La nation

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11 februari 1914
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s.n. 1914, 11 Februari. La nation. Geraadpleegd op 18 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/rn3028qf1b/
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4* ANNEE. N° 2. - Le Numéro : 5 centimes. Affilié à l'Union de la presse périodique Belge. Mercredi Ù Février 1914 LA NATION « Pour la Culture Française. » Journal hebdomadaire paraissant le mercredi. < Pour la Culture Française. » abonnements:-. Belgique : 3.50 francs ; France : 5 francs; Étranger : 7 francs. bureaux du journal : 106B, Rue de l'Arbre-Bénit, Bruxelles Téléphone B 1848. Les manuscrits non insérés ne seront pas rendus. Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la rédaction. annonces : On traite à forfait. AVIS La Nation ayant annoncé la parution de son premier numéro pour le 4 février a tenu de paraître à date fixe, bien que son matériel ne fut pas encore complètement agencé. C'est ce qui explique le fait de notre journal à un format réduit. Dès aujourd'hui nous paraissons dans notre format définitif. La Nation est en vente chez tous les marchands de journaux. Véhicule sans roues et Véhicule ailé Avez-vous lu la relation de la tournée conférencière d'Emile Verhaeren en Russie?... Elle nous assure que le poète des Campagnes hallucinées et de la Multiple Splendeur, acclamé dans les cercles intellectuels, reçut parfois, en des milieux moins reluisants de l'Empire des Tzars ! des marques de quasi-adoration populaire.Voilà qui me remet en mémoire certain épisode d'un voyage de Balzac en Russie — peut-être à l'époque de ses platoniques attaches avec sa future femme Eveline de Hanska. Egaré dans la campagne, sous une rafale de neige, l'auteur de la Comédie humaine, frappa à la porte de la première habitation venue. Il y fut reçu par une aimable famille qui non-seulement comprenait parfaitement le français mais le parlait avec l'élégance dont se pique toute la bonne société moscovite, depuis le règne de la grande Catherine. On l'invita à se réchauffer avant de reprendre sa route, et même à partager le thé traditionnel. Il déclina alors son nom et fut flatté des gestes et exclamations de surprise admîrative suscités par l'énoncé de ces six syllabes : « Honoré de Balzac ». Mais un témoignage plus éloquent encore de la renommée dont il jouissait « jusque dans les steppes » lui était réservé. Une servante entrait, au moment même où il se faisait connaître et l'émotion de se trouver devant le prestigieux écrivain français la secoua au point qu'elle laissa choir son plateau de tasses, avec le samovar imposant. Et Balzac narrant, ce massacre de porcelaine, d'ajouter : « C'est la première fois que je sus ce que c'était que la gloire ». Rapprochez de cette anecdote le voyage de Verhaeren chez les sujets de l'Empereur Nicolas, et puis supposez qu'au lieu d'écrire leurs chefs-d'œuvre en français, ils se fussent respectivement servis du flamand et du bas breton. Balzac eut-il rencontré une seule femme de moujick, voire un seul boïard, qui soupçonnât seulement son œuvre ou son existence personnelle ? A moins d'avoir amené avec lui M. Van Cauwelaert, Verhaeren eut-il trouvé sur le bord de la Néva un lecteur initié à une ligne de ses poèmes ?... Que si nos fiers flamingants déclaraient (ils en sontcapables) n'avoir cure de l'auréole que les écrivains de langue française ont conquise pour eux et pour la petite Belgique jusqu'à l'extrémité de l'Europe, ils renonceraient peut-être moins volontiers aux plantureux bénéfices assurés à nos industriels et à leur personnel ouvrier par leurs entreprises, de plus en plus en plus nombreuses, en Pologne et en Russie. Or, comment ces entreprises eussent-elles été possibles à des Belges tels qu'en rêvent nos fantastiques moedertaliens ; à des Belges que les lois auraient forcés de se saturer de langue flamande à l'école primaire, à l'athénée, et à l'Université, c'est-à-dire de s'embarquer sur un véhicule sans roues. Sans compter que suivant la topique observation du député Asou, il faudrait avant tout se mettre d'accord sur la nature de la chose à laquelle on confère ce terme de « langue flamande ». Il n'existe rien de l'espèce. Sept à huit patois locaux, truffés de gallicismes, ne constituent pas plus un verbe véhiculable d'un bout à l'autre de la Belgique, et à cinq minutes de distancede nos frontières, que le multicolore habit d'Arlequin ne constitue ur.e tenue de visite dans le voisinage et à l'étranger. Et l'unique apôtre clairvoyant ou l'unique spirituel pince-sans-rire dont se réclame le flamin-gantisme — le citoyen Camille Huysmans — était seul d'accord avec la logique en proposant à la Chambre la substitution du mot « néerlandais » au mot « flamand » partout où on affuble de cette dernière et ambitieuse définition linguistique un chaos verbal où ne se reconnaissent pas même ses plus truculents apologistes. Si les revendications flamingantes devaient finir par l'emporter, on y viendrait rationnellement, fatalement, au néerlandais, sous l'impérieuse nécessité de coordonner tant de disparates, de mettre l'unité où il n'y a que confusion et aventure et nous sommes bien bons (ou bien bêtes) nous, les champions de la culture française, de ne pas réclamer aussi carrément l'unification dans le sens de la seule langue véritable, du seul instrument de communication internationale, dont dispose notre pays. Que veut l'ennemi ?... Créer des privilèges pour une infirmité. Son cas évoque assez bien celui d'une association de goitreux oud'unsyndicat de bossus s'évertuant à faire décréter qu'il n'y aura de place dans l'administration, dans l'armée, au soleil, que pour qui pourra justifier, entre autres qualités, d'une proéminence dorsale ou d'une excroissance maladive de la gorge. Et puisque, — n'en déplaise aux furibonds moedertaliens d'Anvers — ce beau rêve rencontre tant de complaisance chez nos gouvernants et même chez certains politiciens libéraux ou socialistes wallons, soucieux de ménager les goitreux et bossus du corps électoral, il serait temps de réagir en opposant à ces prétentions extravagantes de malins arrivistes, les droits de primauté absolue qui appartiennent naturellement aux individus les plus valides, au véhicule linguistique le plus ailé le plus répandu et le plus utile à celui qui, dans le rayonnement de son vol transporte la gloire des poètes de race flamande aux confins de l'Europe et fraye à notre génie et à notre labeur industriel des routes tout aussi larges et aussi lointaines. Gérard Harry. ÉCHOS Le français en Hollande. La langue et la littérature françaises jouissent en Hollande d'une faveur croissante. Après la récente nomination d'un jeune savant belge, M. G. Cohen, comme professeur à l'Université d'Amsterdam, voici qu'un cours nouveau, sur l'histoire de la littérature française moderne, vient d'être créé à la vieille et glorieuse Université de Leyde. Le titulaire de ce cours est une femme, Mlle Cornelia Serrurier. Il y a quelques jours elle a inauguré son cours par une fort intéressante " Introduction à l'histoire de la littérature française moderne * * Le mouvement wallon. Les Ligues de défense wallonne se multiplient dans l'agglomération et prennent un rapide développement.Un comité s'est constitué à l'effet de grouper les Wallons de Koekelberg, Molenbeek, Jette et Gans-horen.L'idée a obtenu un plein succès. La Ligue Wallonne de Bruxelles-Ouest, constituée en dehors de tout esprit politique, sous la présidence de M. Seron, comporte déjà un effectif de cent et cinq membres. A l'Ecole française. A l'occasion du centenaire de la mort de Bernardin de St Pierre, l'Ecole française de Bruxelles organise le mercredi 18 février à 8 h. I /2 du soir en sa salle des fêtes, Boulevard d'Anderlecht, 67, une Soirée commémorative. Au programme : Une conférence sur l'auteur de " Paul et Virginie " par M. Gobert, professeur à l'école française, et des pages choisies qui seront lues par M. Jahan du Théâtre du Parc et de l'Odéon. La paille et la poutre Dans un de ses derniers numéros de décembre le Laalste Nieuws sous la rubrique le " Néerlandais dans l'enseignement moyen ", attaque avec sa virulence habituelle les préfets et les professeurs wallons : deux d'entre eux ont même la prétention d'enseigner le néerlandais ! Notre confrère flamingant ne connaîtrait-il pas certain professeur de flamand incapable de prononcer deux phrases françaises sans provoquer dans sa classe une hilarité trop justifiée ? Ne connaîtrait-il pas dans les faubourgs de Bruxelles une poignée d'instituteurs, flamingants farouches et d'ailleurs fort peu cultivés, incapables de s'exprimer décemment en français et qui pourtant doivent enseigner en cette langue ? Quel accent et quel style peuvent-ils donner à leurs malheureux élèves ? Une bonne épuration s'imposerait. * ♦ Le français en Turquie. Du correspondant particulier du Matin à Constan-tinople, cet aperçu intéressant de la situation de la langue française en Turquie. Il n'est pas un Français qui, visitant l'Orient et passant à Constantinople, n'ait été bouleversé par cette surprise : entendre parler français dans la moitié d'une grande ville turque, capitale d'un empire, découvrir dans un immense quartier de la ville -Galata, Pera, Pancaldi, Nichantage — toutes les inscriptions des magasins en français, et lire en français tous les journaux qu'entretiennent et subventionnent là-bas les puissances de la Triplice, autrichiens, italiens ou allemands. IHiHilIWill I I II MBSMaa—MM Pays merveilleux, en vérité, où les employés de la Deutsche Bank doivent parler français, et où sont françaises toutes les inscriptions des billets, des wagons ou des gares du Bagdad allemand ! * * Le français au Chili. La langue française vient d'être reconnue au Chili comme langue officielle au même titre que la langue espagnole dans les facultés de médecine. Jusqu'à présent, les étudiants se servaient surtout de livres de médecine français, mais ils étaient obligés de passer leur examen en langue espagnole. Dorénavant, les professeurs auront aussi le droit de faire leur cours en français. Et en Belgique nos flamingants poursuivent la " défrancisation n de l'université de Gand ! Les sauvages !... * + Contre le plus beau Bruxelles. Il n'est peut-être pas une ville d'Europe où l'on construise plus qu'à Bruxelles. Il n'en est peut-être pas une où l'administration communale laisse édifier autant d'abominables bâtisses. Après le monstre de la rue des Colonies, que l'on a décoiffé après maintes palabres pour le recoiffer aussi laidement, on a autorisé la construction de cette affreuse " Deutsche Bank ", qui n'est pas encore achevée, mais qui promet d'être un spécimen remarquable de l'architecture outre-rhénane, dont le pavillon de la récente exposition de Gand constituait l'expression la plus complète. Peut-être faudrait-il au conseil communal un peu moins de politiciens et un peu plus d'artiste6. Nos compositeurs belges. Le deuxième concert de la Société Nationale des Compositeurs Belges est fixé au 19 février, à 8 heures et demie, dans la salle de la Grande Harmonie. Mme Esther, cantatrice, MM. Deru, violoniste, Bosiyet et dp P<wrguic;non. pianistes, prêteront leur concours. G'n jouera des œuvres de Buffin, De Boeck, Degreef, Frémolle, Oilson, Jongen et Lekeu. Antiflamingants lisez et propagez La Nation. UNE FLÈCHE 1 ION CA8Q1S! Ils jappent furieusement, les petits caniches flamingants ! Je dis caniches parce que je me refuse systématiquement à dénommer lions ces quadrupèdes bizarres, dansant sur fond jaune que ces Messieurs de la Moedertaal ont pris comme emblème... Oui, il sont furibonds et certains pensent crever de rage impuissante ! C'est que ces bonnes bêtes — les caniches 1 — ne conçoivent pas qu'il soit possible d'émettre la moindre opposition à leurs théories les plus extravagantes.Un de leurs chefs, Kamiel Huysmans, n'a-t-il pas déclaré : Nous ne demandons pas, nous exigeons et nous aurons ce que nous voulons parce que nous sommes des fanatiques ! Et, naturellement, constatant que tout le monde ne s'incline pas et qu'il existe des audacieux pour leur répondre: Non ! ils s'en étonnent d'abord, puis, voyant la résistance plus sérieuse qu'ils ne l'avaient supposée, ils se fâchent, tout rouge, vocifèrent, hurlent, tappent comme des sourds et... s'enferrent parfois eux-mêmes. C'est ce qui est arrivé dernièrement à ce même Kamiel. Ce brave homme estime que le « flamand » n'existe pas et que le « néerlandais » seul constitue une langue. Evidemment, en prétendant celà, il se met en contradiction absolue avec la grande majorité de ses amis. Mais ceci est accessoire... Revenant à cette affirmation* je me permettrai tout simplement de demander au «Saint-Just néerlandais», suivant la jolie expression de Paul Hymans, où se parle le bon, le vrai, le seul néerlandais ? Est-ce à la Haye, à Amsterdam, à Utrecht, à Anvers 7 Car j'ai ouï dire que les jargons des habitants de ces différentes villes diffèrent entre eux à peu près comme le provençal du breton, ou le liégeois du montois. Mais, au moins, chez nous, au dessus de nos patois, il y a la vieille et solide et invariable langue française, claire, fine et universelle. Tandis que le néerlandais, ce n'est, somme toute, qu'un amalgame de patois, dérivant du plat-deutch. Saisissez-vous la différence ? Et oserez-vous encore réclamer, ô Kamiel et consorts /'égalité entre le français et le flamand ? Hélas ! je connais la réponse : Oui, vous le ferez encore et continuerez à le faire ! Parce que les raisons, si bonnes soient-elles, n'ont pas de prise sur vos crânes têtus, Il me faudrait prendre un marteau et vous les enfoncer de force dans la tête. Bien que cet argument soit inélégant et peu français, prenez garde que votre attitude ne nous oblige à en être réduit à cette «ultima_ratio»! Abonnez-vous à La Nation. LES CONVULSIONNAIRES D'ANVERS La semaine passée s'est réuni le groupe de flamingants anversois qui s'intitule « Nederduitsche Bond » c'est-à-dire Ligue bas-allemande (après tout pourquoi pas? les membres de cette société ont les moeurs un peu frustes de la mère Germanie et leurs manifestations ne seraient pas désavouées par les jeunes morveux d'Outre-Rhin qui ont fomenté les récents incidents de Saverne). La Ligue bas-allemande s'est donc réunie à Anvers (évidemment). Pour... je vous le donne en mille — pour protester contre la trahison des députés flamands qui ont voté avec le Gouvernement dans la question de l'emploi des langues dans l'enseignement primaire.L'on connaît — et nous y avons insisté ici même la semaine passée — l'odieuse spoliation, l'acte de brigandage qu'a perpétré la Chambre en repoussant l'amendement Lemonnier. L'on sait — et nous n'y reviendrons pas — qu'elle a de propos délibéré violé la loi civile et porté atteinte au principe de l'autorité paternelle. Dorénavant, l'enfant né de père flamand et habitant la Flandre devra subir l'enseignement priinaireen langue flamande. Le flamand devient la langue véhiculaire de l'enseignement dans les provinces du Nord. Les 900.000 Flamands de langue française sont donc spoliés par le Parlement.MM. Vandenperre, Van Cauwelaert et Hen-driekx, estiment que la Chambre n'est pas allée assez loin. Ils décrètent de haute trahison le Gouvernement, M. Segers (qui a donné son nom à l'abominable loi de contrainte de 1910); M. Woeste et i'ârch»-vêque de Malines (inspirateurs de ladite loi). La Chambre n'est pas allée assez loin I Diable 1 Que leur faut-il à ces convulsionnâmes ? Tout simplement que le français soit frappé d'ostracisme en Flandre... C'est, en effet, surtout à M. Nobels qu'ils en veulent, parce que M. Nobels a proposé et fait adopter un amendement aux termes duquel les communes sont autorisées à organiser l'enseignement de la seconde langue. Les épileptiques du flamingantisme ne veulent point entendre parler de l'enseignement du français en Flandre, même comme seconde langue. Le français doit être totalement extirpé du paysl Il en faut chasser jusqu'au souvenir. Us comptent bien que la Chambre flamingante les suivra sur ce terrain et, sous leur férule, le vieux lion domestiqué de la Flandre retrouve des rugissements nouveaux. Ce qu'il y a de plus navrant dans cette histoire, c'est qu'il n'est pas impossible que le Gouvernement ait peur et qu'il cède à leurs menaces. Quant à nous, nous nous bornons à constater qu'ainsi se trouve vérifiée une fois de plus cette vérité devenue d'ailleurs axiome : les flamingants ont bien plus la haîne de la langue française qu'ils n'ont l'amour de leurs patois. Fernand Pavard. Lettre de Paris Paris, le 8 lévrier 1914. Le retour à la nature. L« collège des athlètes. Le Ministère des sports. Le Cinéma. Monsieur Georges Rozet, journaliste et littérateur vient de publier les « Fêtes du muscle ». M. Rozet habite : « Paris, ville de bruit, de boue et de fumée. » Comme il aime la nature et raffole des sports, il est de fort méchante humeur lorsqu'il lui faut rentrer à « l'usine ». Dernièrement son retour de villégiature lui fut particulièrement pénible. 11 revenait en effet d'une retraite au « Collège des athlètes », à Reims. Le collège des athlètes ? Vous ne connaissez pas cette institution, qui doit nous donner une race nouvelle et des hommes nouveaux ? Finie la méthode suédoise de l'éducation physique, la méthode rationnelle de Ling. Elle peut convenir encore aux Suédois, « sans ennui, ni dégoût, » qui trouvent même des charmes à « la mélancolique huile de foie de morue ». Mais en France elle est démodée. Il y a le système Hébert. L'homme doit perfectionner sa constitution, nous dit le lieutenant Georges Hébert, simplement en pratiquant les mouvements pour lesquels son corps est né. La civilisation les ayant rendus inutiles pour la plupart, l'homme doit y revenir volontairement. Grimper, sauter, escalader des murs, lutter, sans insister longuement sur aucun de ces exercices, appliquer la méthode instinctive, que suivent les enfants : tel est l'Evangile de cette nouvelle religion. 11 faut revenir aussi à la nudité primitive et s'aguerrir contre le froid. Et c'est pourquoi les apprentis-athlètes se livrent tout nus à ces exercices, même par ces froids rigoureux de janvier. Un caleçon de bain ou plutôt un « slip », s'impose toutefois encore, en attendant des temps meilleurs, la grande époque du néoclassicisme. Cette méthode est certainement très ingénieuse et parfaite au point de vue médical comme le disait le docteur Gaston, de l'hôpital Saint-Louis, car ces cures de soleil ont opéré des miracles de guérison pour les lymphatiques et les débilités. Mais l'effet moral d'une vie trop physiologique n'est il pas funeste? N'est-ce pas là un luxe que nous ne pouvons encore nous permettre ? Il paraît que c'est retarder d'au moins vingt ans que de le dire et j'ai bien peur d'être justement rabroué par le «Sporting. «Vous voulez de la physionomie, de l'expression individuelle peut-être? Mais ce n'est là que trop souvent l'indice d'une tare physique, nous dit M. Rozet. Ne vous fermez donc pas les joies simples du paradis primitif, conclut le lieutenant Hébert qui ne peut admirer suffisamment, la bonne humeur, l'amabilité, les belles qualités des Wagandos et des Karawondos, « peuplades qu'une vie artificielle n'a pas étiolées ». Que nous sommes loin de cette vie idéale et primitive I Vraiment, ne dirait-on pas les plaintes du peintre " Margaritone "qui voyait avec effroi l'apparition de la peinture moderne. « Où est le temps, disait-il, où un visage était représenté naïvement par un cercle, deux petits points noirs pour les yeux, deux petits points rouges pour les joues ». Oui 1 nous devenons trop compliqués. Il faut que cela change et l'on parle de créer comme en Russie, un ministère des sports. A qui le portefeuille ? Un représentant du « Premierland » on du ♦ Wonderland », les grands centres de boxe, (le Noble Art) ? M. Tristan Bernard posera-t-il sa candidature ? Ou bien encore aurons nous un politicien de carrière? Le docteur Reymond, M. Dion-Bouton, ou un autre homme à « Poing carré » comme dirait Willy. Que de compétitions ? Heureusement que le monde sportif boude le monde gouvernemental et ne veut pas entrer en rapport avec les dirigeants d'un pays, où l'on défend d'organiser des cross countries dans les bois domaniaux, où... l'on n'estime pas assez le sport et la vie naturelle. D'ailleurs les intellectuels et les dirigeants comprennent-ils bien les nécessités de notre époque I Les sports sont incompris, le cinéma ne l'est pas moins, parce que trop simple, trop naïf. Mais le cinéma saura se défendre. Monseigneur le cinéma possède en effet son journal, tout comme le « Louis d'or » des finances et « l'Auto ». Et voici les lignes bien curieuses que j'y puise. « L'humanité demeure primitive et atavique, guidée par l'instinct. L'acteur parlait, mais le peuple restait indifférent à sa verbosité. Le peuple ne parle pas amour, douleur, haine. Il n'a que des gestes ataviques, C'est pour cela que le théâtre a toujours donné au peuple l'impression d'une caricature (sic) et nous voilà donc revenus au geste, grâce à cette invention géniale du cinéma. « La plaidoirie n'est pas mauvaise. Mais ce retour au geste, aux fêtes musculaires, aux instincts ataviques, à la nature, ne vous effraie-t-il pas un peu? Au fait, non... nous en avons déjà entendu parler. Un certain Jean-Jacques prêchait le retour à la nature et nous assistons à une « crise » nouvelle. Nous avons vécu bien sagement pendant un siècle d'honnête et pédante civilisation. Nous voulons maintenant faire l'école buissonnière. Echappons-nous donc. Vivons aux bois, car la ville n'est plus supportable. Mon calorifère ne cesse de fumer et tantôt on nous avait coupé l'électricité. Dehors, sur les boulevards, il y a de-jolis bouquets à trois sous : un gros œillet tout'blanc et quelques'violettes. •PKPftttifrirfi, o. MICHAMS PROVINCE ÂiiVers. (De notre correspondant). On a dit souvent qu'Anvers est la citadelle :du mouvement flamingant. Ce qui est certain c'est que le gros de l'armée fiarhingante ise trouve à Anvers. Souvent aussi on a représenté le parti flamingant comme un petit état-major sans troupe, s'agitant, faisant grand bruit, donnant l'illusion d'une force véritable et parvenant ainsi à en imposer au pays. Si cela a jamais été vrai, cela ne l'est plus et il faut qu'on le sache, car il est absurde d'aller au combat 'sans savoir à quoi l'on va se heurter. Le flamingantisme dispose à Anvers de masses compactes, profondes. Qu'il y ait eu, longtemps, dans la population flamande, une complète indifférence, qu'il y ait eu même une disposition, générale à la disparition graduelle du flamand, à l'emploi de plus en plus usuel du français, c'est ce qui ne paraît pas contestable. D'instinct sans doute ce peuple allait au progrès. On voit ainsi disparaître insensiblement les costumes d'une région, pittoresque assurément, d'un caractère éminemment national et comme tels restés chers, pieusemen

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