Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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29 oktober 1918
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s.n. 1918, 29 Oktober. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Geraadpleegd op 14 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/b56d21s81k/
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îfiardî 29 Odoftre iSia. ■ N« 1464 ABONNEMENT Bruxelles - Province - Etranger abonnements sont reçus exclusivement par tous !e$ BUREAUX DE POSTES. les réclamations concsmant les abonnements doivent être ai sssées exclusivement au bureau de poste qui « délivri i abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois : 2 mois • 1 mois : Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. 3.00 TI&ACbE : 125,©Q© par jour QUINZE CEITIMES Le Bruxellois JOURNAL QUOTIDIEN INDEPENDANT MSsrdf 2$ Octobre 1918. • N» 1464 ANNONCES Faits divers et Echo» ....... U Mgne, fr. '5 00 Nécrologie . ... 3C0 Annonces commerciales 2.0! Annonces financières 2,00 PETITES ANNONCES... La grande ligne. 2.00 Rédacteur en chef : René ARMAND Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne TIRAGE s 125,000 par jour 1 La Paix héroïque Avant la guerre, comme la plupart des Bcl-«WS» j'ignorais beaucoup et même: presque tout do. l'Allemagne. Par une longue habitude et à cause de la communauté de langue, «f-tre curiosité était éveillé? surtout pour les choses de France, qui nous passionnaient parfois plus que les Français «uct-mêmcs. Par contre, ce n'est point à: tort que la Bible, ce livre extraordinaire, a vu dans la diversité des langues une malûdic-tioTi, châtiment de l'orjçueil de Babel. Et, en effet, téut peuple tient nous ignorons. la langue est bi'-rr près d'être méconnu par nous et traité de «barbare» au sens que les Grecs donnaient à ce mot, légèrement injurieux pour tout ce qui ne S'exprimait pas dans- la langue harmonieuse di la. Grèce fortunée ! Wallon, mais Bel £ e, voire Belliciste, et me faisant à ce dernier titre un honneur comme'un «levoiï de connaître en quelque mesure moire se-. coude tangue nationale: le flamand, j'ai pu néa.BWpias par là et aide de quckioes réminiscences du collège, j'ai jju, au cours de ces quatre longues années de gUerie, accéder à la connaissance du parler allemand et poursuivre ainsi l'effort nécessaire pour comprendre l'âme, les idées, l'histoire et là civilisation de ceux que nous appelons et Qui sont, en ce moment, nos «ennemis.». Il va sans dire qu'essayer ainsi de comprendre autrui est autrement difficile qu'injurier, mépriser et railler.! Ajoutez que la plupart des hommes, soit bassesse, soit inadvertance, soit, orgueil, croient plus volontiers au mal qu'au bien chez le prochain, individu ou nation. Déjà l'apôtre saint Paul n'attribuait-il pas ce vice odieux aux païens, recommandant la vertu contraire aux chrétiens ? Sans distinction ni de religions, ni,de nationalités, tout homme devrait s'inspirer de ce haut conseil, lequel ne va pas à nous induire en je ne sais quel optimisme naïf et' dangereux, mais préserve nos jugements des. préjugé-: et de la passion. Je prie qu'on excuse ces préliminaires qui offrant peut-être en eux-mêmes un enseignement utile et qui sont destinés à amener uoe phrase que jrai rencontrée ces joursc-ci, dans1 un journal allemand. Le sens en était celui-ci : « 11 y a de l'héroïsme, non seulement sfar les champs de bataille, mais non moins à vouloir la p:iix ». J'entends bien l'éclat de rire homérique de la plupart, qui n'hésiteront pas à dénoncer l'hypocrisie allemande et à s'en tenir à d'autres explications, aflssi faciles que mâchantes. Mais plutôt raisonnons quelque peu. N'est-il pa« vrai que les concessions de l'Allemagne, sent énormes et inespérées, il y a quelques semaines encore? Je laisse celles concernant la Belgique, car, si lentes à venir, elles ne constituèrent i ourlant que la simple équité. Mais, de plus, l'Alle-noaigiie fait des concessions dans les questions alsacienne-lorraine^ polonaise et autres. Elle cesse de s'en tenir au. seul point de vue national pour accepter le point de vue d'auirui et de la justice, qui ne peut être ni allemande, ni anglaise., . ni d'aucune nation. Chose plu» insup--portable encore à l'honneur d'un peuple : l'Allemagne consent aussi à des changements intérieurs que l'adversaire, à tort ou à raison, juge indispensables et dont l'initiative d'ailleurs serait bien venue et est venue du peuple allemand lui-même, trop grand garçon pou)' être morigéné ipar turc mngister pédant, celui-ci fût-il M. Wilson ten personne. Qu'on, excuse le mot, mais le président des Etats-Unis avoue que lui non plus ne ','rerwle pas devant la rudesse des termes et des reproches. On objecte: «L'Allemagne ne se mon ira pas toujours aussi conciliante ; aujourd'hui, elle fait de nécessité vertu j. Cette dernière formule n'est pas c|éjà dénuée ni de sagesse ni de mérite. D'ailleurs, à quelle page de l'histoire lûtes-vous jamais que les espoirs ne gonflèrent pas avec le succès ? Mais, il serait pourtant injuste de ne tenir aucun compte à l'Allemagne en ses jouis d'adversité, que jadis,, quand la fortune dé» armes lui souriait elle proposa la paix en <!é-oemSjre 1916, en août 1917, en novembre 1917, une • paix qui l'eût sans doute favorisée, mais •qui n'était pas de violence, comme celle dont ''certains de ses adversaires la menacent aujourd'hui.I — Nous avons souffert : il faut oue l'Allema-■ gne aussi souffie. — A cela, je ne répondrai même pas que la vengeance est mauvaise, car. il peut y avoir une vengeance, juste et sainte. Mais je demanderai à cettx qui n'ont d'ye-Ux et Uk coeur que pour leurs propres souffrances-: {« Est-ce que la Prusse orientale n'a pas eu, sous l'invasion russe de 1914, ses villes, et ses villa-.gos détruits, ses habitants dispersés et ruinés? Estyçe.quê surtout, durant ces quatre années, il m'y a pas eu sur tous les champs de bataille, assez de cadavres allemands? Plus peut-être que dians les autres pays belligérants^ chaque fa-; mille en' Allemagne pleure Une et parfois plusieurs victimes. Ah ! s'il vous faut des représailles, le spr-t n'a-t-il pas comblé déjà votre inhumanité ou v.otré humanité? Ne dites pas non plus : « Sauf une Allemagne épuisée, écrasée ' et enchaînée, la guerre un jour reprendra ses horreurs ». — Non, car actuellement, la paix ne se conçoit pas sans le désarmement, la société des nations et l'exaltation du droit. Voilà les véritables assurances <],<. l'avenir, comme la consolation la plus vraie du passé. Pour sa part, dans son dernier discours du 22 octobre, devant le Reichstag, le chancelier exprimait fort bien ce qui inspire et soutient le peuple allemand dans les sacrifices qu'il fait à Ta paix générale. Voici ce passage que je ne crains pas d'appeler d'un haut idéalisme : « Le point fondamental de tout le programme de M. Wilson c'est la Ligue des Nations. Celle-ci ne peut être constituée si ions les peup'es ne se décident pas à des sacrifices. La réalisation de la communauté du droit exige l'abandon d'une partie de l'autonomie absolue qui était jusqu'ici la marque de la souveraineté de l'Etat, chez nous comme chez les autres nations. L'esprit dans lequel nous suivrons ce développement nécessaire, sera d'une importance décisive pour notre avenir en tant que puissance. Si intéri'jurement nous continuons à nous placer au point de vue de l'égoïsme national, qui ius'qu'à ces derniers temps fut la force dominante dans-la vie des peuples, alors, Messieurs, il n'v-a pour nous ni reconstitution, ni renouvellement possiWe. Il resterait alors un sentiment d'amertume qui nous paralyserait pour des générations. Mais si nous avons compris que le sens de cette terrible guerre a été avant tout la victoire de l'idée du droit-, nous ne nous opposerons pas à la-réalisation de cette idée. En nous ~y"'soumettant de toute notre volonté, nous trouverons dans ce fait un. remède aux blessures du présent et un but pour utiliser nos forces dans l'avenir. Le peuple allemand collaborera à cette tâche avec tout le sérieux et la haute conscience qui le caractérisent ». Magnifique programme d'une humanité plus juste et d'une société des'nations plus fraternelle, dont la charge et aussi l'honneur ne doivent pas être laissés à la seule Allemagne, mais loyalement acceptés par tous les peuples, européens et autres. Humarcus. — »-w LH GUERRE Communiqués Officiels ALLEMANDS BERLIN, SS octobre. — Officiel : ' Théâtre de la guerre à l'Ouest Croups d'armées du princs héritier Rupprecht Pda <vopérai iv.ns 'de combat, de granité envergure. Au sud-ouesl de Dcynze) à l'est d'AvctKgem et près d'Artrcs Iau sud de l'Escaut), nous avons repoussé des attaques ennemies. En déblayant cwtaues n'ats ^»^B*gme»IE»lj^M*8BBE®î5$<S^œiffi!!aB®»aîaiB3BS2S»KÎSid5S6 isolés d'Anglais pris de Famars et d'Engtcfonluine, l nous avons fait <les prisownieis. Groupe d'armées du Krcnprinz allemand Nous avons anéanti des tentatives de l'ennemi. en i 'vue de franchir le canal de l'Oise près de Tupign y. Entre Oise ett Serre, nous avons replié nos troupes qui occupaient l'are saillant entre Origny el La : Ferlé jusque sur la ligne ouest de Guise-est de CTicy. L'ennemi a attaqué hier nos nouvelles lignes . a" sud de Cuise. U fut repoussé M perdit de nom-iiieu.v taules, Dans le secteur de Souche, de nouvelles attaques des Français entre Froidmont el Pier-: Te pont ont échoué de grand malin. •1 l'ouest de l'Aisne, il n'y a eu hier que des combats locaux. Des attaques ennemies contre nos troupes occupant la rive méridionale de l'Aisne, ait sud-est de Retjiel el près de Billy, ont été repoussées. Sur tes liauteuis à l'est de Vousiers, le contint a-mmene acquis passagèrement une grande m-ténuité, c.i liaison avec une attaque infructueuse de l'adversaire à l'est de Chestres, Groupe d'armées von Catlftitz Sur les- haul- urs à l'est de la Meuse. nous avons repou$sç des al laques aniéiisairiM .daùs la forât de Conscnvoye el dans la fqrit d'Onncs. Théâtre ds la «uerre au Sud-rot l.cs mouvements cnlani s sa poursuivent mèthoeli--quemenP. Att sud de Bùdmik et de Topolo, combats fructueux d'arririe-gurctes. Des deux cotés de la Moràwa, il U'eéme qu'un faible contact de combat avec l'ennemi. . BERLIN. 28 octobre. — Officiel: La journée s'est -passée sans oféfraiions ~de combat de grande envergure. F.BANGAÏS PARIS. 27 octobre. — Officiel, 3 h. f>. m. Pendant la nuit, nos troupes de la -première armée ont redoublé d'efforts Sur'le front compris entre l'Oise cI la Serre. L'ennemij bousculé par les combats d'hier. a fléchi sur toute la ligne et a dû se replier -vcr's le nord, abandonnant les positions qii'il occupait. Nous avons conquis Mt-d'Origny, Origny SM-henoil'e_ t'oùrjumeltes, CkevresiS-Monceau] ainsi q:-e dè nombreux points d'appui fortifiés entre ces villages. Sur leur droite, îro*.' unités ont franchi le Peron et progressent vers le nord-est. Nous avons pris la côte 117 et la sucrerie à 1500 tnè/res à l'est de Richecourt. Le chiffre de nos piisonniers s'est encore accru. Sur le front de la Serre, notre 10e année, appuyant le mouvement de la première; a également réalisé des gains. Nous avons franchi la Serre à l'est d'Assis el pénétré dans les tranchées ennemies. A l'est de Sissonne, une violente .coii-ire-atta^ue ennemie dans la région de la ferme Macquiguy, a été, brisée par nos feux. La lutte d'artillerie continue très vive sur le front Ba-nogne-Nanteuil. chiffre des prisonniers que nous avons faits dans les combats du 25 et du 26, entre Sissonne et Château-Porcien. dépasse 2Jt50, do'U 51 officiers. Nuit calme sur le reste àù front. PARIS, 27 octobre. — Officiel, 11 h. p. m. : L'ennemi, talonné par nos avant-gardes, a continué à battre en retraite entre l'Oise et la Serre, sur un front de plus de S5 kilomètres. Notre avance en certains points a dépassé H kilomètres au cours de la journée. .4 notre gauche, nous avons enlevé Boheries-Proix-Macquigny et pou/Sé nos éléments avancés jusqu'aux abords de Guise. Plus au sud. 'lies troupes se rapprochent de la route de Guise à Marie,., sui la lignt générai* Bois de Bertaigriemont, I.andifay et, Beriaignn-mdnt. ouest de Foucauzy, Monceau-le-Neuft Mon-' tigny-Sur-Crezy. Nous avons fait de nombreux prisonniers et capturé un matériel considérable. Depuis le octobre_ le chiffre dés prisonniers faits par notre première armée atteint :1800. Dans le butin, pris par elle depuis la même date, 20 canons et plusieurs^centaines de mitrailleuses ont été ' dénombrés. Sur le fronl de la Serre, notre 10e armée en liaison étroite avec la premièret a' poussé énergiq-uemeut l'ennemi vers le tiord. Nos troupes on toccvpé Crécy-Sur-Serïe, qui est largement dépassé. A l'ouest de Château-Porcien les combats des deux derniers jours crut contraint l'ennemi à abandonner la partie de la position H un clan g qu'il tenait encore entre Herpy et Re-couvrance. Nos unités tenant étroitement le contact, continuent à progresser. Rien à signaler ailleurs. DERNIERES* DEPECHES La troisième réponse de i'Àifefflagae Berlin, 27 octobre. — Officiel : La troisième ilote-réponse allemande est conçue comme suit : « Le gouvernement allemand a pris connaissance de la réponse du Président des Etats-Unis. Le Président connaît les modifications profondes qui se sont accomplies et s'accomplissent encore dans, l'essence de la Constitution allemande. Les négociations de paix sont menées pal' un gouvernement démocratique aux mains duquel'les pouvoirs décisifs sont passés effectivement et consti-> tutionnellement. Les pouvoirs militaires lui sont également subordonnes. Le gouvernement allemand attend maintenant les propositions de l'armistice qui doit inaugurer la paix de l'équité telle que l'a caractérisée le Président dans ses messages. » (s.) SOLF\ Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. Les conditions de l'Entente Paris, 27 cçt. — Au conseil des ministres qui s'est réuni hier après-midi, Clemenceau et Pi-chon ont formulé des déclarations relatives à la situation, considérée aux points de vue militaire et diplomatique. Clemenceau a fait ressortir que la situation doit faire l'objet de conférences entre les gouvernements alliés, qui auraient à prendre une décision objective. Il y aurait, mardi prochain; une nouvelle réunion à l'Elysée. Opinion autorisée sur Ludendorft •Vienne^ 27 oct. — Plusieurs journaux commentant la retraite de Ludendorff déclarent que son départ signifie non seulement un pas décisif eh avant 'dans la rénovation démocratique de l'Allemagne, mais aussi une nouvelle concession aux exigences de Wilson. Les journaux sont unanimes à affirmer que le général Ludendorff a été dans cette guerre une des plus grandes figures,.à laquelle on rie peut refuser aucun éloge, •non seulement comme - défenseur dans" sa patrie mais aussi dans le monde entier, en tant qu'incarnation de la puissance militaire allemande et chef victorieux de celle-ci. La Roumanie envahit !a Dobroudscha Vienne, 27 oct. — De Czernowitz à la «Nouvelle Presse Libre» : Des troupes roumaines ont " envalti la Dobroudscha. Les Roumains sont décidés à rouer tous leurs atouts et croient tenir cette fois définitivement le bon bout. Les modifications survenues en Autriche et les "projets séparatistes de la Hongrie ne feront, croient-ils qu'accélérer la reconnaissance de la Grande-Roumanie. L'apparition des Alliés à la frontière roumaine a entraîné même les éléments "sensés dans le tourbillon de la guerre. Les nationalistes dominent la situation. LA SITUATION A L'OUEST La situation jugée par les Scandinav e Christiania, 27 oct. Des collaborateurs militaires de l'«Aftenposte.r», qui, précédemment, avaient l'habitude d'envisager sous un jour défavorable la situation de .l'Allemagne, écrivent ce qui suit ; La retraite allemande a été conduite à la perfection ; l'armée allemande v a fait preuve d'une vigueur combattive considérable t££»'.iS fine nr/iarxès des Al't.'s tant Inin rTàt- | teindre ce qu'on en attendait. Dans l'ensemble. ' o.n peut qualifier la situation des t oupes allemandes de bien meilleure' qu'î v a deax ou trois semaines. Stockholm, 27 oct. — Le-«pitaine [Norjsaard, reporter militaire du «Da£«v* .\yhet«r», écrit ce qui suit: La situation milita c doit être considérée comme asse>. bonne "peu ks Allemands : leur, retraite a eu lieu à ia pi.'ectioa, eu égard particulièrement aux difficulté considérables à surmouter.La marche des Jvîli.-.-; progresse que lentement et chaque jour, "11- w approche avec ses obstacles nouveaux. Les A'iemanos disposent encore de plusieurs fortes ligne- de défense avant l'arriver à la dernière position . mcipale, où aui'a lieu l'issws décisive. Les Allie- ont encore,.-eux, un chemin long et pénible ' -urs adversaires peuvent encore résister un a>. peut être même davantage; et. en ce laps de o^p- il peut survenir bien des événements de» on ne se doute pas à l'heure actuelle. Mort d'un soldat belge i /iwis-ierdam. On nous prie d'annoncer !: mort de M. Arthur Désert, soldat au 2fte i -piment de ligne, survenue à l'hôpital milita,rf «s'Am fèTdam Le detunt était âgé de 27 a^s. "Vfrère est mort il y a un an. Litige entre te Pé eu * le Chili Berne, 27 oct. — On mtmd?. de Lima (Pérou) au correspondant du .«Times» • u.'unc propagande intense est poursuivie dans »-> .e la presse, aux fins d'une" rétrocession d<-5 «eux provinces de Taon et d'Arica. cédées au Chili en 188D. ïi'Hékla es énn'.on. On rapporte de Resliiavit; que le volcan Hékla (Islande) est entré en • ruption. L'éruption a été accompagnée d'un brait formidable entendu à une "grande distance Dimanche matin, des nuages de cendres noires ont commencé à passer en grande vitesse.de sorte ou'il a été nécessaire d'allumer les lampei en plein midi. — — ETRANGER BULGAR-IIv — Le Tsar Ferdinand: — La récente abdication du tsar de Bulgarie a passé presque inaperçue au milieu des événements sensationnels qui en ce moment bouleverse l'Europe et le monde. •S'a physionomie était* pourtàriî bien intéressante et les débuts de son régne firent particulièrement amusants. Né à Vienne -en 1861. fils du prince Auguste de Saxë-Cobourg Gotha et de la princet.se Clémen-, tine. le jeune Ferdinand, quoique apparenté aux principales familles régnante^ d'Europe, n'avait pas été élevé dans l'espoir et dans l'ambition d'un trône. Ses études terminées, il av.iit servi quelque "temps dans l'armée autrichienne, sans atteindre, du reste, à de bien, hauts gracies. Très riches, de belle prestance,.il menait la. vie d'un grand seigneur. retiré l'h.ver à Vienne et, durant l'été, au château d'Ebenthal,. résidence habituelle de sa mère. Il n'était que simple lieutenant de hussards autrichiens — et semblait moins se soucier de 1a bituation politique que du bon classement de ses collections favorites^ -i- lorsque le 7 juillet 1Ç8^, ia Sobranié le proclama, à l'unanimité, prince de Bulgarie. A vingtrsi-x ans, FereUnar.t'. p courageuse ment, mit à la tâche. Les cours le boudèrent d*ttboi'd. Un jour, il était venu à Chantilly et, sans se faire annoncer, pénétrait dans la bibliothèque où travaillât le duc d'Aumàle, son oncle. Surpris de cette irruption, celui-ci faisait d'abord mauvaise mine à un visiteur aussi peu gêné. Puis tout à coup, il -s'écria en riant : — Ah! mon pauvre Ferdinand, excuse-moi!... Je faisais comme L'Europe... je ne te reconnaissais pas ! Mais peu à peu, à force d'énergie et de patience. le prince, de Bulgarie triompha de tous les obstacles. A l'intérieur, il sut maintenir son autorité, en. dépit- des complots, sans souci même des attentats.A l'extérieur, il réussit- à gagner à sa cause les puissances signataires du traité de Berlin, qui avaient un droit de contrôle sur le gouvernement de Bulgarie. En 1896. la Sublime-Porte ratifiait son élection. Et bientôt-, suprême consécration, le prince était reçu en France avec les honneurs souverains. Terminons par cette anecdote, qui se rapporte à l'un des premiers séjours du Tsar des Bulgares à Paris. Désirant, cette année-là. visiter les ^appartements du Palais-Royal, qui évoquaient pour lui tant de souvenirs de famille, le petit-fils de Louis-Philippe avait prié M. Georges Cain de lui servir de cicérone. Mais il lie lui avait pas dissimulé Ses inquiétudes. — Sachez, cher monsieur, lui avait-il dit, que vous courez un certain risque - en m'accompa-gnant. Je sûis destiné à être assassiné un de ces jours. La bombe me guette. Ce sont les petits risques du métier. Et il l'avait prévenu, en conséquence, dé son désir de n'être point.reconnu et de ne pas même être signalé à l'attention des fonctionnaires du Palais. Au jour dit. le prince Ferdinand vint au rendez-vous, vêtu sans la moindre élégance : chapeau de paille défraîchi, complet ulgaire et pas de gants. La visite du Palais commença. M. Georges Cain donnait au Souverain les rci.-eignements les plus circonstanciés. Ils pénétrèrent bientôt de compagnie dans une vaste "pièce où se tenait un chef rie bureau en redingote, lequel considéra d'un air surpris et ^quelque peu méprisant ce visiteur sans prestige et sans nom. - Soudain, le prince ne put s'empêcher de dire tout haut, avec émotion: — C'était ici la chambre à coucher de ma mère... Le fonctionnaire, stupéfait, se leva brusquement et-, en bon serviteur de la démocratie, il salua avec respect le futur tsar de Tirnovo... (G. M.) '■■■■■ ECHOS ET NOUVELLES A PROPOS DE L'ECHANGE DE PRISONNIERS DE GUERRE BELCES On sait que les gouvernements de Belgique et d'Allemagne ent conclu, le 26 avril 1B18, un accord relatif à la question des échanges de prisonniers. L'Allemag-ne a ensuite remis au gouvernement belge, en juillet, une note proposant à œ dernier le rapatriement des prisonniers de -guerre qui, aux termes de la convention de Berne, avaient droit à ce retour, et à les réintégrer dans le territoire du gouvernement général, plutôt que, de les faire passer en France vià la Suisse, où ils seraient éloignés de leurs familles et privés de communications postales avec cfis dernières. Bien entendu, dans cette présupposi-tion que chaque fois un prisonnier de guene allemand serait libéré pour tout Belge t' ivoye au dit territoire occupé. Si aucune décision n'a encore c é p'ise dans cette question si importante pour les prisonniers de guerre eux-mêmes comme p ur urs proches, c'est que, jusqu'ici, le gouverneme t français ne s'est pas encore conformé aux clauses de l'art. 17 paragr. â de la convention arrêtée à Berne, le 2Hi avril 1918, réclamant l'indien ion, dans le plus bref délai possible, dû nombre d Allemands captures par les troupes belges, e que. provisoirement, il -a complètement suspendu l'échange des prisonniers de guerre français t allemands. En outre, le gouvernement belge iui-même n'a u,n v-nrore rénondti officiellement à In note alle- • mande susnommée, remise en juillet dernier. Se.lon toute apparence, il n'aurait pas' encore pu, jusqu'à présent, procurer à "ses nationaux faits prisonniers de guerre l'avantage dont jouissent les Français ayant droit à l'échange, et' don-t la plupart retournent à leurs familles. li faut donc s'on prendre au gouvernement belge ou à ses Alliés si l'on ne voit pas encore mettre en application la proposition formulée par tes Allemands pour motifs d'humanité, on Sorte que les- prisonniers de guerre et leurs proches doivent continuer à vivre dans l'impatience et l'incertitude. ,, DANS L'ADMiNiSTRATION COMMUNALE DE BRUXELLES Un nouveau poste vient d'être créé à l'administration communale , de Bruxelles, celui de secrétaire communal-adjoint. C'est M. le directeur" Brees qui vient d'y être appelé. En raison de l'extension et de la transformation prévue des services cr.mmu.naux, notamment en ce qui concerne l'adjonction à la ville de certaines communes du Grand-Bruxelles, M Vau-thier, le secrétaire communal en fonction, se réservera spécialement les questions de droit-. M. Brocs, qui s'est fait connaître particulièrement par son travail sur les Régies et le Recensement de 1910, s'occupera de la réorganisation annoncée dès services administratifs. "STRÏ"^ EIN OTCT 151 m§MX~ bout. Botanique (coin rue des Csndres) ' LaSeconde Femme} .Drame mondain i ' ËHCEUUEOT ORCHESTRE ; L'ORGANISATION 'CONSULAIRE BELGE Le ministre des Affaires étrangères de Belgique a décidé de mettre à l'étude les modifications qui pourraient être utilement apportées à l'organisation consulaire belge en vue de l'adapter aux exigences nouvelles qui résulteront de la guerre. Il à, à cet effet, institué ulie commission composée d'industriels, armateurs et exportateurs belge-, ré>idant actuellement en France et ep Angleterre, et de délégués du ministère des affaires étrangères, des affaires économiquès et des chemins de fer (administration de la marine). Les hoinmes d'affaires chargés de collaborer aux travaux de cet orgalusme. dont les séances se tiendront au Havre et qui sera présidé par M. Ha-venith, envoyé extraordinaire et ministre pléni-potentitiare, sont MM. le major Cum.ont, Léon Dens, Edouard de Roubaix, Maurice de Smet de Naeyei', Louis Eloy, le ^commandant .H. Fau-quel, Alexandre Galopin, Constant Renson, te lieutenant comte Adrien van der Burch et Louis vari der Heyden. à Hauzeur. Le problème sera spécialement considéré au point de vue du concours que les consuls seront appelés à prêter à l'industrie et au commerce pour, permettre à ceux-ci de reconquérir et de dévelop-' pér le courant- d'affaires qu'ils entretenaient avant -la guerre avec les pays étrangers. Certains diplomates et consul1- ont été priés de faire connaître leurs vues sur la question; leurs rapports, ainsi que plusieurs communications reçues de personnalités belges directement intéressées à l'ex-oansion des relations extérieures. Seront soumis à Ta Commission, dont les discussions porteront j.riti. ipal: n.er.t sûr la détermination exacte du rôle et des moyens d'action des agents du service extérieur en matière économique, sur les attributions respectives et le recrutement des consuls honoraires et, des agents de carrière, sur la formation, l'utilisation et le statut des agents rétribués, ainsi que sur la réorganisation du service métropolitain de renseignements commerciaux.A SASNT-JGSSE. DU PAPIER MONNAIE Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Le comité des Magasins Communaux, pour parer aux multiples inconvénients de la pénurie de monnaie, vient d'émettre des bons-monnaie de 10 et de 5 centimes en papier; les premiers de couleur verte et les seconds couleur saumon. Ces bons seront mis en usage dans tous les magasins officiels de ravitaillement où ils resteront valables jusqu'au 30 juin 1919. Les caissiers des magasins ne pourront utiliser ces bons que lorsqu'ils seront complètement dépourvus de monnaie. (A.) LA TOUSSAINT Comme tous les ans. à l'approche de la Toussaint, il règne, depuis quelques jours, une grande animation aux différents cimetières des communes du grand Bruxelles. Les particuliers travaillent avec entrain à l'embellissement des tombes de leurs chers défunts; ils arrachent les mauvaises herbes .et ils plantent des fleurs. On repeint à neuf la croix et les grillages^ et on embellit les monuments. Une affiche qui vient d'être placardée à l'entrée des champs de repos, prévient les intéressé# qu'il sera défendu de repeindre et de "nettoyer les tombes à partir du 29 octobre jusqu'au 3 novembre suivant-. Les administrations communales emploient tous les ouvriers dont elles peuvent disposer pour embellir les allées et les chemins. Partout les tombes de nos braves soldats tombés pour la patrie sont l'objet de soins particuliers. (A.) POUR LE RELEVEMENT DE LA BELGIQUE I/archimillionnaire Henry-Ford, dont on se rappellera I-a tapageuse campagne pacifiste, a offert au roi, Albert un cadeau destiné à. la Belgique, qui se compose de dix grands tracteurs Ford, avec les charrues ot herses accessoires. Ces machines se trouvent déjà derrière le front des alliés, où les soldats belges en congé peuvent se familiariser avec leur maniement." LA REPRESENTATION CONSULAIRE F.N UKRAINE , Nous apprenons que les intérêts belges en Ukraine — chacun sait qu'ils sont considérables — sont confiés depuis le départ des consuls belges à M. de Muyser sujet luxembourgeois. UN REPERTOIRE MODELE Le hasard nous ayanf. conduit dians le voisinage du Réfectoire communal de la rue Defacqz, à S'unt-GiMes, nous avons -solicité l'autorisalion de visiter •le local de l'œuvre. La direction ayant,réservé le plus benve liant accueil à notre demande, il nous a été permis de parcourir en tous sens un étab'îs-semojit dont nous ne saturons assez recommander la ^ s:te aux administrations communies qui se propcsera'ent- d'ériger chez elles cette œuvrp d'assistance si t'ec-ommandable à tous' les points cte vue-, La salle du réfectoire n'éveille chez le client aucune pensée fâcheuse : spacieuse et claire avec ses mflssffs. de verdure p'antés dans les coins el dans l'allée principale et ses décorations murales, elfe ressemble plus à la éaîle à manger d'un restaurant chic, fréquenté par le hjgh-Kfe qu'à un réfectoire destiné au sei'vce de malades. Avec son chef — un vieiux de la vieille des' fourneaux de la noblesse et dtes ro's de la finance — el ses servants en toque et en veston blancs, la cuisine rappelle ors gril-roo.ms où toutes les opérai, ons se traitent sous les "yeux du public. F.n parlant du personnel, n'oublions pas de saluer respectueugemeoil l'tssa m de .serveuses — volontaires qu.i travaillent par esprit d'altruisme et de dévouement — en tablier d'une éblouissante blancheur et surtout le d irecteur et son secrétaire à l'affabilité et à la conf.ance desquels nous nous plaisons à rendre d'autant plus particulièrement hommage qu'ils se savaient en présence d'unité ces joumaliisies de guerre « dont on dit tant de mal ». Quant à la nourriture, elûe esl variée et- appétissante, suffisante -et composée de manière à sat-is-fa re les hôtes les plus difficiles. Le menu du jour comprenait : soupe verte, roastbeef-endives, purée de fèves, riz el une branche de Daln. Non moins heureusement conçu est le service iréé-dical. Chaque client a sa fiche él passe chaque mois une visite .sanitaire au cours de laquelle son poids est relevé af n de suivre tes progrès du mal ou les effets salutaires diu régime de suarlMnentafirn. Les croisons -des .cabines réservées aux malades étant en tor e à-rayures dont on se sert en temps normal goua* confectionner les testes-marquises des mag isine, l'aa1 et la lumière circulent librement tout on présentant le maximum de garantie en ce qui concerne le danger-de eo&tttmàiatfcu : un lavage ù l'eau de savon en aura i vite raison, le cas échéant. En outre; ta conception supérieurement pratique de toute cette, installation de fortune permet à t'uv Jirm.'ère et au médecin d'eaxminer le malade sans que ceiui-ci offusque son voian par sa toilette sommaire — il passe l'examen •médical en chemise - ou m.gêné par l'œil indiscret de ses compagnons d'infortune. Rien n'est- abandonné au'hasard en cef exemplaire établissement-, lit, nous sommes d'autant plus heureux do pouvoir rendre hommage aux conceptions de la direction, du Réfectoire communal de Saimt-Gjltes que celle œuvre de préservation sociale se trouve placée sous le patronage et l'administration ex. luôifs ou Comité local que prés de M. F. Berner, notre sympathique confrère. Après, semblable vi-ite, qui osera,:t aff rmer, comme on !e fait si souvent, qu'en deh es du domaine de la cop.jo le journaliste est une lion-valeur? Si vous doutez du contraire, allez vis ter pour vous convaincre le Réfectoire communal de Saint-Gilles. (J. 11.) Chronique Théâtrale AU BOIS SACRE. — Charal Henry et Henry Charles, fantaisie en 2 actes de M. Francis Bernard. Ces deux actes sont une désopilante farce d'wn bout à l'autre, qui force le rire des plus revêches. Le seul diéfaut qu'on puisse reprocher à cette oeuvre, c'est son invraisemblance, car si l'esprit y abonde, les ^scènes dépassent le domaine du réel- et du possible. On comprend un quiproquo, mais on ne peut le laisser durer au point de donner l'impression d'être aveugle, complice oû plus bête que de raison. A part cela, charmante soirée,'terminée par un acte de M. Fcs-t-erat : Ghargï Sluys... Ténor, qui valait inrîni-•me.nt mieux que les deux actes précédents et a emporté tous les suffrages. Très bonne interprétation du reste: Devère, foujeu-rs impayable de drôlerie dans les rôles de «Charel Henry» et de «Charel» ; Mylo, parfait dans «Van Peerom» et «M. Baldorin». M. Jacques remplaçant au pied levé M. Samson dans le rôle de «Henry Charles» ; Aimes Suzanne Henry (Mlle Van Peerom», Nadia Da-ngely (Mme Van Peerom), remarquable surtout dans le rôle de «La Tante», 1 inénarrable Méry, qui campe une «Catherine» excellente, -Mlle Rousseily, dans ses divers rôles, tous ont ccntribué à faire de ces petits actes un divertissement du cœur et de l'esprit. X. AU MOLIERE. — La Sacrifiée, cette exquise comédie et une des plus remarquables de M. Gaston Devore, vient de réapparaître à l'affiche du théâtre de la Porte de Namur. L'accueil fait aux brillant.? interprètes démontre, une fois de plus, que les sympathies du public bruxellois leur restent toujours acquises- Mme Reine Christian, dans le rôle de Jeannine, caractère pas- -sionné, prompt à la haine comme .-à l'amour, a incarné ce rôle à la perfection, et plus d'une fois a mérité les applaudis-semènts ciu public. Mme Reine Christian nous a tenu sous le charme et la passion qu'elle apporte-dans son rôle, rendit on ne peut mieux le rôle de La Sacrifiée. M. Vermandèle, dont le jeu sobre et correct fait un acteur remarquable, a bien rendu le rôle de Dçrville. Mesdames Montés (Mad. Baudricoul't), Ady Francis (Suzanne), et Volnay (Françoise)) ainsi que MM. G. Liesse (Baudricourt) Dujar-din (Roizel) et Rosy (Julien), ont été t-oùt à fait à la hauteur de leur rôle respectif et très bien dans la note d'ensemble. La mise en scène, comme toujours, fut superbe et l'orchestre, sous la direction de M. Vanhoutte, a charmé le public par quelques morceaux choisis. En résumé, un gros succès de plus pour la scène de la l'ue du Bastion. (/os. ValbeuX). PALAIS D'ETE. — Comme de coutume, il v avait changement de spectacle, vendredi, au luxueux music-hall de la rue Grétry. Une foule énorme était accourue et n'a pas ménagé ses applaudissements aux différents numéros. Citons, en première ligne «Tack», l'homme qui marche sur la tôte; Combien d'années de travail n'a-t-il p.'.s fallu à celui-ci pour arriver à ce résultat stupéfiant ? Il-est unique dans son genre. Ensuite, l'illusionniste «Robert* Borès», dent les costumes sont d'une riclies.se extrême et le matériel des plus luxueux. Ses tours de prestidigitation sont pour le public une énigme déconcertante. «Les Eccellos», un pot-pourri acrobatique, trois messieurs et deux dames, tout ' en étant d'une adresse et d'une agilité sans pareille, sont d'utne force herculéenne. «Julius et Jeannis», exercices aux anneaux ; le baryton «Rouzel», les «Jonesco», jongleurs, «Charley et Be-rthe», mufti-fantaisistes ; «Joha», le cycliste vagabond (réengagé), 'et «Derby», le gymnaste aérien., qui donne le ver- • tige, complètent le programme de cette semaine -Aussi tous ces numéros ont mérité le grand succès obtenu. Ils valent la peine qu'on se dérange pour aller les ,vcir. jos Val. CHOSES DE WALLONIE L'Abbaye de Soleilmont Entre Giily et Fleurus, comme perdue .au milieu des campagnes-, se trouvent les derniers vestiges de l'ancienne abbaye de Soleilmont dont une partie est convertie en pensionnat pour filles et l'autre en ferme. A proximité, sut le territoire de Fleurus, l'arbre à clous: cet arbre est considéré par les femmes du pays comme un fetiche. Elles s'y rendent en pèlerinage et «plantent» dans l'arbre un clou pour obtenir une gué-rison. Aussi toute l'écorce est parsemée de pointes de Paris, de^clous d'ardoisiers, d'échantillons de toutes sortes et dimensions. A l'abbaye de Soleilmont, l'attention est attirée en premier lieu par le cloître construit vers la tin du siècle dernier, comme le démontrent les armoiriets de l'abbé Louaut de Charleroi, le restaurateur de l'abbaye d'Aulne, et de dame Huni-beline de Bavay. On*s'arrête avec intérêt devant la piscine ou font-aine monumentale aux armes de Bou-'sies, sculptée dans la' pierre; devant quelques pierres rcrmmcmorativcs et tombales encastrées dans les murs, on lit dans un recueillement pieux, la belle épitaplie des sœurs Jacqueline et Begge de Burleu (W59-169.3) : Mesme tombeau ci-près, enclôt deux sœurs Jadis ensemble, en même sein encloses ; Ouinze ans du mond-a avant goûté les roses.- Ont de l'époux ensuivi les odeurs. A Soleilmont ensemble, en mesme jour. Un mesme vœu les fit religieuses, ï riez, passants, qu'au céleste séjour, Ensemble un jour-, elles soient bienheureuses. Au centre du quadrilatère que forme le cloître Se voit une cour intérieure où dans leur mélancolique beauté s'élèvent le calvaire èt le Christ au tombeau, sculptures en pierre du XVIIe siècle, qu'ombrage un grand saule oleu-" reur sous lequel repose M. le chevalier T. Bailly ( + 1856), dernier religieux de l'abbave de Bonne-Espérance. Au chapitre, le touriste admirera la porte, surmontée d'un arc Tudor d'une grande hardiesse: les deux fenêtres ogivales, restées cachées pendant des siècles et découvertes il v ■ a quelques années ; l'autel aux armes de Mme de Bavay, abbesse de céans, les stalles, les attributs qui ornent le plafond et indiquent l'objet des réunions capitulaires : la règle, la loi, la justice. L'église est un biiou d'arcliit-e^-ti^

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Dit item is een uitgave in de reeks Le bruxellois: journal quotidien indépendant behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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