L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 23 Mei. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 18 januari 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/kw57d2rd9r/
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4ème Année N° 1305" & cents «SëS£2SrîB3 mas ff©Fi© L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. .loajrtï^S quotidien cias matins paraissant en Hollande Belge est notrç nom do Famille. Toutes fies lettres cïoSvemîî être adressées au Ibureau câe rédaction: IV. 7L. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. XéiégîiTiO^es: 2797 et 3775.' Rédacteur en Che£: Gustave Jaspaers. Comiité de Rédaction-* Charies Bernard, René Chambry, "" K*"»«c'»on-| Emile painparé. Abonnements: Hollande fl. T.50 par mois. Etranger II. £.00 par mois. Pour les militaires au Iront et les militaires internés en Hollande II. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Pourquio nous vaincrons. ÎJous sommes à la veille de graves événe-/ ments. Demain ce sera la grande ruée boche sur les lignes alliées, une ruée plus terrible encore, et par la masse et par la durée, que toutes les précédentes. Il y a une chose cependant, une chose essentielle, qu'il faut considérer à son sujet: cette offensive — qui se brisera, elle aussi, contre la résistance des soldats de Foch — est la dernière que tenteront les Allemands. Dans une allocution qu'il prononçait récemment à Cologne, l'empereur Guillaume affirmait que depuis le 2l mars dernier les pertes dès Britanniques dépassaient 600.000 hommes. Des chiffres fournis par le haut commandement anglais démentent cette affirmation dont le but tendancieux n'est que trop évident. Quoi qu'il en soit, le kaiser ne possède pas d'autre base d'évaluation , si ce n'est le chiffre des pertes des troupes • allemandes. A ce compte, les bcches ont perdu un million d'hommes au moins, mais nous n'avons pas les mêmes raisons que 1 l'empereur Guillaume do nous moquer du < Ïvublio. Ramenons ces pertes à un demi mil- < ion d'hommes et tenons-nous en à ce chiffre qui est admis officiellement, tel qu'il ] a été contrôlé par les calculs les plus sé- £ vères. i Malgré ces pertes énormes, les Allemands € ont encore pu concentrer dans la dernière < quinzaine environ cent cinquante divisions entre la mer et l'Oise, soit un total d'envi- t ron 1.700.000 hommes, dont 1.200.000 1 hommes d'infanterie. A cet effet les dépôts i ont été vidés; qu'il se produise un nouveau i déchet d'un demi million d'hommes et l'on <■ ne voit plus avec quoi les Allemands seront j en état de remplir lés vides creusés dans £ leurs rangs si ce n'est avec des Autrichiens « et des Turcs. Là-dessus nous pouvons être I bien tranquilles. Ce n'est ni aux Turcs, ni r aux Autrichiens qu'appartiendra le quart d'heure japonais qui décide de la victoire. I 3ur quelle barrière cette masse impres- a sionnante de deux millions d'hommes en- J viron va-t-elle exercer sa jxmssée? Sur des s français, des Britanniques, des Belges et ®-aussi des Américains. Si l'on considère seu- ^ Jament que l'armée du maréchal Haig est aujourd'hui plus nombreuse qu'elle ne 1* l'était au 21 mars dernier, il est superflu de se livrer à des calculs quelconques sur la } force des troupes alliées qui la soutiennent Ci aujourd'hui. Il y avait une disproportion P flagrante entre les défenseurs et les assail- £< lants lors de l'offensive du 21 mars. Or, e: quels que soient les renforts en hommes et C< en matériel que les Allemands aient pu Q amener pour le choc de demain, cette dis-proportion a disparu. Car il n'y a plus au- a( jourd'hui en France une armée anglaise et ^ une armée française, conjuguant leurs efforts tant bien que mal, il n'y a plus su qu'une seule armée obéissant à un seul chef. m Et pour ce qui est de l'esprit de cette ar-mée, de l'intelligence des chefs qui la corn-mandent et du cran des merveilleux soldats qui la composent, il suffit de lire les corn-muniqués quotidiens de Paris, de Londres 1 '' et du Havre — et aussi du quartier général 50 améi&cain. ^ Car si tout l'effort allemand, une fois encore, sera contenu par les Français et les ei] Britanniques, la part que déjà comptent sa prendre les Américains dans la g rapide ba- cjç taille défensive que Foch s'apprête à livrer ^ à Ludendorff mérite d'appeler notre at- ^ tention. Quelle est la composition et l'im- m< polrtance de ces contingents venus des bords opposés de l'Atlantique? Nous savons qu'en ^ nombre ils dépassent l'armée belge. Nous C£> savons, en outre, que pour chaque soldat américain tombé au front il en' est au n>, moins deux en France, prêts à le remplacer. Et voilà un précieux appoint, tel que sur pc un dixième environ de l'immense front qui £C] va dé la mer du Nord jusqu'à la frontière • suisse les boches^ se heurteront à . ces Anié- ^ ricains dont cependant on leur avait dit sur tous les tons que les 6ous-marins veilleraient bien à ce que jamais l'un d'eux mit le pied sur le continent européen. Ecoutez maintenant ce que dit le prési- no dent Wilson — dont, jusqu'ici, l'Amérique a fidèlement traduit en actes tous les dis- gt< cours: ,,Notre devoir est de gagner la guer- &llj re. J'ai entendu dire autour de moi: nous l'h devons fournir cinq millions de soldats, sor Pourquoi cette limite de cinq millions ? J'ai g11( demandé au Congrès de ne pas fixer de li- ina mite. Il faut que chaque vaisseau, capable fai d'emporter des hommes et du matériel, em-" mi porte tous les hommes et tout le matériel tro qu'il peut emporter-.." ] Et voilà qui ouvre de vastes horizons. A fiel ces cinq millions d'hommes qui paraissent sor insuffisants au président Wilson, les bo- se. ches n'opposent plus que les 450.000 hom- sou mes de la levée 1920. C'est ici que, tout à uqï coup, l'équilibre se rompt, non plus, cette te ; fois, en faveur de nos ennemis. Il devient Ich clair pourquoi la victoire ne dépend plus 6uf que de la résistance qu'opposeront les sol- £ dats de Foch à la ruée germanique. Qu'en- des core une fois ils brisent l'offensive des Al- Sto lemands et ceux-ci trouveront devant eux î les armées indéfiniment accrues d'une na- clai tion de cent millions d'hommes qui prétend ne vaincre et qui vaincra. dro Charles Bernard. les ■ M ii >IE» » // y a un m a 23 mai 1917: Les Français réalisent des ]' progrès sur les versants setpeniriooimix des du plateaux de Vauclero et de Californie, air^d ,,Aj £**'4 l'est, de Chevreuxt vem Les prissoniers allemands chez les Belges ils sont bien soignés* et bien nourris. — Ils sont contents d'avoir la via sauve. — La guerre est finie peur eux. (Front belg®, mars 1918 : d'un témoin oculaire.) — Parmi les prisonniers faits par iou^uu début du mois il y en avait une vingtaine qui étaient blessés et qui sont soignés actuellement dans un de nos hôpitaux du front. J'ai lu les lettres qu'ils écrivent à leurs familles en Allemagne. Toutes reflètent la reconnaissance pour les soins dont ils sont l'objet, la satisfaction de recevoir une nourriture bonne et abondante, le bonheur de se trouver maintenant en sécurité. Bernard Ziwes annonce à ses parents qui labitent à Rohrbach, dans l'arrondissement le Trêves: ,,Je suis blessé. A part cela je fais très bien. Je suis très content ici". Kapitsky, de Bromberg : ,,Je me plais ort bien ici. Le manger et le boire sont ;rès bons. Dites-le à tous ceux que vous connaissez et aussi a" Hedwig (sa fiancée ans doute) qui m'est très attachée". Ladislas Wismensby, originaire de Brom-jerg également : ,,Ne vous faites pas de oucis à mon sujet. Je suis trè3 bien' soigné ci. Je me trouve complètement en sûreté t vous pouvez aller vous coucher avec la ertitude de me revoir un jour.'-'- Emile Seyfert écrit à sa femme, à Halle-./!, qu'il a reçu des éclats de grenade dans bs mains, et qu'il a fait écrire par un ami, l y a quelques jours, qu'il était biassé : ,,Je île sens tout à fait bien maintenant, ma hérie. Après trois semaines, je fume au-ourd'hui ma première cigarette. Le man-er est bon. Je suis content. Le traitement st bon aussi. Espérons que la guerre •renne fin bientôt pour.que nous puissions ous revoir." Nicolas Schneider, de Dombrovitj, en laute-Silésie: >,J'ai l'honneur de vous » pprendre que je vais beaucoup mieux, usqu'à présent je suis très bien traité^ Je. lis blessé et je me trouve dans un hôpital i Belgique. Grâce aux bons 6oins, je serai ieritôt guéri. Je vous prie de ne pas oublier 'écrire à Gertrude et à la compagnie où J ! me trouve. La compagnie m'a sans doute , gnalé comme disparu puisqu'elle sait que j ai été blessé. Elle doit ignorer sans doute , :> qui m'advint par la suite. Ne vous faites t a e de soucis à moii sujet. Je suis bien )igné ici et je n'ai besoin de rien. Tout . >t moins cher ici que chez vous. .A part ila, je n'ai rien à vous communiquer." ( Cette lettre est curieuse et par le souci de : shneider de faire avertir de sa situation ', :tnfelle Gertrude, sa fiancée sans doute, et n commandant de compagnie — sur qui c lui donne le pas — et par son observation c r le prix de la Vie chez nous et en Alle-agne. 2 Dans une autre note, voici la lettre que ^ ilhelm Hohlweg adresse' à son beau-frère C asper Griill, à Hagen en Westphalie. ^ ohlweg, lui, a des motifs de plainte, mais , ; ne sont pas bien graves. Il reçoit la , Lde d'un soldat belge et n'en est pas tisfait. Il semble plutôt vouloir ,,taper" 11 mari de sa soeur. Ecoutons-le: ,,Je.suis „ 3S bien, jusqu'à présent. Je ne suis pas 1 core assez guéri pour pouvoir vous écrire 0 as aide. Voilà pourquoi je suis content r" me trouver avec plusieurs camarades emands dans une même salle. Je ne puis * 3 plaindre de rien que de 1^. phtisie de >n porte-monnaie, car on n'arrive pas P n ici avec 5 .centimes par jour, surtout ^ and on est un fumeur de cigarettes ^ m me j'en suis un." 31 les prisonniers belges en Allemagne ,vaient jamais d'autre sujet de plainte... î! Jos. Esch, originaire de Bromberg, en ^ snanie, est d'un caractère religieux. Il it à sa mère: ,,Depuis le 7 mars, je suis p sonnier des Belges. Cela vous paraîtra 1 is étonnant, mais Dieu l'a voulu ainsi. Lsuite d'une petite blessure par un éclat grenade, à la joue droite, je suis mainte- ^ ut dans un bel hôpital belge. Tout va Tc ■n. Que Dieu vous console et fasse que 31 os nous retrouvions bientôt ensemble."-Max Biermann mande à ses parents, à ittin: ,,Je suis prisonnier des Belges. Je ,ac s légèrement blessé. Je me trouve à ôpital. Je puis être Mur eux d'en être 11 ti aveo la peau entière. Je suis bien soi- m î ici. Du moins, pourrai-je rentrer à la son avec mes os au complet. Ne vous tes pas de soucis à mon sujet. Je suis U) 3ux ici que je ne l'étais lorsque je me uvais au front." ^ Ians Skreny écrit à sa mère, à Kum- m it,. en Schleswig-Holstein : ,,Je suis pri- ^ nier des Belges. Je suis légèrement bles- ^ Ce n'est pas grave. Ne te fais pas de cis. Pour moi la guerre est terminée. La rrirure est très bonne. Ell£ est abondan- ur lussi. Je ne demande pas à être mieux: v/iil es gari'icht besser haben". Voilà qui p] d'( ;ous sommes édifiés sur le moral moyen r£( soldats allemands appartenant aux av sstruppen lancées contre nous. Tous pouvons constater aussi qu'ils se dé- ^u. ■ent bien soignés et mieux nourris qu'ils p0 l'étaient chez eux. N'avons-nous pas le en it d'exiger un traitement analogue pour Belges prisonniers en Allemagne? bij n n ^ cru av; M oix Rouge de Belgique I™ i âg' <-rde de cartes •postales illustrées \>£ Bureau de prnvarj. nair. belge j ay, 7pr pr. Obt." Zwolle, 2e, ver- iac ent pour, un lit d'hôpital fl. 2>50 j ral En Belgique. Â , (De\ notre correspondant particulier.) Caiwn-calha, grâce à des moyens de locomotion des plus primitifs, surtout la brouette et la charrette à chiens, les ruraux dirigent vers la capitale, dès le milieu de la nuit, les produits de la vieille glèbe grasse et fertile du Brabant. Ils transportent ainsi tout ce que les Boches n'ont pas réquisitionné sur pied. Sous leurs cargaisons de légumes en pyramide ils cachent des kilos de ' beurre achetés à cent sous et revendus facilement à 25 francs. Ils fraudent également les viandes et les volailles. Les lapins et les ] lièvres prohibés atteignent jusqu'à douze et 1 vingt francs la livre ! De simples canards et 1 des poules d'e-au coriaces valent de dix à ! vingt francs la pièce. Quand ces campa- -gnards fraudeurs sont pris en flagrant délit leur bénéfice exorbitant compense les amendes infligées. ^ Les tramwa}rs vicinaux sont aussi beau- e coup usagés, bien entendu là où les boches ( n'ont pas enlevé les rails du sol belge. En 1 cours de route ils font stoper les tramways J et les visitent de fond en comble. Il faut montrer sa carte d'identité et son permis ^ de circulation. Quand ils découvrent dans " un panier ou sous une banquette, voire sur le toit du wagon ou sous le charbon de la locomotive, des provisions prohibées d'être ^ transportées, surtout le beurre et les volail- c les, ils appliquent de lourdes amendes. Mais L les rusés paysans excellent 'à dérober leurs d produits. , r Les boches empêchent également l'échan- ^ ^e, de-ci, de-là, des produits les plus faciles f à cultiver, ceci afin de faire baisser les prix p st de pouvoir dès lors s'en accaparer à bon" ^ compte. p * * * tH Les carottes tiennent le haut du pavé au r marché de la place Ste-Croix, Oe centre de r légumes et de fruits. Les choux, qui firent P tant la joie des ménagères aux aboie, ont ^ iisparu de la circulation avec les premières' n-chaleurs de mai. t D'ailleurs, -il y a un mois, quand les ti maraîchers les amenaientx à la ville, ils se o voyaient appréhendés par les Allemands P jui les dévalisaient littéralement, tels des ^ )rigands de grand chemin tapis à l'affût à 'orée des bois sur les chaussées. Les plus ]y )eaux échantillons étaient saisis à un tarif ri :orcé. Ce qui restait parvenait, par leur a-)on plaisir, au marché de la Grand' Place, il Les épinards, les salades, les pois fins, es jets de choux (spruiten) — ce mets suc-mlent prépâré par les Bruxellois avec des ,lammeke zout" ou dans les bacchanales des ,pansche kerrmds" — les choux-fleurs, les r1 ines herbes pour la soupe et les féculents •nt atteint jusqu'à plusieurs marks la pièce P" >u le kilo. Les rhubarbes sont inutilisables car elles ggraveraient encore les crampes d'estomac, ?•] u qu'il faut les préparer èans. sucre ; celui-i, de trois à six francs, est inabordable our des bourses si réduises. Ie Le hareng fait des apparitions intermit-mtes mais cote alors pendant quelques eures un franc et un franc cinquante le îinusoule spécimen. ra Les pêcheurs à la ligne amateurs et pro- m jssiomnels qui garnissent, avec une patien-3 angélique et bizarre à cette époque, les er .ves des immenses étangs d'Ixelles, du bois n€ i d'Auderghem sont passionnés et forment ex gion. Se Le "beurre a complètement disparu de la Lupart^es tables. Plus moyen de diminuer mauvais goût du pain bis, parfois horri-ie dans les indigestions qu'il provoque. adis on employait du miel, même l'artifi- ^ el des comités. Mais à présent il fait dé- , tut, ainsi que la confiture de prunes de n£ ainur vendue par seaux par les soins du coi elief. Seul un indéfinissable ^irop au irn )ût brûlé, parfois rance, dispute les devantes avec les rares victuailles. Quatre-vingts pour cent des épiceries et îs charcuteries et boucheries, les trois larts des marchands de tabac' et en géné- ko: 1 plus de la moitié des magasins, entre ; itres les modes et tailleurs, ont clos leurs a»! jrtes. C't Rares sont les cinémas qui sont encore en mo tivité et leur clientèle est essentiellement ^ »che, civile ou militaire. Celui du Régent, e Neuve, est même réservé aux Aile- ^ ands. Bo * * re Un vieillard de 80 ans, le nommé Pierre ré« astot, a été trouvé inaniméj étendu sur 1 l trottoir de la chaussée d'Ixelles. Le ^ uvre homme, qui habite rue Gustave îfnet, a été transporté à l'hôpital com- ^ anal. Il mourait littéralement de faim. pev près avoir été réconforté et soigné, il a heu 3 admis en traitement. à 1 * * * vid De3 voisins, se sentant incommodés par te violente odeur de gaz, ont découvert P01 me Adolphine Donnay, demeurant rue du j résident, à Ixelles, asphyxiée par le gaz s>e; ïclairage lequel s'échappait des robinets du jus ;haud laissés ouverts au large. La mort I)e ait fait son oeuvre. La défunte, une insti- I trice pensionnée, se trouvait dans une si- g3'3 ition assez précaire. Il est assez difficile de ?|ln, uvoir affirmer toutefois qu'on se trouve aj présence d'un suicide. 0 - * * vr sou En voulant ouvrir son magasin, M. W.', la outier, chaussée de Wavre, constata qu'il ind lit été cambriolé. Il avertit la police, et ^érî l'oficier de police Van Solder, au cours son enquête, apprit que le vol avait été ^ amis par une bande de précoces bandits, c*,e îs de 17 à 18 ans, la plupart^ élèves de ?rei Jthénée et de l'Ecole Moyenne, qui tient formé, une association à l'actif de ^ aî uelle il faut épingler un nombre considé- ^ri )le jolç commis ,çes derniers iemps cou dans divers magasins de la .ville. Ces jeunes bandits allaient vendre le produit de leurs expéditions à une femme habitant rue du Cygne. L'argent servait à assurer les dépenses de luxe des associés: cinémas, cigares, cigarettes, festins allaient leur train. Trois complices sont déjà sous les verrous : V...., de la chaussée de Wavre, D..., rue Malibran, et N..., rue de la Brasserie. * * * M. Gesler, bijoutier, rue Vondel, en des-:endant hier à son bureau, fut pas mal surpris en découvrant un individu caché dans me armoire. L'homme voulut s'enfuir, nais M. Gesler lui barra le passage eit fit >révenir la police. L'escarpe se laissa arrêter par les agents sans opposer de résistance. J'est un certain .Victor W..., de'la rue des Minimes. Il a été écroué. * * * Des individus se sont introduits dans 'étude du notaire Goedhuys, à Overyssohe, ^ sont parvenus à perforer le "coffre-fort, inlevant tout ce que celui-ci contenait com-ae argent, titres et valeurs. On estime l'ion->ortance du vol à 40,000 fr. environ. Les < itres volés sont des rentes belges, des obli- £ ;ations de villes, des actions du Congo, des tramways d'Anvers, etc. * * * Il y a quelques jours deux individus se sont < résentés chez Mme Lof erre, négociante, rue e la Filature, à Saint-Gilles, et, se disant tiargés d'une perquisition, voulurent visiter s. maison. Comme Mme Lefèvre leur deman-ait leurs papiers, ils le prirent de haut. Heu-ausement, M. Van Beimsel, ingénieur, qui se ^ "ouivait en visite cliea Mme Lefevre, intervint, es escarpeis, furieux, menacèrent l'intrus d'un i îivolver qhargé, et, de force, se firent ouvrir la ] orte que_ l'ingénieur armait fermée en atten- < ant l'arrivée de la police. Ils prirent la fuite, oursuivis par M. Van Bemsel, descendirent à 1 mtes jambes la rue de la Victoire, traversé- 1 mt le square de la Porte de Hal, enfilèrent la 1 îe Haute, poursuivis par une foule de plus en [us nombreuse. L'un des deux bandits parvint c s'échapper, on ne sait comment.-L'autre, ser- ] ) de près, se réfugia dans le corridor d'une aison de la rue du Faucon, où il se logea deux illes dans la région du coeur. La police fit ansporteil- le mourant à l'hôpital Saint-Pierre, i l'officier de police Laurent, de iSaint-Gilles, irvint cependant à l'interroger. Il dénonça 1 s complices : on put ainsi arrêter toute la < mde, composée de Henri Gof..., de la rue du ' rône; Henri Van D.... rue Goffart; Gérard. !..., ohaussée.de Boendàel, et Serge Tour..., t le Godecharles. Tous ont été écroués. Quant < i blessé, Louis Dr..., de "Watermael-Boitsfort, < est à toute extrémité. i Aaa Bra Un véritable petit désastre s'est produit 1 semaine dernière dans les campagnes bra- ^ mçonnes. Les gelées tardives qui se sont i -oduites pendant plusieurs nuits &nt eu de I mentables conséquences. La récolte de Ç uits, qui s'annonçait fort belle, est très t ■avement compromise. Les arbres sont lit-ralement couverts de petites boules noires, l s fleurs gelées que le vent n'a pas encore té bas les arbres. La récolte des cerises sera r es mirnime, de même que celle des prunes C des pêches. Il y aura cependant assez bien p : pommes, de fraisos et d'abricots. On ver-fort peu de poires, cette année, sur les arches. La récolte en a été radicalement détruite ^ core en fleurs. Les fruits, dont les fleurs ' sont pas encore écloses, les nèfles, par emple, n'ont évidemment pas souffert des u Iées blanches de mai. d m IP£a$r@ de Liège ai Le j,Courrier de la Meuse" donne les détails f* vants au sujet de l'acte de banditisme de «stroux : Quiconque a parcoui-u une fois par une jour- bi > de printemps cette route encihajntée qui si iduit de Dalhem à Mortroux en a gardé un n: périssable souvenir. p k^ers le milieu de la route, et en contrebas la colline que .flanque le chemin encaissé, se uve un vieux moulin. ^ )u ,,Moulin Blanc" à la grande route dé ^ ttice à Maestridht' la route est bordée de a ;quets et de talus boisés. lé vEais ce coin de rêve et de poésie se prête le isi merveille anx guet^apens des bandits, -uî -st à quelque cent mètres en amont du dit ca ulin que s'est déroulé le drame nocturne dont i;s- avons parlé et dont la victime fut le seul ,, loin. 1 i I. Mathieu Spits, cultivateur à Aubin- m ufchateaai, se rendait habituellement à la A irse de Liège, comme le font depuis la guer- es maints cultivateurs et fermiers de la if ion- . m tevenant le soir de la ville en compagnie de ix amis : N.. Beokers, de Warsage, et Jac- Ur it, de Dalliem, les trois compagnons se sépa-ent à l'an'êt du tram de Daîhem. I. Spits quitta ses amis qui étaient quelque : joyeux et s'en retourna seul vers onze c0 res dans la direction de Morfcroux. Arrivé ai endroit précité, il fut assailli par trois indi-us qui l'assommèrent à coups de gourdins et •andonnèrent après lui avoir enlevé son tefeuille contenant environ 5,000 francs et ' jumelle de théâtre. ^ devenu de son étourdissement, M. Spits / ;t traîna jusqu'au moulin, où il fut recueilli qu'au matin, et pansé par le docteur ■hier, appelé en hâte. ia victime , soUffre de plusieurs blessures sa ves à la tête et une grande flaque de sang ve •quait sur la route l'endroit où fut perpétré Qj tentât. ia police fut informée immédiatement et ra des perquisitions chez certains individus m< pçonnés d'être au com*ant des habitudes de ictime. Cependant jusque maintenant aucun ce n'a pu mettre la police sur une piste euse. * * * br Jn tarrible accident est arrivé à la gare Flamal, arrêt facultatif de la ligne Ton- v(j î-Rocourt. Le machiniste n'entendit sans a te pas le signal du percepteur, et brûla pa rêt. Une femme sauta à bas du train, de se entre les voitures, la malheureuse fut sa! pêe en deux.. co: Les opérations militaires Vaines tentatives de l'ennemi à l'Quest. Les Allemands font de violentes attaques dans ia contrée de MarviUe et au nord de Bailleul mais ils n'arrivent à aucun résultat. Nouveaux progrès des Anglais en Mésopotamie. Sur le front occidental. Vatno réaction ennemie vers Mervïlle, (Communiqué officiel.) LONDRES, 21 mai. La contré-attaque, tentée ce matin par l'ennemi contre nos nouvelles positions au nord-ouest de Mer-ville, fut menée avec une violence extrême sur un front de 1200 yards. L'action fut précédée d'une violente préparation à l'artillerie. En dépit de ce fait l'ennemi ne réussit à aborder nos positions que sur deux points, où nos troupes lui tinrent tête brillamment. Nos lignes sont demeurées intactes.Les Français repoussèrent dans la nuit l'hier deux coups de main ennemis dans le lecteur au nord de Bailleul. Dans un combat de patrouilles les trouves britanniques firent ce matin quelques prisonniers et capturèrent une mitrailleuse Ians les environs de Boyelles. Pas d'actions d'infanterie. (Communiqué officiel) PAÏtlS, 21 mai. Pas d'actions d'infan-erie.Six appareils allemands furent abattus et Leuf autres contraints d'atterrir dans les ignés allemandes. Nos pilotes lancèrent 55000 kilos de bombes sur les cantonne-nents à Rosières en Santerre, les aérodro-ries de Villeselve, Vauvillers, les gares de ?éronne, Neslos et Chaulnes. Les aviateurs italiens bombardèrent la are de Mont Cornet /et l'aérodrome de Vil-s-au-Bois.Raids aériens des Anglais. (Communiqué 'officiel. J LONDRES, 21 mai. (Reuter.) Au cours de a nuit dernière nos avions ont lancé 4£ tonnes le bombes sur les stations du chemin de fer de ?hionville, Metz et Coblence. Depuis le début de l'offensive allemande, il y deux mois, nous avons abattu ou obligé ['atterrir 1000 avions allemands et lancé plus le 1000 tonnes de bombes sur . les lignes alle-îandes.Les opérations des aviateurs britanniques. LONDRES, 21 mai. Hier les pilotes britan-iques lancèrent 22 tonnes de bombes. Dans les ornbats aériens 12 appareils allemands furent battus et deux autres contraients d'atterrir, es batteries spéciales en abattirent encore un. ►eux tballons .captifs allemands furent détruits, luatre appareils britanniques ne sont pas reu-rés au camp. Dans la nuit des attaques furent éxécutées ir les aérodrmoes de Gand, Tourna'' et Saint uentin où 13 tonnes de bombes furent lancées. Aujourd'hui 22 bombes de caliibre lourd fu-2nt lancées sur les gares de Namur et de harleroi. Un appareil britannique ne rentra as au camp. Les récents succès franco-britanniques vers Merville et Loore. LONDRES, 21 m'ai. Le correspondant 3 Reuter au front britannique écrit: Hier soir les Britanniques entreprirent ne petite attaque sur un front de 600 irds environ, entre un point au nord-est 3 Merville et le bois de la Motte, qui for-e la lisière nord du bois de Nieppe. Ils .teignirent partout leur objectif et capturent 30 prisonniers et quelques mitrail-uses.Plus au /nord les Français exécutèrent 'illamment une attaque et réalisèrent des .ccès au prix de pertes relativement mimes. Les Français s'emparèrent de l'hô--tal de Loore, à 600 mètres environ du emmel, et nettoyèrent entièrement le bo-leteau au sud de Brulooze. En traversant rulooze ils atteignirent le carrefour situé 300 mètres au sud-est. Ils avancèrent urs lignes sur un front d'un quart de mil-environ au nord-est de Pompier et sur ie même distance au sud-est de cette lo-lité.Lés Français étendirent leurs progrès à ist de la cote 44, qu'ils occupèrent la se-aine dernièrei par une contre-attaque. Les llemands opposèrent une résistance dés-pérée, mais l'élan des braves poilus fut •ésistible. Le nombre des prisonniers ra-més dépasse 500- Les succès réalisés ont ie grande importance tactique. Hommage aux troupes australiennes. LONDREé, 21' mai. (Reuter.) Officiel. Le j mmandant en chef a félicité les troupes I straliennes à l'occasion de leurs opérations I réussies le 19 mai au cours desquelles elles s'emparèrent de Ville-sur-Anore et remportèrent encore d'autres succès. Un ordre du jour du général Haig, LOInDRES, 20 mai. Officiel (Reuter) xiaig a rédigé l'ordre du jcTur spécial que voici^ ,,C'est avec la plus vive satisfaction que j'ai reçu de nombreux rapports qui témoignent du dévouement, du sens du devoir, de la persévérance et de la vaillance des détachements d'Ouvriers depuis le début de la bataille. Je désire exprimer ma cordiale estime pour l'excellent travail et l'attitude vaillante dont ces corps d'ouvriers ont fait preuve dans les circonstances les plus dif-. ficiles". La prochaine offensive allemande. . PARIS, 21 mai. (Havas.) La nouvelle ofîriisive allemande, déjà si souvent annon-c comme prochaine, n'a pas encore com-cé mais tout indique que ce n'est plus q. une question d'heures. Tous les spécialistes sont d'avis que la situation actuelle doit se modifier et que la semaine ne se terminera pas sans que ennemi ne réalise ses vastes plans. De part et d'autre l'artillerie se montre de jour en jour plus active. Les Allemands ont ouvert un bombardement préparatoire très violent avec des obus délétères. Les aviateurs redoublent également d'activité et multiplient leurs expéditions de reconnaissance. Tous les journaux insistent sur la tâche importante de l'aviation dans la lutte prochaine. D aucuns sont même d'avis que le sort de l'offensive ennemie dépendra pour une bonne part de l'arme aérienne. Ils relèvent avec joie notre prépondérance qui s'accuse de jour en jour plus nettement et qui vient à nouveau de s'affirmer dans une sene de victoires très inquiétantes pour I ennemi. L'inexactitude des informations ajicmandes. LONDRES, 21 mai. Le correspondant de Reuter près de l'armée américaine en France télégraphie que, d'après les informations d'un officier allemand fait prisonnier, les chiffres des pertes mensuelles en avions ne sont-pas con-lormes à la vérité, mais destiné uniquement au public. C'est ainsi que, par exemple, les machines tombant dans leurs lignes ne sont pas considérées par les Allemands comme perdues aussi longtemps qu'une des pièces de l'appareil est encore utilisable. Les obsèques du major Lufbery. LONDRES, 21 mai. (Reuter). Le major Lufbery, du corps d'aviation américain, a été inhumé aujourd'hui. Des généraux, officiers et soldats français et américains assistèrent à la cérémonie funèbre. Des avions américains lancèrent des fleurs sur le cortège. On tira les salves d'usage. Sur le front italien. Succès italiens sur le SpSnoncia et vers ld Cap Silo. (Communiqué officiel.) ROME, 21 mai. Dans la nuit du 2Q. une compagnie. ennemie, qui tentait une attaque vers Sotto Castello'(au sud-est de Lio-ri), fut' repoussée par notre feu. Une autre attaque sur les pentes méridionales du Sas-so Rosso donna lieu à de violents combats. _ Hier l'activité de l'artillerie fut très vive. _ Sur le Spinoncia un détachement italien, vigoureusement appuyé par l'artillerie, réussit une attaque sur les positions ennemies et fit 53 prisonniers, dont 2 officiers. Nous étendîmes les progrès que nous réalisâmes le 20 près du Cap Silo. Les aviateurs italiens et britanniques abattirent 8 appareils ennemis. Les opérations en Mésopotamie La cavalerie britannique occupe Fatha. (Corn mainiqu é officiel. y LONDRES, 21 mai. Les Turcs ne montrèrent aucune activité depuis le 11 mai, jour où ils furent refoulés au-delà de la Lesser Zab. Le transport des grands approvisionnements militaires capturés à Kirkuk continue régulièrement. Sur le Tigre nos cavaliers atteignirent Fatha. Les troupes turques qui défendaient le village n'opposèrent qu'une faible résistance et. se retirèrent promptement en amont du fleuve. Bas ISel^îsiue , Vandsvyvere victime d'un accident d'auto. Du correspondant du „Nieuwe Rotter- damsch e C our ant "). LE HAVRE, 21 mai. L'auto qui condui-t M. Vandevyvere au Havre s'est ren-rsé. Le ministre a été blessé à la jambe. l le soigne dans une ambulance à l'ar-:re du front. Son état n'inspire pas la >indro inquiétude'. * * * L'aviateur René Vertongen. Nos lecteurs ,se rappelleront certainement le lit causé ici dans le pays par l'évasion d'un nos plus brillants et hardis aviateairs, M. né Vertongen. Hélas! il venait à peine dé oindre 6on corps qu'il fut porté comme dis-ru. Ceci se passait en février. Or, voici que r un beau et clair matin d'avril le cadavre notre cher compatriote vint échouer sur le >le blond do la grève, prè$ de Calais* On, re-înut l'identité^ grâco aux divers papiers, assez bien conservés, trouvés sur le corps, Après deux mois, la „grande gueuse" — comme chanta Richepin — rendit sa proie On lui fit de belles et imposantes funérailles. Sur le ceroeuil brillait l'insigne, aveo palçie, de chevalier de l'Ordre de Léopold. Le général d'Orjo de Maxehovelette avait été chargé de déposer la glorieuse récompense sur la bière. De nombreux camarades du tant regretté défunt assistèrent au service funèbre, célébré le 18 avril, en l'église du Sacré Ooeuf, à Calais, puis accompagnèrent leur pauvre ami jusqu'au cimetière de la route de Dunkerque, près du champ d'aviation, où il repose provisoirement dans un caveau de famille,, en attendant qu'il puisse venir dormir dans cette terre natale pour laquelle il se sacrifia. M. René Vertongen laisse une Jeune veuve à qui nous envoyons nos respectueuses condoléances.# * » Ligue maritime bslge (Section bavraise). La Ligue Maritime Belge (Section Ha-vraise) avait invité ses membres a assister au lancement d^u# riavire à moteur 3>i«sël

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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