L'écho de Sambre et Meuse

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21 februari 1918
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s.n. 1918, 21 Februari. L'écho de Sambre et Meuse. Geraadpleegd op 15 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/pv6b27r052/
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L' Echo de ScUiibrG.& Meuse |f*ll MllÉJ in îilMs ? -o- L AUTRICHIINS 1 Tienne, 19 février (officiel). Sur le Piave, dans le secteur du monte i Asolene, l'artillerie a été active. Les troupes des armées du géaéral von Lir slogan ont ecînpé Luck sans combat. TURCS s Coastsntinoph», 17 février (offlsiel) Sur le f ont en Palestine, une de bob i patrouilles mobiles a surpris un poste an- | glsis. dont elle a fait prisonniers l'officier i et les 6 hamaaas. Par ailleurs, ries à tigaaler. ANGLAIS Londres, 18 février (officiel). L'attaque aérienne prononcée hier soir semble avoir été exécutée par six on sept aviens allemands, dont un seul a réussi à survoler Londres. L? premier appareil ennemi e;t apparu à • b. 3/4, au dessu) d * Thiaet et, suivant la Tarnûe, il a gagné Londres Il a survolé la ville du Sai Est au Nord-O «est. Eitre 10 k. 40 et 10 h. 55, il a lancé des bombas sir plusieurs quartiers. Lïs autres aviateurs ennemis, qui tentaient d'atteindre Londres, de eomté d'Esiex par le Nord Sst eu en suivant de l'Est le cours de la Tamise, oat tous rebroussé «himin. Lia rapports au sujat des pertea et des dégàti ne sont pas ensare rentré*. ITALIEN! Roœe, 17 février (officiel). Violents duels d'artillerie à l'Ouest du lac de Garde. A l'Est de la Brenta, et sur le Piave meyao, nos batteries ont efficacement concentré leur feu sur des treapes ennemies en marcha à l'Est de la vallée de la Fren-zela et sur les versants du cal Baretta. Vis i vis du Moitello, l'artillerie britannique de gros calibre a brillamment répondu aux batteries ennemies. Dans la vallée de Lagarina et au sud de Canove (Adage), des détachements de reconnaissance ennemis ent été repouseés par netre fusillade. Près de Grave di Papadepo'i (Piave), un de ses détachements de reconnaissance a Jeté le désarroi dans la position ennemie. La «uerre naval* — Milan, 18 février. On mande de Londres au « Sesole > : — Li fructueuse attaque ox4cu-éj par des forças navales légères allemandes daas la Pas de Calais contre les navire* de garde anglsis a provoqué une grande iadignation contra l'Amirauté. La nuit du 15 la canonnade a été entendues à Douvres de 1S h. 1/2 à 1 h. 1/2 du matin. La population ne parvient pas à s'expli-qior commuât la fl»tt^ britannique, supérieure à la fljtte allemande, ne parvient pas à ompôjhsr les hardies attaques ennemies.Ea Houmaaa'e. — Paris, 18 février. Lea Journaux du 18 apprennent de source italienne ne le rei de Roumanie aurait abliqué. To^tffeia, cette nouvelle n'est pas enc >re confirmée. ——«o»— ■ta Irl «nde. — Lenires, 18 février. Le « Daily Nawi » apprend que dix-eapt Slna Feinera arrêtés se aont évadés de leur prison à Limeriek. Ils se sont emparés d'une auto militaire et, décaris de leura insignes Sina-Fein, fis se sont rendus sans être importunés à Emis, où préaisémeat leur procéi avait lieu. Us ont réussi, avec l'aide du publie, à eauser ua tel tum'ilte dans la salle du tribunal que l'audienc» « dû être suspendue. Quoique plus de 100 agents de peliee fussent présents dans la aalle, ils n'ent pu capturer un seul des évadés. Plus tard, des réunions ont été tenues, au cours desquelles oa a formulé cemme exigence principale de la future république irlandaise la uationalisation de tentes les terres. —«o»— An Japon. — Paris, 18 février. On mande de Tokî© à l'Agence Havas : — La Chambre a discuté «ne motion brimant énerg'qaement la politique flaan-r'è '9 du gouvcrnameit, son attitude diplomatique infructueuse vis-à-vis de '.a Chine et surtout le ailence qu'il garde sur lea buts de guerre du Japon. Dans un discours, le général Terautschi. président du Conseil des ministres, a passé aeus ailence la fuestien des buts de guerre. La motion a inalement été rejetée par 241 voix centre 117. —«o>— Eh Aaitrlqae — La Havane, 18 février. Le gouvernement de l'Ile de Cuba viont ** d'interdire l'exportation du tabac vers les ajri en guerre avec l'Intente, ainsi qne ers les p*ya neutres. Cette interdiction s'étend entre autres à i Hollande, à la Saisie, au Danemark, à a Saèie, à la Norvège et à la Russie. —«o»— En France. — Paris, 17 février. De M Hervé dans la « Victeire > : — Les socialistes du département de ls Seine »e sont réunis le 11 février. 1,470 dé'égués seulement ae sont pro lonc^s en favaur de la continuation de li fuerre jusqu'à la viotoire, suivant la for-saule de M. Clémenceau, alora que 6 0t( i bilchaviates français > sa déclaraien partisans d'une paix immédiate. Les 2,50f utres délégués s» ssnt abstenus. —«o» — la Basai* — Pétragrad, 18 février. La division du général Alexéief opéran aux environs de Voronège a subi un grave défiite. Les troupes révolution» aires y ayan reçn des renforts, les cosaques furent envc lepnés et durest se rendre. Dîs prisonniers ont déclaré qu'A'exéie leur avait promis que le Sud aérait purg d<îs troupes saviétisteï dans la huitaine; il •nt refusé de faire oanaltra l'endroit f. se trouve le cmmiidant en ehgf. L* gouvernement militaire ! >« manque résni i Novochsrkast, a décidé de reprer dre l'offensive Les employés des chemins de fer qt avaient refusé de se soumettre *nx ordri des cosaques ont été passés par les armei — Pétrograd, 11 février. La bataille auteur de Kief a été tri violente. Kief a été définitivement occupé par les troupes révolutionnaires. — Lendres, 18 février. D'après une information de l'Excitas^ Telegraph, la Garde Blaacho de Kief ai rait surpris la Garde Ronga dans l'arsen et 1500 hommes auraient été tués. La commission révolutionnaire de Kii a été passée tout entière par les armes. — Paria, 18 février. On mande de Pétrograd que le gonve nemant maximaliste a décarné un ma ad d'arrêt «entre lea membres de la Ra< oukrainienne et contre tous las mambrt de la délégation de paix «ukrainienne. — Stockholm, 18 février. Oa mande de Kbarkof que des oemba sanglant» se sont déroulés auprès de station de Zwarief, sur le Den, entre li treupes saviétistes et las sssasjues. La combat, auquel prirent part de l'a tillcrie et des autos blindés, a eu toutes 1 allures d'une bataille en règle. — Londres, 19 février. On mande de Pétrograd à l'Agsnce Rei ter : — Une communication téléphonique < Moscou annonce que le général Kaledii se serait suieidé. — Berlin, 19 février. Un membre de la commission allemam qui a séjourné plusieurs semaines à P trograd, a dit au < Barliner Lekal A zeigar » : — Ds jour on Jour, on est moins ou i reté, non seulement dans les rues, mi même chez soi. Il n'est pas rare de voir des band armées pénétrer dans les maisons partie Hères. Tout le monde aspire au rétablisi ment de l'ardre et du calme. Les dardes Rovgas sent recrutés da les éléments de la population où l'on a haine du travail : on les paie 50 roubl par Jour pour ne rien faire; ils circule ou affreux costumes civils, le fusil s l'épaule et constituent ainsi le brilla symbole de la Russie actuelle. L'autori publique n'existe plus qu'à l'état do so veair. —«o> — En Angleterre. — Londres, 18 février. A la première audience du procès i tenté au eolonel Reping'on et su rédaete en chef du < Morning Post », le procure général M. Gynus expose les faits : — Il avait été interdit de manière géc raie à la presse, dit-il, de publier quoi q ce fût concernant la Conférence de V« sailles. Néanmoins, le « Morning Pesl soumit au bureau de la presse \jn lo article sur ee sujet. Lo censrur chcrcha, en eu suprima certains passages, à ea rendre la public tlon possible, mais, n'y ayant paa réus il le renvoya à son au eur en l'accomi gasnt d'une aoto disant qu'il ao pouvi être publié. La rédacteur on chef i « Morning Post > répondit par lettre qu avait fait subir à l'article diverses madi cations de aatura à en faire autoriser publication et il U lt paraîtra an date < 11 février. Or, non seulement l'article eentem tous les passages dent la censure n'avi pas autorisé la publication, mais ence una longue sjouta qui n'avait même p été soumise au bureau de la pressa. Après est exposé, las débats ont i remis à jeudi. — Londres, 1Q février. La presse anglaise estima que par sui de la décision prise envers le génér Deniers Cmuipes les Belligérants ALLIMANBS Barlia, 19 févriar («air). Venant de Riga et au Sid de Lu'k, les armées allemandes av«acent vers l'Est. • • • Berlin, 20 février. Théâtre de la guerre à l'Ouest. En plusieurs endroits du front, lutte d'arti'larie et de lance mine?. Nous a'ons refoulé de plus grandes . entreprises d« reconnaissance des Anglais à l'Odtst de Hcutham et dos Français près | da Juvincourt et au Mord de Reims. Théâtre do la guerre à l'Est Do part et d'autre de la voie ferrée de Riga à Péter/'sbeurg, à 20 k lométres de nos auclea/ies lignes, nous avons franchi les poaititions russes. t Nous avons rompu la faible résistance ï ennemie près d'Iozaem, au Nord de la ligne du chemin de fer. t Au delà de Dunabourg, nos divisions - ent poussé de l'avant dans les directions du Nord Eu et de l'Est. f Eitre Dunabourg et Luck, elles ont é eommencé la marcha en avant sur de s larges secteurs. î Les divisions qui ont p'Rsé par Luck marchent sur Rowne. 2500 prisonniers, s plusieurs centaines de pièses d'artillerie et i- un nambreux matériel rou'ant ont été repoussés. ii Rien de nauveau sur les autre» théâtre* :3 de la guerre. Dar erste Gencalquartiermeistar. LUDENDORFF is • —<0»— FRANÇAIS ;q Pari», 19 février (3 h.). l" Actions d'artillerie violentes au cours de la nuit dans la région au Sud d« la forêt de St- Gobais, dans le secteur de Chavigaon 3f et au Nord Ouest de Bszanvsux. Rien à signaler ailleurs. Paris, 19 février (11 h.) p" Riea à signaler en dehors d'une assez at grande activité d'artillerie ea Champagne la et sur la rive dreite de la Meuse. 18 Aviation. Ban» le» journées des 16,17 et 18 février »as pilota» ant abatte eu gravement enta dammagé, au aeura da aembreux combat», la 18 appareil» allemand». ss Bn outra, un ballon oaptif allemand a été incendié dans la jearaés du 18 et daas r- la nuit suivante, nos escadrille» da bem ia bardement ont lancé 11 tOO kilaga d'explosif» sur des objectifs ennemis aetammant sur les gares de Metz S^b'ona, Ferbach, Benedorf, les dépâ'a d'Ensiaheim eù ua l~ violent incendia a'est déclaré alasi que sur divers terrain» d'aviation. la la Paria, lt février. Armée d'Orient Violente teurmente de neige qui entravi le toute activité aur le front. é- i- —<o»— a. ANGLAIS is Londres, lt février (10 h.) La nuit dernière dan» troi» secteurs dif e» féront», les Anglais ont réussi des raids, n- Au Sud Est Dépsrny le» troupas irlan •- daise» ent pénétré dans lea tranchées ennemies vers la... Quelques prisonnier». Q» Au Sud de Len» les troupes canadienne la aat réussi un autre raid et ramené 5 pri «s sonnier». nt PJur au Mord, les troupes de Lancasbiri jr du Mord et de Yerksbyre ont fait sur us nt large front un raid dan» les tranchéei té ali«mandea dans la partie Sud de la foré u- d'Hiuthnlst. Un grand nombre d'ennemis ont été tuét et loi Anglais ont pris 87 prisonniers e< une mitrailleuse. Les pertes anglaise» ont été légères. ur | Br Rebertsen, la crise ministérielle est vir tuellement ouverte. L'ex chai de l'état-major général a dé-110 claré à un collaborateur du « Sundaj ir* TimftB > * : * — Je n'ai pas démissionné. Je ne veui 3t paa en dire davantage anjoard'hui, mail je tiens toutefois à déclarer qu'il n'entri Et pas dans mes intentions d'acoeptar ui ia' | autre poste. » « Le * Sanday Times » note en marge d« *" I eette déclaration que sir Robertsen a don< , * été relevé de ses fonctions. ! Cette opinion du « Sanday Time» » t i1 d'autant plue do valeur que ce journal i , toujours é*é un défenseur convaincu d« ,* M. Lloyl d'orge m j Aussi essaie t il d'en atténuer l'impres 5 sion, on ajoutant que sir Robertsen n'étail »it soutenu qne par un groupe infime da cou servateurs. re La retraite de sir Robertson forme l'ob " j«t de toutes les coaversations à Londres Oi attead avec une grande impatient • la déclaration da M. Lleyd George à ci I sujet. • En général, le peuple aeglaia exprimi te ses regrets d'avoir vu mettre uu général d« al la valeur de sir Rebartson au rancart. LA SITUATION MILITAIRE < La Bslgique > écrit : Lei Allemands sont décidés à tirer toute» les con- t séquences logiques ds la rupture, dont lei Maximaliste» n'ont pas craint de prendre la responsabilité, de» négociations de paix de Brsst-Litvo»k. Le 18 février à midi, à l'heure présise où l'arsais- ' tice derenait caduc, leurs tro*pes se sont mis en ' mouvement eontre les Grand»-Ru»»iens. D'une part, elle» marchent sur Dunabourg; de l'au- j tre, elles partent du secteur de Kowel et s'avancent yers l'Est pour aller au «ecours de l'Oukraine. ( Bientôt à leur touç, si ce n'est déjà fait, le» Autri- î chiens enverront des renforts aux Oukrainiens, engagés dan» de graves combats avec l'armée rouj^ du gouvernement révolutionnaire de Pétrograd. \ tenir compte de la déserganisation complète, de l'aaarchie effroyable qu'ils ont eux-mêmes déchaînée dans tous les services administratifs et militaire», on peut croire que les maxisaaliste», impuissants à se défendre, ne tarderont plus guère à récolter te qu'ils ont avec tant d'impudence semé à Brest-Litovsk. Au lieu d'y négocier la paix immédiate qu'il» n'avaient inscrite en tête de leur programme que pour se hisser an pouvoir, leurs délégués, Trotzki en tête, ont d'abord clssrché à faire dévier la discussion en la remplaçant par ds grotesques déclamations démagogiques, puis ont fini par ne plus cacher qms la son-elusion de la paix était le cadet de leurs soueis et que leur but véritable était de déelancher partout la révolution sociale. Leur tactique ayant été percée à jour, il ne leur restait plus qu'à battre en retraite. Ils l'ont fait de manière plutôt pitease, en déclarant tout ensemble qu'ils considéraient la guerre avec le» Centrauï comme terminée et qu'ils se refusaient à traiter la paix. Ces extraordinaires diplomate» n'avaient oublié qu'une chose, à eaveiH'article de la esnvention d'armistice, aux termes exprès duquel, l'armistice n'ayant été conclu qu'en vue de faciliter la négociation de la pais, leur refus de poursuivre les pourparlers en entraînait « ipso facto » la rupture. Par suite, alors que l'on considérait la guerre dans l'Est de l'Europe comme étant définitivemsnt tsrmi-née, les hostilités s'y trouvent à nouveau engagées. Sans nul doute, la responsabilité en remonte tout entière aux maximalistes. Il faut reconnaître que les Centraux avaient fait ; preuve à Bre»t-Litovsk d'une patience que certains commençaient à taxer de faiblesse : c'est manifeste- i ment contraints et forcés qa'ilg retirent l'épée du fourreau. j La selidité inébranlable de leur situation militaire dans l'Est, l'étendue considérable des territoires qu'ils y occupent déjà et qu'ils se disposaient à ériger aux Etats autonomes, suffisaient amplement à leurs ambitions. Aussi peut-on dire que sans aucun deute il eût été plus agréable à l'Allemagne et à ses alliés d'être dé-barra'sés de tout souci militaire surle front oriental, et de n'y plus devoir immobiliser des troupes dont ils avaient un plus utile emploi ailleurs. Mais, maintenant que le sort en est jeté, il n'est plus douteux que les Centraux iront jusqu'au bout, qu'ils mettront toute leur énergie à s'opposer anx menées des maximalistes et à les empêcher de bouleverser plu* longtemps les territoires limitrophe» du front actuel. * ¥ Après la Courlande et la Lithuanie, nous verrons donc sans doute les troupes allemandes, accueillies en libératrices par les popalations affolées, s'avancer en Limnie et en Esthonie et rétablir l'ordre dans ces régions où les maximalistes ont inaaguré la régime de la terreur. 11 ne faudrait pas s'étonner non plus de vair les Allemands répondre aux appels désespérés de la Finlande, où la Garde Rouge eommet des atrocités sans nom. Très vraisemblablement encore, les troupes allemandes voudront aider la Pologne à délimiter ses frontières aussi loin vers l'Est que le commandent les aspirations nationales et le souci de la sécurité du nouveau royaume, Depuis le golfe de Finlande jusqu'au Pripet, il faut donc s'attendre à voir les Allemands s'avancer profondément en territoire russe, sans d'ailleurs rencontrer une sérieuse résistance. Qn ne peut un senl instant leur prêter l'intention d'annexer les régions où il s'impose qu'ils aillent pour en chasser l'hydre de l'anarchie. Outre que les événements qui ont précédé la reprise des hostilités prouvent à suffisance le contraire, il faudrait tenir pour bien présomptueux et très imprudents les dirigeants toujours si réfléchis de l'Allemagne, pour les croire capables de s'atteler à la tâche impossible d'annexer les vastes territoires que l'attitude insensée des maximalistes les oblif e à envahir,En réalité, leur but est de rendre l'indépendance et l'autonomie aux peuples de l'Europe orientale que les Romanoff avaient successivement a»»ervis, pour se faire sinon des alliés, à coup sûr des amis de ce» peuples actuellement obsédé» par le cauchemar du I maximialisme. Ils arriveront ainsi tout naturellement k assurer i du côté de l'E»t la sécurité de l'Empire, en eonsa-crant le démembrement de l'ancienne Russie et an ' empêchant de devenir jamais réalité le rêve qu'ont caressé les Lénine, Trotzki et eonsorts de fonder et i de maintenir sous leur tyrannie sanguinaire une ; grande république fédérative russe, Tandis qne les Allemands s'apprêtent, entre le golfe de Finlande et le Pripet, à porter aux révolutionnaires un coup mortel, on peut prévoir que l'intervention militaire des Centraux en Oukraine, devenue par la force des choses leur alliée ne tardera pas à enlever à la Garde Rouge tout espoir de faire la loi sur le territoire de la jeune république à laquelle les maximaiistes, après avoir solennellement reconnu »on indépendance, ont aussitôt déclaré la guerre. Les Centraux ont d'autant plus d'intérêt à agir énergiquement en Oukraine que les troupes révolutionnaires, qui se battent à Kief contre les Oukrainiens et au Sud-Est contre une armée commandée par le général Alexéief, cherchent évidemment à «'emparer des stocks considérables de céréales dont on s'occupe d'organiser l'exportation ver» le centre de l'Europe. Dn reste, pour rétablir de manière durable les relations économiques avec l'Oukraine, dont à justa titrp ils attendent de si grand» avantages, les Centraux doivent réduire d'abord à merci les révolutionnaires. L'enjeu da la lutte est trop important pour qu'ils n'agissent pas avac la plus grande décision. * * * In dépit de l'anéantissement quaii complet de la foree militaire des Rutse», la tâche qu'impose à l'Allemagne et à ses alliés le gouvernement Lénine-Trotski ne s'accomplira pas sans difficultés. Sans doute, il est peu probable que les bandes de voleurs et d'as*assins que les maximalistes vont opposer aux Centraux leur fassent une résistance trè» courageuse. Mai» les région» qu'il s'agit de débarrasser du fléau maximaliste sont très vastes, le système ferré y ost presque rudimentaire, le ravitaillement sera difficile à organiser, de sbrte que les évéaemenls ne »e précipiteront peut-être pas aussi vite qu'on pourrait logiquement le croire En fin de compte, toutefois, le succès des Centraux ne fait pas de doute. En rofnsant de conclura la paix, le gouvernement Lénine-Trotzki, comme autrefois la gouvernement Kerenski, s'e»t lai-même condamné à mort. D'ailleurs, les exécrables théories qu'il professe n'ont trouvé d'éeho que parmi la lio de la population. Les éléments honnêtes, excédés par les spoliations et las attentats de tout genre qui.'se commettent sans répit, ne demandent qu'à être délivrés du pouvoir criminel qni les terrorise et qui leur e»t plus insupportable que le régime t»ariste. Peut-on supposer que l'Entante essayera de profiter de la reprite des hostilités dan» l'Est et se rangera aux côtés des maximalistes? Nous l'estimons pratiquement et moralement tm-possiblePratiquement impossible, parce qa'à toute évidence, la vie du gouvernement Lénine-Trotzki est trop éphémère pour que l'Entente puisse commettre l'imprudence de lui apporter une aide matérielle. Moralement impossible, parce qu'après avoir, au début de la guerre, commis l'erreur d'ériger le « Tsar rouge » en champion da la liberté et de la civilisation, l'Entente ne saurait s'oublier maintenant jusqu'à descendre à uno alliance avec les fous criminel» çui ont déshonoré la révolution russe et plongé dans le désespoir les peuples qui sa sont confiés à eux à la légère. D'ailleurs, il n'est pas exagéré de dire que l'humanité tout entière est intéressée à ce que réussisse l'assaut décisif que l'Allemagne et se» allié» ont décidé de livrer aux maximalistes. Plus dangereux que la peste et le choléra — dont les ravages an Russie deviennent effrayants et dont il importe aussi pour l'Europe que la marche en avant soit enrayée au plus tôt — apparaît en effet îe fléau du maximalisme, dont les protagonistes espèrent encore qu'il se développera au point de leur permettre de saper ailleur» qn'en Russie les bases de l'organisation sociale pour y substituer une intolérable anarchie. Heureusement, les peuples ont pu se rendre compte que, sous de grands mots sonores mais vides de sens, les maximalistes cachent des desseins dent la réalisation entraînerait des maux autrement terribles que ceux engendrés par la guerre. C'est pourquoi nous devon» tou» nou» réjouir que l'Allemagne »e soit décidée, tandis qu'il en est temps encore, à attaquer de front les féroces révolntion-naires russe» dans le but, proclamé nécessaire par le socialiste « Vorwârts » lui-même, de dresser une ; infranchissable barrière entre eux et les popalations i saine» et laboriemes de la Vieille-Europe. am—— m. u j DERNIÈRES DÉPÊCHES — Berlin, 19 février. Le Gonieil de la Fédératiou a consenti auloard'kui au traité de paix avee l'Ukraine. — Berlin, lt février (officiel). Bjlub la sairée du 18 février, 4 avions de la marine ant efficacement bombardé la gare du *ort d« Calais ainai qu'un campement établi à cô;é de là. En plua, ils ont attaqué 3 projecteur» à coups de mitrailleuses. Ses incendies furent constatés dan» la campement, un des phares fut détruit. — Pétersbeurg, 19 février. Dans les faubourgs de Rogataeheir, un eombat acharné a'est développé. Dss légionnaires sa sont retranchés dans lea fertiles tien». Le 17 février, Regataehrir fut pris. Ba 3 endroits, les légionnaires ant fait sautar la pont du Djnpt. Les apérations se peursuivent. Les troupes de Yettura sont battues et se sent sauvées à Sshlteair. Dipéches de l'Agence Welf (Service particulier du journal). — Berlin, 20 (officiel) : Dans la partie centrale de la Méditerranée, nos sous-marins ont de nouveau envoyé au fond de la mer 5 vapeurs et 10 voiliers et ont iefligé. par ià, de lourdes pertes aux mouvements de transports vers l'Italie. 4 des sapeurs anéantis dont un était de nationalité italienne, furent coulés au milieu de convois puissamment protégés. Au nombre des voiliers étaient les bâ-teaux italiens : Esterel, Ida, Khatura, Lisisafora, Merige, E'aar, Ada et Fanai, qui étaient chargés de poivre, charbon, bois de mine, etc. Un piège à sous marins, un schonner msrchand à 2 mâts, fut gravement endommagé par 2 coups portants d'artillerie. — Londres, 19 février. La nouvelle loi concernant l'armée pour 1918/1919 a été publiéa aujourd'hui. Bile porte le chiffre à 5 millions d'hommes pour l'effectif. — Londres, 19 février (Reuter). Les syndicats coalisés des mécaaicien» ont rejeté le projet gouvernemental en C9 qui concerne le recrutement de l'armée par 121017 contre 27470 voix. — Berlin, 20 février. La « Berlincr Lekal ÀFztigar > apprend de Riga qne l'Assamblée constituante da l'Esthonie s'a»t ouverte le 17 caurant. Ls résultat des élections obtenu jusqu'au 10 avait démontré la minorité des maximalistes. Après quoi ceux ci avaiont empêché l'exercice de toute autre élactian et défendu la réunion da la Chambre Constituante.— Constantinapla, 18 février. Le « K. P. Z > mande ce qui suit : Les troupes ont fait leur entrée à Pula-than après avoir battu les bandes pillant les alentours de cette ville. — Berlin, 20 février. Dans la séance ds Reichatag d'aujourd'hui, le secrétaire d'Etat von Kuhlmann a fait la lecture de la dépéche eu.vante du gouvernement boleheviato : « Au gouvernement allemand, Le Conseil des Commissaires du peuple» 4m8 année — N* 43 Le N* : 3LO centimes Jeudi 21 Février 1918

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