La Libre Belgique

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27 november 1918
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s.n. 1918, 27 November. La Libre Belgique. Geraadpleegd op 20 mei 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/sb3ws8jm2f/
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10 Centimes lé numero gti@gS£S8SBf yj.-vws*.üi,y.w»..-.«Eaw* N. 181 Mercredi 27 Novcmhre 1918. EÉMCTI0N ET AMIMSTMTIfM: BRUXELLES 12, Mostagae-aia-Ilcrbes-Potagèrcs, 12 AKNOIVCES BEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS et deSUJETS, ^ 1 a 3 lignes _ . 1.00 Chaque ligne supplementaire 0.40 PETITES ANNONCES :teligneO.GO RECL AMES avant les annonces: la ligne . . 2.00 FAITS DIVERS': laïigae. » . . 6.00 5.00 4.00 NECROLOGIES: la limie.2.5e Les annonces sont recues exclusi vemen t au bureau 'lu .'journal, ra e Montagne-aux-tlerbe5-Patai?ères,12, It a I'A&eiice llavas, place dés Martyrs, B, a Bruxelles EsmstëBgamssEgsszmfflm 'Jesilue les héros de cette grande bataille qui, par ses ïésultots décisiis, libera la Belgique du jougodieux qui ;}esait sur elle depuis ])lus do- quatre années. |St; c'esttmnsuu sentiment d'ardeiïte et sincere gratitude qu'auseuil do.Ja .capitate aje vous accueille, mon Génér?l, vous et vos soldats, au nom de tous mes concitoyeus, par ce crl qui part du plus profond do nos coèüi's,: Vive la France-1 '- 'Iirfcride ««Vive la France! * est répété detouiés parts, au milieu do vives acclama-tiops-. Le silence s'étant rétabli, le general Bafclon répond en termes vibrants a l'allojcution du bourgmestre, rappelle le róle doceluici dans la guerre et fait un vif étogejdes troupes belges, dont il a pu admirepjecourage et l'héroïsme sur les champs de ba;taille;. H tennine par le cride : Vive la Bel-giqJe!fpr;; '0ü DÉS. musique joue la Brabanconne et la Marseillaise, puis les troupes so mettent en mo&vement et - se dirigent, par les boulevards,' vers la legation de France, oü. elles déiient devant le general Massenet, commandant le 7* corps d'armée. Elles continuant ensuite leur marche par la chaussée de.Löuvain. Sur toutle parcours, les acclamations et les eris de « Vive la France! » •se^épètent sans fln« Pour le maintien de l'unité nati m Ligüe nationale pour la defense de la langue fn&$aise, fondée a Bruxelles en 1910, publie le manifes|te suivant: fconcitoyens, l'heure de la délivrance a sqfené. La Patrie leve de ses. cendres, grandii aux yeux du monde par l'héroïsme de ses enfants. . ILa liberté revient parmi nous. après quatre airiées d'oppressioh. Nous avons souffert en' silence toutes les humiliations que nous oijt imposées les traitres activistes, complices des Allemands. L'ennémi ne leur a pas dissimulé ses sympathies, voulant semer la discorde palrmynous. 7• JLa Nation n'oubliera pas la douloureuse lefon des événements. fconcitoyens, nous devons a nos grands copstituants de 1830 la liberté des langués. J0e principe est indiscutable. Avec des garanties d'application, il écarté le danger inférieur de la querelle des langues. jFlamands, Wallons, restons unis pour le dc'endre' et mettre a l'abri des influences gejimaniques le patrimoine moral, intellec-, ftur?l eu mïvteHëF oö. pays-.- - Ne brisons pas l'union, fécondée par quatre années de luttes pour la defense du territoire, des glacis de Liége aux rives de l'Yser. Vive Ia Patrie beige, vive la liberté des langues. Le bataillon beige chemins de f< s'est distingue par la ceïérité avec laquelle les voies f er rees ont été remises en état. Les petits Belges distancent^ dans ce domaine, les corps similaires les plus réputés. Lors de la dernière offensive, la pose et le rél'ectionnement des voies et des ponts étaient assures et realises au fur et a mesure de 1'avance, si rapidê" cependant. Il fallut rétablir des remblais, suppleer a l'insuflisance d'ouvrages d'art, réinstaHer la signalisation; et tout cela fut fait avec une promptitude qui a valu, au bataiïlon des chemins de fer, une citation a l'ordre du jour de l'armée. Si le trafic reste, pendant un moment, tres restreint, c'est par suite du manque de materiel coulant. La Hollande et i'Angleterre s'occupent de reconstituer le cheptel beige. Pour aider notre pays a reconstituer son cheptel décimé par les requisitions et les vols allemands, .la Federation hollandaise du bétail vient d'ouvrir une souscription dont le pnoduit servira a oiFrir au Gouvernement beige des bestiaux d'élevage. D'autre part, une dépêche de Londres nous apprend que la Société royale d'agriculture d'Angleterre vient de recueillir une somme de 3.750.000 francs pour 1'achat de bétail qui sera distribué dans les regions dévastées de France, de Belgique et de Serbie. Voila des nobles gestes qui mériteniLjgs plus cordiaux remerciements. Télégrammes du roi d'Angleterre et de M. BrandWith-lock. Le roi d'Angleterre et M, Brand Withlock,- ministre d'Amérique, ont adressé a 1'administration communale de Bruxelles les télégrammes suivants, en réponse»aux remerciements qui leur ont été adressés a l'occasion de la délivrance de la ville de Bruxelles : « A l'heure triomphale pour la cause sacrée du Droit, ce m'est un plaisir infini d'accueillir les salutations de la noibie ville de Bruxelles, et je vous remercie,Monsieur le Bourgmestre, au nom du peuple britanibique, des paroles généreuses que vous m'avez adressées. » Les souÊfrances et rbér-ai'sme des vaillants habitants de Bruxelles pendant ceslongues années de .guerre seront- a jamais memo rabies. Et je me 'réjouïs de pleincceur avec la Belgique dans sa liberation d'une cruelle tyrannde. a- (Signé) Georges R- I. « Votre télégramme qui m'annonce la liberation de notre chère ville de Bruxelles evision bi&j fes Lois. u La suspension du fonctlonnement] i de Ia Justice impose© au pouvoir , judiciaire -pendant ladure periode d'occunation a dü provpquer un arrlérê- considerable que le beulen ^ versementdes affaires .semble devoir accenxtter. Ces'evénemeats font seit- ner Theuro do rófornieï^rofonue^ '- dans l'organisaCion judiciaire, _ retor- J mes qui, rfcpuis longtearps, étaieati dans ïe voou des juristes et des justi- ciables.»(Discours du Roi.) - Pour gagner un Proces il faut Bon avocat, bon juge, bonne cause; ': Mms tout cela ne sert qu'a peu do chose Quand la chance fait défaut. Tacliez par quelque sacrifice D'évitorsun procèsfjfeheux ; Thómis, au Palais de Justice, Dresse des pièges dangereux. Faut-il pariep avec franchise t Nul n'en sorb comme il est venu : Lo Gagnant s'enfuit en chemise, Et le Perdant s'en va tout nu. Connaissiez-voHS ces quatrains? Méditez-les, jeune Maftre qui, d'un ton assure, tranchez les questions lés plus délieatrs. Ma&peut-être supposez-Yous que l'auteur de ces quatrains est quelque piaideur malehanceux et téraérairë, qui crut devoir recourir a cette versification pour épancher sa rancune? Vous n'y êtes pas : noire auteur est une autorité juridique : eloquence, savoir, grande experience, il réunit tout cela. N'est-il pas déprimant de voir Edmond Picardj résumer ainsi l'impression dominante que lui laissa l'exerciee d'une carrière si remplie? Quelle conclusion parait s'imposer après pareil co.istat : Ne plaidez jamais? Mais si vous êteattaque en justice? Ou si vous êtes oblige matériellement et moralement de tenter de faire prévaloir vos droits? Tristes situations. . Pourquoi la position du piaideur est-elle si douteuse et si précaire-? Nous toucboos la principale cause du mal : la faute en est a rimperfeciion de> lois. I Dn industricl fabrique une machine nouvelle, ïl procédé a des essais, ilmodifiera son ceuvre jusqu'a ce qu'elle donne sati-faction. Le législateur procédé autrement; il créeune loi, puis... il s'en desinteresse. Qu'elle présente des lacunes, des obscurites; que, dans certains ca spéciaux non prévus lors de la redaction, elle soit meme inique, qu'importe : « dura lex, sed lexl » Le législateur a autre chose a faire. Pour lui, la loi votée est chose intangible, sacrosainte, et nous assisterons austupétiant spectacle du mainti en integral d'une loi vicieuse durant cinquante, cent ans, davantagc même. C'est en vain que les chroniqueurs judi ci aires soulignent les confluences rèvoltantes d'un texte «Jans divers cas spéciaux,. c'est en vain que les revues do droit insèrent des articles savants oü Ton lente de pénétrer la pensee du législateur, c'est en vain toujours que des arrêt-franchement conüEradictoires sont rendus. On se borne a 'constater: tel point est contesté, il y a controverse. Et le Pouvoir l gislatif laisse ironiquement les universités enseigner aux generations qui se succèdent qu'il y a controverse sur telle ou telle question. ;st-ce le président du tribunal civil ou du tnöunal de^nmerce qui est competent pour autpi^ser une saisie-arrèt en vertu d'une créance commerciale? Vous avez le choix entre les dföpc réponse* en vous appuyant sur des avis d'auteurs et sur dt s decisions de justice. La cession par un locataire des constructions ïncorporées par lui &ur le bien louéest--eiteï mobilière ou immobilière? Vous pouvez choisir entre oui et non. Mais votre cboix fait, rien ne prouve que les juges leratifieront, hél as ! . Quel est le sort de la vente de fruits sur pied ou de bois Mir pied faite par l'usufruitier s'il vient a monrir avant la récolte? Elle est nulle (Laurent). Non, elle est valable illuc, Demolomèe, Arntyl. Demant- se prononce pour une opinion intermediaire : La vente ne doit être maintenue que si elle est un acte de bon père de talm 11e. Les fruits reviennent-ils au nu-propriétaire dés le jour oü l'usufruit est éteint ou seulement a partir d'une demande judiciaire? Dés l'extinction, afïirment certains. 11 faut une demande, certifient d'autres. D'autres auteurs, de vaieur non moindre, distinguent... Nous ne conlinuerons pas une enumeration f astjdieuse. Il y a des centaines et des centaines de controverses pareilles! En matiéfé de «partage descendants », les Pandectes B lges déclarent: c Des juriconsul-tes client qu'on ne rencontre ici que l'anarchie dans la doctrme et la jurispr dence : on est ballotté sur une mer de doutes». cur et insufitisant, mais je t'ordonne de juger quand même».| Le législateur commande l'arbitraire et, loin de retoucher ou de completer son oeuvre,, laisse, cystematiquement « baliotter sur une mer de doutes »juges-et plaideurs. Vcnci que s'ouvre Tére des grandes réformes et des nouvelles lois. Nous est-il permis, dans 1'iniérêt du public,.d!élever une ïois encore notre faible voix en faveur de cette innovation que plusieurs fois déja nous avons réclamée ? 11 'faudrait qu'une loi votée revint automatiquement, a périodes déterminées, dév^nt les wiambres, pour ê^J « rewue et cotri^e». Efê$ rapporteurs de la l>i ne verraiefit pïus fmir leur róle des que ceffe-ci serait votée ! ils (^ viendraient les surveillant^ de la loi. lis au*raient missron^OT voir comaieftt^ïle se comporte dans la pratique et éclaireraient lesGharni>res sur les ajout^s et retouches que l'usage de la lor auraifcrèvélée-s indispensables. , 'oila pour les lois nouvelles. Quant aux lois antennes, une commission pourrait être nominee pour dresser la lisle des controverses lcs| plus courantes qui divisent nos cours d'appel,| et parfois les diverse-» chambres d'une même cour d'appol. Les f ai ts sont Ia pour prouverj que la Cour de Cassation est souvent impui— jjante en pratique aempêcher le renouvellcment de --es- partages d'opinton. 'our s'fdiiier, cette commission devrait sira-| plement ouvrir les revues de dr«rt et les recueils' d.e jurisprudence. Si elle s'adressait aux autorités judiciaires pourtctre mieux documenlée encorê, c'est avec enthousiasme, nous le certl- fions, qu'il iui serait do.nné satisfactioK. . Nüus savens -que la discussion d'un texte ne pourra jamais être complètement supprimée; ilestdmpossible d'user, pour la confection des loi , d'un tissu suftisamment élastique pour qu'il épouse toutes ies formes de tous les cas imagiuabies. Mais nul de ceux quifappartiennent au monde judiciaire ne nous contredira'quand nous atïïrmons que quelques mots du pouvoir législatif auraiens pu depuis longtemps suppri•mer• de nombreuses controverses énervantes et ruineuses et que le parti pris d© « laisser aller » est, vu Ie» conséfjueuces qui parfois en résultentv. vraiment lamentable. Jbi f» M° MAURlEa ii Më\(-mé (e LiiedoQ] Comment nous Favons perdu. C'est une question d'une actualitó brülante que je voudrais traiter en quelques mots, de la facon ia plus objective qu'il est possible, en historiën severe et impartial. Aussi bien nos lecteurs ont besoin de lumières ladessus pour éclairer leur jugement dans les revendications et discussions que ne manquera pas d'amener la conférence de la Paix. Si nous voulons reprendre la question d'un peu haut, il faut remonter jusqu'au traite de Verdun, de 843, qui morcela le vaste empire de Charlemagne. Depuis cette époque, le Luxembourg partage constamnient le sort des autres pays belges. Au moyen age, il est un fief place sous le même régime de droit public. Philippe le Bon l'incorpore, en 1451, a ses autres possessions des Pays-Bas. En 1549, la Pragmatique sanction de .CharlesQuint, sorte de constitution, constate l'union du Luxembourg avec les autres états du Cercle de Bourgogne, c'est-a-dire avec nos autres provinces du sudetdu nord, en une masse indivisible. Après la guerre de la Succession d'Espagne, le traite d'Utrecht (1713) et le traite d'Anvers (1715) maintiennent cette unité. Tout le Luxembourg, ce que nous appelons maintenant le Grand-Duché et la pro-v;.ice beige de Luxembourg, fut conquis paria Franco a la suite des batailles de Jemappes (1792) et de Fleurus (1794), et cetteconquête fut ratifiée par l'Europe au traite£e CampoFormio. .^l:-^:.:^ ~ ues lors,. ie Luxembourg est iranyais^uSr. qu"en 1815. m En 1815, les grandes Puissances, en créant le royaume des Pays-Bas, avaient fait au Luxembourg — grand-duché et province — une situation spéciale. Il était attribuó a Guillaume, roi des Pays-Bas, comme « indemnité » pour les domaines allemands de la familie d'Orange-Nassauj annexes a la Prusse. Il était érigé en « GrandDuché » de Luxembourg, hereditaire dans la familie d'Orange-Nassau^suiva'nt l'ordre de succession masculine, et entrait dans la confederation. (Seignobos : « Hist. pol. de l'Europe », 2° êd., p. 225.) De la ville de Luxembourg on fit une forteresse federale, avec une garnison prussienne pour les trois quarts, puis en totalité. Le Grand-Duché était done, de 1815 a 1830, un Etat de la Confederation germanique, relié seulement au royaume des Pays-Bas par une uuion personnelle. •% La Revolution de 1830 coupa en deux le Luxembourg. La ville, occupée par la garnison prussienne, resta seule fidele au roi Guillaume. Tout le reste du Luxembourg) se souleva, s'unit a la Belgique. Le traite des 24 articles de 1831 ne nous en laissa qu'une partie. L'aütre partie resta au roi des PaysBas. Mais Guillaume ne voulant pas signer les 24 articles, jusqu'en 1839 tout le Luxembourg se considéra comme beige. Le traite définitif de 1839, qui nous fut impose par les Puissances, nous arrachaitle GrandDuché. Il y avait eu a la Chambrebeige des protestations véhémentes, notamment celle de Gendebien : « Non, trois centquatrevingt mille fois non, pour les troiscent quatrevingt mille Belges que vous sacrifiez a la peur. » Il fallut pourtant ceder.La partie restée a Guillaume cohtinua a s'appelerle Grand-Duché et demeura dansla confederation germanique.^jgi Aprês;labat.aille deSadovra, par le traite de Prague de 1S66, Ia confederation germanique fut dissoute. Qu'allaitdevenir le grand-duché de Luxembourg? La politique mesquine des « compensations » hantait l'esprit de Napoléon III. Après avoir un moment pensé a annexer la Belgique, que Nothomb sauva par une politique matrimoniale fort habile, l'empereur se tourna vers le Grand-Duché. L'aflaire, semble-t-il, fut sur le point de se conclure avec la Hollande. Bismarck ne s'y serait point oppose. Mais le sentiment public en Allemag-ne s'en alarma vivement. Une conférence se réunit a Londres pour regier Ia situation du Luxembourg et de la ville de Luxembourg, oü la Prusse, depuis 1815, tenait garnison. Dans l'entretemps, Beust, ministre d'Autriche, imagina ce qu'on a appelé la « solution beige ». La Belgique, moyennant une indemnité pecuniaire, acquerrait lo Grand-Duché et cédcrait a la France une bande de territoire, comprenant les petites forteressesqui avaient, été laissées a la Franco en 1814 et'reprises en1815. :-six cantons du Hainaut, quatre de Namur; plus le tcrfïtoire de Bouillon, c'est- a-dire plusieurs La Belgique refusa. Notre Constitution consacrait l'intégrité du territoire". La ces-; sion, proposée par Beust, aurait nécessité la convocation d'une Chambre nouvelle, qui n'aurait certamement pas donné son consontement. Cependant Rogier et Van de Weyer, qui, en 1839, avaient vu avec douleur la sépara-| tion de la Belgique et d'uno partie du Luxembourg, auraient voulu proflter de l'occasion propice de reprend^.ce que nous avions perdu. Ils auraient voulu la restótetion pure et simple. Napoléon III,«anirme E. Ollivier, n'y faisait pas opposition, et il est probable que si le gouvernement beige I'avait patronné avec resolution, la Belgique eüt retrouvé le lambeau qu'on lui avait arraché. De leur eöté,les habitants du Grand-Duché faisaient des petitions demandant leur reunion a la Belgique. Mais Frère-Qrban, Bara et le roi Leopold II craigiiaient de mettre en discussion les traites qui assuraient a la neutralitè beige la garantie solidaire des grandes puissances, et ils ne voulaient pas entrer enj confiit avec la Hollando,dont ilsprévoyaient l'opposition. * * * Gn connait les conclusions de la Conférence de Londres (1867). La Prusse retira sa garnison de la ville de Luxembourg. Le Luxembourg fut declare Etat souverain et neutre. Il ne resta plus entre lo Luxembourg et la Hollande qu'une union personnelle. En 1890, Guillaume IH, roi de Hollande et grandduc de Luxembourg, étant mort, comme le Grand-Duché n"était hereditaire que dans la ligne masculine, le Luxembourg passa a . Adolphe de Nassau, dépossédé de son duché depuis 1866. Son Als Guillaume lui succéda en 1903. C'est lui qui fit voter les modifications a la loi de succession pour permettre a sa ïllle l'accession au tröne. En 1912, la grande-duchesse JAdelaïde, actuellement régnante, lui succéda. *% Telle est, en un résumé concis et dépourvu de toute passion, l'histoiredu GrandDuché de Luxembourg; c'est ainsi du moins que la découvrirait le chercheur vigilant qui recourr-ait aux sourcesnotamment a 1' «-Jtffinpire liberal » qü. 'Ollivier, a 1 « Histoire du Second Empire » de P. de la Goree, a « Frère-Orban » de Paul Hymans, \ a l'« Histoirede Belgique » deD'Awans et Lameere, a la « Politique des Etats Européens dans la seconde moitié du siècle dernier » de Ch. Moelier, et a quelques autres auteurs non moins érudits. Cela, c'est le passé. Maisdemain? % De quoi demain sera-t-il fait f Le suffrage des femmes. La Federation beige pour le suffrage des femmes adresse au Conseil general du parti socialiste la lettre suivante, signée par sa présidente MmeJ. Brigode et ses secretaires Mmos Van den Plas et C.\ Dangotte Limbosch : S'il n'y a plus de resistance de principe au suffrage universel pur et simple, l'accord n'est pas établi quant a l'étendue de signification qu'il faut altribuer a la formule du suffrage unive^el pur et simple a 21 ans. Neus vous le demandons, Messieurs, lorsque vous prüclamez que la elasse ouvrière « exi^e l'accession complete des travailleurs au pouvoir politique », entendez-vous dire, comme 1' « exigent » impérieusement la justice, votre pro> ramme politique et le sens normal des mots, entendez-vous dire : Suffrage universel pour les hommes et pour les femmes? Si oui, vous êtes eflectivement fondés a soutenir que la cause que yous défendez est celle de la liberté politique du peuple. Dans la negative, vous reniez votre idéal de justice pour tous au moment précis oü les circonstances vous permettent d'en pQursuivre la réalisat on immediate. En négligeant le droit imprescriptible d'une moitié de la nation, vous mettez votre conduite en contradictioir\avec votre doctrine egalitaire. Les troupes fran?aises qui ont participé a la bataiLe des Fiandres traversent 'Bruselles. Les troupes franchises qui, dans la dernière bataille des Fiandres, ont fait partie du groupe d'armée place sous le commandement du roi Albert, ont traverse Bruxelles mardi matin. Ay ant a leur tête le general Bablon, commandant la 41edivision, elles sont arrivées, vers 9 h. 1/2, par la chaussée de Ninove. Le bourgmestre de Bruxelles, entouré des échevins de la ville, en uniforme, les attendait a la Porte de Ninove. ■ S'avancant au-devant du general Bablon, M. Adolphe Max le>Salua en ces termes : ] Mon GénéraP, Au nom de la ville de Bruxelles, je viens au-devaut | devons, avec les échevins de la capitate, polirvous souhaiter, ainsi qu'aux vaillantés troupes lïlacées sous votre commandement, une cordiale et chaleureuse| hienyenue. L'accueil enthousiaste que rencontrent partout en Belgique les armces dé France témoigne »ie"nos sentiments de reconnaissance et d'admiration pour les| incornparahles s-jlüats qui, dans cett© guerre, ont si puissainment cont-jibué au triompke d'une cause dont dé pen cl ai ti'avenir de riium*nitó., ! Mais.devant vous, mon General, et devant les troupes qui marchent-a votre suite, nocre emotion est plus intense encore, .car nous sav ons quelle part fut la vötre dans la suprème offensive des Fiandres, oü Francais, Anglais et Belges, enflammés do la même passion, cinientèrent dans la victoire leur féconde fratêrnité d'armes. m'-aippörie Ia plus grande joie et je vous exprime toute ma gratitude. » Je salue et félicite B-r-ux-elles délivrée et je vous rprie d'êfcre mon interprète a.uprés de vos- eollègmes et de la -population tout entière pour leur èxprimer le sentiment ému de mon, in alterable jdévotiement. » Mon cceur est resté avec vous. toMspendant cette longue absence «et il me tardede vous voir.** v _ » Madame Brand WiÖilock me prie de 'wuS^aire part de sa gratitude poor l'honneur que voea lui avez "ffti*|^eHe se rejeuit avec mod de vous re voir.— » (S-igné) Wdthlock^, . , i» Ministre d'Amérique. » fwiilu répraiiöis % H llttfl M' Dans un rapiport adressé au ministère des (Sciences et des Arts,M. Henry Kervyn de Letten-hove préponrise tout d'abord le système de réoupération, qui con siste a rem-' placer une ceuvre d'art par ^une autre prise chez 1'ennemi; et rl inontre la responsabdlité totale enoourue non seulement par l'Allemajgne, mais aussi par rAutriohe : c'est dans les m-usées, dans les collections. royalès et (princières, dans les églises alle-ma>ndes et autrichiertnes que la Belgique doit chercher r-équivialeiit de ce que les soldats de Guiüauime et de FrancoisrJoseph sont vemus lui prendre. Lar Pnusse, la Saxe, la Bavière, PAntriche, — ces deux dernières surtout, — sont riches en ceaivres d'art de provenance flamande^ M. Kervyn cite des exemples et rappelle notamment que, lors de la bataille de Jemappes, les Aaitrichiens emportèrent de Bruxelles -un butin immense qui n' était assuróment ipas leur propriété, oibjets qud, p^r leur histoire comme par. leur caractere artistique, étaient destines a rester dans les collections belges. Or, depuds 1*79^ ils sont a Vienne. Sans parier des tableaux, il y a le musée des armures, le plus beau de l'Europe après l'Armeria de Madrid, et dont la richesse principale se compose de ce qui fut pris ohez nous. Brof, une occasion unique se presenteaujourd'hui de revendiquer .un patrimoine artistiqiue qui nous fut enlevé autrefois, tont en réouipérant ce que l'on vient denous enlever. . L'>ain dernier^ M- Kervyn ipuibkait un travail remarquable (« La Guerre et les CEuvres d'art en Belgique >) sur des actes de v arad«.lisE^Q-dost- ia— . liste ;«r tfirjQibleme'nt grpssï dêpnis ToTBT^ll reclame aujauTtntruT .un inventaire complet des pertes^ süfeies2et des mesures efficaces pour obtenir nine juste reparation. Ces mesures, il les indique et il commence par les justi&er s Dans cette voie, il faut invoquer "contre PA1lemagne coupable un principe trè» wai posépar ellemême' (une fois n'est pas coutume)lorsqu'un de ses. mïnïstres disait: « Lea n»nvres dVrfc i***~'■'**■*"*" W*?y? . avec de l'argent; elles peuvent -seulemeak se., remplacer par des oeuvres d'art équivalentes. La peerte d'un de nós tableaux, &'il e*ait envoyé a Bruxelles (il s'agissait du 'pret éventuel a llütat •beige d'un tabiu^u ue ia 1 nwtcuMaj^ö/j ivui.u nous donner le droit d'en prendre d'autres d'un mérite egal. a choisir dans les musées de Belgique. ». Et il ajordte : Cette these est surtout juste et legitime en ce qui concerne notre pays. Sa rigueur y apparait avec une force qui tient a nos traditions artistiques comme a la mission pacifique que la Belgiquo a poursuivie depuis qu'elle est une nation neütre,. au milieu de pays séparés par | d'anciens conflits. .Elle s'est en effet attaohée a Part*hiqHe, de la majeure partie de notre materiel et mohilier chant de voir, rassemblés au pied des, autels, en eet endroit confident d'angoisses et de supplications, tant de jeunes, gens au retour si implore L- Aussi attiraient-ils tous les regards et furent-ils la cause involontaire et touchanté de beaucoup de distractions. Mais nous avons confiance que, pour ce premier dimanche, le Seigneur se montrera tres in-.; dulgent... A ia Chambre. —Il y aura grand braniebas dans le Palais de Ia Nation jeudi. Non aoulement les deux Droites y tiendront, le matin, une'seance plénière : les deux Gauches en feront autant, après quoi chacun* des Gauches se réunïra sêparément. Ces deliberations de groupes porteront d'abord sur le vote a émettre pour la composition du bureau de la session 1918-1919 et sur la designation des candidats de chaque parti pour ia présidence, les vicerprésiderices, les places de secrétaires et celles de questeurs. M. Delacroix, chef du Gouvernement* prendra la parole aussitót après la nomi* nation du bureau et 1'allocution présidentielle d'usage.

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