Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 14 Maart. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 24 juli 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/sj19k4719r/
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23r ANNEE — Sérié nouvelle — N° 873 ^«Méro ÎO Centimes fS Centimes an Ffont) SXMEDÏ U TCmSWï RÉDACTION ET ADUhMSTRATlOS 3, Place des Deux-Ecus, 3 PARIS Téléphone : Central 33 04 BUREAUX AU HAVRE: 28"r, Rue de la Bourse, 28'" LE HAVRE Téléphone : 64 Belge DIRECTEUR fernand N EUR A Y LE XXE SIÈCLE ABONNEMENTS franc#...3. 2fr.50 par mois ' 7 fr.50 par trlmoatr© Angleterre. 2sh-6d. par mois ■ . 7 sh, 6d. parfrimestp* Autres pays 3 fr. — par mois » 9 fr. — par trlmestrf PUBLICITÉ S'atasr à l'Administration 3a Jottray Les petites annonces sont igalemerA reçues a la Soeléto Europétnuo d* Publicité, 10, rue de ta Victoire, ParlU qui en a le monopole pour Paris. Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris - —— LA Mitloi risse ET LA fi allemande Le développement de la crise russe a sut la situation internationale des contrecoups auxquels on ne pourrait accorder ti-op d'attention. La lecture des informations de Pétrograde a permis au public de se rendre compte, au jour le jour, que la lutte continue entre les éléments extrémistes et les éléments modérés. Coux-oi paraissent l'emporter, mais ce n'est ni sans peine, ni sans sacrifices. On ein a ou la preuve dans le texte de la proclamation dlu gouvernement provisoire relative aux buts de guerre di la Russie. Ce texte, pour opposé qu'il soit au prétentions des partisans de la paix immédiate, est loin d'avoir l'énergie des déclarations faites quelques jours auparavant sur le môme sujet par M. Milioukoff, le ministre des Affaires étrangères qui a contresigné le manifeste du prince Lvoff. Sur un point capital, la question de Gonstantinople, il développe même des idées diamétralement opposées. Peut-être, M. Milioukoff et ses amis espéraient-ils, à la faveur de quelques incidentes habiles, réserver l'avenir et at tendaient-ils que les événements fissent 1 éducation des éléments extrémistes, mais il n'est pas certain du tout que cet espoir se léalise, et il est certain que les agents de l'Allemagne font tout leur possible pour le décevoir. On voit bien que les avertissements re-multiplient à l'adresse des pacifistes. On apprécie l'énergie déployée par le ministre ICerenski et par le député Tsero-tclli, revenu l'autre jouir de Sibérie, pour rappeler à la raison des élément® auprès desquels ils sont obligés de s© faire par-donner quelques vérités désagréables par quelques exagérations romantiques. Mais que se passe-t-il au juste pendant ces discours ? Que se- passe-t-il à Pétrograde et ailleurs ? Le comité des ouvriers et des soldats dlu Palais de Tamride a envoyé à Slokholm une délégation chargée d'y rencontrer les envoyés et les auxiliaires (les socialistes du Kaiser. Soheidemann est déjà arrivé là-bas. Le socialiste autrichien Adler va l'y rejoindre et avec lui e socialiste danois Borgbjerg et le socialiste italien officiel Morgari, actif propagandiste germanophile et organisateur des conférences de Zimmerwald et de Kienthal. Une dépêche d'Amsterdam dit que dans les^ cercles socialistes de La Haye ou sont installés M. Camille Huysmans et son secrétariat du bureau international socialiste, « on suit avec le plus vif urtérêt les intrigues multiples qui se nouent en ce moment à Stockholm soiis les auspices do la fraction majoritaire de la sozialdémocratie allemande ». A Berlin aussi, et comme on y a un besoin impérieux de la paix, on ne se contente nasj?s s offices des « kamerades ». U;i député du centre a également été envoyé a Stockholm, et le bruit court dans les cercles du Vatican que l'empereur u Autriche au rai t fait tâter de nouveau la terrain, ces jours-ci, auprès du Samt-^iege pour l'engager à prendre l'initiative de nouvelles propositions de paix, et que le pape aurait opposé un refus catégorique à cette démande. La diplomatie allemande s'est aussi emparée des déclarations par lesquelles la Russie renonce à la possession de Jjonstantinople, pour essayer de brouil-t fois de plus les cartes de l'Entente. Elle fait reparler avec insistance, à droite, à gauche, dto possibilités de paix avec la Turquie^ au avec la Bulgarie. Quelles que soient les informations sûrement intéressées qui viennent ces jours-ci de Berlin, de Vienne, de Constan-tinople ou dé Sofia, on ne doit jamais perdre de vue de notre côté qu'il n'est de s'entendre avec un des alliés de 1 Allemagne qu'à la condition de le soustraire complètement à l'influence prussienne, et que cet affranchissement W être acheté que de la défaite complète de l'Allemagne. Si les révolutionnaires _de Pétrograde l'oubliaient, ils Pourraient bien travailler à la fois pour StylT Plnjsse et P°ur le Tsar... — Ls Congres des Conseils DES OUVRIERS ET SOLDATS Pelroçrad, 31 avril, — Au cours de la rance du congrès des conseils des délégués ouvriers et militaires, le député de Tpffiv0 e Chambre de la Douma, M. Tze-n,,„ l1' a proposé une résolution patriotique dont voici la conclusion : Le peuple révolutionnaire russe continuera r en vue d'une paix sur les bases litres aterniw 6t de l'égalité Ces peu-pies li3o="<que ces conditions ne seront pas réa-irSi- t 1uo la guerre continuera, la dé-d'atti? ? rossû reconnaît qu'un changement a» „ Ie'. un affaiblissement de sa force et sta,ice seraient un coup des plus ^streux pour la cause de la libei-té. faliriîl?î?lè,s fait appel a tous les ouvriers des minoc 5' 05 IJSiaes, d-os chemins de fer. des JoihS' i«cs rX)stos «t lJes télégraphes, et a l'-ii'm/ autres entreprises travaillant, pour ! cilKM. P?UJ' déployer dans le travail une grande intensité. b'ivn'i act3uisitiûns 0c0noiiiiiiu.es dra chissea i «*vti®eg ej leurs aspitatious à dis . oronges Les Belges Si IE fK0.it SES ALLIES Nous apprenons qu'une batterie d'artillerie belge a participé à la bataille d'Arras et a exécuté des tirs très efficaces sur les positions ennemies. Le commandant de l'armée russe a remis au groupe des autos-canons belges combattant sur le front oriental une croix de Saint-Georges de deuxième classe, huit de troisième classe et trente-trois de quatrième classe, pour les actes \ de bravoure non encore récompensés. —— WWW — Mgr Legraive mis en liberté On se rappelle que Mgr Legraive, évê-que auxiliaire du cardinal Mercier, avait été condamne à subir en Allemagne neuf mois de détention pour avoir donné asile à un français d'ailleurs impropre au service militaire. Une dépêche de Rome annonce que grâce à l'intervention du Souverain Pontife, Mgr Legraive a été remis en liberté. Cette dépêche ne dit rien du sort réservé au chanoine Allaer, directeur du séminaire de Malines qui avait été condamné pour le même « crime » à huit mois de prison et déporté en Allemagne. — —www — Poar les PetilsEatanls bglges Le Corriere d'Italia publie une lettre de New-York qui signale le grand succès de la souscription destinée à assurer un repas supplémentaire aux enfants belges et l'effet considérable produit par la lettre adressée à çe sujet par Benoît XV au cardinal Gibbons. Celui-ci a réuni 40.000 dollars ; le cardinal Farley, archevêque de New-York, a envoyé personnellement 1.200 dollars ; Mgr Keane, archevêque de Dubuque, 7.000 ;le Litterary Digest, périodique catholique, qui a répandu d'innombrables exemplaires de la lettre pontificale, a déjà reçu 250.000 dollars. Les Américains veulent assurer à eux seuls le complément de la nourriture exigé pur les enfants belges et fournir à cet effet un million de francs par mois. D'autre part, unie dépêche de Londres annonce que le duc de Norfolk ayant fait un appel au vice-roi de l'Inde en faveur des étrennes de Noël pour les enfants belges, la population de l'Inde a souscrit 2.168 Li-' vres sterling qui ont été remises à, la commission nationale de secours de Belgique. LA HOLLANDE ET LES DEPORTATIONS D'OUVRIERS BELGES La Haye, 12 avril. — Le ministre des Affaires étrangères a déclaré à la Chambre Haute avoir re-ju notification du gouvernement allemand de son intention de rapatrier tous les Belges qui, autre-fois réfugiés en Hollande étaient retournés en Belgique puis avaient été déportés en Allemagne en-qualité de chômeurs. Le gouvernement allemand a également promis de rapatrier tous ceux qui avaient été déportés indûment comme chômeurs. Quelques milliers de déportés ont déjà été rapatriés. — WWW ■ LA HOLLANDE ET LES Déportations d'Ouvriers belges La Haye, 12 avril. Le mùnistre des affaires étrangères a déclaré à la Chambre Haute avoir reçu notification du gouvernement allemand de son intention de rapatrier tous les Belges qui, autrefois réfugiés en Hollande, étaient retournas en Belgique puis avaient été déportés en Allemagne en qualité de chômeurs. Le gouvernement allemand a également promis de rapatrier tous ceux qud avaient été déportés indûment comme chômeurs. Quelques milliers de déportés ont déjà été rapatriés.ultérieures, doivent, non seulement ne pas diminuer l'énergie du travail, mais au contraire, intensifier au maximum la production du travail afin d'assurer tout l'indispensable à l'armée. DISCOURS DE M. KERENSKI Le ministre de la justice, M. Kerenski, prenant la parole, a déclaré : La grandeur de la révolution accomplie consiste en ce que, avec elle se présenta dans l'armée la démocratie russe, dont la présence change le but de la guerre. La démocratie signifie la communion libre et amicale des peuples au nom de la fraternité et de la liberté. Toutefois, il y a des moments où il faut sauvegarder ses intérêts, et ce moment est survenu actuellement. La démocratie russe a rejeté tous les mots 1 d'ordre annexionnistes, mais tant que sur no- r tre frontière le mot d'ordre de renoncer à des conquêtes ne se fait pas entendre, nous S devons rester à notre poste pour défendre la liberté et la patrie. Au nom du sang des héros, répandu au * cours de la guerre actuelle sur notre front, i nous devons les suivre dans la route qu'ils -ont tracée et aspirer ù. rester la démocratie 1 européenne libre, indépendante et puissante. 1 Les débats relatifs à la résolution Tze-retelli ont été remis au 12 avril. ^ ^ LE CRAND-DUO BORIS ARRÊTE 1 Petrograd, 12 avril. — Les journaux o annoncent que sur l'ordre du général is- c sime, le grand-duc Boris Vladimirovitch a été arrêté et transporté du grand quar- I tiar à Isaxkoié-Selo. Nouvelles Victoires des Alliés •■il. t-» i „ m -i , fr i,, Les Britanniques ont enlevé sept villages, les Français d'importantes position u ' ■ A A LE BUTIN BRITANNIQUE DU 9 AU 13 AVRIL : Plus de 13,000 prisonniers ; 166 canons ; 250 mitrailleuses. COMMUNIQUES BRITANNIQUES 11 h. 40. NOUS AVONS ATTAQUÉ, LA NUI' DERNIÈRE, ENTRE SAINT-QUENT» ET CAMBRAI. A LA SUITE D'UN VIF COMBAT, LE! POSITIONS ENNEMIES, SUR UN LARCt FRONT, DU NORD D HARCICOURT i METZ-EN-COUTURE, SONT TOMBÉE: ENTRE NOS MAINS. NOUS OCCUPONS, ACTUELLEMENT LA FERME LE SART, LE BOIS GAUCHE LE VILLAGE ET LE BOIS DE COUZEAU COURT. Un coup de main a été exécuté, avei succès, cette nuit, au sud-ouest de Loos. Des abris ennemis ont été attaqués à I: grenade et les défenses ont été fort endom magées. Vers Ploegsteert, un raid allemand î échoué sous nos feux de mitrailleuse! avant d'avoir pu aborder nos tranchées. [Le village d'A'-gicourt est situé à quin®( kilomètres à l'est de Péronne et le villag< de Metz-em-Couture à quinze kilomètres à l'est de Bapaume. D'Argioourt à Metz en-Couture, on compte qjuinz© kilomètres. Le village de Gouziancourt, conquis p-ai les Anglais, est situi à cinq kilomètres à l'est de Metz-en-Côuture sur la route de Péronne à Cambrai.] 21 h. 10. LA ZONE DES OPERATIONS ACTI-VES A ETE ETENDUE AUJOURD'HUI VERS LE NORD. A L'EST ET AU NORD DE LA CRETE DE VIMY L'ENNEMI A ETE REFOULE SUR TOUT LE FRONT, DU NORD DE LA SCARPE AU SUD DE LOOS. BAIL-LEUL, VILLERVAL, VIMY, PETIT VIMY, CIVENCHY-EN-COHELLE ET AN CRES SONT TOMBES ENTRE NOS MAINS. NOS TROUPES ONT PRIS PIED DANS LES TRANCHEES ALLEMANDES AU NORD-OUEST DE LENS. Nous avons capturé dans ce secteur un certain nombre de prisonniers et de canons. Au sud de la route Arras-Cambrai nous nous sommes emparés de la Tour de Wencourt sur l'éperon à l'est du village et avons progressé de part et d'autre de la ligne H in denburg jusqu'à environ onze kilomètres au sud-est d'Arras. Une avance a été également effectuée sur la hauteur à l'est de Verguier et dans le bois d'Havrincourt. L'aviation a exécuté hier beaucoup de bon travail en dépit du temps défavorable.La seule formation ennemie rencontrée Sans la journée a eu quatre appareils iésemparés par une de nos patrouilles ; un autre avion allemand a été détruit ; trois de nos appareils ne sont pas rentrés.LE NOMBRE DE PRISONNIERS FAITS PAR NOUS DEPUIS LE DEBUT DES OPERATIONS LE 9 AVRIL, DEPASSE ACTUELLEMENT TREIZE MILLE DONT JEUX CENT QUATRE-VINGT-CINQ OFFICIERS. NOUS AVONS, DE PLUS, JAPTURE CENT SOIXANTE-SIX CA IONS DONT HUIT OBUSIERS DE DEUX ÏENTS, VINGT-HUIT DE CENT CIN-ÎUANTE, CENT TRENTE CANONS ET IBU&IERS DE CAMPAGNE, QUATRE HNGT-QUATRE MORTIERS DE TRAN-IHEE, DEUX CENT CINQUANTE Ml-rRAILLEUSES. DE NOMBREUX CALONS, MORTIERS DE TRANCHEE ET MITRAILLEUSES DONT IL EST IMPOSABLE D'ETABLIR LE COMP\E ONT ETE, EN OUTRE, DETRUITS ET ENSUIS PAR NOS OBUS. UN GRAND tOMBRE DE PIECES CAPTUREES • ONT ACTUELLEMENT UTILISEES IVEC EFFICACITE CONTRE L'EN-IEMI.NOTA. — La ligne Hindenburg s'étend lu sud-ouest de Cambrai d'un point de 'ancien système de première ligne alle-nand situé au sud-est d'Arras en direc-ion générale du sud-est jusqu'à Saint-(uentin.COMMUNIQUES FRANÇAIS 14 heures. ENTRE LA SOMME ET L'OISE, NOS ROUPES ONT ATTAQUÉ CE MATIN LES 'OSITIONS ALLEMANDES AU SUD DE AINT-QUENTIN. MALGRÉ UNE RÉSISTANCE ACHAR-IÉE DE L'ENNEMI, ELLES ONT EN EVÉ PLUSIEURS LIGNES DE TRAN-HÉES ENTRE LA SOMME ET LA ROU-E DE LA FÈRE A SAINT-QUENTIN. NOUS AVONS RAMENÉ DES PRISON-IIERS ET DE NOMBREUSES MITRAIL-EUSES.Au sud de l'Oise, nos éléments avancés nt progressé à l'est de Goucy-la-Ville et apturé des prisonniers et du matériel. Lutte d'artillerie dans la région de Aisne et en Champagne. Dans la région de Verdun^ deux coups de main de l'ennemi ont échoué sous na feux. Nuit calme sur le reste du front. r I 23 heures. Au sud de Saint-Quentin, lo combat cou tinue en avant des positions conquises c s matin par nos troupes ; l'ennemi résisi : éner^iquement. Notre artillerie a violem ment bombardé les organisations alleman . des entre la Somme et l'Oise. Au sud de l'Oise et au nord de l'Ailett nous avons effectué avec succès des opé > rations de détail au cours desquelles uni soixantaine de prisonniers ont été rame • nés. Lutte d'artileirie d'ans la région d' l'Aisne et en Champagne. COMMUNIQUE BELGE 1 Violent bombardement nocturne des li gnes belges,au sud de la Maison du Pas seur ; l'artillerie belge a énergiquemen > riposté. ! Au cours de la journée, actions récipro ques des artilleries. Les Allemands préparaieni U ilîilSTH niw avec deux Canons de 420 La prise de Fampoux a dérangé leur projet Londres, 13 avril. — Selon le correspondant de l'agence Reuter au front britannique, la grande attaque du lundi de Pâques autour d'Arras a fait avorter le plan allemand visant à bombarder cette ville avec dea obus de 420. Deux pièces de ce calibre étaient déjà arrivées à Douai et devaient prochainement être montées dans le voisinage du village de Fampoux qui vient d'être pris par les troupes britanniques. LA JOURNEE DE JEUDI AU FRONT BRITANNIQUE Du front britannique, le 13 : Nous avons hier élargi sensiblement notre front d'attaque et nous avons porté aux Allemands un coup retentissant au nord des falaises de Vimy que nous tenons fermement en notre pouvoir. L attaque a été exécutée dans l'aube grise, avec le même élanj la même précision que celle de lundi. Les soldats étaient désireux d'attaquer et les succès de leurs camarades les enthousiasmaient. Tous les objectifs ont été emportés avec la précision d'un mécanisme d'horlogerie. Monchy-le-Pi-eu.x, notre poste le plus avancé, a été défendu avec succès contre tous les retours allemands. Nos mitrailleuses ont infligé des pertes très lourdes à l'ennemi. Les milliers de prisonniers allemands se déolarent très heureux d'être captifs. Ils racontent qu'il leur était interdit de recevoir des paquets chez eux. On leur racontait que toutes les provisions étaient réservées aux civils. Les Bavarois qui ont beiauiôup souffert, se plaignent amèrement d'être toujours envoyés sur les points les plus dangereux de la ligne. — « Nous savions, disent-ils, qu'il -nous arriverait quelque chose de désagréable, lorsque nous avons remplacé récemment les Saxons devant Arras. » Les prisonniers rapportent que l'armée allemande manque sérieusement de chevaux, surtout pour l'artillerie : les chevaux ont été tués en grand nombre par les tirs de barrage anglais, ce qui explique les importantes captures de canons. Le nouveau front anglais Londres, 13 avril. Sellon le correspondant dh « Daily News d au front, la ligne britannique, à l'heure actuelle, passe au-dessous de Gi-venchy, à 500 mètres au sud de Vimy, traverse la partie sud de Farbus, longe la lisière orientale du bois de Farbus, puis passe à 500 mètres au sud de Bailleul, traverse la route d'Arras à Gavrelle. A l'est de Fampoux, la ligne anglaise passe à l'est de Monchy et rejoint la ligne Hindenburg à Hernin. La ligne Hindenburg, suivant ce correspondant, a été entamée par les Anglais à Bullecourt ; elle passerait au nord et à l'est d'Ecoust, Noreuil, Lagnicourt, Lou-verval, Bourcy, Demicourt, Hernin, Metz-en-Couture, Lempire, Hardicourt, Lo Verguier, Pentru, Selency, localités qui, aujourd'hui, sont toutes entre les mains des Anglais. ■ WWW - En Macédoine les Serbes repoussent une attaque COMMUNIQUE SERBE 12 avril. — Hier, avant I aube, l'ennemi, à l'est do Boudimerci, avait tenté une attaque d'infanterie sur nos positions, après un bom-bardenient avec projectiles et gaz asphyxiants. Par notre feu intense, l'ennemi fut repoussé en grand désordre, ayant subi des portes son-, sibles Contre ItsMrfi Deux importants arrêïés-lo règlent la répression s des crimes commis contre la Patrie Le Moniteur Belge publiera same matin deux arrêtés-lois précédés l'un l'autre d'un rapport au Roi. Le premier de ces arrêtés complète 1 dispositions du Code Pénal concerna s les crimes et délits contre la sûreté ( l'Etat. Il punit des travaux forcés < 15 à 20 ams quicongue aura méciiar nient servi^ la politique et les desseii da l'ennemi, participé à la transform ■ tion pair l'ennemi d'institutions et d'o ® ganisations légales, ébranlé en temps < guerre la fidélité des citoyens envers Roi et l'Etat. Il punit d'un emprisonnement qi i peut aller de six mois de prison à vin; . ans de travaux forcés quiconque aui i méchamment, par la dénonciation d'u - fait réel ou imaginaire, exposé une pe sonme quelconque aux recherches, pou suites ou rigueurs de l'ennemi. Cet arrêté entre en vigueur le lendi main du jour de sa publication. Il s'i tend à tout le territoire du royaume. So • exécution seule est supendue en terr : toir» occupé par l'ennemi. Dès la libér. tion du territoire, les autorités militaire , auront à poursuivre l'application pou tous les faits commis postérieuremei au 14 avril 1917. Pendant la durée d l état de siège ou de l'état de guerre, / connaissance de ces faits est de la con. pétence des juridictions militares. Toutes les décisions de l'ennemi seront abrogée: de pleia droit Le deuxième arrêté-loi, affirmant un principe juridique résultant de Ianatur do l'occupation et des conventions d La Haye, stipule : 1° Que toutes les mesures prises pa l'occupant sont tenuas peutr abrogées di plein droit au fur et h mesure de la libé ration du territoire ; 2° Que, sauf dispositions contraires, le arrêtés-lois, arrêtés, règlements, et ei générât toutes les dispositions prises pa le pouvoir légal, sont obligatoires dan; foute l'étendue du royaume. Les auleri tés administratives at judiciaires e'i poursuivront l'application au fur et i mesure de la libération du territoire sans nouvelle publication. En conséquence, tous los arrêtés pri« par l'occupant ,les nominations qu'il au rajt faites, les contrats qu'il aurait pas sés comme pouvoir public, viendlron a tomber de plein droit. Les mesure! prises par le gouvernement belge seron immédiatement appliquées. Le rapport au Roi A l'heure où paraissent ces lignes, nou: n'avons pas encore sous les yeux le lext< complet du rapport au Roi. 11 nous es possible du moins d'en publier le passagt le plus intéressait : En -présence de cette usurpation flagrante des pouvoirs qui. lui appartiennent, le gou vernement tient à répéter que la souverainelc nationale, seule, a qualité pour résoudre let questions intérieures sans aucune immixtior de l'étranger. Durant les trois années qu'it passa au pouvoir avant la guerre, le gouver nement, en union avec le Parlement, prit une série de lois et de mesures ayant pour but d'assurer progressivement d la langue flamande toute la place qui lui revient dans lo vie nationale. Conformément aux vœux det Flamands, il avait déclaré qu'il était du devoir des Chambres de régler au cours de la session 1914-1915 la question de l'enseignemem supérieur flamand dont le Parlement élaii déjà saisi. En résumé, l'un des points essentiels du programme gouvernemental était de satisfais re les aspirations légitimes des Flamands Nul ne pouvait en ignorer, à raison des déclarations et des actes du pouvoir. Aux yeux du gouvernement actuel, qu s'est constitué uniquement pour la poursuite de la guerre et la préparation de la paix, la splendide attitude des patriotes de langue flamande rend ce devoir plus impérieux et plus sacré que jamais. IL NE FAUT PAS QUE LA POIGNEE DE MAUVAIS CITOYENS QUI SE SONT FAITS LES COMPLICES DE L'ENNEMI PUISSENT COMPTER SUR L'IMPUNITE. DEJA, MAL. GRE L'OPPRESSION ET LE SILENCE AU-QUEL L'ENNEMI CONDAMNE NOS POPULATIONS, ILS SE VOIENT HAUTEMENT DES. APPROUVES ET FLETRIS PAR LES VRAIS PATRIOTES, PAR TOUS CEUX'QUI SONT L'HONNEUR ET LA PERSONNIFICATION DE LA PENSEE FLAMANDE. CEUX-CI, AU MILIEU DE LEURS EPREUVES, RESTENT 1NE-BRANLABLEMENT DEVOUES A LEUR PA■ TRIE. UN SENTIMENT AMERE LEUR EMPLIT LE CŒUR : LA HAINE DE CETTE ALLEMAGNE QUI OPPRIME LEUR TERRE ET BAILLONNE LES PROTESTITIONS D'UN PEUPLE ECRASE PAR SA FORCE BRUTALE. Avant que les déportations n'eussent réduit à la servitude des milliers d'entre eux alors pleins de vigueur et qu'ils fussent revenus épuisés et mourants dans leurs foyers, ils considéraient déjà l'Allemand comme l'ennemi naturel : quelle horreur cet ennemi doit, il leur inspirer maintenant 1 ■■ •WWW — Une mission militaire suisse, sans caractère officiel, se rendra en Colombie pour l'instruction des troupes. j Solidarité patriotique i5 El B[ JtilE OCCUPEE Deux traits nouveaux en témoignent ; éloquemment En Belgique occupée, le plus bel esprit de solidarité continue à régner. On vient d'en avoir deux preuves nouvelles di ,„I?a."s-Ia grande adversité qui la frappa et {Université de Louvain a trouvé do nombreux et précieux concours qui lui garan-tissent sa restauration. Pa^ni ces con--S cours, le moins précieux n'est certes pas ut celui que lui offre l'Université libre do le Bruxelles. Les dirigeants de cette Univer-3e sité ont, en effet, déclaré qu'ils enten-1- daient donner à l'Université de Louvain is one aide aussi complète que possible. Ce beau geste sera applaudi par tous les Bel-.. S®. ' Un correspondant du Maasbode, — e journal hollandais édité à Rotterdam, -le a eu l'occasion d-; s'entretenir avec un Espagnol qui vient de quitter la Belgique, li Parlant de l'admirable sentiment de fra-ternité qui existe dans notre pays, cet iit-;a pagnol a cité ce traii : n Depuis deux ans, tous les Bcle/es et par-mi eux ceux qui sont connus comme socia-r- listes, prononcent avec respect le nom du Cardinal Mercier. En ces temps de douleur et d'effroi, le peuple dirige ses regards vers lui comme vers un phare et quand ses lettres paitorala sont lues dans les î1 ffjlises, celles-ci sont trop exiguës pour con-i- tenir l'énorme masse des foules. s Cette belle solidarité de nos compatrio-tes opprimés est de nature à émouvoir profondément tous les Belges. Tous, de quei-1 que opinion qu'ils se réclament, auront à cœur d'imiter l'exemple héroïque de leurs il frères et de sacrifier à l'intérêt national .. leurs divergences et leurs préférences, il fst bon que ciiacun de nous réfléchisse de temps en temps à ce fait que pour pratiquer l'union sacrée il ne suffit pas de demander des concessions aux autres, mais qu'il faut savoir en faire soi-même.:. i — VWVW , is HALims wmm allemands CONSTITUENT UN NOUVEAU PARTI Un télégramme de Gotha anonce que la conférence des socialistes minoritaires, 5 adhérants du groupe Haase-Lcdebour-i Bernstcin. qui dura depuis dimanche der-' ( nier jusqu'à mercredi, a abouti à une rup-; ture définitive avec le parti socialiste rallié au gouvernement. Les minoritaires ont décidé de quitter la t pairti et de se réunir en un nouveau grou-- pement qui s'appellera : n Parti socialiste > indépend'ant d'Allemagne. » (Unabhaengi- ge sozialistiche Partei Deutschlands). 5 Un conseil d'administration a été élu pour assurer le développement du nouveau parti et son organisation dans les diverses circonscriptions de l'Allemagne. ■ www LE W ArroiÉMidL Une visite au " Secours de guerre " de Salnt-Sulpice Le titre do cet article appellera, pveut-être, un sourire sur les lèvres de quelque Parisien malicieux. Je n'en vois pas qui rende mieux ma pensée ; plus d'une bourgade envierait au « Secours de Guerre » de Saint-Suipice, la souplesse et la perfection de son organisation. Connaissez-vous beaucoup de villages qui aient pouponnière, gaVderie, écoles, chaujffoir, lavoir, salle des fêtes ; où toutes les misères, de la tremblante enfance à la débilité de l'âge (et Dieu sait s'il est des variétés intermédiaires !) où toutes les misères trouvent un refuge, un secours ? Je sais, par ce temps de guerre, peu ■d'e choses qui émeuvent et consolent, tout ensemble, comme une visite détaillée des installations du « Secours de Guerre » : « Charité l'ingénieuse « — comme disait.si joliment, le marquis de Ségur — a fait là des merveilles : elle a logé dans les combles du vieux Séminaire une pouponnière coquette, où les berceaux se drapent de toiles aux vives couleurs ; où les hautes chaises, autour des tables, se fleurissent de joues roses et de cheveux blonds. Vodci, plus loin, l'infirmerie — les clients sont rares, par bonheur ; — et les petits malades ont un pâle sourire pour M. La-côte, le dévoué secrétaire général de l'œuvre qu'il fonda, avec M. Peltier. Car tous les gosses connaissent M. Lacôte ; les petits Poulbot qui jouent dans le grand jardin, et qui me font, gravement, le salut militaire ; et Chariot, que l'on menace en vain de « le dire à la sœur » et qui se calme, quand passe M. J_,acôte ; et ce galopin, qui se blottit en riant derrière uri arbre ; c'est qu'il n'a. plus, au jourd'hui .« bobo » à ses vilaines dents.... r * ^ * « Et nous parcourons l'arrondissement voici, après 1a pouponnière et l'infirmerie, la classe où les bambins de 4 à 5 ans reçoivent un enseignement intuitif. C'était, chez nous, la njéthode Frœbel ; c'est; ici, le système Montessori, qui fait cette merveille de faire aimer l'école aux tout petits. Ce sont les salles d'étude où les aînés font leurs devoirs, apprennent leurs leçons, après l'vcole ; c'est la classe da couture, descendue en hâte, par ce beau soleil, dans un local près du jardin. Les fthanibrcttes du Séminaire sont oej

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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