L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 08 Mei. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 18 september 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/df6k06z20t/
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jére Année N°« S cents (îo Centimes) Samedi S mai 19)IS L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. •Journal auotidien diu matin paraissant à. Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées „u bureau de rédaction: N.Z. VOORBURCWAli 234-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Hcrblei, Comité de Rédaction: Gustave Peellaert, René Chambry, i ( Emile Palnparé. Pour les annonces, abonnements et vent* au numéro, s'adresser à l'Administration di Journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 177S. Abonnement f En Hollande fi. 1.50 par mosa Le „Lusitania torpillé. Une dépêche Reuter apprend de Queenstown que le grand steamer jjLusitania", de ia Cunard Line3 a été torpillé et coulé. (Voir détails en „Dernière Heure".) iliiiieatsiioiis française et altaanile. Parmi les dernières citations à l'ordr du jour qui ont figuré au Tableau d'hon neiir de l'année française on pouvait lir ceci, qui. est tout un poème héroï-coiniqu ,,Bonnafous Jean, du 66me chasseurs pied, était en train de porter de la soupe une escouade quand il aperçut .soudain ui Allemand rampant vers nos tranchées d seconde ligne, des bombes à la mâin.^ San hésiter, Bonnafous .lui jeta une marmite d soupe chaude à la figure puis le tua." Le ,,Bulletin des. armées de la Républi que," reproduisant cette citation amusante y ajoute le commentaire que voici: ,,Pa exemple, qu'est-ce qu'il aura dû prendr quand les camarades ont vu qu'il, n'avai plus de soupe !.!;!" Ce n'e6t qu'une boutade Une fois, en passant, les poilus de Joffr pouvaient se serrer la boucle. Ils son d'ordinaire ,admirablement nourris, chacu d'eux recevant son quart de vin avec la re tiosi quotidienne. Ils mangent du bon pai: blanc parfumé, tandis que les autres son au régime du double K. Les Allemands ont beau avoir leur fameuses cuisines roulantes qui préparaien la, soupe cependant que l'armée faisait so: entrée solennelle à Bruxelles et que le ménagères ne pouvaient s'empêcher d ad mirer; l'alimentation du . soldat alternant est" de qualité tres " i nférieùre. Da ns se: notes sur l'occupation de Compiègne, pu ■ kliées par le ,,Temps". M. Gabriel Mourey conservateur du Palais des rois de Frano et des Napoléon, raconte ce qui suit: ,,L'heure de la soupe sonne : les cuisine de campagne font leur entrée; tout !■ monde se précipite. A l'odeur de drap e de cuir des uniformes, à l'odeur humaine si particulière, trop particulière, de tout masse de soldats, le fumet du rata panger manique s'ajoute malencontreusement mêlé avec le releut du crottin de cheva dont la place est pleine et que la bris< chaude nous Ipporte, exalté par l'ardeu du soleil de midi. ,.11 faut avoir le coeur solidement ac croché, comme on dit, pour ne pas se trou ver. mal, surtout si, poussé par une curiosi té malsaine, on se laisse aller à jeter ui coup d'oeil sur la bouillie dont les soldats . pressés autour des fourneaux roulants emplissent leurs gamelles. C'est quelqu-chose qui ne doit avoir de nom dans aucun-langue connue. Imaginez une espèce d-purée verdâtre, du vert agressif qu'on les excréments des enfants au biberon, su laquelle nagent des tranches de saucisso] rouge, du rouge le plus abject qui se puiss rêver.... Quant à leur pain, les plus gros siers tourteaux sont plus appétissants. ,,A deux d'entre eux qui s'écartent pou: me laisser passer, je souhaite bon appétit „— Est-ce bon? „—Ya, ya, sshr gut, schr schoen. fi'écrient-ils sans enthousiasme, comme pai ordre. ,,Je comprends à présent qu'ils vident s volontiers nos boulangeries et nos épiceries.'; M. Paul Hazard, -un officier interprète, vient de nous donner sur .ces pillages, dan: le „Bulletin des armées de la République" de curieuses révélations. Il a examiné ur très grand nombre de carnets de route trouvés sur des prisonniers allemands ou des morts et il y relève quelques aveux cyniques ou candides : „I1 y est surtout question, dit-il, de victuailles et de boissons. Le souci des choses matérielles, dans les carnets de route, esl incomparablement le plus fort. Tel jour on a mangé du lard; tel autre jour, on a fait rôtir des poulets ; tel jour encore, or n'a eu que du pain de munition! Ces faits semblent aussi importants à noter qu'un assaut ou une retraite. ,,Je mangerais bien encore un morceau de saucisse une fois dans ma vie", écrit un mari, du fond d'une tranchée, et la femme se hâte de satisfaire oû désir mélancolique. Elle envoie de la saucisse, de la graisse, de la poitrine d'oie fumée. Ils appellent cela des dons d'amour, —■ Liebesgaben 1 >,Us boivent encore plus qu'ils ne mangent, et ils se jettent surtout sur le vin, qui est rare et qui coûte très cher, en Bo-chie.,,Pris 100 bouteilles de vin pour la compagnie." — ,,Vidé la cave." — ,,Villa ; beaucoup de vin." -— ,,Dormi dans le sa-/on du curé •, beaucoup de vin." — ,,11 y a ici énormément de vin; presque chaque maison^ a sa cave." —- ,,Nous sommes pleins jusqu'en haut." >»I1 arrive que les officiers eux-mêmes cèdent à un penchant qui paraît si doux : «Pendant la nuit, événements forcenés. Vers minuit arriva une chose qu'aucun homme au monde ne voudrait croire. Plusieurs officiers étaient venus dans les tranchées, complètement ivres. Ils prirent des fusils et tirèrent sur des sentinelles allemandes. Mais, grâce au ciei, personne d'entre nous ne fut blessé, Les détonations durèrent jusqu'au matin." 3 ,,E't voici sous quelle'forme on voit enfin cet instinct se traduire : 3 ,,Nous passons à H..., ville belge, qui ; est entièrement dévastée. Je vois les pre-1 miers cadavres brûlés. Odeur infecte. Beau-A coup de vin. Je lave mes pieds dans du vin 1 rouge." 3 Et voilà les divertissements raffinés où s se complaisent, après boire, les protagonis-3 tes de la Kultur. Louis Piérard. - ^ ^ Pour les jeunes gens de 18 à 25 ans t On sait qu'un arrêté-loi en date du 1er . mars 1915 a appelé sous les armes tous les î Belges céliataires de 18 à 25 ans apparte-j nant aux levées de milice de 1890 à 1896 i inclusivement et qui, à la date de cet arrêté, - se trouvaient dans la partie non occupée i de la Belgique, en France et dans les îles t Britanniques. 3 L'exécution de cet arrêté-loi a fait, pour i ce qui concerne la France et l'Angleterre, ! l'objet de négociations entre le gouverne-3 ment belge et les gouvernements anglais et français.' L'élaboration des mesures d'exé-{ cution, eu égard à ces négociations, et eu . égard aux difficultés d'organisation résultant de l'improvisation de tout un système de milice, est fatalement longue. L'appli-!, cation de l'arrêté-loi en Angleterre ne sera définitivement réglée que lorsque certaines , questions, au sujet desquelles M. Goblet ^ d'Alviclla, ministre d'Etat, s'est rendu en [. Angleterre sur la demande des ministres de la guerre et de l'intérieur, seront mises | au point, d'accord avec les autorités anglaises. ! Pour la partie non occupée du pays et pour la France, un arrêté ministériel signé \ par MM.de Broqueville et Berryer, vient r de paraître au Moniteur. Il dispose que les Belges tombant sous l'arrêté-loi du 1er mars sont tenus à l'inscription avant le 15 mai prochain. 1 L'inscription des appelés se trouvant en France se fera au moyen de bulletins spé- » ciaux qui devront être remplis paf eux et 3 déposés à la mairie de leur résidence actuel - 2 le, conformément à un acoord intervenu 31 entre le gouvernement belge et le gouverne-k ment français et aux instructions qui ac-" compagneront les bulletins. Ceux-ci seront i envoyés directement par l'intermédiaire des > mairies aux Belges tombant sous l'applica- - tion de l'arrêté. Quant à l'inscription des appelés 6e trouvant dans le partie non occupée de la Belgique, elle se fera au moyen de bulletins analogues qui devront être déposés à. la • maison communale du lieu de la résidence des dits appelés. [ Afin de pouvoir être affectés, le cas •échéant, à des services en rapport avec leur situation spéciale, les intéressés sont tenus, de déclarer, dès l'inscription, s'ils sont* ministres du culte, élèves en théologie ou en philosophe se vouant à l'état ecclésiastique, instituteurs ou marins. II est à remarquer qu'un engagement volontaire dans l'armée belge et l'incorporation ou l'appel au service dans l'une des armées alliées antérieurs à cett dernière date, dispense, d'après l'arrêté ministré-riel qui vient de paraître, de l'inscription et en tiennent lieu. Ultérieurement, les appelés qui auront eu à remplir ces bulletins d'inscription et éventuellement les réfractaires, auront à se présenter, sur convocation, aux Commissions de recrutement. Le ministère de l'intérieur, d'accord avec celui de la guerre, élabore la création de ces commissions qui auront un rôle semblable celui des conseils de milice et qui fonctionneront en Flandre et dans toute la France. Le même arrêté qui établira k- bureaux ou commissions de recrutement^ réglera les formalités de l'incorporation. Nonobstant les situations très délicates nées de la présence des recru err terre étrangère, le gouvernement a tenu à ce que toutes les garanties désirables entourassent la nouvelle levée de milice et à ce que, sur la terre d'exil, les internés fussent incorporés selon une procédure méthodique, autant que possible semblable à celle qui régit les opérations de milice en . Belgique* En Belgique. _ - - | un notaire poussant une brouette lourdement S3 î* H X © I * w Sm chargée et ï>a femme, attelée devant et tirant L'affaire, de la ôroix-Rouge, comme on dit sur les crochets, vaillamment... ici, n'est pas oubliée. Il parait que l'ordre de * * *. von Bissing, destituant le Comité _ belge 'et jj6 tribunal d'arbitrage, qu'on appelle à An-accaparant les -200.000 francs qui se trou- Vçrs le-tribunal mythe, parce que, annoncé devaient en caisse fut exécuté,,manu militari", puis le mois de février, il n'est pas encore né, Des soldats en armes se présentèrent chez la serait-il enfin prêt à sortir, des limbes? Tou-comtèsse de Mérode, porteurs d'une lettro dont jours est-il qu'on s'occupe en ce moulent acti-les termes manquaient de politesse. Dans un Vement de dresser les listes des futurs as«es-pàssage de-sa'missive, von Bissing se plaignait seurs. C'est le deuxième canton d'Anvers qui •même, que la Croix-Rouge de Belgique n'eut es^ je pjus avancé. Il croit pouvoir assurer jamais' rien fait pour les blessés allemands. Il qUe tribunal fonctionnera la semaine prose plaignait, le vieux général, aveo amertune chaîne ou dans quinze jours, et non sans colère. A quoi on répondit en lui * * * ■ mettant sous'les yeux la lettre _ qu'il écrivit j jeg Allemands ont enfin réservé une bîen- lui-même^ au Comité de la Croix-Rouge, au veillante attention aux demandés réitérées *de mois de janvier dernier, pour le remercier des l'excellent M. Louis Beftrijçu, directeur du soins bienveillants prodigués à plus de 60,000 Théâtre Flamand. Il va pouvoir organiser des soldats allemands, blessés sur l'Yser. représentations tous les dimanches. Celles-ci Von Bissing se radoucit, niais comme il te- commenceront à 6 heures du soir. On commen- nait à son idée, il né fléchit pas. Il germa- cera par ,,Le Voleur", — un titre de circon- nisa cette institution belge, créée et subsidiée stance. par de-s Belges et changea en marks les francs « * * belges qui se trouvaient dans la caisse! Pluie de condamnations! Les unes sont pro- #,Une ponne bedide Kompinaizon . noncées par le gouverneur, les autres par le • * * gouvernement, les troisièmes par le Kômrnan-Les dénonciations continuent à pleuvoir ! ■ dant. Certains, pour avoir passé la frontière Elles sont de plus en plus nombreuses et in- sans, passaports, écopent de deux jours de dignent les Allemands eux-mêmes. Témoin ce prison, certains autres ,de 14 jours! Ça dépend récit authentique : A Uccle, une brave darne de la figure de l'accusé! reçoit la visite d'un officier allemand, suivi de La plupart des condamnés, durant la der- deux soldatsen armes. Tout de go, le supérieur nière semaine d'avril, sont domiciliés aux en- déclare qu'on a appris à la Kommandantur virons de la ville. qu'un jeune homme, ancien soldat de l'armée ■ belge, se cachait actuellement ohez et ite dame. w • ^ ^ _ — En effet, répondit-elle. C'est de mon fils ^ ss> f qu'il s'agit. Il a fait partie de 1 armée et il L'état Sanitaire de la ville est des plus satis- est chez moi. Montez au premier otage, sr faisant. Il y a eu cependant quelques cas de vous voulez lui parler. croup chez les enfants, dont plusieurs mortels. L'officier, suivi des deux soldats, baïonnette # « ♦ au canon, monte l'escalier. _ , , , ^ ,. , , . , • •. Les fours a chaux de Lrabiat ont xeprjs la . ' CSu ICI . , , • Il frappe, il entre et que voit-il ? Un jeune besogne, en partie. ^ ^ ^ homme, amputé des deux jambes et qui se . , trouvait -étendu, ' encore très faible et très , La mise en adjudication de 1 entreprise pour pâle,, sur une chaise longue. . les travaux déduction des sources de Scy en L'officier, homme cultivé, au sens latin du notre ville est chose faite. mot, salua militairement, très ému et so re- Le devis s eleve a: tira.. Dans'le corridor, il s'excusa, do l'impor- }?■ T™nchecs, conduites et apparoir ".vers: tupité de sa visite et tira do s'a poche la lettre estimation, w30,o00 fiancs, cautionnement, de dénonciation qu'on avait reçue à la Kom- 2,000 francs. _ . manclantur, *yes soumissions doivent parvenir au p.'us Elle émanait d'une aimable voisineI tard le 13 avril et seront ouvertes 'e K5 avril ■ . ■ * x # à 11 heures (E. c.), a 1 Ilotel-de-Vnie, par , le collège, échevinal, en présence du délégué de Le Mont-de-Piete detenait dans ses caves Vaniorité allemande et du commissaire 1 ojer une granae quantité d armes, qui avaient ete ressort engagees longtemps avant la guerre. Il était ù tout naturel que le Mont-de-Piété, responsable vis-à-vis de ses clients, gardât les dépôts qui lui Ci d ï"! O» sont confiés. Mais l'autorité allemande en a Co^i Communal s'est réuni la décidé autrement. Un officier et des soldats s6maille dsrnièra. Après avoir approuvé 6e 6ont présentes a 1 établissement, sommant . , , r i i • r • lo directeur do remettre immédiatement les 1 fbandon, par . le bureau de bienfaisance, armes qu'il détenait. Refus formel du fonction- dune parcelle de terrain de plus d un nairè, qui est emmené immédiatement et mis demi-hectare, située prèst de la chaussée de sous les verroux. Le même sort attendait éga- Swijnaerde, aprè3 avoir émis un avis 6ur lement le greffier. __ . une série de réclamations' en matière d'im- . Jusqu'ici, rien à dire : le directeur a été positions communales et nommé quelques stoique ; il a préféré la prison a trahir la con- F ... , . , , ■ T ■ fiance de ceux qui l'avaient placé à la tête de mstitutnces aux écoles gardiennes et pn- l'important établissement qu'est le Mont-de- maires, nomme en qualité de membres de la Piété. Mais on raconte une histoire de lettres Commission locale, chargée du règlement adressées à l'échevin Ma es, à ce moment gra- des" subsides que le Comité National de vement malade, et qui est beaucoup moins Secours allouera aux chômeurs, MM. A. jolie. M. Macs mourut, d'ailleurs, peu de temps Mccheiyllck et A. Verhaegen, représen- après cet incident et si son état de santé , , J . , - \ ^ t ^ n avait pas été aussi grave on l'eût mis aussi ^ntsJ ^Anseele, echevm; Carpentier, Le- en état d'arrestation. fevre, Schauvliege, V andermotte, conseil- • * • 1ers communaux ; Duprez et Yerschraegen. Nous avons raconté comment et pourquoi von Enfin, le Conseil se rallie à l'appel fait Bissing créa la ,,Kolen-Centrale". „Tous. les par le Collège aux ouvriers des darses (Port contrats conclus avant le guerre sont mu!és", Arthur), pour les engager.à faire preuve de dit llarrête - parui lo 29 avril dans le ..Gesotz , ^ t d bonne volonté. und Ordnungsblatt". îsous ajouterons que ces i " „ .. ^ . ... . contrats sont conclus sans indemnité, — ce qui v ^,e' Conseil approuve a 1 unanimité le constitue une atteinte au droit commercial, règlement, destiné a entrer en vigueur le Une de plus, une de moins, ce n'est pas ça 26 avril et qui édicté des mesures discipli- qui.fera l'affairé, n'est-ce pas? . naires contre ceux des ouvriers qui, persis- • * * tant dans leurs agissements intolérables, On assure que le kaiser se rendra très pro- troubleraient ou empêcheraient le travail, chainement en Belgique. ou ne fourniraient qu'un travail absolument insuffisant. A A.H VCPS« L3 Conseil a très justement estimé que Un journal bruxellois raconte qu'une récents le moment était mal choisi par ces mes- audièncé du tribunal correctionnel a révélé une sieurs de se plaindre alc~s qu'ils .pouvaient position sociale nouvelle, éclose dans la fertile gagner >leur vie. Evidemment, les ouvriers imagination d'un Belge, par l'effet de la guerre: de port Arthur ne gagnent pas leurs sa- elle consiste à recueillir les animaux perdus habituels. Mais ces messieurs doivent BSbS. comprendre que le, t^nips sont difficiles dement. Les vaches, chevaux et autres quadru- pour tous et qu il est déjà très lieureux de pèdes qui s'étaient'égarés — et le nombre en pouvoir, en travaillant, gagner quelque ar- fut relativement considérable — notre homme gent, grâce auquel ils pourront se procurer les- recueillait, en attendant que leur proprié- douceurs. Les ouvriers gantois sont taire vint, les réclamer, sauf à le dédommager unanimement blâmés, même par ceux qui les en lui payant les frais d'entretien C'était sout3nus ju3qu'à présent,, en toutes cir- une oeuvre charitable commo une autre. Mais , m • > i il les bonnes intentions sont souvent méconnues! constances. Et il arrivera qu on les metti Parmi les animaux recueillis se trouvaient tous sur le pave, tout simplement, poi deux chevaux du service de la Propreté pu- prendre à leur place des travailleurs plu blique, qui avaient disparu do l'abri où ils courageux et moins exigeants. avaient été placés, sous un hangar des quais. Quand le directeur du service les etrouva y* _ chez l'homme, dont nous venons de parler, une S l & EU C* & plainte fut déposée à sa cliarge par l'adminis- Liebaert, bourgmestre, donj on avait tration. Celui qui s était fait la providence , , , • ? l* i des animaux égarés a comparu devant lo tri- annonce la mort, est en parfaite santé et bùnal sous la prévention de recel, et la Ville exerce toujours ses fonctions Taiitjmeux. d'Anvers s'est constituée partie civile pour le On estime à 30,000 francs les dégâts faits dommage subi par le service de la Propreté, par les avions alliés à la gare maritime, qui privé de ses chevaux pendant vingt et un a été mise sens dessus dessous. L'Hôtel jours. L'avocat de l'inculpé a fait le panégyri- Majestic, à la digue, l'Hôtel des Trois- que de celui-cj et soutenu qu'il a bien mérité Suisses, place d'Armes — propriété d'un de la Société protectrice des animaux. Les clie- AlJemand. — et le Café Fléssingue sont vaux en litige, sans doute atfoles par le bruit, j. j habifcations ]es plus endommagées, se sont échappés; sans 1 intervention de d hom- ^ ^ , p me qu'on, incrimine mal à propos, la Ville Deu,x sous-marins allemands^ sont a n'eut probablement.^ jamais retrouvé les ani- Ostende; mais, contrairement a certains maux, et la perte eût été autrement sensible dires, on n'en a jamais construit dans le que celle qu'on allègue avoir subie. port. Le tribunal, après délibération, n'en a pas Les garnï-saires allemands logent dans moins condamné notre homme à une amende les principales maisons de la ville: ils lais- de cent francs et à une bonne centaine de sent ]es habitants à peu près tranquilles, francs de dommages-interets. L inculpe a an- L d t j ^ ^ dragués réouliè- nonce son intention d interjeter appel. o uo jo? , Dans sa plaidoirie, l'avocat avait intercalé rement: c est un entrepreneur d'Ostende un curieux tableau des scènes qui s'étaient pro- .a aeeepte cl accomplir ce travail. Il fau- duites pendant la . fuite en Hollande" lors du dra voir comment devront être iuge's ces hamHardaroent. TJ dp.rJxr« ajraû.* vu. du veit*: hona Dans les Flandres. Dans la dernière séance de la Ligue agricole de la Flandre orientale, M. Maenliaut a annoncé que le Comité agricole de Bruxelles met à la disposition de la Ligue 700,000 kilos de maïs, indépendamment de 600,000 kilos arrivés pour compte du Comité provincial. Le prix de ce maïs sera fixé à 32 francs, I>ans une huitaine de jours, on déchargera également au port de Gand 50 tonnes de superphosphates, qui seront mis à la disposition dey cultivateurs au prix de 38 centimes l'unité. Les pourparlers sont sur le point d'aboutir pour la livraison de 300 tonnes de tourteaux de lin, à 38 francs. M. Maenliaut a annoncé aussi qu'à partir de vendredi le Crédit agricole, pour l'achat de bétail, siégera au Landbouwerhuis. Les prêts maxima de prêts seront de 600 francs à p- °- . ». * Les aviateurs alliés, qui se sont attaqués fréquemment au parc d'aviation de G-histel-les, sont arrivés à leur fin. Ce camp est aujourd'hui complètement détruit. Il reste à peine quelques murs de hangars, à demi-consumés et sous lequels gisent des débris d'avions réduits en pièces par les bombes alliées. Les Allemands ont été désagréablie-ment surpris de ce résultat et, actuellement, ils cherchent un endroit propice à l'installation d'un nouvel aérodrome, derrière leurs lignes. * * * L'agent de police Van Isegem de Bruges a été condamné à un an de prison pour avoir montré une caricature du Kaiser. A M. o n s. Après le Borinage, voilà que la ville de Mons traverse une nouvelle crise do pain noir. Depuis bientôt un mois que sévit le nouveau régime de distribution de pain, chacun s'est plu à en constater la bonne organisation. La satisfaction du public était d'autant plus grande que l'annonce du système avait provoqué de véritables appréhensions — comme si le hasard avait voulu récompenser les auteurs et organisateurs du régime. Le pain avait, dès le premier jour, donné satisfaction à tous par la blancheur de sa mie autant que par la finesse de son goût. Après trois semaines de consommation de cet excellent aliment tant proné, et pour cause, i voilà que tout à coup, sans crier gare, la petite boule grise fait sa réapparition,'au grand dam du public qui récrimine et maudit sans savoir trop à qui s'en prendre. Tout naturellement, c'est le boulanger, qui écope le premier. On le soupçonne, on l'accuse nettement de tous les méfaits possibles, comme s'il avait avantage à fournir de mauvaise marchandise. Celui-ci à son tour s'en prend au meunier, qui, lui, innocent comme l'enfant qui vient do naître, prétexte de ses bonnes intentions et répond invariablement qu'il fabrique d'après ce qu'il reçoit. En fin de compte, personne n'est responsable 'et tout le monde est ennuyé. A Namur Dans les circonstances actuelles, tout particulièrement pénibles pour la popula-' tion ouvrière, la nécessité s'impose de procurer, dans la mesure du possible, du travail aux chômeurs. Parmi ceux qui ont chômé le plus longtemps et dont il faut, par conséquent. tenir compte en premier lieu, se trouvent, entre autres, les ouvriers des carrières. Afin de leur procurer du travail, les bourgmestres des différentes communes examinent s'il y a possibilité d'entreprendre des travaux de réparation des chemins vicinaux en employant des pierres à paver, et, le cas échéant, à faire les commandes de pierres nécessaires aux carrières dans le plus bref délai possible. r * * * Voici, pour qu'ils passent à la postérité, les noms des autorités militaires oui séjournent à Namur: gouverneur: le baron von Hirschberg ; président de l'administration civile, Dr. Kranzbuhler ; chef impérial de l'arrondissement, le colonel von Keudell. * * * Lo tribunal militaire a prononcé quelques condamnations. Ceci n'étonnera personne et nous n'en parlerions pas si le libellé de ces condamnations; n'était, par moments, assez drôle. Ici-il s'agit d'un homme ivre ,,et tapageant", là d'un individu qui prononça des mots offensant et ,,blessant" les Allemands.^ Pour un mot, c'est 8 jours de prison. Mais à ce taux-là, de quelles peines un tribunal belge deyrait-il frapper les incendiaires de Dinant et d autres i^'eûx? _ Donc, Victor Bertau, menuisier à Spv, a 'f-é puni le 28 avril, de 5 jours d'arrêt par le ibunal de la Commandanture parce qu'il se rouvait encore dans la rue à minuit, ivre et -opageant. Henri Fromont, domicilié à Namur, rue du Four, 21, se trouvant en ce moment en détention préventive à la prison de la forteresse, a été puni, le 20 avril 1915, de 8 jours de prison par le tribunal de la Commandanture, parce qu'il a prononcé des mots offensant et blessant les Allemands, le 7 avril, en pleine rue. Edouard et Gustave Bernier et Adélie Noël, habitant Lavaux-Ste-Anne, ont été punis, le 21 avril 1915, par le tribunal militaire du gouvernement de Namur, de 10 ans de travaux ïorcés parce qu'ils ont logé des soldats français dispersés.Dix ans de travaux forcés ! Ils ne sont pas tendres nos ennemis. Mais quand notre tour sera venu de juger — et il viendra — nous leur rendrons la monnaie de leur pièce, cela va sans dire. Au Pays Wallon. 200 ouvriers allemands travaillant aux ateliers de Luttre, .ayant du être .envoyés au front, les ouvriers belges ont refusé de les remplacer. Les Allemands prétendent que ce refus provient du fait qu'ils sont crufcamva fît on a aj'rôte plusieurs fonctionnaires de l'Etat, sous l'inculpation d'avoir donné de l'argent aux ouvrier» * * * Sous le patronage de la Banque Nationale et de - la Banque générale du Centre, une Caisse régionale de prêts a été constituée à La Louvière pour venir en aide aux porteurs de très, aux communes, aux hospices, aux bureaux de bienfaisance, aux sociétés de secours mutuels, etc. En six mois d'existence" cet organisme a opéré : a) 1,527 prêts particuliers pour 121,791 fr 45; b) 15 prêts à des- communes pou 128,300 fr. ; c) 5 prêts à des hospices r bureaux de bienfaisance pour 17,000 fr. ; d 104 prêts à des caisses de secours pou 123,272 fr. 55; c) 5 prêts à la Caisse des mineurs du Centre pour 200,000 fr. «C"! I L'action des Belges au nord d'Ypres. Voilà bientôt quinze jours quô toute une division était au repos, lorsque arriva la nouvelle: ,,les Français sont en danger an dessus d'Ypres: en route!" Deux régiments appartenant à la division en question durent aller renfocer les troupes déjà parties au secours des Français. Je les ai vus partir; le calme et la résolution se lisaient sur leurs faces. C'étaient bien les hommes du devoir qui avaient à venger des milliers de camarade, leurs femmes, leurs enfants et à libérer leur patrie. Leur bonheur allait dé pendre d'eux-mêmes et do nul autre. II-savaient ce qui les attendait, L'on sait ce qui est arrivé; Avant d'entreprendre cette attaque, au cours de laquelle ils employèrent des vapeurs de chlore, les Allemands avaient déjà usé de ce moyeD, Deux jours auparavant, notre état-major avait su expliquer pourquoi les commi-qués allemands s'étaient plaints d'obus français dégageant des gaz asphyxiants; déjà alors, l'ennemi avait envoyé des vapeurs asphyxiautes vers les tranchées alliées, mais le vent, changeant brusqnement de direction les avaient renvoyées aux tranchées ennemies, si bien que les Allemands eux-mêmes furent forcés de quitter leurs abris et de s'enfuir précipitamment tout en essuyant le feu vif de l'infanterie et de l'artillerie alliées. La dernière fois, le vent fut favorable aux Allemands et les vapeurs se répandirent sur uno zone longue de 10 Km. et très large. Tous ceux qui se trouvaient là tombèrent. Ceux: qui les respirèrent de loir eurent des palpitations de coeur et crachèrent du sang. L'effet en a été double; les Allemands ont progressé d'un Kilomètre et les troupes alliées prises d'indignation ont contre-attaqué avec acharnement. C est en rase campagne que les deux adversaires se sont trouvés en présence. L'élan des Anglais et Belges exaspérés a été irrésistible; les Allemands ont dû reculer jusqu'aux nouvelles tranchées qu'ils avaient pu creuser derrière le champ de bataille. 4000 Allemands avaient réussi à passer l'Yperlée (Yser canalisé) sur un pont construit non loin de la Steenstraat. La lourd© artillerie belge a démoli ce pont et l'artillerie de campagne commençait à faire des ravages terribles parmi les rangs de ces soldats ennemis isolés du gros des- troupes, lorsque ceux-ci désirant se rendre, hissèrent des mouchoirs blancs â leurs baïonnettes. Aussitôt que les Allemands opérant sur l'autre rive remarquèrent cet acte peu^ chevaleresque, ils dirigèrent le feu de leurs propres mitrailleuses sur leurs camarades. Ils tombèrent en grande partie et le reste fut fait prisonnier. Les Belges eurent pitié d'eux. Un fantassin allemand, transporté à l'arrière par deux grenadiers, portait un colback. — S'est-il coiffé d'un colback pour nous attaquer par surprise ? questionna un soldat en le voyant passer. — Non, se hâta de répondre l'un des grenadiers, il était tête nue et se plaignait du froid. Je lui ai mis mon colback. Pendant que les Allemands attaquaient le secteur d'Ypres, 400 des leurs ont tenté de déloger nos avant-postes d'Oud-Stuyvekens-kerke, au nord de Dixmirde. Les troupes belges les ont laissés s'approcher d'abord, puis leur ont décoché brusquement une fusillade et un feu de mitrailleuses bien nourri. Un grand nombre d'ennemis ont péri là Le commandant et les officiers de toirc une compagnie ont été faits prisonniers. Trois Belges, seulement, ont été tués ;i Oud-Stuyvekenskerke ; ce sont le jeun lieutenant Gustin, le fils ainé du ministre. Renkin et le sous-lieutenant Courouble, fils de l'écrivain réputé. A la tête des Allemands assaillant sa division, le lieutenant Gustin vit le capitaine von Mackelandt, qui avait appartenu à la force publique du Congo belge et qui le reconnaissant de loin, lui cria. „Attendez, nous allons régler nos comptes!" Mais arrivé a cinq mètres de distance le revolver du lien tenant l'en empêcha. Malheureusement an même moment, le lieutenant Gustin fut atteint. En mourant il dit à ses hommes „Tirez... tirez toujours.". Le lieutenant Paul Renkin a été tué au moment où il courait d'une trancheé à une autre pour encourager ses hommes. Une seconde après, deux sections dirigées par son frère Jean, adjudant, et par Robert Courouble se précipitaient en avant. L'ennemi fut vaincu. Mais au retour Jean Renkin trouva son frère Paul gisant dans une tranchée et non loin de là le corps de son camarade Couroubl%

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