La dernière heure

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s.n. 1914, 12 Maart. La dernière heure. Geraadpleegd op 15 juni 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/h707w68t63/
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BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi lies annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'AG-SNCS KAVAS, 8, place de» Martyrs, 8 (1« étagre) à Bruxelles. 1wmii.ii.— in La Dernière Heure LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ N* 71 NEUVIÈME ANNÉE JEUDI 12 MARS 1914 CINQ CENTIMES ABONNEMENTS BRUXELLES FBOVDtCS Fr. 1.00. . UN MOIS. . . » 3.00. TROIS MOIS Fr. 4.00 • 6.00. . SIX MOIS . . m 8.00 » 12.00. . UN AN. . . . • 16.00 Pour l'étranger !e prix de Braxellea, le port en plu*. Il n'existe pas d'abonnement mentaeL — Pour Bruxelles indiquer, en s'abonnant, si l'on désire recevoir «l'édition du soir ou celle du matin. — Les frais de recouvrement «ont à la charge des abonnés. ■ ' ' - - » LES ÉPIROTES Les pays balkaniques sont décidément féconds en imprévus de toutes sortes. On les croyait pacifiés pour quelques années au moins, on se figurait que désormais tout allait être pour le mieux dans la meilleure des Albanie, lorsque surgissent brusquement, au moment où on les attendait le moins, les Epirotes. Ceux-ci, dit-on,auraient voulu être Grecs et non point Albanais et désireraient, actuellement, obtenir l'hégémonie; d'où leur révolte. Mais que sont bien, en réalité, ces Epirotes qui, durant les derniers événements, avaient surtout brillé par leur silence? Peu d'entre nous ont l'habitude de revoir leur géographie ou de relire leur histoire en déjeunant; aussi notre ignorance, ou, tout au moins, nos oublis en ce qui concerne l'Epire, sont-ils fort excusables après une époque où notre attention fut requise par les exploits de tribus plus turbulentes. " Le nom de l'Epire, qui correspond actuellement à l'Albanie méridionale, signifiait « le continent» par opposition avec les îles Ioniennes. Cependant, dans l'appellation usuelle, Epire désigna la contrée située au nord de l'ancienne Grèce. Cette contrée, très montagneuse, ne fut jamais un pays agricole. Les pâturages y dominèrent toujours. Les chevaux, les bœufs, les moutons de l'Epire étaient réputés. L'Epire comptait peu de cités dignes de ce nom. La population vivait dans les villages. Ce pays n'eut réellement des villes que lorsque le roi des Molosses, cette race qui possédait ces chiens célèbres auxquels elle donna, d'ailleurs, son nom, envahit la contrée et chercha à y introduire la civilisation hellénique.La configuration de l'Epire explique son histoire. Il était séparé de la Thessalie et de la Macédoine par de hautes montagnes et ne confinait qu'aux régions presque barbares de la Grèce. Mais, du côté de la mer, des chaînes parallèles à la côte barraient la route. L'intérieur était découpé par les montagnes dont les plus hautes dépassaient 1,500 mètres en un grand nombre de vallées et de cantons isolés les uns des autres. La seule j3!ej_a£_éJçMiU£iéJ.a.i! CfiUe.yje -IpaïUv nina qui "dupait le centre de l'Epire. Tout le pays était coupé de forêts de hêtres, de chênes, etc., entrecoupant les pâturages. Chaque vallée formait une sorte de principauté analogue aux clans des Highlands d'Ecosse. Beaucoup d'historiens considèrent que l'Epire peut être regardé comme le berceau des premiers Grecs. L'oracle de Dodone, cette ancienne ville de l'Epire qui possédait un temple de Jupiter près d'une forêt de chênes, fut toujours considéré par les Grecs comme le plus ancien sanctuaire de leur race. La région voisine, qualifiée d'Hellopie, paraît avoir été la plus ancienne résidence connue des tribus helléniques. Le nom d'Hellènes parait ne s'être appliqué d'abord qu'à ces peuplades auxquelles appartenait Achille, le héros de 1' « Iliade »; elles auraient ensuite émigré au pied de l'Olympe, puis du Parnasse et de là sur la péninsule. Les tribus mythiques des Pélasges auraient été les habitants primitifs de l'Epire et peut-être les ancêtres communs des Grecs et des Epirotes. Le philosophe Aristote dit que ie nom de Grecs qui fut appliqué concurremment avec celui d'Hellènes appartenait primitivement aux gens de Dodone. A l'époque historique, les tribus épirotes étaient indépendantes les unes des autres. Les chefs étaient élus parmi les membres d'une famille noble. Cette coutume subsista quand la race des Molosses étendit sa domination sur tout le pays. Le prince de ces Molosses, Admè-le, était un simple chef de clan. Son petit-fils, Tharyps, fut élevé à Athènes et introduisit la civilisation grecque dans son pays. La puissance de la royauté molosse s'accrut progressivement. Elle voulut dès lors se créer une généalogie et se rattacha au fils du héros célèbre Achille, qui aurait, après la fameuse guerre de Troie, régné en Epire. C'est de ces premiers princes que descend Pyrrhus, le grand roi d'Epire qui, par son rôle important, appartient à l'histoire générale.A la mort de son dernier descendant, les Epirotes se mirent en république, jusqu'au moment où ils subirent la domination romaine. L'Epire avait été probablement repeuplée, en partie, par les Illy-riens et ainsi se forma la popula-Sion des Albanais. L'Epire, d'abord rattaché à la province de Macédoine, fut détaché et érigé en province spéciale gouvernée par un procurateur. Au IV* siècle, on forma de l'IUyrie méridionale une çeconde province du même nom aux dépens de la province de Macédoine.C'est, sans doute, en raison de ieur origine et de leurs affinités helléniques, que les Epirotes manifestèrent le désir de voir leur pays réuni à la Grèce. R. Bovet. A la Chambre Française La politique extérieure Paris, mercredi. — La Chambre continue la discussion du budget des affaires étrangères. Répondant à M. Georges Leygues sur la nécessité de maintenir l'influenoe française en Orient, M. Doumergue dit que le gouvernement veut maintenir et développer cette influence par « la revendication de nos droits, par la force que nous donnent ces droits, par l'enseignement et par la connaissance plus étendue de notre culture. Le gouvernement ne fait aucune différence entre les missions diverses qui répandent la culture française. Il les soutient de son autorité et par les crédits votés par les Chambres. » M. Doumergue montre les efforts faits pour développer l'enseignement dans le Levant, notamment l'enseignement technique en Syrie, afin d'arrêter l'émigration de la population dans un pays où elle a toujours été et restera protégée par la France. M. Marin, rapporteur, signale que la loi de séparation offre au gouvernement le moyen de permettre le recrutement du personnel des missions religieuses françaises en Orient, en autorisant par simple décret les congrégations à créer des noviciats pour les œuvres françaises à l'étranger. M. Bienaimé trouve excessifs les frais réclamés par les arbitres désignés par le tribunal de La Haye. M. Marin, rapporteur, convient de l'exactitude de ce dernier point. Les frais empêchent certain.es nations de se faire représenter devant le tribunal. La discussion générale est close. M. Lefevre du Prev raconte un incident dont M. Dilion-Cornet, colon français dans un îlot hollandais voisin de Singapour, aurait été victime. Le gouvernement français a protesté, le 17 décembre 1913, auprès du gouvernement néerlandais contre la conduite des autorités locales, qui ont refusé de mettre en liberté provisoire M. Dillon-Cornet, arrêté pour avoir molesté, ce qui est très contestable, un indigène. M. Doumergue dit que le gouvernement, saisi de l'incident, a énergique-ment protesté. Le gouvernement hollandais a répondu que la colonie étant autonome, il ne pouvait user que de persuasion. M. Dillon-Cornet a été condamné par la justice locale régulière à six mois de prison avec déduction de là prison préventive. Le gouvernement insiste, en ce moment, auprès du gouvernement hollandais, afin que M. Dillon-Cornet soit gracié. M. Albin Rozet critique le projet de suppression de certains postes diplomatiques, notamment des consulats de Mons et de Charleroi. La Chambre adopte une motion tendant à une revision sévère de ce projet. Le budget des affaires étrangères est ensuite adopté. — Havas. LA CRISE ITALIENNE ESf DANS SON PLEIN Rome, mercredi. — Le roi a reçu cet après-midi MM. Paterne et Cefaly. vice-présidents du Sénat, Capelli et Alessio, vice-présidents de la Chambre. MM. Grippo, vice-président de la Chambre, Cavasola, vice-président du Sénat, ainsi que MM. Visconti Venosta et Finali, appelés également au Quirinal, se sont excusés, étant absents de Rome ou indisposés. — Havas. Les journaux s'abstiennent en général de formuler des jugements d'ensemble sur l'œuvre politique du ministère qui disparaît. La raison en est, dit-on, que la personnalité de M. Giolitti, même après le départ du ministère, domine d'une telle façon le débat et la situation, que son œuvre semble devoir se continuer malgré son absence. Le « Popolo Romano », après avoir rapporté l'opinion de M. Clémenceau sur l'œuvre de M. Giolitti, ajoute: Nous pouvons, bien, après cela, conclure que le ministère laisse le pays politiquement et moralement renforcé à l'intérieur et à l'extérieur. On mande de Vienne que la « Deutr sche Volksblatt » croit savoir que la démission du cabinet italien ne changera rien à l'entrevue de M. Berchtold aveo M. di San Giuliano. Il est probable d'ailleurs que M. di San Giuliano conservera dans le nouveau ministère le portefeuille des affaires étrangères. Il rendrait visite au comte Berchtold à la date prévue, vers le 14 ou le 20 avril, à Abbazia. — Havas. CE QUE DISENT LES SOCIALISTES Rome, mercredi. — La thèse socialiste officielle exposée par 1' « Avanti », au sujet de la crise actuelle, peut se résumer ainsi : « Nous seuls, socialistes, avons pu, par notre opposition continue, énergique, obliger M. Giolitti à quitter le pouvoir. L'opposition des radicaux ne fut qu'un prétexte, mais notre tâche n'est pas terminée. Tous les ministères, maintenant possibles, ne seront que des incarnations de M. Giolitti. L'idée de ce dernier est d'amener la formation d'un ministère de droite, pour provoquer , à bref délai une réaction et d'être appelé à former lui-même un ministère de gauche. Nous ; devons lutter encore contre toutes les incarnations possibles de M. Giolitti et arriver jusqu'à la dissolution de la Chambre. j> L' <c Avanti i> ajoute que le seul ministère tolérable pour les socialistes officiels serait un cabinet Sonnino, surtout au point de vue financier. — Havas. La foule devant le Palais de Durazzo Athènes, mardi. — Une communication verbale a été faite à M. Venizelos, au nom de la Triple-Alliance, au sujet de la communication du gouvernement £rec demandant diverses améliorations au Tégime de l'Epire. Cette communication fut interprétée comme une acceptation des prétentions grecques, cependant M. Venizelos a réclamé des précisions concernant les privilèges des communautés religieuses, la liberté scolaire, l'emploi delà langue grecque. Il demandera, en outre, une rectification de frontière près de Koritza, moyennant quoi il croit pouvoir rassurer les Epirotes annexés à l'Albanie. A la Chambre, M. Theotokis avant préconisé une politique germanophile, M. Venizelos démontra tous les avantages assurés à la Grèce et obtenus grâce à l'appui de la Triple-Entente, et notamment de la Frapce. On mande de Janlna, qu'un meeting a eu lieu, où les habitants ont protesté énergiquement contre les décisions des puissances et plus particulièrement contre les mesures du gouvernement grec, qui cherche à empêcher, par tous les moyens, la lutte des Epirotes. Plusieurs discours ont été prononcés. Des télégrammes de protestation ont été envoyés au roi, au gouvernement et aux ambassadeurs à Athènes. L'évacuation a commencé hier. Le district de Colonia a été remis à la gendarmerie albanaise, sans incident. — Havas.CE QUE VEUT LA GRECE On commente, dans les cercles officiels d'Athènes, les déclarations verbale faites par les ministres d'Autriche et d'Italie au gouvernement. On est persuadé que le gouvernement grec interprète l'expression de 1a « parité confessionnelle et de langues » qui se trouve dans les dites déclarations, comme l'acceptation de ce que la Grèce demandait pour les Epirotes, mais on considère en même temps qu'une formule aussi abstraite ne peut suffire à ces gens et qu'il est souhaitable qu'un texte plus explicite vienne leur assurer le libre exercice de leur religion et la libre fréquentation de leurs écoles. En outre, pour ce qui est de la proposition faite par le gouvernement grec d'incorporer les éléments locaux dans la gendarmerie, les mêmes cercles estiment que la résolution prise par l'Autriche et l'Italie, de prendre cette proposition en considération, manque de précision. On a parlé de nommer des gouverneurs chrétiens dans les territoires cédés (du reste, il est probable que pareille mesure sera prise pour toute l'Albanie et non seulement pour l'Epire). L'opinion grecque demande seulement que cette décision soit notifiée au plus tôt. On pense, enfin, que le gouvernement se réserve de saisir les puissances de la question des limites de la caza de Coritza, non pas dans 1e but de reprendre des territoires à l'Albanie, "mais d'arrêter ses limites d'une manière qui ne soit pas purement administrative et qui permette de continuer et d'achever l'évacuation dans le délai fixé par les puissances. — Havas. LA GENDARMERIE HOLLANDAISE Vàlona, mercredi. — Le prince d'Albanie a nommé le commandant hollandais Thomson, plénipotentiaire général extraordinaire pour le district de Moriza et d'Argyrocastro et lui a conféré en même temps tous pouvoirs utiles pour la réalisation de la mission de confiance dont il est chargé., pour le maintien de l'ordre et pour l'organisation des divers serviçes admiftistr^ 'fs. Le commandant Thomson est parti hier avec plusieurs officiers hollandais pour son lieu de destination. UN HABITANT D'IXELLES MALMENÉ A ROUBAIX Il voulait "voler,, son Enfant et le ramener en Belgique Lille, mercredi. — Une scène tumultueuse s'est déroulée rue Pierre Motte, à Roubaix, en face de l'estaminet Rousseau.^ Dans cet établissement, portant le numéro 9 de la rue, habite en garni depuis un certain temps un coupeur allemand, W..., qui est venu s établir à Roubaix après avoir abandonné à Bruxelles, où il habitait auparavant, sa femme et 6es trois jeunes enfants. Par contre,: il a emmené une femme, Frederick S..., dont le mari, originaire de la Siîésie allemande, est fourreur à Ixelles. Ce dernier se serait consolé peut-être de l'abandon, si sa femme n'avait emmené leur enfant, une fillette de quatre ans. Il y a environ trois semaines, le fourreur allemand vint une première fois à Roubaix et se mit à la recherche de l'infidèle. L'ayant trouvée, il fit constater le flagrant délit et introduisit une instance en réparation. Sans attendre l'issue de l'action, Fré-dérick S... voulut s'emparer de foroe de son enfant. Dans la soirée stoppait en face de l'estaminet Rousseau un taxi-auto d'où il descendit. Puis le fourreur se rendit dans le garni occupé par sa femme dont le complice était absent. Prenant l'enfant dans ses bras, il la porta jusque dans le taxi. Mais aux cris pousses par la mère, qui appelait à l'aide en disant qu'on lui volait son enfant, un attroupement s'était formé. Le publie empêcha l'auto de démarrer, et, ne sachant de quoi il s'agissait, se livra à des violences sur celui qu'il prenait pour un ravisseur. Heureusement, un préposé d'octroi et un sapeur pompier en tenue vinrent à passer; ils mirent fin à cette scène en conduisant le voyageur au poste central, où" l'on s'expliqua. Le père a été prié par M. Benet, commissaire de police, d'attendre patiemment l'issue du procès qu'il a intenté. Après quoi il a été autorisé à regagner Ixelles. Le Suffrage des Femmes et la Commission des XXXI La Commission des XXXI a tenu, mercredi, sa séance de quinzaine, sous la présidence de M. t'Kint de Roodenbeke. M. Colaert montre les progrès réalisés à cet égard dans tous les pays et insiste sur les applications faites ou prochaines dans l'Etat de New-York, en Angleterre, en Hollande, en France, etc. Il examine la question des femmes éligibles, spécialement en Angleterre, en Norvège, en Suède et au Danemark. Après avoir exposé les récentes propositions déposées à la Chambre française, l'orateur envisage l'état de la question du suffrage féminin en Belgique. En conclusion, il estime qu'il faut donner le suffrage des femmes dans la mesure où il est accordé à Thomme. Si la représentation des intérêts ou professionnels, sous une forme ou sous une autre, pouvait être admise,' c'est peut-être dans ce système-là que l'électorat féminin se justifierait le mieux. A son avis, il est admissible dans tout autre système, et notamment dans le suffrage le plus étendu : le suffrage universel. Si, comme on l'a prétendu et comme le disait Paul Janson, le S. U. est un droit naturel, il faut en conclure qu'il ne saurait être interdit à la moitié du genre humain. Si, comme d'autres le croient, le suffrage est une fonction, on ne voit pas pour quel motif on le refuserait à la femme, aussi capable, aussi digne de l'exercer que l'homme. Mais comme nous ne sommes appelés à ne nous occuper que de l'électorat provincial et communal, je me déclare nettement partisan du suffrage féminin à ces deux degrés, sans aucun engagement pour l'avenir quant au S. U. pur et simple. J'estime cependant qu'il serait équitable, de donner à la femme le vote du père de famille, celui-ci ne donnant son double vote qu'à son parti et non à celui de sa fémmé. Si, quelque jour, le S. U. était proposé et qu'une revision constitutionnelle s'ensuivit, il faudrait tout au moins faire disparaître de la Constitution l'obstacle qui empêche la femme de voter et se référer à la loi ordinaire pour régler les conditions de l'électorat.LES NON-CONTRIBUABLES M. Waxweiler voudrait voir élucider la question complexe des non-contribuables à la commune. Parmi ceux-ci, figurent beaucoup de personnes qui, sans être indigentes, ne sont cependant pas reprises sur les listés électorales au titre des contribuables. A cet effet, il voudrait faire procéder à un examen détaillé des listes électorales de certaines villes belges. MM. Ligy, Pastur et Van den Heuvel indiquent également certains points spéciaux de recherches «à faire. Après un échange de vues, la Commission décide que la question sur ces renseignements statistiques sera posée au gouvernement. LA SOUS-COMMISSION M. Dejace présente le rapport au nom de la sous-commission désignée à la précédente séance. Il indique le « catalogue systématique .» des travaux de la Commission et propose l'ordre à suivre dans l'examen des questions. MM. Vandervelde, Van den Heuvel, Destrée, Woeste, Orban et Hymans interviennent à ce sujet. Et il est entendu que sur ces questions des propositions seront formulées et déposées au Bureau par les membres,et que le programme des travaux sera communiqué aux membres à la prochaine séance à quinzaine. S'était fait excuser, M. Wiener. Sont encore inscrits dans la discussion générale, MM. ïrasenster, Van Cleem-putte, Vandervelde et Francotte. La séance est levée à 12 heures 1/2. LA POLITIQUE AU VILLAGE CATHOLIQUES CONTRE CURÉ UNE AFFAIRE DE SUBSIDE 1 La politique au village a par-. fois de singulières surprises. J /f 1 1 Nous avons déjà signalé des luttes intéressantes, surgies dans certaines communes cléricales du Luxembourg, entre le curé et lés autorités communales, l'un voulant à tout prix une école dirigée par des congréga-nistes, les autres soutenant l'instituteur clérical laïc, dont la population c'ait d'ailleurs parfaitement satisfaite. Ce n'est point uniquement à propos des écoles que certains curés entendent dominer en tout leurs paroissiens, et prétendent commander à la maison communale aussi bien qu'à la cure ou à l'église. « Les Nouvelles » rapportent encore un exemple de cette ingérence, qui nous montre que, même parmi les cléricaux, tout le monde n'est pas toujours prêt à s'incliner devant l'autoritarisme sacerdotal.Dans une petite commune très cléricale des environs de Mons, le curé réclamait, du conseil communal catholique, un subside en faveur de la fabrique d'église. Cette dépense ne paraissant pas indispensable aux édiles cléricaux, ceux-ci refusèrent de faire droit à la demande du curé et la lutte s'engagea entre l'autorité civile et l'autorité religieuse. Pour répondre à la propagande du curé, le conseil communal prit une délibération justifiant son attitude et la fit répandre parmi ses administrés., .Un des « considérants » de cette délibération mérite d'être souligné, car il exprime, sur le rôle du prêtre, une opinion intéressante. Le voici: « Considérant qu'au sein du Conseil communal, on s'accorde unanimement à constater que, du temps où nos bons curés aimaient charitablement leurs paroissiens, aucun subside n'était réclamé; qu'en ce temps de calme, de bonté et de paix, et à rencontre de ce qui se passe aujourd'hui, peu de familles s'abstenaient de fréquenter l'église. » Peut-on dire plus nettement que le curé actuel n'est plus un bon vieux curé aimant charitablement ses paroissiens? qu'il n'est plus un élément de calme et de bonté et que son allure de politicien combattif éloigne les familles de leurs devoirs religieux? Quand nous avons fait de pareilles constatations, qui sont, du reste, à la portée de tout le monde, la presse cléricale a hurlé à la persécution et dénoncé aux catholiques nos « venimeuses » jittaques contre la religion. Nous ne faisions pourtant que constater tout haut ce que beauooup de catholiques pensaient tout bas. Voilà maintenant qu'ils l'écrivent et le publient ! M. ALFRED EDWARDS dont nous avons annoncé hier la mort Un jeune homme noyé à Neder-Over-Hembeek Mercredi midi", des bateliers ont retiré du canal de Willebroeck, à hauteur de l'endroit nommé « Buda », à Neder-Over-Heembeek, le cadavre d'un jeune homme qui paraît n'avoir séjourné que peu de temps dans .l'eau. A la morgue, où le noyé fut transporté, M. Draps, garde-champêtre, parvint à l'identifier. C'est un nommé Pierre-Louis Van Moer, âgé de 20 ans, demeurant, 1, Route Verte, à Neder-Over-Heembeek. Les parents, prévenus de» la triste nouvelle, ont réclamé le corps de leur fils. Une enquête est ouverte pour rechercher s'il y a crime, accident ou suicide. UN MARI DÉSESPÉRÉ A la suite de disputes continuelle», Mme Adolphe Denaeyer avait quitté son mari, à Paris, il y a une quinzaine de jours,, et était venue habiter avec ses deux enfants rue Henri Van Zuylen, à Uccle. Mardi soir, M. Denaeyer ayant découvert la retraite de sa femme, était arrivé à Bruxelles. Il se rendit directement chez son épouse et la supplia de revenir avec lui. Comme elle s'j' refusait formellement, il sortit un revolver de sa poche. La femme, effrayée, se sauva en criant « Au secours ». Elle se trouvait à peine hors de portée, qu'elle entendit une détonation. Son mari venait de se loger une balle dans la tempe droite. Un médecin, requis en toute hâte, lui prodigua les premiers soins, puis- le désespéré a été transporté en civière à l'hôi pital d'Uccle. Son état est désespéré. LES COMBATS AU MEXIQUE Buenos-Ayres, mercredi. — M. de la Plaza a chargé le ministre des affaires étrangères de publier une déclaration démentant le bruit suivant lequel l'Argentine interviendrait au Mexique. Cette déclaration dit que ni la distance, ni l'insignifiance des liens matériels n'empêchent une intime solidarité morale d'exister entre la République Argentine et le Mexique, comme avec toutes les républiques sœurs. L'ingérence aurait un caractère dépressif tant qu'elle n'est pas sollicitée. La déclaration constate que dans des cas analogues, la République Argentine a appliqué la politique d'abstention, la seule compatible avec la souveraineté dès pays convulsionnés. Elle rappelle aux autres nations de l'Amérique qu'el les ont passé par les mêmes tribulations et ajoute que les interventions étrangères introduisent des influences perturbatrices dans les pays dont elles affectent l'intégrité et mettent des entraves aux arrangements spontanés. Le gouvernement argentin se bornera à suivre les événements en gardant l'espoir d'une prochaine solution conciliatrice et reconnaîtra le gouvernement qui , sera appuyé par une majorité non équivoque. — Havas. LES HOSTILITES NAVALES Mexico, mercredi. — Les fédéraux ont bloqué'la canonnière des insurgés «Tampico » dans le port de Topolo-Bampo en coulant, à l'entrée du chenal, la vieille canonnière « Democrata ». — Reuter. Le quartier général de Villa à Juarez ■ " ■ ■ . . 1 11 —r ■ i-J DES PERCEURS DE MURAILLES ONT OPÉRÉ CETTE NUIT RUE DES FRIPIERS Ils ont emporté tue grande quantité de marchandise.-, mais leur butin a été presque entièrement retrouvé On sait qu'à l'intérieur du pâté de maisons formé par la rua des Fripiers et la rue Grétry, se font, en ce moment, d'importants travaux en vue de la construction d'une salle de speotacle.- Les voleurs, pour qui toutes les occasions sont bonnes, ont tiré parti, cette nuit, de cette circonstance, heureusement avec plus d'audace que de profit. UN MAGASIN DE LINGERIE CAMBRIOLE Attenant aux chantiers en question, s'élève la_ maison de M. Latinis, dont les magasins de lingerie sônt situés rue des Fripiers, 19. Ce matin, la servante du commerçant, descendant au rez-de-chaussée, aperçut que le mur d'une pièce donnant sur les travaux était percé de deux ouvertures permettant le passage d'un homme. Le parquet était couvert de briques cassées et de décombres. La servante avertit, immédiatement, ses maîtres, qui descendirent aussitôt et constatèrent que leurs magasins avaient été livrés au pillage; les marchandises avaient été tirées des rayons et des tiroirs et gisaient éparses, dans un désordre désolant. La police fut prévenue et M. Dupont, commissaire-adjoint à la quatrième division, vint aussitôt procéder à une enquête.M. Latinis, en faisant un inventaire rapide du contenu de son magasin, constata que des marchandises d'assez grande valeur, chemises, lingerie fine, etc., avaient disparu en une quantité telle, que son poids pouvait s'estimer à près de deux cents kilos. UNE AUTRE TENTATIVE DE VOL M. Dupont, continuant ses investigations du côté du chantier, eut d'abord le plaisir de retrouver, sur les échafaudages, une grande partie du butin des voleurs, puis il remarqua que ceux-ci avaient pratiqué une autre ouverture dans le mur d'une dépendance de la maison où sont établis des magasins de machines à coudre. Heureusement, là, ils n'avaient pu pénétrer dans l'immeuble. De lourdes caisses, qui se trouvaient dans la pièce avaient été, pour eux, un obstacle plus infranchissable que le mur, cependant épais de plus de vingt centimètres.On suppose que les voleurs ont été dérangés dans leur besogne et que c'est pour cette raison qu'ils ont abandonné sur place le produit de leur audacieuse expédition. Cependant, ils avaient « travaillé » avec une certaine tranquillité d'esprit, puisque, dans la maison de M. Latinis, ils ont dégusté une orange et un citron près d'un meuble qui contenait de l'argenterie, mais dont, heureusement, ils n'ont pas eu la curiosité de visiter les tiroirs, qui n'étaient cependant pas fermés à clef. UNE VILLE EN FEU La Nouvelle-Orléans, mardi. — Un télégramme sans fil de Coïba (Honduras) annonce qu'un incendie a détruit plusieurs pâtés de maisons. D'autres sont menacés. DEUX CADAVRES DE NOUVEAU-NÉS De3 enfants qui longeaient, mardi après-midi, la route de Rebecq à Hen-nuvères, ont trouvé dan3 un fossé, le cadavre d'un enfant nouveau-né du sexe masculin, enveloppé dans un châle blanc. Sur le petit corps, aucune trace de violence n'a été relevée. Cependant, d'aprè3 le3 déclarations d'un médecin, l'enfant est né à terme et viable. — Le même jour, on a trouvé dans la même contrée un second cadavre d'enfant enveloppé dans du linge blanc. La gendarmerie dé Queinast a pratiqué plusieurs perquisitions chez différentes femmes, soupçonnées d'être des c faiseuses d'anges ENCORE L'INCIDENT AUSTRO-MONTÉNÉGRIN Vienne, mercredi. — La « Nouvelle Presse Libre » publie les renseignement! suivants au sujet, de l'incident austro monténégrin. Au cours de l'entrevue qui eut lieu sui le terrain du conflit entre M. Schreiber, chef du district de Caynice, et M. Rada» manovitch, chef du district monténéi grin, ce dernier a exprimé £es regrets d^ l'incident et le désir de voir l'affaire t& glée à l'amiable. M. Schreiber a répondu que ce désii ne pouvait se réaliser qu'après le dépàrl des troupes monténégrines. Sur l'ordre de M. Radamanovitch, les troupes monténégrines se sont retirée^ et les troupes autrichiennes ont ensuit* fait de même. La Toute qui borde le territoire con« testé près de Metalka, est gardée pal un peloton de chasseurs-frontière bos» niaques. L'ordre n'a pas été troublé. —« Havas. Deux accidents d'automobile Mardi soir, en traversant la rue Wil« lems,M. L. Van Opstal, gé de 40 ans, de. meurant rue des Compagnons, a été renversé par un automobile appartenant à un habitant de la rue Gaucheret. M. Van Opstal a été. blessé à la jambe. Après avoir été soigné à l'hôpital Saint» Jean, il a pu regagner son domicile. — Mercredi matin, un gamin de 8 ans, le petit J. Pion, dont les parents ha* bitent rue des Capucins, 38, a été renversé boulevard du Midi, par un automobile de maître. Il a été conduit à l'hôpital Saint-Pierre, gravement 'blessé.- rr ■ ■■ rv.\. • ■ —i La mode de la jupe fendue imposée aux hommes : Comment un jeurçe élégant de Londres s'est promené, hier, dans Hyde Park, excitant la curiosité des passants amusés,

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Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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