La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1917, 02 Mei. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Geraadpleegd op 29 mei 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/nk3610ww4t/
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LA MÉTROPOLE i ONE PENNY I „ CIRQ CENTIME» ■ ^îîinïi VIJF CENT fcgni DIX CE!mME» PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Chancery Lanc, W.C.2 — Téléphoné : Holborn 212. ABONNEMENT 1 moii£3>h. ; 3 mois, 9 sh ■ g^ME^ANNEE MERCREDI 2 MAI 1917 No. 122 LA GRANDE GUERRE Nouvelle offensive française l'Amérique et les Neutres Calme sur le front britannique Bios alliés français ont repris leur of-HL;ve en Champagne, où ils ont atta- ■ |gS positions allemandes se trouvant B(ieu\ côtés du mont Cornillet; à ■Li jusqu'à Beine, plusieurs lignes H tranchées fortifiées ont été capturées H une profondeur de 500 à 1.000 mè-H, tandis qu'à l'est les lignes ont été ■facfes sur les pentes nord et nord-est R Haut-Mont jusqu'à la route de Nau- ■ à Moronvilliers. ■ Le mont Cornillet dont il est question H|,s ie communiqué français est le pre-Ker d'un chapelet de sommets continué H[ le Mont-Haut au signal de Nauroy, ■ point le plus élevé et le sommet 242 Hminant le village de Moronvilliers. Hins ce secteur la première position al-, Hœande se trouvait sur les ondulations Hisées et était formée par les bois or-Hnisés défensivement ; cette première Ksition était appuyée sur le chapelet sommets dont nous venons de par- ■ C'est cette série de hauteurs qui Hnstitue la véritable position. Au delà K le nord, par Nauroy et Moronvil-Hers le terrain s'abaisse progressivement jusqu'à la Suippe. ■Une seconde région boisée s'étend en-H les villages de Nauroy et Moronvil-Hrsjusqu'à la Suippe; mais il n'est pas ^fcbable que les travaux de défense y plient plus inexpugnables que ceux dé-^■enlevés par les troupes françaises. Le Mouveitfent, poursuivi vers le nord, au-H entre autres avantages, celui de décider le petit massif de Berru, plus ac-^Benté que le reste, mais dont les di-Hnsions ne dépassent pas quatre kilo-Hètres au milieu de l'intervalle entre Heine et Reims. ■L'expert officiel français remarque au Hjet de cette offensive que les lignes-Hinçaises ont presque atteint les fameu-H collines de Nogent l'Abbesse et de Hrru, d'où les Allemands bombardent Heims. ■Par suite de l'avance sur le Mont-Haut, tout le plateau de Moronvilliers en la possession des Français. L'ac-Bn locale a eu un plein succès et sera Hursuivie, à juger du tir d'artillerie qui Hitinue à rester très actif dans ce sec-ir.Sur le front britannique la situation 1 pas changé depuis hier. Nos alliés, fe avoir organisé pour la défense rs positions entre Monchy-le-Preux la Scarpe ont subi de pied ferme une ivelle contre-attaque désespérée des ffiiands. L'action d'artillerie reste s violente dans cette région. La question du ravitaillement en vils des puissances neutres de l'Europe, r l'Amérique, remue considérablement esprits en Suède, Norvège et Hol-Se, une restriction éventuelle par les its-Unis pouvant causer dans ces fs des crises fatales. Les Etats-Unis, effet, aidés en cela par la Grande-Bre-ïnei ont le droit de veiller à ce que les rïuits exportés dans ces pays n'aillent 'en Allemagne pour le ravitaillement 1 armée et de la population alleman-et dans ces conditions ils ont le M de n'y exporter que le strict né-saire et ainsi de les mettre à la ra-111 Les ministres de ces pays neutres Washington* ont eu des conférences ;c le secrétaire d'Etat pour les Affai- I étrangères, et lui ont déclaré que II que ces pays puissent avoir fait |s 'e passé pour fournir des vivres à "emagne, actuellement ils observent Creusement leurs contrats avec l'An-terre, que rien n'entre en Allemagne exception des produits autorisés par accords, que toutes les exportations mandes sont contrebalancées par des stations britanniques, de sorte que "déterre profite autant des arrange-#ts que l'Allemagne. firent ressortir également que pour ain>> articles ils dépendaient complè-ent des Etats-Unis et qu'un embar-Sllr les exportations américaines ou |essâtion complète éventuelle cau serait aux populations des souffrances considérables si pas la famine. Le département d'Etat examine actuellement la situation en collaboration avec les missions française et anglaise, La position du gouvernement américain, écrit un correspondant du Morning Post, est très simple. L'Amérique sent qu'elle a l'obligation morale de nourrir l'Europe neutre si cela peut se faire sans risques d'aider. l'Allemagne, mais en même temps elle se rend compte de quelle façon l'Allemagne a profité des importations des neutres, évitant ainsi la famine. Le gouvernement ' de Washington ne se laisse pas influencer par la sympathie et ne se laisse pas entraîner par des appels pathétiques. L'Amérique est partie en guerre pour gagner celle-ci et tout ce qui peut l'y aider sera fait. o—o Nos fonctionnaires contre la séparation administrative Une dépêche reçue par le gouvernement belge confirme l'arrestation par les Allemands de tous les fonctionnaires des différents ministères qui ont refusé de se prêter aux manœuvres de séparation administrative. Parmi les fonctionnaires arrêtés, on cite MM. : Sauveur, secrétaire général du ministère de l'Intérieur; Klompers, inspecteur général de l'enseignement moyen ; Nicolay, directeur au ministère de l'Intérieur. o—o La note de l'Espagne La note adressée à Berlin par le gouvernement espagnol est ainsi ctinçue : Dans la note du 6 février dernier, en réponse au gouvernement impérial, le gouvernement de Sa Majesté parlait du devoir impérieux qui l'obligeait à sauvegarder la vie de ses sujets et à faire que le cours de l'existence nationale ne fût pas interrompu par l'annonce de l'Allemagne d'adopter un nouveau régime de guerre sur une grande étendue des mers européennes. Le temps écoulé a démontré malheureusement que le gouvernement impérial n'a pas trouvé dans les sentiments d'amitié qui unissent nos deux pays les moyens de satisfaire les justes réclamations de l'Espagne, et n'a pas cru que la ferme, correcte et loyale attitude de neutralité que celle-ci a observée depuis le début de la guerre pût être un motif de considération devant les légitimes exigences d'un droit international violé. Les démarches réitérées du gouvernement de Sa Majesté, dans le but d'obtenir des assurances pour le trafic maritime et des garanties pour la vie des équipages, se sont brisées devant la décision inflexible du gouvernement impérial d'employer dans la guerre de tels procédés de violence inusitée qui, en prétendant rendre impossible la vie économique de ses adversaires, met en grand danger celle des puissances amies et neutres." La note examine ensuite le torpillage du San-Fulgencio et les conditions que Berlin prétend imposer pour le retour en Espagne des bateaux des ports «britanniques. " Le gouvernement impérial, en se bornant à affirmer qu'il maintient sa décision pour la défense de sa vie, ne doit s'étonner que, pour la même raison, l'Espagne doive appuyer son droit à défendre la sienne. Le gouvernement de Sa Majesté, malgré le résultat négatif de ses notes antérieures, veut encore espérer que le gouvernement allemand saura apprécier avec sérénité le sens et la portée de cette note et que ses actes seront inspirés désormais par le respect de la vie de nos marins et la sûreté de nos bateaux qui. font un commerce indispensable pour l'existence économique de l'Espagne." o—o Ils recensent la classe 1920 On mande de Berlin que les Allemand^ nés en 1900 ont reçu ordre de se faire inscrire immédiatement sur les registres du recensement militaire. En outre, le gouvernement projette de relever les troupes en faction sur les frontières suisse, hollandaise et danoise pour les remplacer par des hommes du service civil. Les effectifs ainsi libérés seront dirigés sur le front. Une lettre du cardinal Mercier Le Saint-Siège et les déportations L'Osservatore Romano du 27 avril publie une lettre du cardinal Mercier au -Pape, datée du dimanche de Pâques. L'archevêque de Malii.'s y entretient Benoît XV des déportations d'ouvriers belges et, répondant à une question transmise par la nonciature de Bruxelles, fait une distinction intéressante entre la cessation des déportations et le rapatriement des ouvriers déportés. En réalité, écrit le cardinal, les déportations ont cessé depuis la mi-février. T1 n'y a aucun doute pour nous, Très Saint-Père, que ce résultat considérable est dû à la haute et énergique intervention du Saint-Siège auprès du gouvernement impérial. Nombreux sont ceux qui ont pu, pour un instant, caresser l'illusion de contribuer ou d'avoir contribué à une telle atténuation de nos épreuves. Mais les dates établissent qu'elle est l'œuvre de Votre Sainteté, et je lui en suis profondément reconnaissant. Entre le 10 et le 14 février, le baron von der Lancken affirmait à S. E,. le ministre d'Espagne, marquis de Villalooar, que si des notables belges avaient voulu adresser un appel à l'empereur, cet appel aurait été écouté. De fait, le 14 février, une adresse partit pour Berlin signée desdits notables. Le cardinal de Malines figurait en tête des signataires. Elle se terminait par oette conclusion : Les soussignés, représentants des autorités religieuse, politique, judiciaire, économique et sociale du peuple belge, espèrent que Votre Majesté donnera les ordres nécessaires pour que la déportation de l'a classe ouvrière belge prenne fin et que les ouvriers exilés de leur pays soient rapatriés." • De leur côté, les quelques flamingants échevelés qui ont pris le titre de " Conseil des Flandres " se vantent, dans leur presse, que la cessation des déportations est une concession bienveillante qui leur a été faite par le pouvoir occupant. Mais la lettre que S. Em. le secrétaire d'Etat m'a fait l'honneur de m'écrire en date du 30 janvier établit à l'évidence que,' vers le 20 janvier, l'autorité impériale avait déjà promis à Votre Sainteté la fin des déportations et certaines mesures pour le rapatriement graduel.Ce point d'histoire est acquis. Il ne peut être contesté. En résumé, Très Saint-Père, la situation réelle doit se formuler ainsi : les déportations ont cessé depuis la mi-février, et c'est un-résultat énorme dont la Belgique ne saurait être" assez reconnaissante à Votre Sainteté parce qu'il ne faut pas considérer seulement la fin de la déportation de notre population masculine de chômeurs et non-chômeurs, mais encore le terme des angoisses qui torturaient moralement les familles épargnées jusqu'ici. Néanmoins, le rapatriement a été jusqu'aujourd'hui limité et les rapatriés semblent appartenir en majorité à la catégorie de ceux qui ne peuvent être utilisés pour les travaux de 'ennemi. Daigrïe Votre Sainteté ne point cei.ser de nous protéger. Son premier succès en fait présager d'autres. Nous les attendons avec une confiance filiale, et il m'est agréable d'ajouter que les familles qui souffrent encore de l'absence des leurs ne s'abandonnent pas au découragement. Nous leur avons dit et nous leur répéterons ce que le Père de la catholicité a fait pour eux, et au prix de quels périls et de quels sacrifices. Leur foi chrétienne les soutient, elles restert fidèlement confiantes dans l'auguste intervention de Notre Saint-Père le Pape. Très Saint-Père, daigne, agréer l'hommage de ma gratitude profonde, au nom de mes chers compatriotes et au mien, celui de. ma vénération et de- ma piété filiale, et: veuillez nous envoyer en esprit votre paternelle bénédiction. D.-J. Card. MERCIER, archevêque de Malines. o—o Une conférence des Scandinaves Selon un communiqué officiel, les chefs de cabinet et les ministres des Affaires étrangères des pays scandinaves se réuniront en conférence, à Stockholm, du 9 au 11 mai. Les ministres danois et norvégiens seront les hôtes du roi de Suède et ont été invités à résiider au château royal. La convocation de cette conférence est une nouvelle preuve des bonnes relations existant entre les trois pays et de leur désir commun de continuer leur collaboration dans le but de sauvegarder leurs droits et leurs intérêts de neutres et de se fournir un appui réciproque en prenant en commun des mesures économiques. Le ravitaillement belge M. Herbert Hoover, président de la Commission for Relief in Belgium, partira dans quelques jours pour Washington où il présidera les opérations de la même commission. Le travail sera poursuivi sous la direction de M. W.-H. Honnold, directeur en Amérique, et M. W.-B. Poland, de Londres, directeur en Europe. Les bureaux de Rotterdam restent sous la direction de M. W..-L. Brown. La commission, avec l'approbation des gouvernements alliés, enverra des vivres de Rotterdam en Belgique et en France,, par l'intermédiaire de ses représentants belges et français, et la distribution détaillée sera faite sous l'organisation excellente des .membres du comité national et du comité français. Les nouveaux comités espagnol et hollandais, comités neutres de protection du ravitaillement, sous le patronage du roi d'Espagne et de la reine de Hollande, représentés en Belgique par les ministres espagnol et hollandais, surveilleront l'entreprise en oe qui regarde la destination des vivres et la distribution de ceux-ci parmi la population civile. Pendant les trois dernières semaines, treize bateaux du ravitaillement sont arrivés portant 40.000 tonnes de vivres. La commission espère pouvoir continuer à ravitailler les territoires occupés. Le trafic anglo-hollandais Le Times (1er mai) annonce qu'une des malles-poste de la compagnie Zeeland (de Flessingue), qui avait reçu un sauf-conduit du gouvernement allemand, est arrivée lundi à Southwold, venant de Hollande. On se rappelle que dans son mémorandum de février dernier annonçant le " blocus " sous-marin de la Grande-Bre-__ tagne et de la Méditerranée, le Gouvernement allemand se déclarait disposé, " en vue des besoins du trafic continental de passagers, à ce que le droit de passage libre et sans obstruction fût accordé chaque semaine à un steamer hollandais à aubes dans chaque direction entre Flessingue et Southwold, à la condition que lesdits steamers à aubes ne traversent les zones défendues qu'en plein jour et qu'ils se dirigent sur le bateau-phare du Noord-Hinder, à l'aller comme au retour. Aucune mine allemande ne sera posée sur cette route." o—o Une manœuvre de l'Autriche Au moment où tous les journaux socialistes et libéraux d'Allemagne somment le gouvernement de faire connaître qu'il ne désire' aucune annexion dans cette guerre, il est intéressant de noter que l'Autriche-Hongrie, qui a été le plus actif instrument des menées pacifistes du Kaiser, revient sur les déclarations précédemment faites par le comte Czernin. Ce ministre, on s'en souvient, sous la forme prudente et facile à démentir d'une interview, affirmait que l'Autriche-Hongrie ne désirait aucune conquête. Comme le gouvernement allemand, en dépit d'une violente campagne de presse, ne s'est pas décidé à faire la même déclaration, le journal officieux de Vienne,, le Fremdenblatt, celui-là même qui avait publié l'interview du comte Czernin, publie" dans son numéro du 26 avril un curieux article où se montre bien la grossièreté des pièges tendus aux Alliés. Le Fremdenblatt cgmmence par mentionner la présence des socialistes austro-hongrois à la réunion du parti socialiste allemand à Berlin, dans laquelle les gouvernements ont été sollicités de déclarer franchement qu'ils renonçaient à toute annexion. Puis il ajoute le commentaire suivant, qui mérite l'attention : "Une déclaration à ce sujet peut paraître superflue, car le gouvernement austro-hongrois" a déjà répondu à plusieurs reprises à cette question. Cependant, si l'opinion publique réclame une nouvelle déclaration, il est permis de dire que notre monarchie n'a aucun dessein agressif à l'égard de la Russie et n'a pas l'intention d'accroître son territoire au détriment de la Russie." Il n'est pas inutile de rappeler que la guerre a été déchaînée en juillet 1914 par l'Autriche-Hongrie, précisément parce qu'elle voulait expulser des Balkans toute influence russe au profit du germanisme. La restriction du Fremdenblatt signifie donc que l'Autriche-Hongrie, tout en renforçant, et pour cause, à s'annexer des territoires russes, ne renonce aucunement à acquérir des régions balkaniques, ce qui serait bien pour la Russie la défaite morale et politique la plus dure. Un discours de Dernburg L'isolement de l'Al!emagne Le correspondant amstelodamois de la Daily Chronicle télégraphie à ce journal l'analyse d'un discours, remarquable à plus d'un titre, que Herr Bernhard Dernburg a prononcé dimanche-à Breslau devant le Parti progressiste populaire et qui est reproduit en bonne place par toute la presse allemande. Ce discours est tellement "avancé" qu'en présence des événements et des hésitations de Herr Bassermann devant la .question des réformes intérieures, il paraît viser rien moins qu'à donner à son auteur la direction des partis libéraux. Le Dr Dernburg fait un v i go u re u xa p p e 1 au sentiment du droit et de la liberté personnels". Il dit nettement que plus l'Etat remplit la vie, plus le citoyen a le droit de pren- • dre part à sa direction et de l'empêcher de s'occuper de ce qui ne le regarde pas. Il critique vivement toute injustice politique, toute iftégalité sociale, toute différenciation surannée de castes ; il demande énergique-ment que l'Allemagne fasse connaître ses buts de guerre et regrette que le îhancelier n ait cru devoir donner qu'une réponse évasive, au président Wilson. Il déplore ,l'isolement de l'Allemagne, fruit d'une éducation politique incomplète. Avec un égoïsme singulier, dit Dernburg nous nous sommes peu occupés de ce qu<, l'on pensait de nous à l'étranger. Nous nous contentions de faire ce que nous croyions être juste. Ce que d'autres en pensaient nous laissait indifférents. Nous prenions plaisir à rester en garde dans notre étince-lante armure au milieu de l'Europe centrale et, à un moment fatidique, nous nous sommes opposés aux tendances universelles d'un monde qui voulait la paix, tendances dont le but était d'ériger- des tampons d'arrangements mutuels, de tribunaux d'arbitrage, d'unions de peuples contre les différends politiques et le déchaînement de la guerre mondiale qui devait sortir d'un système d'ententes et de coalitions. Même si nous croyions que ces mouvements n'étaient pas désintéressés et sans arrière-pensée, nous n'aurions pas dû nous y opposer sèchement et brutalement. M. Dernburg se déclara partisan de l'introduction immédiate de la franchise en Prusse, d'un gouvernement parlementaire responsable, qui a donné d'excellents résultats en Angleterre, en France et en Italie, et qui ne diminue nullement la puissance de la Couronne. " Rien, dit-il, n'a fait une telle impression à l'étranger que la croyance que l'Allemagne est l'ennemie de la liberté." L'orateur a déploré l'isolement de l'Allemagne dans le monde et l'isolement du peuple allemand de sa politique intérieure, qui sont des phénomènes connexes. L'un dépend de l'autre. Si nous voulons la liberté intérieure et extérieure nous devons devenir des hommes droits et honorables qui regardent, non au-dessus d'eux, mais devant eux." Il ne faut pas, évidemment, accorder trop d'importance à ces déclarations du subtil juif de Darmstadt, dont le rôle ignominieux aux Etats-Unis est trop connu pour que nous y insistions. Mais des phrases comme celles qu'on vient de lire, et dont la censure n'aurait jamais autorisé la publication dans une Allemagne victorieuse, indiquent un trouble profond des esprits dont il convient de tenir compte. o—o Le Dieu allemand Voici comment, dans ses Dévotions de guerre, le licencié docteur Johann Rump établit que Dieu protège l'Allemagne: " Lorsque l'un de nos sous-marins,durant l'espace de quelques minutes, envoie au fond de l'océan trois vaisseaux anglais sans avoir lui-même à souffrir le moindre dommage, cette action héroïque, sans analogue dans toute l'histoire navale, est pour notre peuple chrétien un témoignage de son Seigneur d'en haut, qui lui dit ainsi, de la façon la plus manifeste : "Je suis avec toi. Ne le vois-tu pas? " Et voici, dans ses Prières de guerre, l'étrange invocation à laquelle se hasarde le conseiller de consistoire Dietrich Vorwerk : "O toi qui demeures là-haut dans ton ciel, par-dessus les chérubins, les séraphins et les zeppelins, envoie le tonnerre et l'éclair, la grêle et la tempête sur notre ennemi, et précipite-le au plus profond des trous creusés par nos obus! " Nombreux sont les théologiens qui s'accordent ainsi à proclamer, presque dans les mêmes termes, l'existence d'un Dieu "n'appartenant qu'aux seuls Allemands " et collaborant avec eux pour " permettre à la nature allemande d'opérer, une fois de plus, la guérison du monde ". Véritable " Dieu allemand " fabriqué à leur image par les nouveaux barbares, afin de " sanctifier " leurs dévastations sauvages et leurs crime* monstrueux.

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1919.

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