Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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05 februari 1914
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s.n. 1914, 05 Februari. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 23 september 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/6h4cn6zw27/
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JEUDI 5 FEVRIER 1914" L'UNSQN DANS L-'ACTEQN ^ VINGTIEME ANNEE — N* 36 ABONNEMENTS Pour toute la Belgique Un an. « • • • • . fr. 9.09 Six mois ..«•••• 4.80 Trois mois 2.38 Gr .-Duché de luiemi. 20.00 Union postal» 30.00 Directeur : Fernand NEURAY Edition (s h-soip) Edition (IOh.soir) Edition 4 (minuit) LE XXe SIЀCLE ANNONCES Annonces ordin., petite ligne. • 0.4-3 Réclames (3* page), la ligne. 1.50 Faits divers corps • • » 4.QÛ Faits divers lân. . • » 8.00 Réparations judiciaires » 3.00 Nécrologies . . . . » 2>Q0 (.66 annonces sont reçues ou bureau du journal 5 centimes te numéro Téléphones 3B4G et 3B8G 9stsni^tiueî^sissa& InstaiiZ'&ro omnia in Christo Rédaction et Administration s 4, impasse de la Fidélité, 4, Bruxelles édition * La faible natalité source de crise économique c Daus le « Matin », ïe président de la chambre de commerce de Paris détones la danger des théories malthusiennes. Quand nous dénonçons les périls de nature diverse que le .fléchissement de la natalité peut faire courir à la Belgique, on nous repond invariablement que le fléchissement est un phénomène qui s'observe dans tous les pays a grande prospérité économique. On nous objecte l'exemple de la France pays à très faible natalité et dont la richesse pourtant s'accuse par une série de phénomènes de signification peu équivoque. Pourtant la France elle-même s'émeut d'une situation qui, au point de vue de sa défense, la met, vis-à-vis de l'Allemagne, dans un état de triste infériorité et tandis que l'Allemagne gonflait formidablement ses effectifs militaires par le seul appel sous les armes d'éléments nouveaux, jusqu'alors épargnés, la France ne pouvait lui tenir tête qu'en portant à trois ans la durée du service militaire. Et tout semble indiquer qu'elle est arrivée à la dernière limite des derniers sacrifices possibles. Yoilà le point de vue militaire. Mais la France paraissait se consoler dans la contemplation de sa force économique. Or,voici que, dans le «' Matin » du 3 février, le président de la Chambre de commerce de Paris, M. David-Mennet, pousse un nouveau cri d'alarme et crie bien haut les dangers que le fléchissement constant de la natalité fait courir à la prospérité économique de son pays. Son article vaut d'être cité. *«* Examinant les causes permanentes de la crise économique en France, M. David-Mennet signale en tout premier lieu la faiblesse de la natalité et justifie sa thèse en ces termes : La répercussion de notre faible natalité est double, écrit-il. C'est d'abord le nombre des consommateurs qui reste au même chiffre, alors que dans les autres pays l'industrie, en se développant, est assuree de trouver chaque année une consommation accrue. C'est ensuite, la main-d'œuvre qui demeure j numériquement stationnaire, ce qui empê- j che d'augmenter la fabrication* m$me en vue de nouveaux débouchés à Vexteneur. Aussi ne saurait-on trop regretter la proposition de réduire la durée du travail dans les ateliers de l'Etat à. 49 heures par semaine. Si une pareille mesure se généralisait, ce serait pour l'industrie française un aussi grand désastre que si, en ce qui concerne le service militaire, la durée d'activité, au lieu d'être portée de deux ans à trois ans, avait été réduite à une seule année. Quels remèdes apporter à l'insuffisance de la natalité ? Aucun assurément ne saurait avoir le caractère d'une panacée. Ce que l'on peut dire, c'est que les pouvoirs publics et l'opinion publique devraient favoriser de toute leur énergie et en toutes circonstances les familles nombreuses, et seconder par une volonté méthodique le relèvement de la natalité. Ce qu'il faudrait surtout, c'est qu'on n'usât pas d'une tolérance indulgente envers les égarés qui propagent les théories malthusiennes. Yoilà, au nom de la prospérité publique et des dangers qu'elles lui font courir, la condamnation sévère des doctrines malthusiennes. M. David-Mennet n'est pas seul de son avis. Rappelons ce qui, il y a quelques jours à peines s'est dit à ce sujet au Reich-stag allemand. Mais qu'en pensera le « Peuple » qui, pour justifier ses prédications... et sa publicité-, soutient qu'à faible natalité correspond grande richesse économique, au point que celle-là serait la mesure de celle-ci ' Remontrances sévères, mais'injustes... E-Oe— Le journal du député Folle-Avoine, Grand Orateur en interpellations militaires, nous reprend sévèrement. Parce que M. Grain-dorge a fait un mauvais coup. Il a dit que le colonel von Reuter était un chef. Sur quoi < la «Dernière Heure» s'écrie : « Von 'Reuter violant les lois de son pays, bnsant l'autorité civile pour satisfaire le besoin ■ a affirmer la supériorité et l'omnipotence du 1 soldat, von îReuter est sacré le « chef » idéal. C'est lui que l'organe du ministre de la guerre propose en modèle à nos officiers ! Quel aveu I » j Suivent de ténébreuses prévisions sur les desseins du gouvernement belge qui rêve de mettre au service du cléricalisme les sabres aveugles de ses généraux. jnî Graindorg>e, ni le «XX0 Siècle» n'ont recherché si le colonel prussien avait ou non j yiolé les-lois de son pays. C'était affaire aux ; juges de Strasbourg. Est-ce affaire au journal . jfa député Folle-Avoine de casser leur arrêt ? v Nous n'oserions nous prononcer sur ce point, «e peur de désobliger notre confrère. * Nous avons simplement mis en relief la ( haute dignité du geste de von Reuter. Ayant * plutôt une mauvaise presse, sé trouvant de- < des juges, il prit catégoriquement là i 'esponsabilité des actes de ses officiers, s'inquiéter de s'abriter derrière autrui, t N'en déplaise à la aDernière Heure», c'est t 6 geste d'un chef. . e Et nous tenons pour nécessaire que toute s tfniée, l'armée belge comme l'armée prus- i uenne, soit commandée par des chefs. 1 «ans nul doute, le journal du député Folle- ; avoine préférerait <voir le commandement de 1 j?8 troupes aux mains de rhéteurs prêts à Jiscuter bien rhétoriquement avec quelque g 'olaat Marit sur les choses du service mili- r aire. r Pour ces chefs-là, notre confrère anticatho- f *QQe n'aura jamais assez d'éloges, et sa jeune b c-gérie parlementaire sera toujours prête à c toquer du haut de la tribune nationale. ^ f Mais ce n'est pas-suffisant pour leur confé- a une indiscutable supériorité sur, le colo- j: prussien. g Bulletin poSitâgs&A© Discourant, mardi% à Manchester, si. Edivard Grey a fait allusion à la compagne menée en faveur de la limitation de: armements et à la réduction des dépense: militaires. Sans vouloir rien réveler de: incidents qui ont mis en lumière le désaccord entre M. Winston Churchill et M Lloyd George, il a déclaré que les crédit, demandés au Parlement seront suffisant, po'itr sauvegarder pleinement les intérêt du pays, sans toutefois faire supposer uni politique d'agression. — Mardi, à la commission des affaire\ extérieur es, M. Doumergue, chef du ca binet français, a fait une déclaration intéressante au sujet de Vaffaire Poutiloff Simple affaire d'intérêt privé au début a dû le ministre,cela se trouve au jour d* hu. complètement réglé au mieux des intérêt\ français. — Nous nous sommes fait l'écho d'u? bruit d'après lequel Turquie et Bulgarït auraient conclu une entente devant aboutir à un nouveau partage de la Thrace Cette information fait, à Constantinople V objet d'un démenti catégorique. — Il se confirme que l'Italie, pour, prix de Vévacuation des îles du Dodécanèse, demande à la Turquie des concessions dt chemins de fer en Asie-Mineure. Mais ces concessions éta7it de nature à compromettre le sort de concessions faites à une compagnie an glaise y l'Italie aurait engagé avec celle-ci une négociation « amicale ». C'est probablement en raison de ces pourparlers qu'aucune ^notification officielle n'a encore été faite à la Turquie au sujet I de la question des îles de VArchipel. — Nous avons signalé hier la résolution votée par le congrès du parti radical italien. Dans les milieux politiques de Rome, on estime que ce vote restera platonique et n'aura aucune influence swr l'attitude actuelle dit parti radical à la Chambre. On admet toutefois que cette résolution est un fâcheux indice, en ce sens qu'à la première crise le groupe radical pourrait se séparer du ministère. r^i Q Flamand on néerlandais? Un petit problème linguistique Les récentes discussions qui ont eu lieu à la Chambre à propos de l'emploi du flamand comme langue véhiculaire nous ont valu de nombreuses communications en sens divers. Nous ne pouvons songer à les .donner toutes mais en voici une dont nos lecteurs prendront connaissance avec intérêt. Elle est relative à i'emploi des termes « flamand » ou « Néerlandais ». M. Delbeke a fait valoir à ce sujet, en motivant son abstention, des considérations très judicieuses. Il n'a pas touché, cependant, au côté purement « linguistique » de la question. Or, c'est à cela que se rattachent les renseignements que notre correspondant nous envoie : <i Dans.l'esprit des lois belges, la dénomination « langue flamande » ne désigne nullement l'un des dialectes parlés dans les provinces flamandes de Belgique, mais bien la langue littéraire, comrnune aux Pays-Bas et aux provinces du Nord de la Belgique. Les plus anciens documents écrits de cette langue ont été trouvés dans les pays flamands, et ce fut Jacob van Maerlant, poète flamand du xm° siècle qui, le premier, s'ef força de former, avec les éléments puisés aux différents dialectes, une langue littéraire commune à tous les Pays-Bas. Après lui, le centre du mouvement littéraire resta dans [es provinces flamandes du pays jusque dans la seconde moitié du xvi° siècle, époque où, à la suite des événements politiques, il se déplaça vers le Nord. Ici. la langue se développa rapidement, ajrâce aux littérateurs et grammairiens,dont les efforts tendaient à établir l'unité de la langue sur des bases solides. Il est à remarquer, cependant, que même îur le sol hollandais, l'influence des provinces du Sud resta longtemps prépondérante, iu point de vue linguistique, par le fait des nombreux émigrés flamands et brabançon», ;els que Marnix de Ste-Aldegonde, Jacob Duym, les Heynsz, Jacob van Zevecote, Ka-:el van Mander, Christophe Plantijn et une ;oule d'autres, dont la culture littéraire l'emportait sur celles des Hollandais d'alors. A :ette influence déjà considérable, vint s'ajou-;er encore celle des Psaumes du Flamand P. Dathenus, lesquels, à partir de 1576, fu •ent en usage dans toutes les communautés de 'Eglise Réformée et, d'autre part, la grande 'ogue des deux dictionnaires flamands de Plantin (Anvers 1573) et de Kiliaen (Anvers 575), dont le dernier .fut réimprimé cinq ois dans les Provinces Unies. Depuis la séparation des provinces du STord et . du Sud, et sous l'influence étrangère, notre langue eut à traverser, en Bel ;ique, une période de crise et de décadence, nais au xixe siècle des littérateurs ont relevé t cultivé leur langue et ils ne sont pas moin* us et appréciés dans le Royaume des Pays-Bas que dans les provinces flamandes de Belgique.On peut citer également les nombreux contres linguistiques qui, depuis 1849, ont été enus tantôt en Belgique, tantôt en Hollan-[e, et où se sont réunis les plus érninents sa-ants et philosophes, tant du Nord que du 5ud, pour discuter, étudier et défendre les ntérêts de leur langue commune. Par arrêté royal du 2 novembre 1868, l'or-hographe de de Vries et Te Wirikel fut adop-ée pour la langue et l'enseignement officiel? n Belgique, et l'arrêté du 8 juillet 1886 in-tituant l'Académie flamande porte : « il est nstitué sous la dénomination de <c Konink-ijke Vlaamsche Academie » une association -yant pour objet l'étude et la culture de la angue et de la littérature néerlandaise ». Aussi, le Dr J. Te Winkel, dans son ouvra-e : « Geschiedenis des Nederlandsche Taal » 'hésite-t-il pas à désigner la langue admi-istrative, en usage en Belgique à côté du rançais, sous l'apellation de «Néerlandais », ârme qui est d'ailleurs consacre par la scien-e philologique et qui, chose remarquable, ut pour la première fois employé Zn Flan-re? notamment à Gand, où Joost Lambrecht ublia en 1550 sa « Nederlandsche Spellijn-he • CHRONIQUE mi joue LE MONUMENT LÉOPOLD II Il est veifu aux oreilles du «Peuple» qu'ui . groupe de Belges songe à élever un monu ment à Léopold II. D'où colère du bon répu ■ blicain qui s'en*prend, une fois de plus, è la vie privée du roi défunt. Il est pénible de constater que la mort elle-. même ne peut apaiser la passion antimonar [ chique du moniteur socialiste. Mais, à ec sujet, c'est au «Peuple» à s'arranger avec se ? dignité comme il l'entend. Nous nous contentons d'admiré*. . Pour le reste, les Belges qui élèveront ur monument à la mémoire de Léopold II ne lt feront jamais trop grand ni trop beau. Ce ■ roi, qui compte parmi les plus grands souve . rains de son époque, rendit à la Belgique de* services infiniment précieux. Ce fut, dam toute la force du terme, un souverain, un : chef. Le pays s'avilirait devant l'Europe en : laissant dépérir le cyprès sur sa tombe, en négligeant d'honorer sa mémoire. : Mais les faiblesses de sa vie privée? C'est , entendu. Mais : 1) ce n'est pas pour cela que nous demandons la statue ; 2) les austères moralistes du parti socialiste belge, qui ont . honoré de leurs suffrages et de leur estime "l'illustre citoyen Furnémont, à qui la Belgique ne doit certes rien et sur la vertu de qui personne à Bruxelles ne pouvait se faire illusion, ont le droit de se taire là-dessus. Le «Soir» parlait l'autre jour d'élever une statue équestre. Nous ne sommes pas de cet avis. Léopold II ne fut ni un chef militaire ni un roi guerrier. C'est le souvenir de Léopold l'Africain et de Léopold le Bâtisseur que le monument devrait, selon nous, perpétuer.»o« LIBRES PENSEURS EMBARRASSÉS... Le « Peuple » (n° du 4) s'occupe à nouveau de l'attentat fanatique de la rue des Pâquerettes. Nous avons dit qu'il serait injuste d'endosser à toute la Libre-Pensée la responsabilité du crime d'un libre-penseur assassin. Le journal socialiste se pare avec joie de cette déclaration à laquelle l'application de la loi de la réciprocité ne lui donnait guère le droit de s'attendre. Cela fait, il accuse le « XX0 Siècle » de s'abaisser « à une sordide exploitation politique de cet acte odieux ». Nous n'exploitons rien du tout.Nous avons rapporté l'attentat en y ajoutant les commentaires indispensables auxquels un article concomitant de 1' « Etoile belge » sur le fanatisme clérical donnait une brûlante actualité.Nous n'y sommes plus revenus que pour tenir nos lecteurs au courant de la santé de la victime et pour rappeler le «Peuple» au-respect de la réalité. Cette fois encore, nous l'y ramenons.C'est nécessaire, car le moniteur socialiste essaie fort audacieusement de dénaturer toute Parfaire. Selon lui, la a version » de l'attentat-donnée par la presse « cléricale » ne serait pas véritable. Il est impossible à son avis que la victime ait entendu les paroles de son agresseur : — Tu ne prêcheras plus, sale calotin ! Pour le « Peuple » enfin, l'assassin doit être un vulgaire apache, un voleur professionnel, ou bien l'exécuteur de quelque basse vengeance personnelle. Misérable défaite. Les déclarations de la victime sont formelles; rien ne permet de croire qu'elles sont fausses;tout,au contraire, les confirme. Singulier « voleur profession-nell » que cet individu qui espionne sa victime à travers les vitres d'un café, la, suit pendant longtemps, l'abat à coups de ; poing, la piétine, lui tire, à bout portant i cinq coups de revolver et s'enfuit... sans rien j voler. « Peuple », il faudrait chercher autre chose. Le ^ Peuple » a cherché des digressions. a Si le XXe Siècle » l'a oublié, écrit-il, nous ouvrirons^ le dossier des énergumènes cléricaux ! condamnés pour avoir à Zonnebeke, à Marche, ; à Saventhem, à Beernem, à Gerpinne, à Roc-lenge-sur-Geer et ailleurs, tenté d'assassiner les propagandistes socialistes ». Le « XXe Siècle » a oublié tous ces assassinats ou, plutôt, il n'en a jamais entendu parler. Que le « Peuple ouvre ses dossiers tout à loisir. Nous attendons le dossier de ces nouveaux martyrs... LE P. CAMBIER CANNIBALE7 M. Masson a prétendu rappeler à la Chambre, la semaine passée, les principes abominables que le P. Cambier aurait exposés en présentant la défense d'un missionnaire. A en croire le député libéral de Mons, le P. Cambier aurait tenté de justifier un missionnaire inculpé du meurtre d'un indigène en affirmant qu'en droit strict et naturel « le soldat qui prendrait un indigène à la guerre, peut le tuer, le massacrer, le dépecer et le manger ». M. Masson a produit là une assertion inexacte et dont l'inexactitude a été établie il y a près de deux ans déjà par le P. Cambier.La vérité est que, défendant en qualité d'avocat devant le tribunal de Lusambo un porteur qui avait coupé la tête à ufi cadavre, le P. Cambier s'est efforcé de démontrer que son client n'était pas punissable, parce que non responsable, étant donné sa mentalité : « Vous connaissez les Congolais, écrivait le P. Cambier, expliquant son attitude; vous savez bien que vous ne réussirez jamais à faire croire à un vulgaire noir qu'il ne peut pas faire à son ennemi ce que son ennemi lui ferait; et il trouverait injuste d'être puni pour avoir tué un mort, quand il sait que sa tête à lui aurait été coupée, s'il avait été pris. Ce porteur a donc agi en suivarît son mouvement nature!; ce qu'iî croyait pouvoir faire d'après le droit (je ne dis pas d'après la morale) naturel, tel que le conçoit un cerveau de nègre. Il n'est donc pas responsable de crime; et, s'il n'est pas responsable, il n'est pas punissable. Juge, acquittez-'e. » M. Masson, qui est avocat, reconnaîtra sans doute qu'il y a quelque différence entre ces paroles et celles qu'il a prêtées au P. Cambier. Il s'honorerait en le disant lui-même à la Chambre qui risque de prendre, par sa faute, le P. Cambier pour^jin cannibale...L'OBSERVATOIRE Les plus faibles pressions, inférieures à 750 mm., s'observent sur l'extrême-nord du continent et au nord-ouest de Shetland; les plus fortes supérieures à 775 mm., se trouvent sur ('Autriche-Hongrie, l'Italie et les Balkans. Le baromètre baisse au sud-T5uest des Iles Britanniques et sur la "Norvège méridionale; il monte partout ailleurs. En Belgique, le vent est faible d'entre sud-sud-est et sud-ouest, et î.a température est comprise entre +4° et —4°. Prévisions : vent sud, faible; beau., i Le linge sale 1 des Hospices 0>!«0IÏ10 Un violent incident entre BÎM.Bauvven; et Depaye en comité secret du Conseil communal Nous avons dit qu'après sa séance publiqu< très mouvementée de lundi, le conseil com munal s'était constitué en comité secret. Il y a eu, au cours de cette réunion, de incidents extrêmement violents sur lesquel: le «National» donne les renseignements sui vants : n M. Depage rappelle ce qu'il a dit à propos de l'école des infirmières laïques, dans son dis cours en séance publique. « Il est, dit-il, ur fait dont je n'ai pu parler tantôt ; je vais !< dévoiler maintenant. Mme Bauwens étant ma lade, M. Bauwens fit venir chez lui. pour h soigner, une élève-infirmière ; celle-ci fut con trainte de rester au service de M. Bauwens. car celui-ci ayant tout à dire dans les hôpitaux, elle craignait de lui déplaire. Cette éleve-infir-mière était mécontente de cette situation elle avait dû, à cette occasion, interrompre ses études. A ce moment, M. Bauwens, furibond, interrompt : « C'est inexact ! » — Ne dites donc pas cela, riposte M. De-page ; j'ai, en poche, la preuve de ce que j'avance . .— Je vous répète que ce que vous dites est inexact, reprend de plus en plus furieux M. Bauwens; vous êtes un infâme personnage! Là-dessus, le tumulte éclate. M. Depage tire alors, de sa poche, une lettre et l'agite. —; Lisez-la, lui dit, nerveux, M. Bauwens. —• Volontiers, répond M. Depage. Et il se met en devoir de donner à M. Bauwens la satisfaction réclamée bien imprudemment. Cette lettre a été adressée à Mme X... par l'élève-infirmière dont il s'agit. Celle-ci se plaint d'être retenue chez M. Bauwens ; elle expose qu'elle n'ose protester et elle supplie Mme X... drintervenir pour qu'elle puisse réintégrer l'école. M. Bauwens est anéanti. Le « citoyen « Hallet, gesticulant et hurlant ,essaie de tirer son copain de ce mauvais pas, en interpellant M. Depage : a C'est honteux, dit-il, de se servir d'une lettre sans l'autorisation de la personne qui l'a écrite S Demain, les journaux cléricaux vont rapporter cette affaire. » — Pardon, riposte M. Brassine ; nous avons promis le secret comme nos collègues et nous le tiendrons. — Oh ! ce n'est pas vous cinq (N. D. L. R. Il y a 5 catholiques au conseil) que j'accuse; ce sont les libéraux doctrinaires qui documentent la presse cléricale! M. Bauwens s'étant resaisi quelque peu se met à invectiver M. Depage. Celui-ci lui répond : « M. Bauwens; je suis , médecin; je sais ce que ces gestes désordonnés indiquent: .vous avez en ce moment une crise ' d'épflépsie ! » — Epileptique vous-même, clame M. Bauwens !... — Asseyez-vous, croyez-moi, ajoute M. De-page; c'est la crise qui continue. M» Bauwens veut sortir de son banc ; ses amis, notamment MM. Levêque et Jauquet, l'en empêchent; on cherche à le calmer. M. le bourgmestre intervient et insiste pour que les expressions injurieuses soient retirées de part et d'autre. Après bien des hésitations, M. Bauwens dé--clare : « Je retire l'expression infâme personnage... mais je n'en pense pas moins », ajoute-t-il entre les dents ! — Je « retire » également, dit à son tour M. Depage; mais seulement par respect pour cette assemblée; nous en reparlerons en dehors de cette enceinte. » CE QU'ON EN DIT A DROITE Nous avons soumis, mercredi matin, le récit du «National» à notre ami M. Brassine, et voici ce qu'il nous a déclaré : — J:e suis très ému de cette publication et vous allez en comprendre la raison : il s'est produit, en effet, de vifs incidents à la séance du comité secret. M. le bourgmestre les ayant déplorés, l'échevin des finances, M. Max Hallet, s'empressa de répliquer : » — Vous verrez, demain, tous les journaux cléricaux publieront le compte rendu du comité secret in extenso ». » Je m'élevai aussitôt contre ce langage et affirmai qu'aucun des membres de la droite ne renseignerait les journaux. » — Ge n'est pas vous, répliqua aussitôt M. Max Hallet, qui commettrez l'indiscrétion, mais les doctrinaires. Ce sont eux qui <« tuyauteront » les journaux de droite. » D'où attrapade violente entre M. Max Hallet et un des membres doctrinaires du Collège. » A la suite de ces incidents, mes collègues de droite et moi prîmes l'engagement d'honneur — d'honneur, vous entendez bien ! — de ne rien divulguer. Je suis sûr que cet engagement a été respecté. Je ferai à ce sujet une déclaration au début de la séance de lundi. — Le «National» parle d'un incident qui s'est produit entre M. Bauwens et vous. A quoi fait-il allusion ? — Ne m'interrogez pas. Ce serait peine perdue. J'ai pris un engagement, je m'y tiens. » Une aventure peu banale >o« On malade voit se détacher sou pied saùs heurt ni douleur! La « Dépêche » raconte une extraordinaire histoire qui vient de «p passer à Liège: M. Gaspard H...., lamineur, né en 1877, domicilié rue Fossés-aux-Raines, avait été en traitement pendant 28 mois à l'hôpital pour une plaie au-dessus du nied droit; il en était sorti il y a un an, fncomplètement guéri.^ Depuis, H..., chaque jour, s'appliqua lui-même des pansements sur la partie malade. Avant-hier, comme il procédait de même en déroulant la bande, le pied se détacha a hauteur de la cheville et roula sur le plancher, sans que le patient ressentit de douleurs. Sa femme jeta de hauts cris qui firent accourir les voisins. La police fut prévenue et l'adjoint Leenen fit transporter ce pied à l'hôpital aux fins d'examen. H..., qui se diVcondamné, ne veut plus recevoir de soins. Nom elles diverses »o« AUTRICHE. — La Banque Austro-Hongroise a abaissé le taux de son escompte à quatre et demi pour cent. RUSSIE. — Le conseil des ministres a dé-3idé de charger le ministère de la marine i equiper une expédition de secours p'our iller à la recherche du lieutenant Siidow. Les Réflexions ; de M. Gkaindoroi )D(>Ï«Ï0« MAETERLINCK Voilà Maeterlinck mis à l'Indext selon un vieille formule, je crois, in odium auctoris . Tout ce qui est sorti de sa plume est signal . comme dangereux à la prudence des fidèle.s Vers 1806, lorsqu'il traduisait Ruysbroec, ; VAdmirable dans le Trésor de3 Humbles s Maeterlinck semblait se rapprocher de h -,pensée catholique. Mais son œuvre suivante Sagesse et destinée, nous le révélait discipl I de Marc Aurèle et, depuis lors, chaque œvvr • sortie de sa plume, drame ou traité de phi ' losophie, nous l'a révélé plus éloigné de U ' pensée chrétienne, plus hostile même à cetU \ pensée. Aussi la sentence de la congrégation dt l'Index ne surprend-elle guère ceux qui sui vaient la marche du dramaturge et du philo sopne. De ses dernières œuvres, le drame dt Marie Magdeleine et le traité sur la mort le premier est insupportable à lire pour qui conque croit à l'œuvre du Christ et a le res j pect des grandes figures de l'Evangile et jt | n'imagine même pas qu'on puisse aller lt voir. Le sort du Christ y dépend d'un baiseï de Magdeleine. Fort heureusement, elle lt | refuse, à un personnage, du reste, assez in-' digne puisque, pour se venger, il la livrt ' aux sordides rancunes et aux basses colères i d'une cour des miracles. Qu'elle cédât et la vie du Rédempteur eût été le prix du stupre. Est-il possible de supporter seulement urit telle hypothèse? Quant au traité de la mort, l'auteur est visiblement hanté par le désir d'offrir au problème de l'immortalité de l'àme une autre solution que la solution chrétienne. Il la cherche à travers le livre; il ne peut pas la trouver et sa conclusion est l'aveu, déguisé saus doute, de son impuissance. De savoir que mon âme est immortelle, n'est pas un mol oreiller pour m'endormir de l'éternel sommeil. Il peut ne m'être pas indifférent de penser que la séparation de l'esprit du corps qu'il a animé n'est pas une opération aussi douloureuse que je me l'imagine. Mais il m'est encore moins indifférent de savoir si, cette séparation accomplie, ce moi qui pour Maeterlinck, ne sera plus un moi, errera, gris et falot, trop heureux de se prêter, de-ci de-là, aux insipides communications des médiums et de retrouver pour quelques minutes, un peu de personnalité si pitoyable qu'elle nous paraisse c nous, ou «a enfin mon moi aura à subir un jugement et les conséquences éternelles de ce jugement. Suivant que l'une ou l'autre de ces hypothèses s'impose à moi, ma conception de la vie se. modifiera et il m'a paru que terminer par quelques vagues prosopopées un traité qui prétend être sur un point si grave un bréviaire pour ses disciples, n'est pas digne d'un philosophe. Je crains bien que Maeterlinck reste l'homme de ses premières œuvres. Elles ont pu parfois paraître par quelques côtés enfantines. Mais il a, si je puis dire, matérialisé le mystère qui nous entoure. Nul,mieux que lui, par ces moyens simples, n'a rendu l'impression de l'inconnu dans lequel nous vivons, de no tre misère, de notre faiblesse, de notre im puissance devant ces forces qui nous enlacent, qui nous dominent et que nous ignorons. Ce fut son mérite et son originalité. Mais précisément parce que sa conception de la vie n'avait pas de plus larges envolées, U devait se casser les ailes quand il prétendrait s'élever sur les sommets et donner aux grands problèmes de la vie la solution que Vhumanité demande éternellement. Cette solution que bégaie l'homme, pour n'être pas toujours la nôtre, a parfois sa grandeur. Mais Maeterlinck, je le repète, se dérobe au lieu de conclure. Ses derniers traités de philosophie sont la négation de l'idée chrétienne et de la morale qu'elle sanctionne. S'il est logique, sa condamnation ne doit ni l étonner, ni l'émouvoir. Mais l'homme est un animal si peu logique que nous verrons je n'en doute pas, — tout un parti de gen-delettres crier à l'intolérance de cette Eglise dont leur grand homme nie et dédaigne la doctrine. Graindorge. À quand l'inaugnration ; du canal de Bruxelles : h ia Mer? »o«—» Aux premiers jours d'aeût, nous dit M. Ëéca 3 La «Chronique» du 22 janvier, le «Bulle-} tin de la Chambre de commerce » du 2ô, et ' la revue «Bruxelles-Maritime» se sont faits ; l'écho de bruits alarmistes au sujet de l'inau-c guration du canal de Bruxelles à la mer ; à ; les en croire, de sérieux retards auraient été 1 apportés à l'exécution des travaux, au point ' de faire craindre la remise jusqu à l'année \ prochaine de la cérémonie d'inauguration. ' D'après la «Chronique», la faute en serait au " gouvernement : c'était prévu de la part d'un 1 journal libéral, ce journal eût-il entendu dire ; cent fois que la responsabilité de tout ce qui peut arriver incombe à la Société du Canal, : l'Etat, la Province et la capitale s'étant déchargés sur elle de tout soin pour ce qui re-■ garde les travaux. Pareilles allégations ne : méritent donc pas une réponse, mais elles remettent en question la date de l'inauguration des installations maritimes. Pour nous éclairer, nous sommes allés trouver M. Beeo, ; qui est, comme on le sait, président du conseil d'administration de la Société du Canal.A quand l'inauguration du canal? nous dit l'honorable gouverneur. Hé! nous ayons eu du bien mauvais temps depuis un mois; pendant environ cinq semaines, les travaux ont dû être suspendus,à cause des pluies d'abord, à cause de la gelée ensuite. Dans mon discours au Roi, le jour de l'an, j'avais cru pouvoir annoncer gu'à moins d'un hiver extraor-dinairement rigoureux ou d'autres "circonstances de force majeure, l'ouverture du canal à la grande navigation pourrait être fêtée vers le milieu de l'année; j'avais en vue alors le commencement de juillet... /— Tandis que maintenant noua voilà reportés au mois d'août 1 — Au mois d'août, parfaitement. Le 1er août serait,une bonne date au point de vue de la marée,qui permettrait précisément, entre 11 heures et midi, le passage à l'écluse de la flotte d'inauguration. — Peut-on espérer que plus rien ne viendra contrarier ce projet? — La nature des terrains rencontrés nous met à la merci des gelées et des pluies, mais soyez persuadé qu'avec le concours de son entrepreneur, M. Victor Dumon, la Société mettra tout en œuvre pour aboutir au moment désiré. Au mois de mai on compte, sauf imprévu, opérer la percée de la digue du Rupel : c'est l'opération importante et décisive ; c'est ce que tout le monde appelle aujourd'hui, d'après la pittoresque expression de M. Dumon, «faire le trou». Gr, avant de « faire le trou », il faut encore que le Vliet et le Zielbeik déplacés soient mis en service. Pour fin juillet, on pourra aménager enfin le chenal d'accès à l'écluse de "Wintham afin de permettre l'entrée des eaux dans le canal. — On dit, monsieur le gouverneur, que le pont-route de Willebroeck est pour quelque chose dans le retard des travau». — Oui, je sais, Au comité central de la chambre de commerce, quelqu'un a eu le mauvais goût d'insinuer — et d écrire — que le retard pourrait être dû à l'Etat qui n'aurait p'as commandé en temps utile les appareils de manœuvre de ce pont-route ; la même accusation a pu se lire dans « Bruxelles-Maritime », qui a même proposé d'adresser une lettre au ministre des Travaux publics pour l'obliger «à marcher plus vite. Oue ces messieurs- se dispensent d'un tel zele. Il n'y a aucun retard du côté du ministre ; la Société seule est en jeu, car c'est elle qui a construit le pont de willebroeck aux frais de l'Etat; elle a fait le nécessaire en temps voulu. » A supposer même qu'il y ait du retard dans l'installation de la force motrice électrique, les ponts peuvent être manœuvrés à la main ; celui du Petit-Willebroeck pourrait même être maintenu ouvert pendant un jour ou deux. Et vous verrez, en fin de compte, à moins de pluies diluviennes au mois de mars ou de nouvelles gelées, la flottille d'inauguration franchira l'écluse de Witham vers le 1er août et s'avancer, toutes voiles dehors, vers Bruxelles-Port-de Mer. C'est sur cette espérance que nous avona pris congé de M. Beco. L'enteirefflent du " Clairon „ « — Le cortège funèbre se rendant de la gare de Lyon à Saint-Augustin (De notre correspondant particulier) ron », il y avait la foule, mais la foule im-t • Paris, le 3 février 1914. mense, innombrable. Tout Paris était là; .Les pouvoirs publics ont fait au général toutes les classes de la société se pressaient Piequart des obseques aux frais de l'Etat, sur le parcours, et tous les partis y étaient Le peuple de I aris a fait à Paul Déroulède représentés. La « Lanterne » elle-même n'a-aes tune railles Vraiment nationales. Derrière j t-elle pas osé écrire que « ce fut un grand les soldats qui escortaient le héros cher à j patriote et un grand honnête homme que M. Clemenceau, il n'y avait que quelques 1 Paul Déroulède » ? centaines de curieux venus surtout pour j Les jeunes gens étaient particulièrement contempler les uniformes. Sur le passage de j nombreux dans ce peuple. Le patriotisme la dépouillé morl ei!^ de notre cher « Clai-j ardent, les sentiments virils de ces généra-

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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