La Libre Belgique

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27 november 1918
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s.n. 1918, 27 November. La Libre Belgique. Geraadpleegd op 15 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/s17sn02j73/
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IA fVntîmps 1<* nnm£r#t Mercredi 27 Novembre 1ÎH 8 RÉDACTION ET ADMINISTRATION : BRUXELLES î 2, JIontagne-aux-Herbes-Polagcres, 12 Les annonces sont reçues exclusivement au burea lu journal, rue Montagno-aux-Hefbes-Potaffôres, li H à l'Agouco 1 lavas, place des Martyrs, o, à firuxelle: LA LIBRE BELGIQUE N. 181. ANNONCES : DEMANDES et OFFRES D'EMPLOIS et de SUJETS, là3lignes. . 1.00 Chaque ligne supplémentaire 0.40 PETITES ANNONCES : la ligne O.GO ; RECLAMES avant les annonces : la ligne . . 2.00 FAITS DIVERS : la ligne. . . . G.dO 5.00 4.00 NECROLOGIES : la ligne ........ 2.5? La Révision des Lois « La suspension ou fonctionneme do la Justice imposée au Pouy< judiciaire pendant la dure perio d'occupation a dû provoquer arriére considérable que le bou versement des affaires semble dev< accentuer. Ces événements font se lier l'heuro do réforme » pro t'ont dans l'organisation judiciaire, rcf< mes qui, depuis longtemps, était dans le vœu des juristes et des jus ciables. >» (Discours du lïoi.À Pour gagner un Procès il faut Bon avocat, bon juge, bonne cause; Mais tout cela ne sert qu'à peu de chose Quand la chance fait défaut. Tâchez par quelque sacrifice D'éviter "un procès fâcheux ; k| Thémis, au Palais de Justice, P Dresse des pièges dangereux. Faut-il parler avec franchise f Nul n'en sort comme il est venu : Lo Gagnant s'enfuit en chemise, * Et lo Perdant s'en va tout nu. Connaissiez-vous ces quatrains? Méditez-1< jeune Maître qui, d'un ton assuré, tranchez ! questions les plus délicat' s. Mais peut-être si: posez-vous que l'auteur de ces quatrains i quelque plaideur malchanceux et téméraire, c crut devoir recourir à celte versification pc épancher sa rancune? Vous n'y êtes pas : no auteur est une autorité juridique : éloquen savoir, grande expérience, il réunit tout ce N'est-il pas déprimant de voir Edmond Pics résumer ainsi l'impression dominante que laissa l'exercice d'une carrière si remplie? «juelle conclusion paraît s'impéswapréspar co.istat : Ne plaidez jamais? Mais si vous è attaqué en justice? Ou si vous êtes obligé ma riellement et moralement de tente? de faire pi Valoir vos droits? Tristes situations. . Pourqi la position du plaideur est-elle si douteuse et précaire? Nous touchons la principale cause mal : la faute en est à l'imperfection de-, le lin industriel fabrique une machine nouvel il procède à des essais, il modifiera son ceu' jusqu'à ce qu'elle donne sati-faclion. ,e législateur procède autrement ; il crée u loi, puis... il s'en désintéresse. Qu'elle préseï des lacunes, des obscurités; que, danscertai ca spéciaux non prévus lors de la rédactù elle soit même inique, qu'importe : « dura 1< sed lex! » Le législateur a autre chose à fai Pour lui, la loi votée est chose intangible, saci sainte, et nous assisterons au stupéfiant spec.1 clf du maintien intégral d'une loi vicieus"dun cinquante, cent ans, davantage même. C'est vain que les chroniqueurs judiciaires souligm les conséquences révoltantes d'un texte uj divers cas spéciaux, c'esl en vain que les revi de droit insèrent des articles savants où 1' tente de pénétrer la pensée du législateur, c' en vain toujours que des arrêt franchemi contradictoires sont rendus. On se bornt constater : tel point est contesté, il y a cont verse. EJje Pouvoir 1 gislatif laisse ironiqt ment les universités enseigner aux génératk qui se succèdent qu'il y a controverse sur te ou telle question. st-ce le président du tribunal civil ou Iriounal de commerce qui est compétent pt autoriser une saisie-arrêt en vertu d'une créai commerciale? Vous avez le choix entre d'ux réponses en vous appuyant sur des a d'auteurs et sur d> s décisions de justice. La cession par un locataire des cor;structic incorporées par lui sur le bie'i loué est-r mobilière ou immobilière? Vous pouvez clioi entre oui et non Mais votre choix fait, rien prouve que les juges le ratifieront, hélas ! Quel est le sort de la vente de fruits sur p: ou de bois ur pied faite par l'usufruitier : vient à mourir avant la récolte? Elle est nu (Laurent). Non, elle est valable (Hue, Den lombe, Arnty'. Demant- se prononce pour u opinion intermédiaire : La vente ne doit ê maintenue que si elle est un acte de bon pi defam-lle. Les fruits reviennent-ils au nu-propriéta dès le jour où 1 usufruit est éteint ou seulemi à partir d'une demande judiciaire? Dès i'exli tion, affirment certains. U faut une demani b certifient d'autres. D'autres auteurs, de vali ™ non moindre, listingnent.. .Xous no continuerons pas une énumérati fastidieuse. U y a des centaines et des centaii de controverses pareilles I En matière de « partage d'ascendants », Pandectes r> Iges déclarent : « Des juri-cuns tes di-ent qu'on ne rencontre ici que l'anarci dans la doctrine et la jurispr dence : on ballotté sur line mer de doutes ». l'.omment qualifier l'attitude du pouvoir Iép latif qui tolèr , impassible, cette» anarchie alors que quelques mots pourraient tarir jamais tant de controverses aussi inutiles q nuisibles et coûteuses. Et le pouvoir judiciaire? La loi stipule : « juge qui refusera de juger, sous prétexte silence, de l'obscurité ou de l'insuffisance de loi, p urra être poursui i comme coupable déni de justice ». Ainsi le législateur dit juge : « Mon texte est incomplet, ob-cur et insi lisant, mais je t'ordonne de juger quand mêmt Le législateur commando l'arbitraire et, loin retoucher ou de compléter son oeuvre, la ! systématiquement « ballotter sur une mer doutes » jUi.es et plaideurs. Vinci que s ouvre l'ère des grandes réforn W et des nouvelles lois. Nous est-il permis, d; l'intérêt du public, d'élever une fois encore i tre faible voix en faveur de cette innovation q plusieurs fois déjà nous avons réclamée ? 11 faudrait qu'une loi votée revint automa quernent, à périodes déterminées, devant Chambres, pour être « revue et corrigée ». I rapporteurs de la loi ne verraient ( lus fu leur rôle dès que celle-ci serait votée : ils c viendraient les surveillants de la loi. Ils : raient mission de voir comment elle se eu porte dans la pratique et éclaireraient lesCliâ lires sur les ajoutas et retouches que l'usage la loi aurait révélées indispensables. '• >ï 1 à pour les lois nouvelles. Quant aux lt anciennes, une commission pourrait être noi niée pour dresser la liste des controverses plus courantes qui divisent nos cours d'app et parfois les diverses chambres d'une mêi cour d'appel. Les faits sont là pour prouv qu.' la Cour de Cassation est souvent impu santé en pratique à empêcher le renouvellent de 'os partages d'opinion. 'nnr s'édifier, cette commission devrait sii plement ouvrir les revues de droit et les reçue de jurisprudence. Si elle s'adressait aux autoi tés judiciaires pour tîétro mieux document encore, c'est avec enthousiasme, nous le ter fions, qu'il lui serait donné satisfactioE. Nous savons que la discussion d'un texte ne | pourra jamais ê're complètement supprimée; il est impossible d'user, pour la confection des loi , d'un 1issu suffisamment élastique pour qu'il épouse toutes ics formes de tous les cas imaginables. Mais nul de ceux qui appartiennent au monde judiciaire ne nous contredira quand nous affirmons que quelques mots du pouvoir législatif auraient pu depuis longtemps supprimer de nombreuses controverses énervantes et ruineuses et que le parti pris de « laisser aller » est. vu les conséqueuces qui parfois en résultent, vraiment lamentable. M" MAURIEC. ♦ L§ Êranfl-DiisM te Lan*! Comment nous l'avons perdu. C'est une question d'une actualité brûlante que jo voudrais traiter en quelques mots, de la façon la plus objective qu'il est possi-5 ble, en historien sévère et impartial. Aussi bien nos lecteurs ont besoin de lu-t mières là-dessus pour éclairer leur juge-i ment dans les revendications et discussions i' que ne manquera pas d'amener la confé- - rence de la Paix. Si nous voulons reprendre la question j d'un peu haut, il faut remonter jusqu'au ] traité do Verdun, de 843, qui morcela le vaste empire do Charlemagne. Depuis cette 1 époque, le Luxembourg partage constam--, ment le sort des autres pays belges. Au moyen âge, il est un fief placé sous le - mémo régime de droit public. Î Philippe le Bon l'incorpore, en 1451, à 1 ses autres possessions des Pays-Bas. 1 En 1549, la Pragmatique sanction de ' Charles-Quint, sorte do constitution, cons-g tate l'union du Luxembourg avec les autres états du Cercle de Bourgogne, c'est-à-dire s> avec nos autres provinces du sudetdu nord, e en une masse indivisible. s Après la guerre de la Succession d'Es-' pagne, lo traité d'Utrecht (17131 et le traité ' d'Anvors(1715) maintiennent cette unité. I Tout le Luxembourg, ce que nous appe-_ Ions maintenant le Grand-Duché et la pro-t v;.ice belgo de Luxembourg, fut conquis pai ri la France à la suite des batailles de Je-t mappes (1792) et de Fleurus (1794), et cettc s conquête fut ratifiée par l'Europe au traité s de Campo-Formio. | Dès lors, lo Luxembourg est français jus-'t qu'en 1815. à *** En 1815, les grandes Puissances, er " créant le royaume des Pays-Bas, avaien: ® fait au Luxembourg — grand-duché et pro I fiiîce — une situation spéciale. Il était at-u | tribué à Guillaume* roi des Pays-Bas, r comme « indemnité « pour les domaines e allemands de la famille d'Orange-Nassau s annexés à la Prusse. Il était érigé en « Grand-s Duché » de Luxembourg, héréditaire dans I la famille d'Orange-Nassau, suivant l'ordre s de succession masculine, et entrait dans la ® confédération. (Seignobos : « Hist. pol. dt e l'Europe », 2e éd., p. 225.) I De la ville de Luxembourg on fit une for-:1 toresse fédérale, avec une garnison prus-1 sienne pour les trois quarts, puis en totalité, ej Le Grand-Duché était donc, de 1815 è - 1830, un Etat de la Confédération germa-e nique, relié seulement au royaume de: 0 Pays-Bas par une union personnelle. **♦ e La Révolution de 1830 coupa en deux lt t Luxembourg. La ville, occupée par la gar- - nison prussienne, resta seule fidèle au ro ' Guillaume. Tout le reste du Luxembourg r I se souleva, s'unit à la Belgique. Le traité ajdes 24 articles de 1831 ne nous en laissa s ; qu'une partie. L'autre partie resta au ro | des Pays-Bas. Mais Guillaume ne voulant s'pas signer les 2-1 articles, jusqu'en 1835 -, tout le Luxembourg so considéra commt e i belge. 'H Le traité définitif de 1839, qui nous fui | imposé par les Puissances, nous arrachait I le Grand-Duché. Il y avait eu à la Chambre ^ belge des protestations véhémentes, notam c ment celle de Gendebien : « Non, trois cenl quatre-vingt mille fois non, pour les trois e cent quatre-vingt mille Belges que vous sa-î enflez à la peur. » Il fallut pourtant céder. 1 La partie restée à Guillaume continua è 2 s'appeler lo Grand-Duché et demeura danî 1 la confédération germanique. • »*« a Après la bataille de Sadovva, par le traité e de Prague de 1SGG, la confédération germa- nique fut dissoute. s Qu'allait devenir le grand-duché de Luxent-s bourg? La politique mesquine des « compensa-e tions » hantait l'esprit de Napoléon III. Après avoir un moment pensé à annexer s la Belgique, que Nothomb sauva par une 3 politique matrimoniale fort habile, l'empe-r reur se tourna vers le Grand-Duché. L'alfairo, semble-t-il, fut sur le point de - se conclure avec la Hollande. Bismarck ne " s'y serait point opposé. Mais lo sentiment public en Allemagne s'en alarma vivement. e Une conférence se réunit à Londres pour ( régler la situation du Luxembourg et de la . ville de Luxembourg, où la Prusse, depuis s 1815, tenait garnison. Dans l'entrctemps, Beust, ministre d'Au-; triche, imagina ce qu'on a appelé la " solu-' tion belge ». La Belgique, moyennant uno indemnité ' pécuniaire, acquerrait le Grand-Duché et céderait à la France une bande de territoire. . comprenant les petites forteresses qui avaient . été laissées à la Franco en 1814 et reprises ; en 1815 : six cantons du Hainaut, quatre de - Namur, plus lo territoire do Bouillon, c'est- à-dire plusieurs centaines de petites communes, environ 150,000 âmes. La Belgique refusa. Notre Constitution consacrait l'intégrité du territoire. La cession, proposée par Beust, aurait nécessité la convocation d'une Chambre nouvelle, qui n'aurait certainement pas donné son consentement.Cependant Rogier et Van de Weyer, qui, en 1839, avaient vu avec douleur la séparation de la Belgique et d'une partie du Luxembourg, auraient voulu profiter de l'occasion propice de reprendre ce quo nous avions perdu. Ils auraient voulu la restitution pure et simple. Napoléon III, affirme E. Ollivier, n'y faisait pas opposition, et il est probable que si lo gouvernement belge l'avait patronné avec résolution, la Belgique eut retrouvé le lambeau qu'on lui avait arraché. Do leur côté,les habitants du Grand-Duché faisaient des pétitions demandant leur réunion à la Belgique. Mais Frère-Orban, Bara et le roi Léo-pold II craignaient de mettre, en discussion les traités qui assuraient à la neutralité belge la garantie solidaire des grandes puissances, et ils ne voulaient pas entrer en conflit avec la Hollande,dont ils prévoyaient l'opposition. * * * On connaît les conclusions de la Conférence do Londres (1867). La Prusse retira sa garnison de la ville de Luxembourg. Le Luxembourg fut déclaré Etat souverain et neutre. 11 ne resta plus entre lo Luxembourg et la Hollande qu'une union personnelle. En 1890, Guillaume III, roi de Hollande et grand-duc de Luxembourg, étant mort, comme le Grand-Duché n'était héréditaire quo dans la ligne masculine, le Luxembourg passa à Adolphe de Nassau, dépossédé de son duché depuis 1866. Son fils Guillaume lui succéda en 1903. C'est lui qui fit voter les modifications à la loi de succession pour permettre à sa fille l'accession au trône. En 1912, la grande-duchesse ^Adélaïde, actuellement régnante, lui succéda. Telle est, en un résumé concis et' dépourvu de toute passion, l'histoire du Grand-Duché de Luxembourg; c'est ainsi du moins que la découvrirait le chercheur .vigilant qui recourrait aux sources notamment à l'« Empire libéral » d'E. Ollivier, à l'«Histoire du Second Empire » de P. do la Gorce, à « Frère-Orban » de Paul Hymans, à l'« Histoire de Belgique » deD'Awans et La-meere, à la « Politique des Etats Européens dans la secondo moitié du siècle dernier » de Ch. Moeller, et à quelques autres auteurs non moins érudits. Cela, c'est le passé. Mais demain? • De quoi demain sera-t-il fait ? Le suSrage des femmes. La Fédération bel^e pour le suffrage des femmes adresse au Conseil général du parti socialiste la lettre suivante, signée par sa présidente Mmo J. Brigodeet ses secrétaires Mmeï Van den Plas et C.j Dangotte-Limbosch : S'il n'y a plus de résistance de principe au suffrage universel pur et simple, l'accord n'est pas établi quant à l'étendue de signification qu'il faut attribuer à la formule du suffrage uni-ver-el pur et simple à 21 ans. Nous vous le demandons, Messieurs, lorsque vous proclamez que la classe ouvrière ci exi„e l'accession complète de3 travailleurs au pouvoir politique », entendez-vous dire, comme 1' « exigent » impérieusement la justice, votre pro-.. ranime politique et le sens normal eles mots, entendez-vous dire : Suffrage universel pour les hommes et pour les femmes ? Si oui, vous êtes effectivement fondés à soutenir que la cause que vous défendez est celle de la liberté politique du peuple. Dans la négative, vous reniez votre idéal de jusùce pour tous au moment précis où les circonstances vous permettent d'en poursuivre la réalisat on immédiate. En négligeant le droit imprescriptible d'une moitié de la nation, vous mettez votre conduite en contradiction avec votre doctrine égalitaire. • Les troupes françaises qui ont participé à la bataille des Flandres traversent Bruxelles.Les troupes françaises qui, dans la dernière bataille des Flandres, ont fait partie du groupe d'armée placé sous lo commando-mont du roi Albert, ont traversé Bruxelles mardi matin. Ayant à leur tête le général Bablon, commandant la 41° division, elles sont arrivées, vers 9 h. 1/2, par la chaussée de Ninovo. Le bourgmestre de Bruxelles, entouré des échevins do la ville, en uniforme, les attendait à la Porte do Ninove. S'avançant au-devant du général Bablon, M. Adolphe Max lo salua en ces termes : Mon Général, Au nom de la ville de Bruxelles, je viens au-devaut de vous, avec les échevins de Ja capitale, pour vous souhaiter, ainsi qu'aux vaillantes troupes placées sous votre commandement, une cordiale et chaleureuse bienvenue. f/accueil enthousiaste que rencontrent partout en Belgique les armées do Franco témoigne do nos sentiments do reconnaissance et d'admiration pour les incomparables soldats qui, dans cette guerre, ont si puissamment, conuibuô au triomphe d'une cause dont dépendait l'avenir de l'humanité. Mais,!levant vous, mon Général, et devant les troupes qui marchent à votre suite, notre émotion est plus intense encore, car nous savons quelle part fut la vôtre dans la suprômo offensive des Flandres, où Français, Anglais et Belges, enflammés do la môme passion, cimentèrent dans la victoire leur féconde fraternité d'armes. .Te salue les héros de cette grande bataille qui, pa ses résultats décisifs, libéra la Belgique du jougodieu: qui pesait sur elle depuis plus do quatre années. E c est dans un sentiment tfardenta et sincèregratitud< qu'au seuil doda capitala*je vous accueille, mon Gé néral, vous et vos soldats, au nom de tous mes conci toyens, par ce cri qui part du plus profond de 110 cœurs : Vive la Franco ! Le cri de « Vive la Franco ! » est répété dt toutes parts, au milieu do vives acclama tions. Le silence s'étant rétabli, le généra Bablon répond en termes vibrants à l'allo cution du bourgmestre, rappelle lo rôle di celui-ci dans la guerre et fait un vif élogi des troupes belges, dont il a pu admirer h courage et l'héroïsme sur les champs de ba taille. Il termine par le cri de : Vive la Bel gique i La musique joue la Brabançonne et li Marseillaise, puis les troupes se mettent ei mouvement et se dirigent, par les boule vards, vers la légation de France, où elle défilent devant lo général Massenet, corn mandant le T cQrps d'armée. Elles conti nuent ensuite leur marche par la chaussé de Louvain. Sur tout le parcours, les accla mations et les cris de « Vive la France ! so répètent sans fin. Pour le maintien de l'unité nationale La Ligue nationale pour la défense de la langu française, fondée à Bruxelles en 1910, publioleman feste suivant : - Concitoyens, l'heure de la délivrance sonné. La Patrie lève de ses cendres, gran die aux yeux du monde par l'héroïsme d -ses enfants. La liberté revient parmi nous après quatr années d'oppression. Nous avons soulier en silence toutes les humiliations que non ont imposées les traîtres activistes, compl: ces des Allemands. L'ennemi ne leur a .pas dissimulé se sympathies, voulant semer la discorde par mi nous. La Nation n'oubliera pas la douloureus leçon des événements. Concitoyens, nous devons à nos grand constituants de 1830 la liberté des langues Ce principe est indiscutable. Avec de garanties d'application, il écarte le dange intérieur de la querelle des langues. Flamands, Wallons, restons unis pour 1 défendre et mettre à l'abri dos influence germaniques lo patrimoine moral, intellec tuol et matériel du pays. Ne brisons pas l'union, fécondée pa quatre années clo luttes pour la défense d territoire, des glacis de Liège aux rives d l'Yser. Vive la Patrie belge, vive la liberté de langues. Le bataillon belge des chemins de fei s'est distingué par la célérité avec laquell les voies ferrées ont été remises en éta Les petits Belges distancent, dans ce de maine, les corps similaires les plus réputé: Lors de la dernière olïensive, la pose i le réfectionnement des voies et des poni étaient assurés et réalisés au fur et à mesui de l'avance, si rapide cependant. Il falli rétablir des remblais, suppléer à l'insufi sance d'ouvrages d'art, réinstaller la signt lisation; et tout cela fut fait avec ur promptitude qui a valu, au bataillon de chemins de fer, une citation à l'ordre d jour de l'armée. Si le trafic reste, pendant un momen très restreint, c'est par suite du manque c matériel roulant. La Hollande et "Angleterr s'occupent de reconstitue le cheptel belge. Pour aider notre pays à reconstituer so cheptel décimé par les réquisitions et le vols allemands, la Fédération hollandais du bétail vient d'ouvrir uno souscriptio dont le produit servira à offrir au Gouvei nement belge des bestiaux.d'élevage. D'-autre part, une dépêche do Londre nous apprend qua la Société royale d'agr culture d'Angleterre vient de recueillir un somme de 3.750.000 francs pour l'achat d bétail qui sera distribué dans les région dévastées de France, do Belgique et de Serbii Voilà des nobles gestes qui méritent le plus cordiaux remerciements. Télégrammes du roi d'Angl( terre et de M. Brand-Witl lock. Le roi d'Angleterre et M, Brand Witl lock, ministre d'Amérique, ont adressé l'administration communale de Bruxellf les télégrammes suivants, en réponse au remerciements qui leur ont été adressés l'occasion de la délivrance de la ville c Bruxelles : « A l'heure triomphale pour la ca/use s; crée du Droit, ce m'est un plaisir infôj d'accueillir les salutations de la noble vil de Bruxelles, et je vous remercie,Monsiei j le Bourgmestre, au nom du poulie britai , nique, des paroles généreuses que von j m'avez adressées. > Les souffrances et l'héroïsme des vai I lants habitants de Bruxelles pendant ci longues années de .guerre seront à jama mémorables. Et je me réjouis de plei cœ>ur avec la Belgique dans sa libératic d'une cruelle tyrannie. > (Signé) Georges R- I. > « Votre télégramme qui m'annonce la 1 bération de notre chère ville de Bruxelb c m'apporte la plus grande joie et je voua f exprime toute ma gratitude. ; » Je salue et félicite Bruxelles délivrée . et je vous prie d'être mon interprète au-^ près de vos collègues et de la population tout entière pour leur exprimer le senti-, ment ému de mon inaltérable dévouement. > Mon cœur est resté avec v-ous to.us pen-' dant cette longue absence -et il me tarde L de vous voir. » Madame Brand Withlock me prie de î vous faire part de sa gratitude pour l'hon-; nenr que vous lui avez fait; elle se réjouit » avec moi de vous revoir. » (Signé) Withlock, » Ministre d'Amérique. * ' La pstin te réaraliois ; m maire d'art Dans un rapport adressé au ministère des Sciences et des Arts,M.Henry lvervyn de * Lettenhove préconise toiut d'abord le système de récupération, qui consiste à rem placer une œuvre d'art par «ne autre prise chez l'ennemi; et il montre la responsabi lité totale encourue non seulement pai l'Allemagne, mais aussi par l'Autriche c'est dans les musées, dans les collection* , royales et princières, dans les églises allemandes et autrichiennes que la Belgique a doit chercher l'équivalent de ce que les sol - dats de Guillaume et de François-Josepi sont venais lui prendre. ^ La Pnusse, la Saxe, la Bavière, l'Autriche, — ces deux dernières surtout, — son1 riches en œuvres d'art de provenance fia 2 mande. M. Kervyn cite des exemples et rappelle 3 notamment que, lors de la bataille de Je t mappes, les Autrichiens emportèrent de 3 Bruxelles un butin immense qui n'étail assurément ipas leur propriété, objets qui. par leur histoire comme par leu.r caractère artistique, étaient destinés à reîster dam 5 les collections belges. Or, depuis 1792, ib " sont à Vienne. Sans parler des tableaux. il y a le musée des armures, le plus beat 3 de l'Europe après l'Armeria de Madrid, el dont la richesse principale se compose de s ce qui fut pris chez nous. Bref, un/O occasion unique se présente • aujourd'hui de revendiquer -un patrimoine s artistique qui nous fut enlevé autrefois, f tout en récupérant ce que l'on vient de nous enlever. 3 L'an dernier, M- Kervyn; publiait un tra-s vail remarquable (« La Guerre et les Œuvres d'art en Belgique ») sur des actes de vandalisme dont la liste a termLblemenj grossi depuis lors. Il réclame aujourd'hui r un inventaire complet des pertes subies, el n des mesures efficaces pour obtenir une jus e te réparation. Ces mesures, il les indique et il com s mence par les justifier ï Dans cette voie, il faut invoquer contre l'Allemagne coupable un principe très vrai pos<É par elle-même (une fois n'est pas coutume) lorsqu'un de aen ministres disait: « Les œuvres d'îvrfc ~rnv,<Ic' avec de l'argent ; elles peuvent seulement se T remplacer par des œuvres d'art équivalentes. La perte d'un do nos tableaux, s'il était envoye a e Bruxelles (il s'agissait du prêt éventuel à l'Jîitat - 'belge d'un tableau ue la •i.'iis-acou.n ' nous donner le droit d'en prendre d'autres d'ur " mérite égal, à choisir dans les musées de Bel-. gique. ». ^ Et il ajoute î s e Cette thèse est surtout juste et légitime er j. ce qui concerne notre\pays. Sa riguour y appa-ràît avec une force qui tient à nos tradition? - artistiques comme h la mission pacifique que te - Belgique a poursuivie depuis qu'elle est une na-0 tion neutre, au milieu de pays sépares pai d'anciens conflits. JOlle s'est on effet attachée l s l'art d'une façon toute spéciale, et cela dans U un double'l ut dont il est bon do faire ressorti] la grandeur et la noblesse. Nous avons déve loppé nos goûts artistiques, accru nos collec '' tions et mis en valeur nos trésors archéologi .e ques, non seulement par une légitime fierté de notre passé, mais aussi pour attirer chez, nous nos voisins et les y réunir dans des études qu: rapprochent et font naître des aspirations qui nous semblaient devoir remplacer les luttes 3 barbares. Toute la Belgique, comme on l'a dit était devenue un musée où les congrès se succé " daient, un musée que le monde entier venai visiter. Ce musée était notre orgueil et auss notre richesse. Et je parle non seulement de! n musées publics, mais aussi des collections parti s culières. e L'auteur du rapport donne des détail il précis sur les exactions commises en Bel gique et désigne, en Allemagne, les en droits susceptibles de fournir les répara tions. .s II y a par exemple, en Bavière, deu: « Musées Germaniques » d'iyie important e énorme, celui de Munich et celui de Nu e remberg. g II y a aussi, au musée de Berlin, cer » tains volets qui appartiennent au polypti que de Saint-Bavon à Gand. Ils auraien d'autant plus de raisons d'y revenir, qu'il ont passé en Prusse au moyen d'une opéra tion peu avouable. Le rapport conclut *. Toutes les galeries allemandes publiques _ o\ - privées devraient être mises sous séquestre jus qu'à ce que les objets volés en France et ei Belgique, soit dans les musées, soit élans les col lections particulières, aient été restitués o* 1- compensés en nature. Cette mesure paraît in à dispensablo autant que justifiée iS X | IIIWI1WII p Nos lecteurs voudront uien excuser les ir régularités fjut se produisent quant au Heures (le publication dH journal, ainsi qu i- les défectuosités (l'impression, ijes A lie vi mands, outre nos stocks de .papiers, enere e Mule, cte., nous ont volé 14 moteurs élee r triques, ont ehleré plus de la moitié de no ' machines A composer et dépouillé le restan ls de picc.es essentielles; ils s# sont empare , rte tous les accessoires de nos machines ro ,K tatives et de cliciicrie. de tout notre appa •s roulage électrique et photographique, de l n majeure partie de notre matériel et moDille n typographiques. Aous avons à vaincre Joui ncllenicnt les plus grosses difficultés pou assurer le tirage du tournai. 1/avcuir renie diera a relie situation. L JOURNÉE Sur le» instances de S. Eminencele Car<iinoi, la maïufeslation projetée en son honneur, pour le dimanche 1" décembre, n'aura pas lieu, apprenons-nous do source autorisée. * M. Slax a re<;iu de S. M. le roi d'Espagne et de LL. MM. le roi et la reine de Danemark d'affectueux télégrammes de félicita^ tions à l'occasion de son retoiuir à Bruxelles.En la séance solennelle du 20 novembre de la Chambre française, président M. Paul Deschanel, M. R. Renouet, président de la commission de l'armée, a rendu, on le sait, un hommage ému aux alliés de la France. L'allié belge a eu la place d'honneur, son aide et son martyre le lui mérir : tant. « Pendant quatre années entières, a dit M. Renouet, il n'est plus resté à l'un d'entre , eux — dont le nom s'inscrira dans la légende — qu'un royaume de quelques kilomètres de sable, entre le dernier rempart d'une rivière débordée et l'immensité de la ; mer », et des applaudissements prolongés ont souligné cette délicate allusion à nos maux et à notre ténacité invincible. 5_Tn tnijicau haut en couleurs est celui ; que présentait lundi le péristyle du Palais de Justice, lors de la visite royale. Entre les hautes et massives colonnes du monument babylonien s'élève, au milieu de l'aile ! gauche, un large escalier que couvrait un ; lapis bordé do palmiers et d'autres plantes ornementales. C'est par cet escalier qu'au milieu des 1 " vivats » le Roi est monté jusqu'à la salie ' des audiences solennelles de la Cour suprême. Ce qui rendait le spectacle impression- , nant, c'était la vue de tous les conseillers en i robe rouge escortant lo Roi et se mouvant sur le fond grisâtre du gigantesque monu-: ment. Cette profusion de toges pourpres , 1 jointes au khaki des uniformes militaires et à la verdure des plantes, réalisait, comme nous le disions plus haut, un prestigieux kaléidoscope. ïiC mot fie circonstance. — Ncus assis tions vendredi dernier â la rentrée triom-i phale de notre Roi et de ses troupes victorieuses. Nous avions pour voisin un grand diable enthousiaste dont les « battoirs » fonctionnaient sans trêve et dont les coups de gosier faisaient sensation. L'homme s'époumonnait à acclamer la famille royale, nos troupiers, lesdélégués des armées alliées. Quand le cortège fut passé et que les silhouettes du dernier canon et du dernier soldat so furent perdues au loin dans le remous de la foule, l'homme respira profondément. Il essuya son front perlé de sueur en dépit du temps « frisquet » ; sa figure prit une expression sérieuse et, à voix haute, il dit, parlant pour lui-même : « El maintenant, travaillons!.. » Cela nous parut être vraiment le mot de la fin, le mot de circonstance. Oui, travaillons à présent. Après les acclamations, la travail. Que chacun dans sa sphère tende ses forces ; raidissons-nous en un bel effort pour nous dérouiller, pour secouer la torpeur où nous plongèrent ces années de deuil. Travailler avec ardeur, avec conviction, c'est servir le pays, s'est contribuer à la reconstitution de la Patrie. Haut les cœurs ! Que la rumeur des usines remplace bientôt le grondement des canons. L'aviation a fait pendant la guerre des pas semblables à ceux do Petit Poucet chaussé des tant fabuleuses bottes de sept lieues. Aussi bien, dans l'attente de l'épique traversée de l'Atlantique, laquelle sera tentée sous peu, va-t-on établir par-dessus la Manche un service d'aérobus. Le voyage 5 Paris-Londres va devenir chose aussi aisée que de prendre un ticket de tramway pour . la Bourse ou pour le terminus de Boitsi'or^. Au début les appareils transporteront t vingt personnes en compartiments éclairés ; à l'électricité et chauffés ; 10 livres sterling " pour l'aller, 15 livres pour aller et retour. ivob églises présentaient, dimanche, un aspect inaccoutumé : c'est que, parmi la foule des fidèles, apparaissaient de nombreux uniformes « khaki ». Et il était touchant de voir, rassemblés au pied dos, i autels, en cet endroit confident d'angoisses - et de supplications, tant de jeunes gens au 1 retour si imploré ! ] Aussi attiraiént-ils tous les regards et - furent-ils la cause involontaire et touchante de beaucoup de distractions. Mais nous avons confiance quo, pour ce premier di- I n-mriche, le Seigneur se montrera très indulgent...' a. la chatnbne. —Il yaura grand branle-' bas dans le Palais de la Nation jeudi. Non • seulement les deux Droites y tiendront, le " matin, une séance plénière : les deux Gau-J ches en feront autant, après quoi chacun) des Gauches se réunira séparément. Ces ^ délibérations de groupes porteront d'abord \ sur le vote à émettre pour la composition j du bureau de la session 1918-1919 et sur la r désignation des candidats de chaque parti . pour la présidence, les vice-présidences, les r places de secrétaires et celles de questeurs. M. Delacroix, chef du Gouvernement, prendra la parole aussitôt après la nomination du bureau et l'allocution présidentielle d'usage.

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Dit item is een uitgave in de reeks La Libre Belgique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles .

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