La Flandre libérale

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21 december 1918
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s.n. 1918, 21 December. La Flandre libérale. Geraadpleegd op 24 februari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/b27pn8zx1d/
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44' Aonét. — Samedi 21 Déctabrt 1918. PRIX i 10 CENTIMES >*40. — Samedi 21 Déwwbrt 1918. LA FLANDRE LIBÉRALE ABONNEMENTS [ Momentanément 2 fr. 50 par mois ou 7 fr. 50 par trimestre Pour l'étranger le port en sus. KÉBACTION, ADMINISTfiATiONg ET IMPKiMEBIE : GAND, i, RUE DU NOUVEAU BOIS ANNONCES Pour le prix des aononces, s,adresser au bureau du Journal, On traite à forfait. Une nomination officielle Un de nos correspondants signalait, il r a quelques jours, la composition de la commission des sept, chargés officiellement par 'e gouvernement du Havre «l'étudier la question des langues en Belgique, — commission devant être ultérieurement complétée par la. nomination de quatorze membres nouveaux. (Voir notre numéro du 10 décembre: Une c o m-m. i s s i o il... impartial e.) Ce que seront les études de ces mes-«ieurs, nous pouvons aisément nous en faire une idée, car ils n'ont pas attendu jusqu'à ce jour pour "étudier'' la question des langues, et plusieurs d'entre eux: ont notifié déjà urbi e t o r b i le résultat de ces études. Celles clu président, VI. Omer Wattez, sont particulièrement intéressantes. M. Omer Wattez est l'auteur d'un livre publié à Gand, chez Van der Poorten, • 11 19 14, et intitulé : D e V 1 a a m-sclie A rdeune n. Il s'agit, en apparence. de l'inoffensive description du pays natal de l'auteur: la région Audenarde-Renaix.Ouvrons à lia page 73 et traduisons. L'auteur parle de la frontière linguistique entre Schoorisse et Flobecq : " Nous nous " trouvons ici à la limite de deux mondes distincts • deux races qui, sous le rap-port de la langue et des usages, sont " séparées par un espace infini, vivent ici '' cote à cote. Le pays wallon est pour le " Flamand ce qu'est, le pays welcha "pour l'Allemand"... Plus loin, p. 74: "Cette ligne sépare le pays des Ger. " m a i n s de celui des W e 1 c h e s. Dans " des temps autocratiques une frontière " linguistique comme celle-là n'avait pas "grande -signification; dans des temps " démocratiques comme les nôtres, elle "prend pour l'éveil du sentiment racial '' et le mouvement des peuples une impor-" tance que les siècles précédents n'ont " pas connue. iLes peuples d'avant-garde " et les plus forts sont ceux qui ont .conw " science de leur sentiment racial — lisez " les Allemands — et ce sont ceux-là " quii sont cultivés. " Il y a plus d'entente entre un jeune " paysan/ tyrolien qui dit V a t e r, et un '' autre de la Flandre qui dit v a d e r, " qu'entre ce dernier et un fils de fermier " habitant la Wallonie et qui dit p è r e. " i: ... Bic.n que vivant sous un même a ou -" wrnement, lés Flainands et les Wallons " >e considèrent mutuellement comme des ' étrangers... " P 75 :14 Le Flamand Uttrê et non abâtardi " tournera ses regards vers ls Nord et Vers " l'Orient; il saluera le soleil du mcndo germs-" nique qui dans ces derniers temps s'est élevé si " haut vers le ciel et qui brille d'un si vif éclat. Le Wallon civilisé est attaché corps et âme à " la civilisation méridionale... il renonce à son " dialecte et à son évolution pour adopter la " langue française et la culture française. „ " Le Flamand oppose à /' « âme belge » qui est " une espèce d'âme française, son âme flamande " qui est une âme germanique. „ Même page : En rompant arec toute attache française Je Flamand " ne s'isolera :' pas..., car il peut s'en rapporter aux peu-" pies de même rare au Nord et à l'Est, " desquels ne le sépare aucune frontière " linguistique, tant il y a d'affinités entre "les dialectes flamand, néerlandais et al-" lemand... " Page 84 : Les Flamands de Renaix " sont doub'ement Germains " (ayant du sang saxon dans les veines depuis Lharlemagne!), "tandis que les Wallons " ne sont que des h a 1 v e Franken!!" Introduction p. VIII : 'Le Flamand res_ " semble beaucoup à l'Ail'emand dont il " est frère par le sang... " L'auteur dira plus loin (p. 74} que le Wallon est l'étranger.Ce qui mit Wattez définitivement sous 1'influeji.ee allemande, ce fut, semble-t-il, l'action pangermaniste déchaînée en Belgique vers la fin de 1898, et qui se traduisit par la fondation de la revue G e r m a u i a, revue bilingue (flamand et allemand), sous l'influence prédominante d'un personnage qui joua en Belgique un rôle extrêmement suspect: le baron von Ziegesar. Le groupe des rédacteurs, auquel M. Wattez appartint dès le premier jour, se composait en majorité d'Allemands, et malgré l'hypocrisie, à peine voilée du reste du programme, nul ne pouvait se tromper sur la portée de cet instrument de propagande. Dans l'atmosphère d'un pareil milieu, M. Wattez devait en arriver par degrés aux aberrations inouïes que nous a/vons relevées dans son ouvrage de 1914. C'est dans G e r m a n i a qu'il devait proposer un jour comme langue de culture supérieure pour la Belgique entière, y compris Ta Wallonie, l'allemand, extirpant du paye flamand jusqu'au dernier vestige du fran. çais; Unie autre fois, ïl. Omer' Wattez ^développait son programme en ces termes : " C'est vers F Orient où luit l'aurore; où « " lève le soleil grandiose et majestueux que jt " tourne mes regards avec l'espoir le plus brûlant. " Nous sommes Flamands donc 8ermains. Vou-" lons'nous oui ou non, l'être sérieusement ? Pa; " d'hésitation, pus de faux fuyants Notre avenh " comme peuple est en jeu. — Voulons-nom "demeurer Germain»? Nous devons travailler " courageusement pour pouvoir au cours du " siècle qui commence devenir tout à fait digne: " par notre travail et par nos efforts de ce non * fièrement porté par quatre - vingt million: "d'hommes!,, Germania,2" vol., pp. 414-415 Il voulait sans doute aussi devenir digne du Kaiser, car i) lui consacrait en oefex bre 1010, dan.", le H a m d e 1 s b 1 a d, des HagOiueries tellement excessives que lî pve^e allemande n'en a probablemen pas connu l'équivalent. Toute oett# litté. rature constitue ce que la germanophilie a connu de plus marqué en Europe. (Voir Joost [Omer , Wattez] : Taal en Kul-t u u r u i t v la an de r e n. Antwerpen, de Nederlandsche Boekhandel. 1913. IIe reeks, p. 44 et suiv.) C'est l'homme qui a tenu les propos empoisonnés que l'on vient de lire, celui qui a prêché, la haine des concitoyens et l'appel à l'étranger au moment même où l'on construisait sur nos frontières des chemins de fer stratégiques; qui devaient préparer notre égorgem^it,, cet énergumène dont le minimum que l'on puisse dire est qu'il fut un prétentieux fanatique dont un incroyable fatras de produits allemands mal digérés avait dérangé l'équilibre, — c'est cet homme que le gouvernement du Havre a choisi, en pleine guerre contre l'Allemagne, pour eclairer nos consciences dan» la question des langues! Notez que ce n'est pas même le prestige d'une position éminente qui a fait désigner cet individu, puisqu'il n'est qu'un simple instituteur devenu professeur d'Athénée ! Ce n'est évidemment que par légèreté et par inconscience que cette... erreur a été commise, — car sinon la gaffe, au lieu d'être colossale, serait criminelle... Quelles sont les influences occultes qui existent encore et toujours auprès du pouvoir et lui- dictent de pareilles décisions ? Les ennemis les plus dangereux de notre nationalité au moment de Ta.crise terrible que nous n'avons pas fini de traverser, n'ont peut-être pas été les activistes aujourd'hui en fuite... Ne seraient-ce pas plutôt ceux qui ont su ménager, en vue de toutes les éventualités, leurs forces et leur influence ? i •— . i. F* réclame la îiamawiisalioii ne l'OMté ne m Le " Laatste Nieuws " rend compte d'un entretien qu'il a eu avec M. le ministre Franck, et soutient que ce dernier lui a dit littéralement ce qui suit : " Vous pouvez tranquillement écrire dans le " Laatste Nieuws " que je " m'en tiens absolument au point de vue . de 1914, de même que mon collègue " Anseele, et que nous restons fidèles au " projet de loi sur la flamandisation de • " l'Université, que nous avons signé avec " Van Cauwelaert. Mais nos compagnons " linguistiques (taalgenoten) verront " que nous n'agissons pas, comme nos " ennemis qui, pour semer la querelle et " la discorde, ont renversé brutalement " tout ce qui existait. Tout comme en " 1914, nous voulons la^ flc'imandisation " progressive de notre Université gantoi-" se, cela je^ puis vous l'assurer avec " certitude. Nous n'abandonnons pas un " pouce de nos principes. Dites cela " tranquillement dans le " Laatste Nieuws répéta le ministre. " La déclaration de M. -le ministre, aussi catégorique que possible, est à retenu*. Il ne cède pas un pouce. Tout ce qu'on peut attendre de lui, c'est qu'il n'usera pas de la brutalité avec laquelle nous ont traités les Allemands. Mais que pense M. le ministre Anseele des sentiments que lui prête son collègue? Est-il lui aussi flamandisateur à qu-trance et destructeur progressif de notre Université 1 Les rapports hollando-belges Deux réponses On mande officiellement de La Haye'î " En ce qui concerne la note du gouvernement belge adressée à 'a presse, le dé- ' partement des affaires étrangères néerlandais, dans une dépêche de La Haye en date du 16 décembre, fait observer que la lettre du 12 novembre envoyée au gouvernement belge, contenait la réponse à îa lettre du ministre de Belgique du 4 octobre, demandant au gouvernement néerlandais de libérer les internés belges sous sa propre responsabilité, attendu, principalement, qu'une nourriture suffisante ne pouvait leur être donnée. " Dans cette réponse, le gouvernement néerlandais explique qu'il n'avait pas le droit de procéder à cette libération sans avoir obtenu l'acquiescement de l'autre parti belligérant. Le sujet traité dans ia. lettre du 12 novembre n'avait aucun rapport avec l'armistice conclu le 11 novembre. La lettre avait déjà été rédigée antérieurement.Il résulte de ceci que la corrélation établie entre la réponse des Pays-Bas à la demande du gouvernement belge, en date du 4 octobre, et l'armistice conclu, reposo sur un malentendu de la part du gouvernement belge. " Du côté belge, on répond : " Il est exact que la lettre ;du ministre ..des affaires étrangères au baron Fallon, ' en date du 12 novembre,,étaitjuriê, répon-; -se] à une note belge du. 4 octobre. Dans •celle-ci, ,1e gouvernement beige (demandait--la 'libération des internés belges aux Pays. ' ' .Bas, ou, du moins, de certaines catégories ? -d'entre eux, en sejb'asant sur le "fait que' la (Hollande ne parvenait pas à les nourrir" 'suffisamment, et que, d'autre part, les belligérants eux-mêmes avaient décidé de li-•bé'rer mutuellement les „ prisonniers de ; guerre ayant plus de dix-huit mois de captivité, les conventions réglant i 3a matière n'ayant jamais . p».-évu de guerre . d'aussi longue durée. ( ' • ; "A cette même note, le gouiverncment néerlandais répondit,- le i-2 novembre, qu'il devait s'assurer au préalable,-auprès du go^iveruement allemand, si celui-oi • n'îivait pas d'objection à La libération des .> militaires belge? internés aux Pavs-Bns, : qui désireraient quitter ce pay . .Or, c'est, le même jour que, isans consultation ni autorisation préalable des gouvernement* alliés, le gouvernement des Pa.ys-Bas per. mit le passage du Limbourg par les troupes allemandes en retraite. C'est cette différence d'attitude qu'a mise eox lumière le communiqué belge. Le communiqué hollandais ne la justifie nullement. " Au surplus, lia libération des internés alliés qui se trouvaient aux Pays-Bas au moment de l'armistice, ne peut se comparer à l'autorisation de passage donnée à l'armée allemande en retraite. " Pour les premiers, les conditions de l'armistice indiquaient suffisamment que les gouvernements belligérants étaient d'accord pour leur libération, puisq«*elles stipulaient même le renvoi des prisonniers alliés d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie. " Mais les termes de l'armistice ne stipulaient pas la réciprocité et disposaient (art. 2) que les troupes allemandes qui n'auraient pas évacué les territoires occupés dans les délais fixés seraient faites prisonnières de guerre. D n'y a donc- pas de doute que ile gouvernement néerlandais ne pouvait donner aux Allemands des facilités pour l'évacuation. " Toute assimilation entre le passage du Limbourg et les libérations d1 internés doit être écartée a priori comme non rece-vable. " ■ la vie poliiipj Bruxelles Or. nous écrit de la capitale: Comment le parti clérical s'accommo-do-t-il de la situation ministérielle? Son attitude est réservée. L'intervention do M. Woeste dans la discussion de l'Adresse au Roi a été fort remarquée. Son essai de plaider les circonstances atténuantes en laveur de la neutralité belge, a provoqué un malaise- parmi ses amis. Néanmoins le chef de la droite — l'iest-il encore ? — est resté tout à fait conséquent avec lui-même. Mais quelle audace! La riposte éloquente et cinglante de M. Hymaais, ministre des affaires étrangères, l'a littéralement aplati. C'était une véritable exécution. Cependant, bien que oe ■ discours ait été prononcé au nom du gouvernement tout entier, il ne recueillit que quelques applaudissements sur les bancs de la droite. # M. Woeste feignit de s'y montrer fort indifférent, tout en ne parvenant pas à cacher sa gène. Il doit se demander jusqu'à quel point son prestige et. son crédit ont diminué parmi sou parti. Sa,, participation aux débats parlementaires est un^ série de coups de sonde. Il est notoire que pendant la guerne, il a été écarté, systématiquement, de plusieurs réunions, et sa. responsabilité dans les événements tragiques par où le pays a passé a été discutée par beaucoup de catholiques en termes peu flatteurs pour, lui, quoiqu'à vrai dire tout le parti soit lesponsabLe. Le discours de M. Woeste a été vivement relevé dans le S o i r, sous la signature de M. Edmond Patris, dont on connaît les relations ministérielles. Nous empruntons à son article cette phrase caractéristique: "Si les Belges ont connu les horreurs de l'invasion, les mois abominables de l'occupation, des incarcérations, les fusillades, les déportations, toutes ces tristesses que jamais ils n'oublieront, c'est — nous n'hésitons pas à le dire — à M. Woeste essentiellement qu'ils l'auront du.-" Le lendemain, cet organe neutre publiait une note disant que plusieurs membres de la droite l'avaient prié de constater que M. Woeste n'avait nullement parlé au nom de la droite. Celle-oi avait chargé M. Van de Vyvere d'être son por-te-parolie.Quoi qu'il en soit, on prétend toujours que l'influence de M Woeste a continué à s'exercer en ces derniers temps. Lors de la réunion officieuse du Parlement à la Société générale, il avait cru devoir ^exprimer le regret que son ami Harmû fes, député de Mons — il était vice-pré^dent : de l'ancienne Chambre — n'eût pas été désigné pour faire partie de la commission qui avait' été instituée pour préparer le retour du gouvernement be'ge et prendre les mesures les plus urgentes. Or, on a été fort surpris de voir que c'est précisément M< ILirmignies qui a été nommé mmi°^ ' des sciences et des arts, ai^f^ que M. ,Jas-par devait être appelé à ce poste et qu'il le. crut lui-même jusqu'au dernier : moment. Que s'est-il passé? M. Jaspar j a-t-il été jugé un catholique trop tiède, ; trop modéré, trop tolérant pour appliquer | la loi scolaire et faire des nominations ! dans renseignement supérieur? On sait aussi que c est à M. de Bro- ! .queville qu'a été confié le portefeiiille•. de l'intérieur et qu'il a dans ses attributions les affaires électorales. A ce propos, on se demande, non sans curiosité, quelle sera l'attitude des trois grands partis dans la campagne électorale quii, éventuellement, aura lieu sous le régime du S.-U. puriet simple. L'union nationale sera-t-elle conservée ?On a beaucoup remarqué, dans'le Journal de B r u'x e l'i e s un article de M. Stevens, avocat à Bruxelles,. et qui est \m^ ami de' '•MM.'; Carton'de Wiart'et- Renkin. : La ' quasi:uriahimité des 'Belges, disait-il,, rê-; ve en'ce moment d'un-seul et vaste parti' d'union,' constitué sur. des, bases accessi-bles à tout citoyen de bonne volonté, un parti national, nationaliste, si l'on veut, qui assure à chacun la liberté absolue de la conscience/ l'égalité • des droits - politi -V mies, la répartition1 proportionnée des enarges, la rémunération équitable, familiale, garantie par la loi, du travail -journalier.La conclusion logique-de cet article — oui était précédé de réserves formelles de la rédaction — devrait être l'organisation de la lutte électorale prochaine avec... listes uniques, dans tout le pay-,. ;Il s'en suivrait, que la situation parlementaire actuelle resterait cliché e, et qu'en fait le parti clérical continuerait à garder la majorité'.à la Chambre et au béna.t. Mais cette -situation,- pens^t-on, .ne. sur vivrait pas à la Constituante issue d; scrutin. Une telle solution serait-elle' approu vée dans t&utes les sphères politiquef surtout en province ? Les socialistes sau raient^ils mtîttre un frein à leur esprit d combativité? Les libéraux renonceraient ils, provisoirement, à demander des comj: tes au parti clérical, clans sa responsab: lité en matière militaire ? Les événements nous l'apprendront. L'abondance des matières nous force remettre à demain le compte=rendu de 1 dernière séance de la Chambre. NOS ECHOS ••• Visite du président Wilson à Bruxelle Le Roi a -adressé un télégramme a président Wikson, l'invitant à se rendre Bruxelles, au cours de son. voyage en Eu rope.i L'invitation royale a atteint 1 président Wilson au cours de sa travei sée. Dès son arrivée en France, il a chai gé le ministre de Belgique à Paris de n mercier vivement.le Roi de son offre gra cieusa, et a ajouté qu'il serait heureu de se rendre dans la capitale de la Bel gique. La date de son arrivée n'est pas encoi fixée. Elle le sera dans quelques jour< Une séance houleuse chez ]es socialiste M. Camillo Huysmans a été en'endi par le conseil général du parti sO'îia^Kte il a e.ssayé d'expliquer son attitude à 1; Conférence de Stockholm. La séance a été assez houleuse. M Huysmans a été fréquemment intrrrem pu ; finalement, M. Vanderveide lui a de mandé de reconnaître qu'il avait eu te ri mais M. Huysmans s'y est formellemen refusé. Une protestation contre les mesures économiques du gouvernemen Des groupements belges se trouvant e France et en Angleterre, et appart.enan à toutes les branches de l'activité cou merciale et industrielle belge, sans d,ii tinçtion de classes, protestent avec 1 plus grande énergie, contre les tendance du gouvernement à vouloir créer des me nopoles et à patronner ou gouverner de organismes commerciaux — tel le Comj toir national — au détriment du commei ce l>elge en. gênéral. Ils demandent que le gouvernemenl dont les pouvoirs émanent cte tous les Be] ges, n'accorde de privilège d'aucune sort à qui que ce soit et quril respecte aini le principe même de la Constitutio belge. ••• Une Bourse de commerce belge à Londres On nous apprend qu'une Bourse de com merce belge s'est constituée à (Londres e y tient des réunions tous les mercredi* à 4 heures, au Buckingham Hôtel. Les offres et les demandes de produit ou marchandises, émanant d'industriel et commerçants belges, sont affichées a ,-cours de chaque réunion, à titre a-bsoli; ment gratuit. Toutes les communications doivent êtr adressées au secrétariat général do 1. Bourse de commerce'beige, 199, Piccadil ly, Londres W. ••• Le « Vlaamsch Bclgisch Verbond * apprécié par un journal flamand Le " Belgisch Dagblad ", de La Haye analysant le programme du " Vlaamsch Belgisch Verbond " (voir <£ Flandre libé raie" du 6 décembre), déclai'e q.ue c'est. bon droit que le.public considère les exi genoes des Van ! Cauwelaert et consort comme devant aboutir " au rétablisse ment d'un état, de choses créé par vo: Bissing et von'.Fàlkenhausen au profit de activistes/'. " Ce que;nous avons dit, dès le début, ai sujet des intentions secrètes de Van Oau welaert et de ses sectatèurs, est confii-me continue le journal flamand. Le déput d'Anvers, à qui l'on n'a pas songé, lor de la "répartition des portefeuilles miniî tériels, ;doit avoir ressenti, un, singulie malaise" en apprenant l'arrestation d traître Dosfel, à'propos duquel il écr: vait, il n'y a pas si longtemps, dans so organe " Vrije. Belgie que tous: les Fia mands se feraient tuer pour lui!... " Sans commentaires. ••• . Les volontaires licenciés Le ministre de la guerre,' M. Ma&sor vient de prendre une mesure qui intéres se les volontaires. Les volontaires qui en exprimeront 1 désir seront autorisés à rentrer élans leur foyers juscpi'au jour de l'appel de leu classe. Les congés de nos soldats Le public est préoccupé do savoir rjuel sont les droits au congé de nos soldats P<5ur les-militaires •de l'armée' de cam pagne; - le • régime aetuellêin^ent ^fixé es ■de' vingt jours de •permission tousse quatre mois. ' ; UiTè circulaire récente autorise le commandants d'unité à scinder cette pé riodë de vingt jours pour permettre ; tous nos brà-ves de revoir leur famille 1 plus tôt possible. • En ce qui concerne les militaires rapa triées deN' Hollande et d'Allemagne, • leù premier congé a été fixé à 30 jours ■'pour tenir compte de leur longue déter tion et faciliter l'organisation préalabl des camps destinés à les recevoir. ••• Les Wallons protestent L'assemblée wallonne (groupe de Lit çe) vient d'adresser une requête au Pa: I em eut. Elle y proteste contre les premiers a» tes gouvernementaux qui ont rapport la question- des. langues. , i Elle se plaint que les Wallons aient été presque complètement etxclus du nouveau ministère prétendument national- Elle s'élève contre la création d'une université flamande à Gand, et prétend c que le principe de l'égalité des langues est un dangereux sophisme inventé par les flamingants pour mieux combattre! la langue et la culture française. Enfin, elle accepte comme une menace et un défi l'intention prêtée au gouvernement d'imposer au pays entier un régime à bilingue. a ••• Aux chemins de fer " Le nouveau tableau horaire (les che mins de fer vient de nous être distribué. On se demande tout d'abord pourquoi, dans ce tableau, qui est destiné au.pays $ entier, le texte flamand a le pas sur le texte français. Ensuite, on constate avec regret que les vingt-six lignes, desservies jusqu'ici, J ne le sont en général que par un ou deux ^ trains. On devrait cependant faciliter les com-~ munications entre la capitale et les gran-] des villes de province, si on veut voix" re-^ prendre les affaires, et permettre le voyage aller et retour, dans chaque sens, le même joui'. e II y a, d'ailleurs, de ces mystères administratifs qu'on ne parvient pas à comprendre. Pourquoi, par exemple, y a-t-il trois trains de Bruxelles à Gand, alors 9 qu'il n'y a qu'un seul train de Gand à i Bruxelles ? ••• Les impôts de consommation On se demande avec quelques anxiété Ri on va continuer à percevoir les • impôts de» consommation établis nar Tes Allemands, notamment sur le sel et sur le encre. Ce ne sont évidemment pas des impôta justes et équitables, et leur maintien n'est pas de nature à faire baisser le prix des vivres. ••• Avis important Les preDpriétaires d'objets volés se trouvant élans le butin délaissé par les Alle-manels, doivent, pour rentrer en possession de leurs biens, s'adressetr, avec preuves à l'appui, au gouverneur militaire de la province. ••• Chez les cléricaux Les droites parlementaires se sont réunies mercredi, dans la salle des séances du Sénat. M. le baron de Broqueville y a parlé de la réforme électorale et s'est attaché à démontrer que, dans les circonstances présentes, il est impossible d'observer les formes constitutionnelles. Un court échange de vues auquel ont pris part notamment MM. Seg-ers et Hel-leputte a suivi. La droite est d'accord pour réclamer le droit de suffrage pour les femmes. Nouvelles de l'étranger '• FRANGE La conférence de la paix t La conférence interalliée pour les pré liminaires de paix doit avoir lieu au mi-nistère des affaires étrangères, sous la k présidence de M. Clemenceau. La réunion est fixée pour les premiers jours de janvier. s La signature de la paix en juin Selon toute probabilité, dit 1' " Echo s de Paris ", la signatui'e de la paix à Ver-sailles; aura lieu dans les premiers jours de juin, et l'entrée triomphale de Foch et de;s années sous l'Arc de Triomphe, V dans la quinzaine qui suivra. » Arrestations à Strasbourg Le ''Journal d'Alsace-Lorraine" signale l'arrestation d'un certain nombre de personnalités allemandes, entre autres les présidents de chambre à la cour d'appel Rœff et Levy, le premier procureur Vogt, les procureurs Wirtz, Bœeking, Keet-mann, les directeurs de tribunal Strec-k kert, Jaeger, Koch, l'instituteur Erwin > Gadomski. » PAYS-BAS ® La mission du général van Heutz à Spa Le " Telegraaf " publie un article très documenté démontrant que le général e van Heutz a été envoyé à Spa 'directe-î- ment par la maison militaire ele la reine. Il on cbnclut que la clique germanophile do la Haye, dont l'influence durant la guerre fut 6i néfaste à la politique étran_ gère de^ la Hollande, a dépêché le général à l'isnu du gouvernement hollandais ^ et n'a pas hésité à placer celui-ci devant le fait accompli. Une interpellation à^oe sujet est an-^ noncée pour la prochaine séance de la Seconde Chambre. » ALLEMA6NE i Le congrès général des conseils allemands s Le congrçs des délégués des conseils l ouvriers et militaires de tout l'Empire s'est réuni à Berlin. Environ 440 délégués étaient présents. Au bureau siégeaient £ Barth, Ebert, Haase, Dittmann, Lands-^ berg et Scheidemann. La séance a débuté par un discours L« d'Ebert, qui a célébré la victoire de la x révolution et fait appel aux éléments partisans de l'ordre et de l'union. 3 Le socialiste majoritaire Leinert a été élu présielent de L'assemblée à la presque unanimité. Une proposition tendant à admettre Liebknecht et Kosa Luxembourg, avec voix consultative, a été repoussée. On entendit ensuite la lecture du rap-l.pe>r1. du comité exécutif, faite par Richard Millier."- Cette lecture, a été fré-,quoipme5nt interrompue; Richard Mùller H s'est, efforcé de défendre le comité exécu-' tif contre le conseil des commissaires (Directoire des Six), qu'il accuse? d'être soutenu par les groupes bourgeois. La séance fut houleuse,'mais l'avantage semble bien acquis au groupe-des ma-s * < joritaires. L'attitude des troupes f>'- ■ Leé-cuirassiers1 de;la çafde'et un grand'; J -nombre - d'officiers,i arrivés à'Berlin, ont ■-.déclaré ' au 'gouvernement ' qu'ils refuse- " 5 'raient dei prêter serment au nouveau ré- ; -■ gime aussi longtemps qu'une'décision fer-1 1 me n'aurait"pas été prise en cf* qui con-3 cerne la convocation" d'une Assemblée nationale constituante. c r La rentrée des troupes en Bavière ' La rentrée des troupes bavaroises s'effectue dans l'ordre le plus complet. Avant 2 même leur arriveè dans la capitale, les commandants de ^régiment envoient au gouveraement bavarois des déclarations personnelles affirmant leur loyalisme et }• 'eur désir de se mettre à sa disposition pour assurer l'ordre .et la tranquillité de la Bavière. ( ' •La population de Munich fait une ré-à cep tion chaleureuse aux soldats qui tira-vorseôit la ville. - La crise du chômage On mande de Berlin à Bâle crue la crise du travail provoquée par la démobilisai-t i * An régulière ou spontanée de nombreux corps de trempe a pour résultat un peu partout des émeutes et des troubles. POLOGNE La levée des recrues Le gouvernement de Varsovie, d'accord avec l'état-major, aurait proclamé la levée générale des recrues clés classes comprises entre" les années 1883 et 1901. Le gouvernement polonais disposerait ainsi d'un million et demi d'hommes. RUSSIE L'escadre britannique sur la côte d'Estonie Une dépeche de Ste>cfcholm dit qu'un communiqué officiel estonien annonce que ^escadre britannique du golfe de Finlande a be>iubardé le front et L'arrière des bolchevistes. L'avance ennemie sur le front d'Asserine a été arrêtée. D'autre part, la légation spéciale estonienne à Stockholm a reçu un télégramme^ du ministre des affaires étrangères cl'Estonie décrivant la réception enthousiaste faite par la population estonienne à l'escadre britannique. Un grand nombre de pauvres gens ont offert aux Anglais le pain et le sel, ce qui est, su i Vaut l'antique coutume nationale, la façon la plus chaleureuse de souhaiter la bienvenue aux étrangers. Les Bolchevistes évacueraient Petrograd Des voyageurs arrivant de Petrograd annoncîent que les bolchevistes commencent A évacuer la vi'le. Les autorités s'apprêtent à partir pour Nij ni-Novgorod. PORTUGAL Après l'assassinat d» président Paes Au cours des ncènes qui suivirent l'aa-'sassiinat de M. Sidonio Paes, le capitaine Silveira, de la garnison de Lisbonne, a été blessé. Douze autres personnes ont été blessées. Les obsèques de M. Sidonio Pae® seront oéllébrées dimanche pre>chain. La marcha des Alliés LES COMMUNIQUÉS Depuis le 17 décembre, la division de cavalerie belge borde le Ilhin entre Wy-nen et la frontière germano-hollandaise. Aueiin infîrlpnf. à aîcrnnlttT. BRÉVES NOUVELLES — Une interpellation sur les raisons pour lesquelles la démobilisation allemande n'e figure pus parmi les eilauses de l'armistice, a. été ajourneîe " sine die " ]mr la Chambre française. a— Le 'Syndicat général de l'industrie hôtelière, en France, a décicté de n'ad mettre dans, les-hôtels, faisant partie de cette importante, association, aucun Alle-rrianei, soit comme clieut, soit comme employé, pendant:une durée do dix années. — - Le président Wilson a reçu mardi le maréchal' Fooh, et lui a exprimé l'espoir de-le voir un jour aux Etats-Unis. — Le maréchal .Foch. a. été.élu 'membre honorain\(à vie du -"Royal Societies Club" dei Londres. — L'amiral Mayo, commandant l'escadre américaine actuellement en route pour New-York, a envoyé un télégramme de remerciements au préfet maritime de Brest pour l'accueil qui a été fait à la marine, des Etats-Unis. • — Des meîdifications dans la composition du cabinet britannique auront probablement lieu vers la fin de la semaine. — U est question d'offrir1 lé' titre de citoyen de la ville de Londres aux maréchaux sir Douglas Haig;,et Lord1 French, aux a&riraux lord Jelliebc W sir David Beatty, ainsi qu'au ;<énéràl sir Edmunel Alletiby. . i *>• > — 'L'amiraljsir David; Beatty a adressé à l'esciadixi aanérioaine, pilacée seai* son

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Dit item is een uitgave in de reeks La Flandre libérale behorende tot de categorie Culturele bladen. Uitgegeven in Gand van 1874 tot 1974.

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