La gazette

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s.n. 1914, 30 Juli. La gazette. Geraadpleegd op 05 december 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/w950g3hx60/
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Jeudi 30 Juillet 1914 Le numéro : CINQ, CEJVTIJMCES partout en Belgique. 44e année — N° 211^ ÇC ABONNEMENTS ; BRUXELLES & FAUBOURGS : On an, 12 fr.— Six mois, 6 fr. 50.— Trois mois, 3 fr. 50 HORS BRUXELLES : En an, 15 fr. — Six mois, 8 fr. — Trois mois, i £r. 50 A L'ÉTRANGER : Les prix de Bruxelles, le port en sus. Zes abonnements se prennent dans nos bureauS et dans tous les bureaux de poste. LA GAZETTE AÎSSJONCES : ANNONCES ORDINAIRES : 30 centimes la petite ligne. RECLAMES (Après les spectacles) : i franc la ligne. FAITS DIVERS (Corps du journal) : 3 francs la ligne. (Fin du journal) : 2 francs la ligne. NÉCROLOGIE : 2 francs la ligne. Pour les annonces, s'adresser au service de la publicité RÉDACTION et ADMINISTRATION : 86, RUE DU MARAIS, BRUXELLES. — Téléphone j f^fjittrahon \ \ \ \ b il™ LA GUERRE AUSTRO-SERBE Bombardement de Belgrade Le conflit serait-il localisé? ^'Indifférence Mais cela n'est, pas possible. L'Europe n peut pas. Ce serait trop abominable... Tous les gens que l'on rencontre disent 1; même chose. Tous parlent de la guerre ave réprobation et ne veulent, ne veulent absolu ment pas y croire. Mais les nouvelles sont la et l'anxiété grandit. Certainement dans tous les pays, dans ceux où s'agitent défi groupes belli queux, où des cortèges parcourent les rues e: chantant des hymnes guerriers, des centaine de milliers, des millions de citoyens eprouven les mêmes sentiments de réprobation et d ai] goisse. . . ,, , Et pourtant... Pourtant combien . d entr tous ces gens qui abominent la guerre ont fai quelque chose, quand la paix régnait, quelqu chose qu'ils pouvaient faire, qui est possibl tout de même, pour tenter de préserver 1 Eu rope du fléau. Combien de gens ont cncou ragé, par leur seule adhésion, le mouvemen pacifiste? Parmi les millions et loll millions d Eure péens qui ne veulent pas la guerre, qui 1 redoutent, qui la condamnent, quelques cer taines peut-être ont aidé ce mouvement. Les autres adoptaient le ton du scepticisme Oh ! pas plus hier qu'aujourd'hui, ils ne soi haitaient la guerre. Mais ils souriaient vol or tiers aux efforts des pacifistes, parlaient d eu comme do braves gens naïfs, accueillaient le plaisanteries faciles lorsqu'une reunion d Berne était suivie d'un conflit sanglant. O eût pu croire vraiment qu'ils n'étaient poir menacés, et qu'il n'y avait là que sujets à h céties. En réalité, on le démêle très clairement ai jourd'hui, très peu d'hommes croyaient 1 guerre possible; c'était un sujet de conversa tion ; mais tout doucement, la conviction tait établie que dans l'état actuel de notr civilisation, personne n'oserait dechaîner u tel cataclysme. Et on laissait en apparenc isolés les apôtres militants du pacifisme. Per dant ce temps, dans certains pays, on laissai le champ libre aux énergumènes qui rêyen de la tragique aventure; ceux-là agissaient manifestaient bruyamment, ou travaillaien dans l'ombre. Ils pouvaient faire croire . leur nombre et à leur force, puisque devan eux ne se montrait pas la foule innombrabl do ceux qui veulent travailler dans la "paix. Quels que soient les événements qui nou attendent, il y. aura là une terrible leçon méditer. Les gens paisibles sont trop paisibles, n'é lèvent point assez la voix, ne soutiennent pa assez visiblement ceux qui parlent en leu nom, ceux qui formulent leurs souhaits ai dents. Le mouvement pacifiste peut essuyer encor des déceptions cruelles. Sans doute, il en es suierait moins si tous ceux qui l'approuven y adhéraient simplement. Si les ligues pou 3a'paix pouvaient, par ces adhésions, comp telles habitants de tous les pays dont la vc lonté est pacifique, leur voix prendrait un autorité, une ampleur formidable et étouffe rait facilement celle des belliqueux. Quoi qu'il arrive demain, il faudra se sou venir de l'heure angoissante que nous vivons des horreurs auxquels nous allons peut-êtr assister ou que notre imagination a pu entre voir. Peut-être comprendra-t-on, enfin, qu Vn'nr^ffprpripp. ont. dangereuse. Qu'elle est cor Les Evénements En Antriclie Un3 guerre de représailles mais non pas de conqaêt Dans les milieux austro-hongrois et aile •mands, on dit qu'il s'agit seulement d'une exp» dition ayant pour but d'infliger un châtiment la Serbie et non d'une guerre de conquête, et o espèTe que la Russie s'inclinera devant une es pédition de ce genre si on lui donne l'assuranc que les troupes autrichiennes quitteront les te: ritoires occupés en Serbie à une date déterminé* que les opérations militaires de l'Autriche-Hoi grie n'ont pas pour but de faire couler le san sefbe, mais uniquement d'occuper une parti des territoires, afin d'obtenir de la Serbie de garanties pour une attitude plus correcte. La Russie acceptera-t-elle des opérations mil taires de ce genre de la part de l'Autriche-Hoi grie sans entrer en action elle-même? On est disposé à le penseT à Berlin, ce soir, e l'on croit que la Russie se contentera de reste passive et qu'elle attendra les événements qi vont se dérouler en Serbie. François»Joseph à ses peuples Vienne, 29 juillet. — L'Empereur a adress mardi au ministre président une lettre autogri phe annonçant le commencement de l'état d guerre et ajoutant : « Dans cette heure grave j'éprouve le besoin de m'adresser à mes peup'k aimés. Je vous charge en conséquence de publia le manifeste renfermé sous ce pli. » Voici le texte de ce manifeste : « A mes peuples, « Ce fut mon désir le plus ardent de consacre les années qui me sont encore destinées par I grâce de Dieu aux œuvres de paix, et de pr< server mes peuples des graves sacrifices et de charges de la guerre. La Providence en a décret autrement. Les agissements d'un adversaii plein de haine me forcent après de longues ai nées de paix à prendre l'épée pour sauvegarde l'honneur de ma monarchie, pour la protectio de son prestige, de sa position, de sa puissant pour la sûreté de ses possessions. Avec ingrat tude et vite oublieux, le royaume de Serbie, qi fut appuyé et favorisé depuis 'les premiers d< buts de son indépendance étatique jusqu'au temps les plus récents par mes ancêtres et p£ moi, entra déjà il y a des années dans la vo: d'une hostilité ouverte contre l'Autriche-Hoi grie. « Lorsaii^ après trente années d'une œuvi pacifique pleine de prospérité en Bosnie-Herz govine, j'étendis mes droits de souveraineté si ces pays,cette mesure produisit dans le Toyauir de Serbie, dont les droits ne furent aucunemei violés, un éclat d'une passion effrénée et de ! haine la plus acharnée. Mon gouvernement fit alors usage du beau privilège du plus fort et, inspiré par une extrême indulgence et par la clémence, ne demanda à 'la Serbie que la réduction 3 de son armée sur l'effectif de paix, ainsi que la promesse qu'elle suivrait dans l'avenir la route 1 de la paix et de l'amitié. Mon gouvernement, s inspiré par le même esprit de modération, se - borna à la sauvegarde des plus importantes con-f ditions de la vie de la monarchie, lorsque la Serbie, il y a deux années, se trouvait en combat 2 avec l'empire de Turquie. C'est- à cette attitude I que ia Serbie dut en première ligne de pouvoir 1 atteindre le but de 'la guerre. L'espoir que le B royaume serbe apprécierait la longanimité et j. l'amour de la paix de mon gouvernement et tiendrait sa parole ne se réalisa pas. La haine contre moi et contre ma maison et l'effort se montrent toujours plus clairement d'enlever par j; la violence des territoires inséparables de l'Autriche-Hongrie. Des agissements criminels fran- 3 chissent la frontière pour saper la base de I'ot-3 dre de l'Etat au sud-est de 'la monarchie, pour " ébranler dans sa fidélité à la dynastie et à la -pa- - trie des peuples auxquels j'ai voué en un amour t paternel ma pleine sollicitude, pour égarer la jeunesse adolescente et l'instigueT à des actes - scélérats de démence et de haute trahison. i « Une série d'attentats, une conspiration pré- - parée et exécutée méthodiquement dont la réussite épouvantable a frappé au cœur moi et mes peuples fidèles forment la trace sanglante et très . visible de ces machinations secrètes qui ont été _ mises en œuvre et menées par la Serbie. Il faut j- mettre un terme à ces agissements insupporta-s bles. Il faut faire cesser les provocations conti-e nu-elles de la Serbie si l'honneur et la dignité de ma monarchie doivent rester intactes et si son . développement politique économique et militaire doit être préservé d'un ébranlement constant. En vain mon gouvernement -a entrepris encore une dernière tentative pour atteindre ce but par des moyens pacifiques et déterminer 31 la Serbie à revenir sur son attitude par un aver-tissement sérieux. La Serbie rejeta les demandes - modérées et justes de mon gouvernement et re-e fusa de remplir les devoirs dont l'accomplisse- i ment forme dans la vie des peuples et des Etats e la base naturelle et. nécessaire de la vie. Je dois - donc m'occuper de créeT par la force des armes t les garanties indispensables qui doivent assurer t à mon pays le calme intérieur et une paix dura- ble à l'extérieur. t « Dans cette heure grave, j'ai la pleine con-^ science de toute la portée de ma décision et de £ ma responsabilité devant le Tout Puissant. e « J'ai tout examiné, tout considéré. C'est avec un.' coi'1 cierree sereine qui j'entre dans la voie que le devoir m'indique. Je me confie dans mes „ peuples qui dans toutes les tempêtes se sont ral- 1 liés toujours en union et fidélité autour de mon trône étant toujours prêts aux plus grands sacri-fices pour l'honneur, la grandeur et la puissance s de la patrie. Je me confie dans l'armée de l'Au-r triche-Hongrie vaillante et remplie d'un enthou- - siasme, plein de dévouement et je me confie dans le Tout Puissant qui accordera la victoire 2 à mes armes. » ~ Intransigeance autrichienne r Vienne, 29 juillet. — L'ambassadeur de Rus- - sie, M. Schebeko, a eu mardi après-midi une en-. trevue de deux heures avec le comte Berchtold. 2 n a demandé la suspension momentanée des , hostilités. Le comte Berchtold a refusé d'accéder à cette demande. Les socialistes autrichiens ' Vienne, 29 juillet. — L'« ATbeiterzeitung », 0 OTgane socialiste, déclare formellement que les soldats socialistes doivent faire patriotiquement 3 tout leur devoir envers le pays. Désarroi aux télégraphes autrichiens Vienne, 29 juillet. — Par suite du départ de nombreux télégraphistes, le service est complètement désorganisé. Dix-sept mille télégrammes n'ont pu être expédiés. En Sertîâe Les forces serbes Vienne, 29 juillet. — On mande de Semlin à la e « Ddutsches Volksblatt » que les Serbes concen-^ trent surtout leurs forces contre la frontière de ■_ Bosnie. Ils auraient l'intention de prendre l'of-^ fensive dans cette province. a On confirme que les Serbes ont fait sauter le pont de Semlin. ° La mobilisation Nisch, 28 juillet. — La Skouptchina n'a pas l- pu se réunir ce matin par suite du manque de g quorum. e Les communications postales et tôlégraphi-s ques sont interrompues. Le Prince régent n'est pas encore arrivé, i- La mobilisation continue. Le pays est tran-i- quille. t La guerre ? Le plan autrichien L1 BeTlin, 29 juillet. — Le « Journal de Berlin de Midi » annonce que les forces militaires de l'Autriche sont divisées en deux armées. Le général > Conrad von Hoetzendorf commande en chef. Le e général Potiorek est placé à la tête de la pre-L" mière année. La seconde, qui attaquerait le f Monténégro, est confiée au général von Bœhm-Ermolli.s r L'Autriche attaque le Monténégro Durazzo, 28 juillet. — Les Autrichiens ont bloqué le port d'Antivari (Monténégro). Premiers combats a Vienne, 29 juillet. — Les Serbes ont fait sau-ter à 1 li. 30 du -matin le pont de Semlin à Bel-s grade. L'infanterie et l'artillerie autrichiennes, é appuyées par des monitors du Danube, ont e bombardé ensuite les positions serb'es au delà t- du pont. Les Serbes se sont Tetirés après un r court combat. Nos pertes sont tout à fait insi-n gnifiantes. :> La jonction serbo-monténégrine ii Les troupes serbes ont avancé leurs postes jusqu'à Priboi, sur le fleuve Limm, à l'endroit x où l'ancienne frontière de la Serbie rejoint la ,r Bosnie. Le contact est établi entre les troupes e serbes et monténégrines près de Plewlje. Le roi i- Nicolas se retire, avec le gouvernement <}e Cetti-gné, à Podgoritza. t En Mesures navales russes e it Saint-Pétersbourg, 29 juillet. — On annonce a officiellement la fermeture aux bateaux de com merce et aux navires prives au passage compn: entre Elsingfors et Hangos. Les navires doivent, dans cette région, passe: en pleine mer. •Le bateau-phare d'iETangsgrund a été déplacé le phare fixe de Grobara et les autres phare: près d'Elsingfors ont été éteints. Le télégraphe interrompu entre la Russie et l'Allemagm Berlin, 29 juillet. — Le « Politiken », de Co penhague, apprend par une dépêche de Stock holm que, dès aujourd'hui, les dépêches offi cielles russes ne sont plus dirigées par l'Aile magne, mais via Stockholm. La direction de: télégraphes de Finlande, se renseignant auprè: de l'administration des télégraphes Tusses, i reçu cette réponse laconique : « Les communica tions avec l'Allemagne sont interrompues. » Esi MSemagne Ton pacifique Berlin, 29 juillet. — Dans son édition du soir, la « Norddeutsche » dit au sujet de la communication Tusse d'hier : Le ton pacifique de la communication russe a rencontré ici un éclic chaleureux. Le gouvernement impérial s'associe au vœu que les relations pacifiques soient maintenues. Il espère que le peuple allemand, en continuant à rester calme, l'aidera dans ses efforts. Malgré l'interdiction •Berlin, 29 juillet. — A l'issue de la réunion so cialiste d'hier soiT, les assistants, par petit groupes, à pied ou en automobile, gagnèren l'allée den Linden et se formèrent en cortège chantant l'« Internationale » et poussant de: cris de : « A bas la guerre ! » Des forces de police considérables qui avaien été massées dans les rues avoisinantes s'avan cèrent alors et refoulèrent les manifestants dan: la Friedrichstrasse et la Charlottenstrasse. D< violentes bagarres se produisirent et bientôt lt colonne se heurta à des contre-manifestants qu s'avançaient en chantant des hymnes patrioti ques. Le choc fut des plus violents. Plus loin, dans la Charlottenstrasse, lla police dut dégainer et le sang coula; des arrestation, furent opérées. On télégraphie de Cologne que les meeting: organisés par le parti socialiste avaient attiré hier soir, un public nombreux. Des orateurs on demandé la convocation du Reichstag, afin qu< les représentants du peuple donnent leur appro bation à l'action du gouvernement. Ils demandé rent, en outre, que le gouvernement s'emploie de toutes ses forces à localiser le conflit. En Alsace. — Contre la guerre Strasbourg, 29 juillet. — Le parti socialiste e organisé dans les grandes villes d'Alsace des réunions de protestation contre la guerre et contre la menace d'une conflagration générale. Une réunion est convoquée pour ce soir à Mulhouse. M. Eminel, député au Reichstag, y prendra la parole. Des réunions auront lieu vendredi prochain à Strasbourg, où M. Bohle, député' a ; Reichstag,prendra la parole, et à OoJmAr < >' Peirotes, prendra la parole. On s'attend à dVe très manifestations dans les centres moins importants.Guillaume II et le kronprinz Berlin, 29 juillet. — L'empereur Guillaume n'est -pas venu à Berlin parce qu'il ne veut pa; provoquer, à l'heure actuelle, des manifestation; chauvines. Le kronprinz, qui se trouve en villégiature près de Dantzig, viendra demain à Potsdam mais ne s'installera pas à Berlin pour la même Taison. En Angleterre Les préparatifs en Angleterre Malte, 29 juillet. — L'escadre anglaise de la Méditerranée, venant du Levant, a reçu l'ordre d'opérer sa concentration à Malte demain jeudi au lieu de vendredi. Les journaux anglais et l'attitude de l'Angleterre Londres, 29 juillet. — Le « Morning Post j écrit que l'Autriche a, de propos délibéré adressé un défi à la Russie, parce qu'elle se seni soutenue par l'Allemagne. La situation est done on ne peut plus grave. Le peuple anglais com mettrait une énorme erreuT s'il considérait h situation comme devant se borner à un eîonflr continental. Il faut que l'Angleterre prenne parti, immédiatement. Londres, 29 juillet. — Le « Daily News » reçoi' de son correspondant à Saint-Pétersbourg uni dépêche annonçant que M. Nelidoff, sous-secré taire d'Etat, l'informe que l'Allemagne continu* à insinuer qu'il faut laisser faire l'Autriche. L: situation va être extrêmement grave, puisque 11 Russie Tefuse absolument de laisser l'AutricIn écraser la Serbie, et de plus si l'Autriche occupa le territoire serbe, la Russie ordonnera une rao bilisation générale. La guerre éclatera, à moin que l'Autriche-Hongrie n'évacue la Serbie im médiatement. Du « Times » : c Ce n'est pas f d'un cœur léger » que le gou vernement et le peuple anglais considèrent a qui se passe à l'étranger. Ils savent bien quelle serait la portée d'uni guerre européenne pour le -monde entier. Mai: ils savent aussi que le moyen le plus sûr et peut être le seul moyen de conserver cette paix qu'il: souhaitent tant est de faire bien comprendre i tous que si leurs amis sont entraînés dans uni guerre, l'Angleterre, pour sa -part, les soutiendra jusqu'au bout. Nous n'avons pas d'intérêt égoïste à servir nous n'avons pas d'intérêt direct du tout, sau celui qui consiste à voir une équité élémentair< présider à la querelle entre Vienne et Belgrade Nous n'avions guère d'intérêt direct dans le: différends qui prirent fin à Algésiras, et nou, n'en avions aucun dans celui qui se produisit i Agadir. Néanmoins, nous étions prêts, et nous avon montfé que nous étions prêts dans ces deux oc casions, à donner à nos amis toute l'aide possi ble pour que leurs justes revendications fussen couronnées de succès. Nous avons agi de la sorte -parce qu'il est d. notre intérêt permanent et conforme à notre pa litique traditionnelle de maintenir l'équilibr des forces en Europe. C'est dans co but que nous avons conclu l'en tente avec la France et que nous avons étendi cette entente avec la France à son alliée. A cette entente, nous resterons fidèles dans l'a venir, quoi qu'il arrive, de même que nous ; avons été fidèles dans le passé. » Le « Daily News » dit aussi qu'il est impossi ble de justifier l'action de l'Autriche, si l'oi tient compte des circonstances qu'elle a aile guées. L'espoir d'isoler la lutte dépend de 1 Russie, par son acceptation des suggestions a! le-mandes et par la pression que va exercer 1 France dans ce but. Il n'existe aucune raiso: réelle d'intervention. Le « Daily Telegrapli » dit : Le fait dominai! dans la situation européenne est que c'est l'en pereur d'Allemagne qui tient la solution du cor Ait balkanique entre ses mains. Nous avon» cor ;. nanoe qu n aonnera sa voix nnaiemem. en i; veur de la paix. Nous nous Tefusons à croire qu r l'Allemagne pense que le moment est arrivé d la lutte colossale entre Teutons et Slaves. Le « Daily Telegraph » estime qu'il faut puni 5 la Serbie, mais que l'Autriche-Hongrie doit êti conseillée par son amie et alliée , à Testreindr ses ambitions à des limites raisonnables. Le « Daily Graphie » estime que l'Autriche Hongrie est le meilleur juge de sa dignité et d ses propres intérêts. Il n'existe aucune raiso pour les autres Etats de s'interposer actuelle ment. En Italie Espoir italien Rome, 29 juillet. — Tous les journaux recon naissent la gravité de la situation, mais espè rent encore dans les démarches faites à Saint Pétersbourg et à Vienne par les quatre Puis sances qui ont adhéré à la médiation. Le c Messagero » espère que l'Autriche-Hon cjrie a voulu simplement, par la déclaration d< guerre et les premiers actes d'hostilité, satis faire jusqu'à un certain point son amour-propr< et celui des sphèTes militaires. L'attitude à prendre Rome, 29 juillet. — On assure qu'un dissent: nient existerait entre le -marquis di San Gii îiano, ministre des Affaires étrangères, et M. Ss landra, président du Conseil. Celui-ci sembl vouloir que l'Italie conserve une attitude d ' neutralité absolue dans un conflit général éver 1 tuel. , ; Le communique de 1 ambassade d'Italie • Vienne aurait été complètement transformé pa s la presse viennoise et ne contiendrait nullemen la promesse d'un appui de l'Italie à l'Autriche ' Hongrie. On dit que si toutes les nations mobiliseni » 'Italie mobilisera aussi en Lombardie, assure > t-on, sans sortir de son attitude de neutralité. [ En France La rentrée à Paris de M. Poincaré i Paris, 29 juillet. On n'a pas souvenir d< l .nanifestations semblables à celles dont M. Poin _aré a été l'objet à son arrivée à Paris. Depui ; ia gare du Nord jusqu'à l'Elysée, tous les trot toirs étaient encombrés de curieux attirés pa. [ le passage du cortège présidentiel, acclaman x M. PoincaTé aux cris de : Vive Poincaré ! Viv ^ ia France! Vive l'armée ! Le Président était ex . irêmement ému, ainsi que les personnes qui as > sistaient à cette manifestation. A <ïertains en droits, les femmes, du haut des fenêtres, lan çaient des fleurs dans la voiture présidentielle Cette manifestation a été toute spontanée l'heure de l'arrivée du Président n'étant pa connue. Meeting interdit à Paris | Paris, 29 juillet. — Le gouvernement a décid< jl'inteTdire le meeting organisé par la « Bataill< Syndicaliste » et qui devait avoir lieu ce soir. I >. lui a pas paru possible, dans les cirexmstan )rs actuelles, de tolérer une Téunion où, à s'ei 1 '-T-' ■ - -d convocation,les orateurs devaient trai loi des moyens d'entraver la mobilisation. L< kouvernement applique tous ses efforts à pour 'kiivre, dans l'intérêt de la paix générale, la fii |iu conflit, et il compte sur le patriotisme d< tous pour comprendre que jamais l'unité natio ' nale, qui s'est toujours admirablement affirmée ' ne doit être plus complète. Les socialistes français • Paris, 28 juillet. — Dans un appel aux tra ' va illeurs français, Ha C. G. T. déclare que 1j y guerre européenne peut et doit être évitée, si 1( protestation ouvrière jointe à <3elle de tous le: partisans de la paix est assez formidable pou: faire taire les clameurs guerrières. La Rente française Paris, 29 juillet. — Pour le marché des rente! françaises en Coulisse, la liquidation de fii juillet est portée à fin août sur oe même marché Les primes fin juillet sont abandonnées. Plus de terrasses à Paris Paris, 2 9juillet. — Le préfet de police a décid , que les terrasses des cafés des grands boulevard et des rue6 avoisinantes seront supprimées , partir de ce soir. Les Etats balkaniques La Grèce Athènes, 28 juillet. — M. Panas, ministre d Grèce à Constantinople, ayant pris connais sance d'une dépêche étrangère lui attribuan une déclaration suivant laquelle la Grèce serai tenue de fournir un contingent de cent mill hommes à la Serbie, dément categoriquemen cette information. M. Panas n'a fait aucune déclaration ou alk sion sur l'attitude ou les obligations de la Grèc envers la Serbie. La Roumanie Une dépêche de Bucarest dit que Je gouverne ment roumain a décidé de se ranger, en cas d-conflit général, du côté de -la Tri pie-Alliance. Pour la paix. La proposition anglaise et l'Autriche Vienne, 29 juillet. — Les journaux annoncen: sur la base de renseignements émanant de m: lieux politiques bien informés, que si la propos: tion de sir Edward Grey vise à localiser le cor Ait de l'Autriche-Hongrie avec la Serbie, l'Ai triché-Hongrie peut se déclarer entièremen d'accord avec les déclarations de sir Edwar Grey. En ce qui concerne l'observation relative à 1 suspension des hostilités, les choses sont allée beaucoup trop loin pour que l'on puisse fair encore quelque chose dans ce sens. Opinion allemande officieuse sur la proposition anglais* Cologne, 29 juillet. — On mande de Berlin à 1 « Gazette de Cologne » : t « On accueille ici avec satisfaction le fait qu la pensée d'une médiation due à l'initiative d î sir Edward Grey ait pris maintenant une form • officielle. î « Mais il y a lieu de se demander si, comm organe de médiation, une Conférence des quati - grandes puissances représente le moyen le plu i approprié. Sans doute, on convient général* nient que l'on ne peut pas exposeT devant 1 - réunion d'une Conférence les détails du confl r austro-serbe, qui ne regarde que ses deux Etat: « Quant au règlement en temps utile des diff - cultés pouvant suTgir entre l'Autriche et la Ru: i sie> la question se pose nécessairement de savo: - si les deux gouvernements veulent confier à un i Conférence des quatre grandes puissances un - médiation officielle. Pout la réussite de cette m< i eiiation, il paraît plutôt indiqué de donner i i forme la plus simple aux moyens employés dar but et de recourir dans les rapports direcl t avec les capitales des empires intéressés aux di - eussions et aux influences diplomatiques hab tuelles, afin d'arriver par ce procédé médiatei au résultat désiré de toutes parts. i-, « oi i on avait recours a oetie voi«, i .vuema* e gne ne manquerait pas de continuer de donner e aux puissances occidentales la collaboration dont elle a déjà fait preuve. » r e François-Joseph aurait écrit au Tsar e Saint-Pétersbourg, 29 juillet. — La « Novoïe Vremia » publie un article disant que Fran-çois-Joseph a écrit une lettre au Tsar, lettre qui e tendrait à aplanir les difficultés et à rendre inu-ri tile la conférence proposée par sir Edouard ^ Grey. Le Tsar cause aussi avec Guillaume II Berlin, 29 juillet. — On confirme que le Tsar a adressé un télégramme à l'empereur Guil-. laume, et on ajoute que ce télégramme s'est . croisé avec un télégramme de l'empereur Guil-. lau-me au Tsar. Il y aurait encore une issue Rome, 29 juillet. — Les journaux commen-[ tant la situation considèrent généralement que } la déclaration de guerre n'implique pas l'échec de toute action diplomatique tendant à circon-* scrire le conflit. Le « MessageTO » dit : Au cours de l'entrevue qui a eu lieu hier soir entre -le marquis di San Giuliano et l'ambassadeur de Grande-Bre-■ tagne à Rome, les eiifficultés qui ont surgi rela-" tivement à la proposition de sir Edward Grey •• ont été discutées. Les ambassadeurs se sont ô efforcés de trouver une formule permettant de e réaliser une tentative pacifique. D'ailleurs, la possibilité d'une entente directe entre l'Autri-che et la Russie ne semble pas exclue. La mar-à che -militaire des troupes autrichiennes pourrait £ être une satisfaction donnée au peuple et à l'armée pour faciliter un arrangement. ' Le « Popolo romano » relève que l'Autriche a déclaré qu'elle veut seulement se garantir con-' tre un guet-apens de la Serbie. Par conséquent, toute extension territoriale est exclue de ses intentions.Le journal ajoute que l'Italie est également désireuse que des complications soient évitées, mais elle suit l'Autriche comme alliée et comme » amie. Appels des pacifistes 5 Berne, 29 juillet. — Le bureau international " de la paix à Berne a adressé à l'empereur Guillaume II le télégramme suivant : ^ « Confiant dans les sentiments de justice et e dans l'esprit pacifique dont Votre Majesté a donné au monde tant de preuves, nous la conjurons de mettre fin à l'angoisse qui étreint les peuples, en provoquant paT sa médiation 3e règlement du conflit austro-serbe. Le même bureau a envoyé le télégramme 6ui-' vant au comte Berchtold, ministre des Affaires 5 étrangères d'Autriche-Hongrie : « Interprètes de l'émotion douloureuse causée paT les événements actuels, nous conjurons Vo-î tre Excellence de ne pas écarter définitivement ; la possibilité d'un règlement pacifique du con-L flit, et de remettre les points encore litigieux - à la décision du tribunal international de La l Haye ou à celle des grandes Puissances. » j Un vœu pacifiste Amsterdam, 29 juillet. — Le Conseil communl l d'Amsterdam a adopté à l'unanimité une mo-; tion disant que, vu la situation internationale - menaçante pour l'humanité et la civilisation, le , Conseil fait appel aux gouvernements des nations pour préserver l'humanité des atrocités qui résulteraient d'une guerre générale. Nouvelles diverses Démenti j Berlin, 29 juillet. — Le « Lokal Anzeiger » a : pu obtenir de iSemlin un démenti du bruit selon lequel le ministre d'Allemagne à Belgrade aurait été assassiné. Le ministre est simplement parti pour Nisch. ' Importante déclaration 1 du prince Henri de Prusse Berlin, 29 juillet.—Le prince Henri de Prusse, arrivé à Hambourg, a déclaré à un rédacteur de la « Nouvelle Gazette de Hambourg » : § — J'ai pu me convaincre que les Anglais exa-3 minent la situation avec calme et objectivité, i En Allemagne, on peut constater le grand enthousiasme patriotique dont je suis fier. Mais il ne faut pas oublier quelles seraient les terribles conséquences d'une guerre mondiale, et j'espère que le conflit pourra être localisé. 3 Les Bourses fermées Londres, 29 juillet. — On annonce que la t Bourse de Saint-Pétersbourg est fermée. ^ Berlin, 29 juillet. — A la Bourse des fonds pu-^ blieis et au marché des céréales de Berlin, le marché à terme est provisoirement suspendu. Le marché au comptant et les opérations des changes continuent. Amsterdam, 29 juillet. — La Bourse est fermée aujourd'hui. Paris, 29 juillet. — A la Halle aux Blés, il ne [ s'est pas traité d'affaires, les expéditeurs ne pouvant garantir la livraison en raison du manque de wagons dans les gares. Vienne, 29 juillet. — La chambre de la Bourse a décidé aujourd'hui de suspendre les opérations de Bourse jusqu'à nouvel ordre. ' Un curieux document Johannesburg, 28 juillet. — Le journal « Lea-. der » reproduit le fac-similé d'un ordre de mobi- - lisation autrichien appelant sous les drapeaux t les réservistes Tésidant en Afrique du Sud. i II fait remarquer que ce document a été confectionné à l'imprimerie nationale autrichienne a et que, par conséquent, il a dû, pour se trouver s maintenant en Afrique du iSud, être expédié il y e a un mois, ce qui paraît indiquer qu'à ce moment déjà l'Autriche-Hongrie se préparait à la guerre. s Dernières Nouvelles a — Qui rendrait une entente possible Paris, 29 juillet. — Le « Temps » reproduit e une dépêche de Saint-Pétersbourg 'disant que, e vers -midi et demi, le gouvernement russe a été s -'nfrirmé, officiellement, que l'Autriche respeo->. tera l'intégrité du territoire serbe, et qu'elle dé-a sire même s'abstenir d'occuper Belgrade, t Si cette nouvelle se confirmait, on y pourrait' i. voir la suite de celles qui annonçaient une let-i- tre de François-Joseph au Tsar, et un échange de télégrammes entre le Tsar et Guillaume II. r Et l'on pourrait commencer à espérer en le ré-e sultat des négociations pour la localisation du o conflit, malgré les hostilités poursuivies paT i- l'Autriche-Hongrie. a Espoir fragile, mais espoir tout de même. La mobilisât i n russe 3 Saint-Pétersbourg, 29 juillet. — On confirme i- qu'une mobilisation partielle de l'armée russe a ir été ordonnée dans le sud et le sud-ouest. Les corps mobilisés sont ceux de Kiew, Odessa, Ka- , zuii eu moseuu. xj» iinjuinsa-Liou anecie eionc exclusivement le territoire avoisinant la frontière autrichienne. Aucun ordre de mobilisation n'a été donné relativement -aux. troupes stationnées à la frontière Tusso-allemande. L'Angleterre ne désespère pas Londres, 29 juillet. — Chambre des communes. — En réponse à une interpellation, M. As-quith déclare que le gouvernement britannique continue à faire tous ses efforts pour limiter l'étendue du conflit. Belgrade bombardée iSaint-Pétersbourg, 29 juillet. — On annonce que les Autrichiens bombarderaient Belgrade. Le pont se trouvant sur le Danube aurait été dynamité. Budapest, 29 juillet. — Télégramme visé par la censure. — On annonce que la nuit dernière les Serbes ont essayé de faire sauter le pont reliant Belgrade à Semlin. Quatre -monitors autrichiens ont alors commencé à bombarder la citadelle de Belgrade. La ville a été épargnée jusqu'ici. Les1 troupes serbes ont répondu au feu des monitors autrichiens qui n'ont éprouvé aucune perte. Le pont est endommagé au point que les troupes peuvent encore le traverser, mais non plus les trains. L'Autriche et la proposition anglaise Budapest, 29 juillet. — Dans une communication adressée ele Vienne au c Pesther Lloyd », on discute le projet de médiation de sir Grey' et l'on dit : Il est bien possible que celui-ci n'empêche plus la guerre, mais il est d'une grande importance en vue de la localisation du conflit. Les efforts pour une localisation peuvent s'appuyer, avec la meilleure perspective de succès, sur ce fait que l'Autriche-Hongrie n'a aucune espèce d'aspiration territoriale aux dépens de la Serbie. On ne sait rien à Vienne de l'intention qu'aurait la Russie de faire une déclaration de neutralité, dans le cas où la monarchie renoncerait à toute conquête territoriale. L'intention qu'a le cataet de Sofia de garder la neutralité répond parfaitement au point de vue de la monarchie.En Grèce Athènes, 29 juillet. — Dans les milieux officiels, on garde une grande réserve. On évite de faire des déclarations sur la situation. Les sympathies unanimes vont à la Serbie, que la Grèce a intérêt à voir forte. La neutralité grecque ne disparaîtrait que si la guerre atteignait les Balkans, mettant en péril la situation établie par le traité de Bucarest. Les journaux grecs Athènes, 29 juillet. — La Grèce, dit le « Pa-tris », suit les événements avec impartialité, réglant son attitude sur celle de la Bulgarie. Elle mobilisera immédiatement si oelle-en bouge. Le « Kairi » craint une guerre européenne. Ce sera un miracle, dit-il, si la Grèce parvient à n'y pas participer. La « Nea Hellas » dit : Au moment où l'armée d'un Etat puissant foule le sol d'un peuple qui a une histoire glorieuse, et qui a verse abondamment son sang pour la liberté, le cœur des amis de la liberté et du droit doit aller à ceux qui sont cruellement éprouvés. Le journal ajoute que les Serbes se fient à la Grèce pour la protection de la frontière méridionale. Le « Nea Emera » dit que la Serbie a été entraînée dans une guerre qu'elle n'a ni provoquée ni voulue et qu'elle a cherché à éviter par tous les moyens. Cette guerre ressemble à un meurtre avec préméditation, l'assassin ayant toute sécu« rite, la victime n'ayant aucun espoir. Pas de panique financière à Vienne Vienne, 29 juillet. — La première Caisse d'épargne autrichienne annonce que le nombre des remboursements s'est élevé aujourd'hui à 3,500, constituant la somme totale de 2 1/2 millions de exmronnes. Le nombre des dépôts a été de 500, s'élevant en tout à la somme de 1 1/2 million de couronnes. Ces chiffres sont inférieurs aux chiffres habituels des échéances de mai et de novembre. Les opérations ont eu lieu de façon tout à fait normale, et le public paraît s'être beaucoup calmé. Nombre de personnes, qui étaient venues avec l'intention de retirer leur argent, y ont renoncé après avoir pris connaissance d'une déclaration officielle tranquillisante.Ce qu'il en coûterait à l'Europe Il importe d'attirer l'attention sur les commentaires des journaux américains envisageant la possibilité d'une mêlée quasi générale en Europe. Nettement,ces journaux laissent entrevoir que cet accès de « folie guerrière » (l'expression est de l'« Evening Post », de New-York) pourrait bien avoir de désastreuses conséquenejes pour la suprématie de l'Europe au point de vue commercial, financier et industriel. Le « Sun » fait remarquer que la paralysie financière et industrielle qui sera, en Europe, la conséquence de la guerre, coïncidera avec l'ouverture du canal de Panama et la modernisation du système bancaire aux Etats-Unis. L'essor qui devra en résulter pour l'Amérique devra, dit ce journal, être habilement mis à profit pour alléger le poids des dettes américaines qui sont en grande partie entre les mains de détenteurs européens. Le « peuplier de la paix » Une curieuse coïncidence a été remarquée & Iéna, qui a vivement ému les gens superstitieux.Le soir même où la note austro-hongroise a été remise au cabinet de Belgrade, un violent orage s'est déchaîné sur Iéna et a démoli le t peuplier de la paix » planté en 1816, en souvenir de la campagne contre Napoléon. L'arbre immense avait été« déjà éprouvé par les intempéries, et on avait dû prendre de sérieuses mesures pour le protéger. On avait entre autres mesures appliqué des crampons pour soutenir les branches ; mais ces précautions furent vaines et le peuplier, qui rappelait la victoire remportée sur la France, gît en plusieurs morceaux sur le sol. Toujours l'Indécision Berlin., 29 juillet. — Dans les milieux aile' mands, on déclare que la situation est toujours aussi indécise. On est muet sur les résultats des conversations eiiplomatiques dans les diverses capitales, conversations qui ne^ paraissent pas avoir eu jusqu'à present de résultats positif? pour l'atténuation de l'opposition austro-russe. On ne sait rien jusqu'ici des assurances qu'au-rait données M. Sasonoff que la Russie ne considérerait pas l'e>ccupation de Belgrade comme un « casus belli » A la Bourse de Londres Londres, 29 juillet. — Le marché de Londres est désorganisé. Tous les cours établis sont nominaux. Les affaires sont arrêtées. On parle de sept faillites importantes. En France les classes ne sont pas rappelées Paris, 29 juillet. — Les ministres et sous-secrétaires se sont réunis ce soir à 5 h. 30, à l'Elysée, sous la présidence du président de la Répu-

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Dit item is een uitgave in de reeks La gazette behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1871 tot 1940.

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