La gazette

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07 augustus 1914
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s.n. 1914, 07 Augustus. La gazette. Geraadpleegd op 28 november 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/v97zk56d6n/
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Vendredi 7 Août 1914 87>y-3—— j-.vt.g--—■ ■ « ■— «■ ' ■■ —;-.wjiv^ Le numéro : CINQ CEKTTlh/LIES partout en IBelg-iqne* 44e année — N° 219 (C\ ABOMMEMEWT8 : BRUXELLES 4. FAUBOURGS : ,jn an, 12 fr.— Six mois, 6 fr. 50.— Trois mois, 3 fr. 50 HORS BRUXELLES : Jn an, 15 fr. — Six mois, 8 fr. — Trois mois, 4 fr. 50 A L'ÉTRANGER : i.es prix de Bruxelles, le port en sus. tes abonnements se prennent dans nos bureauco et dans tous les bureaux de poste• ■ LA GAZETTE AWMOMCE»ï ANNONCES ORDINAIRES : 30 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : 1 franc la ligne. FAITS DIVERS ^Çorps du journal) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE : 9 francs la ligne Pâlir les annonces, s'adresser au service de la publicité RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE BU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j Administration \ \ \ \ Bill? 1 LA GUERRE Défense clo JLaiogro RÉSISTANCE OPINIÂTRE1 La nuit. — Nous tenons Jeudi, raidi. Nos troupes, en dépit d'un combat acharné, c ont réussi à soutenir l'attaque de cette nuit. Pas un Allemand armé n'a réussi jusqu'à présent à entrer à l'intérieur de la position. Seule une pointe d'avant-garde de uhlans est parvenue à pénétrer par ruse cette nuit dans Liège et s'est < dirigée directement vers le grand quartier gé- 1 néral. Ils ont tenté de tuer le général Léman, 1 l'héroïque comandant de la position fortifiée, j mais ils n'y ont pas réussi. Il fut protégé par ses officiers d'ordonnance ; , et le capitaine commandant Marchant fut tué. ] Les uhlans ont été faits prisonniers. Quant à l'intervention des troupes françaises .. et anglaises, elle donne les meilleures espéran- L ces. Nous ne pouvons, on le comprendra, en c dire davantage. j. Que le public soit en garde. De "multiples ru- c meurs, toutes aussi fausses les unes que les au- c très, courent en ville. C'est là le fait d'agents provocateurs qui agissent comme ils l'ont fait en 1870 lors du siège de PaTis. Leur but? Qu'on -se méfie et qu'on s'en tienne aux renseigne- c ment s que nous sont sommuniqués officiellement par l'état-major général. Résistance sur toute la lipeJ Jeudi, 5 heures. •i Gloire à nos soldats ! La résistance continue i acharnée et la position fortifiée de Liège de- t meure toujours intacte. A l'heure actuelle, tous < les forts sont encore indemnes ; aucun d'eux < n'a reçu la moindre blessure ; les coupoles demeurent en parfait état ; les massifs bétonnés j résistent dans un état de conservation com- ^ plet à la grêle d'obus-torpilles de grand calibre dont ils furent criblés par l'artillerie allemande. Aucun Allemand n'a réussi à pénétrer s à Liège, et, comme le disait ce matin le com- \ muniqué de l'état-major général, c'est à la ruse [ seule que l'on doit la tentative d'assassinat du général Léman. Contrairement à ce que l'on croyait, le petit groupe d'Allemands qui s'est T présenté au grand quartier général ne venait T pas. de l'extérieur des lignes et n'avait pas fran- 1 chi les intervalles. C'étaient des espions qui * iiraien-f rev*'u un uni'Vm? ros-«ArafeJanr « s'y méprendre à ceux de l'armée anglaise. " j Les Liégeois, victimes de cette erreur, les ac- r clamèrent au passage. Le groupe se dirigea c alors vers le grand état-major général, et nos of- « ficiers se présentèrent pour le recevoir. Mais il 1 ne fallut pas longtemps pour s'apercevoir du i guet-apens. L'échauffourée fut terrible. Le commandant Marchant succomba héroïquement en couvrant de son corps le général Léman. Tous 'les Allemands furent successivement tués. La mort du commandant Marchand On sait cet incident tragique de la venue à Liège d'Allemands qui se firent (passer pour des Angolais venus -au secours de la Belgique et con- \ duire au bureau de la place à Liège. Le Roi lui-même avait prié le général Léman de transférer ses bureaux dans un endroit plus sûr qoie la rue Sainte-Foy, qui est à l'extrémité C du quartier du Nord, à Liège. On avait même aménagé déjà un loc-al dans le tunnel du chemin de fer de ceinture. En tous cas, le général Léman avait fait em- J porter par le capitaine Lebbe une partie de ses | documents. Le commandant Charles Marchand 1 était resté à la garde des autres. Il avait à peine ^ donné aux gendarmes qui l'entouraient l'ordTe r de tirer sur les Allemands qu'il tombait lui-même sous les balles allemandes, sur le seuil t des bureaux de l'état-major. Marchand est mort comme un brave. * Formidable combat l r L'attaque de nuit a été d'un acharnement sans pareil. e (Les Allemands ont attaqué nos forts aveedes c masses de troupes considérables, se sont rués, I et sont montés sur les glacis.On sait avec quelle t énergie ils furent repoussés. Au fort d'Evegnée, notamment, une de nos r batteries d'artillerie les a littéralement fauchés à plusieurs reprises. La défense fut admirable. ^ Nos troupes ont très peu souffert du feu nourri 2 de l'adversaire. Et malgré les fatigues de nos c soldats — ceux-ci ont combattu sans arrêt de- j puis lundi — l'état moral de notre armée conti- t nue à être excellent. C'est en chantant sans re- s lâcfcé, en se riant véritablement du danger qu'ils s'élancent au devant de l'adversaire. De- ^ puis le début des hostilités,, pas un seul cas de panique n'a été constaté dans nos régiments. Ah ! les braves gens ! Quant aux pertes aile- j mandes, elles deviennent énormes, et, par ins- | tant, des bataillons "entiers sont en déroute. ^ les Français sont Sa 2n ce moment, des forces françaises imposantes sont chez nous -et déjà très loin. Leur r mouvement a été, on le conçoit, admirablement <] tenu secret, et c'est par un vrai coup de surprise qu'elles vont prêter leur concours à nos ^ héroïques soldats. Liège bombardée ? Jeudi, 10 heures soir. a La situation, ajji point de vue militaire, est c normale. C'est l'accomplissement du plan de | l'état-major qui se déroule méthodiquement, j' Après avoir arrêté à Liège et -maintenu pendant ^ trois jours trois corps d'armée allemands (120,000 hommes) — le 7*, le 9* et le 10° — la 3* division de l'armée belge, sut l'ordre de son ■> chef, s'est repliée en bon ordre, ayant gardé une capacité suffisante pour se remettre à com- ^ battre lorsqu'elle aura pris quelque repos. Les hommes ne sont que fatigués, mais non démoralisés, au contraire. Les forts tiennent toujours, aucun n'est en--amé. r Les Allemands bombardent la vililc. [. ïommage de la Chambre française à la Belgique M. Schollaert,président de la Chambre belge, reçu, cet après-midi, le télégramme suivant, xpédié de Paris à 15 h. 5. Monsieur le président, Je suis certainement l'interprète de tous mes collègues en adressant à Votre Excellence 'hommage de notre profonde admiration pour 'héroïque résistance opposée à l'envahisseur >ar la vaillante armée belge. La Belgique ne défend pas seulement l'indépendance européenne, elle est le champion de 'honneur. Et au moment où le coeur de tous es Français battent avec le vôtre, s'il en est armï nous qui éprouvent pour votre nation ne particulière tendresse, ce sont les fils de eux qui, proscrits en 1851, reçurent de la lire Belgique et de votre roi Léopold I" la plus éiiére-use hospitalité. de votre san§, sur votre sol, et pénétré 'un amour filial, je vous prie d'agréer, M011-ieur le président, les assurances de ma haute onsidération. (S.) Paul Deschanel Président de 'la Chambre des députés. dommages français à notre armée Paris, 6 août. — 6 h. 05 matin. — Les jour-îaux sont unanimes à rendre hommage à la ner veille use résistance de l'armée belge, résis-ance qui semble avoir surpris fies Allemands et [ui répond pleinement en tous cas à l'attente de eux qui. connaissaient l'armée belge. « Ex-celsior » dit que l'on n'oubliera jamais e noble héroïsme de la Belgique et l'admirable ourage de son Rai. (Le « Petit Parisien » dit que la Belgique, par a défense intrépide, à laquelle les Allemands Le s'attendaient pas, a rendu un service énorme . la cause de la liberté européenne. Nul ne l'oubliera.Le « Figaro » di't : Ce sera un éternel hon-teur pour la Belgique que le Destin l'ait choisie iour répandre la première son sang dans la utte que le droit et la justice vont entreprenne.-Jrft -1 - d*+ qu* les Be'ges ttt -orA ►eut-être pas de force à lutter par le nombre, nais qu'ils se sentent de taille à vaincre par le ourage. Ils ont di't froidement à l'envahisseur : On ne passe pas ! » Cela est beau et crâne. La Belgique fera devant l'histoire figure de grand ►eupîe. La journée de Mercredi L'affairede Barchon L'état-major de la position fortifiée de Liège . fourni aux journaux liégeois cette note sur 'affaire de Barchon : Le fort d'Embourg a subi une attaque d'une olonne allemande dissimulée dans les bois. Il résisté. Les Allemands ont attaqué Iles intervalles 'leuse-Barchon-iEvegnée-Fléron et Chaudfon-ai-ne. Partout ils ont rencontré une résistance éroïque. Trois cents hommes, qui défendaient 'intervalle Meuse-Barchon, ont dû reculer de-ant les forces beaucoup supérieures de l'en-emi jusqu'à la Julienne. Le généTa.1 Léman a alors donné l'ordre aux roupes occupant les autres intervalles de résis-er jusqu'à la mort, afin de lui réserver sa li-erté de manœuvre. En même temps, il a donné l'ordre au géné-al Bertrand, commandant les 11* et 31* de line, de rejeter au loin les deux colonnes alle-landes établies jusqu'au pont de Wandre. Le général Vermeulen, commandant les 12* t 32' de ligne, devait le soutenir en cas de né-essité. Il n'a pas eu à intervenir. Le général Bertrand a mené cette contre-attaque avec un rio superbe. Les Allemands furent refoulés jusqu'à 1,100 lètres au delà du fort de Barchon. Des Allemands s'étaient glissés dafts l'inter-alile d'Evegnée jusqu'à la gorge du fort. La ° brigade d'artillerie, par un tir des plus effi-aces, a suffi à les déloger. Les troupes de l'-in-arvalle Fléron-Evegnée sont sorties de leurs re-rancheanents et ont refoulé l'ennemi jusque ur fies hauteurs de Gueldre-Heuseux. A 7 heures du soir, tous les forts étaient foT-ament bombardés. Le 10* corps d'armée allemand, qui s'était irigé vers la France et qui avait fait demi->ur en présence de la résistance inattendue de 1 part des Belges, «marche sur les forteresses, l'entrain de nos hommes est admirable. Lan ciers héroïques Les nôtres ont eu des pertes peu importantes. Malheureusement, un incident douloureux rais du plus admirable héroïsme, vient jeter u deuil sur cette victoire. Dans les environs du fort de Fléron, un dé-achement de 80 lanciers s'est trouvé en pré-ence d'un escadron d'uhlans fort de près de [)0 cavaliers. Les Belges, qui étaient en service de recon-aissance, se jetèrent lance_en avant vers les Allemands et, avec une audacé"'folle, se mirent les sabrer. Les pertes des uhlans furent énormes. Cent inquante uhlans restèrent sur le terrain. Hé-is ! les nôtres payèrent aussi de leur sang cette elle action. Il y eut des morts, dont le lieute-ant de Menten de Horn, un Liégeois, qui con-luisit cette charge. iSaluons respectueusement et avec émotion ce rave, mort pour la patrie belge,en même temps ue nous glorifions la victoire de ses camarades ' e l'infanterie. Une nuit terrible Des habitants de Fléron étaient Téunis au ombre d'une soixantaine dans une cave, dont s avaient aveuglé toutes les issues à l'aide ae matelas et ae coussins, i^es scnrapneis ecia-taient sans interruption autour de leur groupe d'habitations. Ils y ont passé toute la nuit et au petit jour, quand le feu s'est ralenti, ils se sont hâtés de déguerpir vers Liège. La Défenss de Liège Combats acharnés {Bruxelles, 6 août. — Nous recevons de notre envoyé spécial à 'Liège les détails rétrospectifs j saiiivant sur la journée de -mercredi : Les troupes belges viennent de remporter un i éclatant succès en repoussant les attaques aile-' mandes dont l'action se porta sur Bmbourg et ; les intervalles de la Meuse, Barchon, Evegnée, i Fleron et Chaud-fontaine. Les forts de Barchon ; et d'Evegnée furent particulièrement visés, ; mais soutinrent admirablement le choc, iniii-1 géant au contraire un gros échec à l'artillerie ; ennemie. Voici les détails des événements : i Trois cents hommes de l'infanterie avaient reçu i mission de défendre les intervalles de la Meuse < et de Barchon ; mais l'importance numérique de l'infanterie allemande les obligea à se replier jusqu'au ravin de la Julienne. Le général Léman donna l'ordre aux autres troupes d'intervalles de résister à outrance ; il fit appel au général Bertrand, commandant les 11' et 31* d'infanterie, de rejeter hors des lignes les deux colonnes allemandes établies jusqu'au pont de Wandre. Le général Vermeulen, commandant les 12' et 32* d'infanterie, reçut l'ordre d'intervenir si besoin était pour le refoulement des colonnes ennemies. Mais ce fut inutile, et le général Bertrand, avec ses seules troupes, réussit à refouler les Allemands à 1,700 mètres du fort de Barchon. Les troupes allemandes avaient réussi à se glisser dans les intervalles d'Evegnée jusqu'à proximité de la gorge du fort. Mais la 12" brigade d'artilleTie.ouvrit alors un feu terrible contre l'enneimi, qui fut rapidement délogé. A ce moment, les troupes placées dans les intervalles de Fleron et d'Evegnée sortirent de leurs retranchements et refoulèrent les Allemands jusque sur les hauteurs de Cerex'he-Heuseux. L'armée allemande fut donc repoussée de tous côtés, .malgré la puissance de son artillerie, dont le tir cependant sembla manquer de précision.Les pertes afllemandes sont évaluées à 6,000 tués et blessés, dont deux généraux tués, alors que du côté des Belges elles sont très minimes. On doit toutefois déplorer la mort du capitaine de lanciers de Menten de Horne. Notre artillerie de forteresse a, d'autre part, entièrement détruit deux batteries d'artillerie allemandes^ L'ennemi, en se retirant, a laissé 27 pièces au.\ • mains des Belges. Sur les lignes de Visé, Argenteau et Vive-gnis, les forces allemandes n'ont pu non plu.-, gagner le moindre avantage. Aucune des tenij tatives faites par l'ennemi pour construire u'X p 't !.. bat-eai'.x -ui I.-» sieurs de leurs mitrailleuses appuyant ce tra vail ont été détruites. La cavalerie qui avait" franchi la Meuse a gué à Lixhe a été plusieurs fois balayée par le fort de Ponthisse. Les Allemands bombardés dans un château Une colonne ennemie arrivant de Trooz, se dirigeant vers le fort de Chaudfontaine, a été forcée, sous le feu des Belges, de chercher refuge dans le château de Forêt. Oelui-ci fut démoli en quelques instants par les obus belges, . ensevelissant de nombreux Allemands et découvrant la colonne.Les obus tombèrent de nouveau parmi ceux-ci. Ils durent se retirer ayant environ 800 tués ou blessés. Un engagement aurait eu lieu à portée des forts d'Evegnée et de Barchon, ce dernier soutenu par le fort de Pontisse. Un contingent 1 allemand serait parvenu à pénétrer dans la ceinture des forts en dépit de la résistance du 11' d'infanterie. Des renforts venus à la rescousse aidèrent à refouler l'ennemi jusqu'à la route de Warsage sous le feu des forts, lui infligeant des pertes sérieuses. Il fut encore forcé dans sa retraite à traverser un petit pont sur la Berwinne, franchissant la frontière hollandaise sous les yeux d'un poste de douaniers. La panique injustifiée. — On se ressaisit Liège, jeudi matin.—Depuis hier soir, 11 heures 1/2, le canon n'a cessé de tonner autour de Liège. Aucune panique cependant durant la nuit. Mais les Allemands ayant réussi à entrer dans l'enceinte du fort de Fleron, dirigèrent le feu sur Bressoux dont mainte maison fut abîmée ou incendiée. Exode général des habitants de Bressoux sur Liège, annonçant l'arrivée des Allemands en ville, d'où panique générale vers 4 h. 1/2 du matin. Autre cause de panique : l'audacieuse apparition d'un détachement de uhlans jusqu'à la rue Sainte-Foi où se trouve ét# bli l'état-major. Le service de l'intendance a fait rentrer en ville, par la place Saint-Lambert les innombrables têtes de bétail cantonnées à Bressoux, afin, d'une part, de les soustraire au feu du port de Fleron et aux mains de l'ennemi, et, d'autre part, de ravitailler la ville au cas où l'on devrait faire sauter les ponts pour empêcher l'arrivée de l'ennemi. Un seul obus a éclaté à Liège. Dans toute la ville le bruit courait que la ville s'était rendue, que le général Léman était fait prisonnier, que la garde civique était licenciée. Des gens couraient affolés, conseillant à tout le monde de sa cacher dans les caves parce que le bombardement avait commencé, que les Allemands entraient de tous côtés, etc. Mais à 7 heures la panique se dissipa. Les cris de : « Vive la Belgique! » éclatèrent. La garde civique envoyait des estafettes partout accompagnées d'un clairon annonçant que la ville n'était nullement prise et que l'on résistait vaillamment. O11 apprenait peu après que le fort de Fleron avait été vaillamment repris par nos troupes, et que les Allemands avaient de nouveau été repoussés en dehors de l'enceinte des forts. A 8 heures du matin, le canon a cessé de tonner. U est probable cependant que les Allemands préparent une nouvelle attaque. On s'attend d'une minute à l'autre à l'arrivée des troupes françaises. Une extraordinaire équipée Un l'édacteur de la « Meuse » la raconte : Parti mardi soir, vers 8 h. 3/4, en bicyclette, pour Visé, je rencontre tout d'abord le long de La route quelques familles chargées de paquets 3t ayant l'air de fuir désespérément l'envahisseur.Passé "Wandre sans incidents, mais, un peu sivant d'arriver à Argenteau, un détachement d'infanterie m'arrête et me force à remiser ma bécane dans une auberge et à continuer ma route à pied. Quelques kilomètres et me voici, tout à coup, iprès Argenteau, accueilli par le cTi de : « Wer ia? » En prudent reporter, j'y réponds par les mots : « Belgische Freund ! » La sentinelle me remet aux mains de deux uhlans qui me condui sent a un oincier, aux questions auquel, grâce à ma connaissance de la langue allemande, je puis répondre avec aisance et précision. Je lui décline .mes qualités d'informateur journaliste, lui exhibe -mes papiers et pièces d'identité et le prie de me laisser poursuivre ma course pédestre jusqu'à Visé et retour, afin de m'acquitter là-bas d'un message verbal dont j'étais chargé. J'ai pu continuer... mais es-sorté par deux uhlans, qui avaient comme consigne de ne pas m'adresser la parole, de ne pas me répondre davantage et m'empêcher de fuir ou d'aller ailleurs qu'à l'endroit indiqué, en ■ l'occurrence un café de Visé. Ce qui fut fait, mais me permet de vous résumer quelques impressions : les soldats allemands, avec leur iiniforme sombre et sobre, offrent un ensemble d'homogénéité que nous n'avons pas en Belgique ; mais leur discipline a quelque chose d'emprunté, de forcé ; tandis que nos petits Belges, un peu débraillés, aux tenues mélangées, partent réellement avec l'idée de défendre leur drapeau ; le mutisme de mes deux gardiesn accentuait encore cette impression. Les officiers se montrent d'une courtoisie un peu hautaine, 1 exprimant, sans ironie aucune, le regret que la Belgique n'eût pas consenti à leur laisser le passage « en amis » : ceci est dit sérieusement et l'on y sent leur réelle conviction. A Visé, je n'ai pas aperçu une seule pièce d'artillerie. Les troupes allemandes ne semblaient d'ailleurs, à cette heure, guère nombreuses dans cette région et l'on se demande vainement quel est le but poursuivi par la tactique aljemande actuelle? Au retour, je pus quitter mes uhlans à Argenteau, après un salut correct et glacial d'un officier, reprendre ma bicyclette à l'auberge, et rentrer à Liège sans autre incident que la rencontre d'une patrouille d'infanterie qui me [aissa le passage libre, sur présentation de mes pièces d'identité. On verra d'autre part qu'un rédacteur de I' « Express » a constaté que quelques maisons seulement ont été brûlées à Visé. A Visé Des renseignements parvenus hier à Bruxelles, de récits de témoins, il résulte que la ville le Visé n'a point été incendiée, comme on l'avait dit, et qu'il n'y a point eu de massacre. Les faits ont été- exagérés, ce qui s'explique par la panique que provoqua l'entrée des Allemands.Interview d'un liégeois Trois heures de l'après-midi. Un tout jeune homme et sa jeune femme, accourus de Liège, font part à leurs voisins de :ramway de leur situation. — Depuis lundi, nous n'avons cessé d'enten ire le bruit du canon. A partir d'hier soiT, j'ai perçu distinctement un son plus sourd et plus noient. Certainement on avait amené de gros- — J — - ——>— - "> lu. ixUil <» dre, sur la plate-forme supérieure de la maison. [)n voyait éclater au loin les sbrapnells. Vers cinq heures et demie, j'ai vu arriver par la rue Saint-Gilles, où j'habite, une véritable foule lui poussait devant elle du bétail. Tous parais- . saient affolés. Ils fuyaient devant les obus. On annonçait la prise d'un fort. J'ai pris ce que j'avais et nous sommes partis. Nous avons tout juste trente francs et je laisse mon industrie ibandonnée. Sa femme l'interrompt, parce qu'elle voit des [armes perler aux yeux de son mari : — Voyons, tu la retrouveras, ta maison. Nous ivons fui pour ne pas être tués, et voilà tout. Ne parlons plus de cela. Elle dit cela très tranquillement, la jeune femme. C'est elle qui réconforte son époux. Celui-ci paraît très frappé d'une chose : c'est qu'il lit pu voyager gratuitement. — Nous sommes arrivés aux Guillemins en courant. Le train ne devait partir qu'à 6 h. 40. Niais en présence des bruits qui couraient et comme le train était plein, on l'a fait partir i 6 h. 20. Personne ne nous a demandé de cou-oon. Toutes les portes étaient ouvertes. — Et la ligne? Avez-vous des soldats? — Toute la ligne est gardée par des soldats belges. Et les Français, savez-vous où ils sont? C'est le cri général : Où sont les Français? AVIS DU BOURGMESTRE " Hier, à midi et demi, le bourgmestre de Bruxelles a réuni dans son cabinet les directeurs des journaux bruxellois pour leur adresser quelques recommandations. Il les a priés, notamment, de ne rien publier, sans autorisation de l'autorité compétente, an eu jet des mouvements de nos troupes et des troupes alliées, de ne point dire où *0 trouve le Roi, et de ne pas faire connaître l'emplacement occupé pair les locaux d'approvisionnement.U leur a rappelé que l'état-major général pourrait suspendre les journaux qui ne se x>nformera-ient pas à ces instructions, en ajoutant que oeluâ-oi ne désire pas en venir à cette extrémité. Le bourgmestre a exprimé sa satisfaction ' de oe que l'esprit de la population s'était amélioré et que les excès que l'on avait eu à déplorer la veille et l'avant-veille ne s'étaient plus renouvelés. U a attiré l'attention de tons sur les représailles que pouvaient nous attirer ces ex- < ces, sur les terribles malheurs auxquels ils ] sxposaient, surtout, les populations des loca- ^ ibés où les ennemis sont les maîtres en ce moment. U a recommandé vivement à la population de ne pas maltraiter les espions qui seraient ( surpris et arrêtés publiquement, leur châti- „ ment étant réservé à l'autorité militaire. i Il nous a demandé l'insertion de cet avis : 1 < Nous adressons un nouvel appel au calme 1 au sang=froid de la population. ] Toute atteinte portée à la propriété de su= ' jets allemands, toute violence contre ceux=ci, pourraient être le prétexte de graves repré= vailles. Les citoyens belges qui commettraient de pareils actes se rendraient donc coupables i'un véritable crime contre la Patrie. Il convient de s'abstenir de tout sévice à l'égard des sujets allemands qui seraient j 3 soupçonnes ou convaincus a espronnage et qiui devraient être arrêtés de ce chef. II est iu plus haut intérêt de laisser à l'autorité mi= litaire seule le pouvoir d'exercer les châti= ments que comportent de semblables faits. —- Nous souscrivons d'autant plus volontiers à toutes ces recommandationra que nous y avons strictement soumis toute notre conduite et que nous les avons développées déjà, nous-mêmes, à plusieurs reprises. U a été question aussi, dans cette réunion, d'interdire les éditions spéciales des journaux. oui surexcitent la population. Nous n'y voyons pas d'inconvénient, à condition que la mesure soit, comme à Paris, uniformément appliquée à tout le monde et que Les éditions spéciales ne se dissimulent pas sous la forme d'éditions multiples ou successives.Le danger créé par les individus qui en ce moment bousculent les Allemands ou qui portent atteinte à la propriété d'un Allemand est extrêmement grave. U importe de s'en convaincre et il est- aisé d'en comprendre la raison. Les lois de la guerre n'autorisent pas les civils à inteervenir activement contre les ennemis..Un soldat peut se mettre en embuscade pour tirer sur des soldats ennemis. Un civil ne le peut pas. Si le soldat est pris il sera pri-sionnier de guerre. Si le civil est pris, il sera iusillé. Rappelez-vous le dramatique récit de 'Attaque du Moulin. L'autorité militaire peut passer un espion par les armes après un jugement sommaire. Les bourgeois peuvent désigner un espion, aider à l'arrêter, le livrer à l'autorité militaire. [ls ne peuvent pas le maltraiter. Les espions, par malheur, foisonnent chez nous. Et il est fort à craindre qu'ils n'aient déjà dénoncé à ceux qui les emploient les dégâts commis chez les Allemands et les mauvais traitements qui leur ont été infligés. Et 3n les exagérant beaucoup. Tous ces faits constituent des violations des [ois de la guerre ; et il est certain que les Al-emands, s'ils étaient les plus forts, ne manderaient pas de nous les faire payer chère- nx«n±. TvTrvuE l'avons déjÀ dit ftfc nnns 1a réné- :ons. On sait qu'ils usent et abusent largement de tout prétexte qu'ils trouvent pour sévir contre la population civile et la faire pair le plus rudement qu'ils peuvent. C'est leur néthode. Méthode indigne, mais systématiquement appliauée. C'e«st pourquoi nous mettons les honnêtes rems en garde contre des excès qui, évidem-nent machinés par des agents provocateurs, peut-être par des espions même, n'ont pour ^ut que de fournir à l'ennemi des prétextes à représailles. U ne suffit pas que Bruxelles soit ville ouverte pour être à l'abri des pires violences. Les aéroplanes et les dirigeables ennemis pourraient venir nous y donner de cruels avertissements. Et les malheureux habitants 3e la partie du territoire qu'ils occupent encore pourraient aussi être cruellement traités pour ces sottes folies. Ceux qui en sont les auteurs ne font nullement preuve de patriotisme. Au contraire ! Ils se conduisent nettement en ce moment comme de dangereux ennemis de la sécurité générale. Que tous les honnêtes gens s'entendent pour les traiter comme tels. En cas de nalheur, ce ne sont pas eux qui paîraient es pots cassés. Ne prêtons pas la main à des macliinations grossières, dont le but éclate à tous les yeux. Et traitons impitoyablement, en criminels de iroit commun, les fauteurs de désordres et les organisateurs de bagarres. Les Evénements LES FA8TS DE GUERRE JFï-satice et Allemagne A la frontière lorraine Paris, 5 août. — Des dragons allemands ont îsté surpris à Noisy-le-Sec paT des cavaliers rançais. Les Allemands ont eu 5 tués, 2 bles-iés et 1 prisonnier. On ne signale aucune perte rançaise. R -j ssle et agne Les Russes avancent PétersbouTg, 5 août. — Les Russes ont pris :ontact avec les Allemands sur une grande )artie de la frontière. Les Allemands se sont epliés à une journée de marche en incendiant es viLlages sur une énorme étendue. Le bombardement de Libau On a annoncé de Berlin que le port de Libau itait en flammes. Un communiqué . officiel, laté de Libau, 3 août, signale qu'un croiseur illemand s'est approché de Libau et a bom->ardé la' ville. U a lancé une vingtaine d'obus lui a détruit L'hôpital naval et deux habita-ions privées. Tout se borne à des dégâts maté-'icls relativement peu importants. Le croiseur illemand a pris ensuite le large. et Aîlemagne Navire allemand cou'é Londres, 5 août. (Officiel). — Le contre-tor-)illeur a Amphilon » a coulé, aujourd'hui à nidi, le a Kônigin Luise », de la Compagnie Hambourg America, qui servait à poser des nines. Autricliô et serbio Le siège de Belgrade Nisch, 2 août. (Retardée dans la transmission). — Le bombardement de Belgrade a recommencé par intervalles de 1 heure à 6 heures du matin. Le tir a été dirigé sur la partie bass« et le centre de la ville. Des maisons ont été endommagées. Un obusier serbe a opéré avec succès. Le débarquement- des Autrichiens â l'aube près de Gronel et de Graditch a été énergiquement repoussé. ISbï i^lfiemsigiie Ultimatum à l'Italie ? Londres, 6 août. — Les journaux publient une dépêche de Paris disant que l'Allemagne a envoyé un ultimatum à l'Italie déclarant que si elle n'appuie pas l'Autriche et l'Allemagne, ses alliés, la guerre sera déclarée contre elle. Bruxelles, 6 août. — "L'ambassadeur d'Italie à Bruxelles déclaré qu'iT n'avait reçu aucune nouvelle de la réception de pareil ultimatum à son gouvernement et a ajouté qu'il n'y croyait pas. Départ des ministres belge et anglais Berlin, 6 août. — L'ambassadeur britannique et le ministre de Belgique ont quitté Berlin de grand matin. Les autorités allemandes avaient mis à la disposition des deux diplomates deux voitures-salons et une voiture-restaurant. Un fonctionnaire supérieur du ministère des Affaires étrangères assistait au départ à la gare. L'Empereur a envoyé hier un aide de camp chez l'ambassadeur d'Angleterre pour lui exprimer ses regrets au sujet des actes de violence commis contre l'ambassade. Sir Goschen a remercié pour les attentions dont il a été l'objet de la part du gouvernement allemand. Campagne de fausses nouvelles Paris, 5 août. — Un communiqué du minis* tère de la Guerre dit que les Allemands continuent en Alsace-Lorraine leur campagne de fausses nouvelles, annonçant que les Chambres françaises ont voté à une grosse majorité contre la guerre, que la Commune à été proclamée & Paris et que le président de la République » été assassiné. Un de moins Londres, 6 août. — Une dépêche de Copenhague dit qu'un torpilleur allemand a fait explosion dans la mer Baltique, au large de Gesder. Il y a eu 30 noyés. Cousin du Tsar arrêté Saint-Pétersbourg, u - -h. — La « Gazette d« la Bourse » annonce que^ xêtd prisonnier de guerro, a la station thermale de Wildungen, le grand-duc Constantin Constant-inovitch. En 5S.iissie La mobilisation Paris, 5 août. — Le gouvernement russe a ordonné la mobilisation de 11 classes de milice. Londres, 6 août. — Du correspondant militaire du « Times » : La formidable armée russe se hâte vers le front. L'invasion allemande en Pologne, à Ivalisch et autres points ne rencontrera que quelques gardes de cavalerie car il y a lieu de croire que la zone de concentration russe contre l'Allemagne se trouve à l'est de la Vistule. Les Russes n'ont pas seulement mobilisé toute leur armée de première ligne et leurs réserves : elle rassemble aussi plusieurs classes de « opoltchenic » ou landsturm,.L'effort qu'elle déploie est sans parallèle dans les temps modernes.De même qu'en France, tout semble indiquer qu'en Russie la concentration s'opère bien. Le 15 août, la Russie aura 1 million 500,000 hommes à la frontière et toutes ses forteresses seront bien gardées. On a évalué à 8 ou 9 le nombre de corps d'a-x-rnée que l'Allemagne pourrait envoyer à travers la Belgique, mais on ne discerne rien encore quant à la ligne d'action arrêtée par le haut commandement allemand. Quant aux Serbes, ils ne tarderont pas à reprendre l'offensive et ils donneront à l'Autriche quelques moments d'anxiété s'ils pénètrent dans les provinces serbes du royaume austro-hongrois. Ce n'était pas vrai Saint-Pétersbourg, 5 août. — Les bruits suivant lesquels la citadelle de Varsovie aurait fait explosion sont dénués de tout fondement. Les manifestations Saint-Pétersbourg, 5 août. — Les manifestations de sympathie pour la France et l'Angleterre continuent. La foule a saccagé l'ambassade d'Allemagne à Pétersbourg. Elle a jeté le mobilier dans la rue et brisé l'écusson, qu'elle a remplacé par le drapeau russe. La police a dû intervenir .pour empêcher l'incendie de l'immeuble. IEbi Angleterre Accroissement de la flotte inattendu par certain^ Londres, 6 août. — Le « Daily Telegraph » Tapporte que 'l'Amirauté britannique a augmenté la flotte de quatre unités de la façon suivante : La Turquie avait commandé aux établissements de Barow un dreadnought, le « Eesha-dieh », auquel oh a travaillé pendant trois ans D'autre part, le gouvernement ottoman avait acheté à la République Argentine un bateau rie guerre, 1' « Osman-I », en chantier à Elswick. Le premier est de 23,000 tonnes ; le second, d® 27,500. Tous deux sont prêts à prendre la mer. Le Chili avait en construction en Angleterre deux petits destroyers de 1,850 tonnes. M. Churchill a exercé son droit de préemption sur les quatre bâtiments qui accroîtront encore la puissante flotte anglaise ; les deux premiers surtout représenteront un renfort sérieux. Pour la coopération militaire avec la France Londres, 6 août. — L'Agence Reuter n.pprenc1' de source officielle, qu'un officier supérieur de l'état-major naval français est arrivé à Londres pour conférer avec l'Amirauté. U repartira aujourd'hui. Un officier de l'état-major d«r l'armée fran-. çaise arrivera à Londres dans quelques heures. U conférera avec le Conseil de l'armée sur la -'■tuation militaire.

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Dit item is een uitgave in de reeks La gazette behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1871 tot 1940.

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