Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 05 Maart. Le nouveau précurseur: journal du soir. Geraadpleegd op 15 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/416sx64z54/
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"^udi S Mars 1914 CINQ CENTIMES HO année - IV® 64t Le Nouveau Précurseur AB03srisrEivrE3srT3 ^ 4NVTÏR3 un an 12.00 fr.; six mois 6.50 fr.; trois mois 3.50 fr. INTERIEUR. » 15.00 Ir.; . 8.00 fr.; . 4.50 fr. HOLLANDE, » 83.00 fr.; - 16.00 fr.; . S.OQfr. 1UXEMB0URG, » 32.00 fr.; » 16.00 fr.; • 8.00 fr. UNION POSTALE, • 42.00 £r.; . 21.00 fr.; » 10.50 fr. Tout «bonnement so poursuit .jusqu'à refus formel. ON S'ABONNE à Anvers au bureau du journal et dans tous le» bureaux des postes en Belgique. JOURNAL» DU SOIR TÉLÉPHONES { N' { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. A^rasroisrcE 3 : Ordinaires,lapotiteligne, fr. 0.30 ! Réclaaies, la ligne. . . fr. 1.50 » i à 4 lignes . » 1.00 Faits divers, la ligne. . » 2.50 Financières, la ligne . . » 0.50- I Chronique Anvers ... ». 3.00 Les annonces de l'étranger et de la Belgique sont reçues aussi par VAgence Havas, 8, place des Martyr s, à Bruxelles, S, Place de la Bourse, à Paris, et 20, High Holbern, à Londres. Au Dehors ANGLETERRE Le Home rule D'après le „Daily News", M. Asquith pré sentera aux protestants d'Irlande les conces nions suivantes. 10 Etablissement d'Un Conseil appartenant au: rhefs des protestants avec droit de veto coure toutes le» mesures que prendrait le parle ment irlandais, en cause de la province de l'Ululer 20. Sans le consentement de ce consei le nârlement ne pourrait résoudre aucune ques tion pour l'Ulster. 30. Le Parlement Mandai! ne pourrait s'immiscer dans aucune questioi religieuse sans la permission du Conseil. Eu-fin l'Irlande n'aurait pas d'administration pos talé indépendante. Les conservateurs ne se contentent pas de ces concessions; ils veulent la séparation complète de l'Ulster du reste de l'Irlande et l'annexion directe a l'Angleterre. Les orangistes de l'Ulster continuent leur; nréparatifs de guerre et déjà ils ont mis sui pied 111,000 hommes choisis et bien armés. FRANCE Le prétendu Impôt sur le revenu M Caillaux a développé son nouveau proje devant la commission sénatoriale de l'impOt sui je revenu. La commission a pris acte de ce que M Caillaux, dans l'article premier de ce projet exempte la rente française de l'impôt sur 1( revenu. La commission de l'impôt sur le revenu procède cet après-midi à l'examen du projet qu lui est soumis par M. Caillaux pour remplacei le texte du titre 2 (valeurs mobilières) élaboré par la commission. Le premier article de ce projet est ainsi con- ÇU„L'impôt sur le revenu des capitaux mobiliers s'applique aux dividendes, intérêts, arrérages et tous autres produits. " 1. Des actions, parts de fondateurs, parts d'intérêt, commandites, obligations et emprunts de toute nature des sociétés et collectivités françaises désignées dans l'aride 1er de la lo du 29 juin 1872 et non affranchies de l'impôl sur le revenu des valeurs mobilières par les lois subséquentes. •2. Des actions, parts de fondateurs, parts d'intérét. commandites, obligations et emprunts de toute nature des sociétés, compagnies, entreprises, corporations, villes, provinces étrangères, ainsi que tous autres établissements publics étrangers. 3. Des rentes, obligations et autres effets publics des colonies françaises et des gouvernements étrangers. 4. Des créances hypothécaires privilégiées et chirographaires, à l'exclusion de toute opération commerciale ne présentant pas le caractère juridique d'un prêt. 5. Des dépôts de sommes d'argent à vue oe à échéance fixe, quel que soit le dépositaire et quelle que soit l'affectation du dépôt. 6. Des cautionnements en numéraire. 7. Des rentes de toute nature, sauf celles qui n'excèdent pas 5,000 francs et ont un caractère alimentaire, celles qui sont servies pai la Caisse nationale des retraites et celles qu: sont constituées par application des lois sui les accidents du travail." Voie), d'autre part, le texte de l'article 2: „Sont affranchis de l'impôt sur le revenu: 1. Les intérêts des sommes inscrites sur les livrets des caisses d'épargne. 2 Les intérêts des créances hypothécaires ou privilégiées en représentation desquelles les sociétés ou compagnies autorisées par le gouvernement à faire des opérations de crédit foncier ont émis des obligations, titres ou valeurs soumis eux-mêmes à l'impôt sur le revenu."L'union des gauches Hier après-midi, dans les couloirs de Ja Chambre, M. Briand a démenti certains bruits qui avaient couru relativement â un désaccord entre lui et la fédération des gauches M. Briand a expliqué que quelques radicaux unifiés ayant déploré devant lui que les républicains aillent h la bataille les uns contre les autres et ayant ajouté qu'un rapprochement serait désirable, il avait dit et il répète que s des tentatives de rapprochement ont lieu, cc n'est pas du côté de la fédération des gauches que viendra l'opposition. M. Briand avait ajouté que les républicains qui se sont placés entre la fédération des gauches et le parti radical unifié sont peut-être qualifiés pour tentei ce rapprochement et que peut-être il serai possible de trouver une formule de conciliation.ALLEMAGNE Un ohemln de fer stratégique Hier le Reichtag a voté les crédits nécessaires à la construction d'une troisième et d un< m traiPt. fitrasftourtr-Bâle Bade n'est Berlin. . Au début de la séance d'hier à la Diète de Bade, le député socialiste Franck a interpellé le gouvernement sur la question de l'emploi des armes par les officiers et de l'intervention de la force armée pour le maintien de l'ordre public. Le ministre de l'Intérieur, M. de Bodinan, répondit que la question de l'emploi des armes était réglée par une convention militaire signée par le grand-duché de Bade et la Prusse en 1870. „ Cette convention établit que la force armée n'a le droit d'intervenir qu'après réquisition des autorités civiles. L'ordonnance de cabinet de 1820 n'est pas valable dans le grand-duché. La troupe ne doit point intervenir de sa propre initiative. Son concours ne doit être requis que lorsque la population s'étant révoltée, les autorités civiles sont impuissantes à rétablir l'ordre. Le gouvernement prussien s'est déclaré, d'accord avec nous en ce qui concerne ces prescriptions. Les lois du grand-duché de Bade sont les seules valables pour la troupe en garnison dans le grand-duché." Les députés de tous les partis se sont déclarés satisfaits des explications du gouvernement.RUSSIE Pas de guerre Européenne L'organe du ministère des finances de Russie publie la note suivante: La "Gazette de Cologne" a publié le 3 mars une information sur de prétendus préparatifs de guerre à la frontière occidentale de la Russie. Le soir de la même journée cette nouvelle a provoqué une inquiétude assez vive à la Bourse de Paris, inquiétude qui a eu sa répercussion sur les valeurs russes cotées à la Bourse de Paris. Cette inquiétude s'est communiquée mercredi à la Bourse de Saint-Pétersbourg qui, sous l'influence de cette nouvelle, a montré une grande consternation accrue encore par les manœuvres des spéculations à la baisse. Nous sommes autorisés à déclarer formellement que l'information de la "Gazette de Cologne" est dénuée de tout fondement et qu'elle n'est qu'une simple invention. Notons que presque toute la presse austro-hongroise abonde dans le même sens et déclare qu'on ne peut voir une mesure de guerre prochaine dans la réunion de réservistes russes rappelés sous les armes uniquement pour leur instruction. ALBANIE Lo prince est parti Le prince Guillaume de Wied et la princesse sa femme, sont partis mercredi pour l'Albanie par la voie de Munich-Salzbourg-Trieste. Contre l'Autriche Le directeur du journal italien „Mattino" accomplissant un voyage en Albanie, envoie à son journal des correspondances qui sont inspirées dit-on, de la plus haute impartialité, et ne manquent pas de produire dans les milieux italiens, une impression profonde. Le .directeur voit les raisons de l'abaissement et de la démoralisation de l'Albanie, non seulement dans l'influence néfaste du régime islamique, mais aussi dans la lutte entre l'Italie et l'Autriche, et surtout dans les procédés employés par cette dernière pour établir sa prépondérance. L'avenir de l'Albanie réside dans la volonté que devra avoir le prince de Wied de faire tout par lui-même, de tenir le moindre compte possible des personnes et des ingérences étrangères et de s'occuper davantage des choses. „Si le prince de Wied, conclut le directeur du „Mattino" se laisse engager dans le fouillis inextricable des rivalités européennes et des dissensions locales, son régime sera court et tourmenté, et cette tentative ayant échoué, l'Autriche et l'Italie se disputeront, peut-être les armes à la main, les pays albanais." TURQUIE Pour les créanciers de la Turquie Le gouvernement hellénique ayant annoncé qu'il affecterait les revenus des droits de douanes de Salonique et de Cavalla au service de l'emprunt de 500 millions, les membres de la délégation ottomane de la commission financière de Paris ont délibéré mercredi sur la situation ainsi créée. Les mêmes revenus étaient déjà affectés à différents emprunts et avances contractés par la Turquie. A la suite de la réunion le ministre des finances a télégraphié à Djavi'd bey pour protester formellement contre l'affectation de ces revenus contrairement aux droits des porteurs de bons et de la Turquie, qui demeurent entiers jusqu'au règlement dé finitifs des parts contributives .de la dette turque.Le ministre charge Djavld bey de prévenir le gouvernement français et le prier d'assurer les droits des porteurs de bons consacrés en principe par la commission financière. MEXIQUE Des combats La bataille est engagée à Torreon entre le président Huerta et l'armée constitutionnaliste. Le général Villa ya rejoindre l'armée révolutionnaire.Le premier combat naval de la révolution actuelle a eu lieu mercredi entre les canonnières Marclos et Guerrero,. au large du port de Topolobono et la canonnière fédérale. Le combat est resté sans résultat. Les canons du Tampico auraient eu une plus grande portée et après une demi-heure de combat le vaisseau fédéral .s'est retiré sans avaries.Pour cacher la vérité Le nouveau journal „E1 Monitor" de La Ve-ra Cruz a été supprimé par le gouvernement, et le personnel tout entier, comprenant, six rédacteurs, a été emprisonné. Ils sont accusés d'avoir mis en circulation de fausses nouvelles tendant à exciter l'animosité populaire contre les Etats-Unis. Les Etats-Unis et l'Angleterre Sir Lionel Carden, ministre d'Angleterre à Mexico, est arrivé mardi à Washington, où il a eu un lo»g entretien avec le secrétaire d'Etat M. Bryan, puis avec le président Wilson. Sir Iionel était accompagné par l'ambassadeur sir Cecil Spring Rice. Ces entretiens ont eu un caractère extrêmement cordial. Le président Wilson aurait approuvé les déclarations de sir Edward Grey à la Chambre des communes. Les fonctionnaires de la Maison-Blanche déclarent qu'il y a eu simplement échange de vues et d'informations et que sir Lionel n'a suggéré aucun plan. Il ■semblerait cependant que les Etats-Unis dessineraient un changement d'attitude. A la suite d'une conférence entre le présl-' dent Wilson et le secrétaire d'Etat, on s'attend au rétablissement de l'embargo récemment supprimé sur les armes introduites au Mexique par la frontière américaine. C'est la réponse h l'attitude de défi du général Caranza et du général Villa à props de l'enquête exigée par les Etats-Unis sur l'affaire Benton. HAÏTI Président reconnu Le ministre américain à Haïti, a reçu de son gouvernement instruction de reconnaître le nouveau président de la République, le général Zamor. JAPON Contre le ministère Cinq représentations des journaux japonais ont remis à l'Empereur une pétition portant G2 signatures et demandant que M. Hara, ministre de l'Intérieur, soit mis en accusation. On relève comme une caractéristique du changement survenu dans la situation à Tokio, le fait qu'on ait permis à la députation de remettre la pétition au garde du grand sceau. CHINE Les bandits On mande de Péking au „Daily Telegraph": Malgré toutes les vantardises du gouvernement central concernant les collisions de ses troupes avec les bandes du ,,Loup Blanc" celles-ci continuent leurs pillages et leurs attentats et l'on assure que,, souvent les troupes envoyées pour les combattre leur donnent un coup de main. Les forces du „Loup Blanc" sont de 17,000 hommes, tous bien armés. Plusieurs soldats ont déserté et ont passé aux'bandits. Dès que les troupes du gouvernement aperçoivent dans les rangs des rebelles des uniformes de l'armée, ils refusent obéissance et sympathisent avec l'es pillards. Bien plus il y a maintenant des bandes sous les dénominations les plus diverses. Au Chili il y a le„Loup Rouge", dans d'autre province c'est le ,,Loup Noir" ou la ,,Main Jaune". Mais toutes n'exercent qu'un métier celui de voler, de ruiner et de saccager tout; pour peu que cela continue la Chine sera l'Eldorado de l'anarchie. Des diplomates européens fixés en Chine considèrent ces symptômes comme l'avant coureur de la dislocation de l'Empire Chinois. BILLET PARLEMENTAIRE Le 5 mars 1914. Séance assez gaie par les détails, hier, à la Chambre des représentants. Les députés eux-mêmes semblaient s'amuser de la situation. Les sujets traités étaient assez graves. D'abord la loi limitant les heures de travail des machinistes des houillères. Le projet amendé par M. Masson a été adopté en 'seconde lecture. Ces machinistes ne pourront travailler que 9 heures par jour, dont 8 à la conduite de la machine d'élévation. « # * Puis projet de loi réglementant le travail des femmes adultes et des enfants. En général, les femmes ne pourront travailler après 9 heures du soir. Un amendement de la section centrale étend l'interdiction aux restaurants, aux cafés, etc. Halte-là, disent MM. Féron et Masson, que faites-vous du personnel féminin très honnête des restaurants et des cafés? des caissières, des servantes — ne pas confondre avec serveuses — vous leur enlevez leur gagne pain. C'est exact, répond M. Hoyois, supprimons l'amendement de la section centrale? — Mais, réplique le rapporteur, c'est vous-même qui l'avez proposé. On rit aux dépens de M. Hoyois, de la bonne farce du rapporteur, M. de Kerekhove d'Exaerde. Bientôt, c'est au tour de celui-ci à rire, mais îi rire jaune. M. Woeste fait observer que tout cela est très mal étudié et qu'il conviendrait de faire une enquête. C'est un coup droit au rapporteur.M. "Vandervelde veut mettre tout le monde d'accord en proposant de laisser au pouvoir exécutif le droit d'accorder des dispenses à l'interdiction générale. Et M. Schollaert, en pince-sans-rire, émet l'avis qu'il faut mettre d!abord aux voix ce qui distingue l'amendement socialiste de' celui de MM. Féron et Masson; ce qui les distingue, c'est le mot. Le Boi. El voilà que toute la gauche socialiste se lève pour faire inscrire dans la loi ce mot que hurle avec les principes républicains. L'épreuve est douteuse, mais un appel nominal fait constater que l'amendement Van» dervelde est admis par 104 voix contre 43 et 4 abstentions. Seuls les socialistes ont fait bloc pour l'amendement. Les députés libéraux et cléricaux ont voté, les uns pour, les autres contre. Puis, par 80 voix contre 54, la Chambre rejette l'ordre du jour de l'opposition pour clôturer l'interpellation au sujet des conditions du travail des ouvriers du chemin de fer. L'ordre du jour do confiance au gouvernement est adopté. On passe au budget de l'Agriculture. M. Van Brussel — Het boerke van Ste-kene —- fait un discours en son flamand bien caractéristique. C'est rare d'entendre l'unique véritable représentant de nos paysans flamands et comme même des députés flamands ont peine à le comprendre, à cause de son accent tout spécial, les conversations s'engagent. M. Van Brussel se fâche et interpellant un député qui cause avec M. Hel-leputte, il lui crie de ne pas détourner l'attention du ministre quand on défend les intérêts des paysans. L'interpellé se le tient pour dit, et M. Hel-leputte aussi. Et les autres rient sous cape, car la leçon est méritée. On entend encore quelques députés, dont l'incorrigible agrarien, M. Maenhaut. Celui-ci proteste contre l'emploi fait dans l'armée de viande congelée venue d'Argentine. Il voudrait défendre le débit de ces viandes dans les boucheries où l'on vend de la viande belge; il voudrait ceci, il réclame cela. Bref, il veut que la population belge soit privée de viande si elle ne peut se laisser écorcher par messieurs les gros propriétaires dont 'il est, lui, M. Maenhaut. C'est beau l'égoisme commo principe politique.Jean GOSSING. Nouvelles de l'Étranger La fortune en Allemagne D'après le livre récent de M. Arnold Stein-mann, la fortune de l'Allemagne atteindrait de 376 à 397 milliards de mark, soit près de 500 milliards de francs. Le ,,Berliner Tageblatt' reproduisait, le très intéressant tableau suivant, qui est, ,en quelque sorte, la justification de ces chiffres: 1. Forttunes privées, meubles et immeubles assurés • contre l'incendie, 200 à 220 milliards; 2. propriétés municipales (avec ou sans bâtiments, 50 milliards; 3. propriétés rurales (valeur'du terrain), 50 milliards; 4. industrie minière privée, 5 à 6 milliards; 5. valeur du capital allemand engagé l'étranger et valeurs étrangères en mains allemandes, 25 milliards; 6, chemins de fer d'Etat, 25 milliards; 7. mines appartenant à l'Etat, établissements d'Etat, monuments publics, ports et canaux, 15 milliards; 8. valeurs en circulation, argent monnayé, 6 milliards. Ce qui donne un total de 376 à 397 milliards. M. Steinmann conclut que le revenu . annuel de l'Allemagne est d'environ 40 milliards et que la moyenne de la fortune de chaque habitant est de 5,730 mark. Explosion de 660,000 cartouches A Hambourg, 650,000 cartouches métalliques ont fait explosion au moment où on les transportait à terre pour compte d'une maison qui s'occupe du commerce des vieux métaux. Deux personnes ont été tuées. Trois ont été grièvement blessées. Une autre personne a disparu. On craint qu'elle n'ait été précipitée dans le bassin et ne se soit noyée. Contrefaçon au cinéma M. Paul Hervieu a assigné la Société des établissements Gaumont devant la première chambre du tribunal, exposant qu'un film intitulé ,,Laquelle?" n'était qu'une contrefaçon de sa pièce l'Enigme", représentée pour la première fois en 1905 à la Comédie-Française. Le tribunal de Paris vient de faire droit à la demande de l'académicien en faisant défense la société défenderesse de faire usage du film ..Laquelle?" en ordonnant la destruction de ce film et en condamnant la Société des établissements Gaumont à 5,000 francs de dommages-intérêts ,envers M. Paul Hervieu. Club de Jeunes filles Il existe à Chicago un Club de, jeunes filles à marier: il s'agit du Batchelor Girl's Club. Ce club compte actuellement 60 membres, qui cherchent ît convoler et demandent des candidats au mariage. Il y a lieu cependant de douter qu'il y ait peu d'élus, car voici le questionnaire qui leur est posé, et qui est de nature à les décourager immédiatement. Traiterez-vous votre femme comme égal au point de vue social et politique? Traiterez-vous votre belle-mère comme votre propre mère? Allumerez-vous le feu le matin et enlèverez-vous les cendres? Améliorerez-vous votre situation chaque année?Promettez-vous d'embrasser votre femme en la quittant chaque matin, non par devoir, mais parce que vous y trouverez un des plaisirs les plus agréables de votre vie? Allez-vous au temple régulièrement, et que donnez-vous à la quête? Promettez-vous de passer vos soirées chez vous ? Promet(tez->vous d'obéir aux dix commanL dements? Un oublié Le général russe Stoessel vient d'être frappé d'une attaque de paralysie .Son état est grave. Le général Stoessel commandait les troupes russes de Port-Arthur a un moment de la guerre contre le Japon. Pour avoir rendu la place, il fut traduit devant un conseil de guerre qui le condamna à mort. Cette peine fut commuée par le tsar en dix ans de forteresse. Gracié l'année dernière, le général Stoessel vit depuis dans une gêne qui confirme à la misère. La condamnation du général Stoessel a donné lieu, au cours de ces dernières années, h d'ardentes polémiques. Beaucoup prétendirent qu'elle avait été le résultat de rivalités personnelles, et que le général avait été sacrifié. Lo testament du cardln&l R^unpolla En continuant l'inventaire des papiers appartenant aù feu cardinal Rampolla, le magistrat a trouvé une copie du second testament,disparu. Mais cette copie n'est pas signé et n'est par conséquent, pas valable. Le second testament serait tout différent du premier. Il y a des legs en faveur de Pie X et de plusieurs personnes qui n'étaient pas mentionnées dans le premier document. Suzanne et Madeleine Le docteur Fillatre a séparé mercredi matin, â Paris, par une opération chirurgicale, les petites jumelles Suzanne et Madeleine, âgées de trois mois, qui étaient unies par la.cavité abdominale. Les deux enfants vont aussi bien que possible. Toujours les suffragettes Le parti travailliste indépendant avait organisé mercredi soir, à Londres, une réunion au cours de laquelle les suffragettes et leurs partisans organisèrent un tel tapage qu'il fallut . les expulser et qu'une bataille s'engagea dans la salle. Les tables des journalistes furent bousculées. Les suffragettes', qui cherchaient à éviter l'expulsion, s'accrochèrent aux journalistes et ceux-ci ne purent se dégager et sauver leur copie qu'avec difficulté. Rlvitalltés d'explorateurs Une correspondance curieuse et certainement inhabituelle a été échangée*au cours de ces dernières semaines entre le grand explorateur anglais sir Ernest Shackleton et un explorateur autrichien, le docteur Kœnig, qui, a, paraît-il, l'intension d'explorer les mêmes territoires que l'expédition anglaise. Mieux encore, le docteur Kœnig, réclamant la priorité pour son programme, écrivit à Sackleton ..qu'il ne lui semblait guère possible que les deux expéditions pussent partir de la même base, la mer de Weddell, et que, par conséquent, il suggérait à son collègue britannique de choisir un autre point de départ". Sir Ernest Shackleton .répond au docteur Kœnig par une lettre ouverte courtoise, mais des plus fermes. Il y déclare, qu'il ne peut nullement modifier ses plans, qui remontent d'ailleurs à 1909, et que par conséquent il ne saurait y avoir de priorité en faveur de l'explorateur viennois. Il ne saurait, ■d'autre part, être question d'une association entre les deux expéditions, son but étant de traverser avec le pavillon britannique -les 3,000 kilomètres du continent antartique. NOS ÉCHOS Au Conseil national libéral Le Conseil national du parti libéral se réunira en assemblée plénière le dimanche 29 courant, afin d'examiner la situation politique et la situation spéciale de chaque arrondissement au point de vue électoral. On sait que récemment, M. Van Marcke, député libéral de Liège, a été remplacé comme second président <lu Conseil national par M. Mechelynck, député de Gand. Ce fait a donné lieu dans la Métropole à des commentaires, tendant à, faire croire ù des dissentiments dans le parti libéral. Monsieur Yan Marcke a envoyé à notrC! confrère la rectification que voici: Monsieur le Directeur, Je lis dans votre numéro du 28 février un filet relatif à ma démission de président du Conseil national libéral et attribuant cette démission à des -difficultés existantes au sein ■de ce conseil. Il n'en est absolument rien. Ma retraite prochaine de la vie parlementaire impliquait tout naturellement l'abandon de la direction de la lutte électoral aux élections de mai. C'est sur ma proposition et â l'unanimité que mon ami M. Mechelynck a été choisi pour me remplacer. Il serait difficile avec la plus mauvaise vo-< lonté du monde de voir là une trace qiielcon-i que de désunion. Veuillez bien insérer la présento rectification dans votre prochain numéro et recevoir mes civilités sincères, Ch. Van Marcke, député dcLiége * » * * Entre amis Extrait de la Correspondance catholique) journal ultra-clérical, paraissant à Gand. C'est à l'adresse de Het Voile, autre jourr.. ' , catholique de Gand: „\Veg met het heidensche carnaval!" A bas le carnaval païen, s'écrie Eet Voile sur sa première page. Mais dans ses petites annonces, la feuille chrétienne renseigne ses lecteurs où ils peuvent se procurer des déguisements à des prix avantageux... Les principes sont les principes, mais il n'est pas moins vrai que les affaires sont lea affaires 1" Comme ils s'aimenlt entre concurrents cléricaux. On pourrait en dire autant de certains journaux cléricaux d'Anvers qui vitupèrent quaineme vuio oui !■- - - Feuilleton du «Nouvea.il Précurseur» 1 LAVIERGE DE RAPHAËL PAR Adrienne CAMBRY Beaucoup de Rivemontois s'y rendirent comme nous ; mais, en réalité, nous avons vu peu de chose, car on n approche guôio du terrain des opérations. Un bruit de fusillade, des nuages de poussière, des évolutions rapides d'hommes et de cheveaux pas-sant à distance, courant, sautant les fosses escaladant les côtes, s'embusquant au revers des talus : c'est tout ce que je vis, sans le comprendre davantage, de cette guerre pour rire. J'en emportai, cependant, cett( impression qu'une bataille doit être un( Chose horriblement grandiose, quand ce* coups de feu font tomber des êtres vivants Je songea.' aux récits de guerre que j ai lus troupes décimées, débandades affolées, r< traites sinistres ; aux malades, aux blesses aux prisonniers, à ceux qui tombent morti et qui restent sans sépulture. .Et je me dis avec tristesse que ces soldats, qui répétaient, en ce moment, ce drame héroïque, partiraient bientôt peut-être, pour jouer leur rôle tout de bon, e qu'ils deviendraient ces malades, ces bles sés, ces prisonniers, ces morts. Combien parmi ces jeunes gens, mourraient seuls loin de ceux qui les aiment ! Un grand fris son me secoua ; car, là-bas, les casques e les cuirrasses de la cavalerie étincelaien comme nous avion» vu les faux des.moi» sonneurs quelques semaines auparayen dans ces mêmes champs... Mais je secouai cette impression pénible pour songer, tout de suite, aux gloires eni vrantes des batailles, aux vaillants, modestes et nobles héros, dont les efforts réunis défendent et sauvent la patrie. Ces jeunes hommes que j'apercevais, pourquo ne seraient-ils pas les victorieux de demain' Et je pensai, avec orgueil, à l'officier d( dragons qui, le matin même, avec tant d( douceur, avait tenu ma main dans la sienne dans cette,;main qui, en ce moment, habil* et forte, maniait des ' armes et faisait lei gestes du commandement. Je me sentais toute fatiguée, en rentran à la maison. Le souper fut dépêché, car m; belle-mère avait obtenu que le jeune lieu tenant, vaguement mon cousin viendrai tout au moins prendre le thé. A cette occasion, elle avait fait quérir, chez M. Houlet un gâteau de Savfrie et six „ langues de fem mes " Ce jeune homme arriva de bonne heure et, entre ma belle-mère et moi, il prit pla ce h notre table. Il faisait partie de la por tion de troupe qui figurait l'ennemi, et a vait essuyé une défaite. Le grand air, la fatigue, l'avaient endor mi quelque peu, et il fit de tels efforts pou secouer le sommeil, en causant et en bu Yant, qu'il s'excita beaucoup et se niit parler avec animation. I! me regardait toujours et s'imagina su bitement de m'appeler aussi „ ma cousine ' comme il faisait, eu riant, pour Mme Del roche. «Je n'osai lui dire que cela me dé plaisait. A un certain moment, comme je quittai la table pendant cinq minutes, j'entendi qu'il chuchotait rapidement avec ma belle rnère. Quand je rentrai, je lui trouvai u air tout h fait excité, les yeux luisants < un sourire bizarre en me regardant. Au même instant, M. Robert Dorival fi iniro^wif', 11 entra dans la salle à mange juste au mojtyipÊ où le jeune lieutenar d'infanterie, au comble dw la surexcitâtioi me prenait une main en (lisant : — 'Nest-ce pas que nous nous reverrons bientôt, nia petite cousine ? 1 Je retirai vivement ma main ; mais M. Robert avait vu et entendu. Son visage se fit sévère et, comme ma belle-mère l'ac-: cueillait froidement, il ne fit qu'une cour-: te visite. Le lieutenant d'infanterie lui ex- > pliquait comment il avait retrouvé une 5 cousine, deux cousines, à Rivemont, et- il ' prenait des airs si avantageux que M. Robert se leva en disant : ^ — Je vous laisse en famille. 1 II mit dans ces mots : „ en famille ", une amertume très marquée. Sa main effleura t- seulement la mienne. II partit, et je me sentis navrée, prête à pleurer. > Le lendemain, les soldats nous quittaient avec le jour. Eveillée de bonne heure, par les allées et venues sur les pavés de la rue, » je mis la tôte à la fenôtre, juste comme la - - porte du père JTorcy s'ouvrait. M. Robert s'en allait. 11 avait levé les yeux ; il était triste, grave, et son salut fut sec et rapide. A grandes enjambées, il montait la rue. p Un peu après, des clairons, des trompet- - tes sonnèrent du côté de la place du chft-'i teau, où se faisait le rassemblement. Puis, l'artillerie, la cavalerie s'en allèrent, et, enfin, tout le régiment d'infanterie défila vi-\ vement sous la porto de l'hôtel de ville. Ils ne repassèrent point sous nos fenôtres ; la fanfare joua un pas redoublé, dont l'éclat s'amortit brusquement quand elle eut fran-s chi la vieille voûte. s J'avais crainte de m'ermuyer ; j'avais sou-haitiÇ du nouveau dans ma vie ; en voici, et n d'une espèce que je n'avais point prévire ■t Je n'entendais plus parler de la „ Vierge de Raphaël ". Je me doutais, cependant it qu'il se passait quelque chose, car ma belle-[\ mère guettait le facteur, pour éviter que it la sonnette signalât sa venue. Elle recevai! i, des lettres, c'était de toute évidence, et, de plus, elle prenait des airs mystérieux, ave( des mines dégagées, destinées à me donner le change. Je patientais, persuadée que les négociations allaient leur train, et que j'aurais à faire, prochainement, usage de mes droits. Je m'efforçais donc au calme, voulant garder mes forces et mon sang froid pour une lutte que je prévoyais chaude. M'ennuyant à la maison, par ces jours d'automne, où la pluie nous amène si vite le froid, j'allais, maintenant, passer tous mes après-midi auprès de Pauline Gallois. Nous parlions de la noce du fils Flinois,des messieurs Dorival, du lieutenant, surtout, dont la dernière visite et le départ m'avaient laissée mécontente. Je n'étais pas fâchée, non plus, de permettre â ma belle-mère d'agir avec liberté, car j'avais une impatience considérable de voir les événements se précipiter. Mes vingt et un ans allaient sonner ; j'avais toujours . regardé cette époque comme devant amener ma délivrance, et je ne pouvais imaginer que ce jour passerait ainsi, sans rien changer à mon genre de vie. Le tableau, heureusement, était lâ, pouvant fournir un bon prétexte. J'avais su, par Zulmé, qu'à deux reprises différentes, les messieurs roux parlant anglais étaient revenus entre deux trains. Chaque mardi, je prenais le repas de midi chez Pauline. Or, mardi dernier, ayant passé à la maison vers deux heures, poiU chercher de la laine que j'avais oubliée, je trouvai à Mme Delroche une mine bizarre Les volets du salon étaient ouverts, ce qui dès la rue, m'avait intriguée. Ma belle-mère ne S'attendait pas me voir, et, malodroi-tement, se tint devant la porte du salor comme pour m'empécher d'entrer. Une pensée subite me traversa l'esprit et passant rapidement par la salle manger je m'introduisis dans le salon. IJn „ oh ! " de surprise et de colère m'échappa : la „ Vierge de Raphaël " avait disparu.» Pourtant, je voulais douter encore. — Vous avez changé le tableau de place? demandai-je d'une voix étranglée. En toute autre circonstance, j'aurais ri de la mine de ma belle-mère, qui ne pouvait se retenir de faire une grimace pitoyable. Mais son audace naturelle reprit* vite le dessus, et elle me répondit : Il faut que je te dise : je l'ai venelu!... Une occasion superbe, une fortune, une... Je l'interrompis, je marchai vers elle, lui secouant les bras : — Vous avez vendu !... vous avez osé !... J'étais tremblante ; elle vit que son audace ne réussirait pas. Elle changea de tactique et voulut me prendre par la douceur.— Sabine, commença-t-elle, tu sais que ton intérêt a toujours passé, pour moi, avant le mien. ? Mais je ne la laissai pas achever : — A qui, à qui avez-vous vendu ? Sous mon regard, qui devait être éloquent, elle perdit un peu de son bel aplomb: — A ces Américains, tu sais ? ... Cent cinquante mille francs, ma chère... J'ai lo chèque.Le sang-froid me revenait. — Où sont ces- gens ? demandai-je encore. A la gare, sans doute ? — Non ! ils avaient une voiture. Ils sont loin, maintenant. Un sourire mauvais et triomphant revenait sur les lèvres de ma belle-mère. Devant mon calme, elle se rassurait et Je la laissai dans cette opinion en lui (lisant : — C'est bien. Et je montai dans ma chambre. J'avais encore une heure avant le dépa! ( ment, à Saint-Quentin, avec un train de Paris. Me sentant calme, pleine de résolution et de volonté, je pris au gronier une valise, où je mis quelques objets indispensables et plusieurs bibelots auxquels je tiens. Puis, un bon manteau sur le bras, je descendis doucement guettant la salle à manger, où se tenait Mme Delroche. Je pus gagner la porte de la rue sans être vue, et je sortis- Personne ne me regarda. Ma belle—mère devait croire que je retournais chez Pauline. J'y allai en effet, mais pour tout conter & M. Gallois. Celui-ci était indigné et se désolait. — Quel malheur ! disait-il ; ne vous avais-je pas recommandé de veiller ? Qu'allez-vous faire ? — Je pars pour Paris, répondis-je, et je venais vous prier de m'avancer quelque argent, car je n'ai pas un sou. Je vais chez mon tuteur, et j'espère que nous pourrons retrouver la trace de la „ Vierge ". M. Gallois commença une série de conseils et d'objections. Mon idée de départ lui semblait impraticable. Il me conjurait d attendre, m'offrait de rechercher les acquéreurs du tableau. — Je vous en prie, fis-je avec résolution, ne me faites pas manquer le train. Je vous remercie ; mais je préfère agir comme je vous l'explique. Après un moment de réflexion, il m'a remis quelques billets en me disant : En somme, peut-ôtre avez-vous raison. Vous n'êtes plus une enfant, et vous êtes intelligente. Tenez-moi au courant, je vous prie. En tout cas, je vais, à l'instant, pour rentrer en possession du tableau, et la menacer d'un procès", pour avoir venelu un objet, qui ne lui appartient pas. Je suis partie, m'arrachant aux adieux de Pauline, effrayée de ma hardiesse. % Personne ne me vit à la gare ; je redoutais un peu que ma belle-mère, ayant compris, y fût descendue. Mais mon départ ^'effectua sans encombre, - û-._-■ i . i (A continuer.)

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Dit item is een uitgave in de reeks Le nouveau précurseur: journal du soir behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1902 tot 1914.

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