La dernière heure

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s.n. 1914, 03 Maart. La dernière heure. Geraadpleegd op 15 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/ns0ks6kt80/
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g»* 1 I4X BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'AGENCE HAVAS, 8, place des martyrs, 8 (1" étape) à Bruxelles. wsa———— wmw*r La Dernière Heure LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ ABONNEMENTS ] BRUXELLES ^sOVWCP-Fr. 1.00. . UN MOIS. . . • 3.00. . TROIS MOIS Fr. u g • 6.00. . SIX MOIS . . • 6*1 » 12.00. . UN AN • 16.01 Pour l'étrangor le prix do Bruxelle», le port f en plus. Il n'existe pa« d'abonnement mentnel. — Pour Bruxelles Indiquer, en a'abonnant, si I l'on désire recevoir l'édition dn soir ou celle du f U ch.ne de. abonné. >■—H—»PBWBCT—;gancn—i n«r« anc*.~;axEB> N* 62 NEUVIÈME ANNÉE MARDI 3 MARS 1914 CINQ CENTIMES Ce Qu'ils deviennent i Les succès que continue à remporter Sarah Bernhardt dans les rôles d'ingénue, étonnent de plus en plus, à mesure que la tragédienne voit s'appesantir sur elle — et pour ainsi dire sans qu'il n'y paraisse — le poids des ans. Mais tandis que l'on admire une septuagénaire qui joue VAiçjlon en travesti, songe-t-on parfois à ce que sont devenus ces vieux cabotins, rois et reines du théâtre, majestés fragiles qui, après avoir connu la griserie des ovations interminables, après avoir vécu d'une vie factice, au milieu de décors enchanteurs, s'en sont allés prendre leur retraite? Beaucoup d'entre eux ne le rappellent-ils pas la toujours véridique histoire de la Cigale de La Fontaine?Après avoir chanté combien d'années, prodigué, sur la scène, des fortunes imaginaires, ils se sont aperçus, un jour, que les infirmités arrivaient et qu'il était temps de quitter les planches, avec beaucoup de regrets souvent, avec peu d'argent plus souvent encore. Car l'acteur, fréquemment, est imprévoyant; il dépense follement dans la vie comme sur la scène. Les exemples abondent : le plus typique est peut-être celui de Ro-sambeau, une des gloires de l'O-déon, et qui mourut dans la misère. Le soir il disait à ses enfants : « Ceux qui ne mangeront pas auront un sou! » Les trois bambins, attirés par la piécette acceptaient, se couchaient à jeun et se réveillaient affamés. Alors Rosambeau leur déclarait : « Que ceux qui veulent manger donnent un sou! » Et il gagnait ainsi un repas sur deux! On raconte aussi que Frédéric Lemaitre, devant s'écrier, sur la scène : « Le voilà le convoi>du pauvre », se prit à sangloter en donnant la réplique. Le matin même on avait saisi ses meubles pour les vendre publiquement aux enchères.Heureusement, tous les acteurs ne finissent pas leurs jours misérablement. En France, a été fondée l'OEuvre des Trente ans de théâtrp qui a pour but, grâce aux représen? tations données çà et "là, dans lé's faubourgs, par une troupe d'artistes aajtncioîfA",- dc.k"\Cnir'en«Uûile à tous1 tes acteurs nécessiteux, qui, pendant trois décades, ont abordé les leux de la rampe. Mais il y a mieux : il y a la Maison des comédiens qui fut construite, il y a quelques années, grâce aux diligences de Coquelin aîné. C'est une bâtisse avenante, blottie dans la verdure de la campagne, à Pont-aux-Dames, à quelques kilomètres de Paris. La façade de cette maison, qui évoque le rideau d'une scène parisienne, porte cette inscription de suprême défi : « Sourire quand même à la vie! » C'est là que vivent une soixantaine d'artistes, hommes et femmes; chacun dans sa chambre riante, claire et confortable passe des heures tranquilles. Réfectoires, salons, bibliothèques, salles de billards sont pièces eommunes où se retrouvent et où revivent les amitiés anciennes. Ex-premiers, ténors à la voix devenue chevrotante, étoiles d'autrefois se redisent des souvenirs du beau temps de jadis, des histoires, des succès. Parfois même, une tardive idylle met une éclaircie dans cette fin d'existence; ainsi Luguet s'était amouraché d'un bas-bleu de son âge, M"* Bosquet, à la maison de retraite de Gogliani, où l'on pouvait voir, sous les allées ombreuses du jardin, les deux vieux amants se déclamer des vers, se faire des confidences et même aussi se donner la becquée d'amour! La Maisôn des comédiens, tout comme l'institution de retraite que fonda à Auteuil, le maître italien Rossini, n'a pas que des chambret-tes claires encombrées des photos et des hommages d'autrefois; elle a aussi son théâtre où les jeunes gloires parisiennes viennent se laire applaudir des anciennes. Et c'est ainsi, jusqu'au dernier jour, la vie au pays de l'Illusion. La fondation Coquelin ne fut pas la première, mais elle est, sans contredit, la plus modern-style. Ce fut une idée heureuse que celle d'épargner aux rois et aux reines du théâtre, la retraite solitaire et souvent misérable. Les comédiens d'aujourd'hui peuvent, en effet, en versant pendant quelques années une partie de leurs appointements dans la caisse commune se réserver une douce vieillesse, quittes à dépenser follement encore, durant les années suivantes. Un léger effort suffit pour s'assurer la paix dans le calme et riant chalet de Pont-aux-Dames? Mais n'est-il pas pénible de savoir que le fondateur de cette maison de retraite y eut une fin vraiment lamentable? Coquelin, le grand Coquelin, qui fut en son temps l'une des plus pures gloires de la scène y passa, en effet, le" dernières années de sa vie, errant et divaguant au gré de sa folie, jusqu'au jour où la mort l'emporta. R. H, A LA MÉMOIRE D'UNE TRAGÉDIENNE UN MONUMENT A LA RISTOR L'Italie s'apprête à commémorer un< de ses tragédiennes les plus illustres la Ristori, qui, comme aujourd'hui h Duse, fut l'objet de l'admiration di monde entier. C'est dans sa, ville natale, Cividale près d'Udine, dans le Frioul, que v; s'élever ce mémorial, œuvre du sculp teur romain Antonio Maraini. Ainsi qu'on en peut juger par notr< gravure, le monument prêtera certes i discussions. Il "se compose de deux co ! ; * ' ' • - « m "i iii "i 't—"h1i » LE MEMORIAL lonnes, ou plutôt de deux piliers, sui montés ehacun d'un masque antique, e entre lesquels se dresse la statue. * On sait qu'Adélaïde Ristori naquit ei 1822. Son père ayant obtenu, pour ell un engagement çn qualité de prima don na dans la troupe Sarda, dont il était 1< régisseur, $lle fit i«es .débuts en 1838. Elle entra ensuite .dans 1$ troupe & >1 a se lierna foxvié? ' de JfiÛÙ* j-iouibe auenesse dé Farine. Trois an plus tara/ elle revint à la troupe Sarda où elle resta jusqu'en 1855. C'est à partir de cette date que com mencèrent ses pérégrinations artisti queSi Elle parcourut la France, l'Angleterre la Belgique et l'Allemagne. Le dernier de ses voyages fut celu qu'elle fit dans l'Amérique septentrio nale en 1884-1885. Partout où elle passa, la Ristori reçu l'accueil le plus enthousiaste, et soi no;n figure parmi les plus célèbres di XIXe siècle. Les Agences de location Un intéressant litige On sait qu'il existe dans presque ton tes les villes un peu importantes, de: agences qui, moyennant une certain* commission, s'occupent, pour compta des propriétaires, de la vente et de h location des immeubles. Le. contrat, en tre l'office et les intéressés, stipule qu< cette commission est même due si h vente ou la location ont eu lieu sans l'intervention de l'office, et égalemeni au cas où la convention serait résilié* par le propriétaire. > Forte de cette clause, une société qu: s'occupe de ce genre d'opérations, récla^ mait, devant le tribunal civil, à M. X... le paiement d'une certaine somme, qu* celui-ci refusait de lui payer, pour k motif qu'il avait vendu son immeuble sans intermédiaire, et que, de plus, avant de le céder, il avait résilié soe contrat. Les juges, par une récente décision, viennent de débouter, avec dépens, les demandeurs de leur action, pour le motif qu'il est inadmissible qu'un convention résiliée entre parties continue è produire ses effets, et que, dès lors, il serait contraire à la raison et à l'équité de faire profiter le demandeur d'un résultat auquel la convention litigieuse est demeurée complètement étrangère. Que, dans l'espèce, la commission ne pourrait être due que s'il était établi que c'est à la suite de la lecture des listes et bulletins du demandeur qu'ont été entamés les pourparlers ayant abouti à l'achat de l'immeuble, et que, sur ce point, il n'y a pas lieu d'ordonner l'enquête réclamée, les faits cités n'étant ni relevants ni pertinents. LA CONQUÊTE DE L'AIR LE LIEUTENANT PORTE qui projette la traversée de l'Atlantique tn hydro-aéroplan* L'ENQUÊTE SUR LE NOUVEAU DRAME , D'IXELLES > Nous avons rapporté hier le terrible : drame qui s'est déroulé dimanche soir i au n* 80 de la chaussée d'Ixelles. i L'enquête administrative à laquelle a procédé M. l'officier de police Paul, a , établi que c'est à la suite d'une crise de l jalousie que Mme Verbeelen a tué son - mari et s'est ensuite donné la mort. Les époux Verbeelen habitaient, pré-; cédemment, un petit appartement, au l second étage, rue de la Fourche, 25. Le mari possédait un camion et deux chevaux, et s'occupait de camionnage pour son compte. Il y a peu de temps, soit que ses affaires périclitassent ou pour tout autre raison, Verbeelen vendit son attelage. Il avait, paraît-il, l'intention de partir au Congo. Le ménage, qui habitait rue de la Fourche, depuis le mois de mai dernier, quitta cet appartement le 14 février dernier, pour aller s'installer chaussée d'Ixelles. Les renseignements fournis par ses anciens locataires principaux expliquent aisément les mobiles du drame. Bien que Verbeelen parût être un homme doux, calme et de bonne conduite, sa femme lui faisait fréquemment des scènes de jalousie terribles et, sem-ble-t-il, injustes. Rue de la Fourche, c'était des disputes continuelles, et on incline à croire que Mme Verbeelen devait être atteinte de neurasthénie aiguë, rendant son caractère irascible et soupçonneux. C'est, sans doute, au cours d'une nouvelle crise de jalousie, que la malheureuse a commis son crime. C'est au moment où son mari procédait à sa toilette, devant le lavabo, vraisemblablement avec l'intention de sortir pour faire un tour au carnaval, que sa femme s'est glissée derrière lui et lui a tiré, derrière l'oreille, le coup de feu qui devait le tuer. Depuis qu'il habitait chaussée d'Ixelles, Verbeelen ne travaillait plus. On p'a trouvé chez lui qu'une somme de dix francs. Tempête meurtrière aux États-Unis New-York, lundi. — Un violent orage a, éclaté sur la région comprise entre Pit-tfcburg, Buffalo et le Maine oriental, interrompant les voies ferrées, les télégraphes et les téléphones. De nombreux navires sont en détresse. Plusieurs se sont échoués sur la côte. La neige est tombée en abondance sur * New-York. Une couche de 50 centimètres t rècouvre les voies. Quatre personnes ont péri aux envi-1 rons de la ville. — Reuter. • ; Un Cocher mal arrangé par des Lundi, vers 3 heures du matin, une - violente bagarre s'est produite rue du - Bastion, à Ixelles, entre une vingtaine de masqués et des passants. Lorsque , les agents accoururent au bruit de la bataille, un des antagonistes, M. C..., i cocher de place, sur lequel les masques - étaient tombés à bras raccourcis, était ruisselant de sang. ^ Les policiers ont conduit toute la l bande au commissariat central, où une i instruction a été ouverte. Chez les collectivistes français Paris, lundi. — L* déclaration-programme du parti ouvrier soumise aux congressistes, affirme l'impossibilité pratique de collaborer avec les classes capitalistes pour hâter la suppression des i classes. Elle met, en conséquence, les socialistes dits « indépendants » ou « uni-i fiés » qu'elle appelle des socialistes de surface, sur le même pied que les partis bourgeois dont ils ont conquis la con-, fiance. La déclaration ajoute : Qu'il s'agisse d'action économique ou d'actif>n politi-i que, les candidats du parti ouvrier, en : assemblée délibérante, devront strictement défendre et intégralement le programme révolutionnaire du parti et ne pourront, en aucun cas, abandonner la bataille en faveur des candidats d'un autre parti. La déclaration repousse formellement la politique dite du bloc. Elle dénonce les trahisons du parti radical qui, dit-elle, a mérité l'exécration de tous les socialistes et de tous les travailleurs.— Havas. Le congrès du parti ouvrier a adopté cette déclaration-programme. — Havas. A la Commission de l'enseignement moyen Dans sa dernière réunion, la commission a repousé le système unitaire; elle n'a pas voulu d'une seule section d'humanités, mais s'est prononcée en faveur des trois sections : humanités modernes, latines et greco-latines de culture générale.D'autre part, elle a, par 28 voix contre 3 et 6 abstentions, décidé, comme le pro- F osait M. Klompers, directeur-général de enseignement moyen, d'organiser des humanités modernes de culture générale à côté des humanités anciennes. Elle a décidé aussi que, dans les humanités anciennes, il y aurait deux divisions de culture générale : l'une greco-latine, l'autre latine sans intervention du grec. Enfin, la commission a adopté en principe l'institution d'une rhétorique supérieure.La Grève de Valence est finie Madrid, lundi. — Des nouvelles officielles de Valence, confirmées par .le ministère de l'Intérieur, annoncent que la grève a pris fin à la suite d'un accord intervenu entre la municipalité et les contribuables. Tous les établissements ont rouvert leurs portes. — Havas. Î UNE PAGE DE PLUS POUR LE FOOTBALL EN SORTANT DU BAL • UNE JEUNE FILLE SE JETTE A L'EAU 3 Lraor, lundi, r- Hier soir, une jeune p fille de Bre^oui, Jeanne Bettens, âgée de 19 ans, s'était rendue au bal masqué 1 de la salle de 'la, R nommée avec sa mè-i re et sa belle-Kuur. Elle devait y retrou-3 ver son amoureux. Oswald Geubels, 23 1 ans, demeurant , comme elle cour Neuville, à •Bressoux; Le jeune hoinî^e' qui devait se rendre 1 au bal à 8 heures, n'y fut qu'à 10, d'où querelle entre le$ amoureux. On bouda ç ferme et à la sortie, vers 4 heures du ma-s tin, Geubels-.n'accompagna pas Jeanne. Comme la jeuneJille et ses deux com-j pagnes arrivaiénËIfcles du pont de Bres-t soux jeté sur l'Oufi K , Jeanne lâcha tout à coup le bras-dej.1®» mère en s'écriant : « Maintenant au » ; elle s'enfuit 1 le long du quai du Barbou. Un ouvrier accourut aux cris vie la mère, vit la jeu-' ne fille se jete$:1^J'éaii et disparaître. e On a en vain sttfido la rivière. : LORD MINTO c Ancien Gouverneur général de l'Inde Anglaise dont nous avons annoncé la mort. s LIQUIDATIF TARDIVE :• ——— • Sofi\, lufidi. — On annonce que les autorités c^e Salon jiie ont remis, hier, en liberté, 47 Bulg r«s, dont un pTêtre, ; qiû p.! ;• ._ \ .ciiiij à la prison des Co- \ Encore uii grave accident de tram s Dimanche soir, M. Pierre B..., âgé de i 65 ans, demeurant rue Vander Kinde-, ren, à Uccle, avait pris place sur la s plateforme d'avant d'une des voitures t remorquées du tram venant de la Pe- tite-Espinette vers Bruxelles, i Chaussée de Waterloo, à hauteur de 3 € Ma Campagne », voulant descendre avant l'arrêt complet, M. B... a fait une chute si grave, qu'il s'est fracturé la jambe droite et blessé à la tête. , Il a été transporté, sans connaissance, dans une pharmacie voisine, où il a reçu les premiers soins. Il a été con-. duit à l'hôpital de St-Gilles. r Son état inspire de sérieuses inquié-. tudes. POURQUOI ABANDONNER LE CARTEL? L'ORIGINE DE LA FAUTE DISCOURS IMPRÉVOYANT UNE BONNE DÉCISION I On discute, un peu partout, Fo; '{i portunité de îa conclusion du ca fjhjn tel. Mais ces discussions n'on * apparemment, pour beaucoup c gens, qu'un intérêt théorique. On le di cute pour l'enterrer. A quoi bon, e effet? On ne fait oolnt le cartel toi seul, et l'on sait qu'au lendemain c l'élection du 2 juin, certains collect vistes tranchaient la question dans leu: discours. Ils n'admettaient que le cart triomphant. Le cartel^ battu, ces me sieurs se drapaient djyjs'îéax autonomi leur indépendance, "ferir intransigeam collectiviste, que la, veille ils affirmaiei pourtant n'avoir jamais abandonnée. *<î\N3i qu'il en soi.t, cette attitude maj quait totalement d'élégance vis-à-vis di alliés; elle était, au. surplus, dépourvi de tout sens politique. Parce que le ca tel n'a pas remporté la victoire en 191 y a-t-il quelque chose de changé aux ci constances spéciales qui imposaiei cette tactique à la sagesse de l'oppos tion? Pas le moins du monde. La 1 électorale est toujours la même, le dai ger de multiplier les déchets de voi persiste comme avant. II n'y a qu'une chose qui s'est mod fiée, c'est l'état d'esprit de certains po] ticiens. Du moment qu'on n'a pas renvers les cléricaux grâce au cartel, certaii collectivistes trouvent plus simple i d'un rapport plus immédiat de se s parer des libéraux et de tâcher d'émie ter ceux-ci à leur profit. A défaut d pouvoir, on se contenterait de quelqui mandats, car les collectivistes n'ont pi l'espoir de triompher, à eux seuls, d< cléricaux. Malheureusement, pour roc pre le cartel, il faut aller à l'encont: de l'opinion, non seulement des libérai: avancés, que les collectivistes rêvei d'attirer à eux, mais aussi de tous L esprits réalistes de leur propre part qui savent fort bien que c*fest seulemei par l'union qu'on triomphera de l'adve saire clérical. Dans ces conditions, les Machiav •mr?înc'-f^s *n*»s»ère° Us T^n sent, par exemple, comme à CKallTerc de reprendre les pourparlers avec l'A sociation libérale, tout en déclarai d'avance qu'ils préfèrent la lutte sép rée. Nous comprenons- fort bien que nt amis de Charlerôi ne se sont pas moi très disposés à dire « amen » à ce « I profundis ». Ils ont voté le cartel et i ont eu parfaitement raison. Les Elections au Brésil riorde-Janeiro, dimanche. — Les op< rations des élections présidentielles oi commencé. Les candidats sont M1V Wenceslas Braz pour la présidence < Urbanos Santos pour la vice-présidenc Us n'ont pas de concurrents.— Hava LE HASGHIGH, LE CUBISME ET LE FUTURISME La "Chasse au Cerf", tableau futuriste du peintre hongrois Fesoj-Ztreblo Qui s'en serait douté? Le cubisme et des frissons; ensuite des bouffées de le futurisme, dont on continue volon- chaud et de froid lui montent à la tête; tiers à se gausser, ne seraient, tout sim- alors il éprouve un bien-être général qui plement, qu'une manifestation résultant dure un certain temps. Dès que cette des intoxications du haschich. excitation atteint la moëlle épinière. ce _ C'est ce qu'affirme, dans un article in- bien-être est remplacé par une agitation titulé « Les Toxicomanes », le Dr J. Lau- extraordinaire, par un besoin irrésisti- monier : ble de mouvement. Puis viennent le rire « Quant au haschich — dit-il — s'il convulsif et les larmes. » procure au début un rire inextinguible Les notions de temps et d'espace sont » d'idiot,il ne donne, à la fin,qu'une sen- bouleversées : les minutes paraissent » sation angoissante de folie, par la dé- des siècles; les centimètres des kilomè- » formation de la vision des objets. C'est très. » même à cette propriété déformante En Orient — dit Richet — le haschich » que l'on attribue le cubisme, apparu est d'un usage général. On le fume dans » à la suite d'une réimportation de l'u- de grandes pipes qui passent à la ronde. » sage du haschich dans certains mi- Lorsque, au Caire ou à Damas, on entre » lieux artistes. » dans certains .cafés arabes, on sent cette Voilà qui ne manquera pas d'intéres- odeur pénétrante qui prend à la gorge et ser les amateurs de peinture nouvelle, enivre doucement, même ceux qui ne et les incitera peut-être à essayer de de- fument pas. Les choses extérieures venir cubistes, ce qui, on le voit, n'est prennent des aspects fantastiques. Aux nullement compliqué. murs sont figurées grossièrement des Le haschich provient du chanvre in- formes bizarres, bleues ou rouges, des dien. Les Orientaux font sécher les feuil- chameaux ou des bonshommes grotes- les de ce végétal et les fument sous for- ques, ou même simplement des lignes, me de cigarettes ou dans des pipes. L'ex- des carrés, des triangles entrecroisés, trait de cette plante est mêlé à des aro- Pour les fumeurs, ces dessins rudimen- mates divers, à des huiles végétales, à taires éveillent des illusions délicieuses, une certaine quantité de beurre et forïne Le haschich n'était guère connu une sorte de confiture détestable qu'on que sur la côte syrienne et dans la Bas- prend comme apéritif; c'est le dawamesc. se-Egypte; mais si l'on en juge par le Celui qui absorbe du haschich ressent nombre déjà respectable des cubistes d'abord des chatouillements dans la nu- européens, il doit avoir passé la Médi- flue, dans le dos et dans les jambes, puit terrané«. Les Etats-Unis et les désordres mexicains LA GARDE DE LA FRONTIÈRE \VAsHiNGTOK,dimanche.—On télégraphie i d'El Paso, q'ue le voyage à Chihuaha , de la commission qui devait faire une enquête sur les circonstances de la mort de M. Benton, a été subitement ajourné ou abandonné, presque au moment où les membres de la commission devaient prendre place dans le train. Le départ de. la commission a été ajourné jusqu'à ce qu'on se soit mi» d'accord avec le général Carranza. Celui-ci a, en effet, déclaré que l'affaire devait être réglée avec lui par la Grande-Bretagne et non par les Etats-Unis, ce qui a suscité une nouvelle complication. Le président Wiîson «t M. Bryan ont eu, hier, une longue conférence au sujet du Mexique. — Reuter. LES DROITS DE LA CRITIQUE Un Procès de Théâtre : devant le tribunal de Bruxelles Dans un article paru dans son numé- • ro du 26 novembre dernier, parlant de la représentation au théâtre de la Monnaie, dans un article non signé et inti- 1 tulé « le Théâtre aux Juifs », un journal 1 bruxellois, après avoir dit « qu'en Bel-i gique et aussi à Bruxelles, les juifs occupent le théâtre et que la Monnaie avait luxueusement monté la « Venise » : de Gunsbourg, composition pitoyable, ajoutait que, d'après une personne bien i placée, l'auteur de l'œuvre se serait ar-i rangé pour acheter, chaque soir de représentation de sa pièce, un grand nombre ' de billets, à concurrence de plusieurs 1 milliers de francs. Les directeurs de la Monnaie, MM. Kufferath et Guidé, s'émurent de ces appréciations et, par exploit du 28 no-vembr\ assignèrent ce journal en paie-, • .- -VKlflWV fnsme* , in*erêt$§ sans préjudice de nombreuses insertions de la décision à intervenir: « Attendu, dit notamment la citation, ' que la vogue des premières représenta-■ tions, qui avaient t'ait salle comble, ce ; qui avait été constaté dans la presse, était le meilleur garant des représentations ultérieures: » Qu'en publiant le dit article, où il est allégué notamment, et faussement .au surplus, que cette vogue serait truquée et fictive, comme en soulevant, contre cette œuvre, sans couleur religieuse, et contre le théâtre de la Monnaie en général, un antisémitisme hostile, le journal a eu pour but et en tout cas pour effet certain, d'entraver le suc-1 cès des représentations de « Venise » et de nuire à celui de l'exploitation en général du théâtre de la Monnaie; » Attendu que cette attitude du journal est d'autant plus injuste que MM. Kufferath et Guidé montent constamment, au théâtre, avec au moins le même luxe et les mêmes soins qu'ils ont apportés à la représentation de « Venise », les œuvres des auteurs catholiques, voire même des œuvres d'inspiration essentiellement chrétienne; » Que ces attaques, qui causent aux directeurs du théâtre de la Monnaie un préjudice considérable, excèdent à toute évidence les droits de la critique, etc., etc... » C'est ainsi que la cause se présentait, hier matin, devant la deuxième chambre du Tribunal civil. Nous ferons connaître le jugement qui sera rendu. LES CHEMINS DE FER TURCS ET LES ANGLAIS Constantinople, dimanche. — On manque de précisions au sujet de la concession demandée par la compagnie anglaise du chemin de fer Smyrne à Aïdin. On assure de bonne source que la compagnie a demandé aussi la concession de la construction d'un embranchement vers Adalia, qui serait presque identique à la ligne poursuivie par le groupe italien En outre, les Anglais demandent, dit-on, de jouir du droit de navigation sur le lac Beychehiri. — Havas. Une fortune jetée aux immondices On se rappelle que dans la nuit du 8 au 9 octobre dernier, l'étude du notaire Velge. à Lennick-St-Quentin reçut la visite d'audacieux cambrioleurs. Le coffre-fort fut fracturé et des liasses de titres représentant une valeur d'une centaine de mille francs furent volées. Il y a une quinzaine de jours, sur le territoire d'Anderlecht, au bord de la route allant vers Lennick, une partie considérable de valeurs fut retrouvée dans un champ. L'enquête faite à ce propos a établi que les précieux papiers devaient se trouver là depuis plusieurs mois. Us y avaient été jetés, croit-on, par un charretier conduisant un véhicule attelé d'un cheval. . Les titres se trouvaient parmi des terres de déblai et des immondices. Depuis lors la pluie et les intempéries les ont souillés et détériorés, le vent en a dispersé des fragments. Un paysan prétend même qu'en labourant son champ, il a remarqué de ces papiers et que son attention n'ayant pas été attirée sur leur valeur, il a retourné sa terre et enfoui les titres sous les mottes. M. le juge d'instruction Delandtsheer s'est rendu, aujourd'hui après-midi, à Anderlecht, pour diriger des fouilies dans l'espoir de retrouver une partie des valeurs disparues. LA LOI SCOLAIRE ET LA COMMISSION DB SÉNAT La Commission des Sciences et .des Arts du Sénat s'est réunie, lundi, sous la présidence du baron Descamps, pour discuter les articles de la loi scolaire. Dans sa séance du matin, la Commission a examiné les cinq premiers articles.Différentes questions ont été posées par l'opposition, notamment en ce qui concerne les mesures que compte prendre le gouvernement pour assurer la liberté du père de famille. Les membres de la droite se sont abstenus de répondre. Un amendement proposé par M. Max Hallèt et stipulant que « lesx enfants qui n'entrent à l'école qu'à 7 ans doivent y rester jusque 14 ans », a été combattu par M. Orban de Xivry. Celui-ci a prétendu « qu'il ne voyait aucune nécessité de,-cnanger la loi ». # AL>,jhUéchet, rapporteur, a déclaré ' ' ■- — £ï amendements de la gauche, afin qii« s loi scolaire ne soit pas renvoyée dev&lïv la Chambre. La Commission a décidé de siéger tou# les après-midi, jusqu'à examen complet des articles. A la séance de l'après-midi, MM. Cop» pieters, Vinckx, Speyer et Lekeu y ont critiqué les dispositions qui autorise les jeunes gens âgés de 13 ans et munis d'un certificat d'études primaires, -à ne plus poursuivre leurs études. Les orateurs se sont efforcés de démontrer que cette disposition constituait un sabotage de la loi. La Commission a ensuite examiné les articles 6 et 7 relatifs aux travaux saisonniers.Ces articles ont été votés. Cependant, un des membres de la droite, le marquis de Beauffort, s'est abstenu à tous les votes. Un incident est survenu à l'issue d« la séance : les droitiers voulant siéger après 5 heures, MM. Wiener et Hou-zeau de Lehaie s'y opposèrent vivement. Dans un mouvement de juvénile combativité, malgré son grand âge, M. Hou-zeau alla même jusqu'à briser un encrier.Finalement il fut décidé que les séances ultérieures auraient lieu de 2 à 5 heures, le samedi excepté. La commission abordera donc aujourd'hui l'article 8 de la loi. UN MAGASIN CAMBRIOLÉ Dimanche soir, à l'occasion du carnaval, M. et Mme Xiquis, des Espagnols, qui tiennent un magasin de solde rue Wauthier, à Laeken, étaient sortis. En rentrant vers minuit et demi, ils ont constaté que, pendant leur absence, leur magasin avait été mis à sac. Différents meubles du rez-de-chaussée avaient, été fracturés et une quantité de marchandises avaient été volées. Le tiroir du comptoir avait été forcé et une somme assez importante avait disparu. Les malfaiteurs s'étaient introduits dans la maison en brisant la vitrine, qu'ils avaient, au préalable, enduite dm savon mou. La police recherche activement les auteurs de cet audacieux cambriolage. APRÈS SA VERNE Le nouveau gouvernement d'Alsace-Lorraine Le baron Jean-Charles de Stein, qui vient d'être nommé deuxièmt «ous-secrétaire d'Etat,

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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