L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

2214 0
28 november 1916
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1916, 28 November. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 26 september 2023, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/707wm14q4v/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

3emo Année iya. 75e S cernas Iwardl 26 novembre 1916 L'ECHO BELGE L'Union tait la Forcer Journal Quotidien du matin paraissant en Hollande. Belge est notre nom de Familit■>. 1— Toutes les lettres doivent Être adressas nu bureau «Se rédaction: JV. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. s Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles îïerbic M. Comité de Hédacfon: j René CIlîlrll5,ry. Emile Painparé. v>* Pour Ses annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal:N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements) Molîantlefl.l.50parmoie. Etranger fl. 2.00 par mois Annoncesi 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents Ea ligne. Annexionnisme Hollandais Au moment où les Allemands emmenent en esclavage toute la population mâle de notre pays, il se trouve des publicis-tes en Hollande pour mebtre en garde ]eurs compatriotes contre l'annexionnisme belge. Le moins qu'on puisse dire c'est que ces messieurs manquent du ssns de l'opportunité — pour ne parler que de et sons-là. Mais, question d'opportunité, ou, si vous voulez, de tact, à part, cette campagne est de telle nature qu'on se demande s'il faut plutôt douter de l'intelligence de sec auteurs ou de leur bonne foi. Il est en tous cas assez remarquable qu'ils se recrutent surtout parmi ces Hollandais qui soutiennent ouvertement ou sous-main le mouvement séparatiste flamingant, en sorte qu'on arrive à cette conclusion que, s'ils reprochent aux Belges des menées annexionnistes, c'est pour mieux cacher le jeu des annexionnistes hollandais. Il ne faut pas se le dissimuler. De fort bonne foi beaucoup de nos hôtes se sont laisse monter le coup par cette infime minorité de Flamands égarés qui, par manière de bravade, réclament un retour de nos pro-yincea flamandes à la Hollande, comme aussi par d'autres, plus dangereux sous leur étiquette loyaliste, et qui subordonnent en toutes circonstances l'intérêt belge à l'intérêt hollandais. Combien grande serait leur désillusion s'ils pouvaient aller faire un tour en Flandre, parmi cette population écrasée sous la. botte de l'envahisseur. Il y a là quatre millions do Flamands — les cinquante-quatre étudiants de l'Université de G-and font exception — qui depuis deux ans ont les regards tendus vers l'Ouest et vers le Sud, là où le cancn tonne et d'où, un jour, viendront les armées de la délivrance. Ils n'attendent, rien du Nord, d'où ne les séparent pas seulement le3 baïonnettes alleman-des mais encore cette barrière, ce fossé si l'on peut dire, profond comme un gouffre, et qui est entre l'infortune et le bonheur. En attendant, certains Hollandais s'imaginent que ces quatre millions de Flamands sb sépareraient volontiers de leurs frères Wallons, auxquels ils sont unis maintenant par les liens sacrés de la souffrance, pour former cette Grande Néerlande chère au pasteur Domelia Nieuwonhuys Nyegaard. Et c'est ainsi qu'ils se laissent tout doucement emporter par ce rêve impérialiste dont les manifestations ridicules ou puériles ne laissent point cependant d'être agaçantes. Nous citions dernièrement ce propos d'un Officier hollandais à l'un de nos amis: ,,La Hollande et la Flandre d'une part, la Wallonie et l'Alsace-Lorraine d'autre part, quelle solide barrière ça ferait!" Nous n'y attachons évidemment aucune importance. Chacun est libre d'imaginer à .son gré la icarte de l'Europe, d'y voir son pays très grand et les autres pays très petits. Cette forme du patriotisme a un côté touchant qui fait pardonner ce qu'il a de naïf. Toutefois, quand il ne s'agit plus d'un simple propos mais d'une conspiration dont les fiutours n'ont que le tort de dévoiler ingénument l'existence, il peut arriver que le patriotisme du voisin s'en offusque et que, aans prendre ces mani festations xau tragique, |1 les prenne plus ou moins au sérieux. Loin de nous l'idée de nous adresser au gouvernement de La Haye et de le sommir de nous dire s'il partage les idées que M. J. Visser, 1er lieutenant d'infanterie, expose dans la. revue ,,Dietsche Stemmen", arg&ne pan-néerlandiste notoire. Nous ne demanderons rien au gouvernement de la reine pour trente-six raisons dont la. première est qu'il ne nous répondrait pas. Noos ne demanderons pas non plus à notre gouvernement de faire une démarche à La Haye pour éclaircir ce point parce que notre gouvernement ne nous répondra pas non plus. Il a autre chose et mieux à faire. Aussi nous nous contenterons de reproduire quelques-unes des idées de M. J. Visser pour l'édification de nos compatriotes et des Hollandais qui veulent bien x?ou6 lire. Après avoir insisté, non sans que-que lourdeur, sur les frictions entre Flamands et. Wallons, cet officier-publiciste écrit: ,,Nous arrivons ainsi au cas qui pourrait exs produire d'une union de La. Flandre et de la Hollande avec séparation administra tive... Quoi que l'on, puisse penser à ce sujet, il convient d'envisager cette solution et d'en peser ?o' pour et le contre. Dans le nord et dans le sud, il s'en trouvera beaucoup qui éprouveront de la sympathie peur un tel projet, une reunion des deux branches septentrionale et méridionale de la xvvce néerlandaise qui serait fondée sur des assises bien plus solides qu en 1814... A cette époque les Wallons francophiles constituaient un élément qui ne convenait pas à la combinaison, non seulement au point de vue de la race et de la langue, mais encore au point de vue économique. ,Au contraire, tout plaide aujourd'hui pour une réunion de la Flandre et de la Hollande.''M. J. Visser veut bien admettre que fcette réunion doit se fairo librement, comme la conclusion naturelle de l'inclination qui pousse les .Hollandais dsns les bras des Flamands et vioe-versa. Nous lui en sommes très reconnaissants. Mais là où il invite et ses compatriotes • et les nôtres a saisir la plume pour défendre de telles idées il ne nous en voudra pas 6i, avec les très modestes moyens dont nous disposons, nous nous mettons en travers. Charles Bernard* Pour la Si. Nicolas, la Noël et Ses Eîrennes de nos soldats au front Montant des listes 'précédentes: 2613.02 fl. + 550frs. E. F 0.25 fl. Van Elza » 2.50 ,, Collecte faite par M. Léon de Chaffoy de Cour celles près du néqoce en tabac de 11ol. lande et du commerce et de V industrie s'y rapportant (3me versement) 1000.00 fl. ^ Le oestre applauÉ! Chaque jour qui passe aggrave le sort de nos malheureux compatriotes. On tremble, chaque matin, en prenant le journal, de crainte d'y lire une nouvelle cruauté de l'Allemagne vis-à-vis des nôtres.' A l'heure qù'il est plus de cent mille Belges ont été déportés brutalement, sauvagement, avec des raffinements de barbarie ignorés de Sennachérib et de Nabucho-donosor.Et cela .ne suffit pas à la sauvagerie teutonne.L'organe officiel du centre catholique allemand applaudit à nos malheurs et demande que les bourreaux de la Belgique fassent mieux encore. Vous vous rappelez d'avoir entendu, autour de la gare du Nord, à Bruxelles, au temps où nous étions heureux, ce titre : Koelnische Volkszeitunrj. Cela se vendait 1 comme du pain, dans la capitale, .tant il y avait de boches et d'embochés à nos trousses. Ecoutez ce que dit le pieux journal confident du cardinal Hartmann-: ,,La presse ennemie nous couvre d'injures parce que nous obligeons les Belges à travailler. Cè qui est déplorable, ce n'est pas que, sans se laisser arrêter par un respect outré de la liberté de ces ouvrier», on ait pris de telles mesures, mais qu'elles n'aient, pas été introduites plus tôt. Nous demandons qu'elles soient étendues aux territoires occupés de la France et de la Belgique. Les journaux français crieront encore plus fort. ! Un peu plus, un peu moins, peu importe! L'administration allemande a pour elle l'approbation du peuple allemand tout entier." L'approbation du peuple allemand tout entier! Nous nous en doutions un peu! Il ne nous déplaît pas d'être rassuré sur le sentiment unanime de nos oppresseurs. Voilà, en tout cas, un document authentique à signaler aux neutres hésitants, et à tous ceux de Hollande, de Suisse, d'Espagne, des Etats-Unis qui demandent, avant de se prononcer en notre faveur, des preuves, des textes, des faits. L'aveu allemand est là, cynique et sans aucune restriction. Nous espérons que ces lignes, d'un journal allemand, tomberont sous leg yeux de la oour romaine. On doit lire les journaux catholiques au Vatican! Ce qui atténue l'horreur et la douleur aussi que nous éprouvons de tant de désolations qui accablent nos frères, c'est de penser que l'Allemagne doit être un peu à bout pour oser de pareils crimes. Vous aurez lu, comme moi, l'effroyable aveu de Bethmann-Hollweg, rapporté par un neutre et publié le 16 octobre dernier par ,,l'Indépendance belge". Le chancelier s'exprimait en ces'termes devant un député conservateur allemand : ,,—- Il n'y a aucun moyen, dussent mes adversaires et même les neutres les considérer comme ignobles, infâmes, contraires au droit des gens, inhumains et féroces, que je consente à appliquer quand je considérerai que le moment e6t opportun. Dès que, du point de vue militaire, diplomatique et politique, le temps sera venu, il'sera fait de Zeppelins, de bombes asphyxiantes, de sous-marins et du reste un tel usage, que le monde en -itérai horrifié." Devant de pareils aveux, ceux de la ,,Koelnische Volkszeitung" et ceux de Beth-mann-Holhveg, il n'y a, dans notre coeur, q.t'un sentiment possible pour les auteurs: la haine à mort. La guerre est longue, cruelle; l'attente des résultats met notre patience à des épreuves presque surhumaines; le 6ang et les larmes coulent à torrents sur le àol sacré de la patrie. C'est vrai. Mais personne de nous n'a le choix. Les Alliés doivent aller jusqu'au bout. Il faut abattre l'Allemagne qui commet de tels crimes, comme on abat une bête féroce échappée de sa cage ou un bandit qui désole une contrée. Delenda Germania ! Auger de Busbeck. !! y a un àn 28 novembre 1915. La partie principale de l'armée serbe réussit à passer la frontière albanaise♦ En Belgique. Vers les marchés d'esclaves Dans plusieurs communes du pays wallon des patriotes ont fait apposer des affichettes surmontées d'une tête de mort et portant ces mots: ,,Soulevez-vous, mais ne partez pas." .* * .* L'administration communale de Liège a formellement refusé là liste des chômeurs aux Boches qui ont annoncé, qu'ils feraient eux-mêmes le triage. Tous les ouvriers en activité et tous les chômeurs ont reçu l'ordre d'être prêts à partir au premier appel. Les hommes v alides de 17 à 50 ans sont visés par lps escla-| vagistes. • * • Nous pouvons affirmer formellement qio le ,,Volksopbeuring" — qui semble tant se soucier du sort des Flamands! — n'a pas protesté contre les Flamands emmenés en Allégées contre les Flamands emmenés en Allemagne par les policiers auk ordres do von Bis-sing—Kassongo. Nous n'avons cessé de mettre en garde nos lecteurs contre cette méprisable I machine de guerre anti-belge. On nous a rê-' pondu : ,,Mais cette oeuvre est utile, quand bien même elle ne secourerait que les nagitants do la partie flamande du pays". Or, à présent, l'occasion se présente pour elle do venir en aide aux pauvres Flamands que l'on déporte. Que fait le ,,Volksopbeuring" ? Rien du tout. Il laisse faire. C'est plus simp.e et ce n'est pas son rôle, dit-il, d'intervenir. Il préfère répandre l'organe de la Komman-dantur: ,,Do Gazst van Brussol" et instituer des cours d'allemand et de flamand dans le pays. Le ,,Volksopbeuring" est l'associéte moral do nos ennemis d'Allemagne. Nous en trouvons la preuve, éclatante, dans ce silence qui le condamne. • • « Les Boches exigent qu'un médecin accompagne chaque convoi de mille déportés. Nos ennemis embarquent aussi de force des ecclésiastiques, ,,pour la santé de l'âme des partants" — comme ils disent. Ils dressent la liste des ecclésiastiqus et obligent les directeurs de séminaires et de patronages à continuer les cours, afin de pouvoir faire appel aux jeunes gens quand von Kassongo jugera le moment opportun. » * » A Berlin, au cours d'une séanco de la commission sur le travail auxiliaire de la patrie, un député a eu l'aplomb de réclamer qu'on déporte un plus grand nombre de Belges. Mais on attend toujours les protestations des gouvernements neutres! • * » Hier les déportations ont commencé à Liège et dans les environs. Les Boches, craignant des troubles, avaient pris les mesures les plus rigoureuses. » * * A Gemmenich, de tous les trains de déportés qui passent on entend les cris répétés de: ,,Vivo la Belgique". * * * A Welckenraedtj à Dolhain et dans les loca-lités-frontières environnantes plus personne ne peut circuler dans Jes rues après sept heures du soir. Ces .mesures ont été prises à la suite des émeutes qui ont éclaté à Welcken-raedt. On y avait vu déjà, écrit ,,Lo Tele-graaf", des spectacles très pénibles. De longs convois de civils passent journellement. Beaucoup do jeunes gens et d'hommes s'étaient enfuis do chez eux pour échapper aux razzias. Les familles étaient encore sous l'impression profonde des événements et la population, qui compte do nombreux soldats au front belge, voyait, aveo un sentiment do colère ohaque jour plus grand, des Allemands naturalisés belges et des traîtres-fraudeurs, depuis des mois, ravitailler l'Allemagne sous l'ooil amical des sentinelles couleur de pou. On serait étonné si l'on connaissait la. masse énorme de denrées qui ont passé en Allemagne clandestinement. Heureusement, les douaniers belges sont encore de service. Les Boches leur ont enlevé leurs armes; ils n'ont plus que le droit d'avoir une,, canne, mais ils viennent d'avoir une attitude extrêmement courageuse. Lundi dernier et les jours suivants, comme les fraudes dépassaient toutes mesures, ces braves gens firent d'utiles perquisitions domiciliaires. Certains bourgeois les aidèrent. Le train do Verviers fut ' rigoureusement examiné. Des wagons contenant des porcs, du lard, etc. furent saisis. Les civils allemands, de l'autre côté do la frontière, bombardèrent alors, à coups do pierres, les civils et ies douaniers belges, 6ur quoi les sentinelles boches se précipitèrent dans la mêlée, soi-disant pour séparer les combattants. Un des douaniers fut tué d'un coup de baïonnette. Un civil, qui avait prêté son aide, fut gravement atteint au ventre. Un contrebandier resta sur le carreau. On releva un grand nombre do blessés. La fraude, favorisée par les Allemands, ne connaissait plus ni loi, ni règlement. De là la décision énergique des quarante fonctionnaires belges. Certaines nuits plus de mille fraudeurs passaient des vivres en Allemagne; le plein jour n'arrêtait pas d'ailleurs le trafic de ces audacieux et méprisables individus, tous connus, et qui seront punis après la guerre avec j a dernière sévérité. La situation entre, les civils et les ,,pouddings" — sobriquets donnés aux fraudeurs parce qu'ils passent surtout de la poudre à fabriquer des puddings —■ est très tendue. Les Allemands tiennent évidemment avec ceux qui se mettent hors la .loi. En passant à Reydt-lez-Gladbacli, sur territoire allemand, les déportés qui se trouvaient dans un train chantèrent à tue-tête la Brabançonne. Sur les quais de la station, les Boches, étonnés et furieux, faisaient des signes désespérés dont nos compatriotes se moquèrent. On commença à huer les Allemands, à les injurier, à les siffler. Le machiniste mit sa machine en marche et le train s'ébranla, tandis que montaient les accents de la ,,Brabançonne" et de la „Marseillaise". On en parlera longtemps à Reydt de ces manifestations l A JESraa&'feïïes; L'organe des Allemands en Belgique: ,,De Gazet van Brussel" nous apprend que le Dr. Borginon, catholique de la capitale, z accepté la présidence d'honneur de ls ,,Volksopbeuring". Il n'y a aucun honneui à être président de cette machination allemande, tant s'en faut. Mais Borginon est d( la classe des Henderickx et des Augusteyns Rien d'étonnant à ce qu'il ait ,,marché" L'organe de la Kommandantur essaie de faire croire aux Belges — qui ne so"nt pa payés pour le savoir, mais qui sont mieux ai courant que quiconque — que le ,,Volksop beuring" est une oeuvre humanitaire, — & rien que cela et que Borginon a pu s'er rendre compte personnellement. Si la ,,Gazet van Brussel" dit vrai, il y a de sérieuse raisons de craindre pour la santé du députa de Bruxelles. M^ais Borginon est un politiciei auquel la guerre n'a pas ouvert les yeux Tel il était, tel il est resté. Rappelons que Borginon est l'élu du ,,Katholieke Vlaamsche Bond", dont le président est ur certain Lambrichts et le vice-président Arie' De Jaegher, chef de bureau au ministère du travail et de l'industrie, tous deux signataires du manifeste des ,,honderel veeart-sen et stomkoppen" en faveur de l'université von Bissing. Ce Lambrichts est le même individu qui z tenu, au cours d'une réunion de pignoufs à l'Athénée d'Ixelles, des prppcs désobligeants contre la personne'du grand patriote le cardinal Mercier. *■ * * On apprend que M. Max, qui était détenr jusqu'ici à la prison de Celle, où il occupa.il une chambre, a été transféré dans une prisor de Berlin, où il sera enfermé en cellule. Le bourgmestre de Bruxelles sera, par une délicatesse tout allemande, incarcéré non loin du palais où résident ses anciens hôtes do l'Hôtel de Ville de Bruxelles.... A De vifs incidents se sont produits à l'audiëncc de jeudi matin du tribunal correctionnel de Namur. On jugeait une longue affaire en coups ot blessures qui avait eu pour théâtre la commune d'Au vêlais et dans laquelle étaient impliqués huit habitants de cette localité. Les prévenus paraissaient très surexcités, surtout la femme Gratien, qui causait du scandale, affirmant quo lors do la descente du parquet M. le juge d'instruction Loiseau et M. le substitut Talion ne les avaient pas laissé parler librement et avaient refusé d'acter certaines de leurs déclarations. M. le subsitut Talion, qui se trouvait au siège du ministère public, protesta indigné et M. le président Blanke rappela à l'ordro l'ii'ascible prévenue. Rien n'y fit et celle-ci s'obstina dans ses déclarations, accusant même les magistrats de mensonge. L'honorable organe de la loi requit alors une condamnation du chef d'outrages. C'est ici que l'incident s'est corsé; le défenseur de la prévenue, Me Saintraint, ayant pris fait et cause pour sa cliente et ayant été jusqu'à menacer l'honorable M. Tahon de déposer plainte contre lui du chef d'outrages si ce dernier suspectait -ses paroles, M. le substitut a quitté immédiatement son siège et l'audienco a été suspendue, Me Saintraint a demandé alors a être reçu en chambre du Conseil et il s'y est vraisemblablement explique sur les raisons do son intervention plutôt intempestive. A la rentrée du tribunal, celui-ci fait une déclaration par l'organe de son président, disant que le tribunal ne peut pas permettre quo des prévenues adoptent vis-à-vis du parquet ou des magistrats une attitude semblable à celle .do ia prévenue Gratien. M. le président invite celle-ci à retirer ses paroles, mais elle s'obstine, déclare qu'elle no veut outrager personne, mais refuse de se rétracter. M. le substitut Tahon dit qu'il ne peut passer outre. — Nous ne pouvons pas, affirme-t-il, laisser ainsi suspecter notre honneur de magistrat. Nous avons juré de remplir nos fonctions en toute droiture et nous n'y manquerons pas. L'honneur do doux magistrats a été attaqué par les paroles do la prévenue on audience publique. C'est un délit d'audience très g^avo et qui doit être réprimé par une peine sévère." Me Saintraint essaie d'établir que l'on ne peut trouver un outrage dans lo chef de la prévenue et demande au tribunal de dire qu'il n'y a pas eu de délit. Après un court délibéré, le tribunal a condamné l'épouse Gratien à 15 jours de prison et 50 francs d'amende pour avoir en audience publique outragé par paroles des magistrats dans l'exercice do leurs fonctions. Ern Corrapisie Le tribunal correctionnel de Turnhout vient d'avoir à connaître d'une affaire d'accaparement. Mo Stuyck, d'Anvers, collaborateur de Mo Ryckmans, s'est porté partie civile au nom du Comité National d'alimentation et de secours.Le fait déféré à la justice s'est perpétré dans les mêmes conditions que ceux de l'espèce iont le tribunal d'Anvers a eu à connaître. Le commerçant qui, au mépris de ses engagements, a trafiqué de marchandises délivrées dans les magasins du Comité, en y trouvant une source clo bénéfices peu honnêtes, a été condamné à G mois d'emprisonnement. L'intermédiaire, qui se faisait remettre les marchandises par celui qui les achetait pour les livrer ensuite, moyennant commission, à l'accapareur, a été gratifié d'une peine de deux mois, et l'homme qui s'était prété à la chose à 1 mois d'emprisonnement. At» Pays Wallon On lit dans ,,Les Nouvelles" : Il y a actuel lement 200 à 300 hommes de troupes à Dol hain, des landsturmers de tout âge. A Baeler il y d de la cavalerie. On avait fait prépare; aussi les jours passés aux Dolhaintois tou ce qu'il faut pour loger do nombreux gava liers avec leurs chevaux, mais ceux-ci no sont pas venus. On sait que les Allemands occupaient, depuis 1914, les locaux de l'Ecole moyenne et de l'Institut St. Joseph. Ils les ont évacués au début d'octobre et les cours ont pu être repris le 15 du même mois. Mais on a eu tourtes les peines du monde à désinfecter les locaux transformés en écuries immondes, inimaginables.Les soldats allemands ont actuellement , .plein lo dos" de la guerre et ils ne se gênent nullement pour le dire. Us sont fort mal nourris d'ailleurs. Il nous suffira, comme preuve, do rappeler qu'il y a quelques mois déjà, deux Allemands se sont battus un jour rue du Collège... pour une saucisse! L'un saisit tout à coup sa baïonnette ot la plongea H , dans le ventre de son camarade, qui tomba " 5 raide mort. Puis l'assassin dévora avidement 3 sa saucisse 1 9 [ * * * Les Allemands ont rasé la belle forêt de ' ' Grunhaut, qui s'étendait entr© Bi.lstain et Welkenraedt. Il n'en reste plus rien! Les arbres ont été sciés à la scie électrique à 0.50 ; ou 1 mètre du sol, de sorte qu'il, subsiste une ; armée de soliveaux mutilés, qui ont l'air de ( maudire les vandales qui les ont massacrés. Les bourreaux se sont attaqués ensuite à la merveilleuse forêt, de l'Hertogenwald, dont | ils ont à ce jour déboisé plus do 300 hectares. Il y en avait 200 hectares couchés par terre ^ il y a un mois; la destruction s'étend donc sur uno centaino . d'hectares par mois ; à ce 1 compte la vaste étendue boisée depuis des 1 siècles, qui s'étend de iiethane à Membach, 1 Eupen, etc. aura vite disparu. . Les bois de la forêt de Grunhaut sont sciés à Eupen, chez Peuta et Zimmerman, c par des Belges qui travaillent nuit et jour et * gagnent uno fortune en faisant le jeu de c l'ennemi. Les Allemands avaient voulu , d'abord' faire travailler ces bois à la scierie , de Dolhain, mais les bons Belges qui dirigent £ celle-ci ont catégoriquement refusé. Les ar- J bres de l'Hertogenwald sont sciés dans le Lim- t bourg belge; tous les transports se font jusque j Dolhain par le. vicinal, qui n'a jamais en un j : trafic aussi intense. j Les Allemands, pour activer davantage en- J J core les travaux, sont occupés à monter une * grande scierie à vapeur sur les lieux mêmes, f à Perckiots, entro Bethanovet Membach. Ils j installent en outre dans la même région une ( voie ferrée qui vient d'Allemagne et passe à | • la Croix Noire, au d'Eupen, en pleine sud forêt, j De nombreux wagons de rails sont passés ré- v j cemment au vicinal destinés à cette nouvelle ç voie. n En ce moment, 5,000 à 6,000 Belges travail- r lent comme bûcherons, charretiers, scieurs de . long, manoeuvres, etc., dans la forêt. Beau- j, coup de prisonniers russes y sont également occupés. * » # P La fraude s'effectue aux environs do Dol-hain dans 'des proportions formidables. On ^ estime qu'il passe par Welkenraedt j.ournelle- ^ ment 45,000 Kg. au moins do viande de porc „ venant de Belgique eb qu'on porte en fraude en Allemagne. Lo lard notamment, qui est in- T trouvable pour les Belges, se vend couramment <■ pour les Boches dans toute la Hesbaye, à Liège, j Verviers, dans les Ardennes, etc., etc. Tous les porcs élevés actuellement en pays occupé sont ^ réservés aux Allemands. C'est une chose triste j à dire, mais qu'il faut poifrtant que l'on sache: T on refuse de vendre aux Belges au qiêmo prix * et même à des prix supérieurs. Tout part pour g l'Allemagne! Des centaines de femmes portant ç de grands paniers remplis de marchandises et c beaucoup d'hommes aussi, dont l'audace est : incroyable, encombrent constamment les rou- r tes vers l'Allemagne. Les Allemands passent ' j par la route de Welkenraedt, les Belges par , c la route do Stembert. Ces fraudeurs s'appellent f dans le pays de Verviers, où on ne les aime j guère, des .,,puddings", du nom des paquets c do farine et d'amidon qu'ils transportaient j \ surtout au début. Les Allemands fraudeurs i c viennent d'Aix, Cologne, Dusseldorff, Franc- _ c fort et même de Berlin. Le long do la fron- c tière, les. habitants emmagasinent des quanti- r tés énormes, qu'ils revendent ensuite à hauts c prix en réalisant des fortunes extra-rapides. ^ On a saisi dernièrement chez le fils du bourgmestre d'Eupen pour 180,000 irancs de vivres 0 qui ont été immédiatement expédiés à Berlin, j C'est cette succion qui s'exerce d'une façon c ininterrompue de la Belgique vers l'Allemagne, r Des arrêtés allemands viennent d'interdire c qui a produit chez nous la pénurie complète ^ do nombreux articles de première nécessité, B dont le défaut crée aujourd'hui la misère pour c beaucoup, la gêne pour tous. ^ i la vente et lo commerce du chocolat à partir ^ du 15 novembre, mais il est toujours entendu que toutes ces interdictions ne s'appliquent c] qu'aux Belges. Les Boches, eux, font tout ce j qu'ils veulent!... a — • • 1 C"1 n la ielgique au tournant de son histoira J L'Office Belge nous communique la note 11 suivante : x c' L'examen du livre ,,La Belgique au tour- £ nant dé son histoire'', publié en pays occupé, ^ permet d'établir d'une façon irréfutable 0 que l'ouvrage constitue un monument de d perfidies et de mensonges impudent. Il est t imprimé à ,,l'Imprimerie Nationale", terme r que jamais ni lès autorites belges, ni lès par- P ticuliers n'emploient pour désigner l'impri-merie du Moniteur, actuellement sous l'ab- j" solue dépendance du gouvernement aile- a mand. ' c: Au surplus, il est bourré d'excitations c mauvaises des Belges contre les Hollandais et réciproquement, de reproches et d'atta- d que6 en règle contre la Hollande, contre sa presse, ses hommes politiques et sa population. Il excite la méfiance vis-à-vis de la France, il persiffle la Grande-Bretagne et son action diplomatique, il produit hypocritement une série de critiques à l'adresse c du gouvernement belge et il publie un véri- « table plaidoyer tendant 4 diminuer les anti- R pathies du peuple belge pour les Allemands. " Cet ouvrage est sans contredit l'oeuvre de J • ceux qui 'tentent d'achever leur entreprise r ■ j de destruction de la Belgique, ■ Jt leddensSZoon PARDESSUS W.|, D'HIVER j 1 | depuis fl. 27.50. ■ 4w4r> Hofweg 11 trM la Haye. Lettre d'Italie Front italien, novembre. Les bataillons destinés au renfort pour I'ac-ion prochaine défilent le long du vallon du yarso. La nuit est précocement tombée, et les oldats marchent en silence, sous une pluie qui ransperoe jusqu'à la moelle des os. Le rapide assage d'une auto-ambulance jette la laiteuse larte de ses phares voilés sur les manteaux uisselants et les casquos iuisants de pluie. Les troupes passent, silencieuses, sans autre 'ruit quo le martèlement étouffé des bottes ans la boue, et le vallon redevient la déserte possession de ses morts. Sur la crête orientale, lu côté d'Oppachiasella, s'allument les fusées clairantes autrichiennes, qui fouillent la nuit. )e temps en temps un coup do canon soulève ans, la nuit une flamme courte. La pluie, qu'on irait qui s'obstine à vaincre le bruit des machi-les de guerre, et à lasser la volonté d© haine es hommes, continue toujours. De grandes ouffées d'eau se déplacent rapidement dans 'air, poussées par la ,,bora", ce vent spécial à i région do l'isonzo et au O.rso. En hiver, il rrive quo sa violence est telle qu'il a déjà rraché des rails un train en marche, et qu'on ut obligé de protéger par un mur épais et très laut la voie do chemin de fer longeant le 'arso. La ,,bora", qui a soufflé aux premiers ours de novembre, les assimila aux jours de hiver le plus rigoureux. Les soldats connurent n avant-goût des souffrances de l'hiver. Sur le îarso, qui est cependant un des endroits les îoins froids du front italien, certaines senti-elles avancées furent redescendues aux poses axeo les extrémités au derneir degré de l congélation. Lorsque par hasard le temps s'éclaircit l'es-ace d'une matinée, les artilleries en profitent our ajuster respectivement le tir sur les ositions de l'adversaire. Les bombardes, l'ex-raordinaire invention italienne qui a tant con-ribuo aux derniers succès, sont déjà, elles ussi, entrées en action. La besogne qu'il s'agit d'accomplir n'est pas îince; aussi se l'est-on partagée d'avance. Rien 0 plus curieux qu'une carte topographique de a zone à attaquer^ quelques jours avant le ,coup de feu." La carte a été établie d'après [es photographies prises par les aviateurs. Un éger pointillé marque seul5 sur ces photographies, les lignes noirâtres des couloirs autri-hiens. Les ,,doIine," caractéristiques crevas-es du Carso, si importantes stratégiquement, ont des creux d'ombres .dans lesquels d'imper-eptibles rectangles représentent les baraquements. Les' couloirs, pour la plupart sou ter-■ ains, serpentent presque invisibles. Les cou-jirs secondaires so détachent de ceux-ci en lentoluixes horizontale^ parallèles comme les lents d'un peigne. Il faut, avec tout cela, réa-iser une cart-o lisible d'un coup d'oeil par un ous-officier. Il faut détruire systématiquement es positions de l'ennemi sur le papier, avant le les abattre en réalité. Chaque élément de la ofense ennemie, la moindro section de tran-héc, le moindre petit mur du couloir, sont eproduits fidèlement sur la carte, catalogués t livrés chacun à un groupe de bombardiers >our être détruits Les zones colorées en rouge sur la carte sont 3lles qu'il s'agit de préparer pour l'attaque, /es zones dites ,,de représailles" (en jaune-ouleur de la haine, comme les autres sont en ouge couleur de vengeance) représentent les adroits sur lesquels l'artillerie devra s'aohar-er dans lo cas d'une forte rés&tanco à I'as-iut d'infanterie. Tout est prévu et d"avance ilculé : un projectile de tel calibré détruira ant de mètres carrés ;il faudra donc tant e projectiles pour détruire telle position. En cette quatrième journée de la bataille M Çarso, la canonnade ,,méthodique, à ca-enco ord:naiii9" selon , les expressions des rtilleurs, permet do ne point abîmer plus qu'il e faut les canons. Les Autrichiens se laissent isulter à coeur jcie sans trop répondre; ils 1 réservent pour le" moment de l'assaut di-3ct. Il est vrai quo ce jour-là le Dieu des uées avait décidé qu'il n'y aurait pas, en î point précis, d'assaut direct. Vers m'di, la luie a épaissi tellemtn son rideau gris quo js officiers observateurs, à peu do distance quelques centaines de mètres) des tranchées anémiés, n'ont plus rien vu. Les préparatifs ovenaient inutiles : la rage au coeur, les ailleurs posèrent la main sur la gueule fu-lante de leurs canons.. Un coup" de tonnerre, lus précis que n'importe quel coup de canon, jappa.un observatoire d'artillerie et flamba )us les fils téléphoniques. Mais le coeur de artillerie continua à battre, malgré cette rtère coupée. Ce qui s'est arrêté seulement, est le coeur d'un petit soldat du génie, rac-r>mmodant les fils sous les éclairs. Et c'est un jour de pruerre comme un autre, ans ce bizarre enfer du Carso Willy C. R. Benedlctus. JriMDT lE cigare à 4 cents. .A.SCHOTERMAN.Uîrechtschestr.34 rél. 145 • Amersloort.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes