La Libre Belgique

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18 november 1918
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s.n. 1918, 18 November. La Libre Belgique. Geraadpleegd op 25 oktober 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/h12v40kv73/
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10 Centimes Je numéro. Lundi 18 Novembre 1918, REDACTION ET ADMINISTRATION: BRUXELLES 12, Montsfne-aux-Ilerbcs-Potagères, 12 N. 172. • ANNONCES : Elles sont recues exclusivement an bureau du journal, rue Jloiitagueaiiv Herbes-Polagères, 4 2, et à l'Agence liavas, Place des Martyrs, 8, à Bruxelles. Vive le Roi! jadis, défenseurs et avocats de leur peuple, éleva constamment la voix pour protester contre toutes les iniquités allemandes : au bourgmestre YJ.ax, interprète de l'âme bruxelloise, qui se cambra fièrement de vant le vainqueur, revendiqua les droits de la cité, et qui nous revient, dans les ovations, après de longues années de souf frances et de captivité \ ♦*» Nous saluons avec reconnaissance les Ministres étrangers protecteurs du Comité National, qui - veillèrent, on sait parma quelles difficultés, au ravitaillement de la population belge et française, et tout» sauces qui ont des -représentants diplomatiques à Bruxelles et qui nous ont, de quelque manière que ce* soit leurs sympathies. C'est le .çri qui jaillit de mijliers de poitrines belges dans la Belgique libérée. Notre cœur débarrassé du poids de 1 oppression se dilate. Nos lèvres décadenassées dulourd silence se déclosent. , Vive le Hoi'j Nous le saluons ici avec un sentiment profond de vénération, de reconnaissance et d'amour, ce ltoi, .qui tint dans ses mains, aux heures les plus tragiques de notre histoire, la destinée, l'honneur, l'finie de la Belgique, et qui sut garder de tout amoin drissement oes précieux dépôts. G Loire au Ivoi Albert, hier « roi sans royaume », ricanaient ses ennemis furieux, aujourd'hui roi d'un royaume (plus ^aste que son royaume m.mie, puisqu'il fut et restera la K personnification de l'Honneur pour les générations futures ». Vive le Roi i Vive la Famille royale ! ••• Nous saluons d'un même élan du cœur notre héroïque Armée, nos troupes de Lie ge et de l'Yser, du commencement et de la tin, qui -nous reviennent, après l'ardente et victorieuse bataille des 'flandres, revêtues d'une lumièreolus merveilleuse que celle où vivent les héros des antiques épopées ; les Armées alliées de terre e: de nier niée française.modèle de .vaillance et pVes prit chevaleresque .l'armée aimiai-c.,-. l'indomptable ténacité dans la hutte gigantesque ;T armée américaine, la dernière venue, si aimable par sa jeunesse et par îft bei idéalisme de son effort. Toutes ont colla bore à l'œuvre de la délivrance de notre ii.ays. à li œuvre ni us haute et plais gmnde d'imposer à F Eu rope les nobles et pures idées wilsonniennes de la paix universelle». Gloire aux armées' *** Oloire aussi à notre Gouvernement qui,dans l'exil, pendant ces dures années, sutmaintenir l'union de tous les cœurs et detoutes les énergies en vue du salut et dela prochaine rénovation du pa-s, et en particulier au Paron de Rroqueville, qui eutl'honneur insigne, nous l'avons déjà dit,d'être en août 1S)14, avec le Roi Albert, legardien de notre honneur, et qui, dans latemnCte, guida la barque errante vers »eport où il retrouvera des sympathies enthousiastes l ,**♦ Gloire aux grands Belges : au cardinal Mercier, qui pareil aux grands evêques de manifeste Enfin, notre pensée va, frémissante et chaleureuse, à noire peuple aimé qui a subi courageusement toutes les privations, toutes les souffrances imméritées, tous les deuils cruels, et qui pourtant n >a jamais oerdu l'espérance et la foi. Des heures ont été dures. L'endurance du peuple belge n a jamais failli. La Barbarie le tenait à la gorge; ses lèvres gardaient leur sourire, ses yeux conservaient leur lumière, reflet de la flamme intérieure, (iloire à tous ceux-là qui ont sauiilerfc : à nos ouvriers qui ont préféré la faim à. la félonie, à nos déportés qui du travail pour l'ennemi ou de la mort lente ont choisi la mort lente, a nos prisonniers de tout genre et de tout î-éroïsme, gloire à eux: Gloire à nos morts, à tous ros morts : ceux des champ? de ba vaille, et ceux des camps d'Allemagne, -et ceux des misons, et ceux de la frontière aux fils éïectrisés, et ceux de nos foyers Leur souvenir met une note do tristesse émue dans notre immense joie. Mais, comme cet. officier français dont Barres nous a conté les exploits et qui criait dans la tranchée: « Debout, les morts! », nous pennous aussi que nos morts, tous nos tressaillent aujourd'hui dans #leur H.mbe glorieuse. Notre frémissement éveille leur frémissement. « Debout, les morts Ecoute-les' Ils se lèvent ils crient avec nous ils communient avec les -vivants dans F allégresse de la Patrie! fît tout cela, toute" notre joie .et toute la leur tous nos vœux et tous les leurs, se synthétisent dans notre cri < Vive le Roi ' > sons mort l'accabler sous un regime de terreur, on voulut la déprimer par le moyen d une ttiZâÀe vendue, on voulutla d v.scr en enVenümant d'anciennes querelles, on voulut méare la provoquer auA sursauts de colore qui amènent les répressions sanglanies. Vausses manœii.res., tentatives vaincs.bon bon sens et sa foi la gardèrent également. Hle s enferma dans sa dignité comme dans un corset de fer. Iule resta calme, cuirassée de la conscience de son mnocen p.- et de son droit Victime offerte au dieu Moloch, elle garda son rôle de victime et souffrit en silence Klle ne parlait pas.!-.Ile n-, -pouvait pas parler Nous a ons eu par tos Fi\onueiu- d'-tre la vois de cette cran de muette. Non, avons crié «pour elle, x us avons dit ses protestations et ses co ses mépris et ses haines. Nous avons crie pour elle d'une ^.oix si haute et si claire, eu on entendit jusque ù?a< delà les oceans la voix indignée de ce peuple qui se taisait. C'est, bien pour cela, n'est ce pas? c est oarce que nous étions la voix de 1 opinion publique étranglée LE GRAND JOUR Enfin, nous pouvons paraître au grandjour. , Nous pouvons, sans crainte ; au Pagne, quitter la cave automobile ou, conjurateurs du bon combat, nous avons connu les heures les plus pathétiques de notre vie, a coup sûr les plus tumultueuses et les plus Périlleuses, mais aussi les plus chargées d'émolion et de réconfort. Nous la quittons sans crainte, mais non sans le certain regret .que 1 on éprouve toujours, môme dans la joie la plus vwe, a quitter les lieux où l'on a souffert. Ta, dans son ombre, nous avons sou^ert pour notre Hoi et notre lays, öon onbie -éSt palpitante et vivante, comme enjace de l'ennemi, aux premieresjignes, ~iornbr. n d'une tranchée avancée une -perpétuelle agitation qsuait. Il fallait aller a la rec.ier Tantôt le pa a recher et repas- au- idis sous le carcan, que s de tous les coins du pavs et de toutes les classes de la société et de toutes les nuances des parti* politiques,ces smnatitties ardentes et agissantes ou notre flamme trouvait un aliment sans cesse renouvelé. Quel réconfort c'était pour nous dans l'ombre oh nous étions ensevelis. Alors nous avons pensé eu'il nous fallait durer Durer pour mener le bon et rude combat -atrioticue. Durer .pour tra ailler dune nme enthousiaste à la grandeur et a la beauté de notre pays. « Durate, disait Enée à ses compagnons accablés par une longue infortune, durate et vosmet rebus servate secundis. > Nous aus9i,qui n'avons jamais désespère, nous nous disions les uns aux autres: * Durons et gardons-nous pour les jours heu reux. » L:urcns,-pour atteindre ces jours fortunés on nous pourrons saluer notre fooi b'cn-.v'mé,.notre toute gracieuse berne, nos troupes .héroïnes,, et w re revivre au .rand air de la liberté, dans l'air épure, renouvelé, tonifié .par le v«rt de l^euve. Puis nous nous sommes dit que notre œuvre pourrait ne pas finir a.vec 'cation boche, qu'elle devrait durer plutôt -durate Lnour travailler a la grande restauration intellectuelle, morale et économi pour apporter notre feuille et notre che des précieux feuillets -passer et reposer à travers les mailles du niet tendu autour de nous, éviter la curiosité des mdis «ets désister la vigilance des policiers. Untôt lTlégèreté d'un .imprudent ami ou le hasard d'une perquisition pennettwtU capture d'un poste *^^* *%*££* fevrlr ^tu^^entr^ ^^SSK^r^ ramas se ses cliUs et ses claqués pi urnes e caractères et presses, et demarrci Ce n'était -as une m ai ce ax 'Heureusement la cave t automobile. Avec son chauffeur m; oro/isé au volant, elle se déplaçait de c SI V s en allait d un -vêtit tram de séna feur se réfuter du garage numéro î au garïïré numéro 2 de la Komxwmdaatur. Les 1^e ûCn?, aruede P.erlaimont nous suit «t de ores Mais la Zen traie des Huiles ïïtSdu pétrole de si mauvaise mialité .que notre déménagement #parve papiers au plus vste M 7nl pe an«eP U r e nez dans anneau ^£f leTerSans «* -rveUleu. /£ï certes, l'histoire sera belle .à.narrer des prodigieuses „ven ures de nrtre^eve des magiciens et de fleur icè nouveau printemps de notre ~ bre Belgique. la difficulté était d'assurer cette durée Empêchés comme nous l'étions dans mille.vis que la souveraineté populaire doit primitifs les beay fa.'r«uleuses macnines d'é er.u fées Mais le «moment n'est pas ^„ï'fS'te/^trés de Son. leurs a*ms embûches, il nous était difficile, presque impossible de faire appel aux bonnes vo lontés et aux ressources de nos amis pour créer l'organisme compliqué où s'appuie un grand journal quotidien. La difficulté est résolue aujourd'hui. Pour toutes les raisons exposées d'autre part, le puissant organisme du « Patriote » a été amené à jurer avec nous une sainte alliance. Désormais le groupe de la a Libre Belgique », tout le groupe, c'est-à-dire tous ceux qui ont collaboré dans les heures noires à notre petit journal, trouvera ioi l'accueil le plus large et le plus chaleureux. Et voilà comment la < Libre Belgique ■>> peut enfin paraître au grand jour, qui est pour nous deux fois le grand jour, d'abord parce que nous avons quitté l'ombre et la ténèbre de notre cave automobile, ensuite parce qu il est le grand jour de la victoire et de la liberté, le grand jour de la Justice et du Droit. D' Z.. , FIDELIA MASTIX, BELGA, EGO, MILES, ETC.. père ve SS=: ssatsi Ja nTousef'lccomplissions un devoir. Avec nos confrères de la presse prohibée, nous viens Et sje donne h ce terme te nitude de son admuramle sens, v ons Le « Tu ne passeras pas » que notre Roi prononça en août 1914, que nos héros répétèrent de liège à, l'ïser, nous le reprenions à notre manière. Toutes les inimités de l'ennemi,nous les marquions d infamie. Toutes ses tentatives d abattement au de corruption, nous nous efforcions de les dóiouer. Tous les gaz asphyxiants dont il empoisonnait notre atmospnere morale nous tentions de les chasser en établissant dans la place des courants d air pur. Dans cette lutte, nous nous sentions en communion d'idées et de souffrances avec notre admirable population qui sut tout lendurer de la longue épreuve. G» voulut toute la plé >> o us ser- « PATEIOTE ET < LIBRE BELGIQUE» Le Patriote vient d'être cruellement frappé. Victor Jourdain, son fondateur et rédacteur en chef, est mort au inomont où l'aurore de la victoire glorieuse se levait sur la Belgique. Il se préparait à reprendre la place, qu'il avait su faire grande au cours d'une hillc quotidienne de plus de trente années, dans les rangs de la presse catholique, décidé à coopérer de tous ses efforts et au prix de tous les sacrifices, à établir l'unionnécessaire à la restauration de notre chère Patrie. Dieu, qui lui a donné la fin sereine des justes, ne lui a pas accordé de voir ici-bas le jour que jamais, môme aux heures les plus sombres, il n'a cessé d'attendre et d'annoncer avec une fermeté antique. Comme Moïse, « il est mort sur la montagne en sailiant de loin la terre heureuse où les enfants de son peuple s'appliqueront dans le travail et la paix à faire revivre les vertus des aïeux ». Le voilà disparu sans qu'il ait pu accomplir l'œuvre qu'il avait conçue, qui devait rallier toutes les sympathies qui l'avaient soutenu jadis, et apaiser les rancunes qu'il pouvait avoir suscitées. Sa mort est pour le Patriote une perte irréparable, et déjà ses amis se demandaient comment ses successeurs allaient pouvoir mener à bien l'œuvre ainsi délaissée, lorsque toutes choses se sont providentiellement accommodées. En février 19!5, au moment où le régime de l'occupation allemande commençait à s'organiser avec des méthodes où se trahissaient des visées d'annexion, un vétéran de la presse belge comprit la nécessité de travailler à soutenir le moral de la population si durement éprouvée. Il avait contribué à répandre certains écrits de circonstance, et l'accueil empressé qu'ils avaient reçu lui avait prouvé que ces publications de propagande répondaient à un besoin universellement senti. Il se demanda s'il n'y avait pas lieu de leur donner la forme d'un petit journal qui serait distribué gratuitement, à des intervalles plus ou moins réguliers. Cette idée, qu'il avait eue simultanément avec un de ses jeunes amis, fut mise à exécution sans délai et tous deux ne tardèrent pas à groupT autour de l'entreprise de nombrenses bonnes volontés. A peu de tempsde là paraissait le premier numéro. Nous révélerons en son temps le nom du patriote dévoué et enlreprenant qui assuma le premier la tâche périlleuse de mettre en train l'organisme qui devait assurer l'impression et régler, autant que faire se pouvait, la difïnsion du nouvel Si élevé que fût par l'intention, leur projet patriotique aucun de ses premiers auteurs ne se doutait ' des développements qu'il allait prendre. Immédiatement, le succès dépassa toutes les prévisions. On s'arrachait les numéros du petit journal clandestin, et des collaborations dévouées s'offrirent à lui de toutes parts. Les articles, recueillis par des intermédiaires sûrs, passaient des auteurs anonymes à la rédaction cachée,dont l'adresse n'était connue que d'un très petit nombre d'initiés. Pour la plupart, les collaborateurs s'ignoraient et ne savaient pas mieux que la police allemande le chemin que prenait leur « copie ». On eût bien surpris plusieurs d'entre eux si on leur eût révélé le nom de l'homme mystérieux dans les mains duquel aboutissait leur littérature de contrebande. Lui-même, en se reportant à quelques mois en arrière, aurait pu s'étonner de ce qu'il écrivait et des articles auxquels il ouvrait la porte du journal. Mais les événements avaient dissipé ses illusions inspirées par une foi trop confiante dans les traités garantissant noire indépendance. Pour lui, comme pour l'immense majorité du peuple belge, la nécessité de chasser l'envahisseur et d'abattre la puissance malfai- santé qui avait déchaîné sur le monde la plus épouvantable catastrophe de l'histoire, se confondait avec la cause du droit méconnu et de la justice outragée. Cet homme, qui présidait aux destinées d'un journal belliqueux et cocardier où tous les articles sentaient la poudre, cet homme était Victor Jourdain. he sa plume sortaient les articles signés Helbé. Le moment n'est pas venu de raconter dans toutes ses péripéties cette histoire mouvementée; elle le s:ra à son heure, et pleine justice sera rendue à tous ses collaborateurs et propagandistes dont la tâche fut si difficile et qui, dans un rôle plutôt modeste ont poussé parfois le dévouement jusqu'à l'héroïsme. Un jour, après quatorze mois, à la suited'une arrestation en masse, opérée par la police allemande, la chaîne qu assurait le contact des rédacteurs se trouva rompue : coup sur coup celui qui avait été, dès le premier moment, la cheville ouvrière de l'œuvre, et les principaux organisateurs disparurent dans la tourmente. Les survivants, déroutés eux-mêmes par leur secret trop bien gardé, se rallièrent autour d'un autre centre, d'où se continua la direction si vigoureusement imprimée, si le mot de direction peut convenir à désigner le rôle de coordonner des efforts qui furent toujours entièrement libres et spontanés. A la longue, cependant, le mystère primitif s'était un peu dissipé. Les rédacteurs habituels avaient, en partie, cessé d'être des inconnus les uns pour les autres. Entre initiés, on avait à peu près débrouillé l'histoire des origines. Il se trouva que les hommes qui pendant plusieurs années avaient collaboré à leur insu, étaient venus de régions très différentes du monde politique. Ayant ainsi une fois de 'plus éprouvé la vérité de notre devise nationale, ils se demandèrent si rien de sérieux empêchait que l'union réalisée aujourd'hui survécût aux circonstances qui l'avaient créée. Pourquoi les mains qui s'étaient serrées dans les ténèbres à la hampe du même drapeau devraientelles se séparer, maintenant que les visages apparaissaient à la lumière ? A la tâche de libérer la Belgique devait succéder celle de la reconstruire : elle exigeait de tous la même unité de vues, le même oubli des questions personnelles, la même fusion de toutes les âmes dans le grand effort collectif. 11 fallait donc que l'union se continuât autour du titre qui l'avait faite e&inme par enchantement. Quand on fit à Victor Jourdain les premières ouvertures qui devaient aboutir à la réalisation de cet accord, avec un patriotisme dont on comprendra sans peine l'abnégation, il déclara qu'il sacrifiait le titre de Patriote pour adopter celui de la Libre Belgique, si c'était un moyen de réaliser l'union entre 'es catholiques, Ses héritiers épousèrent cette idée. Ils se rencontrèrent avec les représentants autorisés de l'autre groupe : un programme commun fut élaboré et une ligne de conduite nouvelle fut frayée. Au seuil de l'ère de restauration qui s'ouvre pour la Pairie, auréolée de gloire et d'espérance, le Patriote se survit sous le titre de Libre Belgique. On sait les idées défendues par la feuille clandestine, l'héroïsme dont ont fait preuve ses collaborateurs — dont plusieurs ont été si cruellement frappés, son vibrant patriotisme, son ardent désir d'une union sincère et loyale entre tous les Belges de bon vouloir décidés à poursuivre généreusement l'œuvre de la restauration nationale, en faisant litière de toutes les vaines querelles de jadis. Ces idées continueront à être le programme du journal : elles sont un sûr garant qu'il conservera la sympathie qu'il a su se créer pendant la guerre, alors qu'au milieu de toutes les tortures d'une occupation odieuse, il venait mystérieusement apporter à ceux qui rongeaient leur frein dans l'impuissance, les paroles qui exaltaient les énergies, redressaient les défaillances, crachaient le mépris â la face des tyrans et des traî tres et versaient aux opprimés le baume de l'enthousiasme et de l'indéfectible espérance. Le Patriote. vue du bien général, nous voulons l'ordresooial, convaincus que la haine des cl asl'anarchie, les tentatives 1aies ;ue nous venons de voir se réaliser par le déchaînement du peuples, au milieu des plu rances et des pires c Lu fin, conscients ducou- rir à un peuple la lèpre toujours ante de l'alcoolisme, nous fa\ toute notre influence les n ;»rendront les pouvoirs publics pour 1 tier à ce mal. Nous sommes, convaincus qu'en formulant le programme que nous . poser, nous sommes en commu i 1 d' avec tous ceux qui veulent travailler à la ;randcur de la Patrie dans la Justice et dans la Paix. « IV A NOS LECTEURS 1URH BfJ.tilQ-l'Ë ». la reiimi; Les rêve» de victoire qui ont «lépassé notre attente ont aussi «reroute plus d'un projet. Il y a quelques semaines, nous pourrions dire quelques jours, tout donnait à penser que les armées des alliés rentr ■ raient dans Bruxelles sur les talonw de l'occupant expulsé de force. Personne alors ne pouvait prévoit que, dès le jour de la libération de la ville, la presse digne de ce non; serait en mesure de reprendre son rôle. Aussi les directeurs de la LIBRE BELGIQUE clandestine avaient-ils, au prix d'efforts quasi surhumains, préparé un numéro illustré, le numéro 111, qui, d;ir s leur pensée, devait paraître au moment même de la rentrée 'des troupes. Les circonstances sont ve-4 nues modifier ce dessein en cours d'exécution. Ledernier numéro clan destin de Ia L1HBE BELGIQUE «en distribué comme à l'ordinaire le jour où le Boî iera son entrée dans lu capitale. Le public accueillera sans aucun doute avec le même empressement que par le passé ce dernier numéro, dont il renverra le mérite aux dévoués et modestes organisateurs qui ont réalisé le pr« dige de conserver vivante jusqu'à la dernière minute Ia L1BBE BELGIQUE clandestine- Notre Programme Llenan appelle l'histoire « une petite science conjecturale ». Définition un peu dédaigneuse, mais nullement inexacte si elle s'applique à ces produits du subjectivisme, ou les faits sont regardés à travers des lunettes derrière lesquelles il y a non des yeux_ qui discernent nettement, mais une imagination débridée. • 'n demande a l'histoire, même à celle qui s'écrit au jour Ilejour-, de présenter les faits sans broderie ni conjecture, sans prêVention d'aucune En se présentant au publia,« LA LIBBE sorte, en subordonnant toutes autres oonsiBELGIQU'E > tient a affirmer nettement dérations au culte de la vérité objective quels seront ses principes directeurs Nous affirmons tout d abord notre foi catholique, la doctrine et la morale chrétienne seront la base des idées et de la direction du (journal. Pareille conception n'empêchera pas — bien au contraire — 'que nous cherchions ardemment à réaliser l'union de tous les Belges de bonne volonté, décidés à entreprendre, dans un imême amour patriotique Il convient d'exposer clairement les données, les facteurs, les dominantes et les caractéristiques. Le public exige souvent des conjectures. Pour maintes raisons il voudrait Au mois de septembre -1D14, d'excellentes revues anglaises prédisaient le morcelle- la restauration de la Belgique meurtrie et.mentde l'empire austro-hongrois; aucuneà assurer sa.marche progressive vers un. ^lesn* son«ó* l'effondrement du ca...,, r •1irisme et du gigantesque Lmpire du NTord. avenir digne de «es vertus foncier©-.:loviau-l__ QuandBrussilof rafla en quelques semaiué, endurance, bon .sens, esprit de travail, nes G à 7W) mille prisonniers, ne fut-on pas Semblable union n'est pas impossible si porté à augurer l'écrasement des Puissan1 on neut y mettre de la générosité et de la ces centrales? franchise, et déposer* — une bonne fois — \ Dans l'état des mœurs anglaises, vu letoutes les rancunes qui, depuis trop long, desarmement britannique sur terre et l'a. J , ' rt-* i> . .vance écrasante de l'Allemagne, pouvait ou temps, ont empoisonne la politique et i ont donner tort à ceux qui doutaient que larendue méprisable.(i ran de-Bretagne réussit à mettre sur pied, La masse est écœurée de ces polémiques en un nombre très bref de mais, une armée stériles, devenues le soul aliment des dé-i de l-ats pu olies, au point de frapper de discré dit notre régime parlementaire. Kst-ce donc chose si difficile que de s'en majors et des officiers improivsés, tenant; brillamment tf'tc en Europe, en Asie, en Afrique, aux forces les mieux exercées'/ Ilt après la faute énorme de l'Allemagne tendre, en réglant une fois pourtoutes les! violant le sol belge et les lois les plus "sa questions qui divisent et quirenaissent: crées du droit des gens, qui aurait sup- 1 pose qu eue oraverait 1 Amérique, au point s n'ont-ilspas les mêmes del'obliger à la guerre sans merci, toutes . , _, .ressources dehors* — •• o.mment prévoir smes interets» ^qu'après avoir mis l'Angleterre dans l'ai- sans .cesse?(posé qu'elle braverait l'Amérique, au point Tous les Belges ambition.?', les mê N'ont-ils pas tous les mêmesdevoirs et ternâtûvè de baisser à jamais son pavillon partant les mômes droits?ou de renouveler un de ces efforts histori Des lors ne doivent «ils pas être traites tous de la même façon 1 Dans cet ordre d idées la question sco laire grève lamentablement notre vie publique : au fond, elle demeure le germe fatal de toutes les polémiques et de toutes les divisions. l'Ile subsistera tant que la liberté et l'é galité absolues des pères de famille en mamatière d'instruction et d'éducation n'auront pas été proclamées et efficacement sanctionnées. Comment est-il possible de méconnaître la légitimité de pareille revendication ï En arrivera-t on à dissiper enfin ces malentendus pernicieux 'ï Nous j tra-'aillerons, quant à nous, 'de toutes nos forces. Le develop, ement du génie 'ikumand nous tiendra à cœur. Mous le considérons comme un facteur essentiel de l'avenir de la Patrie Belge. H faut sur cette question brûlante que l'on s'entende fraternelleinent.avee la pré occupation de sauvegarder l'unité nationale et la liberté de tous. Il faut que l'on abandonne toutes les mesquineries maladroites qui ont desservi la cause flamande, et que l'on punisse les trahisons qui ont tenté de la compromettre. En matière politicaie, nous sommes d'à ques qui aboutirent à l'anéantissement dela prépondérance de Louis \ IV et de Napoléon, les dirigeants allemands, méprisantles avertissements de gens experts, fermeraient' les yeux sur les forces illimitées de ; l'énergie et de l'industrie américaines, disant du premier capital du monde? Brand YVittlock, ce sage et ce vaillant, le constatait dans une conversation avec M. Levie,quelques Joursavant son départ de Bruxelles; plusieurs Allemands de marque,parfaitement instruits de la situation audelà de 1ligue, crièrent vainc.casse-cou.il -pas au moins aussi périlleux de braver les Etats-Unis que dotraverser la Belgique"? Autre sujet de surprise : la a («azette deUologne » dit à l'époque ou Ferdinand d©Oobourg fit passer la Bulgarie du côté de 1 Allemagne : « La France1de, parce qu'elle s'est contentée do retenir la Bulgarie par des liens politiques :nousserons pairattacherons par demiiques. 1 prévu que, o.u• ce bon ait la Bub arie, • s al [•11 ornent paysans c* citadins et il en peu de temps les sujets du car Ferdinand, malgré lui, aux*geiioux do mte'r Lors de l'adhésion d î I Llsc des Alliés, l'Allemagne eut 1 alie l'avoua• Qui sut dit que 1'roumaine, ■■ I e ans deis de ■jîarh'iCiKoliorn,ancieer al- t avant tout, en faction ■ ure s'exercer sans restriction qui pourrait en fausser le fonctionnement î e problème est posé. îl faut le résoudre logiquement, intégralement, sans arrièrepensée et sans expédient. Les courants d'opinion sont à cet égard impératifs dans le monde entier.'Us tendent à lever les bar rières que des intérêts égoïstes de partis pourraient tenter d'opposer à la volonté de tous. Cela rc.ient à dire qu'en matière électorale nous sommes partisans non d'un droit de suffrage restreint aux hommes seuls, mais du seul suffrage vraiment universel, — celui des hommes et des femmes. Instruits par l'expérience de ces dernières années, et songeant aux problèmes de demain, nous prêcherons l'alliance nécessaire du travail et diu capital, les bienfaits de leur concours harmonisé, substitué a une Lutte haineuse et néfaste. Hi nous sommes décidés à travailler loyalement à l'ascension des classes populaires et à l'épanouissement normal de chacun,en l'Autriche et la Russie, n'aurau'une d'appoint, inférieure à y tache? En janvier lî>-8, le front Fst fut dégarni ; artillerie et effectifs sans membre fntransportés à l'ouest, 11 était urgenl d ulier de l'avs n, sans cesse. 11 f allarer le péril américain. ..efait eût qu'on tarda. Tendisdorf, plus' emnereur que le Kaiser.sait à culbuter les chance'

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Dit item is een uitgave in de reeks La Libre Belgique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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