Le courrier de l'armée

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22 november 1917
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s.n. 1917, 22 November. Le courrier de l'armée. Geraadpleegd op 20 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/n872v2d384/
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j 152 Novembre 1917 COURRIER DE L'ARMEE | paraissant les Mardi, Jeudi et Samedi v. k 0 m * x ' mmmmmmmmmtamÊtmmm» i n i'imiii i iti n n m n m m an n i" . mmmmmmma Ce journal est destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron ou batterie reçoit dix ou quinze exemplaires français et flamands. La Fête patronale du Roi Les Comités officiels Je réfugiés belges de «laine-et-Loire ont organisé trois fêtes patriotiques successives à l'occasion de la fête du Roi. Elles ont obtenu le plus vif succès. M. Segers, au Oom du Gouvernement, a parlé à chacune des réunions ; il a été acclamé partout. A BLOIS La première de ces réunions a eu lieu à Bloïs devant une foule considérable. Le ministre belge a dit notamment : Il est né pour nous de cette guerre nné confiance inaltérable dans nos grands alliés. La Belgique n'a pas hésité de ne prendre conseil que de sa conscience. Elle est fière de cette attitude. Elle n'en tire toutefois aucune vanité, car si une nation mérite l'opprobre au même titre qu'un individu, lorsqu'elle se dérobe aux prescriptions de l'honoeur, elle n'a «pas le droit de se targuer de ce qui n'est simple-'ment que son devoir. , Mais j'affirme ici que si la Belgique avait à reprendre à nouveau son parti, elle n'hésiterait pas plus qu'au premier jour. L'Allemagne, en nous sommant de lui livrer Îiassage pour pouvoir poignarder la France dans e dos, et en nous poignardant nous-mêmes pour (nous écarter de sa route, nous a jetés dans les i>ras des garants qui nous sont restés fidèles. Cette union a donné à la situation de la nation ; belge, dans le conflit mondial, sa pleine signification.D'une part la Belgique n'est occupée par son agresseur qu'en vertu de la violation la plus 'odieuse de la foi jurée. Dès lors, une paix, dont la préface ne serait pas la libération de la Belgique et la réparation de tous les dommages subis, serait un défi à la justice et à l'inviolabilité des traités. Mais, d'autre part, la Belgique n'entend faire la paix ou prêter l'oreille à aucune suggestion de paix qu'en accord complet avec ceux qui forment avec elle un même front pour une même victoire. A NANTES Le ministre, au cours de son discours, a tracé ee portrait de la Reine : La Reine ! Trouverons-nons jamais des termes assez délicats. assez choisis, assez rares pour parler d'Elle avec l'admiration et la vénération qui convient. Si le Roi est dans cette guerre la plus haute Incarnation de l'honneur, la Reine est l'incarnation la plus haute du devoir. La Reine ! En la nommant, il me semble que j'évoque l'image d'un être de dilection, très pur, très beau, très grand, qui plane haut, très haut, — pareil au bon ange qui étendrait largement ses iailçs sur la Patrie, — dans une atmosphère de beauté morale, bien au-dessus des contingences terrestres et des sacrifices purement humains. La Reine! Je l'ai vue là-bas devant la grande dune déserte et silencieuse. Elle passait au milieu de nos petits troupiers des Flandres. Elle glissait comme une blanche vision. — tel un lys ou tel un ■cierge, — dans un rayonnement de modestie et de îvertu, vêtue de la robe blanche de l'infirmière, coiffée de la blanche guimpe sur laquelle se détachait la petite croix couleur de sang, symbole de la souffrance et du sacrifice. C'est que dans les hôpitaux de La Panne et de J'Yser, lorsqu'elle s'assied au chevet de nos blessés, elle remplace les mamans absentes. C'est qu'elle demeure le rayon de la grâce et du dévouement qui éclaire notre nuit tragique. A ANGERS Nous entendons souvent parler de paix, — a dit M. Segers. — Personne ne désire plus ardemment la paix que la pacifique Belgique. Mais la paix n'est possible que si elle est honorable. Et pour être honorable, il faut qu'elle soit à la fois durable et réparatrice, que nous puissions la signer avec fierté, qu'elle soit telle que nos morts n'auront pas inutilement versé leur sung et sacrifié ieur vingt ans. Pour cela, il faut que l'on comprenne et que l'on situe net'ement la place de la Belgique dans la guerre.La Belgique est envahie à la suite d'une violation flagrante des traités. Elle a été prise à la gorge par le tuteur qui avait juré de la protéger. C'est en état de légitime défense qu'elle a subi les pires déprédations et les pires souffrances. Comprendrait-on. dès lors, qu'il pût être question de paix sans que l'on inscrivît à la base même des pourparlers la libération du territoire violé, l'indépendance sans conditions, la réparation des dommages injustement infligés, des garanties décisives pour l'avenir. Ces buts de guerre, la Belgique n'entend les réaliser qu'en parfait accord avec les grands alliés. Plus que jamais la solidarité — selon la formule « chacun pour tous, tous pour chacun » — — doit être le mot d'ordre des pays de l'Entente. La foule a acclamé partout les paroles du ministre, prouvant ainsi qu'elle est de cœur et d'âme avec le pays. A AMIENS Le matin a été chanté un Te Beurn par M. l'aumônier belge Verfaille. On remarquait le commandant Costier, commandant la place belge : le colonel du Teil, commandant d'armes ; le colonel Cugdon, commandant la place anglaise, ainsi que divers officiers belges et français. Parmi les autorités civiles, M. Desmarquets, consul de Belgique ; M. Pasquot, M. le docteur Fage, M. Pissy. Les aveuglés belges et français assistaient eu corps à la cérémonie. Un détachement de soldats belges rendait les honneurs. La cérémonie s'est terminée par la visite des salles de Braille, de brosserie, de rotinage, de cannage, de rempaillage et de vannerie de l'école de rééducation des aveugles, sous les explications très intéressantes du sergent Bonnet. La journée se termina par un magnifique concert offert aux soldats aveugles et qui obtint uu gros succès. A SAINT-LO C'est au Foyer du blessé de Saint-Lô qu'eut lieu, grâce à l'initiative du lieutenant Wagschal, la fête patronale du Boi. Etaient présents : M. le major chevalier de Meulenaer, commandant leC. I. de Saint-Lô, plusieurs officiers belges et français, ainsi que le préfet de la Manche et plusieurs notabilités de la ville. La salle était comble. Une fête artistique très réussie, au cours de laquelle on entendit des chants inédits, mit le nombreux public en joie ; la Brabançonne et la Marseillaise furent acclamées. Le soir, les sous-officiers belges du C. I. invitèrent leurs camarades français à un banquet qui fut très cordial. Des toasts d'amitié ont été échangés par l'adjudant Van der Gucht et un sous-officier français. A MORTAIN A l'occasion de la fête patronale du Roi, un Te Dewn a été chanté dans l'antique chapelle de l'Abbaye Blanche, par M. le chanoine Temmerman, aumônier divisionnaire de la 10e région. A 2 heures, eut lieu une fête artistique et patriotique préparée par M. l'aumônier Boedts, dont tout le monde à l'hôpital apprécie la droiture, l'urbanité et le dévouement. La salle des fêtes, décorée aux couleurs nationales et alliées, était comble. Au premier rang, aux côtés du directeur, M. le médecin principal Warlomont, on remarquait M. le sous-préfet de Mortain, les autorités civiles et judiciaires, les familles des officiers, sous-officiers et le personnel de l'hôpital. Une allocution de M. le médecin principal Warlomont suscita le plus vif élan patriotique et toute la salle debout acclama un télégramme de loyalisme à nos Souverains. EN HOLLANDE Fidèles à une tradition qui remonte déjà à trois ans, les réfugiés belges de Hollande ont fêté dignement la Saiat-Albert. Le Comité de Rotterdam des asiles des soldats invalides belges a organisé le 16 novembre une fête de bienfaisance avec tableaux vivants. Les Comités belges de La Haye et de Schevenin-gue ont organisé- une représentation-gala, et le Cercle belge d'Amsterdam une fête grandiose dans la grande saile du Concert-Gebouw. Partout l'on a célébré le Roi-Soldat, vénéré cha-l aue i°ur davantage. A travers Tout Les travâux de construction d'un troisième Village belge, où seront installées 250 familles, qui disposeront chacune de deux chambres et d'une annexe, etc., sont en voie d'achèvement à Amers-foort. 45 familles, composées d'un grand nombre d'enfants, y sont déjà établies. Ce village recevra probablement le nom de village Marie-José, d'après le nom de la fille du Roi Albert. **# Les membres de l'Association belge de Birmingham se sont rendus au cimetière de Seily-Oak, pour déposer des fleurs et des couronnes sur les tombes des soldats belges Mollet et Goffin. Devant la pierre tombale érigée en leur souvenir, le maréchal des logis René Brasseur, secrétaire de l'Association, a rendu un hommage ému à ces glorieux héros. # * » La colonie belge deBradford aura, le 23 novembre prochain, l'aubaine d'une brillante séance de gala, qui réunira au profit de l'œuvre bien connue de la Santé de l'Enfance et celle du Bradford Leave Fund, l'élite de la société anglo-belge. * & îfe L'Œuvre des orphelins de la guerre de Londres vient d'envoyer à l'OEuvre nationale des Orphelins de la guerre "à Bruxelles, une nouvelle somme de 55,000 francs, ce qui porte à 633,113 francs la somme allouée à cette œuvre pendant la période du 20 mars 1916 au 5 novembre 1917. Cet argent est destiné à subvenir aux besoins immédiats des enfants belges devenus orphelins par suite de la guerre. 4P * * Le « Shilling et la Chaussette du Soldai » (21 Russell Square, W. C., Londres), depuis sa fondation, en décembre 1914, a recueilli la somme da 131,615francsen espèces; les dons en nature reçus se montent à 35,000 francs. D'après le rapport qu'il publie, le Comité, par l'achat de laine qu'il fournit aux dames tricoteuses, a pu faire confectionner ainsi 35,465 paires de chaussettes. *** Une société d'agriculture anglaise créée depuis la guerre, « War Horticultural Relief Fund », fait on appel en vue de rassembler une somme de 25 millions de francs destinée à la restauration des vergers, des exploitations fruitières, etc., qui assurent la subsistance quotidienne à la population dans les territoires du Nord français, de la Belgique, de la Pologne, de la Serbie et de la Roumanie.*** Une exposition artistique vient de s'ouvrir à Londres, à Leicester Gallery. On y remarque une imposante contribution d'œnvres de notre éminent compatriote feu Félicien Rops. * j * * Le prince de Galles est en ee moment sur le front italien ; on sait que l'an dernier déjà, l'héritier du trône britannique visita le front de nos alliés. Il est bon de rappeler à ce propos que la reine Mary, sa mère, a passé une grande partie de sa jeunesse à Florence, avant son mariage. La reine d'Angleterre parle l'italien à la perfection. Un statisticien anglais, — qui pourrait bien être Un humoriste, — M. E.-B. Osborn, assure que la quantité est fantastique des poèmes inspirés par la guerre aux civils et aux militaires, depuis le mois d'août 1914. Dans le Chambers's journal, M. E.-B. Osborn estime que les Allemands, pour leur compte, n'ont guère moins perpétré qu'un million de pièces de vers héroïques. Il fallait bien cette avalanche poétique (?) pour soutenir le moral boche. * # A la demande des Etats-Unis, l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres de France a été priée de composer une épitaphe destinée à être inscrite sur la tombe d'un aviateur américain, victime de la guerre, et dont les restes viennent d'être trans» ferés dans au cimetière de son pays natal.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le courrier de l'armée behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Anvers van 1914 tot 1940.

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