La dernière heure

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09 januari 1914
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s.n. 1914, 09 Januari. La dernière heure. Geraadpleegd op 25 januari 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/gt5fb4z818/
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La Dernière Heure _N.9.neuviemeannee. * LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ vendredi 9 janvier 1914 B0B£BHX : 9, rne St-PIerre 16B0XELLE5. abonnements pbovincb CIIVQ CENTIMES abonnements services de publicité En «main» : de 9 à 5 1/2. Jours fériésde 10 à midi. ^r. 1.00... un mois . . ~ Pour l'Etranger les priiï» BruioU». le port en plus, n ' ■ ? » 3 00... TROIS MOIS Fr. 4.00 , TOUTES/'-KS SEMAINhb n'eiiste pas d'abonnement mensuel. - Poçr Bruxelles m- LeS annonces et réclames SOIlt reçues auï DUTeaUÏ yri/r-L V Annonces et Abonnements 4370 >» 6.00... six MOIS. . » s.oo L'Edition Illustrée (16 pages) oricnUtfdnL^^rafs'^de^ceuvrement rat"à du journal et à VAmenée Bavas. 8. Place des Martyrs, 8 Ifiiepn. ^ Réd. 4040 Parlem. 89 t 3 Direct. 9571 » 12.00. ■ . UN AN ■ ■ ■ » 16.00 Le NwjMfs centimes eh^eedes.bonnfa, fl«rétage).à Bruxelles. (Téléphone 585). LES VOLEUSES DE GRANDS MAGASINS Â Paris, l'autre soir, vers six heures, un court-circuit plonge dans l'obscurité le quartier de la chaussée d'Antin. Les magasins et les cafés prennent la chose en riant, mais il est un endroit où l'extinction des feux donne le signal d'une petite émeute : c'est le commissariat de la rue Taitbout où, justement, les agents de la sûreté viennent de centraliser — en attendant le départ pour le dépôt — les délinquants de l'après-midi. A la faveur de l'ombre, amie des criminels, ceux-ci tentent de s'échapper, et il en résulte dans les ténèbres une courte échauffourée, à laquelle met fin l'arrivée d'un paquet de chandelles. Nous devons à cet incident le dénombrement des personnes arrêtées ce jour-là dans ce commissariat : Elles étaient, vingt-six femmes, dont une folle. Qu'avaient donc l'ait les vingt-cinq autres'? Toutes le même délit : Surprises en flagrant délit de vol dans les grands magasinsl II faut dire que le commissariat de la chaussée d'Antin comprend les Galeries Lafayetle et le Printemps. Mais les commissariats du Louvre ou du Bon Marché en auraient autant à nous présenter. Joignez-y le menu fretin de voleuses pêchées dans les boutiques secondaires, vous pourrez multiplier ce chiffre de 25 par 4 et conclure que chaque jour la police parisienne arrête une centaine de femmes pratiquant le .vol à la tire devant les rayons. Et notez que les inspecteurs de la sûreté n'amènent au commissariat que les récidivistes! Quand, dans la chambre de fouille que possède chaque grand magasin, ils se trouvent en présence d'une débutante du vol, ils se contentent de prendre son nom, en escomptant que la honte d'avoir eu à se déshabiller devant la fouilleuse lui servira de leçon, et on la relâche après l'avoir gardée le temps d'aller vérifier h domicile i'authenti- —7~Sîitu vC stl CSTlO "v'ic.f. Hélas! presque toutes recommencent. Non par besoin! Parmi les 25 femmes arrêtées l'autre jour à la chaussée d'Antin, il n'y avait point de pauvresses ni même, peut-on dire, pas de professionnelles. Ce sont des dames, dames _par la toilette, dames par la situation sociale. Nous nous trouvons ici devant une névrôse où l'appât de l'objet volé — tentant, certes, mais presque toujours superflu — compte moins que le goût du risque, la recherche d'une sensation forte. Faut-il s'en étonner ? Notre civilisation raffinée assure aux personnes d'une certaine classe un confort exclusif de tout imprévu. Elle épaissit les vitres derrière lesquelles les privilégiés de la fortune s'épanouissent comme fleurs de serre, à l'abri des grêlons du sort. Mais que faites-vous, dans une telle vie, du vieil instinct héréditaire qui a trempé l'homme et la femme pour la lutte? Cet instinct comprimé prend sa revanche dans un amour maladif du danger recherché pour la griserie qu'il procure par son frôlement. L'homme, encore, s'en tire : Il pratiquera des sports violents, périlleux, comme l'alpinisme ou les grandes chasses. Mais la femme, la bourgeoise riche, oisive? Elle a l'adultère, direz-vous? Eh! Pour i'adultère. il faut être deux, et réunir certaines conditions d'agrément physique chez soi et chez son partenaire! Les jolies femmes, évidemment, ne sont pas réduites à voler dans les grands magasins pour se distraire. Mais les autres? Et il y en a beaucoup d'autres! Ce sont ces autres qui donnent du fil à retordre aux inspecteurs de police.Si le fait est féminin et parisien, l'instinct auquel il répond n'a ni sexe ni frontières. N'est-ce pas cet instinct qui pousse le Kronprinz de Berlin à désirer la guerre? Cette fièvre du grand jeu, que le Kronprinz laisse voir naïvement parce qu'il est jeune, croyez-vous que tous les rois et les princes allemands, Kaiser en tête, ne l'éprouvent jamais? Dans leur militarisme entre pour une part le besoin politique de garder leur couronne contre la Social-Demokratie, mais pour une autre part l'antique amour du danger et de l'aventure. Dans ces grands magasins prestigieux que sont les provinces de la belle France, il y a moult objets tentants, mais il y a surtout de magnifiques coups d'audace et de ruse à risquer et à réussir contre une police sérieuse, qui est l'armée française! Un excès de civilisation peut nous ramener au vol et à la guerre, pour le plaisir! Maurice ds Waleffe. LE CRIME DE ST-JOSSE LE MYSTÉRIEUX WILLIAM WILSON RESTE TOUJOURS INTROUVABLE L'instruction du crime de la rue Lin-née n'a guère avancé depuis deux jours, faute d'éléments. On n'a pas de nouvelles intéressantes des officiers de police envoyés en mission à l'étranger. Aucune indication ne permet d'émettre mie opinion sur la direction qu'a prise l'assassin, si seulement il a quitté Bruxelles, ce qui est probable, mais pas certain. Son signalement même, fait sur les dé-| datations de personnes qui ne l'ont vu, en somme, que très vaguement, n'est pas même une base certaine de recherches. Si la justice ne trouve pas de nouveaux éléments, s'il ne lui arrive aucune déclaration inattendue, Wilson pourrait bien courir longtemps encore et son crime rester impuni. LA RETRAITE DE M. J. CHAMBERLAIN M. Joseph Chamberlain l'homme politique anglais, qui ainsi que nous l'avons annoncé, ne se représentera pas aux prochaines élections législatives. LES BLOUSES ESCAMOTEES Hier, au commencement de la soirée, deux femmes convenablement vêtues, paraissant âgées, l'une, de vingt-quatre a vingt-cinq ans, l'autre, d'une quarantaine d'années, se présentaient dans le magasin des époux B..., rue du Prince-Royal, à Ixelles. Elles se firent montrer dest blouses de soie et d'autres articles, mais ne firent qu'un achat de peu d'importance. Après leur départ, on constata qu'on avait eu affaire à deux habiles coquines qui avaient escamoté quatre blouses de. soie d'une valeur de 180 francs. La police recherche les deux voleuses. Une Affaire de corruption AU PORTUGAL Lisbonne, jeudi. — A la Chambre des députés, M. Camillo Rodrigues a interpellé sur la liquidation des comptes entre l'Etat et la compagnie des chemins de fer d'Ambaca. Il a proposé que les personnes compromises dans cette affaire fussent remises au pouvoir judiciaire, La Chambre a refusé d'adhérer à cette proposition. — Ha vas. LE FÉMINISME DE LA DROITE LA FOI SANS LES ŒUVRES INSTITUTRICES ET INSTITUTEURS 1 Lorsqu'on discute le problème El- - électoral, certains cléricaux se DfH proclament les défenseurs de 1 la femme et revendiquent, pour elle, le droit de voter, qui, paraîtfll, doit réaliser l'égalité des sexes. Pour apprécier exactement le degré de sincérité de ces belles déclarations, il faut suivre les beaux parleurs jusqu'à leurs conclusions. Il serait logique de les voir proposer le Suffrage Universel des femmes., Il n'en est rien; non seulement, ils refusent le droit de vote aux femmes célibataires, mais ils vont jusqu'à proposer de représenter le vote de la femme mariée par l'attribution d'un second vote au père de famille. Leur accès de féminisme électoral est donc des plus suspect. C'est, de leur part, une simple manœuvre politique, destinée à embrouiller la réforme électorale et à retarder le Suffrage Universel des hommes. C'est du féminisme de parade, du féminisme intéressé. Lorsqu'ils peuvent manifester par des actes le désir qu'ils disent avoir de réaliser l'égalité politique et sociale des sexes, ils se prononcent toujours contre celle-ci: nous n'en voulons d'autre preuve que leur obstination à refuser le droit de plaider aux femmes-avocats. Le projet scolaire, actuellement discuté à la Chambre, nous fournit un autre exemple de l'opposition cléricale à l'émancipation de la femme. Certes, il serait illogique de prétendre que, dans tous les cas, la femme a droit au même salaire que l'homme. Tout dépend évidemment des services qu'elle rend, de sa productivité. Tout homme de bon sens reconnaîtra qu'à travail, à production, à responsabilité égaux, doit correspondre un salaire égal. Il n'est pas d jteux que les institutrices accomplissent un travail en tous points pareil à celui des instituteurs.Les, responsabilités de Iaie miaàiûiï soai plutôt plus grandes encore que celles de l'instituteur. Dans beaucoup d'endroits, les leçons d'économie domestique et de couture occasionnent, aux maîtresses d'école, un surcroît de travail que n'a point l'instituteur. D'autre part, le diplôme d'institutrice représente le couronnement d'études qui ne le cède pas à celles des «instituteurs, et l'on ne voit vraiment entre ces deux catégories de fonctionnaires aucune différence justifiant une inégalité de traitement.Cela n'empêche point M. Poullet et M. Woeste, son chef, de s'ppposer éner-giquement aux amendements proposés à la Chambre en vue d'assurer aux institutrices la même rémunération qu'aux instituteurs. Ces messieurs nous donnent beau jeu pour leur répondre quand ils viendront j cncore parler du vote des femmes. Tuée d'un coup de fusil Oharleboi, jeudi. — Un pénible drame s'est déroulé, hier vers 10 h. 3/4, à Thuillies. Un employé de la gare s'amusait à tiTer des corbeaux qui voletaient en plein champ. Placé derrière les billes formant clôture, il introduisait le canon de son fusil entre deux billes et, sans être vu des volatiles, faisait feu. Tout à coup, au moment précis où il tirait, une fillette, qui longeait la clôture, passa et la pauvre enfant reçm, toute la décharge dans la tête. Elle s'abattit comme une masse, tuée sur le coup. Une autre fillette, qui l'accompagnait, appela au secours et s'enfuit,épouvantée. L'employé se rendit compte alors qu'un drame s était passé. Il regarda et trouva sa victime étendue sur le sol. C'est la nommée Simone Vigneron, âgée de 12 ans, et qui habitait Thuillies aveo sa mère veuve* t1...1.. ,'t. ■■ ■ ■■! . '■ =3 LES "MIDINETTES,, A L'ELYSÉE ■ mmmmi m i» 11 — m m Mm mm i » Une délégation d'ouvrières parisiennes s'est rendue chez M"' Poincaré pour lui demander de présider à la remise d'une épée académique d'honneur au compositeur Gustave Charpentier, l'auteur de Louise et le protecteur artistique des midinettes, fondateur du « Conservatoire de Mirai Pinson ». Violent Incendie à Koekelberg UN ATELIER I MENUISERIE COMPLÉTÂT DÉTRUIT Un incendie d'une grande violence s'est déclaré, jeudi matin, à 4 heures et quart, dans une vaste construction, située 14, rue Félix Vandezande, à Koekelberg, où sont établis les ateliers de menuiserie et d'ébénisterie de MM. V... frères, qui ont leur habitation à front de rue. Les ateliers son* 5*pares de la maison particulière par um grande cour et occupent une superficie de 600 mètres carrés, compris entre la rue Vandezande, la rue Edelman et la rue du Parc, c'est-à-dire entre 1a. Brasserie de Koekelberg et de la ligne de chemin de fer.Le bâtiment a un étage, mais surtout d'énormes greniers.C'est l'agent de police Exterbill, de patrouille dans les environs, qui a donné l'alarme. A ce portent, une fumée intense sortait, de Vâtisse et bientôt envahissait- tout le quartier. On téléphona aux pompiers. fàeuxvCi, sous les ordres de M. Demeter, accoururent. A leur arrivée, tout le bâtiment était en feu et le« flammes menaçaient les nombreuses ha-bitations voisines. Le danger était grand. Sur ces entrefaites, arrivèrent MM. Bossaert, bourgmestre de Koekelberg: Ryckmans, commissaire de police, et Cryns, son adjoint. On fit appel immédiatement aux pompiers d'une tannerie voisine et des pompiers de Molenbeek qui arrivèrent sous les ordres du commandant Degunst. Une demi-douzaine de lanoes furent mises en batterie, non pour ess>ayer de combattre le feu qui dévorait les ateliers, cela eut été inutile, mais pou/r préserver les habitations avoisinantes. Les locataires de ces maisons, pris de panique, avaient commencé en hâte leur déménagement. Heureusement, il n'y a pas d'accident de personnes à déplorer. Plusieurs maisons ont subi de fortes atteintes du feu. A 8 heures d'u matin, les pompiers de Koekelberg étaient encore sur les lieux. Mais à partir de 6 heures dra matin, l'incendie des ateliers de MM. V... s'était eteint, faute d'aliments. Il ne reste que les quatre murs de la vaste construction. M. l'officier de police Cryns a été chargé par son chef de faire un rapport. On ne connaît pas les causes du sinistre. Les dégâts sont estimés à plus de 5C(,ODO francs. i t — LES VISÉES DES JEUNES TURCS EN ALBANIE ~ ' i— L'ITALIE S'EMEUT Rome, jeudi. — Le coup de main tenté par les Jeunes-Turcs en Albanie a produit, dans les milieux politiques, une profonde impression. On fait remarquer, à cette occasion, qu'Enver pacha resta toujours partisan d'une reprise des hostilités en Libye, et que son arrivée au . pouvoir n'est pas faite pour simplifier le problème des îles occupées par l'Italie. En ce qui concerne l'hypothèse d'une intervention italo-autrichienne dans l'Albanie d'u Sud, les journaux déclarent qu'une telle éventualité n'est pas à prévoir et, qu'en tout, cas, l'Italie demanderait une intervention européenne. La « Tribun a » publie une dépèche de Valona, en date du 7, disant que le gouvernement ayant proclamé l'état de siège et institué une cour martiale sous les ordres des officiers hollandais, ceux-ci, d'accord avec les autorités, ont obligé les populations à un désarmement immédiat.De grosses sommes d'argent ont été trouvées sur les officiers turos arrêtés lors de leur débarquement du steamer « Mera ». — Ha vas. UN DES CHEFS DU MOUVEMENT EST ARRÊTÉ Valona, jeudi. — Bekir, Aga de Gre-boni, a été arrêté,-ce matin, au moment où iil arrivait à VMona venant de Brin-disd.Il est accusé d'avoir été l'un des principaux chefs du mouvement qui a occasionné la proclamation de l'état de siège. — H a vas." LES VERITABLES INTENTIONS D'IZZET PACHA RESTENT MYSTERIEUSES Vienne, jeudi. — Les dernières nouvelles n'ont apporté -aucun éclaircissement au mystère qui entoure la tentative prêtée à Izzet pacha. Alors que certaines dépêches affirment que Izzet pacha est en mer, la « Nouvelle Presse Libre » publie une interview accordée par l'ancien ministre de la guerre à son correspondant à Constantinople, interview où il dément avoir été choisi comme prétendant au trône à Durazzo et où il affirme être absolument étranger à toute cette affaire. Izzet pacha, qui est lié d'amitié avec Essad pacha, a assuré le correspondant qu'il ne nourrit aucune ambition polit», que. Il ne désire que se reposer tout en parcourant l'Europe. Il a donné sa démission de ministre de la guerre uniquement par égard pour de vieux camarades et pour n'être pas un obstacle aux réformes militaires. Dans le même journal, l'ambassadeur de Turquie à Vienne, Hilmi pacha, dégage la Porte de toute responsabilité, mais tous les journaux de Vienne n'en imputent pas moins à la complaisance de la Jeune Turquie la tentative qui vient de se produire. Suivant la « Correspondance albanaise », les jeunes turcs auraient fait, ces derniers mois, de nombreuses tentatives pour amener un prince musulman à accepter le trône d'Albanie. Des propositions réitérées auraient été faites à Esisad pacha et à d'autres chefs albanais dans ce b'ut. L'ajournement de l'intronisation du prince de Wied aurait précipité la crise, ajoute le journal. On ne semble pas, d'ailleurs, inquiété outre mesure à Viéhne de cette affaire. Le « Deutsche Voiksblatt » se dit en état d'affirmer que le prince de Wied fit connaître aux milieux autorisés de Vienne qu'il est décidé à partir pour l'Albanie, aussitôt que les formalités indispensables seront accomplies. Or, les négociations relatives à la future capitale de l'Albanie durent .encore. Suivant la « Correspondance albanaise », Ismail Kemal bey aurait envoyé au Club national de Scutari un télégramme promettant à la population du nord de l'Albanie de soutenir les efforts qu'elle fait pour que Scutari soit choisie comme capitale. — Ha vas. Les Grèves africaines S'AGGRAVENT MENAÇANTESjËYENTUÂLITES Johannesburg, jeudi. — Un train allant de Johannesburg au Cap devait recevoir une valeur en numéraire de 160,000 livres sterling; mais, au dernier moment, on a renoncé à ce transport, dans la crainte que le train n'arrivât pas au Cap, par suite de la grève. I/o comité exécutif des fédéraux a adopté une résolution exhortant tous les unionistes à donner leur appui au personnel des chemins de fer et à le refuser aux administrations. Le comité exécutif a également fait savoir que toute personne qui prêterait serment comme policier spécial serait considérée comme non syndiquée. Durant oes derniers jours, les autorités ont mis en sûreté les armes et les munitions. En outre, des précautions ont été prises, afin d'éloigner les personnes ayant des tendances révolutionnaires. Les fusils de toutes les écoles gouvernementales ont été enlevés. A Pretoria, les autorités ont procédé à l'enrôlement d'agents de police volontaires. La Fédération des syndicats menace de proclamer la grève générale dans le sud de l'Afrique, au cas où le différend avec les cheminots et les houilleurs ne serait pas encore réglé samedi. La gare de Prétoria sera protégée à partir de minuit, par 400 fusiliers et par la gendarmerie à cheval. Les membres de la Fédération des syndicats de Pretoria ont promis aux cheminots qu'à partir de 7 heures, demain matin, on ne manipulerait ni denrée, ni machine, ni charbon à destination des mines. LA SITUATION JEUDI MATIN Capetown, jeudi — A 11 heures du matin, la situation de la grève des employés des chemins de fer est la suivante: Au Cap, dans le Natal et l'Orange les ouvriers travaillent. Au Transvaal le personnel des trains travaillent. Les "ouvriers des ateliers se sont mis en grève. D'autres se préparent à chômer. — Reu-ter.Deux chevaux effrayés ont failli causer un grave Accident Une charrette de brasseur, attelée de (Jeux vigoureux chevaux, stationnait, jeudi matin, chaussée d'Ixelles, à hauteur de la rue Van Elewyck. Un tram arrivant de la place Ste-Croix effraya les animaux qui se cabrèrent et se jetèrent sur la voiture motrice. Le timon traversa la plate-forme et pénétra dans la voiture en brisant un panneau, plusieurs personnes ont failli être gra-v»:nient* Ulescéo.-;. Un des chenaux est fort mal arrange. Les dégâts matériels sont importants. Le lieutenant von Fortsner serait compromis dans une Affaire passionnelle Paris, jeudi. — On mande de Strasbourg t Hier un ouvrier, nommé Koenigc aurait demandé l'assistance judiciaire pour intenter un procès en dommages-intérêts contre le lieutenant von Forstner pour avoir séduit sa fille, âgée de moins de 16 ans. — Havas. FOUR LA PAIX INTERNATIONALE LA CONFÉRENCE INTERPARLEMENTAÏRE La Conférence interparlementaire tiendra ses assises, cette année, à Stockholm. Parmi les objets à l'ordre du jour figureront : Arbitrage obligatoire international,- organisation judiciaire internationale; organisation de la médiation entre les Etats; convention pour le règlement pa<^fique des conflits internationaux; convention concernant la limitation de l'emploi de la force pour 1© recouvrement de dettes contractuelles; déclarations de neutralité permanente; conventions du 18 octobre 1907 relatives aux droits et devoirs des Etats et des puissances neutres en cas de guerre sur terre, et aux droits et devoirs des puissances neutres en cas de guerre maritime; abolition du droit de capture; limitation du droit de blocus aux seuls ports de guerre ou places fortifiées; limitation du caractère de contrebande de guerre aux seules armes, munitions et autres provisions de guerre destinées à une des puissances belligérantes; interdiction de détruire les navires portant de la contrebande de guerre et les marchandises à bord de ces navires, autres que de la contrebande. Une commission spéciale est saisie des problèmes se rattachant à la « guerre des airs ». (Interdiction de lancer des projectiles du haut des ballons, etc.). Un Café mis à sac à Zele Termonde, jeudi. — Hier soir, vers 9 heures, deux ouvriers, Heirwegh et Van Acker, demeurant au hameau Hei-kant, à Zele, entrèrent dans le cabaret De Wilde, ùu même hameau. Ils étaient sous l'influence de la boisson et exaltés au point que le cabaretier, quoique infirme, voulut les expulser. Les poohards prirent mal les observations du patron, et, empoignant verres, bouteilles, # et tout ce qui leur tombait sous les mains, ils se mirent à tout briser. Les énergumènes ne se soucièrent pas de l'arrivée de la police, au contraire, ils continuèrent leurs dévastations et, armés de leur sabots, ils firent voler en éclat les fenêtres. Le parquet est saisi de l'affaire. Les Finances italiennes Roue, mercredi. — La « Tribuna » dit que l'émission des 290 millions de bons du Trésor à 4 p. c., pour les dépenses des chemins de fer de l'Etat, autorisée par une récente loi, a été assumée entièrement par un consortium de banques italiennes. — Havas. Vue d'ensemble des bâtiments La ville de Cobourg a inauguré son nouveau musée d'histoire naturelle, une jolie bâtisse en pierres jaunes, aux tuiles rouges qui, dans Un cadre de verdure, s'érige sur un socle de gravier tassé. La principale des salles de collections occupe le milieu du corps de bâtiment et est éclairée par trois grandes fenêtres. A droite et à gauche, au niveau du socle, se trouvent deux terrasses, celle de gauche étant située au-dessus de la salle de conférences. Sous l'aile gauche, se trouve la salle des minéraux. Par une antichambre, le visiteur pénètre dans un hall aux murs de marbre jaune, encadrés de noir et qui donne accès à'u cabinet directo rial et à la salle des plantes. D'autres compartiments sont réservés aux groupes des sciences naturelles de la région de Cobourg, aux mammifères, aux vertébrés, aux pierres précieuses et aux matières aurifères. Dans l'une des salles, ' sont appendues les armes du duo Charles-Edouard et de Léopold II. A l'étage, sont les collections ne ?o« venant pas de la région de Cobourg. Ce musée qui, dans son ensemble, présente une symétrie artistique comme on en rencontre rarement dans les bâtiments semblables érigés depuis deux siècles, est d'un cachet fort joli et très original. LE CONFLIT DES POUVOIRS EN ALSACE LE PROCÈS VON REUTTER LE JUGEMENT SEÎIA HÎNDU SAMEDI Strasbourg, jeudi. — Ce matin, à 9 j heures, ont été repris les débats. On prévoit qu'ils ne finiront que très tard dans la soirée ou seulement demain matin.On relève les paroles qui auraient été prononcées par le conseiller supérieur de justice militaire, M. Medicus, qui présidera, samedi prochain, le procès en appel du lieutenant von Forstner. M. Medicus aurait déclaré: Jeudi prochain, le colonel von Reutter sera acquitté et, samedi prochain, je ferai acquitter le lieutenant von Forstner. Cette déclaration, qui n'a pas été démentie, a provoqué naturellement dans les couloirs une profonde émotion. INCIDENTS SUR INCIDENTS A l'ouverture de l'audience, on donne lecture de plusieurs télégrammes qu'on vient de recevoir. Le ji%e Brandt, de Saverne, qui a été entendu hier comme témoin, demande que le colonel von Reutter retire immédiatement l'accusation qu'il a portée devant le tribunal, dans sa déposition contre les membres du tribunal de Saverne de n'avoir pas protégé suffisamment les militaires de cette garnison. Le major Ude, qui appartient également au 99° d'infanterie, mais qui ne fait pas de service actif, sait très peu de choses des incidents de Saverne, auxquels il n'a pas assisté. Le major déclare ce que lui ont rapporté le gendarme Schmidt et le coiffeur Anstedt, de Saverne. Le gendarme Schmidt déclare avoir été atteint par des pierres. Le lundi, jour où la situation fut la plus critique, il y avait, dans la foule, qui pouvait comprendre 800 à 1,000 personnes, de nombreux jeunes gens et aussi beaucoup de femmes et d'enfants. Vient ensuite la déposition du maréchal des logis de gendarmerie Steiner, qui dit que l'attitude des officiers n'avait rien de provoquant. Répondant à une question, il déclare « d'une façon conditionnelle » que les gendarmes pouvaient protéger les officiers.Un lieutenant fait une déposition d'après laquelle un gendarme lui a dit que la gendarmerie ne pouvait plus rien faire et que le meilleur serait de recourir à la troupe. D'après la déclaration d'un capitaine, la population de Saverne considérait déjà l'attitude d'un officier pour une provocation, lorsqu'il avait la main sur son épée. Le gendarme Schmidt aurait dit au major qu'il ne pouvait intervenir avec toute l'énergie voulue, parce qu'il avait reçu des ordres en conséquence. Il affirme "que, s'il a prononcé ces paroles, elles ont été mal interprétées. Il voulait tout simplement faire allusion à un ordre qu'il avait reçu de M. Mahl de ne pas sortir à cheval dans les rues. Au sujet de l'affaire Mahl, le gendarme répète ce qu'il a déjà dit, qu'il n'a pas été influencé et qu'il n'a rien à ajouter ni à rétracter de la déposition qu'il a faite hier. Le gendarme Doering déclare que l'intervention militaire était inutile. Il ne se rappelle pas avoir donné alors à ses hommes l'ordre d'intervenir énergique-ment. Il ne se rappelle pas non plus avoir laissé courir des personnes que les soldats voulaient arrêter. On entend alors plusieurs capitaines du 99' d'infanterie. Ils prennent la défense des autorités militaires. UN RESUME DES FAITS Le major Rabe affirme que le colonel avait donné l'ordre à un capitaine de se tenir à la caserne du Château avec ses 1 hommes pour intervenir en cas de nécessité. U n'a jamais été insulté dans la Tue. Un jour, au cours d'une manifestation devant la maison du lieutenant von Forstner, il a passé au milieu de la foule et a demandé à un gendarme pourquoi il n'intervenait pas plus énergiquement. La gendarme lui répondit qu'ordre avait été donné par M. Mahl de ne pas intervenir avec trop d'énergie. Le capitaine des pompiers^ aurait de* claré qu'il n'avait pas d'intérêt à combattre ses concitoycns. Le capitaine de gendarmerie Schate, sur une question de la défense, affirma qu'il n'est pas de coutume que les gendarmes soient placés sous les ordres de la police locale. M. Mahl intervient-pour dire que c'est lui le- rues et a mis la gendarmerie sous les ordres do la police locale, parce que cette dernière connaît mieux la mentalité des habitants.Après cette déposition, le tribunal se retire pour déliberer pendant dix minutes.Le conseiller Jahn, qui dirige le3 débats, rappelle ensuite les événements du Savenie. Les juges ont entendu suffisamment répéter les différents faits, mais il y a dans les dépositions des contradictions très grandes. Il ne pouvait pas en être autrement. Cela était naturel. C'est le 6 novembre quo parut le premier article dans un journal local de Saverne,-et le 8, le second article qui raconte que le peuple a manifesté son indignation À l'égard du lieutenant von Forstner. Le même jour, le lieutenant fut insulté pour la première fois. Le lendemain, la lieutenant von Forstner et plusieurs lieutenants se trouvaient dans une au. berge. Ils rencontrèrent une dizaine de personnes qui voulurent leur faire un mauvais parti. Le 9 eut lieu la démonstration contre le lieutenant von Forstner, qui se pro» menait en ville en compagnie d'un ~mé« decin militaire. Le même jour se produisirent plusieurs incidents et l'affaire devint alors très' sérieuse. Les pompiers durent intervenir pour refouler les manifestants et leur lancèrent de l'eau. LE REQUISITOIRE Dans son réquisitoire, le procureur & rappelé les duïérentes phases de lsai-faire depuis le 6 novembre, date à la-quelle parut l'article de la feuille locale de Saveme jusqu'au 23, date de la grande manifestation au cours de laquelle les arrestations que l'on sait furent obérées.Le procureur insiste surtout sur les dépositions . du professeur Brocke, de la dame Ëbers et de l'institutrice Goerke. Ces témoins, dit-il, sont ceux qui ont le mieux exposé les faits et permis de mettre en lumière certaines contradiction» de nombreux témoins. Il compare ces témoignages à ceux des magistrats et des avocats alsaciens de Saverne. Ni les avocats, ni les magistrats, dit-il, n'a^-vaient tout vu. Ils ne virent que quand tout était calme. M. Brocke, en particulier, a comblé toutes les lacunes. Le procureur affirme que c'est le « Za-berner Anzeiger » qui semble avoir eu en mains les fils de toute l'affaire de Saverne. Il a excité ou calmé la population à volonté. C'est lui qui est le grana responsable. Après les premières mesurés prises par M. Mahl, trois arrestations furent opérées. Rien ne se produisit jusqu'au 12 novembre. C'est alors que. le lieutenant von Forstner fut insulté. Ce fut peu de chose, mais vint ensuite l'affaire .du. drapeau français. Les insultés recommencèrent et devinrent plus violentes que jamais. On entendit pousser dans les .rues des cris de « sale prussien». On entendit « Vive la France », ce A bas la Prusse ». Des articles vio-Lents parurent de nouveau dans la presse. Le colonel fut insulté. Les jeunes lieutenants le furent également par la populace. Le procureur fait remarquer qu'il ne fait pas allusion aux citoyens paisibles :1e la- ville. Les officiers n'ont rien répondu aux insultes. Les événements du 28 ont- été présent tés, au cours des débats, de deux façons brès différentes. Quant aux arrestatrioena ailes-mêmes, les témoignages sont unanimes. Comment l'intervention militaire a-t-elle été nécessitée? Le professeur Brocke est venu donner la cle du mystère. C'est sur ce témoignage que l'accusation s'appuie, ainsi que sur les dé-daratioms de Mlle Goercke et du capitaine Gog, pour conclure à une émeute civile. La meilleure preuve, dit le procureur, c'est que la dame Elbers a montré la population de Saverne comme 5tar.t anti-allemande et montée contrai .'élément militaire. (Voir suit© en page

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Dit item is een uitgave in de reeks La dernière heure behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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