La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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13 november 1914
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s.n. 1914, 13 November. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 29 mei 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/000000196k/
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Vendredi 13 Novembre 1914 N° 9 Vendredi 13 Novembre 1914 LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDADTION jj5 Rue Montigne- e- ion, y, BRUXELLES Bureaux : de 10 à 12 et de 15 à 17 heures JOURNAL QUOTIDIEN [îruxellps et Faubourgs : lO centimes le Numéro Provinces : lîî Centimes le numéro La petite ligne fr. 0.40 ANNONCES ! Réclame avant les annonces 1.00 j Corps du journal 2.00 \ Nécrologie 2.00 A NOS LECTEURS(1) Voici déjà troi* mois que la Belgique, entraînée malgré elle-dans l'effroyable conflagration qui désole l'Europe, connaît les pires horreurs de la guerre et voit les maux qu'elle entraîne s'appesantir sur sa population. . , Matériellement, la masse de nos compatriotes n a fans doute pa.~ été toute éprouvée au même lure. mais on peut dire que personne n'échappe aux souffrances morale- de l'heure présente.. I que ces souffrances sont d'autant plus malaisément supportées que I absence de nouvelles régulières e-t faite pour énerver les tempéraments les plus placides. L'occupation étrangère a successivement provoqué la disparition de tous les organes qui se partageaient dan- la presse la confiance du pays. G est donc preci-sèment au moment où surgissent les événements les plus graves et où-e posent les problèm s les plus an-goi-sants, que le public se voit complètement privé de la ration de nourriture intellectuelle, si nous pouvons dire ainsi, qui lui est depuis longtemps devenue indis-pen-able.Une spéculation sans scrupules n'a pas manqué d'adapler son irigénio-ité à cette situation anormale. Nous l'avons vue organiser d'abord le colportage à iiauts prix de journaux étrangers, puis le lancement de pretendus extraits de ces journaux — extraits ayant le grave défaut d'être toujours, ou presque, inventés de toutes pièces — et enfin l'impression frauduleuse et la vente à prix fort de journaux soi-disant français, bourrés de nouvelles aussi sensationnelles qu'imaginaires. Le seul fait que pareilles manœuvres — nous savons que la police eu recherche activ> ment les auteurs — aient pu réussir, démontre suffisamment combien l( public serait heureux de pouvoir à nouveau s'intéresser a une publication régulière digne de sa con fiance, et c'est en considération de cet état d'espri qu un groupe de journalistes a entrepris, malgré le: difficultés des circonstances, la rédaction de l'organi qui se présenie aujourd'hui à ses suffrages. Nous avons osé le baptiser La Belgique. »*« Assurément, la lâche qu'il amhjlionne de rempli dans l'intéiêt de tous n'est pas facile. Tout d'abord — et c'e:-t un premier point sur 'lequel une explicatioi nette est indi-pen-able — l'idée de sa création s'es heurtée au grave obstacle que constitue la censtir impn-ée par les autorités allemandes. Nous soumettr à cette cen-ure était-il compatible avec la dignit d'une profession que nous entendons remplir ave une scrupuleuse dignité? Toute réflexion faite, cette question a été affirma tiveinent résolue. Certes, la censure allemande, d même qu'antérieurement la censure belge, de mèm encore que celle qui fonctionne dans tou- les pay belligérants, a le pouvoir d'empêcher la publicario de toute nouvelle, de toui article qui ne lui agrée poini En revanche, elle rie saurait null ment imposer à l'or gane qu'elle contrôle l'obligation de nietire sous le yeux de ses lecteurs un article dont il refuserait d'assu mer la responsabilité. Du moment que cette certitude existe — nous avon obtenu à cet égard des assurances formelles et entiers m-nt satisfaisantes de la part des autorites allemande — il apparaît que la censure ne constitue pas un mot capnble d'empê lier plus longtemp- la Belgique loi eniiere, et l'agglomération bruxelloise en paiticulie de .-'iniéres-er a un organe national dé-irenx de rer seigner de son mieux le pays sur les événements cap taux qui se déroulent, et décidé a défendre les intérêt nationaux aussi énergiquement que possible dans lt graves circonstances actuelles. Pour ce qui regarde nos informations, on noc ob.^e tera sans doute, ei non «ans raisons, que l'absent de communications télégraphiques et téléphonique: et même de communications postales régulières, nuir forcément a leur intérêt. Nous en tombons d'accori Toutefois, nous avons la conviction qu'a confronter Ie divers journaux étrangers que nous sommes dès pré-ent ceriains de pouvoir nous procurer, un de ne collaborateurs spécialement attentif pourra grande nient faciliter a no- lecteurs la compréhension de rares documents, offi-iels ou autres, relatifs à l guerre, qui viendraient à leur tomber sous les yen] En même temps qu'ils pourront ainsi suivre plu sérieusement la marche des événements qui sont e passe de changer la face du monde, ils trouveror ég lement dnns La Belgique des articles documenté sur les nombreuses questions morales et matérielle qui les préoccupent actuellement au plus haut poin Qui oserait contredire à la légitime ambition, qui es nôtre, de contribuer à faciliter le réveil commercia industriel et financier de la nation, en renseignar pratiquement les intéressés dans la pariie de noir organe spécialement con-acrée à cet ordre d'idées Nous tiendrons chaque jour nos lecteurs au courar des faits dignes d'êire commenté- ou simplement relevé de la vie bruxelloi-e, en même temps que des corres pondants que nous nous efforçons de nous attache dans toutes les grandes villes les édifieront sur le conditions d'existence des diverses régions du pays. Une rubrique " Annonces » remettra les nombreu commerçants et les particuliers qui en sont actuelle ment empêchés, à même de faire connaître à nou veau dans un organe belge répandu leurs produit on leurs intentions : à ce propos, nous voulon souligner notre décision d'insérer gratuitement le demandes d'emploi,malheureusement trop nombreuse en ce moment. Bref, le programme que nous nous sommes Iracé -l'exécution ne s'en affirmera que progressivemenl mais peut être considérée comme certaine — vise faire de Lu Belgique, en dépit des circonstances anor mâles qui mom. ntanément doivent forcément entra ver son développement, le journal d'information don le besoin se fait inconte-tablement sentir. Nous av^n au surplus la conviction qu'il aura trop d'occasion de se rendre utile a la cho-e publique pour douter di caractère durable de noire œuvre. Nous sommes per suadés que Lu Belgique, née au cours des heures le plu- douloureuses que les Belges aient jamais connues «e trouvera aussi au premier rang de la pres-e pou se réjouir avec eux lor-que notre chère patrie, actuel lement -i malheureuse, connaîtra a nouveau des jour meilleurs. (1) Nous estimons qu'il est nécessaire de reproduin à cette place, durant quelques jours et jusqu'à ce qui notre publication soit plus généralement connue, l'ar tiele-prograninte qui en dit nettement l'esprit, la por tés et le but. La Rédaction. LA GURERRE 100me jour de guerre Décidément, en présence du statu-quo persistant de la situation militaire sur la ligne de bataille franco-belge, on en arriverait presque à tenir pour le plus raisonnable l'avis des stratèges en chambre — Dieu sait s'ils sont nombreux! —qui pi étendent que les armées ennemies finiront par re ter l'une en face de l'autre sans pouvoir avancer ni reculer, tellement les moyens d'action modernes leur permettent respectivement de renforcer à l'extrême leurs positions. Il est vrai que les efforts furieux désespérés, qu'on se prépare visiblement à tenter de part et d'autre, ne permettent pas de s'en tenir à une prévision aussi simpliste, qu'ils doivent au contraire faire considérer des événements décisifs comme inévitables, même s'ils devaient tarder longtemps à se produire. En attendant, notons que la situation reste inchangée sur toute la ligne de l'Yser, et que pas la moindre indication n'a été publiée concernant les opérations en France. Du côté Russe, l'occupation de Soldau, viile fro .-tière de la frontière Sud de la Prusse Oiientale, dénote une tendance des opérations à se développer au Nord de la Pologne, le long de la frontière de la Prusse Orientale, où les combats étaient restés -jusqu'ici, ou à peu près limités à l'Est. Ceci vient en somme à l'appui de l'opinion, exprimée par notre article du 8 courant intitulé « Dans l'Est de l'Europe », opinion suivant laque le le tront de bataille dans l'Est de l'Europe ne devait pas tarder à se souder en une ligne gigantesque que nous avons approximativement délimitée. : A l'Est de la Pologne Russe les points de repère cités par le communiqué russe confirment également que la ville allemande de Pleschen n'a été qu'accid-ntelle-ment inquiétée par une pointe de cavalerie avancée, et ; que le théâtre des prochaines et t ès importantes opé-» rations que nous avons fait hier prévoir, va se placer sur la bande de territoire russe approximativement délimitée par la frontière al emande et une ligne qui partirait de Thorn pour, en passant par Konin et le long de la Warta et ensuite ^e la Nida, aboutir sur la Vis-tule a l'Est de Craeovie. r Répétons que, de ce côté, il y a lieu d'attacher une importance pour ainsi dire décisive aux événements qui ï sont à la veille de se produite, et qui seront en relation t étroite avec les opérations qui vont simultanément ^ s'engager entre Autrichiens et Russes dans la région ; située au sud de Kielce jusque vers Tainow et au sud I de Przemysl, et limité à l'est par la rivière San. 3 Si les Autrichiens paraissent avoir cédé du terrain dans le Nord de cette région, au delà de la Vistule, c'est-à dire en territoire russe, l'état de choses en 3 Gnlicie ne paraît pas s'être sensiblement modifié, pas 1 p'us qu'en Bukovine. où les nouveaux combats engages par les Russes n'ont pas abouti à leur but vrai- * semblable c'est-à-dire à la repiise de la capitale, Czernowitz. : s L^s actions engagées entre Turcs et Russes dans la région frontière du Caucase et de l'Asie Mineure, que nous, considér ons hier encore comme préliminaiies, s n'ont p is tardé à prendre un caractère d'acharnement i- significatif et incontestable. Nous sommes nio ns fixés s sur le premier et évidemment non eîicoré décisif résul-it tat auquel ils ont abouti. De Constant i. ople, en date 1 du 12, on donne en eff t comme officiel que les Turcs ont attaqué la 2e ligne des positions russes, ce que ne laissaient pas prévoir les dépêchés russes antérieures, ...u io et du il, annonçant les avantages obtenus par s les Russes après des combats opiniâtres. Malgré la s soudaineté 'e la déclaration de guerre officielle, il apparaît que de ce côté les forces destinées à opérer sont déjà en contact suffisamment étioit pour e timer que des faits marquants sont à la veille de se produire. Nous pourrions cesser ici notre exposé journalier, si s nous n'avions pas à in ister sur le visible reg in d'acti-e vité de la lutte austro-serbe ressortant de notre dépêche de Vienne d hier. Ralentie le long du Danube, qui ?" forme les d; ux tiers de la frontière noid de la Seibie, " cette lutte se concentre surtout dans la partie extrême ? Nord-Ouest du territoire serbe, limitée au Nord par la a Save, à l'Ouest par la Drii a, et à l'Est par la Kolubara, s cet'e dernière indication étnt plutôt donnée à titre de point de repère géographique et avec ce te restriction s que les opérations ne s'etendent pas encore jusqu'à â cette r.vièie. A l'Est de la Drina, les Autrichiens arrivés sur la s ligne Losnitza-Krupauy-Ljubojtva ont fini par attein-j dre la ligne Chabatz-Ljesmtzd. Il leur a fallu, pour atteindre ce résultat, déployer des efforts pénibles et qui S devront être sans cesse répétés s'ils veulent pousser S plus en avant. La nature montagneuse du pays permet en effet aux , Serbes une résistance acharnée dans des conditions ! favorables, et qui ne saurait être vaincue que lentement, même en mettant en ligne des forces considérables. 0 Nous aurons, du reste, l'occasion d'y revenir. En attendant, nous anêterons notre résumé de ce jour en * attirant l'attention de nos lecteurs sur la dépêche rela-s tant les exigences formulées par la Bulgarie vis-à-vis dn gouvernement serbe, ainsi que celle parlant des r difficultés surgies entie la Russie et la Peise. s Elles sont de nature à faire croire qu'en redoutant, à l'occasion de notre article du 6 courant « L'entrée K en scène de la Turquie », une nouvelle extension du conflit européen, nous n'avons pas versé dans un pessimisme inopportun. 5 4-4 S L'OCCUPATION 6LLEMDE L'adminis'.ration civile de la province de Brabant 1 Le mardi 3 novembre 1914, la députation permanente de la province de Brabant étant réunie, MM. Gerstein et von Frieciberg se sont piésentés à la ' séance. 5 M. Gerstein a prononcé le discours suivant : , « Le royaume de Belgique étant occupé par les troupes allemandes, il est conforme au droit inter-5 national que l'autorité allemande, jusqu'à la conclusion de la paix, se charge de l'administration du r pays. "»' Dans ces vues, il a été installé un gouverneur s général allemand, S. E. le baron von der Goltz, représentant direct de S. M. l'Empereur d'Allemagne, et un gouverneur civil, S. E. M. von Sandt, dont les attributions s'étendent à tout le pays. >i Le gouverneur général représente l'Exécutif su-! prême : en d'autres termes, il représente l'Autorité î impériale. » L'Exécutif suprême aura le souci de respecter les lois belges,avec cette seu'e réserve que le gouverneur général cumulera avec le pouvoir exécutif le pouvoir législatif et fera les lois dont le besoin sera démontré. » En ce qui concerne spécialement les provinces: le gouverneur général a prescrit que, dans chaque province, il y ait un gouverneur militaire et un gou verneur civil. » Pour le Brabant, le lieutenant général comt< von Roedern remplira les fonctions de gouverneu militaire; M. Gerstein, président de police de Bo chum, est désigné comme gouverneur civil avec ti tre de président de l'Administration civile de 1< province. » Cette désignation est rendue nécessaire par i' fait que le gouverneur belge a dû abandonner se: fonctions. » Pour continuer la bonne administration de la pro vince et assurer l'expédition des affaires, le gouver neur civil revendique les attributions que possédai le gouverneur belge; il demande aux membres de 1 députation permanente de vouloir respecter se fonctions ainsi délimitées; de son côté, il s'engag à respecter les prérogatives attachées aux fonction des membres de la députation permanente. L'apparente contradiction de ces devoirs récipre ques ne peut empêcher l'accomplissement de la tà che commune,qui est d'assurer la bonne administre tion de la province ; le bien de celle-ci est le but qr s'impose à nous tous. Et tout d'abord il s'agit d'assurer l'ordre et 1 tranquillité pour permettre la reprise des affaires commerce, agriculture, industrie et vie communale Tout cela doit se concilier avec l'état de guerre e avec le bien de l'armée, dont l'intérêt supérieur e; est toujours l'objectif de l'Autorité allemande. Aussi M. Gerstein espère-t-il qu'on saura évite tout ce qui pourrait nuire à l'armée. Il aura àcœur de respecter les sentiments patrie tiques et politiques des membres de la députatio permanente; oes sentiments sont tout naturels, et c< lui qui en serait privé ne serait pas digne de re1 pect. Mais, tout en rendant hommage à ces sent ments, M. le Président fait appel à la raison c MM. les Députés pour qu'ils se rendent compte c la situation et la fassent comprendre à la popul: tion. Il serait le premier à regretter tout fait qui s rait de nature à amener des mesures qui ont eu tai de retentissement ailleurs et qui causeraient d< dommages, soit à la province, soit à la ville de Bn xelles, d'autant plus que, dès sa tendre enfanc des liens de parenté et d'amitié l'ont attaché à ville de Bruxelles. Ce discours, prononcé en allemand, a été tradu par M. von Friedberg. M. Charles. Janssen, parlant au nom de la dép tation permanente, a répondu dans les termes si vants : « Nous vous savons gré, Monsieur, d'avoir coi pris combien il doit être pénible à des Belges i cœur et d'âme, profondément attachés aux instit tions nationales, de voir une autorité étrangère i ter venir dans la gestion des affaires qui leur est co fiée. Mais mes collègues et moi, nous connaisso trop bien le droit international et les privilèg qu'il donne à l'occupant pour ne pas nous inclin devant une situation de fait que nous ne pouvo que subir. » Vous nous avez promis de nous aider dans I'î complissemen't des devoirs de notre charge et vo avez réclamé notre concours. » Dois-je vous dire que, soucieux d'accomp consciencieusement le mandat que nous tenons < corps électoral et du conseil provincial, nous con nuerons à faire tous nos efforts pour assurer bonne administration de la province. » Notre tâche, en ce moment, est lourde : u grande partie du Brahpnt est saccap-ée. 'es i-ervic publics sont désorganisés, les communications av beaucoup de communes sont fort difficiles, not belle forêt de Soignes, que nous aimions tant, < livrée au pillage et à la dévastation. II est urgent ramener partout l'ordre et la tranquillité. Il y aussi bien des misères à soulager. Enfin la repri des affaires est hautement désirable. » Vous nous avez dit, Monsieur, que vous désiri contribuer avec nous à assurer la bonne administi tion de la province de Brabant. » Nous prenons bien volontiers acte des bonri dispositions que vous avez manifestées et de la pi messe que vous nous avez faite de respecter les 1< belges, ainsi que nos sentiments patriotiques et p litiques. De notre côté, nous vous donnons l'ass rance que nous serons respectueux des prérogativ que vous donne le droit de la guerre. » —— La contrebande de guerre D'après une communication de Washington, 1 Etats-Unis auraient formulé auprès du gouverr ment anglais une protestation relative à certain des mesures prises par ce dernier en ce qui concer la contrebande de guerre. Cette protestation est i digée, paraît-il, en termes amicaux et vise uniqr ment, au point de vue du droit international, le f; par l'Angleterre de retenir les cargaisons de pétre ou de cuivre dirigées sur des pays neutres, jusqu ce qu'il soit démontré que ces cargaisons ont bi comme destination définitive les dits pays neuti et non pasl'Allemagne ou l'Autriche. Le gouvernement américain prétend que l'Ang" terre outrepasse ses droits lorsqu'elle saisit et c tient des marchandises pouvant dans certains c être qualifiées comme contrebande de guerre, so prétexte que l'Etat neutre, destinataire apparent, déjà reçu plus que la quantité habituelle et norma de ces marchandises, et que par suite il a dû en rée pédier en Allemagne. L'opinion des Etats-Unis est aue des cargaiso de l'espèce ne peuvent être saisies que sur des pre ves évidentes, résultant de perquisitions à bord. 1 contestent le droit d'amener les navires dans 1 ports anglais en vue de ces visites. La seule cho légalement permise serait de procéder aux visit en pleine mer et, à défaut de preuves évidentes, i rendre aux navires leur liberté. L'affréteur amé cain ne peut être rendu responsable de la destin tion définitive de la marchandise après aue celle-a été remise au consignataire neutre, et pour emp cher la réexportation vers le pays ennemi par 1 Etats neutres il faudrait prendre des arrangemen avec ces derniers. La thèse soutenue par le gouvernement des Etat Unis paraît avoir été principalement inspirée p les producteurs de cuivre, dont les intérêts sont i contestablement en opposition avec la politique st vie sur mer par la Grande-Bretagne. La presse anglaise, toutefois, déclare unanim ment que cette politique, si on la considère au poi: de vue théorique pur, est légèrement aventurée, fi surplus, elle ne doute pas qu'une solution n'inte vienne de nature à sauvegarder tous les intérêts. COMMUNIQUÉS OFFICIELS Communiqués des armées alliées Paris, 10 novembre, (Communiqué officiel français de II heures du soirJ : Il n'y a pas eu de modification notable dans la situation, par suite du brouillard très dense qui a empêché toute opération de quelque envergure. Dans le Nord, la journée a été bonne. Nous avons maintenu nos positions entre la Lys et Langemark et fait des progrès appréciables entre Langemark et Dixmude. „*« Paris, 11 novembre. (Communiqué officiel de 3 heures) : Sur le front de la mer du Nord à Armentières, les combats ont continué hier avec acharnement. Des deux côtés des attaques furent dessinées à plu-i sieurs reprises. Le résultat constaté à la tombée de la nuit, quand le combat =e ralentit, fut aue les l attaques forcenées des Allemands au sud d'Ypres : ont été repoussées, tandis que des avances marquées ont été prises pa-r les troupes françaises entre Ypres ; et Armentières. t »** Le Havre, 10 novembre. Communiqué officiel du Gouvernement belge) : Dans les environs de Nieuport, la situation reste i la même avec une légère avance pour les Alliés-Le calme règne sur tout le reste du front belge. Sur la rive gauche de l'Yser, l'ennemi occupe encore certains points d'appui, qui ont été bom-s bardés par notre artillerie. Dixmude a été bombardée par l'artillerie ennemie.s Petrograd, g novembre. (Communiqué de Vétat-major russe) : '■< La bataille continue dans la Prusse Orientale, a Les troupes russes ont occupé Soldau, à quelques kilomètres de la frontière. Dans la direction d< t Malauwa, à 14 miles au sud-est de Soldau, nous avons avancé et arrêté des trains qui se dirigeaien vers cette dernière localité. i" Sur l'autre rive de la Vistule, les Allemands on 1 reculé de Wloclawek, à 20 miles de la frontière allemande vers Posen, jusqu'à Meschava, et de Ko-i- nin, à 18 miles de la frontière, jusqu'à Slupec. Sur les routes menant à Craeovie, nous conti nuons à repousser l'arrière-garde autrichienne. Ai sud de Przemysl, nous avons fait le 7 novembi;< 1,000 prisonniers et pris plusieurs canons. ;s *** :r Pétrograd, 9 novembre. (Communiqué de l'état is major de l'armée du Caucase) : Le 7 novembre au matin, un croiseur ennemi dt type Breslau s'est approché de Poti, a ouvert le fer 1S sur le port, la ville et le phare, envoyant de 120 ; 150 obus. Comme il s'apprêtait, s'étant approché di lr môle, à mettre en batterie ses mitrailleuses, no: u troupes lui répondirent par un feu d'artillerie et d< .fusiis. Nos premiers obus l'ayant atteint, il se retir; a dans la direction de Sukhum. Nous'avons troi: hommes blessés et quatre tués. Les dégâts au por le et dans la ville sont peu impartants, et il n'y a pai 's de morts parmi les habitants. L'ordre n'a pas ét< :c troublé dans la ville. ® Le 7 novembre, deux divisions turques, avec 4S I canons de campagne et plusieurs pièces lourdes couvertes par de nombreux cavaliers Khurdes, son parties de Hasankala, vers la position de Koepri keui, que nous avions occupée la veille. Poursuivan une offensive vigoureuse, les Turcs attaquèrent le; j hauteurs. Ils furent repoussés à plusieurs reprises mais ils revinrent à la charge; ils en voulai.nt à no tre aile droite. Notre' artillerie s'attaqua à l'airrièr< des Turcs et ouvrit un feu meurtrer. D'abord l'aili js gauche se rompit', puis toute la ligne prit la fuite L'obscurité rendit la poursuite impossible. 1 * J" * * Pétrograd, 10 novembre. (Communiqué de l'état major de l'armée du Caucase) : Le combat a été repris le 8 novembre de granc matin, avec de nouvelles forces, à proximité d< Kuprikeui. L'après-midi, la lutte a pris un carac tère spécialement opiniâtie, lorsque les Turcs on renforcé leurs avant-postes par de nouvelles divi ^ s ions. L'essai d'encercler l'une de nos ailes russe; * a échoué. Grâce à la bravoure de nos troupes, nou: avons pu, vers le soir, alors que la bataille cessait , maintenir toutes les positions acquises.. Une de no: ~ colonnes s'est emparée des positions de Karakilissi et d'Alachkerta. le *** à Londres, 10 novembre : n Le Bureau de la presse annonce que le croiseui :s allemand Emden a été coulé près des îles Cocos, dans l'océan Indien, à mi-chemin entre les Inde; britanniques et l'Australie. Il y eut de nombreux morts. LS L'Amirauté anglaise fait savoir que le croiseui allemand Kœnigsberg est bloqué à l'embouchure du . Refiji, dans l'Afrique orientale allemande, pai ; suite du naufrage d'un vapeur chargé de charbor qui y a coulé à pic. s L'Emden était un croiseur-cuirassé de 3,650 ton-nés ayant un équipage de 320 hommes. Le Kcenigs-[s berg était un croiseui-cuirassé de 3,400 tonnes por-,s tant 309 hommes d'équipage. ;e *** :s Nich, 10 novembre. (Communiqué du quartier gé- e néral serbe): L_ Les combats du 6 novembre près de Sabatz se .j sont terminés par la défaite des Autrichiens, qui [_ laissèrent 1,000 morts sur le champ de bataille, ■s Le même jour, des attaques contre les villages d. :s Dobritsj et Jewremowitsj furent repoussées. Une nouvelle tentative faite par les Autrichiens i- pour traverser le Danube près de Belgrade a échoué. .r * * * Prétoria, 10 novembre : Le lieutenant-colonel Van Deventer a eu, dans' la :- région dç Zandfontein près de Wa mbad, à 64 mi-it les au nord de Prétoria, une rencontre avec un parti u de rebelles. Ceux-ci ont eu 120 tués et blessés et 25 ■- .prisonniers. Van Deventer, de son côté, perdit 23 hommes, dont 11 blessés. Communiqués allemands Berlin, 12 novembre. (Officiel) • L'ennemi qui s'était avancé au delà de Nieuport jusqu'à Lombartzyde, a été rejeté par nos troupes au delà de l'Yser. La rive Est de l'Yser jusqu'à la mer a été évacuée par les alliés. Notre'attaque au sud de Dixmude est en progrès. A l'est d'Ypres, nos troupes ont avancé. Nous avons fait au total 700 prisonniers français et pris 4 canons et 4 mitrailleuses. Dans l'ouest de l'Argonne et dans l'Argonne, les attaques de l'ennemi ont été repoussées. En Pologne, notre cavalerie a repoussé, dans les environs de Kalisch, des forces supérieures de cavalerie russe. * * * Amsterdam, 10 novembre : Suivant une nouvelle du « Daily Mail » publiée par l'Agence Reuter, les alliés se voient forcés d'évacuer Ramscapelle, où 5,000 Indiens avaient été envoyés comme renfort. * * * Berlin, 12 novembre: Le « Berliner Lokal Anzeiger » écrit : A s'en rapporter à la description envoyée de Tokio par l'agence Reuter, les efforts inouïs et les morts nombreux qu'a coûtés aux Japonais la prise de Tsing-Tao font apparaître la gloire de cette petite garnison de héros dans une lumière plus brillante. Les troupes japonaises du génie eurent des centaines de morts avant de réussir à faire sauter les magasins à poudre,et les so»dats d'infanter.e fu.ent abattus les uns après les autres par la pluie des balles de nos mitrailleuses ayant de pouvoir faire l'assaut des retranchements. Les communiqués japonais font ressortir la défense opiniâtre des ^Allemands, et notamment soulignent le combat nocturne livré au clair de la lune après la prise du fort Moltke. La lutte fut si dure à ce moment que les Japonais donnèrent l'ordre de cesser le combat pour ne pas s'exposer à être décimés. * Z * Budapest, 10 novembre : ; On mande de Czernowitz au journal « Az-Est » : L'intention des Russes de tenter une nouvelle attaque contre la ville ayant été éventée, les troupes austro-hongroises traversèrent le Pruth sans être aperçues. Leur artillerie prit l'ennemi à revers, tandis que l'infanterie commençait l'attaque de flanc. Les Russes obligés de fuir dans la seule direction L possible, furent accueillis par les canons hongrois et massacrés. La canonnade dura plusieurs heures. * * * Vienne, 10 novembre : D'après le « Fremdemblatt », les Russes qui se trouvent à la frontière près de Boja et Nowo-Sie-lica, ont lancé hier des schrapnells sur Czernowitz, mais leurs batteries ont été très vite réduites au silence. Les combats d'avant-postes autour de Czernowitz se sont terminés par la retraue des Russes. Aux combats à l'est de Czernowitz sont envoyés : pour la plupart des hommes du landsturm russe de la dernière année. ; i Craeovie, 10 novembre : : Avant-hier après-midi vers 3 heures plusieurs > avions allemands ont survolé Varsovie. Ils ont jeté : 14 bombes, dont l'une causa d'importants dégâts matériels. Deux autres tuèrent un homme et deux i enfants. Une autre encore, dont l'effet fut plus terrible, tomba au milieu d'un rassemblement : 7 personnes furent tuées et 20 blessées. * * # Berlin, 10 novembre. (Officiel) : Le retour en Belgique d'Allemands et notamment de fuyards allemands sans moyen d'existence n'est pas désirable provisoirement. Les demandes adressées par ces personnes pour obtenir leur transport gratuit par chemin de fer en Belgique ne peuvent être accueillies. Ceux qui veulent faire le voyage doivent, jusqu'à nouvel ordre, le faire à leurs frais et à leurs risques et périls. * * * Constantinople, 12 novembre. (Officiel) : Notre armée du Caucase a attaqué la deuxième ligne des positions russes. D'après les indications ^ fournies par des prisonniers et des déserteurs russes, l'ennemi se trouve dans un mauvais état moral. ^ Un croiseur et un contre-torpilleur français ont tire quelques salves sur la côte près de Phokia et de Smyrne. Dès qu'ils rencontrèrent notre résistïn :e ils s'éloignèrent. Point de dégâts. ; : Christiania, 12 novembre : Le vapeur Pluton toucha dimanche une mine à proximité de Yarmouth et sombra. L'équipage fut sauvé. * * * Constantinople, 10 novembre : Le gouvernement bulgare a prié son ambassadeur à Nisch de soumettre au gouvernement serbe les demandes suivantes : 1° La Serbie renverra immédiatement les soldats d'origine macédonienne; 2° le gouvernement serbe punira immédiatement les Serbes qui ont assassiné le député bulgare Georgiew envoyé en Macédoine; 3° le gouvernement serbe prendra toutes les mesures nécessaires contre les agissements des autorités ser-bes en Macédoine; 4° la commission bulgaro-serbe déjà nommée commencera à remplir sa mission dans les districts de Gewgeli et d'Istip. *** Vienne, 12 novembre : D'après la « Correspondance Rundschau » le conseil des ministres russes a opposé un refus à la demande du gouvernement persan qui réclamait le rapatriement de ses sujets de race slave. En agissant ainsi, la Russie a violé la neutralité persane. On annonce que la Perse a recouru à une intervention de l'Angleterre, en faisant ressortir qu'elle serait obligée de défendre sa neutralité à main armée : elle exigerait en ce cas le retrait des troupes russes des villes persanes et ne s'opposerait point à l'envoi de troupes par la Turquie. L Angleterre n'a pas admis le dernier passage de la note persane, et a répondu que dans ces circonstances elle ne pouvait se charger d'une intervention. A Téhéran, l'on a été fortement irrité d'apprendre, par la saisie d'une correspondance adressée par le chargé d'affaires russe à son gouvernement, que la Russie aurait donné l'ordre de faire marcher ses troupes sur Téhéran^

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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