La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

354 0
17 augustus 1916
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1916, 17 Augustus. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 19 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/4x54f1nf0p/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

LA MÉTROPOLE IONE PENNY I . CINQ CENTIMES fB?îiinF- VIJF CENT femENT: D<X CENTIMES PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C.—Téléphoné: Holborn 212. ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. Etranger : 1 mois, 4 sh. ; 3 mois, 12 sh. 23«E ANNEE JEUDI 17 AOUT 1916] No. 229 LA GRANDE GUERRE I L4 POURSUITE RUSSE S'ARRETE ■succès britannique a pozieres ■ NOUVEAUX SUCCES ITALIENS ^ troupes du général Haig ont ob-■ un joli petit succès au nord-ouest ■(!e Pozières. A la suite de combats très I soutenus pendant ces deux dernières ■journées, elles ont réussi à reprendre ■presque tout le restant des tranchées où ■l'ennemi avait pris pied le 13 août; en ■outre, elles ont pçnétré dans les tran-flchées ennemies près de la ferme Mou-Bquet, capturant des prisonniers. D'après ■des dépêches de source française, les ■Anglais, après une puissante prépara-Btion d'artillerie, auraient capturé, non Mseuiement les tranchées entourant la fer-Bme Mouquet, mais la ferme elle-même. Btelle-ri constitue un point d'appui im-Riortant à mi-chemin entre le bastion al-■emand de Thiepval et le village de Po-Bières, sur le plateau même de Thiep-■val et au centre du triangle stratégique Bïïiiepval-Pozières-Courcelette. Les An-Bglais peuvent maintenant enfiler les po-■sitions ennemies de Grandcourt et de Kourcelette et comme ce dernier village Best déjà sous le feu des mitrailleuses an-Hglaises de la cote 160 au nord-est de Po-■zières, on peut s'attendre à une attaque ■concentrique sur cette position. K 11 n'v a pas le moindre doute que, ■bour ce qui concerne les moyens maté-■riels nécessaires, les Anglais réussiront ■tôt ou tard à enfoncer le front allemand ^Hans l'ouest. Le discours qu'a prononcé Hiardi aux Communes M. Montagu, suc-Bœseur de M. Lloyd George au ministère Hles munitions, est significatif à cet Higard en montrant clairement l'impor-Bance énorme qu'a prise le munitionne-Bnt britannique et les perspectives nou-■«elles qu'ouvrent les préparatifs en cours. B.a production des munitions de canons Bfe campagne a été intensifiée 14 fois, ■*!!e des obusiers 26 fois, celle des obus ■moyens 33 fois, celle des obus lourds 90 ■'ois par rapport aux résultats de 1914-15. ■ks usines anglaises produisent actuelle-Bment en un mois deux fois autant de ca-■Ms de gros calibre que l'Angleterre ■possédait au début de la campagne, et ■a production de ces canons est douze ■fois plus grande qu'en juin 1915; celle ■dt's mitrailleuses est quatorze fois plus ■grande, celle des explosifs brisants 66 ■ ois plus grande, celle des bombes 33 ■°is plus grande. Cependant, la produc-■°n allemande augmente toujours et les ■^"orts britanniques ne pourront être sta-■Misés que quand ils auront établi partout une .supériorité évidente sur ceux de ■nnemi. Le roi Georges, au cours de ■® récente visite sur le front, ne man-■N pas de rendre hommage à l'effort B" rie! considérable accompli par le ■^lln'tionnement. Cet hommage est méri- ■ < car il n'y a pas à se dissimuler que 'a phase actuelle de la guerre, les ■pws matériels employés pour réduire ■ ÏB«ani prennent et prendront une im-Bw'®ce sans cesse plus grande, à me- ■ , ; 1® les ressources humaines de I „ cmagne diminueront. fe front de la Somme le calme s'est ■ ,"°Uveau rétabli et le communiqué ne Btoui' ^ c''une activité d'artillerie. Au- ■ 111 \ erdun les Allemands ont une ■ Mie fois été rejetés, et une contre-■, llC|lle destinée à infirmer les succès ob-MLUs Par les Français au nord de Cha-Mpn 'îte"^'ne fut brisée par les " 75 ■ a'lcie il n'y a pour le moment pas Bj."|°UP changement, et la situation Biùnc 'ron'; 9^ kilomètres reste la B^.,s 'e nord, le général Bôhm-Ermol-B,es!ste difficilement mais avec succès ■jVCI' ^ la pression du général Sak- ■ P°ur envelopper le flanc en re-BL' ' ''evant le Zlota Lopa moyen, von K^U,tient ^es Russes en échec; au B(ss,0U s ^usses tiennent les deux ri-Bnetreî.r T6 ^'^tance de vingt-quatre kilo-Bénri ®tehisky rencontre une résis- ■iire s'°ta ^orme une solide bar- B°nd d'fir C0Urs se trouve dans un pro-' 11 entre des collines hautes de 120 à 150 mètres et l'établissement solide des Russes au delà du fleuve permet tra des opérations avantageuses au cour: d'une avance prochaine. Bothmer qui sait le danger qui menac( Halicz résiste désespérément. A Horozanka les Russes sont à uni quinzaine de kilomètres de leur but e ici ils n'ont pu vaincre la résistance enne mie. Les Carpathes, qui n'ont eu jus qu'ici qu'un intérêt secondaire, ont éti la scène d'une offensive de Letchisky mais il dut reculer devant de fortes atta ques. Jablonica a été capturée et 1.00e prisonniers sont tombés entre les main: des Russes, qui continuent leur offen sive. Dans le Carso des attaques ennemie ont été repoussées. Le Ile corps d'armé' attaqua à son tour les lignes ennemies ; l'ouest de San Grado et du mont Pecin ka. Plusieurs sections de tranchées enne mies furent prises d'assaut et 1.419 pri sonniers comprenant 31 officiers furen capturés. Sur la r®ute montagneuse à l'est d Gorizia des tranchées ennemies furen également capturées -et 220 prisonnier tombèrent aux mains de l'armée italien ne. Sur le reste du front il n'y a eu qu des démonstrations. Le crime allemand de Roubaix L'indignation monte comme un flot che les Alliés et chez les neutres qui ne son pas sourds contre les procédés allemand dans le nord de la France. Les Débats, pa la plume de leur correspondant de Zuricl en donnent une explication qui pourrai bien être conforme à la vérité : Quel est donc le motif vrai de cet exod ordonné par l'arbitraire le plus violent et J plus odieux ? Ce motif n'est pas difficile trouver. Au début de la guerre, les Allemand ont ramassé dans les villes et les villages u certain nombre d'otages, pris parmi les pei sonnalités notables. Ce procédé n'a rien dor né du tout. Les gens ainsi arrêtés et envoyé dans les camps de prisonniers ont subi un détention pénible, des privations, des av£ nies, et c'est tout. La plupart ont été depuis renvoyés chez eu ou évacués en France à travers la Suisse. Le souffrances de ces otages, souvent très âgé ou malades, n'ont servi en rien les intérêl de l'envahisseur, ou à peu près. Il fallait dor rajeunir le procédé, en l'appliquant non pli à quelques centaines de notables, mais à ur foule. En outre, raffinement digne d'un pei pie qui a terrorisé la Belgique et la Serbie, o a pris soin de choisir les éléments les pli jeunes de la population du Nord. De cette façon, si les territoires sont recoi quis, on ne pourra pas utiliser les jeunes ger de seize ans évacués en Allemagne et poi sauver les milliers de femmes et de jeune filles également emmenées, on fera certaine concessions, on désirera la fin prochaine de 1 lutte, on n'osera pas tirer sur les villages all< mands, en partie peuplés de jeunes Frar çais ; si on occupe des territoires de l'Empiri on devra ménager extrêmement les habitant: par crainte des représailles exercées sur les de portés ! Voilà le calcul. Et te correspondant des Débats ajout avec un sentiment de justice auquel toi; les honnêtes gens souscriront : Un certain nombre d'individus sont te: ponsables à la fois du déchaînement de cett guerre absurde et abominable et des mesure dirigées à tant de reprises contre des populî tions paisibles, contre des femmes et des er fants. Ces individus sont avant tout les prir ces'régnants, dont l'autorité suprême sanc tionne et couvre toutes dispositions impoi tantes prises par la haute administratif Il devr'ait être entendu que tous les prince qui ont accepté une telle responsabilité de vront en porter tout le poids, en ce sens que en cas de victoire des Alliés, ce sera une de CQnditions de la paix que tous soient dépos sédés et chassés de leurs trônes et que le hauts fonctionnaires qui ont inventé de tel procédés soient dégradés etj exclus de tou emploi. Et cela ne sera pas encore suffisant pou les châtier de leurs monstrueux forfaits M. Max et les Allemands Le bruit de l'imminente mise en liberté de l'héroïque bourgmestre de Bruxelles qui avait couru il y a quelques mois a reparu l'autre semaine dans les colonnes de plusieurs confrères parisiens. \ C'est M. Max lui-même qui le dément en ces termes, dans une note qu'il adresse à un des amis du XXme Siècle : Je suis très reconnaissant à tous ceux qui ont fait des démarches en ma faveur, je dirai plus tard pourquoi je n'ai pas consenti à me soumettre aux formalités qui eussent pu conduire à mon' transfert en Suisse. • Toute la fierté, l'ardeur patriotique du bourgmestre dont tous les Belges sont . fiers se retrouvent une fois de plus dans ces lignes. { Paul Frédericq dans sa prison Une revue néerlandaise publie la photographie de la cellule où le professeur Paul Frédéricq a été cloîtré par les Alle- > mands pour avoir refusé de se soumettre aux injonctions des fondateurs boches de > l'Université flamande. Une petite cham-; bre avec une fenêtre, un lit modeste et une large planche posée sur des tréteaux formant table de travail, une seule chai-s se. Sur cette chaise est assis le vénérable ; professeur; il lit un livre posé sur la ta-i ble. A son bras gauche, le brassard des internés rappelle que cet homme a perdu la liberté. Au mur, une gravure lui appartenant, montre les trois tours de t Gand. La même revue reproduit encore une e photographie. On y voit le professeur et t ses compagnons d'infortune sous les sa-s pins du Camp. Tous, à l'exception d'un seul, sont civils. 11 y en a vingt-deux, parmi lesquels quatre prêtres, e Ces avions étaient des "buses Le Bureau de la Presse de l'état-major de l'armée suisse à Berne a publié à la z date du 10 août le communiqué suivant : Le 9 août, le maire de St-Imier télégra-| phiait au commandant de la Ile division : Aujourd'hui, 4 heures 15 matin, trois avions ont de nouveau été aperçus distinctement à St-Imier. Ils volaient très haut, venaient de l'est, spiralaient sur St-Imier et continuaient direc-e tion La Ferrière. Bruit des moteurs entendu. e A midi juste les trois avions sont revenus, lon-à géant de Mont-Soleil très haut. Ont disparu di- 5 rection Tramelan. Témoins entendus à l'Ecole n ménagère. Demandons mesures sérieuses. L'enquête a établi les faits : Le même jour, dans l'après-midi, la Di- 6 rection de l'Ecole ménagère mandait au e maire que les avions étaient de nouveau là. Le magistrat constata à l'aide de jumelles qu'il s'agissait de grandes buses.Les témoins x du matin admettent que leurs " avions " s pourraient être identiques à ces oiseaux. s Plusieurs personnes ont en effet observé dans s la matinée trois buses incontestables " spi- c ralant " au-dessus de St-Imier. Il paraît s que les buses ont l'habitude d'exécuter fré- e quemment des vols au-dessus des mêmes 1_ endroits. n 1S Nous connaissions déjà les chameaux de La Fontaine qui n'étaient que de pe- 1- tits bâtons flottant sur l'onde; voici que is des maires suisses confondent des buses r avec des avions. C'est pourtant l'Helvé- :s tie qu'il ne faut pas prendre, comme on ^ sait, pour des landes ternes. '/ L'autre guerre 5, Celle qu'il ne faut point perdre de vue, dès maintenant, parce qu'elle devra durer toujours. M. Edmond Théry en parle dans e le Matin, avec sa compétence habituelle, s et il conclut : - Vengeance ! voilà le désir unanime que les atrocités boches suscitent chez les peuples e alliés qui étaient, avant la guerre, les meil-s leurs clients de l'Allemagne, il ne faut pas l'oublier. Par simple sentiment de répulsion, et indépendamment des mesures de défense légitime que les gouvernements alliés sauront prendre, les consommateurs français, anglais, russes, italiens et belges, pour ne citer que !. ceux-là, refuseront, pendant au moins plu-s sieurs générations,d'acheter tout produit por-- tant l'estampille Made in Germany. Et ce :, geste—qui sera d'ailleurs imité, noug en avons s la certitude, par la majorité des consommateurs des pays neutres—suffira, à lui seul, s pour priver l'empire allemand des ressources s d'ordre extérieur qui constituaient, avant la t guerre, le principal élément de sa puissance économique. r II y a là comme un serment que chacun doit faire à part soi. Le roi George et le petit Joseph On sait que le roi George d'Angleterre est allé rendre visite à ses troupes au front jusque sous la gueule des canons allemands Sur la route de Mametz, Sa Majeste rencontra un bataillon du régiment de Northampton " qui avait adopte pour " mascotte " un jeune Belge de 12 ans, Joseph Lefèvre, fils d'un soldai belge prisonnier en Allemagne <et dônl la mère avait été lâchement assassinée par tes Allemands. Joseph avait été d'aborc recueilli par le " Black Watch " à Ypres où il rôdait dans tes ruines. Les " North-amptons " l'avaient mis en khaki et l'avaient nommé " lance-corporal " (soldat de 1ère classe). Sa Majesté s'approcha et aperçut Joseph — Je crois, dit Sa Majesté en anglais que j'ai enfin découvert mon plus jeune soldat. Quel âge avez-vous, mon garçon : — Pardon, Sire, répondit un soldai qui s'était institué 1e père nourricier dt jeune troupier, il ne comprend pas beaucoup d'anglais, quoique nous lui donnions des leçons, mais il parte français. Le Roi interrogea alors Joseph en français.— Vous aimez d'être soldat ? — Oui, monsieur 1e Roi, répliqua jo-seph.— Et pensez-vous que vous l'aimere2 encore quand vous serez grand ? — Ah ! mais oui, monsieur' 1e Roi. Je veux combattre les' Boches. — Vous faites du progrès, dit Sa Majes té. Je vois que vous êtes déjà soldat de 1ère classe ! Vous serez bientôt général. Le Roi exprima l'espoir que tes North amptons ne 1e conduisaient pas dans de: zones dangereuses. Oh ! lui eiit-on, il veu aller partout, mais on ne 1e lui permet pas Quand nous sommes aux tranchées, nou: le laissons avec tes transports. Et quand Sa Majesté prit congé, Joseph soldat de 1ère classe, lui fit un salut trè: solennel. La justice allemande en Belgique Les Boches ont beau traquer la Libr Belgique, 1e vaillant journal paraît quanc même et trouve 1e moyen de faire passe la frontière à ses numéros. Dans celui di 30 juin, un article signé Ego montrait que la justice allemande n'est qu'un instru ment à pratiquer sûrement l'infamie Ecoutons et retenons ce qu'il dit : Parmi les procédés de barbarie variés don se servent les Allemands en matière de jus tice, il en est un particulièrement répugnanf c'est la sollicitation adressée aux parent: d'un prévenu " contre " ce prévenu. L'auteur de l'article cite ensuite une ■ série de faits, dont le suivant peut servi: de type : La mère d'un jeune patriote suspect es arrêtée ; elle refuse de dénoncer son enfant Le juge lui montre une pièce signée par soi fils, où celui-ci avoue tout ! Le juge s'apitoie sur le sort du malheureux : " Courage madame, tout n'est peut-être pas perdu Dites-moi comment les choses se sont passées il y a sans doute des circonstances atténu antes... Votre enfant est jeune ; nous savon " qui " l'a entraîné... Parlez franchement e je vous promets d'intervenir en sa faveur...1 La malheureuse mère parla ; elle cru sauver son fils ; sans le savoir elle le trahis sait ! La fameuse pièce contenant l'aveu cl son fils était fausse. Son fils avait signé un interrogatoire, 01 il avait tout nié, mais grâce au procédé di papier carbone sa signature avait été repro duite sur une feuille blanche et les juge avaient rempli la feuille en y écrivant, au dessus de la signature, l'aveu qu'il n'avai jamais fait. Comme ils peuvent être fiers de pareil procédés, tes intellectuels de la Kultur Tous docteurs Les docteurs honoris causa seront bientô légion en Allemagne. Chaque jour les univer sités de l'Empire en intronisent un nouveau Celle de Kœnigsberg vient de décerner & titre à von Batocki " comme président d l'Office de guerre de l'alimentation ". K Si l'on considère que c'est pour sa grandi réussite devant Verdun que le Kronprin; a été nommé docteur, on jugera que cetti dignité n'implique point un énorme succè: des procédés du dictateur des vivres. Ce diplôme de docteur honoris causa, à voi la réalité des choses, semblerait donc réser vé à tous ceux qui ont raté leur affaire. Ce serait une fiche de consolation. Ils sont en effet beaucoup, parmi les Boche: de tout grade, à mériter ce parchemin mais—ab Jove principium—le Kaiser y : droit plus que tous- autres, et à un exem plaire de luxe ! Les pangermanistes et les annexions 11 se poursuit actuellement en Allemagne une violente discussion au sujet du but de la guerre — ce qui, entre parenthèses, prouve 1'" unité " de vues et de sentiments quant à la guerre "purement" défensive. Le professeur von Harnach, le chef spirituel du Comité national de la paix, dont le prince Wedel est président, a prononcé le 4 août un speech au sujet de la guerre qui a eu le don d'exciter violemment les journaux conservateurs et radicaux. Peu de temps après ce speech,le Comité national de la paix publiait un manifeste dans lequel je " All-Deutsche Ver-band" (Ligue pangermaniste) était assez rudement pris à parti pour l'"in'satia-bilité " de ses. buts de guerre. Le baron von Gebsattel, président intérimaire de la Ligue pangermaniste,monta sur ses grands chevaux et envoya au professeur Harnach une lettre vigoureuse dans laquelle il niait l'accusation d'" insatiabilité " et sommait le professeur de s'expliquer. Von Harnach répondit aussitôt par une lettre où on lit ce qui suit : Après avoir lu la pétition (des six ligues économiques), le mot d'" insatiable " ne me paraît toujours pas trop fort, car vouloir conserver la Belgique et le nord de la France, vouloir gouverner comme des nations d'ilotes, comme une Irlande allemande, ces pays ayant une population d'environ dix millions d'hommes, c'est là une avidité insatiable qui ne recule devant rien. Ma supposition que les manifestations de la Ligue pangermaniste, telles qu'elles étaient avant la guerre, continueraient aussi pendant la guerre, — du reste la seule supposition na-> turelle — était donc exacte. C'est précisément pour cela que je refuse catégorique--ment d'accepter le reproche d'avoir écrit ; sans connaissance de cause et, respectivement, d'avoir adhéré à cette déclaration, et je dois au contraire me plaindre de ce que Votre Excellence ait formulé contre moi un » reproche injustifié. 2 Dans les Alldeutsche Blàtter, organe 1 de la Ligue, von Harnach insiste encore, disant qu'en réalité le démenti de von 1 Gebsattel n'était qu'une confirmation. ; Le désir de convertir la pauvre Belgique et le nord de la France, avec leur -dix millions d'habitants, en un pays d'ilotes et de créer une Irlande allemande, prouve un appétit insatiable que rien ne peut extirper. Les journaux conservateurs prirent la 5 chose de très haut. La Gazette de la Croix entre autres déclare que " la Belgique ne doit pas nécessairement devenir une Irlande allemande. Ce que l'Allemagne fait actuellement en Belgique est une t œuvre de libération et d'ordre. Mais dans le 1-Velt am Montag Herr 1 Hans Leuss affirme au contraire que " la Belgique serait une épine dans les flancs de l'Allemagne". On sait, depuis des siècles, ajoute-t-il, que tes Wallons sont la race la plus opiniâtre de l'Europe. Chartes le Téméraire essaya, en vain, de les accaparer sous son pouvoir et après lui, son gendre, j- Maximilien de Habsbourg, ne réussit pas mieux. L'oppression la plus cruelle î n'eut aucun résultat. Charles fit noye-r 800 citoyens de Liège dans la Meuse 1 mais au moment où il retourna il se pro-1 duisit une violente insurrection et les habitants de Liège attaquèrent la garnison de Bourguignons qu'il avait laissée t derrière. Depuis des temps immémoriaux, con-tinue-t-il, les Belges ont été habitués à la ! liberté; c'est un peuple diligent et capable. Quel homme de bon sens peut conserver le moindre doute que l'annexion de la Belgique ne soit un cadeau très t ingrat pour l'Allemagne? On remarquera que Herr Leuss, ne parle pas des Flamands. Ou s'imagine-; t-il que par suite d'une affinité de lan- 3 gues les Flamands seraient plus facilement " colonisables " que les Wallons? Qu'il aille donc voir nos soldats au front. Il y trouvera tes dignes successeurs des Kerels " fraternisant avec les descendants des Franchimontois, qui lui prou-r veront ce que c'est qu'un "Goeden dag" et qui lui rappelleront qu'ils n'oublient ni les "Matines brugeoises" ni les "Eperons d'Or". 1 — L'affaire Liebknecht viendra devant la Cour d'appel militaire de Berlin aujourd'hui 16 août.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes