La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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07 januari 1915
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s.n. 1915, 07 Januari. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 22 februari 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/j09w08xd53/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me ANNÉE. JEUDI 7 JANVIER 1915. NO- 7. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. AVANCE A REIMS, 800 METRES DE TRANCHEES ALLEMANDES MINEES. PARIS, 6 janvier.—Communiqué officiel de 15 heures :— En Belgique, l'enemi a livré deux attaques : vaines dans le district des dunes et au sud-est ! de Saint-Georges. Sur le reste du front, au nord de la Lys et de la Lys à l'Oise, il n'y a eu que des engagements d'artillerie. , Dans la vallée de 1 Aisne et le secteur de | Reims nos batteries /ont pris l'avantage sur celles de l'ennemi, les réduisant au silence. Nos troupes ont fait une centaine de mètres de pro-[ "rès au nord-ouest de Reims. I ° Dans l'Argonne il s'est développé une action très vigoureuse, qui nous a permis de recapturer [ trois cents mètres de tranchées dans le bois La Grurie au point où il y avait eu un léger recul, [ déjà signalé. . ■ _ De Bagatelle,et Fontaine-Madame, il y eut deux I violentes attaques allemandes, dans lesquelles I l'ennetni engagea un régiment. Toutes deux [ furent repoussées. Près du ravin de Courte Chausse, nous avons [ miné et l'ait sauter 800 mètres de tranchées alle-| mandes, dont nous avons occupé la moitié. De l'Argonne aux Vosges, le mauvais temps, le I brouillard et la boue continuent, mais il y a eu I quelques engagements très vifs d'artillerie à divers points du front. Dans le bois Le Prêtre, près de Pont-à-f Mousson,, nous avons continué à gagner du ter-' rain. Dans le district de Thann, en dépit d'une violente canonnade, nous avons maintenu nos gains de la veille, tant à Steinbach que dans les tranchées au sud-ouest et au nord-ouest du village. L'ennemi a réussi à occuper une de ses vieilles tranchées au flanc est de la colline 425, dont le sommet reste entre nos mains. Dans l'Argonne, près du ravin de Courte • hausse, où nous avons miné et fait sauter [ plusieurs tranchées allemandes, le régiment [ italien, commandé par le lieutenant-colonel Gari-[ baldi, a fait une vigoureuse attaque sur la brèche [ occasionée par l'explosion. Il prit IliO prisonniers, y compris douze sous-officierê et captura une mitrailleuse et un caisson. Ti'aide-de-camp en chef Constantin Garibaldi, , frère du lieutenant-colonel, fut tué au cours d'une i attaque. LA RECONQUETE DE L'ALSACE. CERNAY, LA CLEF DE STRASBOURG. PARIS, 6 janvier.—M. Ardouin Dumazet, qui possède une connaissance intime de la topographie de l'Alsace, explique dans la "Liberté" l'importance de la position de Cernay, pour la possession de laquelle les deux côtés ont lutté avec une ténacité aussi extraordinaire. Cernay, dit M. Dumazet, est la clef des communications entre Mulhouse et Belfort, ainsi qu'avec la vallée de la Moselle supérieure, dans la direction de Bussany-Remiremont, et les pentes orientales des Vosges. Steinbach, dont la capture a coûté tant d'efforts aux Français, est à deux kilomètres de Cernay. Le village se trouve au fond de la vallée au pied de la montagne Molkendra, qui est le centre du [ demi cercle <Jo petites montagnes entourant la vallée. Le village n'a. de valeur militaire que pour les \ hauteurs qui l'entourent, et dont l'occupation j donne aux Français le contrôle du point d'intersection de plusieurs routes importantes et la jonc-| lion des chemins de fer, qui rendent la possession de Cernay particulièrement précieuse. La possession de Steinbach rend Cernay intenable. Quiconque tient Cernay peut aisement frapper le chemin de fer de Mulhouse à Colmar i et Strasbourg, qui traverse la plaine en bas, à I peine à six kilomètres.—Reuter. RENFORTS ALLEMANDS. AMSTERDAM. *5 janvier.—Un télégramme de l'Ecluse au " Volk " dit que de grands mouvements de troupes ont eu lieu de l'est à l'ouest, et que de grandes forces allemandes se concentrent le long de l'Yser. Courtrai est plein de troupes fraîches, et on croit généralement, qu'une tentative sera effectuée par les Allemands pour percer la ligne des Alliés au nord-ouest d'Ypres.—Reuter. AMSTERDAM, 6 janvier.—Le " Telegraaf " •ians un télégramme daté d'hier d'Achel, dit: Hier les Uhlans qui se trouvaient ici ont été envoyés sur le front. Près de Neerpelt 2000 hommes •m moins ont été concentrés et sont transportés ' rs l'ouest. Au cours de la nuit dernière et de 'a matinée d'aujourd'hui plusieurs milliers de soldats, tous hommes d'âge de la Landsturm, sont arrivés d'Allemagne en Llmbourg.—Reuter. LES HUNS A COURTRAI. AMSTERDAM. H janvier.—Une contribution ; 1 <le douze millions de francs a été imposée lundi Courtrai. Quatre millions doivent être payés ' iunédiateinent, mais la caisse communale 'est t vide et les autorités communales ont émis déjà ;les bons pour un montant de huit millions sur la moitié des habitants. La ville souffre beaucoup des réquisitions. Il a plus do farine. On a réquisitionné de la ■aifle pour vingt millions de francs. Dans les environs d'Hooglede toutes les ! maisons ont été pillées.—Central News. VERSION ALLEMANDE. BERLIN, (! janvier.-—Communiqué officiel du ! grand état-major ! Dans le théâtre occidental de la guerre les •''lançais ont continué hier leur bombardement systématique des villages situés derrière notre [vont-. Us paraissent indifférents à la mort de |"urs propres compatriotes et à la destruction de ■<?urs maisons. En tout cas, le bombardement : nous gêne très peu. A Souain et dans la forêt d'ATgonne, nous k -1 ons capturé plusieurs des tranchées ennemies 1 fait prisonniers deux officiers et deux cents' hommes. Les Français ont de nouveau pris pied hier I 'jiatin tôt sur la hauteur très disputée à l'ouest | ' 0 Oernay, mais ils en furent refoulés par une [ ' 'le attaque à la hayonnette. Us n'ont plus ossavé de nouvelles avances. Cinquante chasseurs !<pins ont été faits prisonniers par nous.—Wire-^ss Press. ko gouvernement allemand a refusé au '<>njto de Buisseret, ministre de Belgique à L'irograde, de passer par son territoire pour voi* I ^ ' mme, gravement malade en Hollande. L'am-[ ''psadeur •dût faire un long détour par la Scan-[ , rl and il arriva à La Haye, la comtessq ; 1 l'uusseret avait expiré, laissant six enfants en bas âge. L'ARRESTATION DU CARDINAL MERCIER. LA LETTRE PASTORALE. ALLEMANDE GROSSIERETE. Nous avons annoncé hier l'arrestation de S.E. li cardinal Mercier, archevêque de Malines. Voie encore quelques détails au sujet de cette arres tation stupéfiante qui a produit en Belgique e dans le monde entier la plus vive émotion:— Suivant le correspondant à Roosendael dt "Tijd," la police et les magistrats, par ordre de: Allemands, ont fait une enquête dans toutes le: paroisses de Belgique en vue de retrouver et d< détruire la lettre pastorale du cardinal. Plusieur; prêtres furent arrêtés, mais la plupart furent re lâchés après quelques heures de détention. Dimanche dernier, dans la cathédrale de Notr< Dame, à Anvers, Mgr Mercier devait officier pou la dédication solennelle de la Belgique au Sacr< Cœur de Jésus. Des milliers de fidèles duren rester à l'extérieur de la cathédrale, si grande étai la foule qui encombrai}, l'église. Au grand éton nement des personnes présentes, le service ne fui pas célébré par Mgr Mercier, mais par Mg Cleynhens, doyen de la cathédrale. Dans son ser mon il fit allusion à la lettre pastorale et rendi hommage à sa fidélité. Après le sermon l'ora teur bien connu, le R. P. Rutten, dit: "Anvers i toujours appartenu au peuple d'Anvers et lu appartiendra dans l'avenir. Son Eminence, notn vénéré et bien aimé Cardinal, aurait dû se trouve ici à ma place, mais par suite de circonstance: extraordinaires Son Eminence est empêchée d'êtri parmi nous." Le sermon du doyen et du R. P. Rutten firen une impression profonde. De nombreux soldat! allemands étaient présents dans l'église, et le: chaises de devant étaient occupées par des officier: allemands, surtout des Bavarois. La lettre pastorale du Cardinal Mercier es adressée à "Mes très chers frères," et est daté< de Malines, Noël «1914 et le texte en es " Patriotisme et Endurance." Mgr Mercier commence sa lettre par une des cription éloquente des douleurs de la Belgique Elle saigne, dit-il, ses enfants tombent pa: milliers dans nos forts, sur nos champs d< bataille, p^ur défendre ses droits et l'intégrité d< son territoire. Bientôt il n'y aura plus sur le so de la Belgique une seule famille qui ne Soit, et deuil. Pourquoi, Mon Dieu, toutes ces dou leurs ? Seigneur, Seigneur, nous-as-Tu aban donnés? L'archevêque passe alors à line description d« la dévastation causée par l'invasion allemande J'ai passé, dit-il, par les endroits de mon diocès< qui ont le plus souffert... Ce que j'ai vu d< ruines et de cendres dépasse tout ce que, mal gré mes craintes les plus aiguës, j'aurais pi imaginer... Des églises, des écoles, des insti tutions charitables, des hôpitaux, des couvents pour la plupart sont inaptes au service, ou son en ruines. Des villages entiers ont disparu Que sera l'effet de cette guerre sur la Belgique' Dieu sauvera la Belgique, mes frères, nous n< pouvons en douter. Y a-t-il un seul patriote qu ne sente que la Belgique s'est couverte de gloire' Qui de nous aurait le courage de déchirer la der nière page de notre histoire^ Qui de nous peu regarder sans fierté la splendeur de la gloire don notre pays meurtri s'est couvert? Le patriotisme, en résumé, n'appartient pa; seulement au siècle. " La religion du Chris exalte le patriotisme jusqu'à une loi. Il n'y ; pas de parfait chrétien qui ne soit un patriote." " 11 n'est pas vrai que l'Etat soit un dieu Molocl sur les autels duquel toutes les vies sont un sacri fice légitimé, continue le cardinal; la brutaliU des coutumes païennes et le despotisme de: Césars a donné naissance à cette fausse idée—qui les militaristes modernes cherchent à faire re vivre—-que l'Etat est tout-puissant, et que li droit civil est la création de son droit absolu. " Non, répond ladoctrino chrétienne ! Le-droi" civil est la paix; c'est-à-dire, la vie ordonnée d< la nation basée sur la justice. En effet, la justice elle-même n'est absolue que parce qu'elle es l'expression de l'accord essentiel des homme: avec Dieu, et avec eux-mêmes. " La guerre pour la guerre est un crime. Lj guerre ne peut se justifier que comme un moyer nécessaire de consolider la paix." L'archevêque commence la seconde partie di sa lettre pastorale par la revendication de la gloire que la Belgique, par sa résistance à l'invasioi allemande, s'est assurée parmi toutes les notions. La Belgique était liée, en honneur, à la dé fense de son indépendance. Elle a tenu parole Les autres puissances étaient obligées de res pecter et de protéger la neutralité belge. L'Aile magne a brisé son serment; la Grande-Bretagn< a été fidèle au sien. Voilà les faits. L'archevêque définit ensuite l'attitude qu'i lui semble' propre, pour les Belges restés en Bel gique, à adopter à l'égard de l'envahisseur aile m and. Cette puissance, dit-il, n'a aucune autorité légi time. En conséquence, dans le plus profond d-vos cœurs, vous ne lui devez ni estime, ni affec tion, ni obéissance. Le seul nouvoir légitime, en Belgique, est celu de notre Roi, de notre gouvernement et des re présentants de la nation. Eux seuls représenten l'autorité pour nous. Eux seuls ont droit à riotr affection et notre soumission. Néanmoins, la partie envahie de notre pay est placée dans une situation à laquelle elle doi loyalement se soumettre. La plupart de no villes se sont rendues à l'ennemi. Elles son obligées de respecter les conditions de cett» reddition Notre armée seule, luttant aux côtés de troupes vaillantes de nos Alliés, a notre honneu sous sa protection et est chargée de notre défens-nationale. Sachons attendre la délivrance final par ses mains. Envers ceux qui gouvernent notre pays pa la force militaire, et qui, au fond de leur con science sont obligés d'admirer la résolutioi chevaleresque avec laquelle nous avons défendi et défendons notre indépendance, conduisons nous comme l'intérêt public l'exige. Beaucou; d'entr'eux déclarent qu'ils sont disposés, ai mieux qu'ils peuvent, à diminuer nos épreuve et à nous aider à recouvrir une partie au moin de notre vie publique. Respectons les lois qu'il nous imposent, aussi longtemps qu'ils ne trans pressent pas la liberté de nos consciences cliri tiennes ou notre dignité nationale. N'agisson pas comme si la bravade était du courage ou 1 tumulte de la bravoure. La lettre pastorale conclut par une exhortatioi au peunle de ne pas oublier les exigences de 1 charité dans ces circonstances pénibles, e par une message, envoyé spécialement par 1 Pape au cardinal Mercier pour le peuple de soi diocèse. Le Pape èxprime sa sollicitude spécial pour le peuple belge, " que Nous aimons tant, rc duit nair la guerre la plus cruelle et la plu désastreuse qu'on puisse s'imaginer à un éta aussi lamentable." . Il dit qp'il a appris que soi peuple en Belgique, malgré ses épreuves, n'a pa cessé, dans sa piété, de tourner ses regards et se X>ensées vers Rome :— Puissent les âmes, tristes et affligées, trouver ré confort et consolation dans l'assurance de l'affec tion paternelle qu'inspire Notre prière. Que Diei ait pitié de la nation belge et veVse sur elle l'abon damoe de ses bénédictions 1 En preuve de ces vœux le Pape accorde , i chacun cl, à tous, et surtout, à son '"cher frère 1 le cardinal Mercier, 6a bénédiction apostolique. r CONTRE L ARBITRAIRE. DECLARATION DU CARDINAL BOURNE. Interviewé par un confrère anglais, le cardinal Bourne, archevêque de Westminster, s'est déclaré vivement affligé par la neuvelle de l'arrestation du cardinal Mercier, qu'il connaît intimement depuis trente ans, époque où il fut son étudiant à l'Uni-i versité de Louvain. i Sa déclaration noble et courageuse a donné une satisfaction universelle et suscité la plus , vive admiration. Si la nouvelle de son arrestation se confirme, rien ne plaira sans doute davantage au Primat de Belgique que de se voir \ associé par le fait aux milliers d© victimes qui l souffrent pour la cause sacrée de l'indépendance • de la patrie. • Une telle action de la part des Allemands con-5 stitue une nouvelle preuve des procédés politiques barbares et absurdes qui semblent les inspirer, et rappelle le traitement infligé lors du " Kultur-; kampf," par Bismarck, à l'héroïque archevêque ; de Gnesen-Posen, le cardinal Ledochowski. ; Mgr Dewachter, évêque auxiliaire et vicaire-; général du cardinal Mercier, qui séjourne chez ' le docteur Amigo, évêque de Southwark, a déclaré ^ que l'arrestation du cardinal primat de Belgique J et prince de l'Eglise causera dans le monde entier la plus profonde indignation. A son retour de Rome en Belgique, après l'élec-J tion du Pape, le cardinal reçut de nombreuses assurances des autorités allemandes, qu'il jouirait de \ la plus entière liberté dans l'administration des | affaires de l'Eglise. ; — Il m'envoya à Londres, ajouta Mgr Dewachter, ■ pour veiller aux intérêts spirituels des 120,000 ■ Belges réfugiés dans ce pays. Il essaya de re-' bâtir sur les mines accumulées en Belgique. Plusieurs collèges furent rouverts. Il rappela ; plusieurs curés de paroisses, se trouvant en Angle-\ terre. Mais la tâche était trop grande : de î nombreuses difficultés lui furent faites, et ses 5 sentiments sur la terrible situation trouvèrent un écho dans la lettre pastorale qui a amené son 1 arrestation. - Ajoutons que l'arrestation d'un prince de l'Eglise du chef de l'exercice de ses éminentes fonctions, et cela dans son propre diocèse, constitue une grave offense à l'autorité du Saint-Siège., Un cardinal, aux termes du décret de Messidor, \ prend place parmi les princes de sang royal. De par le droit canon, seul le Pape exerce une " autorité quelconque sur un membre du Sacré-Collège. Son emprisonnement expose, non seule- ! ment ceux qui l'ont ordonné, mais encore ceux qui par leur autorité supérieure, l'ont permis, , ou ceux qui y ont collaboré d'aucune manière, aux peines les plus sévères dont l'Eglise dispose, à savoir, l'excommunication et l'infâmie. L'arrestation du cardinal Mercier ,peut donc avoir, au point de une canonique, les consé-| quences les plus graves, et il faut s'attendre à ce que, dans ces circonstances, le Pape exerce son autorité spirituelle dans toute la plénitude de ses imprescriptibles droits. UN APPEL DU CARDINAL MERCIER. C'est le moment de rappeler, semble-t-il, le pathétique appel que le cardinal Mercier adressa ! récemment à la " Commission for Relief in Bel- gium " à Londres. ; Les paroles me font défaut, déclarait le Primat, • pour exprimer ma profonde appréciation de cette grande générosité pour la Belgique qui s'est mani- s lestée en Angleterre. Et après tout ce qui a été fait, et est fait actu-L ellement, pour nous aider dans la détresse, il pourrait paraître déplacé de demander encore [ davantage. Mais notre malheur est si grand, la misère , causée par la guerre est si profonde que l'avenir | ne peut être envisagé qu'avec la plus grande j anxiété. Ainsi que votre délégué, dont nous avons ad-, miré la largeur de vues et le noble cœur, a pu le constater de visu, les usines sont a-rrêtées et ; l'exportation est nulle; des villages entiers, voire . des villes importantes, ont été anéantis ou pillés: j les récoltes non-engrangées ont été endommagées • ou ruinées, le sol a été dévasté, les approvisionne-; ments sont insignifiants et disparaissent à vue d'œil. Dans plusieurs régions du pays, des dis-L tricts entiers ont manqué plusieurs jours de pain ! et de sel. La population entière, si dense en Belgique, ; dépend actuellement de l'aide extérieure, pour j son pain quotidien. En vérité, faute de l'assis-t tance étrangère, de nombreux compatriotes auraient déjà péri de faim et de privations. . L'exode général et nécessaire des populations a . aggravé les souffrances et la misère. Toutes les . économies péniblement amassées de nombreuses . personnes ont déjà été dépensées, j La perspective pour l'année nouvelle est plus que sbmbre; le manque de chevaux et bétail, le l manque de bras causera l'abandon d'énormes . étendues de terrains fertiles, et le rendement de . l'agriculture en sera notablement diminué, en dépit des vaillants efforts des fermiers, hommes . et femmes. Leurs efforts paraissent infimes de-» vant l'étendue de la tâche à accomplir. _ Sans secours extérieur, nous devions souffrir des privations sans fin. î La pensée que ces faits ne soient suffisamment . connus à l'étranger, est le seul mobile de mon k urgent appel aux peuples, afin que leur géné-; Tosité continue à se manifester. Je n'ai qu'une seule crainte : c'est que mon appel puisse être ; interprété par certains comme une appréciation t insuffisante de tout le bien qui nous a déjà été 3 fait par les soins de votre comité, j. Je termine donc, en vous réitérant ma plus > profonde reconnaissance. Les paroles me font défaut pour exprimer adéquatement ma gratitude. 5 Votre dévoué dans le Christ, r J.-D. MERCIER, , Archevêque de Malines. Î LES SOUFFRANCES DU CLERGE r CATHOLIQUE BELGE. PARIS, 5 janvier.—Un communiqué de la } légation de Belgique détaille les souffrances du 1 clergé catholique en Belgique, à la suite de l'in- ■ vasion des barbares. 5 Dans presque toutes les régions de la Belgique, J des églises et établissements religieux ont été 3 dévastés,ou profanés. 3 Les vases sacrés ont été volés, et de nombreux 3 ecclésiastiques ont été maltraités, pendus ou tor- • turés par les Huns, notamment dans les diocèses " de Liège, Namur, Malines et Gand. 3 Le curé de Buecken, âgé de 83 ans, a été 3 odieusement torturé. Le curé de Spontin fut suspendu alternativement'par les mains et les 1 nieas, lardé de coups de bayonnette, et finalement J- abattu à coups de fusil. L'évêque de Tournai fut aussi victime de mauvais traitements de la part 3 de ces bandits. ARRESTATION DU BOURGMESTRE DE MALINES. t AMSTERDAM, 6 janvier.—L' " Algemeen i Handelsblad" apprend que M. Dessain, bourg-s mestre temporaire de Malines, et frère du bourg-? mestre Dessain, a été arrêté en même temps que le cardinal Mercier. Le "Nieuws van den Dag," commentant l'ar-. restation du prélat, dit: "Nous ne serions guère i surpris si les Allemands avaient peur de main- - tenir l'arrestation, car la sensation de cet acte odieux sera formidable dans le monde catholique i des deux hémisphères. Le militarisme teuton ' est comme le dard de l'abeille, il pique dans un accès de r y£e."—Centrai News. COMMUNIQUES OFFICIELS i RUSSES. UN ECLATANT SUCCES. ENORMES PERTES TURQUES. PETROGRADE, 5 janvier.—Communiqué i de l'état-major de l'armée russe opérant en Caucasie :— La défaite que nous avons infligée à l'armée ' turque à Sarykamisch, est complète. Le 9e corps d'armée turc a été annihilé, et nous avons capturé le commandant du corps Iskhan Pacha, les ' commandants de la 17e, 28e, et 29e divisions, 1 deux de leurs lieutenants avec tout leur état- 1 major, plus de 100 officiels et un grand nombre de soldats. Les pertes des Turcs en tués et blessés sont énormes. Nous avons pris de 1 nombreux canons, des mitrailleuses, de grandes 1 quantités de munitions et de nombreuses colonnes de vivres. L'honneur de la capture du commandant du 1 corps d'armée turc revient à une oompagnie d'un de nos régiments. Nos troupes victorieuses pour- 1 suivent le restant du 10e corps, qui essaye i d'échapper. Dans la capture d'Ardahan, un de nos régiments sibériens de cavalerie a chargé l'ennemi 1 et a sabré deux compagnies d'infanterie turque. Un escadron du même régiment a capturé le drapeau du 8e régiment d'infanterie de Constan-tinople. Les -Turcs se rejettent en arrière dans ' toutes les directions. Sur les autres fronts il n'y a pas de changement. L'OCCUPATION DE LA BUKOVINE. PETROGRADE, 6 janvier.—Les experts militaires considèrent l'occupation de la Bukovine par ] les Russes comme assurant la sécurité de l'arrière-garde russe, surtout dans la direction de Czerno-witz.Ils font ressortir que les Autrichiens, menacés ; sur leur aile droite, ne seront plus capables d'effectuer leurs opérations dans les Carpathes sous le couvert dès forêts,.comme ils voudraient le faire. Le correspondant de guerre de la "Gazette de la Bourse " signale des préparatifs allemands pour une retraite de la Bzura et de la Pilitza, et ajoute que le progrès des Russes dans les Carpathes et la Galieie semble avoir fait craindre aux Allemands un mouvement tournant des Russes qui pourrait couper l'armée allemande de sa base.— Reuter. LES REJOUISSANCES A TIFLIS. TIFLIS, 6 janvier.—La ville est gaiement décoré en l'honneur de la brillante victoire d'Ardahan, et les habitants, pleins de joie, organisent toutes sortes de démonstrations patriotiques. Dans les églises des " Te Deum " ont été chantés, et l'on a célébré des services d'actions de grâces dans la cathédrale, où officiait l'exarque, et auxquels assistaient les consuls d'Angleterre et de -France. Un grand nombre de trains a été envoyés à Ardahan pour transporter le nombre incalculable des prisonniexs.-^-Reuter. VERSION ALLEMANDE. BERLIN, 6 janvier.—Communiqué officiel du grand état-major:-— Dans le théâtre oriental, de la guerre, il n'y a pas eu de changement hier sur la frontière est de la Pologne septentrionale. En Pologne, à l'ouest de la Vistule, nos troupes pénétrèrent jusqu'à l'affluent de la Suclia, après avoir capturé plusieurs des points de support de l'ennemi. Quatorze cents prisonniers et neuf mitrailleuses furent laissés entre nos mains. La situation sur la rive orientale de la Pilitza demeure inchangée.—Wireless Press. LORD KÎTCHENER. A LA CHAMBRE DES LORDS. LONDRES, 6 janvier.—Lord Kitchener, ministre de la guerre, a prononcé cet après-midi à la Chambre des Lords un important discours. Il a passé en revue les événements de la guerre pendant ces six dernières semaines, indiquant les progrès constants des Alliés, la victoire serbe, le succès russe en _ Caucasie, faisant allusion à la rébellion sud-africaine et au raid naval allemand sur la côte orientale, qui n'a euv aucun effet militaire.Le ton du discours indiquait une satisfaction complète au sujet du cours des événements tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, et une appréciation pleine et entière des se/vices des Alliés comme de ceux des troupes britanniques, auxquelles le ministre rendit un vibrant hommage. Lord Kitchener annonça que ic recrutement avait repris son ancien niveau, et que les Alliés augmentent- chaque jour leurs ressources en hommes et en matériel, qui doivent leur permettre de poursuivre la guerre jusqu'au triomphe final. Les cadres de la force expéditionnaire ont été complétés; 29,100 officiers ont été nommés depuis le commencement de la guerre. Le recrutement par circulaires individuelles a fourni 218,000 offres de service. Les forces dont dispose le maréchal French ont été augmentées par des unités de territoriaux et par une nouvelle division, qui comprend notamment un beau régiment canadien. Ce sobre et énergique discours a produit la meillure impression. UN INCIDENT _AUSTRO-ÎTALIEN. PRISE D'OTAGES ITALIENS. ROME, 5 janvier (minuit).—Le " Giornale d'Italia " signale un incident austro-italien qui pourrait donner lieu à un échange de notes entre la Consulta et la Ballplatz. Suivant ce journal le commandant militaire autrichien, en se retirant de Belgrade après la brève occupation de la capitale serbe, emmena plusieurs Serbes comme otages, choisis parmi les notables de la ville. Il paraît maintenant qu'outre ces Serbes quatre sujets italiens, qui séjournaient à Belgrade, furent également arrêtés par les Autrichiens. On prétend qu'il n'y a pas d'excuse pour cette mesure, les Italiens ayant déclaré leur nationalité. Le journal ajoute que dans les milieux politiques et journalistiques on dit que le gouvernement italien a la chose en considération depuis plusieurs jours en vue de représentations à faire à Vienne. Il semble que cinq ou six ouvriers italiens sont restés à Belgrade en dépit de l'avis de la légation italienne, immédiatement après le transfert du gouvernement serbe à Niscli, conseillant à tous les Italiens de. partir. Le "Giornale d'Italia" conclut en disant que jusqu'ici rien n'est officiellement connu au sujet de l'incident.—Reuter. Suivant 1' " Agenzia Nationale" l'ambassadeur d'Italie à Vienne a demandé des explications au gouvernement austro-hongTois.-r-Central News. — Une vive campagne est menée en Allemagne pour changer l'air national prussien, " Heil dir im Siegerkranz," dont l'air est, comme on «ait le même que cclui du " God Save the Kin£." POUR LES BELGES RESTES AU PAYS. UN APPEL DU COMITE NATIONAL DE SECOURS. Le " Comité National de Secours et d'Aliinen-ation," sous le haut patronage devs ministres l'Espagne et des Etats-Unis, et de MM. Ernest îolvay, Jean .Tadot, gouverneur de la Sociétc--iénérale, L. Van der Rest, vice-gouverneur de la Sànque nationale, et Emile Francqui, nous idresso aux Belges du dehors l'appel suivant luquel nous nous empressons de donner une arge publicité:— Le Corçité National de Secours et d'Alimenta-ion a assumé la charge de plus en plus lourde l'acquérir des vivres, vêtements et autres objets le première nécessité, et de les distribuer dans e pays entier. Nos appels lancés en Belgique ont été en-endus. C'est ainsi qu'à Bruxelles seulement, yrès de quatre millions ont été recueillns en souscriptions diverses; de nouveaux appels sont et seront encore faits, car les besoins ne font que croître et l'action de notre comité s'étend de .'alimentation proprement dite, charge déjà înoarme à la distribution de vêtements, couver-(Uires, enaussuires, charbon, etc. Nous estimons que tout Belge doit contribuer i notre œuvre et nous adressons notre appel à jeux qui jouissent d'une hospitalité amie; ils ne /oudrout pas laisser à leurs seuls compatriotes estes en Belgique le devoir et l'honneur de sou-enir de tous leurs moyens cette œuvre de soli-larité nationale. Nous sommes convaincus que votre concours ious sera acquis. De généreuses contributions ious viennent de l'étranger; montrons tous et nalgré tout que les Belges peuvent faire plus encore et méritons ainsi, tout en l'encourageant, 'aide spontanée que nous recevons des pays émus le nos malheurs. Les fonds seront recueillis par le Comité STational de Secours et d'Alimentation, bureau de l/ondies, 3, London WaLl-buildings, Londres, E.C., ît ils peuvent également être versés à son crédit i. la Banque Belge pour l'Etranger, 2, Bishops-jate, à Londres. Au cas où vous n'auriez des fonds' disponibles lu'en Belgique il vous suffira de nous remettré .in choque à notre ordre sur votre banquier. Le Comité National doit disposer d un fonds 3e roulement très étendu comprenant la contre-valeur des marchandises achetées en cours de transport ou dans les dépôts principaux et non encore vendues, soit environ 25,000,000fr.—et l'un second montant de 25,000,000fr.—représentant les approvisionnements d'un mois à L'avance pour alimenter la population belge. I^e Dornité aura par contre à recevoir le produit de La vente des denrées en Belgique. On peut admettre qu'il existe actuellement environ un million de personnes qui n'ont plus aucune ressource, et en limitant a 50 centimes les besoins par jour et par tête, on arrive à une dépense journalière en secours de 500,000fr.—ou 15,000,000fr.—par mois. A Bruxelles seulement on a déjà recueilli des dons s'élevant à trois ou quatre millions de francs, mais ces ressources sont bien insuffisantes et il est fait un pressant appel aux Belges séjournant à l'étranger et possédant des ressources pour qu'ils nous apportent un important concours qui sera un encouragement de pius à la générosité :1es gouvernements et des philantropes étrangers. Il s'agit d'empêcher la population belge de mourir de faim et de froid; c'est pour nous un devoir sacré à accomplir et nous espérons que personne n'y faillira. Le but de cette organisation est trop urgent et trop noble pour que nous ne recommandions pas avec une instance toute particulière à tous les Belges du dehors qui jouissent des bienfaits inappréciables de la liberté, d'aider de toutes leurs rorces leurs frères malheureux î LE PAPE ET LES PRISONNIERS. TELEGRAMME DE M. POINCARE. ROME, 6 janvier.—Le roi George V a envoyé le télégramme suivant au Pape en réponse à la proposition de Sa Sainteté d'échanger les prisonniers de guerre invalides:— Je désire remercier Votre Sainteté pour votre télégramme. C'est avec une profonde satisfaction que moi et mon gouvernement nous avons accueilli la proposition de Votre Sainteté, appuyant les suggestions que nous avons déjà présentées au gouvernement allemand. Le gouvernement vient de signifier son acceptation, et j'espère que l'arrangement pourra entrer en vigueur dans, les premiers jours de la nouvelle année. M. Poincaré a télégraphié ce qui suit:— En réponse à la proposition que Votre Sainteté me fit l'honneur de m'envoyer dans Sou télé-gratnme, je r.3 nâte d'assurer Votre Sintetc que la France, fidèle à ses,traditions de générosité, a toujours traité les prisonniers de guerre avec humanité, et qu'elle examine les moyens d'échanger tous ceux qui sont invalidés définitivement pour le service militaire. Le roi Albert a télégraphié:— J'apprécie hautement la pensée chrétienne qui inspire le message qui m'a été envoyé. Il correspond à mes propres sentiments. Dans les milieux du Vatican, on a fait remarqué la cordialité du télégramme du président de la République Française. LES VOLS CONTINUENT. AMSTERDAM, 6 janvier.—Les autorités allemandes ont confisque de nombreuses automobiles à Liège. Ils réquisitionnent tous les objets en cuivre et effectuent des fouilles dans, les' villages détruits, où ils enlèvent le cuivre des portes et des pompes. Des charretées entières en sont expédiées en Allemagne. Trois personnes vendant des journaux prohibés ont été mises en état d'arrestation. Des canons sont arrivés à Liège, capturés au nord de Reims. De nombreux soldats traversenj: la cité, en route vers l'Yser. 367 prisonniers français et anglais, ont récemr tnent passé par le ville. Beaucoup de soldats allemands, tombés malades à Roulers et environs, sont arrivés à Liège. Ils sont transporté la nuit. On apprend de sourôe sérieuse que le typhus fait rage parmi les Allemands sur le front de l'Yser. Il appert que les Allemands travaillent fiévreusement aux forts de Maubeuge. Ils espèrent pouvoir les mettre en état pour la fin de janvier. A MONS. La gare, la çlaoe de Jéricho et l'église ont été bombardées, ainsi qu'une centaine de maisons dont il ne reste plus rien. Actuellement, la ville est calme. Les tramways circulent. Des artistes allemands donnent, au théâtre, des représentations exclusivement réservées aux soldats. Il n'y a plus un seul blessé teuton à Mons. Ils ont été, tous, envoyés en Allemagne vers la Qu du mois de novembre. LES BELGES EN ANGLETERRE Un comité vient de se former à Londres dans le but de venir en aide aux artistes et musiciens belges et français en Angleterre, sans cependant nuire uux intérêts des musiciens anglais. Ce comité prévoit l'organisation d'un concert monstre avec le concours des principales personnalités musicales et artistiques au profit des réfugiés et ia création d'une section de conservatoire international à Londres pour l'enseignement de la musique et de la, déclamation aux étrangers. ïjes artistes belges et français sont priés de faire connaître leur adresse en Angleterre au siégé-èu comité établi 20, High Holborn, Londres, W.C. v. Le eoîftité a déjà obtenu les patronages de S.A.R. Madame la Duchesse de Vendôme, de M. Coppet, copsul-général de France à Londres ; de M. Pellet. Vmsul-général de Belgique et d'autres personnalités anglaises, belges et françaises. Le comité exécutif se compose, entre autre, de M. Carlo Maiten, violoniste, pour les musiciens belges; de M. E. Callamand, professeur de chant au Conservatoire de France, pour les musiciens français : de A*, le Dr Small, principal of the British School ^of Music, pour les musiciens anglais; de M. rhiiips, du "Mephisto," pour la presse théâtrale et artistique. Le secrétaire du comité est M. H. Jîonnaire, agent-général pour les institutions de l'académie do Paris et université de France et édiui.vr du ' Universal Music and Dramatic Directory" (Aijnuaire jdes Artistes). Il se tient à la disposition des intéresses^pçrtiï- tous renseignements ainsi que pour l'inscription des élèves désirant suivre les cours de la section der' conservatoire. • a * Le Syndicat des Voyageurs, employés, négociants et patrons (syndicat des classes moyennes), et l'Union professionnelle nationale des Voyageurs, Représentants et Courtiers de Commerce.—Les membres de ces deux organismes belges qui comptent près de 10 mille membres, trouveront tous les lundi et jeudi soir, de 5 à 7 heures, au Salisbury Hôtel, Salisbury-squarc (au premier étage), jjrès du Fleet-street, des membres de leur comité, qui désirent se rendre utile à leurs confrères. Ecrire à M. Félix Darnman, 211. Cam berwell-grove, Denmark Hill, London, S.E. M. RENKIN A LONDRES. Par suite d'une indisposition de M. le ministre des Colonies le voyage de celui-ci à Londres et la réunion des sociétés sont remis à une date indéterminée. LES ŒUVRES ET ORGANISATIONS BELGES AU HAVRE. A la demande de plusieurs lecteurs, nouft donnons ci-dessous les adresses exactes des diverses œuvres et organisations belges fonc tionnant au Havre:— Comité officiel belge des Réfugiés : secrétariat, Bourse du Travail, place Frédéric-Sauvage, 4, à Saint-A dresse. Bureau des Correspondances et des Renseignements concernant les Militaires belges : boulevard de Strasbourg, 36,. au Havre. Office de Renseignements concernant les Réfugies et Disparus civils: place Frédéric-Sauvaae, 2, à Sainte-Adresse. Dépôt des Convalescents beiges : rue du Manoir, 1, à Sainte-Adresse. Vestiaire belge: rue du Havre, 24, à Sainie-Adresse.Service territorial belge: (colonel comte de «jrunne), rue du Havre, U, Sainte-Adresse. Gendarmerie belge: rue du Havre. 24, à Sainte-Adresse.LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILÉS. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordree, a.T.p. tf^LAIRK PARDON, Louvain. dem. nouv. fam. ^kiSS1|cr'^_Di,ycstrcet- Chelsca Em- Ï^RIE esij bien arrivé à la Haye grâce à ' vous 11 a^ond. ,es autres arec impatient. Amitiés pt rcmercifcments MARTIN RIEHN, Lucien est mieux; viendra eemaine prochain famille Fricnd. jtyJEN VRAAGT nieuws van Petrus Van Dorpe, van Aalst, 17o bat. geweest fort Bornhcm, Antwcrpeu.— Jean no Ba<vrt, 58. Sun ry-road, Bour ncmoutb. PIROT RAOUL, 25c ligne 111/47 2e div. d armée, est prie do donner nouTelle.s il M. Dolmarœl, pro-lesseyr à 1 unircrsite do Lourain. 5. çha.ifont-road^xford. \7^AN DEN BLLCK, lime, Wykeham House, Edgard bSxop. dlesex' ^ nouTclk* et AVIS AUX REFUGIES.—Si vous desirez. corre6]K>ndrc, voii6 rendre, fairo Tenir des bagages dos personnes, envoyer ou faj.re venir sommes d'argent d<s pars occupes de Bolgique, adressez vous :i Références I ft T it. ct: ^ jc> I et. garanties 8' Vt lo s,nL- Audrow-st-reet, ! Bureau, «rieuses l pper Sut. Mart-m's-lanc, de 9 à 6 h. 1 J.ondou, W.C. Prix modères. Nous organisons un voyage pour toute la Belgique ie 1S courant. Londro.s-Bruxellee, 4 L. Bruxelles-Londres, 5 L. Se fairé inscrire d'avance, le nombre des places étant limité. BELGES, soldats et réfugiés do Bruxelles et environs peuvent envoyer des nouvelles à leurs famille-en adressant leurs lettres sous double enveloppe affranchie <>u nom de M. Jacques Oorin, ponte restante, à Bergen-o) • Zoom. Hollande. Pour soldats gratuit, pour réfugiés joindio mandat 5 fraru s. COMPAGNIE BELGE MARITIME DU CONGO. La Compagnie reprenant son service vers la colonie par un de ses vapeurs, demando à son personnel de bord de se présenter immédiatement en personne ou de faire une demande écrite à son adresse: 4, St. Mary-âxe, Londres. ^JRITERION (Gerr. 3SH).—<3e soir à 8h. 30. LA DEMOISELLE "DE MAGASIN (douzo représentations i. Prix spéciaux réduits. Parterre, ls. MATINEES, MERCREDI ET SAMEDI k 2k. 50. DENTISTRY. — Monsieur Alph Macs, < hirurgiou-dcnlistc, établi à Malines (Belgique), réfug.é à Londrer . est à < onsulter tons les jours de 9J, ii 6 heures, chc>; M. Smcdleys (Ltd.), English and American DentLstry, 30, Beaucliamp-place, Brompton-road. fxmdrcs. ncar Harroùf.. ECOLE Normale des Sœurs de Notre-Dame" 13, rue do l'Empereur, Anvers, Reprise des cours, lundi, 4 janvier 1915. N demande nouvelles du sergent Raymond Stoop d'Anvers. 10e de ligne.—Prièro éorire:' .Avccai, Van Castor, Cattle Hill-avenuo, 28, à Folkestone, ou à M. J. I)e Vlam, Eindhoven, Hollande. ON demande cordonniers pour fabrication de grosses chaussures.—Hampshi.ro House Worksbop, Ho;-lane, Hammersmith. REFUGIES belges désireux de faire porter nouvelles; et recueillir renseignements en Belgique, moyennant conditions modérées à convenir, peuvent ?,'adresser, 12, Ravely-^treet, Tufnell Park, N'.W. NAISSANCES. Met Mme. LEON VOET, d'Anvers, ont le ' • plaisir d'annoncer la naissance d'un fils, qui au baptême lo nom de Léon, 3 janvier 1915, Hambii'î;. Manor-road. Wallington, Surjey. L~A METROPOLE paraît chaque matin, sauf'"~n dimanche, dans le " Standard," vendu chez toi:.- ! -marchands do journaux au prix d'un penuy. Nou.- co Ions vivement n nos amis de s abonner au prix do 3sh. ? ,nv mois pour le Royaume-Uni et 4sh 4 pour l'étranger, cl".,. nous adresser le prix dé l'abonnement en un mondai. I.o tarif des annonces est de 9d._ la ligne i>onr le "Lir.e d'adresses des exilé.'." payable d'avant», et j>our toute «uim publicité, lo tarif du " Standard." Nous avons ouvert i.n bureau dans l'immeuble ou "Standard," Fleet-street., 7 3:: 4. E.O., onvev. do 2 à. 6 heures. En cas de demande '>ar écrit, ioicdrî deus timbrer d'un peniar.

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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