La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 20 Juli. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 16 april 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/6w96689f8p/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me ANNÉE. MARDI 20 JUILLET 1915. N°- 201. LA GRANDE GUERRE. une lutte homerique—les forces allemandes en russie-strategie allemande et russe. —dans l'ouest—sur le front austro - italien. — la guerre sous-marine. — l'attaque de l'"orduna." La lutte dans laquelle se trouvent actuelle-nient engagés les Allemands et nos Alliés lusses sur trois fronts en même temps est, ccrtcs, une des plus formidables qui se soient .livrées dans l'histoire; aussi forme-t-elle, en Ce moment, le pivot de la guerre que' se livrent ,les nations. _ Von Hindenburg dans la province de Su-valki s'avance avec 600,000 hommes de troupes et une force de 'cavalerie de 100,000 chevaux; dans le sud, von Mackensen, avec, sous ses ordres, von Bôhm-Ermolli et l'archiduc, inarche à la rencontre de von Hindenburg aveo une force estimée à deux millions 5'horames ! Dans la région entre la Bug et la Vistule, le théâtre principal des opérations de von Mac-1 kensen, la bataille a atteint une intensité extrême, et l'offert que les Russes y ont à fournir extraordinaire. Dans la direction de Lub-i !'iiî l'ennemi attaque sur tout le front, concen-irant ses efforts dans le district de Wjlkolaz, ni au cours de la journée de samedi le grand-(Juc eut à repousser dix attaques. Sur la rive cauchc de la Wierprz, von Mackensen fit de iéeers progrès vers le nord dans le district rt'Izdebno, près de Krasnostav, mais les Russes réussirent,à repousser l'avalanche; sur la rive droite de cette rivière les Allemands souffrirent de fortes pertes au cours d'une attaque contre les positions russes sur la Wolica, où ils laissèrent des cadavres par centaines. Au nord, von Hindenburg continue son offensive contre Tuckum et Alt Autz, et il y fit | valoir ses forces de cavalerie, mais à l'est de Popeliany il laissa environ cinq cents prisonniers entre le:; mains des Russes. A Przasnysz * le maréchal " Vorwârts " eut plus de succès, car il força nos Alliés à se concentrer sur des positions situées plus près de la Narew, et à reconstituer leurs lignes sur la rive gauche de la Vistule. Par contre, sur le Dniéster, l'archiduc se fit administrer une nouvelle raclée dans laquelle il perdit deux mille prisonniers. Suivant des opinions allemandes, lés troupes du Kaiser auraient commis une faute en avançant au-delà de la San. Car, se rendant compte du peu d'aide qu'ils recevaient de leur allié autrichien, elles ont diminué la force de leurs corps-d'armée et les ont répandus de la Pologne jusqu'en Bukovine; ces corps, suffisamment groupés, pouvaient s'entraider efficacement, mais dans la croyance que les Russes étaient achevés, les Allemands ont cru pouvoir diviser leurs combinaisons groupées qui ne seraient, paraît-il, fortes que de trois corps d'armée. Dans ces conditions il semble difficile, si pas impossible, que les Allemands, même s'ils vainquent les Russes, répètent les mouvements considérables qu'ils ont exécutés jusqu'ici. C'est ainsi qu'après leur échec devant Lublin, ils se sont trouvés dans l'alternative de marcher contre des forces supérieures russes avec des troupes affaiblies, ou de se retirer, abandonnant de façon lamentable leur campagne on Galicie. Sur le théâtre de la guerre dans l'ouest la situation reste inchangée, bien qu'à divers points de la ligne les Allemands aient tenté de prendre l'offensive. Une forte attaque à l'ouest et à sud-ouest de Souchez fut repoussée et une autre tentative en Argonne, à St.-Hubert, a eu le même sort. Les Italiens ont eu de petites rencontres avec les Autrichiens-dans le Tyrol et dans le Trentin, ainsi qu'en Carniole, tandis que sur l'Isonzo la situation reste !la même. Suivant' un télégramme de Rome au " Petit Parisien " un sous-marm autrichien, parti de sa base, à Pola, n'est plus rentré et on suppose qu'il a été coulé. Un sous-marin anglais, opérant à Constan-tinople, a eu plus de succès. Après avoir traversé les Dardanelles, il-est allé couler, dans !a mer de Marmara, deux vapeurs, l'un à Medunia, et Fautre dans le port de Haidar Pacha, ainsi que deux barges. Une torpille lancée contre un steamer en déchargement au quai Tophanch à Constantinople, manqua son but mais alla frapper le quai, qui fut détruit sur une longueur de deux cents mètres. Les sous-marins allemands, occupés à un autre genre d'exercises, ont également fait parler d'eux. Le vapeur " Orduna," jaugeant 15,000 tonnes, qui avait à bord de nombreux Américains, fut attaqué près de la côte d'Irlande par un sous-marin allemand. Le capitaine qui avait aperçu le pirate, manœuvra habilement et parvint à éluder lés Allemands, qui en désespoir de cause, lancèrent plusieurs pbus sur le vapeur, mais aucun ne toucha le but. Celte attaque a produit dans le. public américain une émotion profonde, et il ne faut pas douter qu'elle précipitera la décision du président Wilson. Rien n'est sacre pour un... boche ! Vingt et une religieuses—des Augustines hospitalières—ont été obligées, par les Allemands, à abandonner le couvent qu'elles habitaient à Anvers. Par la Hollande et l'Angle-,flrre, elles sont parvenues—accompagnées de 'Çur aumônier, M. l'abbé Beck—à gagner la Jrance, où elles vont continuer à soigner les Nessés militaires. A son passage en Hollande, l'aumônier a ^conté à un correspondant du " Tijd " un acte Presque incroyable de brutalité allemande :— Ln soldat belge, soigné à l'hôpital, sentait te mort venir. Il pria une des soeurs de faire Part à l'aumônier de son désir de recevoir les ^erniers sacrements. Lorsque le prêtre entra jtens la salle, un officier lui cria : " Zuriick ! " l&n arrière!). Le prêtre fit remarquer qu'il ^portait le Saint-Sacrement à un moribond. V#rS Ce*a 118 Pr°duisit aucune impression sur officier, qui vociféra: " Qu'est-ce? En arrière, ous dis-je. Revenez ici quand je n'y serai His!" Et le prêtre fut obligé de quitter la LA " LIBRE BELGIQUE." LES HUNS ET LES AUTRES Les Allemands, en arrêtant l'avocat de Brabandere, ont cru mettre la main sur le patriote responsable de l'édition de la "Libre Belgique," le seul journal paraissant au pays occupé qui soit digne de tous les éloges et de l'admiration de tous les Belges. Or, la seule personne responsable se trouvait en Hollande, tout dernièrement. Elle a eu une entrevue avec un de nos confrères des " Nouvelles." Voici en quels termes la conversation est rapportée :— " Et nous venons d'avoir à nouveau la visite du directeur de la ' Libre Belgique ! ' 1 ".Il paraît, nous a-.t-il dit, que les Allemands se sont encore occupés de moi. Après avoir mis ma tête à prix pour 'iô.OOO francs, ils viennent de diminuer à 15.000 francs la récompense promise à qui me livrera mort ou vif. C'est encore beaucoup et c'est me faire trop d'honneur. " Mais voudriez-vous dire à vos lecteurs que depuis la dernière fois où vous avez bien voulu parler de notre journal—il y a de cela près de deux mois—nous n'avons pas cesse de paraître à raison de deux numéros par semaine. Nous nous sommes jurés de dire la vérité en Belgique et de continuer à y parler ' librement,' malgré toutes les interdictions, ou plutôt à cause des interdictions. Nous voulons faire sentir que la nation n'est pas soumise, qu'elle vit au contraire, d'une vie intérieure ardente, depuis l'occupation et qu'elle conserve intactes, purifiées et non. diminuées par l'epreuve, toutes les qualités de fierté et de noblesse qui la faisaient grande avant la guerre, qui l'ont créée héroïque pendant la tourmente, qui font que vous la retrouverez au jour béni de la paix haute et digne de tout l'amour -contenu que vous aurez accumulé pour elle. Nous avons voulu faire sentir aux lourds et grossiers officiers de Gôrmanie qu'ils ne tueront pas UyTenspiegel, l'esprit, et Nele, le coeur de la mère Flandre, pas plus que l'immortel Tchantchet dont le rire sonore et saicastique trouve chaque jour, dans leur orgueil épais et leur vanité de parvenus, de nouvelles raisons de fleurir par toute la Wallonie." La 'Libre Belgique ' paraît depuis plus de six mois à raison de 5.000 exemplaires par numéro, que nous distribuons soigneusement et gratuitement à tous ceux qui ' doivent ' la lire. C'est parce que le journal ne se vend pas, parce qu'il n'existe donc aucun moyen d'eu découvrir la source, qu'il est insaisissable. Quand on le cherche à Bruxelles, il paraît à Liège; "quand on le cherche à Liège, il paraît à Anvers ou à Gand ou à Namur, si pas à Mons ou à Tournai... " Nous avons aujourd'hui la confiance du peuple qui compte sur nous, qui a besoin de nous, envers lequel nous avons contracté, tacitement, des obligations morales plus solides que les ' chiffons de papier ' de celui qui nous a méconnus, au point de ne pas savoir que le chemin par la Belgique était le plus long pour aller en France "C'est* pourquoi nous continuerons de paraître, quoi qu'il arrive. Nous voulons être pour l'Allemagne l'hydre de la liberté, dont les têtes immédiatement seront remplacées par d'autres si l'on parvient à les couper, car nous sommes prêts à tous les secrifices, et nous savons que d'autres prendront nos places si nous les laissons vides. Nous voulons que l'on puisse dire que jamais, même sous la plus effroyable tyrannie, la Belgique n'a pas perdu ce qui constitute son plus beau titre de gloire: son franc-parler !..." decouverte de tableaux anciens. On vient de découvrir, sous des couches de badigeon, de très intéressantes peintures murales dans les vastes bâtiments claustraux de l'ancien couvent des Dominicains, situés le long de la Lys, à Gand, non ;loin de l'église SaintrMichel. Ce sont deux panneaux de 5 mètres sur 2 m. 50, représentant l'un la dernière " Cène du Christ," l'autre le "Repas de saint Dominique." Us décoraient }e réfectoire du couvent.Ces panneaux, déjà complètement dégagés, ont été prudemment nettoyés et avivés par MM. F. Coppejans et J. Cornelis qui se sont acquittés de cette tâche périlleuse avec dextérité. Mutilés (surtout la " Cène ^), amortis, comme ils le sont, ils restent encore d'un effet décoratif superbe ; il y a dans le " Repas de saint Dominique" une symphonie de noirs et de rouges atténuée par des jaunes clairs, les blancs de jadis, vrai régal pour un œil délicat. les tramways anversois. La Société anonyme des Tramways Anver-sois a publié l'avis suivant :— " Les pièces de 10 pfennig et de 50 pfennig n'étant pas divisibles en pièces de 5 centimes (parce que le mark a une valeur de 1.25 francs) il est nécessaire que les voyageurs qui paient au moyen de pièces de lu pfennig et de 50 pfennig ajoutent 5 centimes, afin qu'on puisse leur rendre plus aisément la monnaie. Exemple: Un voyageur demande un billet cle dix centimes; il doit, s'il paie en pfennig, donner 20 pfennig sur lesquels le receveur doit lui remettre 15 centimes. S'il paie au moyen d'une pièce de 50 pfennig, il doit ajouter une ! pièce de 10 pfennig de façon à présenter une somme de 75 centimes. Pour un coupon de 15 centimes, le receveur doit rendre au voyageur 60 centimes (ou, si possible, 40 pfennig et 10 centimes). " Lorsque le voyageur n'a pas la petite monnaie nécessaire pour parfaire la somme, une pièce de 10 pfennig sera considérée comme valant 10 centimes, 50 pfennig comme 60 centimes."— A l'occasion de la fête nationale, le 21 juillet, tous les marchands de Bruxelles, les grands brasseurs, etc., avec une unanimité remarquable, ont décidé de laisser leurs volets fermés en siime de -deuil. QUE FAIRE? Quelqu'incroyable que cela paraisse, il y a des Belges exilés en Angleterre qui s'ennuiént. Ils remplissent, nous écrivent quelques-uns d'entr'eux, tout lèur devoir patriotique. Ils sont trop vieux pour se joindre à nos héros de l'Yser, ou mariés avec enfants, mais ils n'oublient nullement qu'ils ont des obligations à l'égard de l'armée. Us envoient du linge et des cigarettes à Mme Maton, ils expédient des colis postaux à nos prisonniers en Allemagne et des journaux à nos internés en Hollande, et ils récoltent des pennies pour secourir nos frères malheureux restés au pays. Beaucoup collaborent directement à quelqu'une des innombrables œuvres qui ' se sont organisées avec une rapidité si surprenante sur le sol hospitalier de la Grande-Bretagne. Dans les petites villes, ils font partie des comités belges qui s'essaient avec succès à répondre à l'instinct sociable de nos compatriotes; ils mettent sur pied des thés, des conférences, voire des expositions. Cependant, toute cette activité ne suffit pas à remplir leurs journées, et, malgré la lecture, dans laquelle les journaux (pas toujours encourageants) occupent la première place, il leur reste des heures d'inactivité dont la longueur les désole. Pendant les premiers mois de l'exil, cette inactivité forcée n'était pas trop lourde à porter. La nouveauté des situations, les événements dramatiques de la guerre, l'espoir de rentrer au pays après qûelques mois, contribuaient à faire courtes les journées. Tout cela a disparu aujourd'hui. L'exil est devenu comme normal; le conflit armé dont l'indépendance de la Belgique est l'enjeu a pris le caractère d'une guerre d'usure, d'une lutte entre puissances industrielles et financières, le retour apparaît encore comme lointain et ne pourra peut-être s'effectuer avant le printemps ou même l'été de 1916. En outre, beaucoup d'exilés ont pris contact avec la vie anglaise et le sentiment de leur inutilité, pour relative qu'elle puisse être, ne leur semble que plus aigu au milieu d'un peuple qui travaille. Et après avoir épuisé toutes les tentatives pour trouver à s'employer, voire sans aucune rémunération ; après des essais malheureux pour s'improviser, sans les connaissances pédagogiques indispensables, professeur de langues; après d'être définitivement convaincus de l'impossibilité inéluctable, de prendre place dans les rangs des Anglais qui se rendent utiles à leur pays ou à notre cause commune, certains réfugiés s'adressent à nous et nous posent cette troublante question: Que faire? Evidemment, le problème est complexe, et nous ne prétendons pas le résoudre. Nous en appelons plutôt au sage avis des Belges qui ont pu y fournir une réponse ijour des cas particuliers, ou qui ont déjà pu le discuter grâce à des éléments d'appréciation plus nombreux que ceux dont nous disposons. Mais ce que nous pouvons faire en toute humilité, c'est de proposer un conseil, qui ne servira peut-être pas 'tous nos compatriotes, mais qui pourra être utile à certains d'entr'eux. L'essentiel, pour tout le monde, c'est d'abord, de se débarrasser de la notion exagérée du " provisoire " de la situation, qui a déjà fait avorter tant de bons projets et qui encourage beaucoup trop le désœuvrement—tant en Angleterre, du reste, qu'en Hollande, en France, en Suisse et en Belgique. Sans doute, nous savons tous que le sort qui nous est fait est essentiellement temporaire, mais ce serait une dangereuse illusion de croire qu'il se modifiera dans un avenir immédiat. La véritable sagesse est donc de tenir compte de cette probabilité, de s'en inspirer sans tarder, d'établir ses projets dans l'hypothèse où notre séjour ici devrait encore se prolonger pendant une année par exemple, et tirer le meilleur parti possible de la situation. Dès lors, que tous ceux des Belges exilés qui, après avoir rempli leur devoir à l'égard de la Patrie, de l'armée et de leurs compatriptes malheureux, sont encore insuffisamment occupés, fassent un retour sur eux-mêmes et, interrogeant leur passé, se. demandent s'il n'est pas tel projet qu'ils ont formé dans leurs .jeunes années, tel désir qu'ils ont nourri autrefois, et qu'ils n ont jamais pu réaliser " faute de temps " ? Presque tous répondront affirmativement à cette question. Et alors nous leurs dirons: FJieure est venue de réaliser ce projet oublié, à condition que vous ayiez assez d'empire sur vous-même pour faire abstraction un instant des conjonctures extérieures et pour vouloir fermement ce que vous désirez. Repoussez hardiment les suggestions de votre cœur qui vous pousse à l'attente inactive, oubliez pendant quelques heurés que vous êtes un fils de la Belgique meurtrie, assoiffée de justice et de vengeance, isolez-vous des bruits du dehors. Puis renouez les fils de quelque trame ancienne dont la lutte pour la vie est les préoccupations de l'âge mûr ont obscurci le dessin, reprenez les généreuses illusions de votre jeunesse, redevenez étudiants ou même écoliers. Là est le salut. Vous n'avez rien à faire? Apprenez ! L'ennui issu de l'oisiveté vous tenaille? Sortez de la poussière les anciens livres et poussez plus avant! Imaginez que J'exil n'est qu'une vacance studieuse, une oasis inopinément ouverte dans votre existence par une volonté supérieure, prenez les choses, non seulement du bon côté, mais du côté utile. Songez que vous vous trouvez débarrassé malgré vous des préoccupations qui doivent assurer votre existence matérielle et dont, si vous parvenez à oublier la cause de cette situation, vous pouvez tirer de grands avantages. La barrière linguistique, vous l'avez, au bout de dix pois, surmontée. Et aucun pays peut-être, comme l'Angleterre, n'offre un champ plus vaste à votre libre initiative. Il n'est pas de ville, ici. qui ne possède une université, un institut technique, une bibliothèque, un centre de savoir. Et si vous avez fixé votre vouloir, il n'est pas un de nos généreux hôtes qui refusera de vous aider. N'oubliez pas que si vous étiez en Belgique vous seriez probablement sans travail et qu'en outre vous auriez peut-être faim. Et rappelez-vous bien que les moindres éléments d'une activité spécialisée que vous exercerez aujourd'hui constitueront des acquêts qui, souvent par des voies détournées, vous viendront à point dans les luttes nouvelles de demain, et vous apporteront le seul bonheur qui compte, celui issu du tra-vaiL F. D. R. UN "DISCOURS INTELLIGENT." que signifie? Sous le titre: "Un discours intelligent," la " Gazette de Francfort " publie un article qui vaut d'être relevé:— La session du Landtag prussien, dit cette feuille, sera close jeudi prochain et la nouvelle session ne sera pas convoquée avant l'automne.. La date pourrait dépendre de la marche des événements militaires. Le " Her-renhaus," à qui il restait moins à faire encore qu'au Landtag, a tenu aujourd'hui sa dernière séance et elle a été close par le président, M. von Wedel-Piesdorf, qui fut de 1880 à 1890 un excellent président du Reiehstag, plus tard, pendant longtemps, ministre de la maison royale, en un discours qui s'est caractérisé avantageusement par l'absence des exaggéra-tions de maints autres discours et qui, tout en manifestant un patriotisme ferme et confiant, ne perd pas de vue que les décisions finales doivent encore se produire. C'est là un fait que, de plus en plus, beaucoup de politiciens et de partis négligent, lorsqu'ils pensent, pour des raisons diverses, ne pas pouvoir assez rapidement établir, jusqu'au moindre détail, ce qui doit être obtenu en toutes circonstances, lors de la paix future. Le président de la Diète a dit simplement : Nos armées ont remporté avec une bravoure pleine de sacrifices des victoires qui nous remplissent de la certitude que nous obtiendrons une paix honorable, telle que nous le souhaitons tous." L'assemblée a accueilli ces paroles par des applaudissements et, en fait, elles indiquent le minimum de ce que tous, sans distinction de partis ou d'intérêts économiques, souhaitent et espèrent avec confiance. Et le président continua: La forme de cette paix est dans les mains de Dieu. Et si elle est à prévoir lors de notre prochaine réunion, c'est ce qui se soustrait encore à notre jugement. Par ces paroles, il et reconnu (ce qu'il semble que tous ceux qui .se livrent actuellement à des manifestations politiques ne font pas) qu'en dépit de la résistance héroïque de nos troupes à l'ouest et de l'apparente et incessante marche victorieuse des armées alliées à l'est, la situation militaire et politique offre cependant encore des difficultés, qui, nous en avons la certitude, seront surmontées, mais empêchent cependant d'établir dès maintenant des programmes qui ne pourront l'être raisonnablement qu'après qu'on aura vaincu ces difficultés. Il y a encore autre chose à méditer dans le discours de M. von Wedel-Piesdorf: On dit souvent que nous devons obtenir une paix qui nous garantisse contre le retour d'agressions pareilles à celle que nous subissons actuellement. Selon ma conviction, il n'existe pas de paix de ce genre. Plus nous sortirons grands de la lutte, plus grand sera l'effort de ; nos adversaires pour nous arracher par une nouvelle coalition ce que nous aurons conquis. ] Notre sécurité ne repose que dans notre propre force et dans le maintien et la culture de l'esprit avec lequel nous sommes entrés dans cette guerre et par lequel nous avons vaincu jusqu'à < présent. C'est là un discours rempli d'intelligence ] politique, plein de confiance, mais dépourvu de jactance. j Si nous comprenons bien, cela signifie: nous i allons tâcher d'obtenir la paix, nous essaie- : rons d'obtenir que l'on tienne tout ce qui s'est passé pour non avenu et nous recommencerons à nous armer pour reprendre bientôt ce ' qui ne nous a pas réussi maintenant. Nous avons vu souvent au cirque l'incident du clown disant à l'Auguste: "Nous allons boxer. Quand je dis: on commence, on com- ; mence; quand je dis: halte, on cesse." Et i Auguste de recevoir des taloches auxquelles il « ne parvenait pas à répondre, son adversaire arrêtant le combat chaque fois qu'il lui avait < décoché un coup. Malheureusement pour eux, les Allemands n'ont pas à faire à des Augustes ; naïfs. En tous cas, le ton de ce discours et celui du commentaire de la " Gazette de Francfort " sont bien moins enthousiastes que les clairon- • nades de naguère et n'est-il pas caractéristique ] que cette modération s'exprime au cœur de la ; Prusse, alors que les Bavarois et leurs diri- i géants royaux se livrent à des péans qui ne 1 sont plus de saison? la voix de la patrie. La voix de la Patrie, c'est la voix du cœur. Elle résonne en nous, en quelque lieu que nous soyons ou que nous vivions. Qui eût pensé, pour la démonstration de cet axiome, ' que des Belges habitant le fin fond de l'Asie, l'extrémité de la Perse, eussent répondu à 1 l'appel que le pays adressait à ses enfants le 4 août 1914? ' L'électrisation des âmes a été universelle; j le fluide mystérieux qui met en communica- ' tion constante avec leur Mère les fils d'une K même famille a révélé sa toute-puissance pour ' les Belges que les nécessités économiques de * la vie avaient momentanément exilés. Témoins ces compatriotes arrivés récemment des ( lointains plateaux iraniens pour apporter 1 spontanément à la Nation sanglante l'ardeur de leur patriotisme et la vaillance de leur ' bras. ' Agés de 28 à 37 ans, ils sont six que rien ne ( rebuta, ni les misères d'un voyage dispendieux i et sans fin, ni l'abandon d'une existence ' certes laborieuse, mais productive et féconde. 1 L'un d'eux, fonctionnaire d'élite, fut appelé * au palais du gouverneur au moment où il ' s'apprêtait à quitter l'empire du Shah. — Gomment, s'écria le gouverneur, faisant 1 allusion à la ruée des Allemands sur notre i pays et aux crimes sans nombre perpétrés par 1 eux, c'est cela votre civilisation, à vous autres, 1 Européens? Eh! bien, gardez-la pour vous, 1 nous n'en n'avons cure; nous préférons de \ beaucoup la nôtre. Le fonctionnaire fit remarquer à son fas- ' tueux interlocuteur que l'Allemagne n'était s justement pas l'Europe. — Je m'en doute un peu, répondit le gouverneur; on dit régulièrement ici que le Kaiser est un " faux prophète," c'est-à-dire un imposteur, un usurpateur de la majesté d'Allah pour les plus grands maux des hommes. Mau- i dits soient les faux prophètes ! ajouta-t-il, dans i un ricanement cynique. i Et il tendit la main à notre compatriote:— \ -Soyez fort dans la mêlée, dit-il en ma- 1 nière d-'adieiL, LE PAPE ET LA BELGIQUE. mise au point d'une ■ interview. I. Son Eminence le cardinal Gasparri vient i'adresser à M. Van den Heuvel, ministre de Belgique au Vatican, la lettre suivante, que nous reproduisons in-extenso, d'après le " XXe Siècle," et qui précise la pensée du Saint-Père au sujet de la violation de la neutralité belge :— Vatican, 6 juillet 1915: Excellence,—Je n'ai pas manqué d'accorder toute mon attention au mémorandum que m'a remis Votre Excellence avec son estimée Note iu 30 juin dernier, et j'ai l'honneur de Lui communiquer aujourd'hui les observations pie l'examen de celle-ci m'a suggérées. Comme Votre Exceillenc • le sait très bien, le Saint-Siège ne reconnaît aucune autorité à la version de M. Latapie. Celui-ci, ainsi lue je l'ai déclaré dans mon interview avec le rédacteur du " Corriere d'Italia," n'a dans aucun passage de son article reproduit exactement la véritable pensée du Saint-Père, en plusieurs il l'a complètement dénaturée, et d'autres enfin sont inventés de toutes pièces. 3i le Saint-Père dénie toute valeur à la relation de M. Latapie, il est clair qu'à plus^forte raison cette dénégation s'étend aux propos lu'il peut avoir tenus sur le mêm« sujet? Il ne peut du reste échapper à l'esprit pénétrant de Votre Excellence que la pensée du Saint-Père doit être cherchée dans ses actes publics et officiels, et non dans des publications ou récits faits par des particuliers; la passion politique fait souvent mal comprendre ies paroles entendues et celles-ci répétées ensuite de bouche en bouche, finissent 'par prendre des proportions fantastiques. Cette observation générale constituerait par îlle seule une réponse complète aux réflexions contenues dans le mémorandum susdit. Mais >ar un sentiment de spéciale déférence pour Votre Excellence je ne fais aucune difficulté pour discuter en détail les uivers points qui m forment l'objet. 1. Relativement'à la neutralité de la Belgique, je dois confirmer à Votre Excellence de a manière la plus catégorique que le Saint-Père n'a pas donné à M. Latapie la réponse lue celui-ci a osé imaginer et relater dans son article. Voici la vérité à ce sujet:— Le chancelier de l'Empire allemand, M. de Bethmann-Hollweg, a déclaré ouvertement, le V août 1914; en plein parlement, qu'en enva-lissant le territoire belge, l'Allemagne violait a neutralité de la Belgique contrairement aux ois internationales.. D'ordinaire, dans les con-ïts actuels, une partie accuse, l'autre nie, et e SaintrSiège, qui ne peut faire la lumière au noyen d'une enquête, se trouve dans l'impos-ûbilité de se prononcer. Dans le cas présent, iu contraire, le chancelier allemand a reconnu jue l'invasion de la Belgique était une viola-ion de la neutralité contraire aux lois inter-lationales, quoiqu'il la déclarât légitimée par a nécessité militaire. L'invasion de la Belgique se trouve, par conséquent, directement jomprise dans les paroles de l'allocution con-jistoriale du 22 janvier dernier par lesquelles e Sainte-Père réprouve hautement toute injus-ice de quelque côté et pour quelque motif lu'elle soit commise. Dans l'intervalle, il est .rai, l'Allemagne a publié quelques docu-nents de l'état-major belge dont elle s'est proposé de tirer la preuve qu'antérieurement i la guerre, la Belgique avait manqué aux levoirs de la neutralité et que, partant, celle-,-i n'existait plus au moment de l'invasion. [1 n'appartient pas au Saint-Père de trancher jette question historique et pareil jugement l'est pas nécessaire à son but. Même si on idmettait le point de vue allemand, encore ■esterait-il toujours vrai de dire que l'Alle-nagne, de l'aveu du chancelier, pénétra dans e territoire belge avec la conscience d'en ridler la neutralité et, par conséquent, de com-nettre une injustice. Cela suffit pour que cet icte doive être considéré comme directement îompris dans les termes de l'allocution pont.i-icab.2. Relativement au cardinal Mercier, M. latapie attribue au Saint-Père les paroles aiivantes: " Je vais vous étonner. Le cardinal Vlercier n'a jamais été arrêté ; il peut circuler somme il l'entend dans son diocèse." Si M. latapie avait voulu être exact, il aurait dû )arler comme ceci :— Le cardinal Mercier n'a pas, en fait, été arête si l'on prend ce mot dans son sens propre. jQ Saint-Siège fut induit à le croire et pour jette raison il se hâta de protester par une îote officielle adressée au ministre de Prusse e 10 janvier dernier. Mais depuis il dut reconnaître que cette protestation n'était pas ondée en tant qu'elle concernait une arresta-ion proprement dite du cardinal Mercier. L'éminent cardinal fut-il au moins détenu, >u retenu ou gardé dans son palais " pianto-îato " ? Le matin du 4 janvier dernier, M. ron Strempel, aide de camp du gouverneur-;énéral de Bruxelles, apporta une lettre du :ouverneur au cardinal Mercier; il avait l'or-ire d'attendre la réponse. A bon droit le car-linal se réserva la faculté de répondre plus ard, vers la soirée, afin d'avoir le temps de la éflexion. Malgré l'invitation pressante mais ourtoise qui lui fut faite par le cardinal de 'éloigner et de revenir ensuite prendre la ré-)onse, l'officier resta au rez-de-chaussée du >alais archiépiscopal, gardant son automobile lans la cour. Vers l'heure du déjeûner il se endit en ville. Revenant ensuite dans l'après-uidi, il prit la lettre et partit. Tel est plus ou noins le fait. Si on veut l'appeler détention, étention, " piantonamento," peu importe au >aint-Siège; ce qui est certain, c'est que le Îaint-Siège, mis au courant de ce qui était Trivé, ne manqua pas de faire ses observations u ministre de Prusse. (A suivre.) — Que signifie? Les civils allemands résidant à Anvers ont eçu avis il y a quelques jours, que s'ils dési-aient rentrer en Allemagne, leur gouverne-aent leur accorderait la gratuité de transport our eux, leur famille et leur bagage, jusqu'à a. date du 15 juillet. Bon voyagei ECHOS. Le culte pieux aux héros tombes pour la patrie. Rappelons que des manifestations auront lieu demain aux cimetières de: Brompton, Richmond-road, S.W. (Earl's Court), et de St. Mary's, Kensal Green. Pour ceiie de Brompton Cemetery, réunion à 9 heures à la station d'Earl's Court (Métropolitain) et pour celle de St. Mary's Cemetery, Kensal Green, à 9 heures également, Edgware-road, station de l'Underground. Dans le Gloucestershire. La fête nationale belge dans le Gloucestershire sera dignement célébrée. A l'initiative d'un comité belge composé de MM. De. Volder, Marinus, Mat, Radoux, Van Bristom, Van Luppen, Vervoort et Léon de Nave, et sous le patronage des autorités officielles du comté, un magnifique concert sera organisé à Glou-cester.Quant au programme, il sera publié sous forme de livret avec texte anglais et français ou flamand; un magnifique dessin de Fritz Van Luppen, l'artiste peintre anversois, ornera la couverture et constituera un souvenir unique de la fête. D'autre part, le drapelet aux couleurs belges sera vendu dans tous les centres importants du comté; tout fait prévoir un grand succès et une recette importante au profit des Croix-Rouges anglaise et belge. La fete nationale belge a Uppingham. Le 21 juillet, la Croix-Rouge de Belgique organisera à l'Oddfellows' Hail d'Upping-ham, un grand concert au profit de l'ambulance de l'héroïque Mrs Knocker qui, aidée par Miss Chisholm, secourt les blessés belges près de la ligne de feu. On connaît les dangers que bravèrent ces daines à Pervyze où leur hôpital miniature fut bombardé par les barbares. Albert 1er, voulant reconnaître leurs grands mérites, les décora de l'ordre de Léopold. Le concert d'Uppingham est donné par la cantatrice Mrs S. E. Brown, le violoniste M. Fricker, et le pianiste Sydney Vantyn, le grand virtuosé qui depuis tant d'années est professeur au Conservatoire royal de musique de Liège et de la Scola musiese de Bruxelles. A la Cathedrale de Westminster. Tous les Belges sont invités à la célébration de l'anniversaire de la déclaration de l'Indépendance de la Belgique à la cathédrale de Westminster, le mercredi 21 juillet. Y cette occasion la duchesse de Vendôme, la princesse Marie Louise et le prince et la princesse Napoléon (princesse Clémentine dé la Belgique) se rendront à la cathédrale, pour la Messe' pontiiicale qui sera colébrée par- Mgr De Wachter. la banque centrale anversoise. Nous recevons la lettre suivante:— Bournemouth, 19 juillet 1915. Monsieur le Directeur de la Métropole. Monsieur, Je vous prie d'insérer dans votre estimable journal que l'article de la " Belgique " concernant la reprise de la Banque centrale an-versoise par la Deutsche Bank (votre article de ce jour) est erroné. Je sais de la meilleure source que ce bruit est faux. Hélas, on accepte trop vite les rumeurs concernant les firmes et établissements belges dans la partie occupée. Cela est déprimant et dangereux. Agréez, monsieur le directeur, avec mes re-merciments anticipés, l'assurance de ma parfaite considération. EDGARD BIART, d'Anvers. * * ♦ Il nous paraît, en effet, plutôt invraisemblable que la Deutsche Bank aillé se livreT avant que le sort des armes ait décidé du sort de l'Allemagne, de la. reprise d'une banque en Belgique. Mais pour qui sait les attaches allemandes de la Banque centrale anversoise il n'y aurait rien d'étonnant que cette opération se fît en cas de succès de l'Allemagne. La besogne serait à moitié faite. Ceci pour répondre au reproche que semble nous adresser M. Biart et pour la tendresse qu'il manifeste pour les firmes et établissements belges de la nuance de la Banque centrale anversoise. U y en avait trop en Belgique et quoi que cela puisse paraître déprimant et dangereux pour quelques-uns, nous sommes bien décidés à les démasquer. Demain on sera Belge tout court ou on ne sera rien. Quelque déprimant que cela puisse être, il faudra bien d'y résoudre. Le public belge nous aidera, quoi qu'on fasse^ à veiller à ce que la fortune publique soit contrôlée par des Belges. on demande des ouvriers dans le royaume-uni. Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour Exchanges " (qui sont les seules autorisées par le gouvernement britannique de présenter des ouvriers belges aux patrons anglais), ont un grand nombre d'emplois à conférer, surtout dans le industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse se renseigner au bureau de postes do la localité. Des belges se trouvent dans les asiles de réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces asiles; d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du Travail à Aldwych Skating Rink. ""annonces. 9 penc« la ligne.—Joindre 1« montant sux ordres, s.r.p. DEMOISELLE belge, 25 ans, bonne famille demande place dame de compagn. ou pour un ou deuj enfants.—Ecrire C. V., Brook-street, Stotlold, near Baldock Herts. On demande dans famille belge, femme d< chambre belge sachant un peu couture et ayant bonne-référenoes.—Ecrire Solvyns, 89, Gipsy Hill, Upper Norwood, Toutes missions Belgique. — Lettres arec réponse 1 sh. timbres, express double prix.—A. Dutoit, Box 92, la Haye, Hollande. NOUS mettons vivement nos compatriotes en ;,'arde contre certaines acencee de placement d'employés, qui ne visent qu'à leur oscroquor de l'argent. Ne Tereez d« cautionnement ou de garantie qu'arec les références lea ph lérieuscsi

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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