La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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21 oktober 1917
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s.n. 1917, 21 Oktober. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 12 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/154dn40p02/
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LA MÉTROPOLE IONEliPENNY CINQ CENTIME! 'milasde: vijf cent Suent: dix centime» PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lane, W.C.2 — Téléphoné : Holborn 212. ABONNEMENTS lgmois 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. 2 4MB ANNEE DIMANCHE 21 ET LUNDI 22 OCTOBRE 1917 Nos. 294-295 LA GRANDE GUERRE ■ Attaaue dun convoi dans la mer du Nord ■CINQ ZEPPELINS DETRUITS Les Russes évacuent Dago Le mer du Nord a été vendredi dernier iscène d'une brutale attaque de deux outre-torpilleurs allemands contre une ouille de navires marchands neutres, orvégiens et danois, convoyés par tire contre-torpilleurs britanniques. A-rès un engagement de très courte du-:e, les deux contre-torpilleurs botaniques, ne pouvant soutenir la lutte conte les deux navires allemands d'une rande rapidité et très lourdement ar-lés, furent coulés. Des treize navires invoyés, trois purent s-'échapper, grâce ia résistance héroïque des deux contre-irpilleurs britanniques. Les neuf au-es navires, dont cinq norvégiens, un mois et trois suédois, furent coulés, ins autre forme de procès, par les navi-x allemands, qui, une fois leur malpro-:e besogne achevée, rentrèrent triom-îants chez eux sans égard pour la vie s équipages des navires neutres et lais-int les équipages des. torpilleurs à leur Ht Des patrouilles britanniques vinrent ir les lieux peu de temps après et réus-rent à recueillir une trentaine de Nor-tgiens et autres, dont la nationalité est pas encore établie . Les 88 officiers hommes du contre-torpilleur britanni-le Mary-Rose et 47 officiers et homes du Strongbow ont péri. Quatre-ngts membres des équipages des navi-; marchands ont été débarqués à Co-Mhague. Le temps était beau et clair la mer calme et l'on espère que d'au-es encore auront été sauvés. D'après le communiqué allemand ce ait fait naval se serait produit dans les wx territoriales britanniques aux envi-ffls des îles Shetland (au nord-est de Ecosse). Mais l'amirauté britannique firme que cette" assertion est fausse, cette déclaration est confirmée par un «nmuniqué officiel de l'amirauté norvé-lenne qui dit que l'attaque a eu lieu 200 kilomètres à l'ouest de Bergen, est-à-dire à mi-chemin entre la côte irvégienne et les îles Shetland. On comprend d'ailleurs parfaitement but de l'amirauté allemande en plant cette action navale dans les eaux rritoriales britanniques, car elle impli-que les eaux britanniques et la côte ®t mal gardées, que la flotte s'occupe d autres besognes que de rencontrer la ave flotte allemande qui... sillonne les C|,sà sa recherche. Ce thème est d'ail-irs développé par la Gazette de Colo-le< qui, sous le titre flamboyant : Où ' 'a flotte britannique ? écrit que la lifté de la flotte britannique a été telle-tnt circonscrite qu'elle ne peut garder propres eaux, ni celles de ses alliés. Angleterre, poursuit le journal rhénan, borne à contrôler les routes marchan-!s de l'Europe comme un agent de po-e pensionné et à surveiller les navires "très. Depuis la bataille du Skager-' ' Angleterre se rend compte qu'elle "'ire à un adversaire de force égale de ce chef évite une bataille chevale-stlue et ne se livre qu'à une guerre de mine. Comme on le voit, l'organe allemand e ses conclusions très vite. Deux na-rf^ allemands prévenus par des espions Aorvège et prenant leurs dispositions v £ ance sachant à qui ils ont affaire : contre-torpilleurs détachés de la te de haute mer parce que déclassés juïnsamment forts pour entreprendre utte contre des sous-marins et une za'ne de navires marchands sans dé-"Se' les attaquent en dehors de la zone Sljrveillance de la flotte de haute er, ,^se contentent pas de battre un adver-'e (|ui peut se défendre, mais, comme 'Vrais bandits de grand chemin, mas-J1' les équipages de navires mar-:!)t s' coulent les navires, ne se déran-1 s'l,«re pour sauver des adversaires rmés et rentrent au port couverts de ja rs- La Gazette de Cologne appelle in- |Utle kataiHe chevaleresque. C'est l es traditions de la flotte allemande . Peuple allemand a qu'à applaudir, j Heureusement, cette joie ne sera pas sans 'mélange. En effet, les zeppelins qui sont venus jeter des bombes dans la zone de Londres se sont plutôt mal tirés de leur aventure. Personne ne se doutait, lors du raid de vendredi soir, que l'ennemi aérien pût être un zeppelin. Après les déboires de Cuffley et du sud de Londres, il semblait tellement extraordinaire que les zeppelins se risquassent encore au-dessus de la capitale ! Celui qui a couru le risque l'a fait de la façon la plus silencieuse possible; personne, en effet, n'a entendu de bruit de moteurs et les phares ne réussirent pas" à le découvrir dans le ciel qui était clair et découvert. Aussi les trois bombes qu'il a jetées sont-elles venues comme des bolts from the blue■ Mais ces précautions ont été inutiles. En effet, se croyant parfaitement en sécurité, la flotte aérienne, après avoir bombardé les villes d'Angleterre, se rendit en France pour y continuer son œuvre de mort et de destruction. Mais elle y fut bien reçue. Un des zeppelins fut descendu en flammes à Saint-Clément, à 'seize kilomètres à l'est de Lunéville; le deuxième, attaqué par des aéroplanes, dut descendre près de Bourbonne-les-Bains ; l'équipage fut fait prisonnier et le navire aérien, qui est en bon état, fut capturé; deux autres furent descendus ou forcés d'atterrir, l'un à Vergeannes, dans le département de la Côte-d'Or, l'autre à La Marche, en Haute-Marne, après avoir été poursuivi par un aviateur; un cinquième, après avoir été poursuivi à travers les districts de Lyon, de Dijon et de Saint-Marcellin fut abattu à Gap, dans les Hautes-Alpes. Les zeppelins ne jetèrent aucune bombe en France; par contre, sur la côte est d'Angleterre et à Londres les bombes causèrent la mort de 27 personnes ; 53 personnes furent blessées. Les dégâts matériels sont insignifiants. Dans le golfe de Riga, les Russes ont abandonné l'île de Dago, la seule du groupe des trois îles à l'embouchure du golfe où les Allemands rencontraient encore de la résistance. L'évacuation de l'île se fit dans des circonstances très difficiles, quand on se rend compte qu'une flotte considérable, estimée à 88 navires de tous les genres, entourait le golfe de tous côtés et devait rendre une retraite impossible. Le communiqué russe garde le silence au sujet de l'escadre qui se trouvait embouteillée dans la passe de Moon et se contente de dire que "sous la pression de forces navales supérieures, nous avons été forcés d'abandonner le détroit méridional de Moon". La population civile de Reval, où l'on s'attend probablement à une attaque, a été évacuée; il en est de même à Pétro-grade, exposée à des raids aériens continuels venant de la base à Oesel. Le gouvernement a décidé de transférer son siège à Moscou. La situation militaire n'impose nullement cette obligation, mais on peut penser que M. Ke-rensky espère exalter le patriotisme de la population, en faisant ressortir le danger comme plus grave qu'il n'est en réalité.Sur les fronts de l'ouest, la situation militaire est inchangée. L'activité de l'artillerie ennemie devient plus violente sur tout le front s'étendant de Lens jusqu'à la côte des Flandres. o—o M. Wilson lance un appel aux banques américaines M. Wilson a lancé un appel aux milliers de banques américaines susceptibles de devenir membres du système bancaire central fédéral. L'appel demande à ces banques d'adhérer sans retard au système afin de grossir les lé-serves nationales en or et contribuer efficacement à une rigoureuse conduite de la guerre. Les ressources des banques adhérentes dépassent seize milliards de dollars, soit : 80 mil-lards de francs. Les ressources des banques encore non adhérentes au système atteignent le même chiffre. 1 Nos interprètes au feu Une émouvante cérémonie, l'autre semaine, à... Devant la brigade assemblée, le général anglais N... ayant fait sonner le ban remettait la Military Cross au premier maréchal des logis Interprète belge Léon Gyssels pour sa bravoure dans la bataille des 6, 7 et 8 juin 1917 — "for gallantry on the field". Jamais jusqu'ici la Military Cross n'avait été attribuée à un sous-officier, mais le jeune interprète bruxellois avait donné, pour la troisième fois, l'exemple d'une particulière bravoure au combat et, pour la troisième fois, il avait été blessé dans des circonstances que, dans son rapport au général Orth, chef de la mission militaire belge, le brigadier-général Gordon a racontées comme suit : "Le 7 juin, après avoir procédé à l'interrogatoire des prisonniers allemands, apprenant que le sous-lieutenant P... du ... Middlesex Regiment était tombé dans l'ancienne première ligne allemande, le premier maréchal des logis Léon Gyssels se rendit avec une civière, aidé de l'ordonnance de cet officier et, bien que le terrain se trouvât sous un violent tir de barrage allemand, tentait de traverser les lignes qui y menaient, lorsqu'il fut renversé par un obus brisant. "Après un court répit, il se releva et continua à avancer; dans l'entre-temps, l'officier avait été ramené dans les lignes anglaises. Bien que fortement ébranlé par la commotion, Gyssels poursuivit alors ses occupations auprès des prisonniers lorsqu'il fut blessé à la jambe par un shrapnell. Néanmoins, il resta en service jusqu'au soir,-au moment où il dut être ramené à l'arrière. "Il se comporta sans cesse de la manière la plus courageuse et prêta volontairement une aide précieuse." Nos amis anglais n'ont pas coutume d'excéder dans l'éloge et ils ne sont pas prodigues de leur Military Cross. C'est dire que la conduite du jeune interprète avait été particulièrement héroïque. Le brigadier-général N... le félicita devant ses troupes et, ayant fait sonner les clairons, il lui attacha la Military Cross sur la poitrine et l'invita à monter à cheval et à prendre place à sa suite parmi ses officiers. Nos interprètes se conduisent vaillamment depuis le début de la guerre, aussi nous faisons-nous un devoir de signaler l'hommage qui vient de leur être rendu dans la personne de l'un d'eux. ——o—o Belges ! Nous lisons dans le Petit Journal sous la signature de notre excellent confrère Gérard Harry : Je parlais du "Testament de von Bissing " à un ex-garde civique bruxellois, engagé comme infirmier, licencié à Bruges, au deuxième mois de la guerre, détenu comme prisonnier par les Boches en Belgique et enfin (en échange de 101 ambulanciers allemands captifs) conduit en Allemagne avec cent compatriotes " sanitaires " pour être libéré à la frontière suisse, d'où il vient de gagner la France. — Les hypocrites Boches, lui disais-je, veulent faire croire à l'Europe que le divorce par eux prononcé entre Flamands et Wallons répond aux vœux de notre population. Nous savons tous à quel point ils mentent. Mais pou-vez-vous me citer quelque trait nouveau susceptible de les confondre? — En voici un magnifique Mon groupe de 101 sanitaires, transférés en Allemagne pour y être libérés via la Suisse,se composait de 62 Wallons et 39 Flamands. Arrivés au camp de halte de Dulmen, en Westphalie, nous fumes interrogés par l'autorité militaire. " Quelle est votre nationalité? " demande-Non à chacun de nous... — Belge, répond le premier qu'on questionne.— Parbleu, vous êtes tous Belges ici : mais... Flamand ou Wallon? •— Belge, répond notre camarade. — Soit, mais de quelle race? — Belge, encore une fois. Le feldwebel boche eut beau jurer, tempêter, menacer, il n'obtint d'aucun des 101 Wallons et Flamands d'autre réponse que : Belge ! Belge ! Belge ! et, pour classer en deux catégories ces frères inséparables, dot examiner les papiers de chacun... Voilà urte manifestation d'éloquence assez décishe, n'est-ce pas? pour fixer l'opinion sur les sentiments des Belges qu'on veut diviser. Belges! Belges! rien que Belges!... Wal Ions?... Flamands?... Connais pas!... . Des ressortissants belges seront enrôlés de foree dans l'armée allemande Les feuilles soudoyées par les envahisseurs et paraissant en Belgique occupée insèrent le communiqué suivant : Avis du chef du " Meldeamt " du Grand-Bruxelles en date du 5 octobre 1917 : Toutes les personnes, du sexe masculin qui habitent dans l'agglomération bruxelloise et sont nées d'un père allemand, dans la période allant du 1er octobre 1869 au 1er octobre 1902 inclusivement, ont à se présenter au plus tard le 12 octobre 1917 au " Deutsches Meldeamt " de l'agglomération bruxelloise, section allemande, 14, rue du Méridien, 1er étage, entre 9 et 12 heures du matin et 3 et 6 heures de l'après-midi, peu importe qu'elles-mêmes ou leur père soit en ce moment sans nationalité ou bien qu'elles ou leur père aient acquis la nationalité belge ou celle d'un autre Etat. Doivent également se présenter, les personnes de descendance allemande qui se trouvent déjà placées sous la surveillance du " Deutsches Meldeamt " de l'agglomération bruxel-doise en tant que ressortissants soit belges, soit de tout autre Etat ennemi, astreints au service militaire. Les intéressés sont tenus de se munir de leur certificat d'identité et des documents relatifs à leur naissance, à leur mariage et à leur nationalité. Ne doivent pas se présenter, les personnes qui sont déjà déclarées au " Deutsches Meldeamt " de l'agglomération bruxelloise comme ressortissants allemands astreints au service militaire. Les intéressés qui ne donneront pas suite au présent ordre seront, conformément à l'arrêté du 14 juillet 1915 du gouvernement général, punis soit d'emprisonnement de police ou d'un emprisonnement correctionnel d'un an au plus, soit d'une amende pouvant atteindre 4.000 marks. Les deux peines pourront aussi être réunies. Il résulte du texte de ce document que les descendants d'Allemands, nés en Belgique et ayant obtenu la qualité de Belge conformément aux lois belges, seront enrôlés de force dans l'armée de l'envahisseur, même s'ils ont vécu quarante-huit ans en Belgique, s'ils n'ont jamais mis le pied en Allemagne, s'ils ignorent la langue allemande et s'ils ont en horreur les procédés et la mentalité allemandes.C'est une nouvelle et flagrante atteinte au droit des gens. La mort de deux "as" belges Le corps d'aviation belge vient de perdre, au cours d'une lutte inégale et follement brave, deux de ses meilleurs pilotes : le comte Jacques de Meeus et le baron Charles Kervyn de Lettenhove. Excellents pilotes tous deux, ils étaient partis, sur le même appareil hors de service, à la recherche d'un ennemi. Ils descendirent deux avions allemands et en mirent un troisième en fuite. Ce succès les enhardit davantage encore. Malgré un vent violent les deux pilotes suivirent assez loin un appareil allemand. Tout à coup surgirent quatre avions ennemis. Une lutte longue mais inégale s'engagea, suivie avec anxiété de tout le front belge. , Accablés par le nombre, les deux audacieux tombèrent d'une hauteur de 4.000 mètres. Ils sont morts en héros pour cette Patrie à laquelle ils avaient d'avance tout sacrifié. Charles Kervyn de Lettenhove, fils du baron Kervyn de Lettenhove, ancien diplomate belge, et de la baronne, née de Blondel de Beauregard, était docteur en droit ; engagé à 22 ans, la mort mort l'enleva à l'âge de 25 ans. Il était décoré de la croix de guerre belge et française et avait en de nombreuses citations à l'ordre du jour. Jacques de Meeus était le fils du comte René de Meeus et de la comtesse, née Van der Stock. Engagé volontaire en 1914, il entra bientôt à l'aviation et devint pilote en février 1915. C'est lui qui survola Bruxelles en septembre 1916 où il parvint à bombarder et détruire un hangar à zeppelins. C'est lui encore qui fut choisi pour piloter S. M. le roi des Belges avec lequel il fit un très beau vol, qui lui valut les félicitations de Sa Majesté. Décoré de la croix de guerre belge et française, il avait été l'objet de nombreuses citations. Il n'avait que 24 ans. Un régiment d'Indiens Le département de la guerre a l'intention de former un régiment entier d'Hoklahomas pour servir en France. Un grand nombre d'Indiens pris par la conscription et ne parlant que leur langue ont été incorporés dans un régiment de milice d'Etat d'Oklahoma, qui, mis sur le pied de guerre, formera une unité à part. La situation dans les charbonnages de Belgique occupée Il résulte de renseignements de bonne source (Informations belges, no. 487, 16 octobre 1917), sur la situation dans certains charbonnages de la Belgique occupée, que la production totale de la houille en Belgique équivaut à 60 0/0 de la production en temps normal, qui était de 23 millions de tonnes. Dans les charbonnages du pays de Charleroi, la production de 1916 atteignait le chiffre de 5.300.000 tonnes et 20 0/0 de ces tonnes ont été réquisitionnées. Durant le premier semestre de 1917 seulement, 2.380.000 tonnes ont été extraites et 32 0/0 de cette production ont été réquisitionnées par les Allemands. Pour le second semestre les chiffres accusent une baisse dans la production et une hausse (36 0/0) dans la réquisition. Dans certains charbonnages les réquisitions se sont élevées jusqu'à 80 et 90 0/0, Les Allemands donnent les prix suivants pour les charbons qu'il enlèvent : 39 francs pour les têtes de moineaux, 25 francs pour le tout-venant. Les prix de vente au public sont de 52 francs pour les têtes de moineaux et de 39 fr. 50 pour le tout-venant. On sait que le public qui veut ou doit faire des provisions de charbon est obligé d'aller le chercher, au moyen de tous les véhicules possibles, voire des brouettes et des charrettes à bras, au charbonnage même. Le prix élevé du charbon dans les villes vient de ce qu'il est quasi-imp>ossi-ble — les Allemands ayant réquisitionné un grand nombre de bateaux et autres moyens de transport — d'expédier la houille pour les besoins de la population. Les dirigeants des charbonnages, aussi, en vendant leur production au public, se contentent d'un bénéfice moindre que celui d'avant la guerre. Les profits qu'ils font servent uniquement à payer les salaires des ouvriers et à aliînenter les fonds d'œuvres philanthropiques- De plus, les directeurs de charbonnages chargeront les exercices ultérieurs des frais de travaux préparatoires, nuls en ce moment, mais dont il faut toujours tenir compte. En effet, depuis deux ans et demi, on ne peut plus faire de travaux préparatoires, on ne fonce plus de puits et on ne pousse plus de grands bouveaux, parce que les Allemands ne tolèrent plus l'emploi d'explosifs que pour l'avancement quotidien. La pénurie des huiles et des graisses, leur mauvaise qualité, leur •coût créent de lourdes charges et réduisent la production, tandis que l'usure du matériel est tout , à fait anormale. Les charbonnages ont beaucoup hésité sur le point de savoir s'il fallait ou non continuer le travail; ils s'y sont décidés en vue de préserver le plus possible les ouvriers de la déportation et de l'enrôlement "volontaire", de conserver les installations pour l'avenir, d'alimenter les fonds de secours, de conserver la vie du pays. Si l'on passe ensuite aux charbonnages du pays de Liège, on constate que la situation, ici aussi, est très précaire. Au charbonnage du Hasard, il y avait environ 750 ouvriers, occupés au fond, avant la guerre. Leur nombre est tombé à 300 et presque tous sont occupés le jour seulement. La production de 1.000 à 1.100 berlaines est tombée à 600 ber-laines par jour. La Société a également aidé de son mieux le petit personnel. Chaque jour, l'ouvrier qui descend reçoit une boulette de viande bien prépa-rée.Notons en passant que l'Union charbonnière du bassin de Liège a établi dans la fabrique à briquettes du Hasard, qui ne fonctionne plus, une siroperie à vapeur qui fabrique du sirop de fruits pour tous les ouvriers de l'Union. Au charbonnage du Bois de Micheroux, il reste encore de 250 à 300 ouvriers des 500 < u-vriers d'avant la guerre. La production y est encore de 400 à 500 berlaines. Du 15 juillet au 1er août 1917, les Allemands ont réquisitionné toute la production de ce charbonnage. o—o On a vendu à Webede (Hesbaye), un verger à 1.150 francs la verge, soit environ 27.000 francs l'hectare. Avant la guerre un hectare de bon verger valait en moyenne 7.000 francs.

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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