La métropole: journal quotidien du matin

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23 november 1918
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s.n. 1918, 23 November. La métropole: journal quotidien du matin. Geraadpleegd op 28 februari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/7p8tb0zq2n/
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LA MÉTROPOLE 10 CENTIMES! le numéro JOURNAL QUOTIDIEN DU MATIN 54, RUE NATIONALE, 54, ANVERS Samedi 23 meiremliffe 1318 LA RENTREE DU ROI à, ZO 3T3 TO, se © 13-® ^ /n,i V/inMr\\)& cnérinl dp. la « MêtroDole *) \i-S^ » V* ' ~ J - ~1 Grâco h u bienveillance du général p Drubbcl, qui a consenti à mctlro a la disposition do la presso anvorsoiso uno auto 1 du Q G- do la 2 D. A., - gracieuseté dont nous tenons à Io remercier la - P nous avons pu nous rcndro v&ndrcdi il Bruxelles et eu rapporter le compte-ron- » du do cette jouruéo magnifique. P Bruxelles en fête Jamais, croyons-nous, les rues do Bru» ^ xelles n'offrirent io spectacle d'imo foulo c aussi immense. Dans le;s rues pavoisées j o(i doit passer le cortégo royal, co iu> c sont quo des milliers et des milliers de ., spectateurs avides do voir et d'acclamer j les Souverains. , r La ville tout entière est là, entassée, (] écraséo, mais heureuso et ivro de joie. j( jLes tramways sont restés dans les dé- . / pôtts, les services publics chôment, los g omplovés ont pris d'office un congé c qu'ont n'eiit d'ailleurs pas oaé leur relu- j, ser. En dehors des artères où doit passer (, lo cortège des Souverains, la vie de la j; cité est suspendue. # l Le boulevard Botanique, avec ses ar- c brea chargés de grappes humaines, est prodigieux. C'est un océan de têtes, un ?, ontassement fou d'où émergont des échat- ( faudages et des échelles surchargées, des r plateformes croulantes do spectateurs, une accumulation da bannières. 1 Dans toutes los rues c'est la même > t fièvre do curiosité : de véritables murail* i los humaines quo les soldais areboutés sur leurs fusils cherchent ù contenir, des j pyramides d'êtres humains, des réverbô- [ res transformés en perchoirs, des grap- * pes do gens accrochés aux saillies des murs, dans des poses dangereuses, ou ] debout sur des lanterneaux trop faibles 5 pour supporter de pareilles charges. q C'est à la Porte do Flandre quo les à autorités communales se sont réunies pour recevoir les souverains. La tribune j; officielle drapée aux couleurs nationales ij est assiégée par la foule des conseillers t communaux, aux redingoies desquels se mê- L lent les tenues des officiers des armées g alliées M. Max est là on grand uniforme C avec Io collège, entouré ses collègues 1 des faubourgs. Des milliers et des mil- c liers da curieux assiègent le carrefour,les e youx fixés sur la perspective de la chaus- j sée de Gand par où doit arriver lo cor- tègo royal. Lo soleil brille do tout son a éclat. Et voici qu'apparaissent dans l'azur v semé d'or les avions belges et alliés. L'arrivée du Roi à la 1 porte de Flandre { A 11 heures, brusquemont, une rumeur s et des cris : Dans lo lointain de la cliaus-séo de Gand s'avance l'étincelantc chevau- i chéc. Précédé des gendarmes, voici eniin, ( Bplondido et majestueux, lo groupe éques- s tro du Roi, do la Reine et du prince Albert d'Angleterre, second fils du Roi i Georges, que suivent, à aheval aussi, lo i princo Léopold, le prince Charles,la touto 1 gracieuse princesse Marie-José, une svelte jbuuc £&« mawtoaïaiit, dor.L les boucles -blondes s'écihappont d'une toque jockey. P Lo Roi est on tenue do campagne et coiffé c du casque. Il est monté sur un cheval a blanc. La Roino porte avec grâce une amazono s gris porlo très simple avec la tjquo ce c soie bordéo d'uno ligne do fourrure. Lo princo Léopold est en tenuo d'officier do ligno sans ornement et le prince Charles en nniformo de cadet. do marine. M. îrtax s'est avancé au-devant du Roi et lui souhaito la bienvenue. Mais la a voix du bourgmestre est couverte par les t clameurs d'onthousiasmo qui ne cessent s do s'élever. Le Roi, penché sur l'encolure de son " cheval, répond ; s. " La Reine ot moi avons écouté avec émotion les éloquentes paroles du bourg- n mestre. C'est pour nous un jour hou- c roux dans notre existence quo ev'.ui où P nous rentrons dans sa belle capitalo libé- c! réo enfin, après quatre ans ot demi d'é- (i preuves. p Jo mo réjouis de retrouver mes con- v citoyens qui n'ont jamais cessé d'avoir P' confianco dans la victoire du Droit, do rester le front haut comme il sied à dc3 Vl hommes libres devant les brutalités do l'oppresseur. " Jo saluo en M.Max l'exemple des plus ^ hautes vertus civiques. Il a été héroïque :C1 et s est placé au rang des plus illustres ';3 magistrats communaux de notro Histoire." C( m Ces paroles déchaînent à nouvoau l'en- n Ihousiaame, et, tandis que les gendarmes d( prennent la teto du cortège, les souve- l3 raina s'avancent, suivis d'un brillant rt état-major, où l'on remarque lo ccnv.n ni d'-Athlone, beau-frôro du Roi, le général c< américain Persliing, lo général anglais n Sir Douglas Ilaig, les généraux Iran- c ijais Rouquoroîlo et de Boissoudy, l'ami- e ral Kays, etc. Le glorieux général Léman, défenseur d de Liège, est là aussi. R Suivent les troupes qui prendront part au défilé, et qui contiennent, outre des P détachements alliés, deux divisions de l'armée belge. à la La traversee de la ville p] t Impos6iblo do décrire les transports j?1 d'allégresso inoubliablo qui accueillemt les membres do la famille Royale au moment j11 où, au pas lent de leurs montures, ils dirigent à travers le quartier popu- V. lairo vers les boulevards du Contre. * }' 'Au boulevard Botanique, sur les étages du jardin précédant l'hôpital, !c3 mera-bros du Comité National se trouvent ran- L gés. L Fendant la foulo immense, lo brillant cortôgo se dirigo par la rue Royale,vers f}i( la ruo de la Loi, où a lieu vers 11 ] 2 heures, lo défilé des troupes, du h ptemlre sianoe 1 tfll Parlement S r ., do f.x-' séance du Parlement est ce loi f • r°* ¥Ve déroule en même sa temps qua lieu le déliié. po . Dès onze heures, sénateurs et députés I rfC1 à Ûtl?\cr^nûcycle de réf Ja Chambre. Celui-ci 11 offre pas p0Ur mj. coite séance sensationnelle, l'aspect ljril- ter Jant et luxueux qu'il avait le 4 août I9id. à'c |J1 faut en attribuer la cause première et aux soudards prussiens qui ont ignomi- au neusement souillé le Parlement et l'ont tio -laissé dans un tel état qu'il eût fallu un 1er miracle pour lui rendre tout son cachet ne d autrefois. erg On remarque fort, parmi les parlemen- Le taires ceux qui ont lait partie de l'arméo pli Tirvonus 011 nniformo ù la séance : Ne •MM. d Ursel et Carpentief, sénateurs, en pie 2llî11}? ' MiM. Pirmez, en commandant I f t °f>; et Dovèze, en lieu- nr( tenantsi d artillerie, ce dernier avec la me croix d hoimaûr sur la poitrine; MM. Pé- ten Militaires °D uniiorrao d'auditeurs bol Lo ruban do l'ordro du Camliodgo passé n'i sur la tenue officielle do M. l'échevin Le- loy monnier à aussi du sucoèa.Lcs ministres inc se mêlent aux députés. On se montre le ce illustre de la guerre en uniforme,le gé- (A nerai do Koninck. La robe rouge de Mgr Co mror; Ja ,?nuc do Max» Qui so que 3nnt f" 113 foule des parlementaires Loi tté» remarquées. On «ntourA 0.** t îrsonnalités, ainsi que M. Solvay, ega ment invité à assister à la séance dani hémicycle môme. A la tribune diplomatique viennen rendre place divers représentants dei uissancés étrangères, parmi lesquels? M » marquis do Villalobar, ministre d Es agne, et M. Van Yollonhoven, ministr 2S Pays-Ba3. A I L h. 3/4, les conversations ^ cessent [. Visart de Bocarmé, doyen d'âge di arlement, monte à la tribune, ayan jmme assesseurs MM. Devèize et Pocher 1 annonce que ^1. M. le Roi fera soi atréo dans 1.assemblée à 1 li. 3/4 et qu'i a lieu de procéder au tirage au sor es délégations qui se porteront à 1; encontre des Souverains. Cette opératioi ùro quelques instants. Lo résultat en es ! suivant : Sont désignés pou* aller au devant d . M. le Roi : MM. De Becker-Kemy iapsllc, Délia Faille d'Huysse, do Kercl: ove d'Exaerde, Librecht, Empain, séna îurs ; MM. Royors, Wauwermans, Maer aut, Drion, Gillès de Pelichy, G?ndc ien, Ooms, Rens, Têcher, Segers, Pou elet et Lemonnler, députés. Pour aller au devant de S. M ,1a Reine 1M. Dubost et TIalIet, sénateurs ; MM :iaes, Petén, irellepullo et BorbouX, dî ut?s. Cette désignation aclievée, M. Coorc aan, chef du cabinet, monte à la tribun i y prononce un discours, dont voici 1 ■csumê : îisGirs ne I. Beereiai M. Cooroman, commence par rappele :s fières paroles prononcées par le Ro la séance historiquo du 4 août 19J4.C ui étaient véritablement le défi du droi l'agression, de la force brutale. Les acclar-iations du parlement, ratifiée ar celles du peuple, attestèrent alor ue le Souverain était lo fidèle iuterprè îde la nation. Puis commença la grand ragédio dont l'histoire est la plus tra ique qu'ait connu l'humanité et ne pourri Ire racontée qu'après le recul du temps Lille fut couronnée par fofl'ondreiuëut de impires qui avaient provoqué la guorre t la victoire de la Justice. (Appl.) L oug est enfin secoué. (Appl.) Nos provinces et nos •sillos respirer vec ivresse, l'une après l'autre, l'ai ivifiant de la liberté. .Bruxelles à son tour, reçoit aujoui 'hui le Roi sorti vainqueur du d' fi d 911. (Appl.) Mais ma tâche n'est pas de retrace histoire et de chanter l'héroïsme de no oidats. Dans son discours du 4 août 1914, 1 loi déclara que le gouvernement avait 1 onfiance de la nation, Nous avons eu 1 ouci constant de la mériter. Nul n'eC >u prévoir lo rôle délicat qui allait non ncomber et que la longueur de la guéri l rendu de plus en plus difficile et con diquô. E11 présence de ia gravité des événe îonts, le nœud de la difficulté fut è rendre des responsabilités sans lo coi'i Durs du parlement. Jamais nous n'avon. pprécié la valeur de son concours au mt que lorsque nous fûmes privés d 23 études, de se3 travaux, de sa critiqu ; de son stimulant. La nécessité de réorganiser et entrote ir l'armée, le problème de l'alimenta on, l'assistance aux réfugiés, aux mu lis, ïa " préparation de la restauration,l îaintLn des relations avec les pays allié; lors que le personnel devait supplée] ar un redoublement de dévouement i on insuffisance numérique, alors qui ous n'avions pas de ressources propre; i de rentrées régulières, tout cela con ituait un labeur particulièrement ocra Mît. Nous avons, pour y fairo face, tenu i dus appuyer sur l'union et c'est poiu >la qu'il fut fait appel au concours d< ïrsonnalités de3 trois partis.Nous avons icrclié à n'engager l'avenir qu'autan fil était indispensable, à légiférer auss ni que possible, à nous inspirer de£ jeux du pays occupé autant que nous juvions les connaître; Jo n'ai pas à défendre notre gestion ; )us la jugerez. Lors de la signature de l'armistice, le ,binet prit la résolution de remettre au ci si démission collective ; cet:e cl .'ci 011 fut prise eu conseil du 13 novenv •e. 11 n'existait de conflit ni entre la luronne et le gouvernement ni entre les ombres du cabinet. Mais le, mandat que )us avions était trop exceptionnel. 1! 'vait, avons-nous pensé, être résilié dèv= reprise normale de la vie politique. 11 ait opportun aussi de mettre le Roi en osure de constituer un ministère avec le mcours do personnalités les mieux ù mê e de connaître les vœux de l'opinion 1 pays occupé, c'est à-dire y ayant v.'c.i les-mêmes. C'est le 17 novembre que la démission I cabinet fut remise entre les mains du oi. II nous reste un grand devoir à accom-ir, c'est de manifester notre reconnais. nce envers tous ceux qui contribuèrent sauver la patrie: Le Itoi, (appl.) dont sollicitude alla incessamment à son peu- c tout entier, aux habitants de la Bel-que occupée comme aux exilés, comme l'armée, comme à la Belgique de de-lin. La Reine fut aussi admirable;vjai odige de charité, elle était bénie comme ie providence, adorée comme une mère tppl.) Nôtre hommage est bien faible face d'une aussi inépuisable bonté. [Ioramage à l'armée belge 1 (Longs ap-ludisscmonls. Tous les députés fc'o lent) Nos soldats ont bien mérité de la trie. (Appl.) L'histoire de leur hé-i'smc est sublime. La victoire leur était m due. (Appl.) sous devons une mention spéciale aux mes .gens belges qui so sont échappés pays occupé pour venir s'enrôler dans rangs de l'armée. C'oux qui ont réussi nme ceux qui payèrent de leur vie où leur_ liberté cette audacieuse tentative, t droit au même hommage. (Bravos.) >aluons avec une sympathie émue ceux i sont morts au champ d'honneur et ; familles do ces braves, les blessés nt les cicatrices resteront comme des rtyficats glorieux, les mutilés, dont lo ?rificc 11c finira qu'avec la vie, les dé-rtés, les prisonniers. (Appl.) sTos compatrtotea dont nous fûmes sépa-i doivent aussi avoir part ù notre ad-ration. .Honneur aux populations du ritoire _ occupé, dont 'quatre années ppression n'ont pu entamer le courage la foi patriotique. (Appl.) Honnour ^ ouvriers qui ont accepté les priva-as et la captivité plutôt que de travail-pour l'ennemi. (Longs appl.) Ilon--ir aux hommes do cœur et d'intelli-ice qui ont soutenu cos populations. succès do leur œuvre vaut le gain do isieurs batailles. L'œuvre du Comité tional est au-dessus do tout élogo. (Ap-.udissements).temerçdons aussi les diplomates qui >tégèrcnt son œuvre, et particulièrc-nt M. Hoover, à qui le Roi a si jus- icnt décerné le titre d'ami de la nation ?e- ('alimentation matérielle du peuple, tait pas le seul souci. De grands cï-ens sont devenus à jamais célèbres en amant en eux la fierté de la résistan-le Cardinal Mercier. (Appl.) M.Max ppl.) M. Lévy-Morellc, président de la ir d'appel; M. Théodor, noms aux-ls je veux joindre celui du général aan. (Appl.) n oïliiû ;^i Ina S"r»Mnna nlli/>na rlnnt lpfl armées coopérèrent avec les nôtres à 1 œu- j -vre de la libération. A la France spécia- 1 t lement nos hommages de gratitude. (Ova- ! | tion.) Elle a hébergé le gouvernement [ belge et a permis de conserver intacte notre souveraineté nationale. Cette hospitalité de gouvernement à gouvernement est sans exemple dans l'histoire.Elle s'est faite sans heurts et sans chocs, avec une parfaite et constante harmonie. Le gouvernement du Roi et la nation belge en conserveront un souvenir reconnaissant qui ne s'effacera jamais. (Appl.) Il me reste à présenter nos souhaits r de bienvenue au futur gouvernement. Co sa:a un gouvernement d'union national, -celui que le pays attend, dont il a besoin. Il est en bonnes mains et conduira la 1 ■ Belgique vers un avenir de prospérité au 1 sein do la concorde et do la paix. " l Après ce discours, qui est accueilli par £ i des applaudissements, M. le président an- ^ ■ nonce que la séance ost levée et sera ■ reprise à 12 h. 50. c ; Le détité ; des troupes j [ Pendant qu'avait lieu cette première séanco do la Chambre, les Souverains et t leur suite arrivaient, toujours à cheval, . devant lo Palais do la Nation afin d'y 1 assister au défilé. En faco cï.u^ Palais,une _ tribune contenait les prisonxûeirs ^polili- 3 qu.es, parmi lesquels M. l'avocat Van de j Kerkhove, qui signait Fidelis dans la { "Libre Belgique", et fut arrêté dans lo j courant do cette année seulement. So ^ trouvent aussi à la tribune les invalides ^ do la guerre, auxquels le Roi, en arrivant, tient à adresser son salut. Do nom- ^ brouses personnalités et dqs délégations t d'uno. mullitudo tlo sociétés, avec dra- l peaux, sont rangées aux alentours. Lo Roi, la Rëinc et leur suite,sans mettre pied à terre, se placent, dos au Palais, pour assister au défilé des troupes. e Celui-ci commence aussitôt. Ce sont les î 0 Américains qui ouvrent la marche, sui- s Ans do troupes superbes des autres pays i allies : Français, Anglais,Ecossair, et de c 5 deux divisions de l'arméo belge. La foulo . j immenso qui est là ne cesse d'acclamer. * '• Lo défilé dure plus d'une heure. : La seconde séansï j ; des Otaires i J Les représentants de la Nation ont as- } " sistê,du haut du .balcon.au passage de nos t superbe divisions. Avant qu'il soit ache- ( ' vé, ils rentrent en séance. Lo siège présidentiel a été échangé con- ' tro un trôno doré, et lo bureau s'est in- ( stallé on face, au milieu do l'hémicycle. £ | Le nouveau ministère ' Les membres du nouveau oabinet pren- 1 - nent place au banc du gouvernement. Lo f e nouveau mi'histôro est compos'é comfcno suit : f " M. DELACROIX, chef du cabinet et c 3 ministre des finances ; M. do BR0QUEV1LLE, ministre de l'In-0 térieur ; t - M. HARM1GN1ES, ministre des Sciences e et des Arts; c t M. RENK1N, ministre des Chemins do t 3 fer, postos, télégraphes et marine. ( c M. RUZETTE, ministro do l'agricul- ] ture ; M. JASPAR, ministro des Affaires éco- v nomiquos ; 1 M. ÂlASiST^N, ministre de la guerro ; I M. ANSEELE, ministre des travaux c publics ; i M. WAUTEllS, ministre do l' Industrie 1 du Travail et de l'Alimentation ; M. HYMANS, ministro tics Affaires étrangères ; M. VAN DER VELDE, ministre de la 1 Justico ; A M. FRANCK, ministre des Colonies. C MM. le baron do Broquevillo ot Masson c ne sont pas présents à leur siège. >t L'entrée des Souverains 1 Mais l'heure s'avance et la voix do g l'huissier retentit soudain : La Reine ! f1 La sallo est debout et saluo de ses bra- n vos la souveraine qui, un mahtea.u gracieusement jeté sur les épaules, un bou- n quet à la main, traverse vivement l'hé- 1 micycle pour aller, avec lo prince d'An-gleterre, lo princo Charles et la princesse a Marie-José, occuper les fauteuils dorés g qui les attendent sous le dais de velours a rouge à crépines d'or. Les acclamations se sont à peine cal-mées quo l'on annonce : " Le Roi ! " Ministres, sénateurs et députés se lèvent c en même temps que le public des tribu- t nés et c'est, pendant plusieurs minutes, j< une ovation monstre, formidable, un fre- ti missoment do- mouchoirs au bout des v mains levées. Le Roi, très à l'aise, mente lentement , les degrés de la tribune présidentielle où lo princo Léopold lo suit, pour s'y pla-cer debout à sa gauche. 1' Do touto sa taillo qui n'a jamais paru e plus imposante, lo Roi domino touto l'as- li sistanco et l'on remarque même ainsi, g, dans l'isolement do la tribune, combien l'uniforme mililairo s'allie à son masque n-viril.A gaucho do la tribune viennent se placer le grand maréchal de la Cour, le " général Jungbluth, cilde de camp du s; Roi et un groupe d'officiers belges et rr alliés. q A droite, se tiennent debout, entourés a d'autres personnalités, S. E. le Cardi- i nal, M. Max, M. Solvay. A tous trois, lo Roi, puis la Reine, ont serré la main en entrant. C( Quand le silenco s'est à peu près réta- i' bli dans l'hémicycle, lo Roi s'inclinant jv légèrement, dit : S( — Jo prie MM. les représentants do la Nation do s'asseoir. Et aussitôt après, d'une voix m&lo et très nette, S. M. lit le discours du trôno S' dont no/us dpnnons ci-après le texte intégral. 111 A de nombreuses reprises, le discours du in Souverain a été .coupé par clés applaudisse- p: ments. Ceux-ci furent particulièrement se unanimes et prolongés lorsque S. M. ren-dit hommago à nos soldats, salua les al- »a liés et spécialement la France, et déelera qu'il n'y aura pas d'amnistie pour les activistes. Lorsquo lo Roi eut fini son discours, une immense acclamation s'éleva, enthousiaste et prolongée. 'Lo Roi s'incline alors devant l'assem- lu hlOe, descend de la tribune et quitte la ai Chambre, suivi de la brillante cohorte cc des officiers. Au moment où lo Cardinal se retire les -• , cris de : "Vive lo cardinal Mercier ! 11 '.vl partent do différents points de la salle. 1(' Puis c'est au tour de la Reine, accla- cr méo longuement par l'assistance ainsi ejuo !a ses enfants. E Au moment où les députés et yjénnt'ours ^ se dispersent, M. Léon Delacroix monte à rQ Ja tribune pour annonce/ que la Cliam-bre se réunira jeudi pour discuter la ^ réponse au discours du ïrôinc. tic La séance est levée. Il est 1 1/2 h. ei: L'après-midi ac La réception à l'Hôtel de ville Pondant que, dans notre parlement, so passait cet acto important de l'Histoire o-l do la Belgique, la foulo immense et joyeuse encombrait les rues, se livrant à toutes les manifestations d'un bonheur ex n ubéra nt. Puis, peu à peu les haies 01 épaisses so formèrent, aux abords de la (^£ Grand'Place, quo décoro une statue de la «!n " Brabançonne " et qu'ornent, accrochés éti jusqu'au sommet do la tour do l'hôtel do oi ville, d'immenses guirlandes do drapeaux. Gt Bientôt, touto circulation devint impossi- ^ blo dans les artères voisines. A 5 heures, le Roi est reçue à l'Hôtel . do Ville. ril Samedi, le " Te Deum " solennel sera 50 ohamté à la Collégiale iSainte-Gudule. (le 0. D. la <3Lua. ROI Messieurs, Je vous apporte lo salut do !' léo ! Nous arrivons do l'Ysor, mos s als et moi, à travers nos villes os campagnes libérées. Et mo voici devant les roprés mis du pays. Vous m'avez confié, il v a qua ns, l'armée de la Nation pour déf re la Patrie en danger ; je vit ous rendre compte de mes actes, ions vous (lire ce qu'ont été les s ats do la Belgiquo, l'endurance d< Is ont fait preuve, le courage et iravouro qu'ils ont dôplojléa, ;rands résultats acquis par leurs arts. Quelles sont les règles qui ont igé ma conduite au cours de c« Dngue guerre ? D'une paxt, remplir, en restant t< ours dans lo domaine du possible, dénitude de nos obligations interi i.onales et sauvegarder le prestige a Nation, devoirs ' auxquels tout p do qui veut être considéré doit r er fidèle ; d'nutro part, ménager ang do nos soldats, assurer 1( lien-être matériel ~et moral, allé; emrs souffrances. Le rôle de l'armée belge Dans la campagne de 1911, les o ations do l'armée : belge lurent dt lives pour permeltro aux gi'anc innées alliées d'arrêter la puiss'a: iffensive allemande sur la ligne i lendant prôs do quatre ans,elle s' tabilisée. C'est pendant celte campagne ç se joue véritablement la liboato aonde ; la luito gigantesque qui ivre en Bolgique et en France d écider si, vraimei t, c'est désorm 'hégémonie allemande qui rég 'humanité. Les nations de l'Entent© n'étai las également prêtes pour- souteB .3 toutes leurs forces, le formida hoc qui allait se produire. Deux d'entre elles seulement,la Fr; e et la Russie, étaient en mesure 'opposer sur terre, sans grand dél , l'entreprise dos Empires cenira iu'uno longlue et minutieuse préj ation avait portés à l'apogée do k oree. A l'arméo belgo échut le magn uo m^is périlleux destin d'être p ée au point où l'état-major allemai ùr de la décision, allait lancer lo p •ro3 et le meilleur de ses forces. Luttant seule pendant deux moi* iemi sur l'entière profondeur' de £ erritoire, de Liège à Anvers, p L"Anyars à' l'Yaar, l'armée bolgo d iord brisa les premières et audaci; es tentatives do ('envahisseur, p alentit et modéra '■'£ mouveineatd raissant' àscfftiHaîïi'î , 0K0 «Jouu-ib nîin, par la longue et héroïque s,ijle qu'elle livra sur les bords 'Yser, i\ l'arrêt définiti: des tTOuj llemandee. La campagne de 1915 s'ouvrit se e ménleurs auspices ; la Gran ïretagne créait de puissantes arm i l'Ilalio apportait son importe oncom-s à l'Entente. Quatre grqr icuples militaires , allqdpnt inaiutonî utter conlrp .tes fetofe centraux, lilsnlût roorgaai'séo, glràco eurUc u patriotisme de cette jeunesse ; ente qui, bravant tous les dange ranchit les frontières pour so met ux ordieâ do la Patrie, l'armée co îença dans las tranchées boueius e l'Ysor, dernier rempart où e vait planté le dirapeau national, ard'e vigilante qu'elle devait mont ans ti'êve, inlassablement, ponda rès de quatre années. Ello y soutint do nombreux ot dr ombals pour en maintenir intacte ossession, attendant patiomment >ur où il serait enfin possible do s< r de ces positions, do battre l't ersairo et do le chasser. L'année 1918 amena co jour ta ésiré. L'Amérique, nouvel et puissant é, ayant ajouté lo poids do s 'fort grandiose et enthousiaste i i ù des autres nations, lo îormidal iversaire chancela. C'est co moment que l'armée bel aoisit. Le 28 septembre, à l'aube, tenda >uto son énergie, el!o bondit à l't lut des lignes ennemies et,d'un se ais irrésistible et sublfnïe élan, co uisrt cd.to crélo dos Flandres q vait. jusqu'alors défié les atlaqu îs troupes les plus valeureuses. Après ces journées mémorables, c mtinua d'attaqùea- et de poursuiv annemi à côté des armées oillic'3 squ'au jour où ceiui-ci fut forcé s déclarer vaincu. En terminant ce court récit don jérations militaires, je vous dis us : la Belgique peut regarder av »'té la tâcha accomplie par son a co ; au cours do cotte lutte saa •ecédont, l'armée a fait pleineme in devoir, elle a porté h un ha :gré le prestige national et la rép lion do nos armes ; elle a reiïc i monde entier un service ineslim e. Hommag'e à nos alliés J'ai un au'/o devoir à remplir, c i do témoigner dos belles verti ilitaires des troupes alliées nui o mbattu sur lo sol do la Patrie, fr rnellement confondues avec les n os, toutes animées d'un mên éal ot d'un môme esprit de s ifico. Honneur aux soldats < France, do l'Angleterre et di ;ats-Unis qui se sont portés à not cours ! Je m'inclino rcs'peotueus' ant devant ceux qui sont morts ti reposent dans notro terre à jama •orée : la Belgique reconnaisâan tretieudra pieusemont leur glorieii uvonù-. Les martyrs Honneur aussi à nos morts, & ni orieux morts-: à ceux qui sont tor ■s face à J'ennomi sur les chamj bataille et devant le peloton d'ex tion ; ù. oeux qui ont suc.elo'mt .ns les Hla do fer le long do 1 jntièro hollandaisn ; à ceux qui 03 i lâchement assassinés; i\ ooux qi it été martyrisés dans le.j prlsar les camps de concentration atr< s ; à ceux qui sont morte do doi ir ot de misère. Tous ont bîen m é de la Patrio. Quo leurs noir ient ajoutés i ceux des cojuba.ttan 1830, à notre panthéon, li-bas, Place des Mai'tv?8 ' ^ Félicitations au pays occupe Messieurs, ^ Il mo tieift à cœur de féliciter 1< pays occupé';,de l'a noble attitude, qu'i a gardée sous lo joug allemand. Une première pansée va d'abori aux parents' des soldats qui sont de meures presquo sans nouvelles pen dant quatre ans et demi. Tandis qu >r- les combattants dos autres armée restaient en contact avec les leurs c ol- qu'ils puisaient les uns et les autrei et dans l'entretien d'une correspondance affectueuse et, au coutrs des congé: in- périodiques, un réconfort nécessaire los Belges du dehors et ceux de l'in tro térieur se sont trouvés séparés pa 311- un mur de plus on plus infranchis ms sable. En dépit des e'forls ingénieu: Je ot admirables de ceux qui, au péril d. ol- leur liberté, sa sont appliques à mai; mt tenir do fréquentes relations!,la guer la re a infligé ù nos enfants au front e les à leurs parents demeurés au foye,' 1 ef- supplice prolongé de vivre et d souffrir sans savoir ce quo la d;st: ai- née leur réservait. Avec quelle vail tte laiace tout le peuple belge n'a-t-il pa, supporté cet'e épreuve si longue c m- si cruelle ! Ello devait ajouter cli j la que jour qtielquo chose d'aigu au: ia- privations matérielles, aux soucis d de lendemain, aux/ atteintes de la misère ;u- La multiplicité des œuvres d'asuls es- tance, si magnifiquement écloses a le fur et à mesure des nécessités, a ai iur ténue la rigueur d'un pruretl régime ;cr On a vu toutes les classes de la se ciété, animées d'un même soufflo d'en tento et d'affection, so rapprocher in timement pour apaiser les souffrance pé- et les infortunes ; les femmes on ci_ montré une fois de plus ce qu'il fan les atlendro de leur bonté et de cette in !lc tuition qui leur fait découvrir 1 ni, plaie panser et la peine à soula ast S®1'- L°s nobles sentiments de solido rité maintinrent dans tout le pays le ue liens les plus solides et constiiuen ctu le témoignago vivant d'uno union cju se l'on no saurait briser dans l'avenii oit La souffranco noblement partagée c •xis subie d'un cœur fetrme est devenu ra un patrimoine commun ; ello a main tenu, travers le temps, dans tout >nt la population, cette confiance serein jx, que le3 événemoats ont pjleinemen Je justifiée. Le nouveau Gouvernement ia- do Messieurs, a'> On no comprendrait pas ejue l'unioi féconde dont les Belges ont donné u >a" si admirable exemple pendant 1 iUr guerro fît place, dûs le lendemain d la libération du territoire, à la re prise do querelles stériles.Celte uniot doit rester uno réalité dans les cir cons'anoes présentes. us Telle est la raison d'être de la com position du nouveau Ministère qui 'e' aeeepïé de reprendre, à son poin °.11 d'arrêt, la tâche ardue accomplie pa :us les deux Cabinets préoédonts dan a~ dos circonstances angoissantes ot ave -Mi" un patriotisme .qui n'a jamais faibli .US du Elections prochaines IW "Le Pays sera Heureux de voîf 1 représentation nationale reprendre con tact avec le Gouvei'nemcnt en atteu ICS'' dimt la 'laie prochaine à laquelle i pourra êti'o consulté, ptt» là voi' -^s éleotorale oprèa le retour de ceux qu ; ont été éloignés du pays par la guer ;0i-! ro et après l'accomplissement des pré liminaires nécessaires. :Uo mt Suffrage universel à 21 ans . L'égalité dans la souffrance et; .dan; l'enduranco a créé des droits égaux i l'expression des aspirations pubii ques. Lo Gouvernement proposer; ^ aux Chambres d'abaisser-, dajis ui " accord patriotique, les anciennes bar j.®[ rièras et de réaliser la consnHatioi , nationale sur la base élu suffragi égal pour tous les hommes dès l'agi de la maturité requise pour l'exorcia des elroits civils. rs Les modalités de la restauratioi la je En attendant cette consultation, 1< lr. Parlement sera appolé à voter un» cj série de lois urgentes qui auron pour but do conjurer- les effets imraé el.iais do la guerre, spécialement poui assurer le rapatriement rapide de tous jh ceux que des causes diverses tien w nent éloignés du sol patrial. ,0 L'Administration du Pays, boule vorsée pendant la longue occupation doit être reconstituée avec un élan digno de celui dont nos soldats fai-= saient preuve dans les heures criti-n; ques. Cetto grande œuvre nécessiter* ' la collaboration — ù côté des minis-très et ele leur département — de n_ cojnmissiems gouvèrn)3meutaies de uj techniciens ou do spécialistes recru-ES tés notamment parmi les chefs de notre industrie et de la finance et. au ]0 6ein de la classe ouvrière. De cette co coopération étroite des forces vives 3 de la Nation, le Pays peut attendre le plein essor de sa vitalité o; ele son expatn.'jion «conomiquo oxtérijeu-33 re. Avec le concours do co3 oonseil-^ 1ers d'Etat, les ministères compétents assureront, à la classe ouvrière si p" éprouvée, les condi.tiions n'écessaii'ce ls h son développement physique, moral c-t intolleetuel, l'observation des prin-cipes d'une hygiène sociale bien com-prise et des meSiires efficaces pour la u iheittre à l'abri du fléau de l'alcoo-a. lisme. La pratique de la religion, qui a été pour les croyants un grand réconfort aux jours dos épreuves douloureuses, e. n'a jamais été dans l'arméo un obala-ls de à la camaraderie ; comment elès lors des divergences dans co clomai-> ne pourraient-elles êti-e uno source do 3. divisions dans la vie civile ot poli-la tiquo ? Les lois ot leur exécution j. doivent concourir à faire de ces prin-le cipes une réalité. a La tâche si complexe du ravitaille-■0 ment du Pays pendant la guerre qui, 3_ au milieu des elifficuiiés efe l'heure, a pu être réalisée grâce au précieux jg appui des Etats-Unis, do l'Espaguo e) et elea Pays-Bas, devra 6t.ro poursui-x We avoe le concours dos organismes qui on ont assumé la charge et qui voudront bien continuer au Gouvernement leurs services si dévoués et is si éclairés on se rattachant au Mi-1- nistàro de l'Industrie et du Travail, s De même Io Comptoir national d'a-i- chat, qui fonctionne sous le eontrùie H de l'Etat et qui est rattaché au Mi-a nistère des Affaires EconWmiques, il covra poursuivre son aotivilé en vuo •i du i-éoujtillage do l'injduiS'trid et du 3 l'ùnpprovj^ioimement en matières pi-c-)- migres. 1- I>ans un intérêt collectif, les dom-ï- mages ot les destructions «ans prùaû-3 dent causés par la guerre aux porti-â ouliors appelleront uno réparation in-i tégralè c-t rapide. Les ofîots de ces ravages ont démontré combion tout so tiont dans la vie économiciuc; 1 usm est aux ouvriers ce que les ouvrier, sont aux commerçants et co que ceux ! ci sont aux professions libérales, i La ruine d'un rouage suffit à atre phier tous les autres.. Cette solidarit I impose uno alliance loyale du Capi tal ot du Travail, allianco deconcour et d'efforts avec répartition équitabl ot méthodique du fruit do ces effort communs pour mettre un frein à de luttes qui, par leur âpreté même,des servent les intérêts des deux parties Lorsque le Législateur sera soli; cité do sanctionner ces coalition d'intérêts, notamment, en vue de fac: liter la concurrence sur les marché étrangers, le Gouvernement veillera assurer en même temps et par le nid:./as sanctions, notamment -par 1 liberté syndicale, l'éeiuilibro des inl< rôts patronaux et ouvriers qui poiu raient être en dissidence. La nécessité di'uno union fécond exige la collaboration sincère do tou les enfants d'une même patrio san distinction d'origino et de langue dans ce domaine des langues, l'égt lité la plus stricto et la justice 1 plus absolue présideront à l'élabor; tion des projets que lo gouvernemer soumettra à la représentation nali< nale. Ainsi se réalisera un aeeor destiné à perpétuer l'unité et l'ind visibilité do la Patrie telle qu'ell s'est affirmée pendant la guerre pa le saorifico de tant do sang. Un re: peci réciproque des intérêts des Fit mands et des Wallons doit imprègne l'Administration, donner à chacun 1 C3rtV:udo d'être compris en sa langu 1 et lui assurer son plein développe t ment intellectuel, notamment dan t l'enseignement supérieur. Que le fonctionnaire, lo magistra i l'officier doivent connaître la langu - de leurs administrés est uno règl - djéquité élémentaire. L'intérêt mêm b du Pays comporte que chacune d t nos deux populations puisse, dans s e langue, développer pleinement "sa pej . sonna-lité, son originalité, ses don t intellectuels et ses facultés d'art. L 3 Gouvernement proposera au Parli - ment de créer dès à présent les ess 3 ses d'une Université flamand à Game 3 sauf à réserver r.lux Chambres qr t suivront la consultation électorale 1 soin d'en régler les modalités défi nicivés. Pas d'amnistie pour les activiste , Les menées de ceux qui, à l'heur j poignaiito où l'existenco ot l'avoui j du Pays étaient en question, avaiot , pour but do consommer sa ruine, n " peuvent faire l'objet d'une amnistie les populations flamandes ont déj elles-mêmes flétri ces menées, mai les coupables devront subir les r. gueurs d'une juste répression, j La suspension du fonctionnemen j de la justice" imposée au Pouvoir je diciaire pendant la dure , périod 5 d'occupation a dû provoquer un ai „ riéré considérable que le boulevers< ment des affaires semble devoir a< centuer. Ces événements font sonne l'heure do réformes profondes oyn 4 l'organi-tation judiciaire, .'éfca-nup qu depuis longtemps, étaient dans le va* des juristes et des justiciables. I La Belgique affranchie ? de sa neutralit Messieurs, Par sa constance, son stoïcisme l'héroïsme do son année et de so: peuple, la Belgique a conquis le sympathies et l'admiration du mon s de. Elle est devenue à ses yeux, dè t les premiers jours de la crise trogi - j que où elle a été jetée, l'oxpressio: ■' ; saeréo do la cause du Droit. II Invariablement fidèle à ses devoir ■jet injustement attaquée, elle a pris lo 1 I armes pour défendre son honneur e ' ! son indépendance. Elle sort ele 1 ' lutte meurtrie, mais fière et couron ) née de gioiro. La Boigiquo victorieuse et. aft'ran chic de la neutralité que lui impo saient des traités dont la guerre >. ébranlé les fondements, jouira d'un-1 complète indépendance. ; Ces traités, qui déterminaient sa po ■ sition en Europe, ne l'ont pas prot' ' gée contre lo plus criminel attentat Ils 11e peuvent survivre à la cris, dont le Pays a été la victime. La Bel gique, rétablie dans tous ses droits réglera ses destinées suivant ses be soins et ses aspirations en pleim souveraineté. Elle devra trouver,dam son nouveau statut, des garante qui la mettront à l'abri du péril di i futures agressions. Elle prendra, k place qui convient à sa dignité et i Les adieux du gouvernement belge au Hâvre et à Sainie-Adresse M Cooreman a adressé aux maires, di Huvro et clo Sainto-Adresse la lettre eu, vante : t " Bruges, 16 novembre 19l8| " Eloignés clo leur pays par los tra giques exigences de la guerro, le gou vérnemont belge et plusieurs milliers d< ses compatriotes ont reçu dans vos ciléi accueillantes uno hospitalité dont le sou venir ne s'eîfacera ni do leur inômoir< ni do leur cœur. " Grâce ù l'asile que vous lour ave; réservé, los réfugiés belges ont pu,sans oublier leur patrio lointaine, goutc-r ai sein d'uno atmosphère do sympathie ui puissant réconfort dans ies longues épreuves do la séparation. Chez vous ils ont connu les ioies ot les tristesses do la vio ; ils y ont fondé des foyers, ils y ont établi des berceaux, ils y l us sent jles lombes. " L'allégresse du retour < au pays ne nous défend pas contre l'émotion que nous éprouvons à l'idée de quitter l'asile où nous avons passé quatre ans do notre vie. Nous no partirons pas tout entiers Notre gratitude vous reste : elle vouî demeurera, défiant le temps et l'oubli Laissez-nous vous prier, messieurs les maires,. do vous faire auprès de vos po pulations les interprètes do nos sentiments et do leur transmettre lo salut do notre sympathie profondo et durable. ' " C0011EMAN. " * * * A l'occasion du départ des ministères el do l'administration belges, uno réceptior a eu lieu lo 18 novembre, à l'hôtel de ville du Havre. M. IMorgand, mairo du Hâvre, présidait entouré des adjoints ot des conseillers municipaux. Au cours do la réception, M. IïoUepultQ, ministro des travaux publics et do 1 agriculture, a annoncé que lo gouvernement belge ferait élever au H&vro un inonu-i mont on souvenir de son séjour dans J cetto ville et en remerciement de l'hos-Ipitalilé au'tt y a reçue. 5 son rang dans 1 oruro mtetrn&uonaE 5 qui s'annonce, fondé sur la justice. L^nvasion et l'occupation étrangères ont infligé au Pays, à ses popu- - lations et à leurs biens, à son indus-5 trie, à son commerce ot à son agri- - culture d'immenses dommages dont la ^ réparation complète lui et>t due par a l'ennemi. ^ Le Congo ^ D6s le début des hostilités, la Belgique, en exécution de son devoir in-., ternational, tenta d'évi'er que la guer-" re s'étendît au territoire du bassin. S conventionnel du Congo. Ce fut on s va^- Ici eneoro l'agression (le rAlloma-1 gne nous imposa l'obligation de com-^ batlro. Notro armée coloniale lit tout soîn devoir dans d'as circonstances I souven,!; ti'ès di fi ici les. T-e3 événe- / menis de la guerre d'Afrique, le loyalisme dos populations indigènes, ° los progrès accomplis ont créé entre t la Belgique et le Congo (1 indestruo-? tibles liens. Ainsi que la Belgique l'a ' solennellement et spontanément pro- v , clamé lors do la roprise du Congo, la protection ot le bien-être des indi-gènes, demeureront le premier de nos soucis, comme ils sont du reste la i condition nécessaire du développe-1 ment de la colonie ; et nous sommes / - ' résolus à nous imposer tous les sa^ - £ $ crïficsëb nécessaires pour poursuivre 1 et remplir notro mission civiiisaii'ico en Afrique. La nation s'attadnera à multiplier dans la colonie ies moyens 1 de transport, condition essentielle de ® ta mise en valeur do ses immensoa f richesses naturelles. Ello considère 7 i • , son domaine colonial comme partie V S intégrante élu pays et Mmme un élément esaantiel de son relèy sment et do ^ sa grandeur future. d Conventions commerciales avec nos alliés 0 L'opinion publique, trop indifèéren- 1 to autrefois a la vie du dehors, s ab-sorbait dans la discussion des pro- 3 blêmes internes. Instruite par l'exi 0 périeneo ot consciente do la position acquise par la Belgique dans le monde, ello s'intéressera désormais, avec ! une vigilance patriotique, aux ques- j ! tions extérieures et donnera ainsi un 0 appui solide à l'action gouvernementale. _ ■"<$ Les puissantes amitiés qui ont on-s toui'j la Beigiyuô lui resteront Mêles, j'en ai rassurance, dans la paix | e comme elles l'ont élé dans lo3 épreu-r ves do la guorre. Elles aideront le ■ pays à reconstituer son outidago et c ses approvisionnements et à restau-; rer aa vio économique. La Belgiquo 1 devra, par des convenions commer-' ciklte avec les grands pays alliés, ' obtenir d'eux l'accès lairgo et facile de débouchés nouveaux et assurer ' l'avenir du port d'Anvers. La Nation rend un hommage écla-3 tant et unanime i tous les pays al-liés et assooiés qui, avec elle, ont mené jusqu'à la victoire cette guerro ' héroïque pour la défense du Droit et j r do la Liberté : à la FraneVi et l'Em-3 pire britannique, i\ leurs soldais ot _ ' leursliiiifins' dont ies eS'ji. jiiB odi " passer dans lo monde des frissons d'admiration. ; à la nation américai- ! ne, qui a sauvé la Belgique do la 5 famine et dont les fils ont traversé l'océan pour mettre la Force au service de la Justice ; à l'Italie, où no-Iro cause a suscité de si ardeiites | sympathies ; au Japon, à la Seibia . qui a tant souffert et lutté. ' La comniiinauté des sacrifices, des , snuEfrances et des espérances a cimenté entro eux et nous une amitié ] et une solidarité moralo quo le temps n'affaiblira pas. 3 L'ordre fécond dans l'accord J des eœurs et des volontés j Messieurs, - —, Parmi les grandes leçons de celta guorre, il n'en est pas de plus sai- - eissanto que le désordre politique et - social de nations autrefois prospères. \ L'ordre est à la base de la vio so- / 3 cia'o ; sans lui, celle-ci no peut so j développer. Mais l'ordro fécond no ( ■ consisto pas daus uno soumission - forcéo ni dans les effols d'uno con-. trainto extérieure ; il doit être dana ! l'accord commun des coeurs et des vo- - lontés. C'est ainsi quo l'esprit de fra-, ternité et d'entente apparaît comme* - un devoir civique au même titre qua i le souci du maintien de l'ordre. i A l'œuvre donc, Messieurs ! Que i Dieu vous soit ou aidé pour faire do t la Belgiquo uno Patrie de plus eu . plus unie, do plus en plus digne d'ê- . tro chérie par ses enfants. Vers la vie normale Le premier train / Le Havre-Bruxelles / Le premier trûin partant du Hâvre à destination do Bruxelles a cté formé hier. t II y a une dizaine de jours déjà qu'un premier convoi a quitté Le Havre pouc Bruges, y amenant les principaux fonc« tionnairos do nos divers départements ministériels. A la gare du Nord ele Bruxelles On se prépare ferme à la reprise dtl 1 service el'cxploitation. IHeï et aujourd'hui, * des voitures ont été rassemblées sur dif-' férontes voies afin do formes des trains, ; D'autres lignes ont été dégagées pour recevoir des convois. ! Le télégraphe L'administration des télégraphes dispo?? 1 d une ^ nouvelle ligne BruxellesJjouvoin* Jeudi matin, celle de Bruxelles-Anvora a i'té rompue, eles poseurs y travaillant, Eftle a été rétablie dans la journée. 'À Le service télégrâphieiuc ost dès à pré< sent accessible au public, pour Louvair et aussi Anvers. Mais il ne l'est que élans des cas gro» ve (décès par exemple) et subit la double taxe des télégrammes urgents. VW — -r UN EXEMPLE A SUIVRE ^ Lo n Peuplo " annonce : Lo parquet vient de faire procéder 5 l'arrestation du Belgo Ilanneuse, ex-col« laborateur do la "Belgique" et du. "BriX* xellois". Les installations de la "Belgique", qui avaient été placées sous main do justir^ ont été remises aux anciens journaux iu bruxellois... qui y retrouveront leurs ma',vt -- '—- ■■ ^ tiôres i)remières, recélées pay la " Belgi. •! que % 1 1 A la frontière hollandaise m La fronLlÙT<% liollazidaiso ost pré/ionli> mont gardé o du côtô bL-l/?o comme «lu c Otii hollandais. Un passeport ost exigé dvi personnes qui veulent la traverser. Cea _ mesures ont surtout pour objet d'euipô* Ahex ^ trafic des uiarks»

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Dit item is een uitgave in de reeks La métropole: journal quotidien du matin behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Anvers van 1894 tot 1974.

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