L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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10 oktober 1917
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s.n. 1917, 10 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 01 december 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/t727942422/
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3etne> Année IV°. 1082 5 cents .Mercredi I© octobre 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du malin paraissant en Holiande Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent êti*e adressées au 1 bureau de rédaction: N. Z. V008BUHCWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones; 2797 et 177S- Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. r> ., r .. . ( Charles Bernard, Louis Piérard. Jj1 Comité cSe Rédaction.^ ggemié Chamlbry, Emile Pàilnt?aré^_ ^ ~ — --- — — r Abonnements : Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger il. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.7 5 par mois payable □ ar anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Le programme allemand Les récents débats du Reichstag rappellent rattention! sur l'agitation pangerma-niste. On no sait pourquoi certains de nos compatriotes la croyaient morte ou la tenaient pour négligeable. Un etrange sentiment de sécurité s'était emparé d eux et, confiants d*ns on ne sait quelles vagues 'promesses, ils inclinaient à un© coupable indulgence à l'égard des bourreaux de leur ^ïl a été démontré que cette ,,Vaterlands-partei" que dirigent des vésaniques comme von Tirpïtz possède en réalité toutes les faveurs du gouvernement; le ministre de la guerre von Stein patronne ses brochures de propagande dans de chaudes préfaces, dans le même temps que le chancelier Michaelis vient endormir la confiance du Reichstag par ses déclarations et ses rétractations ambiguës. Qui gouverne cette Allemagne où il semble que Guillaume II ne fasse plus que régner? Un parti irresponsable de grands industriels, d'agrariens et de militaires, la caste précisément que Wilson a dénoncée dans ses retentissants messages, et à laquelle il apparaît de plus en plus que le duumvirat Hindenburg-Ludendorf sert de paravent. „, Avez-vous confiance dans ce gouvernement?" s'est écrié Helfferich en s'adressant au Reichstag. ,,Non! non!" lui a-t-on crié des bancs de la gauche. Et il faut croire que la droite a été impuissante à dominer ces ,,Non!" de ses „oui!" car Helfferich a pris son chapeau et a tout planté là. ^ Helfferich, dans la troupe qui conduit les sombres destinées de l'empire allemand, tient l'emploi de régisseur parlant au public. Vice-chancelier, ou plutôt comme on l'a appelé plaisamment: ersatz-chancelier, il est chargé des rapports avec le Reichstag tandis que .Michaelis, pas orateur pour un sou et quelque peu gaffeur par surcroît, passe son temps à voyager de Berlin au quartier général, où il va prendre le mot d'ordre, et retour. Reste à voir si un chancelier maladroit ne vaut pas mieux qu'un vice-chancelier impertinent. Est-ce que Helfferich, en adressant sa question téméraire au Reichstag, n'a pas craint de découvrir quelque peu l'idole nationale, Hindenburg? Et les députés de gauche qui ont crié: non ! avec tant do vigueur ont du être effrayés, à la réflexion, que leur blâme put atteindre l'homme tabou à qui remôiîte en somme la responsabilité de la propagande pangermaniste parmi' les soldats du front. Sans doute Helfferich pavera les pots cassés. Hintlenburg peut estimer que le geste de ramasser son portefeuille et de quitter la place n'est pas une façon suffisante de^le défendre. Le Reichstag, trouvant une victime dans ce chancelier-regisseur parlant au public qui ne connaît pas l'usage des gants, le chargera des péchés d'Israël. Mais,^ une fois Helfferich sacrifié à la rancune générale, l'Allemagne n'en restera pas moins dominée par la caste militaire qui poursuit plus que jamais La» programme annexionniste de l'Al-deutscher Verband. 11 est bon d'en retracer le résumé- Séparation de la Belgique en Flandre et Wallonie. La Flandre, érigée en royaume^— de môme que la Hollande —, renoncera à avoir une flotte de guerre mais entretiendra sa propre armée conformément aux droits particuliers que possèdent la Saxe et la Bavière. Les provinces baltique6, Lifchua-nie, Est-home, Livonie, Courlande, deviondront des duchés autonomes, pourvus de princes allemands. Ils renonceront à avoir une année et une flotte et ils recevront des garnisons allemandes. Les chemins de fer, postes et télégraphes seront allemands. Il en sera de même pour la Pologne et l'Ukraine- érigés en royaumes, exclusivement aui crepens de la Russie. Ces deux Etats s'engageront a donner des terres aux Slaves et aux Juifs qui seront expulsés de l'Allemagne proprement dite... Ce programme comprenait en outre |a création d'une grande Roumanie et d'une grande Serbie gravitant dans l'orbite de la Confédération Pangermarique Centrale. Les événements, ici, ont quelque peu dérangé des calculs faits avant la guerre. On remplacera la Grande Roumanie et la Grande Serbie par une Grande Bulgarie par exem» pie. Mais il faut convenir que, pour ce qui est de la première partie de ces programme, les Allemands assurent son exécution avec la méthode qui leur est propre. En Belgique... Nous avons vu que la séparation administrative n'est qu'un prélude à la séparation politique qu'on prépare en ce moment. Fin janvier do cette année, les Allemands ont proclamé l'autonomie de la [Lithuanie. Depuis ils ont pris Riga et l'empereur, dans un discours qu'il y prononça deux-jours après sa conquête, eut soin d'apprendre à l'univers que cet ancien sol allemand resterait allemand. La politique boche en Pologne, encore incertaine, tend néanmoins à la fondation d'un Etat vassal, agrandi peut-être de la Galicie, et place plus directement sous la tutellel'Autriche avec une dynastie habsbourgeoise. Enfm l'agitation en Ukraine fomentée par les Allemands, la campagne de presse entreprise par nos ennemis dans les paya neutres en faveur de ce pays j,distinct de !a Russie et opprimé par la Russie", en attendant l'autre campagne que prépare Ludendorf. tout cela nous montre assez que l'Allemagne est loin d'avoir renoncé à éteindre son influence jusqu'aux oonfins du Dnieper. Nous pouvons sourire devant d'aussi vastes prétentions et nous concevons également fort bien que certains Allemands, qui ont conservé un grain de bon sens, s'en effrayent. Mais ces Allemands, les derniers débats du Reichstag le prouvent une fois de plus, ne comptent pour rien dans l'empire allemand. La résolution de paix du Reichstag demeure lettre morte; Michaelis l'ignore et rien dans •ea discours, pas plus que dans ceux de Beth-ïnann-Hollweg, ne permet de croire que le jWgQX^ien.t a]leinayd, ait aJ>anaonué seu lement une lettre du fameux programme d* l'Aldeutscher Verband, pour la réalisatdor duquel, le lr août. 1S14, Guillaume II jeta le gant à l'Europe. Ainsi 6e justifie la devise de guerre de l'Amérique qui est entrée dans le conflil au cri de: A bas le militarisme prussien 1 Le; Allemands eux-mêmes vont-ils se charger de ce soin-? Ce n'est pas parce que quelque: députés turbulents offusquent l'irritable D] Helfferich au point que ce dernier préfèr< abandonner la tribune que nous devons être assez naïfs pour le croire. La caste militaire en Allemagne ne sera vaincue qu'avec l'Allemagne elle-même. Et, ceci, c'est l'affaire des soldats de Pétain, de Haig et de Ca-donna.Charles Bernard. —p la main de l'Allemagne dans les émeutes maxiniaSistss russes. Les journaux russes donnent des renseignements sur l'enquête officielle ouverte à Pétro-grade contre les leaders maximalistes, à le suite des émeutes de juillet dernier. Voici les passages intéressants du rapport fait à la suite de oette enquête: En octobre 191:1, Lénine et Zinovev vivaienl en Autriche près de Cracovie. Ils furenl arrêtés comme sujets russes. Mais les autorités autrichiennes les libérèrent bientôt et leur donnèrent l'autorisation d'aller en Suisse où ils commencèrent à publier le journal ,,So-cial-Demoorat", dans lequel ils souhaitaient la défaite de la Russie dans cette guerre. Ga-netzki (Fiirstenberg) joua un grand rôle dans la libération de Lenine et de Zinoviev. "On reconnut aussi par la suite que ces dcrn\en avaient été mis en-liberté sur l'ordre personnei d u premier ministre autrichien le comti Sturçjhk. Une longue correspondance télégraphique saisie a permis de conclure que tout un système d'espionnage se dissimulait sous des échanges de télégrammes d'allure commerciale. 11 est actuellement établi qu'une immense organisation d'espioniiage au profit de l'Allemagne fonctionne en Russie. Toute une série de témoins interrogés certifient qu'au début de 1917 l'Allemagne était arrivée à l'extrême .limite de ses eiforts et qu'il lui faillait absolument la paix le plus tôt possible ; qlie Lenine. vivant en Suisse allemande, était en relations avec Parvus, le socialiste allemand hien connu. Il put visiter des. camps de prisonniers où se trouvaient des Ukrainiens et faire parmi eux une propagande pour la séparation de l'Ukraine. Lors de son passage par l'Allemagne, on disait ouvertement: ,,Lçnine, c'est l'ambassadeur de Guillaume. Attendez et vous verrez ce que fera notre argent". On possède des indications prouvant que I^enine recevait de l'argent dt gouvernement allemand pour sa campagne er Russie. Les relations avec l'Allemagne se faisaient par Stockholm, grand centre d'espion nàgè allemand et foyer d'agitation pour une paix séparée entre la Russie et l'Allemagne Au mois d'avril dernier un essai fut tente de fonder un journal, hors de Rétrograde, dan: lâj. but de mener une propagande contre l'Angleterre et la France. A Copenhague et b Stockholm, pendant les premiers jours de la ré volution russe, des agents allemands reçurent de grosses sommes d'argent. On commença sui une grande échelle l'enrôlement d'agents p.pui la Russie, pris parmi les déserteurs et les émi grants. Des sommes de 250.000 roubles et de 800.000 roubles furent transférées de Stockholm en Russie par une banque qui recevait pour cela des chèques d'Allemagne. • En résume, Lenine et ses partisans sont ac eu ses : lo. de complots ayant pour but de servir les intérêts des - puissances en guerre contre la Russie; 2o. d'être entrés en relations avec les agents de ces puissances dans^ le bu1 de semer la désorganisation daus l'armée russ< et à l'arrière, pour provoquer l'affaiblissémçn1 de la valeur combative, de l'armée; 3o. d'avoii reçu de l'argent des puissances ennemies poui organiser parmi les troupes et la populatior une propagande pour la cessatitm des opérations militaires. .■■a» ■ Les manoeuvres allemandes à propos de la Belgique Du ,, Journal des Débats" : En ce qui touche la Belgique, le gouvernement austro-hongrois, soutenu par l'opinion publique, accepterait sans hésitation ni réserves la restitution complète. En Allemagne., au contraire, on se querelle passionnément sur ce point. Toutefois, même dans les milieux passant pour les plus modérés, on désire de ce côté des garanties équivalant à un protectorat plus ou moins déguisé. La ,,Gazette Populaire de Cologne", l'organe catholique le plus répandu, réclame la prise à bail d'Anvers, de Zee-brugge et d'Os tende et le contrôle des chemins de fer. Ainsi ce moniteur du catholicisme allemand ne tient compte ni de la promesse solennelle du chancelier, le 4 août 1914, de restituer intégralement le territoire belge et do réparer tous les dommages causés, ni de la volonté du Saint-Siège d'obtenir cette restitution et ces réparations. On peut juger par là de l'état d'esprit de nos voisins. La ,,Gazette Populaire de Cologne", il est vrai, reçoit vraisemblablement des encouragements appréciables des grands seigneurs de la métallurgie rhénane. Toutefois, elle n'en possède pas moins une forte "action sur son public. Cette politique doit édifier le Pape sur les égards qu'il peut attendre des catholiques allemands.L'heure décisive. En réponse «à une adresse des partis interventionnistes de Milan, le général Cadorna a envoyé la dépêche suivante : „Aucune promesse ne pouvait arriver aux combattants plus stimulante que celle venue du coeur de Milan que tout le peuple est prêt à une résistance inébranlable. Nous sommes dans une^ heure décisive! Encore une fois, je le répète ici, que toute lâcheté doit être bien morte. Ce n'est pas seulement en première ligne que toute faiblesse serait une trahison. Que chaque soldat ou chaque citoyen s'arme de la volonté siinrême de vaincre et nous aurons la, victoire»* En Belgique. A la frontière Changement de décor! 191.}! 191?!... 'trois ans de martyre et de stoïcisme sublime qui ont apporté à ; la Belgique la souffrance mais aussi la gloire. Trois ans cie lutte héroïque et de privations effroyables qui ont assure à notre pays, comme l'a dit le président Wilson, une place d'honneur parmi les peuples les plus respectés et les plus respectable* du monde. Trois ans de guerre brutale et ; inhumaine qui ont conduit un peuple atteint do la folie furieuse des grandeurs à sa ruine certaine. Trois ans d'une véritable débauche de crimes qui ont jeté sur l'Allemagne | l'opprobre universelle. Que de changements n'avons-nous pas vécus pendant ce court laps de temps! Ur des plus caractéristiques et qui dépeint bien la fin prochaine do l'effort gigantesque que l'Allemagne militaire fait avant de mourir c'est le changement lamentable qui 6'est produit dans l'apparence de ses troupes à la frontière. Aussi longtemps qu'elle en a eu la forcé nous y avons vu des hom- Le Régime de la Terreur. Nous lisons dans ,,Les Nouvelles" que. la semaine dernière, tout un groupe de Belges, dont voici les noms, ont été fusillés à Gand: De "YVagenaere, Charles, de Bouchante; Bijn, Macharius, de Gand; Hoste Charles, d'Oost-Eecloo ; Bijn, Alphonse, de Tronchiennes ; un inconnu, de Tronchien-nes; Stevens, Alphonse, de Gand; Dbbbe-•laere^ Jérôme, d'Oost-Eecloo (Bassevelde) ; Van Vlaanderen, S., de Bouohaute; la femme Schatteman, de Bouchante ; la femme Rameloo, idem ; Keppeus, Louis, de Le deberg; D'Hondt, Alfred, de Gand; Ver-schuren, Oscar, de Waereghem ; De Ca-booter, Maurice, de Courtrai; Van de Vel-die, Cyrille, de Courtrai; Preenen, épouse Marie, de Gand; Verschuren, Alphonse, de Deerlijk; Van Quikelborne, Pierre, de Gentbrugge; Peirs, Emile, de Gand. On ignore le motif exact de cette sanglante hécatombe qui a provoqué dane toute la province une profonde indignation. L'avance anglaise vers Roulers terrorise les Allemands et ils se vengent en redoublant cle férocité 6ur les Belges sans défense. Il est à remarquer qu'il y a quelques jours la ,,Kolnische Zeitung"^dans un article sur l'espionnage, se plaignait de ce que trop d'espions, et surtout trop de femmes exerçant l'espionnage, soient graciés en pays occupé ! A-t-on voulu lui donnei la réplique en organisait cet effroyable massacre ? A Brî.îxeîles Le f.f. de bourgmestre d'Anderlecht est décédé. Son éloge funèbre a été prononcé au Conseil communal de Bruxelles par M. Steens qui s'exprima en ces termes: Messieurs, dit-il aux conseillers debout, pour la seconde fois, au cours de cette époque terrible, la Conférence des bourgmestres est éprouvé^. Feu M. Hanssens. bourgmestre de Molenbeek, a payé son tribut à la mort. Cette fois, c'est M. Denis, ff. de bourgmestre d'Anderlecht, qui succombe. J'ai déposé au cimetière l'hommage de nos regrets. Je crois être l'interprète de tout le Conseil en transmettant nos regrete au Conseil communal d'Anderlecht." Tout le Conseil ratifia les paroles de M. Steens. *:• * *. mes arrogants et fiers, qui avaient pour mission d'imposer par leur belle prestanoe l'admiration et la crainte des populations frontières d'un pays neutre et de montrer, par des échantillons de cihoix, la qualité ,,kolossaal" du soldat allemand. Aujourd'hui que par la force des choses, par l'usure continuelle infligée par. les Alliés aux troupes du kaSser, le bluff a dû être abandonné, la frontière n'est plus gardée que par des ,,ersatz" pitoyables de soldats. Nous n'y voyons plus qu'un ramassis de bobines qui formeraient la plus belle collection du monde pour un amateur de têtes de pipe. Toutes les menaces du parti militaire boclie, tous les discours du chancelier ne changeront rien à l'usure lente mais sûre 1 de la force allemande. L'heure du châtiment approche et les cloches qui annonceront notre victoire sonneront en même 1 temps le glas pour l'Allemagne. W. F. L. La maison de draperies Jules Waucquez et Cie., qui — en dépit des difficultés de réapprovisionnement auxquelles s'ajoutèrent celles créées par les réquisitions de l'occupant — a conservé son nombreux^per-sonnel, vient de créer dans ses locaux ae la rue des Tanneurs, à Bruxelles, un restaurant au profit des ouvriers et petits em ployés de la maison. Rappelons, à ce propos, qu'un des administrateurs de cette firme, M. l'avocat Victor Waucquez, âgé de 42 ans, marié et père de 5 enfants, s'est engagé dès les premiers jours de la guerre, a été blessé à Pervyse, en octobre 1914, et est actuellement lieutenant à l'infanterie de campagne. * * * | Une feuille teutonisée, la ,,Belgique", de Bruxelles, donne parmi ses annonces l'avis suivant: ,,L'huissier D... procédera, le mardi 11 septembre 1917, à 9 h. i du matin, sur le marché de la commune d'Uccle, rue du Conseil, à la vente publique judiciaire de: UN JEUNE PORC pesant environ 80 kilos. Conditions: Au comptant, sans frais", et plus loin: ,,On échangerait charbon lavé contre tr. b. chèvre laitière, ruche à miel ou provisions. J. C. rue du Ruisseau, 54, Liège." * * * Au cours de la nuit du 12 au 13 septembre un vol de 25,000 francs do lingeries fut commis dans le magasin de Mme S..., rue de Bra-bant, 16b, a Scliaerbeek. MM. l'officier de police Fayaerts et l'agent spécial Vanden Ber-ghe découvrirent peu après une partie des marchandises au marché de Vilvorde. Continuant leurs investigations à Vilvorde, conjointement avec M. le commissaire de police de cette ville, MM. Fayaerts et Vanden Berghe. apprirent que l'un des auteurs du vol n'était autre qu'un nommé Joseph Manpaey, qui était l'amant d'une caharetiere de Vilvorde. Une souricière fut établie autour du cabaret, et lundi matin, sachant que Manpaey et un de ses complices s'y trouvaient, les policiers y firent irruption. Us trouvèrent Manpaey attablé avec son complice, un nomme V..., occupés à 6e partager une somme do 2,500 francs provenant do la vente des objets volés. Tous les deux furent mis en état d'arrestation. Au cours cî'une^-per-quisition, pratiquée dans lo cabaret, 1(^ policiers découvrirent une grande quantité d'objets volés. La cabaretière fut également arrêtée. L'enquête a établi que Manpaye était également l'auteur de la tentative d'assassinat commise sur un agent inspecteur de police de Mo-lenbeok-Saifit-Jean, qui avait voulu procéder à son arrestation au moment où il .venait de com mettre un vol de nuit dans une maison du boulevard du Jubilé. Les malfaiteurs ont été écroués. A Anvers Les Aktivistes préparent le coup du père François contre M. Emile Wàmbach, directeur du ,,Koninklijk Vlaamsch Conservato-rium", parce que celui-ci réside à l'étran-. ger, et qu'il ne passe point pour un ami des Henderickx et des Borms. On est donc résolu de le démissionner! Petite opération qui ne va pas sans difficulté, bien entendu. Mai6, comme les Allemands et les Aktivistes sont maîtres du pays, il e6t très possible que, ' par un coup de parti, ils renversent ïe brave Wambacib, temporairement. On leur prête l'intention de le remplacer par Lodewijk Ontrop, qui ne demanderait pas mieux que d'occuper une situation bien rétribuée.Les Aktivistes essaient également d'envahir le Conservatoire Royal de Bruxelles , et d'y imposer la langue flamande. On créerait un conservatoire wallon à Namur, à moins que ces messieurs condescendent à porter leur choix sur Liège où existe déjà un excellent conservatoire. L'établissement musical d'Anvers serait maintenu. On créerait simplement un conservatoire flamand en plus. * * * Mardi soir le bateau de passage qui se trouvait amarré'au pays de Waes fut abordé par le ponton transbordeur pour véhicules. Le choc fut violent et les cordes d'attache du pont se rompirent. Un des bateliers commit l'imprudence de crier à plusieurs reprises ,,sautez à l'eau". Une courte panique se produisit et quelques personnes sautèrent sur le pont flottant. Quand le calme fut rétabli le batelier affirma avoir crié ,,sautez du pont". De c-es. fait il avait voulu prévenir les personnes qui se disposaient à monter sur le bateau au moment où le pont s'abattait le long du bateau. "Il n'y a heureusement aucun accident à déplorer. * * * A.Turnhout une chemise ordinaire coûte 20 Frs. Les aunages que l'on vendait avant là guerre à trois aunes pour un franc ^e vendent actuellement 6 Frs. l'aune. A Arendonck un kilo de pois coûte 10 frs. Pour un porcelet on paie 250 frs. * -* * A partir du 1er octobre on distribuera la ration d'hiver aux: enfants en dessous de deux ans. A Gansî (De notre correspondant particulier.) La ville de Gand occupe par sa situation stratégique un point de vue capital, sous tous les rapports, pour les Boches. L'armée allemande trouve dans la ville et dans les environs tout ce dont elle a besoin. Les Alliés le savent fort bien et ils ont pris la décision formelle do détruire, d'une façon méthodique, par des bombardements journaliers, tout ce qui est utile aux Boches dans tous les domaines de la guerre: fabriques, gares et lignes de chemin de fer, ponts, plaines d'aviation, hangars, bateaux, etc. Depuis une quinzaine de jours, sauf pour quelques traîtres perdus dans la foule, c'est un vrai bonheur et un grand réconfort de voir les Boches perdre littéralement la tête de rage et de dépit, ne sachant plus à quel saint se vouer, par suite de? destructions si terribles pour eux. Les points les plus visés furent les plaines d'aviation de St. Denis Westrem et Gontrode. Des escadrilles complètes vinrent détruire ces buts. Dans la soirée de mardi dernier on put voir plus de 20 avions à la lueur do l'incendio provoqué p-ar les -bombes. Les dégâts furent très importants, mais, malheureusement, deux appareils anglais furent forcés d'atterrir aux environs de la plaine. Samedi, à Gontrode, une bombo fit explosion juste au milieu d'un groupe do 12 appareils Boches qui furent, soit détruits, soit endommagés. Un appareil anglais a atterri mardi dernier à Wondelghem ; il avait été touché par un obus. Les doux aviateurs étaient sains et saufs. A •l'atterrissage, les boches mirent une -mitrailleuse en action. Une femme qui se trouvait dans les environs eut les vêtements traversés par les balles sans toutefois être blessée. La plus terrible épreuve pour les Boches fut la destruction t5u pont de Snepe. Un train de pçrmissionnaires allemands arrivait, à toute vitesse sur la ligne de Bruges «à destination de G'a-nd 'St. Pierre. Un peu avant d'arriver au pont de Snepe, un avion allié fonça sur le train et laissa tomber une bombe au milieu des rails. L'explosion creusa un trou de 5 à 6 mètres de diamètre et de 2 mètres de profondeur. La ca-tastropre était inévitable. Le train, composé d'au moins 30 voitures remplies de soldats, vint se jeter dans ce trou. Le choc fut épouvantable. On vit 6 ou 7 voitures monter les unes sur les autres dans un fracas épouvantable et des cris atroces de souffrance et des plaintes douloureuses s'élevèrent des décombres. Les soldats qui avaient échappé à la mort se dégagèrent des voitures et se sauvèrent comme des fous dans les campagnes. Lo premier moment de terrèur passée,' les Boches se mirent à l'oeuvre pour retirer les victimes. Des scènes terribles eurent lieu. On vit des hommes réduits en bouillie, d'autres gravement blessés qui râlaient, bref un specta-ble effrayant. Le nombre des morts serait de 60 et l'on compte 125 soldats .gravement blessés. Inutile de dire la rage des officiers. Ce fut comme toujours la population civile qui dut en supporter les conséquences. Les Allemands forcèrent le public à rechercher les cadavres et les blessés, ainsi qu'à déblayer des décombres. Ce travail forcé dura 24 heures et malheur à celui qui relevait la tête. Pour obvier au danger des bombes, les Boches ont construit dans les rues principales de la ville des souterrains de grandes dimensions. Lorsque les avions alliés sont annoncés, de fortes sirènes placées dans différents endroits de la ville font entendre leur bruit lugubre et le public est forcé de descendre dans ces sortes de cavernes. Ces jours derniers la gare de Meireibek© fut bombardée avec succès et la ligne Gand-Terneuzen a- subi le même sort. L'usine de Meide, occupée par les Allemands, fut aussi détruite. Des soldats tués ont été transportés de cet endroit vers les hôpitaux. Pour prévenir les habitants des environs, les aviateurs alliés ont jeté des petits billets annonçant à la population la destruction imminente de cette fabrique. Elle fut anéantie. Comme on voit, nos aljiés épargnent toujours la popuiatjon _ciyile.; • // / a un an 10 octobre 1916. — Sur la Somme les Français s'emparent de Bovens, de la majeure -partie d'A blmncourt, du bois de. Chemines et font 1568 prisonniers. Les Italiens réalisent des progrès sur le Pasubio. En Macédoine, les troupes alliées occupent Kalandra, Homo-ndos, Cavdarmak, Ormanli et Ilaznatar. m — Ânvers-Harderwijk. (Dédié aux internés.) Nous voilà au 3ème anniversaire de la chute d'Anvers!"— A ce moment, nous rem- , plissious la mission très penible et toute de sacrifice, consistant .à couvrir la retraite de l'armée de campagne, et nous "nous attendions d'un instant à l'autre à être investis et à voir se fermer l'étroite trouée par laquelle le Roi et sa jeune armée s'efforçaient anxieusement d'échapper à la captivité. Certes, les arrière-gardes, chagéea de couvrir les retraites, se doivent de verser généreusement leur sang pour permettre au gros des troupes de rompre le combat et de se soustraire à l'étreinte de l'adversaire, mais cette tâche glorieuse devient héroïque lorsque les troupes qui en sont chargées, au lieu de se composer en majeure partie d'artillerie, de cavalerie et de troupes cyclistes, ne comprennent que des unités organisées uniquement pour la résistance ,,sur jylace". Il faut en effet reconnaître que l'équipement et l'outillage des troupes de forteresse, leur encadrement et leur matériel, ainsi que l'absence complète des œnvois et des nombreux'services généraux indispensables à la marche et au combat des grandes unités.... en faisaient des troupes de place, à peu près au même titre que les corps de la garde civique 1) qui, au voeu de la loi, devaient être chargés exclusivement de la défense 1 de leurs localités d'origine, mais n'étaient ni préparées, ni organisées en vue des opérations de campagne en dehors de la proximité immédiate de leurs foyers. De plue, il faut tenir compte de ce que la base d'approvisionnement d'Anvers avait été méthodiquement vidée pour les besoins ultérieurs de l'armée de campagne, et de ce que, le 6 octobre, il ne s'y trouvait plus pour les troupes de forteresse ni réserve de munitions, ni réserve de vivres. Aussi, les troupes de forteresse, composées des vieilles classes d'infanterie et du personnel survivant des forts en ruines, avaient-elles, avec raison, d'ailleurs, l'intuition très nette de ce que, si l'armée de campagne réussissait à quitter la souricière, par contre il leur serait, à elles, totalement impossible de s'évader de la portion fortifiée d'Anvers (à supposer, bien entendu, qu'à un certain moment elles soient autorisées à tenter la retraite). En effet, pour le salut de l'armée de campagne, il s'agissait de continuer jusqu'au bout le rôle d'arrière-garde ! Et le corps de siège, qui venait de faire tomber Anvers, une des plus puissantes forteresses de l'Europe, aurait tôt fait de briser les dernières résistances et d'acheminer les troupes de forteresse vers les camps d'Outre-Rhin! Rappelons-nous ajissi que les spécialiste# les plus réputés n'hésitent pas à déclarer que la retraite de l'armée de campagne fut un prodige d'audace.... et de chance! Il . s'en fallut de très peu que l'armée de campagne ne fut coupée, accrochée, rejetée elle-même en partie dans les Pays-Bas. Dans ces conditions', il serait puéril de se demander encore pourquoi les troupes de forteresse sont ici. Elles y sont pour la simple raison que, d'une part, dès le matin du samedi 10 octobre, leur mission était com-plètement terminée, et que, d'autre part, elles ne voulaient à aucun prix se mettre à la merci des tortionnaires allemands. La réputation de cruauté sadique de nos ennemis à l'égard des prisonniers était déjà , à cette époque solidement établie, et nos chefs nous avaient même communiqué officiellement, en septembre que les Allemands incorporaient les Belges prisonniers dans les armées du front oriental.... Aussi, je ne vois pas bien comment^ on s'y serait pris pour faire exécuter à la lettre la clause 9 de la convention de Contich 2), clause rédigée comme suit: ,,Tous les militaires de Tarmée belge et ,,des armées alliées se trouvant encore dans ,,la position fortifiée sont prisonniers de ,,guerre';'. 11 n'en est pas moins vrai que quelques naïfs et quelques méchants ont cru ou feint de croire l'énormité suivante: Anvers serait tombée panee que les troupes de forteresse l'ont quittée. Ce fut une mauvaise plaisanterie, dont s'émut d'ailleurs notre Ministre de la Guerre qui, dans la circulaire ci-des-sous, n'hésita pas à rappeler vertement à l'ordre ces bavards inconscients. ,,L'attitude de ceux qui tiennent en sus-,,picîion les troupes passées en Hollande ,,après la reddition d'Anvers est inadmissible; nul n'a le droit d'émettre le moindre ,,jugement défavorable à ce propos. Sans ,,preuve manifeste du contraire, M. le Mi-,,bistre ne peut, admettre que des .troupes ,,belges se soient fait interner si elles avaient ,,pu agir autrement. M. le Ministre estime ,,que, dans les circonstances actuelles, les ,,critiques sont un acte de légèreté et une ,,mauvaise action." Cette dépêche a figuré dans le ,,Courrier de l'Armée" du 15 février '16. Peu après, Sa Majesté le, Roi nous fit savoir qu'Elle ,,s'intéresse au sort de tous les ,,militaires (officiers, soU5K)fficiers et sol-,,dats) qui se trouvent en Hollande, et ,,qu'Elle comprend leurs souffrances mora-,,les et n'oublie pas que ceux qui ont fait ,,leur devoir ont bien mérité de la Patrie." Ces cfeux témoignages, &ui..démontrent

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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