La patrie belge: politique et littéraire

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s.n. 1918, 28 Juli. La patrie belge: politique et littéraire. Geraadpleegd op 15 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/1j9765b25m/
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La Patrie Belge 3POMTIQUB BT littéraire I IfAN (STC*I3/I$N® ADNEUB TêLÉORAPHIOUS Di^^Teu» • UPa^etît, le je\xdi ^et le ca.izrLa,rLO±xe patriselge-paris «'^*.1' "Ut!" 11 -■ , • i I A.BOITISrEi3VL"jE3SrTS i RÉDACTION ET ADMINISTRATION: SECRETARIAT POUR LA GRANDE-BRETAGNE : Vf** 7 Fraaee: io frxnc. Etrange.-: 12 francs. t ^ Boulevard cles Italiens - PAEIS 4 Bessborough Street, LONDRES S.W. I. ) % œo.8 - 6 - - 8 - _ _ ABONNEMENTS : Un an : 8/-. Si* mois : 5/-. ; . "* Publient 4U burtau du journal : TÉLÉPHONE ; Central SO-19 Publient au bureau du tournai • LA SIMPLICITÉ BELGE Quand trois ministres belges allèrent récemment en Italie, lo chef de Cabinet, AI. Orlando, en présence du Parlement salua en eux les « représentants de celte nation rendue grande et même gigantesque par la beauté morale do son geste, -par lequel elle enseigna que l'existence mPme des peuples no compte pas quand les lois du devoir et de llhonneur sont en jeu. » Cette plîrase provoqua les applaudisse-monts unanimes de l'assemblée : on la prit pour ce qu'elle était dans l'intention de l'orateur : le plus bel hommage qu'il pût rendre à la Belgique. Et cependant, comme elle correspond mal à la réalité ! Ce n'est pp-irat pour obéir aux « lois du devoir » ou aux « lois de l'honneur » que les Belges ont résisté aux Allemands. Us n'étaient pas liés à le faire ni par l'honneur, ni par le devoir. 'Et d'abord qu'est-ce .que l'honneur pour un-peuple ? Il est déjà difficile de définir ce que c'est pour un individu. En fouillant lo sens qu'on attribue usuellement à ce mot, on serait amené à reconnaître que ce qui constitue l'honneur d'une personne c'est l'opinion que l'on a d'elle en Jonction de certains préjugés moraux-Les expressions « dette d'honneur » pour dette de jeu « affaire d'honneur » pour duel, « l'honneur d'une femme » se confondant avec l'idée de virginité au de fidélité matrimoniale, montrent que je ne soutiens pas ici un simple paradoxe. Mais en quoi diable peut consister l'honneur d'un peuple ? Songeriez-vous jamais à dire que l'honneur des Carthaginois ou des Romains était en jeu dans les guerres puniques ? Quant au devoir de la Belgique dans les relations inter. nationales, il ne peut consister que dans l'observation des traités, c'est-à-dire en l'occurrence du traité de neutralité. Quels devoirs la neutralité imposée au peuple belge par les grandes puissances garantes du traité créait-elle pour lui ? Un seul, en bonne logique : celui de ne point violer cette neutralité. Mais le droit n'est pas logique, hélas ! et au point de .vue du droit l'on n'a jamais précisé dans quelle mesure la Belgique avai t l'obligation de concourir à la défense de sa neutralité.Logiquement, elle n'en avait aucune, car il est absurde de prétendre qu'un petit peuple doive se défendre contre des peuples dix fois plus grands que lui, alors qu'on lui a ôté le seul moyen de le faire efficacement : contracter des alliances avec d'autres. Ceux qui lui ont imposé cet isolement- devraient nécessairement se charger eux-mêmes de le défendre en cas d'attaque. Et au début la chose paraissait si 'évidente, que l'on prévoyait, comme on l'avait prévu pour les Pays-Bas, la défense des forteresses de la Belgique par les puissances garantes (voir la clause secrète du traité do 1831 dari£ le Procès de la Neutralité belge, par Waxweiller.) Mais les gens qui ont quelques notions d'histoire n'ont pas attendu 1914 pour se xendre compte que des traités sont des chiffons de papier et que comme toutes choses en ce monde, ils vieillissent. Avant la guerre, la conception dominante était que la Belgique avait à défendre elle-même sa neutralité par les armes sous peine de déchéance. C'est ee que dit itrès explicitement, par exemple, le général Lamglois dans sa brochure : La Belgique et la Hollande 'devant le Pangermanisme publiée en 1906 chez Berger-Le-ivrault,brochure très symptomatique, sur laquelle je reviendrai à l'occasion et qui avertissait la Belgique que si l'action de son armée n'était pas efficace dans une guerre franco-allemande,elle « perdrait la sympathie des nations qui pourraient Jui venir en aide. » Ainsi donc, la Belgique, 'déclarée perpétuellement. neutre par ftorce, avait de ce fait, tous les devoirs et aucun droit) ! ♦ * * Ce qui a poussé les Belges à' résister aux Allemands c'est quelque chose cie 'beaucoup plus simple, de beaucoup plus profond et, selon moi, de beaucoup plus beau. Co que les puissants appellent le devoir de ceux qui leur sont soumis, c'est l'obéissance à leur volonté. Mais le faible qui subit une contrainte matérielle n'a pas de devoir envers celui qui la lui impose. Le peuple belge n'avait de devoirs envers personne. Mais il y avait et il a un sentiment ins-tinctintif, primordial, indomptable de la (liberté : liberté de' l'individu dans les groupements, liberté des petits groupements dans l'Etat, liberté de l'Etat vis-à-,vis des autres Etats. Cela est enraciné profondément en lui, cela fait partie de fout son être : aussi n'a-t-il pas raisonné, n'a-t-il pas tenu compte de la disproportion entre ses forces et l'effort qu'il devait fournir ; il a résisté, comme les Liégeois privés de leurs murailles, avaient résisté jadis aux armées réunies du duc . de Bourgogne et du roi de France. Il a résisté et il résiste, simplement, sans pose sans .phrases, parce que cela répond à sa nature intime et non pour a rhonneur », pour le « devoir », ni pour aucun de ces grands mots qui font si bien dans les cérémonies officielles, mais qui répondent si rarement à quelque chose de réel dans leur expression publique. Les Belges sont en général, très simples dans leur attitude ; ils sont dénués, de toute tendance à produire de l'effet ;< tout ce qu'ils font, ils le font sans affectation, avec bonhomie et comme s'il ne pouvait en être autrement ! A une époque où il y a tant de 'matuvus clans tons les domaines, c'est une qualité singulièrement. estimable. Je me souviens, comme d'un document typique, de la lettre d'un jeune soldat flamand à ses parents : au passage d'un, cours d'eau, sous le bombardement, il s'était jeté à l'eau pour sauver un soldat français qui avait glissé de la passerelle et il l'avait ramené à la nage, chargé de tout son fourniment. Il avait été décoré pour ce fait par le roi lui-même qui lui avait demandé de lui raconter la scène. « Tu lo sais, maman, écrit-il. ce n'est qu'à toi seule que je puis la raconter telle qu'elle s'est .passée ; cela me choque de raconter pour me glorifier ; aussi répondis-je brièvement sans .beaucoup de fioritures, mais cela parut faire plus de plaisir à notre roi que de longs bavardages, car il dit en souriant qu'il savait tout par le menu et il nomma la farce : « Une magnifique action décourage et de fraternité-, » Se jeter à l'eau pour sauver un camarade en péril, cela semblait tout simple et tout naturel à ce jeune homme : il ne s'était pas demandé si c'était son devoir, il l'avait fait sans raisonner, par impulsion spontanée. Et il n'y voyait pas de mérite ; dans son langage fruste, il appelait la « magnifique action » une farce. Sans doute ce langage ne serait-il pas de mise à Montecitorio en présence des trois ministres. Mais combien il est sincère et vrai ; et comme il me parait préférable, somme toute, au genre d'éloquence usité dans ces milieux-là ! M. Orlando aura-t-il jamais le temps d'oublier un moment de rhétorique parlementaire et de lire avec attention quelques lettres comme celle dont je regrette de ne pouvoir publier qu'un bref extrait ? Il entrerait enfin par là dans l'intimité du peuple belge et cesserait, peut-être d'en parler avec des phrases qui résonnent â nos oreilles comme de lointaines réminiscences de nos années d'école.JACQUES MESNIL. AFIN D'ECONOMISER SON STOCK DE PAPIER, LA PATBIE BELGE NE PARAITRA QU'UNE FOIS PAR SEMAINE, — LE DIMANCHE, — PEV-DANT LE MOIS D'AOUT ET DE SF.P-TEMRE. EN CONSEQUENCE NOTRE PROCHAIN NUMERO PARAITRA DIMANCHE 4 AOUT La Conférence flamande La Fête nationale fut; également fêtée par les Flamands de Sainte-Adresse. L'affiche annonçait «un des Ministres belges », MM. Buysse et van Cauwelaert, députés. Mais. M. Buysse ne parla pas ; on raconte que M. Hymans le lui avait interdit. Par contre M. van de Walle, député libéral de Malines, n'hésita pas à s'associer à cette manifestation patriotique. fl prit la parole et fut chaleureusement applaudi. « Le ministre belge » annoncé, M. Hel-leputte émitrie vœu : « Que dans l'avenir les deux peuples qui constituent la Belgique puissent être éduqués, administrés, jugés dans leur langue maternelle.» Il y avait foule et cette réunion qui fut un grand succès, démontre, une fois de plus, qu'il, ne faut pas abandonner nos frères flamands ni les reléguer au second plan, ce qui, fatalement, amènerait des heurts regrettables. La question flamande, comme la question wallonne, sera réglée de bonne foi dans le plus large esprit politique. BRUXELLES PORT DE MER Le Conseil d'administration du Canal et. dtes Installations maritimes de Bruxelles a procédé, sans apparat, le G juillet 1918, à l'inauguration officielle de Bruxelles-port d§. mer. Douze personnages officiels, parmi lesquels MM. Steens, ff. de bourgmestre de Bruxelles ; Mettewie, ff- de bourgmestre de Molen-beek-Saînt-Jean, etc., etc., ont parcouru le canal, en bateaus jusqu'à Winlham, où il se joint du Ruppel. Les travaux ont coûté pjus de 80 millions de francs. LA RÉUNION DES PARLEMENTAIRES {De notre envoyé spécial au Havre) a r Elle a donc lieu, comme nous l'avons r annoncé, à huis-clos. Le compte rendu :î analytique ne sera pas publié. Mais cela i n'empêchera pas, évidemment, les jour- 0 nalistes bien ou mal informés de publier sur la réunion des Parlementaires des renseignements plus ou moins vrais. s-Xar, tout de même, la Censure politique JPelgû qui sévit à Paris n'ira pos jusqu'à détendre d'écrire ce que cert-un- parle-e mentai'ies osent dire très haut dans les i. endroits publics. Que ces députés s'en s prennent à leur Gouvernement et- à eux-•- mômes, si leurs paroles sont parfois incomplètement reproduites ou déformées l, et si d'aventure on leur fait dire plus ou t moins ce qu'ils ont dit en réalité. -, Mettons les choses au pire et suppo- 1 .sons que.par un abus de pouvoir, sean-t daleux sans doule. mais qui ne serait pas e le premier, la censure interdise aux e journaux belges la moindre information (5 (rien de diplomatique ni de militaire, i pourtant !) relative à la Réunion actuelle. N'y a-t.-il point les journaux français, i qui ne manqueront pas de donner leur r avis et de renseigner leurs lecteurs ? Or, infaillibement, par suite du huis clos dé-i- cidé, la. vérité ne sera pas toujours res-p pectée et des erreurs seront commises. 3 Pour les rectifier, et pour dégager sa res-. ponsabilité, le Gouvernement devra bien r se décider à donner quelque publicité •- aux débats qui -ont lieu en ce moment. e Incontestablement" le huis clos général est une maladresse. e" *** » Quels seront le- résultats Je !a session » parlementaire de Sainte-Adresse, ' -c'est ee qu'il apparaît difficile encore à cette heure, de préciser I.e premier jour î — lundi — nos députés de la droite, <lu - centre et'de la gauche semblaient tous également enchantés. — « Ça va ! ça va ! » 3 disaient-ils à ceux qui les questionnaient. 3 C'est là d'ailleurs à peu près tout ce qu'ils disaient, cor on leur avait fait comprendre qu'ils devaient prudemment se taire; dans l'intérêt... du pays et de la D£tense natio- - nale. Nous nous inclinerions volontiers s'il s était prouvé que le huis clos est réellement ■_ nécessaire. Mais rien n'est moins certain. Un de nos parlemenlaire disait : — « 11 y a Beaucoup de choses que je dirai, de nombreuses critiques que j'oserai formuler, rarce que nos réunions sont ae-" crêtes. Il est des reproches que je ne ferais - pas si elles étaient publiques. . » i Et pourtant, il est certain qu'à peu près - rien de ce qui a été dit jusqu'à présent n'était de nature à renseigner l'ennemi. Sans doute, nous dira-t-on, lirais il y a certaines questions qui exigeaient le hais clos. Eh bien ! Pourquoi pas. pour celles-là, mais rien que pour celles-là, que tout le - monde connaît, ne pas suspendre la réu-h, nion publique ? Mais généraliser, décréter 1 que tous les débats seraient secrets, c'était - commettre une erreur grave et nos ennemis - ne manqueront pas d'interpréter, plus mal - encore qu'elle ne devrait l'être, cette déci-; Mon regrettable. Malgré tout, nous devons nous réjouir de voir les ministres réunis enfin avec nos défutés et nos sénateurs. C'est surtout aux démarches du député libéral Paul Meven, président du groupe parlementaire de Paris, que nous devons de voir aujourd'hui nos représentants exilés assemblés. Mais e est aussi. il faut bien l'avouer, Si la suite des articles publiés dans la Pairie ® Belge par notre ami Georges Hubin, que le - Gouvernement s'est enfin rendu compte i- d'un nouvel état d'esprit qu il ne soupçon-:-, nait pas. Les ministres savaient bien qu'Us - ne représentaient pas à eux seuls nos poil pulaticns. Mais ils ne pensaient pas qu'on s'en apercevait. Ils ne soupçonnaient pas : surtout qu'un parlementaire allait faire re-marquer un jour, qu'il en avait assez d être '- toujours considéré comme une quantité né-!- gligeable • * Les discussions les plus importantes ont 1 lieu à propos du Ravitaillement de la Bel-' gique occupée, du Service de santé et de .- l'Activisme. » A ce dernier sujet, on proposera de voter l une déclaration condamnant les menées ac-q tivisfes ; * 3 * * -1 Journée âe lundi. — Communiqué ojiicicl: 3 La séance s'est ouverte sous la prési- - dence de M. te baron Ancion, sénateur, doyen d'âge, assisté de MM. Devèze et Pé- e cher, les membres les plus jeunes de l'assemblée.Le baron Ancion a prononcé un discours où il a rendu hommage aux parlementai-' res morts depuis le début de la guerre et où 11 a tracé le programme des travaux où députés et sénateurs veulent répondre ' aux vœux de la Belgique en armes et de e la Belgique opprimée, puis il a proposé S de donner la présidence des séances à M. B le député Théodor. Cette proposition a été -. ratifiée par acclamations et le député de Bruxelles a pris la présidence, assisté en • qualité de secrétaires de M. le député Neven j et de M. le sénateur Vercruysse. M. Theodor a remercié ses collègues de 1 l'honneur qu'ils lui faisaient et a prononcé une allocution qui a produit une vive ixn-' pression. De nombreux télégrammes sont parvenus " au bureau de l'assemblée. Parmi eux plusieurs portent les signatures de députés et de sénateurs empêchés d'assister à la rêu-"nion. . Voici notamment le télégramme envoyé par M. le baron de Broqueville, ministre d'Etat, ancien, chef du Cabinet, à M. le ce- 1 puté Neven : i « Il ne m'est pas possible de nie trouver j au milieu de vous, mais mon cœur de pa-- Inote et d'ami salue en vous tous la reprC-sentation nationale de l'extérieur indisso-iublement unie à celle do l'intérieur. « Rien n-1 pput diviser ce que la volonté manifeste de la nation a uni le 4 août l'JI-i. < A nos collègues, don le courage honore le f : pjivsk-s.oiis le joug de l'étranger, j'adresse 1 iû 'respectueux hommage de mon admira- ( tion la plus profonde. , « Permettez à l'ami dévoué, à l'ancien chef préoccupé avant tout de la patrie, de vous dire : groupez-vous étroitement autour de mon vieil ami Cooreman, le chef nouveau 1 qui continue la tradition belge ; c'est lui | qui, en ses mains vaillantes, porte le dra- c peau de notre foi, de nos espérances. Pour nous tous il doit être, il est l'homme de la patrie. h Broqueville. » j Au cours de et-te journée, le député Jibé- f ral Deyèze, lieulen. it à l'armée belge,_ a r prononcé un très important discours qui a produit, impression. Il a parlé longuement de la situation éco- 1 nomique de la Belgique. • * < • • Journée de mardi : Le matin, discours de ^ M. van de Terre et suite du discours de De- , vèze, sur le problème économique. L'après-midi, on a commencé à s'occuper 1 des hommages de Guerre.. 1 L'appel publié par la Patrie Belge le 21 juillet et signé par le président de l'As- c sociation Nationale belge pour la repara- , tiou des dommages de guerre et par le pré- • sident de l'Association des sinistrés de la Flandre oocidentalc, a été lu et étudié. Ont pris la parole : \an Cleemputte, dé- C puté Je Gond : Nolf, député itérai d'Ypres. c On s'est, inquiété pin ticulièreinenl des dommages causés en Belgique non envahie du fait de l'occupation par les troupes bel- ( £>p.s et les troupes- alliées. Les dégâts, a-ton dit, devront être réparés par les responsables direct». — Le discours de M. ran Cleemputte a \ -'été1 très écouté et a produit la plus vive impression sur l'assemblée ; il faut dire j qu'il était remarquablement documenté. c POUR NOS RAPATRIES v Les rapatriés des provinces envahies continuent d'arriver régulièrement. Il • v en -a deux convois de 6 à 700 chaque • jour. Ces rapatriés ont tous séjourné en 1 Belgique de trois à cinq mois. Comme ils comptent par dizaines de mille, on comprend le trouble alimentaire qu'à dù causer dans certaines localités l'arrivée do nouvelles bouches à nourrir. En général, on a bien accueilli les alliés français, mais dans certains cas, les Allemands ont c-herdié à provoquer des conflits en s'aÈstenant de toute mesure de laxatiOn. ^ Chaque convoi comprend plusieurs Belges. Un délégué du Comité officiel des réfugiés du Havre s'efforce de les guider. Le service de la sûreté militaire a aussi à Evian quelques représentants, I car il s'agit de mesures de sûreté. Les j rapatriés arrivent sans état civil et sans t papiers (permettant de le reconstituer. On doit leur en fabriquer sur simples dé- < clarations. On comprend que les Aile- ; mands cherchent à profiter de cet état 1 de choses pour glisser dans les convois i quelques espions et il s'agit de les dé- 1 pister. Il s'agit aussi de mesures sani- 1 tajres et, le ministère de l'Intérieur bel- i ge a délégué un médecin dont la fonction n'est pas une sinécure. Il visite de con- ; cert avec les médecins militaires fran- < çais et ceux de la Croix Bouge amérï- < caine. Le ministère des Affaires étrangères lui n'a aucun délégué à Evian. Aussi les Belges ont-ils fort à en pâtir. Le consulat le plus proche est à Lyon. Les Belges rapatriés qui ont des parents inter-nés en Suisse et les nombreux Belges, ré- ] fugiés en Savoie qui se trouvent dans le même cas, doivent se rendre à Lyon pour leurs passeports. Voyage long, car les express sont supprimés, voyage coûteux, car il faut séjourner souvent une quin- 1 zaine. Le formalisme inutile de l'administration n'admet même pas une simple demande de passeport par lettre. Il 1 faut se rendre en personne au Consulat une première fois, pour la demande ; : une seconde pour le visa. Les Français, eux, obtiennent leurs passeports du préfet ou du sous-préfet et le commissaire spécial d'Evian a le droit de leur accorder une séjour de cinq jours au Bouveret-, localité suisse porte de la frontière où fonctionne un ferç-er familial pour faciliter les rencontres des parents et des internés. DIMANCHE : Emile CHAPELIER Paul OTLET NOTRE ŒUVRE COLONIALE Samedi, veille du jour de la Fête 'N'a- duit du beurre végétal exquis, des.grais- tionale.rCl. Renkin, ministredes Colonies ses alimentaires pures, du savon, etc., ed a inauguré devant une assistance nom- est une source de revenus très apprécia-' breuse l'Exposition Coloniale organisée bles pour les populations indigènes eS par son département à l'Hôtel de Ville du les Européens qui t'exploitent- Havre. En 1916, on a exporté 3.851 tonnes; Nous devons en toute franchise dire d'huile de palme, résultat du-traitement! que cette Exposition est à tous peints de effectué sur place par les indigènes et les vue une révélation. usines Lever Brothers de l'amande det Depuis 1914, on constate au Ministère palme. des Colonies une volonté de bien faire, de Les exportations de noix palmistes onf faire, beaucoup mieux que par le passe ; atteint des chiffres inespérés : de- remédier a-un état de choses parfois J9U g ^ t désastreux, un désir de voir grand et de jgjv ^ ao5 ne plus travailler en incapable ou en jqjq !!!!'! " °2-390 myope. 1 .E.ntvops.dqns le hall vaste de la mairie Çono|uant ! havraisq ;.v<jjpz ces, .agrandissements Et ceci sans employer aucun moyen de photographiques analysez et vous serez pression, sans utiliser ni chiootte ni au- convaïncus. ... (re engjn contrainte. Malgré les.difficultés grandes qui, sou- Caoutchouc vent, empêchent la coordination des do- qu temps de l'Etat Indépendant du: cumenls photographiques, les organisa- Qcngo, le caoutchouc était un des trois, leurs ont pu. cette lois, rassembler une produits : caoutchouc ivoire, copal, ex- foule de vues intéressantes, suggestives pCrtés au plus haut point. Les- Morel et Casement, et la séquelle On aurait pu faire mieux, beaucoup jjgg boohophiles anticolonisateurs pré- mieux, mais les responsables sont les So- tendaient qu'il fallait nécessairement) cietes exploitante- qui se désintéressent taper sur le derrière des nègres pour les généralement— c est triste à constater— fajrG produire. de ces manifestations de vulgarisation. Qn ne (ape pjus au Congo !e"juge est! Et puis, si \aste soit-il, le hall en ques- qUj vous guette et vous menace des: tion est trop exigu pour oonner asile à Joudres éreintantes d'un Code civilisa- t-ous les documents que 1 on voudrait ex- ttur et malgré cela, la production du poser. C'est la guerre !... caoutchouc ne cesse d'augmenter. N'ous devons feliciter sincèrement les „ 0,s commandants Maury et Cayen et leurs V017 dévoués collaborateurs, l'inlassable Mi- 1 chel Tamagne et le photographe expert Une des ressources d'avenir du Congo1., Cantillon qui se sont dépensés sans Ou a expérimenté et on cultive en grancL .compter et ont su mettre sur pied une D'ici peu on exportera 100.000 balles de oeuvré hautement intéressante. coton. H.ulrons dans le vif I Raphia. . ,Fn-r'anl?e^Ui?rilrJ 13 SCC" Actuellement exploité en grand pour: tion transports ; Chemins de fer j camouflage de notre artillerie euro- Au lendemain de la reprise du Congo, ^enne en octobre 1908, il y avait 650 kilom. de nous na par]0ns pas du café, du ca- Tn SSfÏÏ&ïét en 1917, a 130. De- à SUCre' des léf5Ume?i' puis l'annexion la Belgique a donc parlon^ p0Urtanl du r^. constnut l.-tifc, kitem. de chemin de fer, 1943 0n exportait 2 tonnes de riz. ï?rî1Pte,r 'es,,t™utes d automobi.es En m8 25.000 tonnes étaient, mises ue la A ele et dé_I Itun qui rendent les j )a disposition du Gouvernement' pour plus grands services jes besoins des populations des pays en- La section des Industries servant les ibuJS de guerre des Alliés et qui, après la u. ' 1>4f,n 1., -7 tourmente, serviront, alimenteront l'in- . dustne de paix de -la Belgique e=t eom- l0 quatrième compartiment de l'Ex- ' p 1 e .e, position est consacré à l'élevage. Citons succinctement : Là, vous voyez des photographies très1,. Mines de cuivre du Haut Katanga. très intéressantes de l'élevage des mou- Production de • tons, des chevaux, des chèvres,des bœufs des mulets. Nous aurions voulu voir, ,, 9-r _nts quelques spécimens de cochons euro-* o f'eôi péens, do poules, de canards, et-c- ÎXÎS Ô-0/1A 31 est, ensuite question, de la vie du! 191 ' ••••■•; 3'->'0TO Blanc au Congo-. Et la Société n exploite que quelques II y a quinze ans, la mortalité euro- ; gisements. On prétend que les. mines de péenne atteignait 12 0/0. En 1014, 2,3 O/Qf cuivre de l'Union Minière sont les plus elen 1915 1,070/0. C'est édifiant. ! riches du monde. Nous en. profitons pour attirer l'atten-" Etain. lion sur ces chiffres les pessimistes ou' La Géomine et la Simlat exploitent au 'es casaniers qui prétendent combattre Katanga les mines d'étain et tout fait es- la colonisation sous prétexte qu on doit pérer d'ici peu, une production impor- fatalement laisser ses os là-bas après un1 tanto ou ,cleux s?Jpurs- La Géomine, une Société- bien belge, à Nous voici entrés 'dans le'domaine liu, capitaux belges, a découvert du charbon n anitaire. Création des écoles primaires au Tanganvika et dans le bassin de la" écoles professionnelles qui relèven» Lukun-a? Des expériences ont été faites et la condition de 1 indigène et lui donnent! il est actuellement- démontré que le char- une meilleure opmion de lui-même, sang bon de Katanga pourra- être utilisé pour c<.n pte-r le moyen de relever sa propre l'alimentation des locomotives et stea- condition sociale. , . . jrïe.- La campagne belge dans 1 Est, x\fncairil Avant 191 î, l'Allemagne a fait des allemand prend une grande place. Des. avances à la Géoirine pour l'achat de la eaites, des vues intéressantes donnent) sréLiSi-.1"" iïp",ittak"tiie3 m,nes 'p.;les Boches i 8K!!«a«S8KftS& Or et diamant te oppressive. Sans parler de l'or du Katanga et du La surveillance des indigènes, l'esprifi diamant du Kasa'i, nous devons nous ar- de sacrifice des soldats noirs, le dévouei rêter devant les vues des mines d'or de ment inlassable de nos officiers et sous. Kilo et de la Moto qui appartiennent à officiers et la valeur de notre commande- l'Etat. ment ont- triomphé de tous les obstaciesV 1914, exportation 'de 930 kil. Après Tabora. c'est la deuxième cam- 1915 — — 3.935 — pagne, aussi victorieuse que la première/ 1910 _ — 2'852 — C'est la Belgique qui s'est vengée d'uni Nous nous sommes laissé dire que si ennemi brutal. C'est le triomphe du Droiji l'Etat veut voir grand, envoyer là-bas sur la Force. des machines et des techniciens, les mi- Et pour finir deux cadres pathétiques1 nés d'or de Kilo pourront produire an- où sont représentés de nombreux indigè-nuellement des dizaines de tonnes. Qu'at» nés pendus aux branches d'un arbre im-lend-on ? mense, pendus par les Allemands pour,' Les Bois avoir refusé de prendre les armes com-'j Si aujourd'hui, les Alliés ne souf- me francs-tireurs contre les Belges défraient «pas autant de la pénurie des „ë ' ... . , transports, on pourrait exporter du Con- Exposition instructive, suggestive, con- go des quantités considérables de bois clllanle- de toutes les essences. .Que ceux-là qui, par principe — prin'i Emettons le vœu que les dispositions cipes périmés — you3raient, combattre^ scient prises pour que les bois nécessai- l'œuvre colonisatrice et civilisatrice de laT res à la reconstitution nationale soient Belgique aillent visiter l'exposition dui pris au Congo, sources inépuisables I Havre. Pour en jouir, il faut des Bateaux. Ne pourrait-on pas fa rééditer à Pariât Une des richesses actuelles du Congo par exemple? Elle en vaut la peine. G'esf est l'exploitation des noix 'de palme. Cet- l'hommage le pla^ éclatant que nom te industrie qui alimente nos usines de | pouvons lui tendre* gi-erre de glycérine et autres dérivés pro- J A. Breneï,. t^UCTIEMÈ ANNEE. «— W ÏÏ8. ■ .-T HOVATJMEl-liNI 1 xwns VEtnrt. "NUMERO VHJ CENTIMES DIMANCHE 28 JUILLET J9M.~ <1 " ■ ... j—ML, I ||"'H iateggaMB^^*aag8ia*'Wn'i'i' ,i ■-I ' ' 'i — "T" —

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Dit item is een uitgave in de reeks La patrie belge: politique et littéraire behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Paris van 1914 tot 1919.

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