Le matin

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s.n. 1914, 06 Maart. Le matin. Geraadpleegd op 15 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/8c9r20sv5b/
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^VsndPêdi 6 Mafs .1914 ora"'i* AS ES " —ç^r Qcl^wiMËs" 21°" Année — N° 85 rédaction Kg VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Rédaction s »1.T ABoanements. : l Un an fr- 1S'S5Î Anvers {Six mois ^ /Trois mois % » • • (Un an 12'2ÎÎ ii«ÉRisoR{S'ïmois.< . • • • q-52» r / Trois mois . . • S».4M» I fmscEii • France, Angleterre, Allemagne et Union fcnri^fr^.OO^^llandeeî [ Grand-Duché, par trimestre, fr. Ï.OO. Botamement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN | ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 AM1/ER8 Téléphone Administration : °»G1 C. de CAUWER, Directeur An rt onces : Annonces la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id • S OO Réclamés la ligne, > S .2SO Faits divers corps id. > 3.4SO Chronique sportive id. > 3.00 Faits divers fin id. t 3 00 La Ville îd. » 2Ï.OO Emissions Prix & convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues A Bruxelles chez MM. j. Lebegue a O. JOURNAL QUOTIDIEN l'enseignement agricole Le gouvernement vient de distribuer le Rapport triennal sur la situation de l'ensei-Ignemenl agricole durant les années 1909 11910 et 1911. I C'est assez dire que si ce rapport presen-Itsit quelque intérêt, ce ne serait jamais I mua intérêt rétrospectif. Il serait aisé de | publier les rapports de l'espèce dans l'année | mi suit l'année de clôture de la période à I laquelle ils se rapportent; mais les adminis-Ktious ne sont jamais pressées et elles K traînent trois ans pour présenter un travail içui ne constitue pas autre chose qu'une compilation indigeste de renseignements Statistiques. t Pas autre chose, disons-nous. On aimerai! [qu'un rapport fût un rapport, entrât dans [des détails et mît en relief les résultats ob-Iténus. Nous ne trouvons rien de semblable. Be rapport proprement dit occupe 19 pages, ■dent 11 sont consacrées à la publication de ■tableaux, sur un total de 330, et il n'est pas ■possible d'en dégager la physionomie générale de l'enseignement agricole. I Ce que l'on aperçoit, cependant, c'est le foarti pris, dans cet enseignement, comme dans les autres, de sacrifier l'enseignement officiel à l'enseignement privé, clérical bien entendu. Le gouvernement ne donne aucune fetension aux établissements officiels. La [population de l'institut agricole de Gem-pux diminue plutôt qu'elle n'augmente; elle est de 144 élèves en 1911 contre 163 en M et 168 en 1910; la population de l'école pratique d'agriculture de Huy varie de 21 à 29 élèves alors que la population des écoles et sections d'agriculture subsidiées passe de r86i élèves, en 1909, à 1,010 élèves en 1911. E 11 en est de l'enseignement agricole com-[ffio de l'enseignement moyen. La rareté des (établissements officiels amène leur désertion au profit des établissements libres que I l'on trouve, sans se déranger, dans toutes les iregions du pays. I Et ces établissements sont tous cléricaux. I On ne s'en douterait pas, il est vrai, d'allés les indications du rapport Ils sont . qualifiés tout simplement de sections d'Aer-| '«H M'dshem, Buggenhout, Chimay, etc. I «il faut faire une petite enquête pour dé-I couvrir que l'on a affaire à des collèges [ ®P'scopaux auxquels est annexée une section apicole pour trouver prétexte à les subsi- I . H en est de même pour les écoles ména-[ ? i «U s?n' enseignées des notions géné-atea agriculture, des sections profession-f 1 P,nmail'es agricoles, etc., etc. Quand recherche où elles sont établies, on I ®UVe " UU couven^ naturellement subsi- I w situation est la même pour l'enseigne-pent horticole. I i>!fS /c<ï'e3 officielles sont toujours les I te® i Vilvorde et de Gand lîo'iPT.8 jen.A848 à l'initiative de Charles ■fin» v' , • de ce^ enseignement officiel Rranv11 n»a 'ia.n.iais voulu étendre, les clé-I lihiro O(0n- Clé® et sut>sidié quatre écoles KL ^»3-xlze sec^°ns liprticoles, pour ainsi 1 publicsUnt à char°e des pouvoirs ifcimQ t*retrouve souvent les mêmes éta-[ ttahlis J 1ue ceux subRidiés déjà comme lain S S a/ricoles> de sorte qu'ils sont l'&ldles d,eux f°M. Il en est ainsi, no- Qaelli> J=t0lf Rollège de Garlsbourg. ■Privé nni !!• la Yaleur do C8t enseignement I par an ai a peu Pr^s un demi-million publics? ' Bicernp 'p • a déterminer. En ce qui ■eut dit A®n.seiSneinent agricole propre-f Quentées' b I,ns^uti0KS libres ont été fré-Éréps, par 9 Tsâst* les trois années considé-I316 diplômés ' 63 Pt elIes ont délivré... [le termhwï>reUYe, C!ue *es élèves inscrits IBreuve nn(,' pas. , rs études; c'est une ^beaucound!11- inscriPtions. se frou-Hue coun . Je™es gens suivant quelle pro"nmm« 3c,lei}cos naturelles, figurant t donné V if î ®1'ne,I!al de l'institution, mais lPreuv<> mm „a se.c^'°n agricole; c'est une ■fcstitueiit un®'msci,1Pti°ns. de fantaisie [®'nimum d'i" ^e,n d'obtenir le nombre l«roi des suSesSeSSaire P°Ur justifier P're ressortir '6 rapporf' se §arde bien de I!® la' & ré®?rvé <3ne soit le rapport I^Dsles étahlieoo lU0i-^e ''enseignement Apporte V "bements libres, quelque soin Mer la situ4?n VTnement clé™al à dissi-l'inintelH»' raPP°rt démontre lui-N^e ceïtSfT ,du P^sonnel ensei- Et cet J?i/ es ("coles-[ ^dministra^°?steati°n est bien amusante. t™ envoie aux institutions dentaire r'pfn mp -lr cl une simplicité Kel ensLnJdestiné au per- fe: noms de^lî ?é en trois col°n-Pôlïles et grades ^ uS- Personnel, di-| croiraït-on mJ TafP?iques' attributions. lP,rviennont mémo rLaînos institutions ne [dément un formuls^ & r?mPllr convena-C'estpourS r® au-ssl simP'e? enseiif arrive. Quand le per-ÏNéiïiique 0" ^ possède aucun -rade r>S Zsïntcertaines h 81S d'autre® u ind,f.af'ion en blanc. la façon la nlus '/Piyir? .Si5ent bravement 3 Dlus fantaisiste et c'est ainsi (que Ion trouve mentionnés comme diplômes j et grades académiques: 1 Abbé, directeur de l'école, directrice dâ couvent, aumônier de l'établissement, dïrec-, trice, ancien professeur du collège d'Aer-' schot, prêtre, entrepreneur-expert, contremaître, menuisier, etc. Dans la colonne attributions figurent des mentions non moins surprenantes telles que: ; professeur d'apologétique religieuse. Comme cours d'agronomie, l'apologétique , religieuse est plutôt singulière; mais comme l'établissement est subsidié, elle pourrait peut-être avoir quelques rapports avec la culture de la carotte. Ces indications donnent la mesure de l'intelligence du personnel et de l'enseignement qu'il peut donner. C'est le pendant du petit frère de Dison écrivant à l'administration communale une lettre truffée de fautes d'orthographe.Et dire que c'est à des gaillards de cette compétence que l'on sacrifie l'enseignement officiel. C'est édifiant! Jsan Matâieu Re-portage parisien '(Correspondance particulière du Matin.) L© vol de la pue Chsuchat. — Les vendeurs de décorations, —• L,a bonne Justice. Paris, 4 mars. Nous avons eu cette semaine un beau vol — j'entends un vol constituant un beau travail, réclamant de la patience, de l'adresse, de la rapidité et même un mépris non dédai-gnable du danger. En plein jour, en plein centre de Paris, un fourgon postal s'est vu soulager d'un sac dont la valeur du contenu est encore et demeurera sans doute inconnue, l'administration des postes n'aimant pas beaucoup que l'on puisse dire qu'elle a été jouée. S'agit-il, comme on l'a dit au premier moment d'un million ? N'est-il question que de quelques milliers de francs? Le fait importe pei.f d'ailleurs, du point de vue où je me place. Les pertes d'argent,au surplus, n'ont pas le don d'attendrir le public, et c'est à l'occasion d'aventures de ce genre que l'on se rend le mieux compte de l'amour éternel de la foule pour Guignol, de sa sympathie pour le "rou-înir" et de son indifférence pour le "roulé". ?:-ous sommes tous engénéral, et malgré la moralité de l'individu, et du .fait, pour Lupin contre Guerchard -—■ et entre le facteur qui se laisse dévaliser et le filou qui le vole, nous n'hésitons pas, notre choix est fait sur l'heure — la tranquille audace de l'un l'emportant de beaucoup dans notre esprit épris de fantaisie et de romantisme, sur l'indifférence, voire la négligence souvent, de l'autre. Car il faut' bien le dire, les employés à qui est confiée la garde des coffres-forts roulants que sont les fourgons postaux, par exemple, sont par trop imprudents, pour ne pas dire davantage, Comment ! Voici un facteur et un chauffeur seuls maîtres d'une voiture blindée, aux fenêtres grillées, construite de telle façon qu'en crocheter les verrous et les serrures, est pour ainsi dire impossible —• du moins d'une invraisemblable difficulté. Ils le savent. Ils n'ignorent rien des secrets de leur véhicule. Ils savent encore que des millions y sont enfouis, qu'ils en ont la lourde responsabilité. Ils sont armés, pour le cas, qui ne se présentera jamais plus sans doute, d'une attaque. Ils roulent à travers Paris. Derrière eux, il y a des fortunes, des caisses, des sacs mystérieusement pleins. Eux sont magnifiques d'honnêteté, de mépris, ou d'inconscience, c'est entendu. Mais les voici qui, sous prétexte de gagner cinq minutes ou d'acheter des cigarettes, abandonnent leur boîte de pandore, en en laissant la porte ouverte!... C'est tellement fou que cela n'est pas à croire. i Le cas se présente cependant tous les jours. Gomment des vols quotidiens n'ont pas lieu, voilà l'incompréhensible ! La voiture-Tantale passe, s'arrête, stationne. Cent pauvres hères la contemplent, parmi lesquels il est bien certain que peuvent se trouver des Garnier, des Carouy. Ceux-là n'osent pas rééditer le coup de la rue Ordener (qui n'était, modernisée, que l'attaque du courrier de Lyon). Le sang-froid, le courage, les brownings et les hammerless ne sont pas à la portée de tout le monde. Mais voir devant soi, par l'entrebâillement d'une porte le plus effarant des trésors; regarder manipuler des sacs ventrus où la forme des écus se dessine et ne pas avoir la hantise de eet amoncellement de richesses, ne pas profiter de l'absence ou de l'inattention momentanée de celui qui en est le mauvais gardien, ne pas tendre le bras et cueillir un de ces sacs, et puis s'enfuir, s'enfuir, s'enfuir... Que cela n'arrive pas tous les matins, vraiment oui, je le répète, c'est eeci qui est invraisemblable ! Serait-ce donc à penser qu'il est au fond de l'âme de chaque individu une réserve de droiture et de probité qui ressort à l'heure juste, même chez ceux qui semblent le moins sensibles à certaines "délicatesses, les Parsifals innombrables à la conquête du nouveau Graal, les tueurs de cygnes et de mandarins?... • • * Nous vivons d'ailleurs à une époque bien curieuse et flâner dans Paris suffit pour s'en rendre compte. Si Privât d'Anglemont était encore en vie, nul doute qu'il ne tienne à écrire, comme suite à ses "Industries inconnues", quelques chapitres sur le négoce parisien. Ici on vend de tout — et même de l'argent. Depuis la peau de lapin jusqu'à l'hélice d'aéroplane, en passant par tout ce que l'orgueil et la bêtise ont pu créer pour flatter ou amuser l'homme, tout se trouve en montre des boutiques ou à l'intérieur des halls de gigantesques capharnaums à dépenses. Que de choses à dire dans ces chapitres où l'on traiterait du commerce à Paris, tour à tour charmantes, joyeuses, prodigieuses, extravagantes aussi I Vend-on pas de la voix en disques, de l'air et de la force en bouteilles, de l'esprit en volumes, de la vie sur écran ? Ne paie-t-ôn pas très cher de petits bouts de papier maculés, qui sont des, autographes ? de l'airain ou du marbre, qui sont de la gloire? de l'excellente toile au mètre, niais barbouillée, devenue paraît-il de la peinture? Et je ne parle pas des rnillp foïiés que la mode incite les femmes à se procurer: gorges fausses, ventres de fantaisie, sourcils de velours, etc. On sait que les médecins, depuis Carrel, vendent des nez, des bras, des jambes de rechange, quand ce ne sont pas des intestins ou des cœurs ! Certains industriels étrangers ont été jusqu'à nous apporter ce qu'on a appelé leur "camelote", articles de bazar, jouets en carton-pâte ou en mauvais biscuit dont les sujets sca-tologiques ne sont pas à énumérer ici. Cependant, à force de vendre notamment det, "crachats" de verre — ah! si bien imités, et si drôles! si drôles!... drôles à pleurer! —, lidée est venue à ces commerçants pleins d'astuce de vendre des décorations — et des décorations françaises, s'il vous plaît, aussi bien qu'exotiques. Crachats, plaques, grands cordons, cravates et rubans furent tôt confectionnés! et trois individus, parés des titres les moins authentiques (à la fois comtes, barons, camériars du pape, duchesses, que sais-je encore? ) vinrent s'installer dans une rue bien centrale. Leur fortune fut rapide. Chose étrange ! alors que nombre de chemisiers dispensent de fort jolies cravates pour 3 fr. 75, celles des personnages en question coûtaient plusieurs milliers de francs. N'empêche ! on les achetait. On n'imagine pas le nombre de gens auxquels une cravate Méu-de-roi ou d'un bel orange fait envie. Le Christ de Portugal n'a pas son pareil pour attirer ces doux maniaques et les palmes elles-mêmes trouvent preneurs, aussi bien que la Jarretelle, l'Isabelie-la-Maho-métane, ou l'Aigle noir de Transcàucaèie. Quelqu'un paya jusqu'à vingt mille francs une croix de la Légion d'honneur. Mais le Medjidié ou le Mérite agricole coûtaient beaucoup moins cher. On avait le Bain... pour soixante-dix centimes! A présent que ces ingénieux négociants sont ; à l'ombre,peut-être est-il permis de sô demander à la vérité ce qui est le plus admirable, de leur "toupet" ou de la bêtise des gens qui s'adressaient à eux. Pas un jour en effet ne se passe sans que les journaux ne raillent pareilles hâbleries, ne mettent en joie leurs lecteurs aux ' dépens dç braves bourgeois qui cèdent leur fortune à la première somnambule venue ou au ■ plus modeste des prisonniers espagnols. Et voilà. . qu'un individu quelconque, à costume, d'ambassadeur et qui se dit le moutardier du pape, n'a qu'à faire le boniment, avec à ses côtés une plus ou moins aimable complice, pour que le petit rentier et le pâtissier voisins accourent et desserrent les cordons de leur bourse, parce qu'il s'agit de décorations, et que la passion des décorations est de celles qui ne s'abandonnent pas... . . jf Pourquoi ne crée-t-on pas la Légion des Imbéciles? I * * * Le jour où Mme de Nesles et Mme de Poli- j gnac se battirent en duel pour les beaux yeux j de M. de Richelieu, elles se rendirent au Bois de ( Boulogne. Les femmes d'aujourd'hui n'ont plus, ; pour ceux qui sont étrangers à leurs querelles, j de ces attentions délicates. La petite histoire que voici en est la preuve: M. G..., homme probe, méthodique et rangé; occupait dans une maison de banque les fonctions de caissier. Tous les soirs, son travail | terminé, il se dirigeait vers la gare de la Bas-tille et prenait le train pour Vmcennes, où il demeure. Dans le train, cet excellent homme lisait son journal, de l'article de tête à la der- s nière annonce, ainsi qu'il convient. Il y a quelques mois, comme, paisiblement 1 assis "dans le coin de son compartiment, il en J arrivait au "faits-divers", une balle de revol- ' \er vint lui traverser le crâne. La blessure ( était grave. M. G... fut transporté dans sa mai- c son, où un chirurgien requis estima quelques j instants plus tard qu'il était nécessaire de ' trépaner le malheureux. Par on ne sait quel 1 hasard, l'opération réussit; le caissier, après < une interminable maladie, guérit et -— de longs mois après — put reprendre son travail. ^ Mais d'où venait cette balle, direz-vous ? ' Voici : Deux aimables femmes, qui étaient ins- « tallées sur l'impériale du wagon de M. G..., avaient eu une discussion un peu vive. Les querellantes, à bout d'arguments, avaient saisi leur browning (qui donc aujourd'hui n'a pas 1 un revolver dans sa poche ?) et échangé deux ^ balles sans résultat. Sans résultat pour les combattantes, s'entend; car un des projectiles t traversa le plancher et vint frapper le caissier c à ia tête ! s Tout cela cependant, à mons sens, n'offri- £ rait. hélas! >ien que de très banal et j£ n'au- I rais pas rapporté l'aventure, si celle-ci'n'avait c eu un épilogue judiciaire, qu'il est bon de men- s tionner, car ,1 ne faut jamais se lasser de louer c la Justice. f Piétabli, M. G... décida d'intenter un procès r à l'irascible personne qui avait failli l'envover e "ad patres". Celle-ci fut condamnée à quel- 1 ques mois de prison, mais comme elle était r notoirement insolvable, M. G... ne reçut d'elle C aucune indemnité. Le caissier se retourna donc t vers la Compagnie de chemin de fer, qu'il croyait responsable. Or le tribunal mit la compagnie hors cause et par conséquent débouta le blessé. C'est dur? Il y a plus fort: le chirurgien qui désire être payé de ses soins vient (^assigner à son tour M. G... devant le tribunal v civil et celui-ci a alloué illico huit cents francs c au praticien. Puis, non content de cela, il a ^ condamné le caissier aux frais! Qu'en dirait Jules Moineaux ? Qu'en a dit Courteline ? ^■uy Marîaux a, i: LES FAITS DU JOUR j M. WENCESLAO BRAZ. Une dépêche nous a appris que M. Wenceslao s Braz a été élu président de la République des Etats-Unis du Brésil, et le sénateur Urbano San-tos, vice-président pour la période administrative du 15 novembre 1*914 au 15 -novembre 1918. c Le président brésilien éfct un homme jeune encore. Il n'a qu'une cinquantaine d'années. Son <• passé prévient en sa faveur. Il a été ministre | puis président de son Etat d'origine, Minas- n Geraes, où il a fait une bonne administration, h f( Appelé à la vice-présidence de la. République £ lorsque le maréchal Hermès da Ponseca fut por- Ci té à la présidence en 1910, M. Wenceslao Braz s'y est tenu systématiquement à l'écart de ce qu'on appelle là-bas la polilicagern, c'est-à-dire les intrigues politiques. Le Vice-président rompit ainsi avec la tradition de presque tous ses q prédécesseurs qui firent de la vice-présidence c le centre de manœuvres d'opposition contre le 6 président. Il s'abstint même de présider le Sé- c nat, attribution constitutionnelle du vice-prési- d dent de la République, et se retira dans son domaine d'Itajuba, à Minas. M. Wenceslao Braz consacra ses loisirs à i t'étude des graves problèmes posés dans son grand pays, et lorsque le président Hermès et le leader du parti gouvernemental, le tout-puis- a sant vice-président du Sénat, M. Pinheiro Ma- ^ chado, allèrent le chercher dans sa retraite pour d lui annoncer qu'il était désigné comme candidat c Se conciliation à la présidence, il avait élaboré S un programme d'apaisement et de réparation, inspiré d'idées justes et nettes, pénétré des rêa- ç lités et des exigences d'une situation difficile, n programme d'administrateur, qui envisage cette d situation froidement, sans pessimisme,' avec une A ferme confiance dans la vitalité et les forces de E son pays. Pas de phrases. Il apportera simplement une volonté honnête et consciente à l'œu- e vre d'apaisement politique et de reconstitution (} économique et financière qui s'impose. Il rédui- 0 »a impitoyablement les dépenses pour ramener 11 le budget dans les limites des ressources fiscales, et si cela est nécessaire pour diminuer les j( responsabilités immédiates du Trésor fédéral, il é Fera un accord dans ce sens avec les bénéfi-ïiaires de contrats et concessions de l'Etat. Le président élu va partir pour l'Europe ce nois-ci, car il ne prendra le pouvoir que le 15 s< lovembre. Nous le verrons en Belgique et no- d. ïamment à Anvers, où sa visite est annoncée. Fox Etranger La politique aSIemaside d .'ARTSCLE DE LA "GAZETTE DE COLOGNE". <3 COMMENTAIRES ALLEMANDS j? BERLIN, 5.—Le professeur Schiemann, dort t£ 'autorité est très grande à cause de ses rela- ai ions, assure, dans son bulletin hebdomadaire n. le la "Gazette de la Croix",que la "Novoïé Vré- £ nia" a annoncé comme programme de la poli-ique russe, il y a quinze jours, l'anéantisse-nent de la dynastie des Habsbourg avec l'aide a; le la Roumanie. G: D'autre part, le directeur de la police de Pra- P rue a interdit l'ouverture d'un club russe dans q' ■ette ville, sous prétexte que l'Autriche est à la 'eille d'une guerre contre la Russie. Le comte de Reventlow écrit dans la "Deut-;che Tageszeitung" : Ç' "Evidemment, les appréciations de la Kol- ?, lische Zeitung" ont provoqué une attention d; '.onsidérable. Cet article poursuit un but poli-ique précis; mais lequel? 11 nous semble que e n'est pas un avertissement puisqu'il y est dit [ue la guerre n'éclatera que dans trois ou qua-re ans. Ce .n'est pas non plus un plaidoyer en aveur de la guerre présentiste, car on ne com-nence pas une guerre présentiste en l'annonçant au son des cloches. "Le but de l'article,, c'est, à notre avis, d'à- re ertir la politique allemande qu'elle ne 'doit pas ^. e laisser intimider par les bluffs de la Russie, ,ux points de vue diplomatique et militaire." ,m pr SEMENT! RUSSE j PETERSBOURG, 4. — L'organe du ministè-jci e des finances publie aujourd'hui la note sui- ej ante: , j "La "Gazette de Cologne" a publié le 3 mars ■ me information sur de prétendus préparatifs ® le guerre à la frontière occidentale de la Rus- ce ie. Le soir de la même journée cette nouvelle . provoqué uîie inquiétude assez vive à la (ourse de Paris, inquiétude qui a eu sa réper- m ussion sur les valeurs russes cotées à la Bour-e de Paris. Cette inquiétude s'est communi- m ;uée aujourd'hui à la Bourse de St-Péters- j ourg qui, sous l'influence de cette nouvelle, a îontré une grande consternation, accrue en- ^ ore par les manœuvres des spéculateurs à la aisse. Nous sommes autorisés à déclarer formellement que l'information de la "Gazette de rli îologne" est dénuée de tout fondement et le [u'elle n'est qu'une simple invention." La politique française rc L'ÊRfiPOT SUR LE REVENU fa PARIS, 5. — Une note Havas dit: "Le ministre des finances a soumis au dé- oi 'Ut de la séance à la commission sénatoriale m le l'impôt sur le revenu, une série d'articles estinés à remplacer le titre 2 du projet de la ommission et,par suite,à remettre simplement u point, les impositions frappant les valeurs mobilières. m "Des journaux ayant eu communication de ce de ouveau projet en ont conclu que M. Caillaux reposait de consacrer ainsi l'immunité de la f0 ente française. „r "Rien de tel n'a jamais été dans les intenions du ministre des finances, qui reste fidèle ux idées qu'il a exprimées dans son projet de ®1 907, et depuis à la tribune de la Chambre. II aisira la première occasion de s'en expliquer." de La situation en Orient le PRINCE DE w3ed A TRiESTE le TRIESTE, 5. — Le prince et la princesse l'Albanie sont arrivés dans la matinée. Les batteries de la cote, l'escadre autrichien- j n< ie et les navires de guerre étrangers, ont tiré les salves. ta Le prince et la princesse ont été reçus solen- < ds sllement par le prince de Hohenlohe Schil-agsfurst, gouverneur de la province, les hauts inetionnaires civils et militaires, les comman-mts d<* navires de guerre étrangers, et une )mpagnie d'honneur. La situation au Mexique L'AFFASRE EENTON NEW-YORK, 5. — On mande de Nogalès ue le général Carranza a donné l'ordre à la ommission de procéder en toute hâte à une aquête sur l'affaire Benton. Le général a également prescrit à celte ommission de faire une enquête sur l'affaire e l'Américain Bauch. Dépêches diverses A COUR DE CASSATION DE ROME CONCLUT A L'ELIGIBILITE DE ni. NASI ROME, 4. — La cour de cassation, rendant ujourd'hui son arrêt sur le recours formé par t. Nunzio Nasi contre le jugement de la cour 'appel de Palerme concluant à l'iftégibilité e l'ancien ministre, a annulé la décision de la our de Palerme et conclu à l'éligibilité de M. asi. Celui-ci va donc être réintégré sur les listes lectorales, et la commission électorale de la hambre devra statuer sur la validité des der-ières opérations électorales de Trapani et de eux autres ci"conscriptions dans lesquelles 1. Nasi fut également élu député. OUCAN A LA CHAMBRE AUTRICHIENNE VIENNE, 5. — La Chambre des députés a t'fectué sa ientrée. Au commencement de la séance, plusieurs éputés tchèques, parmi lesquels M. Kramar, nt donné des explications sur }a situation po-tique.Le président, rappelant qu'il est contraire u règlement de parler avant l'ordre du jour, :ur a retiré la parole. Un grand vacarme a :laté sur tous les bancs tchèques, et la séan-3 a é'té suspendue. AU BRESIL RIO-DE-JANEIRO, 5. — A la suite d'une îance orageuse au Club militaire, et en raison e la situation dans l'Etat de Ceara, l'état de ège a été décrété pour Rio, Isicteroy et Pé-* opolis. LA POLITIQUE AU JAPON TOKIO, 5. — Le premier ministre a été re-j ce matin en audience spéciale par l'empe->ur. Les souverains ont reçu ensuite le prince okugawa, président de la Chambre des pairs. Dans les cercles bien informés, on attacho e l'importance à ces audiences et on croit ne le. prince Tokugawa sera le successeur du rentier ministre, le comte Yamamota, si ce-li donne sa démission, à la suite de la résis-:nce de la Chambre des pairs par la réduction Iditionnelle de 70 millions de yens du budget ■cval. SfPLOSBON DE CARTOUCHES A HAMBOURG BERLIN, 5. •— Une dépêche de Hambourg inonce que 650,000 cartouches métalliques ît fait explosion au moment où on les transitait à ferre pour le compte d'une maison li s'occupe du commerce des vieux métaux. Trois ouvriers ont été tués et cinq mortel-ment blessés. Le "Lokal-Anzeiger'' et la "Deutsche Ta-jszeitung" prétendent que ces cartouches .aient des cartouches du Creusot; cependant s ne disent pas pour le Compte de qui,à quelle rte ou par qui elles furent envoyées à Ham-jurg. La Ville Ignorance Le XXe Siècle essaye de démontrer que le spect de la vie de l'homme et de la dignité • la femme dérive de l'égalité originelle, ais il prétend que ce principe n'existe pas i dehors du christianisme. «Avant le christianisme, dit-il, où ce prin-pe régnait-il? Où règne-t-il aujourd'hui I dehors de ses frontières?» Ceci est un peu fort. Il faut réellement norer les nombreuses religions consacrant s principes pour formuler des affirmations issi hasardées. Ne pas tuer est le premier des dix com-andements de Bouddha, par exemple. Quant au respect de la dignité de la fem-e, il est énoncé dans le livre troisième des is de Manou où il fait l'objet de plusieurs rsets. Nous citerons notamment le verset , des plus explicites: «Partout où les femmes sont honorées, les vinités sont satisfaites, mais lorsqu'on ne s honore pas, tous les actes pieux sont ériles.» II est facile, quand on ne connaît qu'une ligion, de réclamer un monopole en sa veur. Les autres ne comptent pas. Mais ça n'est pas précisément loyal.Quand i ne sait rien, on s'informe et on se docu-ente-.wvv Consolante précision De quoi se plaindrait-il encore, ce client écontent de l'administration des chemins i fer belges? Il avait avisé récemment messieurs les nctionnaires de ce que, en. raison du dés-roi qui a régné sur notre railway, il avait .couru des frais supplémentaires très evës.' Le client, logique mais plein d'illusions, mandait que l'administration convînt de responsabilité et payât... Mais il avait compté sans son hôte F L'administration refusa le payer. Et elle fit en termes auxquels nous nous ferions rupule de changer quelque chose et que >us livrons à l'admiration de nos lecteurs. «Comme le retard provient, d'une circons-nce indépenelante de la volonté du chemin : fer (trafic extraordinaire), mon admi-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le matin behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1894 tot 1974.

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