Tactique dangereuse, au surplus, car le nuage s'en revint pluls d'une fois contre ses émetteurs. D'autres fois, les obus venaient crever les conduites et le moyen se retournait contre celui qui vou-la:t l'employer. 1 Aussi, dans la suite, on ne gazait plus que par Dombardements, soit pour neutraliser des formations ennemies, soit pour rendre inhabitables des points stratégiques sur lesquels des feux convergents concentraient le poison. La nature des gaz subit aussi de profondes modifications. Los lacrymatoircs et les sternutatoires remplacèrent avantageusement les asphyxiants. Le plus mauvais était un gaz moutarde : Wpérite, baptisé d'après la région où il fut le plus employé. C'est "un liquide dont les émanations produisent des brûlures atroces, même à travers les vêtements. Le respirer, c'était la mort. De plus, son action durait plusieurs jours, ce liquide ne se vaporisant que lentement. Malheur h celui qui passait dans la flaqlio d'un cratère d'obus qui en con-tenai t. Des hôpitaux entiers, remplis de mal-aeureux couverts de brûlures, crachant, le sanp à flot, mourant d'une mort horrible. "Combien d'aveugles ? Voilà les gaz. Et. le monde s'ingéniait à édifier des conventions pour rendre la guerre'moins inhumaine ! La guerre entrç nations civilisées se fait entre 1er. forces armées, tandis que les civils vaquent, paisiblement h leurs occupations. Voilà l'espnt des conventions internationales . ! Quelle dérision. Et combien juste l'idée wilsonienne. Faire la guerre pour en détruire les causes et réaliser une paix qui repose non sur des traités mais sur la libre disposition et l'association des peuples. 'Vaste idéal qui doit, couronner l'œuvre do réparation, fondement de l'édifice. Autour de l'Armistice Transport d'or eusse Paris, 1G. (Havas). — * Le transport d'or russe exigé par l'article 19 de la convention de l'armistice, est arrivé le 9 courant à x'aris, accompagné de quatre experts financiers allemands, qui logent momentanément à l'ambassade d'Allemagne. La remise et le contrôle de l'or prendront quelque temps. Massacre do prisonniers français Ifaris, 16. (Havas). — Le fetit Journal dit que le rapport des délégués espagnols chargés de faire une enquête au sujet du malssa'cre des prisonniers français au camp de Langensalzen, prouve que l'attitude des prisonniers ne justifie aucunement l'impitoyable mesure de répression des Allemands. 1 Il paraît que les prisonniers, qui avaient : construit un théâtre, voulurent le démonter avant leur départ. Munis de pioches et de marteaux ils se mirent à l'œuvre. C'etst alors que, sans aucun avertissement, les sentinelles tirèrent sur un groupe inoffensif. ÉTRANGER FRANCE iWILSON A PARIS Paris, 17. (Havas). — Le Maréchal Foch a rendu visite au Président Wilson, à l'Hôtel Murât. L entrevue a duré un* demi-heure. LIS ROI D'ITALIE A PARIS Paris, 16. (IL). — Les démonstrations enthousiastes continuent en l'honneur do M. 'Wilson. Lundi matin, le président et Mme Wilson allèrent à Versailles. Us rentrèrent h midi en leur hôtel de la rue Monceau, ou ils reçurent à déjeuner l'ambassadeur Nel-tonpage et sa femme. Après le déjeuner, ils allèrent à l'Hôtel de Ville, où eut lieu une réception ù laquelle assistaient MM. Poin-caré, Clémenceau et Tardleu. Dmàin, M. Wilson se reposera. Jeudi, arriveront le roi d'Italie, les membres de la famille royale et M. Orlando. On annonce que le président et Mme Wil-Gon rendront visite aux troupes au front, le jour de Noël. GRAVE ACCEDENT DE CHEMIN DE FER Ponk-è-Mousson, 16. v(Havas). — A la ■uite du brouillard, un grave accident s'est produit dans la gare de Belleville. Un train d© voyageurs, revenant de Motz, a rencontré un train de permissionnaires. Une ter-riblt collision s'ensuivit. Trois wagons furent détruits. On compte, jusqu'à présent, imif morts et une cinquantaine de blessés. ANGJLETERRS LLOYD GEORGES VA PRENDRE ' UN REPOS BIEN GAGNE Londres, 16 décembre. (V. D.). — Lloyd Georges a l'intention de prendre un court repos dans le midi de la France. Il partira cotte semaine pour Paris où il rencontrera M. Wilson. ALLEMAGNE LES CONSEILS DES OUVRIERS ET SOLDATS SE REUNISSENT Berlin, 16 décembre. (V. D.). — La réunion centrale des conseils des ouvriers et des soldats de l'Allemagne entière a. eu lieu au cours de la matinée d'aujourd'hui.. Le socialiste majoritaire Leinert fut élu président de l'assemblée. Richard Muller salua les députés au nom du conseil exécutif, Ebert au nom du gouvernement allemand.Une proposition tendant a admettre Liebknecht et Rosa Luxembourg avec voix consultative a été repoussée par 400 voix contre 100. Richard Muller lit un exposé au nom du conseil exécutif. Il révéla entre autre, que la révolution était préparée depuis juillet iJl6. Pendant ce temps, Liebknecht avait mobilisé ses partisans. Une foule comprenant pluls de id.000 hommes s'assembla devant la Chambre des députés ou la réunion des conseils d'ouvriers et de soldats avait, lieu, une députation vint demander quo l'on admette Liebknecht qui représente 350.000 ouvriers. La séance continua. En face du bâtiment, Liebknecht et d'autres orateurs du groupe Spartacus prononcèrent, des discours tempétueusement applaudis, dans lesquels ils défendirent les droits des conseils des ouvriers et des soldats contre ceux *!e toute assemblée nationale. L'ETOILE DU GROUPE SPARTACUS PALIT Berlin, 16 décembre. (V. D.). — Les soldats du front de la garnison de Berlin ont occupé aujourd'hui le faubourg NcUe Koln, qui jusqu'à présent avait été au pouvoir des hommes du groupe Spartacus. A la suite des réunions des associations électorales indépendantes de Berlin, il semble qu'une scission se produira biontôt entre 1 -aile gauche et la partie principalo du parti socialiste minoritaire. Le groupe Spartacus se séparera bientôt également de Ledebour. MACKENSEN INTERNE Berlin, 16 décembre. (V. D.). — Le journal As Est, de Budapesth. annonce que le général Mackensen a été interné par le gouvernement hongrois HOLLANDE REMERCIEMENTS BiELGBS La Haye, 17 (Y. D.) — Un grand nombre de dignitaires belges comprenant les ministres d'Etat Woeste, Levie, Max, Franqui, les présidents du Sénat, de la Chambre, le gouverneur du Brabant, etc., ont adressé un télégramme de remerciements à la Reine pour l'aide apportée à la Belgique par le ministre des Pays-Bas à Bruxelles, M Van Vellenhoven, au cours de l'occupation allemande.LA QUESTION HOLLANDO-BELGE Amsterdam, 17. (V. D.). — Le Mandes-olad, dans un article do fond, exprime la repugnance >£u'éprouvent les populations * ■i'a 'an"Ie zélandaise et du Limbourg A l égard de son annexion à la Belgique. D après l'avis des notables hollandais, il doit y avoir un échange de vues. Ixî journal estime qu'il faut chercher une solu-tion sur la base de. l'internationalisation de t ^ au de vue de la navigation, i.e neuve ns peut devenir zûne de guerre sans quo la côte la devienne aussi On annonce que le Conseil communal do iiulst a voté par acclamations une protestation au sujet de l'incorporation d'une partie du territoire à la Belgique. ITALIE L'ITALIE A I.A CONFERENCE DE LA PAIX Rome, 16. (H.). — Le S<?nat discute lepro-jet de douzièmes provisoires. Le ministre de la guerre dit que ia ré-Organisation de l'armée dépend des résolutions à prendre à la Conférence de la paix. L'Italie peut y prendre place au môme titre que les autres nations. Plus de 15.000 officiers tombèrent pour la patrie, plus de 30.000 furent grièvement blessés. Le ministre du- Trésor déclara que la j guerre coûta près de 6i milliards à la dette publique au 31 octobre. M. Orlando déclare que l'Italie n'est pas en état de démobiliser, les difficultés immédiates à surmonter n'ayant pas diminué. Il ne peut pas entrer dans des détails concernant les questions internationales,les droits et les aspirations de l'Italie étant subordonnées à la Conférence de la paix. ESPAGNE LES GREVES EN ESPAGNE ■Madrid, 10 décembre. (V. D.). — Les ouvriers de toutes lès compagnies de dhtemin de fer ont cessé le travail. On s'attend à co que les ouvriers se mettent également en grève. PORTUGAL LE NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Lisbonne, lfl (H.). — L'amiral Caaitocas-tro a été élu président provisoire de la République par 167 voix. Le préeident définitif sera élu aprfce un nouveau etatut constitutionnel actuellement à l'étude. Selon un rapport de police, l'attentat contre le président aurait été ourdi dans les milieux démocrates. BULGARIE SITUATION TENDUE Amsterdam, 17 (V. D.). — Le Lokal An-zeiger annonce, d'après une dépèche de ■ Sofia, que la Révolution a éclaté en Bulgarie.On annonce que le président 'Mjalinoff aurait démissionné à la suite des exigences de l'Entente qui réclame l'évacuation de la Dobroutscha. Le nouveau gouvernement est soutenu par presque tous les partis. Dernières Nouvelles DE LA SOIRÉE L'INCIDENT BELGO-ilO) ! \ .l'A,.; Dans une nouvelle note, le Gouvernement hollandais se défend de s'être opposé au rapatriement des militaires .belges sans en avoir référé au gouvernement allemand, alors qu'il accordait le passage aux troupes teutonnes en retraite. ' Le gouvernement belge riuonte : « Le gouvernement néerlandais nous répondit, le 12 novembre, qu'il devait .s assurer au préalable auprès du .gouvernement allemand si celui-ci n'avait pas d'objr ctîdn à la libération des milita»rc:-. belges internés aux Pays-Bas qui . désireraient, quitter ce pays. Or, c'est le môme jour que, sans consultation ni autorisation préalable des gouvernements alljés, Je gouvernement des ays-Ba3 permettait le passaige du Limbourg pair les troupes allemandes en retraite. C'est cette différence d'aï. ■ ■ lr . n'a mise en lumière le communiqué :b'-lg \ T.a réponse hollandaise ne la justifie nullement.Au surplus, la. libération des internés alliés qui se trouvaient, aux Pay^Bas au moment de l'armistice, n-^ "peut se comparer à 1'a.utfirisation de passage donnée à l'armée allemande en retraite. » MINISTRES ANGLAIS EN FRA.NCE Londres, 16. (H.). — Le Daily Express annonce que MM. Lloyd George, Bonar Law, ; Balfour, les autres ministres et de nombreux fonctionnaires partiront samedi pour Paris. De son côté, l'agence Reuter apprend que M. Lloyd George, .premier ministre, espère, pouvoir aller prendre un court repos dans le sud de la France. On s'attend à ce ou'il parte pour P.'>-: ; ri M fin do la semaine, où il est possible qu'il rencontrera M. Wilson.Les intentions d*u Président ne sont pas encore définitivement connues. La durée du voy^re du Prés'^ôr»* î^ régions dé vastées est, également incertaine. Il-est nrobabîe que les délibérations concernant la paix ne commenceront que quelques jours avant le Nouvel An. LE MARECHAL H AI G EN ANGLETERRE Londres, 17. (H.). — Le ministère de la Guerre annonce que le maréchal Haig, accompagné des commandants d'armée et de l'état-major du quartier général, arrivera à Londres le 19 décembre. Il se rendra à Buckingham Palace où il déjeunera avec le Roi. Le maréchal Haig vient en Angleterre passer les fêtes de Noël, en famille. Une réception officielle aura lieu à une date ultérieure pour lui exprimer la reconnaissance du pays pour les grands services que le maréchal lui a rendus. M'. WILSON ET LE PAPE Rome, 16. (IL). — Le Giornale del lJo-polo dit. que le; 'Pape ^demanderait à M.. Wilson d'intervenir amicalement en vue de résoudre, ,par une solution bilatérale, le différend existant entre l'Italie et ie Vatican. La question ne serait, en aucun cas, portée à la Conférence de la paix. Le Giornale d'Italia trace les grandes lignes de ce concordat. L'ACCORD DBS PARTIS EN BULGARIE Berlin, 16. (H.) — On mande de Belgrade que les partis politiques se sont mis d'accord. En conséquence, le premier cabinet de l'Etat slovène-croate-serbe a été formé sous la présidence de M. Pa-schitch. M. Frumbich a été nommé ministre dos Affaires étrangères.Quatorze autres portefeuilles ministériels ont été répartis. Un ,Mahom'-tan de Bosnie daviondra ministre de l'hygiène publique. ATTENTAT CONTRE LE COTTyE^NEUiR DE L'INDO-C.HINE Paris, 17.— Un télégramme d'Hanoï annonce qu'un individu a tiré des coups ce revolver sur M. Sarraut, gouverneur-général de rindo-Chitin. M. Sarraut a été blessa au côté droit. Son état est1 satisfaisant. Radio-Télégramme de Paris Communiaué nnr 1p fi n fi LES BOMBARDEMENTS DE PARIS Le Figaro publie les renseignements suivants sur les divers bombardements par avions et par canons dont Paris, la banlieue non comprise, fut victime au cours des quatre années de guerre. En 1911, Paris reçut 45» engins dont 17 , dans la seule journée du 11 octobre. En 1915, il y eut 70 engins, dont 62 le 20 mars ; en 1916, 51 engins ; en 1917, U engins, mais les Allemands se rattrapent en 1918. '1 y eut pendant ces dix mois 'le fin d'année JXi engins qui firent 1211 victimes dont i02 t/S1'*! et ,jles?6s- Les canons lancèrent lob» obus qui tuèrent 196 personnes et en blessèrent 417. Les avions et les zeppelins lancerent 228 engins qui occasionnèrent £06 morts et 39~ blessés. Les arrondissements qui souffrirent le plus furent les 6e, 7e, 15e, 10e, 19e et ie. La plus forte journée de canonnade fut celle du 23 mars 1918, avec 21 projectiles. La plus cruelle journée fut cell» du J) janvier 1918 avec 89 bombes: 36 Jnorfs et 198 blessés. Le Figaro ajoute que les Allemands préparaient pour la fin de cette année une immense flambée de Paris. Voici quel étai' leui plan ; Une première escadrille de o-'t apparei s oevait venir une belle nuit arroser es toits de Paris de 50C0 grenades incendiaires.d?s i?cendies allumés, une au-tie escadrille de anpareils dova.it venir jeter des bombos oM-inaires, afin de tuer sauveteurs et curieux. LA REPRESENTATION DE T A POLOGNE PRUSSIENNE A L'ASSFjVtiriT rv nationale polonaise De Râle : Une dépêche de Varsovie du 17 décembre ait que ln Gouvernement nolo-"°is a 05 élections à l'assemblée nationale au 36 janvier 1919. Les ré,Tionn pnlo-off,, p, l;1. Frufs« doivent y participer. , r 'frn" ,es circ°nscii.';.tj,ons élec-toi aies et fixé le nombre des député}. LE COMMUNIQUE BELGE DU G. Q. G. Depuis le 17 décembre, la division dn câ-vaWbelgQ borde le Rhin entre Wynen et la frontière germano-hollandaise. Aucun incident à signaler. UNE VISITE A AIX-LA-CHAPELLE De notre envoyé spécial ■: Quand nous quittons ia trare des imns, l'aube pointe, mouillée do pluie et nénffe^vS A 1^1 Au bord de nos vallées reconquises, lea sur'un ciPl0m,nent..-eU-'' «ibbosité régulière SSJ^ le qui> d m»faait en instant, s'é. Les maisons riveraines nous^reïaruÎT toi\tes ]eurs fenêtres, comme au-tant de grands yeux étonnés do ne plus voir des uniformes hormis coller leurs couleurs sordides aux portières. Des drapeaux, adornant les plus humbles maisons des champs, symbolisent la déU vrance des campagnes et, malgré l'hiver le;, prairies ont conservé une verdescenc» nnwT0, """T 81 ellfiS «-valent voulu se yarer d un suprême attrait pour le retour <!e„ vainqueurs. La Vesdre précipite ses cume aU culbuti" do v<MJues et d'é- Après Chênée, Trooz, Pepinster, rolcf Verviers, toutes les étapes de nos joyeuse» excursions de jadis au barrage de la c.i-leppe ou aux vertes nioyères des Faciles Umune des enfants voyageant pour la" prs^ mitre Jois nous prenons plaisir ii yoir les paysages familiers s'encadrer dans le c.iiAs-si3 mouvant des fonêtres du wagon. Il y a deux mois, alors qu'une demande de passeport pour Dolhain eût entraîné un refuj grossièrement formel, qui aurait pu dire (fue nous roulerions aujourd'hui vers i Ainmagne autrêrhent qu'en déportés i Bvi. 'ex,ïoT!,0e encore de con. foi t et de célérité ; c'est ainsi qu'il nous (Irn AiT^rv? he;?r" ct domie Pour attei-.i. ore Aix-ia-Ghapèlie, avec détour par BW_ rhonffl C°\ iàa?'.£es compartiments non chauffés ou le froid .omble vous entourer les jambes d une gangue de glace, fl est vrai que ces quatre années d'attente nous ont doués d une patience qu'il n>st plu» r°ssible aux événements d'entamer A Bleyberg, lo seul rayon de soleil ouf sourira dans toute cette journée de pluie et de grêle, parait et .rient, carœser lc« trois couleurs du drapeau belge qui flott» à une fenêtro du village. Den gardes, des employés belses al «i que des soldats du génie s'agitent le lonc dos voies et l'on entend résonner partout 1 Patois wallon et flamand Noici 1 Allemagne, reconnaissable ar mauvais goût de S03 villas massives v>Unt..»s au milieu des prairies où naissent lo^ d#r mers restes d'.ùii bétail volé chez nous vof ci les premières rues d'Aix. «lésertés et mornes et enfin la fameuse frs.ro Aachen-West, d ou partirent en 191 i lo-, mêmes vaii-d.iles que nous retrouverons bientôt dans la ville, humbles et pitoyables sous leur-uniforme de démobilisés. I.es casquettes crasseuses des employés de chemin de fer, à la solde des nôtres', jettent dans la gare la même note grise qu'1)» mirent si longtemps oans nos rues el noV cafés-concerts. Nous avons h!Ue d'échaor-r-If'ur, obsédante laideur et gagnon» rsni lu-ment la sortie. . Une impression de tristesse s'abs» ,Ur nous immédiatement anrès que noiv, ifnn, quitté la gare et le désert des rj„ „oui frappe. Heureusement que nous Toncontrons l» groupe des membres do la chorale liégeoise « Les Disciples de Grétry » qui s'en vont chanter une messe à la cathédrale. Nous montons avec eux dans le tramwav dont lo service est en partie assuré par ,!rs femmes et., au milieu des chansons allègrement françaises, résonnant dans ces mêmes rues qui durent entendre tant d? grotesques <i glorias >v noue arrivons en facr. du théûtro. Rien ne pourrait dire l'éb.ahisr.ement m,: se lisait sur ces figures d'Allemands \ 1 „ vue des -voyageurs étrangers. II sep Mo mie la plupart ne soient pas encore / !-a réalité et se promènent dan- . flmmil-ïr8 YT, élJn.Uî"s 80 "t pourtant 1 humiliation et la tristesse 1n ri...fai(P Devant nous la statue i„ rnill-u m» T disparaît dans un cercurj,' j „lanch™s et ors » d" ' quMa vqjia h 'iLont f™, ;';s tvfltlPes alliées, assom- Dr dn e an v dy i "f00? (lu monument. , Madelon *<f{,loy& ,aux accents de la .viaaeion v., les D'^ciples se mettent, en recoeiSS*r !a CatbidT'ale. Parmi eux, nous-, econp^issons avec pla'.sir des personnes! 11 y a qu'are ans, déilièrer/f prisonnières sous les injures des passants >itiô a 0 réSlSnéo nous fait aujourd'hui C est la revanche rlo l'opprimé qui clamo -a deiivratice dana l'antre de son bour-•eau I

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1832 tot 1940.

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