La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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14 november 1914
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s.n. 1914, 14 November. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 26 september 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/v69862d06h/
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LA BELGIQUE administration et rédaction Rue Montagne-de-Sion, S, BRUXELLES "Bureaux : de 10 à, 12 et de 15 à 17 heures JOURNAL QUOTIDIEN Bruxelles et Faubourg»: ÎO centimes le Numéro Provinces : I îi Centimes le numéro | La petite ligne fr. 0.40 ANNONCES ! R^clamo avant les annonces 1.00 ) Corps du journal 2.00 ( Nécrologie 2.00 LA GUERRE 101m* jour de guerre Après une période de stagnation, les Allemands ont renouvelé leurs efforts acharnés pour refouler les Alliés des positions qu'ils défendaient si bien depuis trois semaines i-ur la ligne Nieuport-Dixmude-Ypres-Armen-tières, et ils paraissent être arrivés à certains résultats. Leur communiqué officiel, postérieur à celui que nous avons publié hier matin, annonce en effet la prise de Dixmude, position incontestablement importante. Etant donné les deux points. Saint-Georges et Stuy-vekenskeike, où ils ont réussi à se maintenir sur la rive gauche de l'Yzer, et en tenant compte en outre de l'avancée qui à l'ouest de Langemyrk les a rapprochés du canal de l'Yzer à Ypres, il est à craindre que la prise de Dixmude ne leur permette de franchir bientôt en forces l'obstacle sérieux que l'Yzer et le canal opposaient à leur marche en avant, surtout si après le refou lement des Français au delà de Nieuport, la prise éphémère de Lombardzyde se confirme. Comme le dernier communiqué de Paris en notre possession affirme que les Alliés, à part Dixmude, ont réussi à garder dans l'ensemble leurs positijni, nous croyons qu'il est permis de ne pas attacher une signification tiop inquiétante aux événements qui viennent de survenir en Flandre Occidentale. Il convient d'attendre, pour les apprécier raisonnablement, que des nouvelles ultérieures de part et d'autre permettent de se rendre compte si la poussée allemande a abouti à un résultat durable, ou si les contre-attaques des Alliés sont arrivées à réparer les choses dan3 une certaine mesure. Retenons cependant qu'en même temps que les Allemands signalent la prise de Saint-Eloi, petit village situé à quatre kilomètres au sud d'Ypres — des nouvelles officieuses hollandaises disent que cette ville est l'objet d'un terrible bombardement — ils affirment détenir toujours les hauteurs dominant 'Armentières au nord. Malgré la résistance acharnée qui leur est opposée, et en dépit des fortes pertes qu'ils ont subies, ils ne renoncent donc pas à leur idée première de barrer solidement l'extrême-ouest de la Flandre Occidentale, compris entre la frontière française et la ligne Nieuport-Dixmude-Ypres-Warneton. Par tant de là, leurs forces s'étendent vers Armentières, et plus au Sud à l'ouest de Lille, où ils s'efforcent également de gagner du terrain. Comme ils livrent en même temps de furieux combats aux environs de La Bassée, Lens et Arras. leur intention d'arriver, en avançant sur un ou plusieurs points du front que nous venons de dire jusqu'à inquiéter d'abord et assiéger ensuite les ports de Dun-kerque, de Calais et peut être même de Boulogne, apparaît toujours évidente. Inutile de dire que cette tentative obstinée ne prend pas les Alliés au dépourvu, qu'elle va êtrç e itravée avec la plus farouche énergie, et qu'elle donnera lieu à des combats sans merci, chacun des belligérants étant décidé aux plus cruels sacrifices pour atteindre son but ou maintenir au moins sa situation. ■j? * * Sur tout le restant du front d'Outre Quiévrain, on ne signale que les furieuses et sanglantes contre-attaques par lesquelles les Français essaient surtout d'enrayer les mouvements allemands qui tendent, comme nous l'avions laissé prévoir le 10 courant, à l'encerclement de Verdun. Aucune modification notable n'étant jusqu'ici suivenue de ce côté, nous pouvons en revenir à la gu°rre dans l'Est Européen, où il se révèle que l'offensive russe continue à être prépondérante, encore que la nouvelle d'aucun combat d'importance réellement sérieuse n'ait été portée à notre connaissance.Le bulletin allemand ne parle même pas du tout des opérations contre les Russes, mais les nouvelles publiées par ceux-ci marquent la continuation de leur offensive sur la frontière de la Prusse Orientale, qu'elle dépasse légèrement à l'est de Heidenburget assez sensiblement du côté de Lyck. Notamment un de leurs télégrammes prétend que dans le Sud Ouest de la Pologne Russe, une action partielle a rejeté une division allemande jusque vers la ville-frontière de Kalisch : mais il faut noter que cette affirmation est en contiadic-tion avec le communiqué officiel allemand, qui dit que des forces supérieures russes ont été en cet endroit refoulées. Au Sud les forces moscovites apparaissent à 3o kilomètres de Cracovie, après avoir sans doute franchi la rivière Nida dont nous avons parlé hier : ceci est confirmé par le bulletin officiel autrichien. Enfin, en Galicie, les Russes ont passé la Wislok (i), affluent de la San qui passe à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Przemysl, ce qui implique évidemment un nouvel encerclement complet de cette dernière ville. Les Autrichiens se déclarent du reste d'accord sur la plupart de ces modifications de positions, mais en ajoutant qu'ils évacuent volontairement le centre galicien, sans être inquiétés par l'ennemi, et que leurs opéiations se développent comme ils l'avaient prévu. Peur le surplus, nous pouvons nous abstenir aujourd'hui d'insister sur les événements — ils sont vraiment trop dénués d'importance — relatifs à la guerre en Serbie et au Caucase. Finalement, lorsque nous aurons encore signalé que certains initiés sont très disposés à crone que la Bulgarie est bien près d'abandonner l'attitude neutre qu'elle a jusqu'ici adoptée envers la Serbie, nous aurons mis en relief tout ce qui vaut la peine de l'être aujourd'hui dans le conflit européen. (i) D après la dépêche de Vienne, ils auraient même traversé la Wisloka, affluent de la Vistule situé encore plus à l'ouest de La fin de l'Emden Il n'est pas exagéré de dire que l'annonce de la fin de l'Emden, encore qu'elle fût inévitable à raison du nombre des croiseurs ennemis acharnés à sa perle, a provoqué une véritable sensation. Les exploits de l'insaisissable navire, qu'on avait déjà surnommé le « Dnwet des mers », commençaient à revêtir un caractère vraiment légendaire, et l'on peut trouver la mesure de la crainte qu'inspirait son inconcevable audace dans le fait significatif qu'aussitôt sa disparition annoncée, le Lloyd anglais a diminué de 50 p. c. ses laux d'assurance pour les navires en de>tination d'au-dela de Suez. Le croiseur Emden, lancé en 1908, déplaçait 3.650 tonnes et marchait à la vitesse de 21,1 miles anglais. Son armement consistait en canons de 15.2 et 4 7 cm. Son équipage comprenait 361 homm ;s. Il appartenait à l'escadre de Kiao-Tchéou, mais au lieu de se laisser bloquer par la flotte japonaise dans le port de Tsing-Tao, il prit le large vers la côte orientale de l'Inde anglaise. XI ne tarda pas à s'y signaler par de telles prouesses, qu'elles finirent par forcer l'admiration ennemie : même elles lui valurent — chose remarquable — des articles élogieux de la presse anglaise, que les choses maritimes ont le privilège de passionner au plus haut point. Du 10 au 15 septembre, il coula sur la côte de l'Inde six grands vapeurs. Il se dirigea ensuite vers le Sud, où du 23 au 29 il en coula quatre autres et en captura un cinquième. Il mit après cela le cap vers l'Ouest, et dans les eaux des îles Maldives et Lakedives, détruisit de nouveau cinq vapeurs et en saisit encore un. Après avoir ain-i coulé et capturé des navires d'un tonnage total évalué 93,000 tonnes, il essuya un premier déboire à l'ouest de Sumatra, où deux de ses bateaux charbonniers furent détruits par le croiseur Yarinoulh. Il ne tarda du reste pas à prendre une sérieuse revanche. Le 28 octobre, ayant eu l'idée véritablement diabolique de se rendre méconnaissable en s'affublant d'une quatrième cheminée, il fonça dans la péninsule de Malaccasur le croiseur russe Sj'mUjoag qu'il anéantit, ainsi que le contre-torpilleur français Mousquet, en leur lançant des torpilles. Ce fut son dernier exploit. Etant encore suffiiamrnent muni de charbon — ses provisions s'étant sans doute augmentées des saisies opérées sur les navires qu'il avait capturés — et possédant encore, contrairement à ce que l'on supposait, des munitions en abondance, il fit le projet d'aller détruire les installations de télégraphie des îles Cocos. Ces lies — elles sont au nombre de 20 formant un archipel d'une superficie de 22 kilomètres — ont une population de 600 habitants. Elles apparlicnnent à l'Angleterre, qui les avait reliées en 1901 par câb^ et plus tard par sans fil. à l'Europe et à l'Australie. C'est dans cet archipel, au moment où il s'apprêtait à y débarquer un détachement ue marins, que l'Emden fut découvert par le Sydney, croiseur cuirassé australien de 5,700 tonnes, lancé en 1912, d'une vitesse de 25 1/2 miles et armé de huit canons de 15.2 cm. Acculé cette fois à la bataille, l'Emden ne tarda pas à être écrasé sous le feu plus puissant du Sydney, mais il réussit cependant encore, avant de succomber, comme en témoignent nos dépêches officielles, à infliger aux Anglais des pertes sérieuses. Ainsi que le « Daily Mail „ n'hésite pas à le proclamer lui-même, l'Emden vivra à jamais dans l'histoire de la marine mondiale. Il faut, en effet, reconnaître que ses officiers et ses marins ont donné au monde un superbe exemple de valeur technique et combative. L'attitude de la presse anglaise à celte occasion vaut d'être mise en relief pour la loyauté rare avec laquelle elle rend hommage au capitaine von Mûller et à son équipage. De son cô!é, le geste du ministre de la Marine anglaise, ordonnant de rendre les honneurs militaires à tous les survivants de l'Emden et de laisser leur épée à son commandant et à ses officiers, mérite également d'être souligné. N'avions-nous pas raison de dire que cette narration nous reporte à l'époque des légendes chevaleresques ? Elle fait en tout cas paraître plus pâle l'exposé d'un autre succès obtenu par la marine anglaise, et qui est cependant loin d'êlre sans importance. Il consiste dans le bloquage du croiseur allemand Kônig^berg, dont la présence fut signalée le 19 septembre, lors de l'attaque du Pégasus. Le Konigsberg est loin, à la vérité, d'avoir causé à la marine des alliés un tort aussi considérable que l'Emden, mais la nécessité de le rendre inoffensif n'en était pas moins urgente. Des croiseurs britanniques rapides se concentrèrent donc dans les eaux de l'Afrique Orientale. Après avoir battu la mer pendant un temps assez long, l'un d'eux, leChalham, découvrit le Konigsberg le 30 octobre, à six miles de l'embouchure de la rivière Rufiji, en face de l'île Mafia dans l'Afrique Orientale allemande. Par suite de son grand tirant d'eau, le Chatham dut renoncer à atteindre le croiseur allemand. Une partie de l'équipage de celui-ci, dont il est à peu près certain que le fond touchait à marée basse, descendit sur les bords de la rivière et s'y fortifia, mais tout aussitôt ses retranchements et le croiseur lui-même furent bombardés par le Chatham. Bien que, par suite de l'exubérance des forêts de palmiers, les effets du bombardement ne puissent être exactement déterminés, le Kônig-berg doit être considéré comme mis hors d'élat de nuire : un bateau charbonnier a en effet été coulé dans le seul pectuis navigable, de telle sorte que le croiseur se trouve immobilisé définitivement. Sauf qu'un autre navire fantôme y fasse son apparition par la suite, on peut donc dire que la sécurité est rétablie pour la marine marchande des Alliés dans les mers orientales. ++ POUR U REPRISE DU TRAVAIL De toutes parts on la réclame, et les efforts les plus louables ont été faits pour la provoquer. Notamment l'industrie charbonnière des bassins de Charleroi et de la Basse-Sambre s'est efforcée, en ses mines en exploitation dans urne mesure compatible avec les circonstances du moment. Toutefois cet effort, onéreux dès le début, risquerait de devenir ruineux à la longue pour nombre de sociétés charbonnières en raison de la. difficulté, voire de l'impossibilité d'assurer l'écoulement du charbon : les ressources financières ne sont pas inépuisables, et l'emplacement pour la mise en stock est partout limité. Nous avons dit hier nue le gouvernement allemand avait délégué auprès des industriels de Charleroi le conseiller des mines Hasse, en lui donnant la mission de rechercher, d'accord avec eux, les moyens de faire renaître l'activité dans ce bassin. Voici, dans leur texte, les desiderata exprimés par l'Association charbonnière des bassins de Charleroi et de la Basse-Sambre et qui vont s'imposer tout d'abord à l'examen du conseiller allemand: 1° Le rétablissement des moyens de transport par axe, par eau et par fer, des charbons extraits, est absolument indispensable. On ne peut, en effet, sérieusement songer à faîre de l'extraction dans le seul but de mettre les produits en magasin. Il faudrait conséquemment assurer, aux charbonnages et aux entrepreneurs de voiturage, la libre disposition d'un nombre suffisant de chevaux et de véhicules. U faudrait rendre à la navigation les rivières et les canaux, surtout pour le ravitaillement en charbon des usines consommatrices et de la place de Bruxelles, centre de grande consommation de charbons pour foyer domestique. A cet effet, il serait tout d'abord indispensable de rétablir immédiatement la circulation sur les raccordements des charbonnages, du matériel de transport des charbons depuis la mine jusqu'au rivage des voies d'eau. Quant au transport par fer, rien n'empêcherait de rétablir l'exploitation sur les lignes non absorbées par les transports militaires, et même d'intercaler dans ceux-ci des convois de charbons. D'une façon générale, il serait indispensable d'assurer, aux Marchandises transportées et aux hommes chargés de les convoyer, une complète sécurité. 2° Au point de vue des services financiers, il est absolument nécessaire d'assurer : La réouverture de l'agence à Charleroi de la Banque Nationale de Belgique, et la garantie, au profit deicelle-ci ainsi que des autres établissements financiers de nos bassins, de la facilité et de la sécurité du transport, entre Bruxelles et Charleroi et toutes les autres communes, des fonds destinés au paiement des salaires et des approvisionnements en matières pour l'exploitation des charbonnages. Il n'y a pas d'activité industrielle possible sans service bancaire établi avec sécurité. 3° La marche des charbonnages s'est effectuée jusque maintenant en empiuntant à leur propre magasin les matières premières nécessaires : bois de soutènement, explosifs pour l'ouverture des galeries, benzine pour l'alimentation des lampes, huiles et graisses pour le service des machines, etc. Ces magasins ne sont pas inépuisables,et le temps est proche où il faudra assurer la fourniture de toutes ces matières premièrtes. La réouverture partielle ou totale des moyens de transport permettra, dans une certaine mesure, d'amener la majorité de ces produits à la mine. Il en est, cependant, qui devraient être importés d'Allemagne, notamment les explosifs. La faible ouverure des couches belges exige une consommation importante d'explosifs, et pour notre bassin la réouverture de l'usine Carmel'e à Châtelet ne pourra donner qu'une production fort insuffisante. 4° Il faut aussi établir, dans des proportions satisfaisantes, le ravitaillement alimentaire de la population de notre bassin. L'alimentation en pain est actuellement rationnée dans des proportions évidemment insuffisantes pour un homme appelé au dur labeur de la mine. Il importe de ne pas perdre de vue que le pain constitue le fond de la nourriture de nos ouvriers, surtout de l'ouvrier mineur qui doit emporter son repas dans la mine. 5° Il faut assurer aux ouvriers toutes les sécurités. Dans cet ordre d'idées, il faut que la liberté complète de circulation soit rétablie, que les ouvriers puissent reprendre l'usage de la bicyclette pour se rendre à la mine, que les proclamations soient atténuées, ainsi que les perquisitions domiciliaires. Ces mesures, auxquelles la mentalité belge n'est pas préparée, terrorisent la population, affolent les ouvriers et leurs familles, et empêchent l'établissement d'un travail continu, utile et régulier. 6° Le rétablissement d'un service .postal, voire du téléphone et du télégraphe, serait éminemment utile. A leur défaut, chaque charbonnage devrait avoir, pour certains agents à désigner, la libre disposition d'une auto pour suppléer, dans la mesure du possible, aux difficultés de communication résultant de la suppression de ces services. Comment connaître les besoins en combustibles des agglomérations, recevoir les commandes, les transmettre et en assurer la réception et aussi en percevoir les prix_ sans la réalisation de ce desideratum ? 7" Avant la guerre, la .population occupée par les charbonnages des bassins de Charleroi et de ta Basse-Sambre était d'environ 60,000 ouvriers. Elle est notablement réduite par suite de la mobilisation en Belgique et dans les pays voisins, et de la rentrée dans leur foyer, depuis la suppression des communications, des ouvriers habitant les Flandres et le Brabant. La production annuelle variait entre 9 et 10 millions de tonnes et pouvait être en partie consommée sur place; le surplus était expédié dans les différentes régions du pays par voies ferrées et par eau ; une partie importante aussi était envoyée à l'exportation. De oes moyens d'écoulement, nous ne possédons plus rien. Nous n'avons plus à notre disposition ni chemins de fer, ni canaux, ni postes, ni télégraphe, ni téléphone, ni automobiles. Nous ne pouvons donc, dans les conditions actuelles, que difficilement maintenir la production, même réduite. En résumé, il est nécessaire que nous ayons : l'usage des voies d'eau, des raccordements de nos charbonnages à ces voies d'eau, des chemins de fei qui ne soient pas directement employés pour la guerre, et des moyens de continuer à nous alimenter par fer des bois nécessaires à l'exploitation. Jusqu'ici, nos charbonnages s'approvisionnaient dans les forêts de l'entre Sambre et Meuse par le chemin de fer de Vireux à Charleroi pour les diverses essences, et pour les résineux ils s'alimentaient dans la Campine et les pays étrangers. Il faudrait, en outre, assurer les approvisionnements nécessaires pour la fabrication des cordages et des câbles d'extraction. Chaque charbonnage pourrait, au besoin, indiquer aux autorités militaires ses desiderata en COMMUNIQUES OFFICIELS Communiqués des armées alliées Paris, 11 novembre (Communiqué officiel de 3 heures) .■ Entre Nieuport et la Lys, la bataille a été acharnée. Les Alliés ont en général maintenu leurs positions. Ils ont repris Lombartzyde et se sont avancés au delà de cette localité. Dans le courant de l'après-midi, les Allemands ont pris Dixmude, dont les Alliés tiennent cependant encore les quartiers extérieurs.Sur le reste du front, .aucun changement à signaler.*** Saint-Pétersbourg, il novembre (Communiqué de l'Etat-major de l'armée du Caucase) : Le feu de l'artillerie près de Kuprikeui a continué toute la journée de lundi. Des navires ennemis ont été remarqués en plusieurs endroits de la côte vers le nord. +4 Communiqués allemands Berlin 11 novembre matin (Grand Quartier Général) : Dans le secteur de l'Yser, nous avons fait des progrès. Dixmude a été prise d'assaut : plus de 500 prisonniers et 9 mitrailleuses sont tombés entre nos mains. Plus au Sud, nos troupes ont traversé le canal. A l'ouest de Langemark, nos régiments de jeunes soldats ont attaqué en chantant et pris d'assaut les premières lignes des positions anglaises : 2,000 hommes environ d'infanterie de ligne française ont été faits prisonniers et 6 mitrailleuses capturées. Au sud d'Ypres, nous avons délogé l'adversaire du village de Saint-Eloi, autour duquel on avait lutté avec acharnement pendant plusieurs jours. Nous y avons fait 1,000 prisonniers environ et pris 6 mitrailleuses. Malgré les contre-attaques violentes et répétées des Anglais, nous sommes restés maîtres des hauteurs dominant Armentières au nord. Au sud-ouest de Lille, nos attaques ont progressé. Les Français ont subi des pertes énormes en essayant de reprendlre les hauteurs dominantes au nord de Vienne-le-Château, sur la lisière de l'Ar-gonne. De même dans la forêt de l'Argonne, ainsi qu'au nord-est et au sud-est de Verdun, les attaques françaises ont été repoussées partout. Nous avons fait en tout 3,500 prisonniers. * * * Vienne, 11 novembre (Officiel) : Les opérations sur le théâtre de la guerre du Nord-Est se développent comme nous l'avions prévu. Dans les territoires du centre de la Galicie, volontairement abandonnés par nous, l'avant-garde russe a avancé, traversant la Wisloka inférieure par Rzes- •7 C\\Xt mcnn'à 1 n nloinn /-lo T 1 cO .-•/-> Dv^ami^l «<-4- /-I Amsterdam, 11 novembre : Les correspondants des journaux anglais annoncent unanimement qu'Ypres se trouve actuellement sous le feu de l'artillerie allemande. Le « Times » dit que l'artillerie lourde allemande a envoyé une grêle d'obus dans .la ville. On télégraphie au « Daily Chronicle » que les Allemands ont ouvert le feu sur Ypres avec leur mortier de 42 centimètres (?). L'« Echo de Paris » annonce de Dunkerque que les Allemands font les plus grands efforts pour trouer les positions des alliés près d'Ypres et d'a-vàncer par Hazebrouck sur Calais. Déjà, depuis deux jours, ils bombardent Ypres à une distance de 15 kilomètres, et de nouvelles troupes allemandes sont en marche vers Ypres par Liège, Diest et Ma-lines.* * * Tokio, 12 novembre : Un torpilleur japonais a sombré devant Kiao-Tchéou où il cherchait des mines. La plus grande partie de son équipage a été sauvée. * * * Berlin, 13 novembre • L'Amirauté anglaise annonce que la petite canonnière à torpilles anglaise Niger a "été coulée ce matin à la hauteur de Douvres par un sous-marin allemand. Tous lfas officiers et 37 hommes de l'équipage ont été sauvés. * * * Berlin, 13 novembre : Le rapport suivant du gouverneur de Tsing Tao est parvenu par l'entremise de l'ambassade japonaise à l'Empereur : La forteresse est tombée, après épuisement de tous les moyens de défense, par prise d'assaut et rupture par le milieu. Le fort et la ville ont été fortement ébranlés par le bombardement des gros canons, y compris ceux de 28 cen-mètres, et le bombardement simultané des navires par la mer. Les pertes ne peuvent pas être exactement évaluées, mais elles sont comme par miracle beaucoup moindres qu'on aurait pu le croire. * * * Constantinople, 13 novembre : La colonie allemande de Taebris, qui se trouvait sur le chemin de Téhéran, a été attaquée par des troupes russes qui l'ont capturée, hommes, femmes et enfants, pour les emmener en captivité en Russie. Du côté allemand l'on a tâché d'amener le gouvernement persan à libérer les prisonniers, mais la crainte que les Russes inspirent aux Persans a rendu ces démarches vaines. D'autre part, le secours demandé à l'émir de Sendjan arriva trop tard. Une protestation énergique contre l'enlèvement des femmes et des enfants, qui constitue une nouvelle transgression du droit des gens, a été présente au gouvernement persan et à l'ambassadeur américain de Téhéran. Le consul allemand et les archives du consulat ont été sauvés d'une attaque russe par l'intervention opportune de l'ambassade d'Amérique. nouveau encerclé. Dans la vallée du Stryj, l'enne- . _ mi a dû fuir sous le feu d'un train blindé et d'un Lliw a j°lil 8 S OO JOUR parti de cavalerie arrivé à l'improviste. II a subi de *** / Vienne, 18 novembre (Officiel du théâtre de la guerre du Sud) : Le matin du io novembre à la première heure, les hauteurs de Misar, au sud de Chabatz, ont été prises d'assaut après une lutte de quatre jours. L'aile droite ennemie a été écrasée et nous avons fait de nombreux prisonniers. L'ennemi a dû abandonner la ligne bien fortifiée Misar-Cer-Planina et battre en retraite. De fortes arrière-gardes ennemies exercèrent de nouveau une grande résistance dans des positions fortifiées plus en arrière. La marche en avant à l'est de Lozmitza-Kru-pagnj progresse facilement, malgré l'opiniâtre résistance des arrière-gardes. Les hauteurs à l'est de Jabloka sont déjà en notre possession. On estime approximativement à 4,300 le nombre des hommes faits prisonniers par nous dans les combats du 6 au 10 novembre. Nous avons pris à l'ennemi 16 mitrailleuses, 28 canons, dont un de gros calibre, I drapeau et plusieurs voitures de munitions. * * * Vienne, 13 novembre (Communiqué officiel du théâtre de la guerre Sud) .■ Hier, des combats continuels ont été livrés aux arrière-gardes de l'ennemi, nichées dans des positions fortifiées : la poursuite a continué ainsi sur tout le front. D'une manière générale, la ligne des hauteurs à l'Est de Osetschina-Nakutschani-Novo-selo sur la Save a été atteinte. L'ennemi est en retraite oomplète vers Kotscheljevo-Valjevo où,d'après les indications de nos aviateurs, plusieurs milliers de voitures du train empêchent toute communication. En dehors du butin de guerre dont il a été question hier, nous avons pris encore 4 canons, 4 voitures de munitions et des tentes. Nous avons fait de nombreux prisonniers, mais le nombre en est encore inconnu. * * # Constantinople, 13 novembre. (Officiel) : L'attaque contre l'armée russe, qui a commencé hier matin, a parfaitement réussi. Les Russes n'ont pu se maintenir dans leur deuxième ligne qu'un jour et demi à peine. D'après les nouvelles les plus récentes, l'ennemi a été forcé d'évacuer ses positions; il est en recul sur tout le front et poursuivi de tous côtés. Une proclamation du Sultan à l'armée déclare la guerre sainte à tous les musulmans. Dépêches diverses Paris, 10 novembre : En vertu d'un décret ayant effet rétroactif jusqu'au 1" novembre, il est créé dans les communes suburbaines du département de la Seine et dans trois communes du département de Seine-et-Oise, une garde bourgeoise ayant pour but de contribuer lu maintien de l'ordre. Les membres de cette garde seront recrutés parmi les citoyens de bonne constitution libérés du service militaire. Pour chaque jour de service, il leur sera payé 3 francs d'indemnité, Conformément à la Constitution, la Chambre du grand-duché de Luxembourg a ouvert sa session ordinaire le 10 novembre. Dans son discours du trône, la grande-duchesse fait ressortir que la neutralité du Grand-Duché a été violée. Le gouvernement a protesté a ce sujet auprès des puissances garantissant la neutralité du pays. D'après des nouvelles récemment arrivées à Hambourg, tous les prisonniers allemands internés jusqu'à present à Naïrbi, dans l'Est africain anglais, ont été transférés à l'ancien camp des Boers et à Aimobdnaiar dans les Indes. M. Risow, ambassadeur bulgare en Italie, a déclaré a un rédacteur du « Giornale d'Italia > que la Bulgarie resterait neutre aussi longtemps que son territoire et ses intérêts ne seraient pas violés. Elle ne désire nullement conquérir Andrinople ou Constantinople : en revanche, la possession de la Macédoine est pour elle une question vitale. Un accord avec la Serbie et la Grèce ne sera possible que si cet accord a trait à la Macédoine. Il serait facile à la Bulgarie de conclure une convention avec la Roumanie, surtout si eL était appuyée par l'Italie. Dans les cercles gouvernementaux bulgares, le bruit court que l'ancien ministre des affaires étrangères Ghe-nadiew serait chargé de la direction de l'ambassade bulgare à Vienne. Le parti socialiste italien a tenu hier soir une séance a Milan. On s'y est prononcé de nouveau pour le maintien de l'absolue neutralité de l'Italie. La Sobranié bulgare a adopté le projet de loi relatif à la prolongation du moratorium jusqu'au 7 février 1915. Les expéditions de charbon de l'Allemagne ver» la Belgique e la France, qui avaient été peu importantes en août, oût complètement cessé en septembre. Les relations entre la Chiné et le Japon sont en ce moment tort tendues. Les troupes japonaises qui ont occup4 la côte jusqu'à la ville de Tsinanfou et la zone sur le chemin de fer de Schantung, ont été attaquées pal- des bandes d'irréguliers chinois qui leur firent su-Dir de fortes pertes. Le gouvernement japonais aoeuse la Chine de payer la solde de oes bandes. Le 15e et le 19" régiments sont arrivés à Tokio pour combattre les irréguliers chinois. Dans cette lutte, les Japonais ont encore occupé des territoires neutres. La Chine a protesté contre cette nouvelle violation de sa neutralité : dans cette protestation elle dit qu'elle se réserve de recourir à une action décisive pour empêcher cette violation. Pour obvier au manque de laine provoqué par les mesures conservatrices de l'Angleterre et se rendre indépendante de Londres, la Chambre de commerce italo-argentine de Milan recherche les moyens pratiques de créer un marché de laine à Gênes. Un navire anglais était parti de Valparaiso pour aller rechercher les survivants du combat de Coronel. II est rentré au port sans avoir rien retrouvé des croiseurs disparus. On estime que les débris auront été emportés au loin par la tempête. Les vapeurs de la Croix Rouge, Valdivia et Chile, continuent les recherches. Le gouverneur général de l'Irlande annonce son dessein de poursuivre trois journaux d'opposition qui font de la propagande contre les enrôlements dans l'armée. Un journal turc, le « Taswir i Efkiar annonce que les autorités militaires ont réussi à saisir à Constanti-

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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