Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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01 februari 1914
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s.n. 1914, 01 Februari. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Geraadpleegd op 11 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/7d2q52g787/
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DIMANCHE 1er FÉVRIER 1914 L'UNÎQM DANS L'ACTION VINGTIEME ANNEE — N® 32" ABONNEMENTS Pour tonte 1» Belgique Un a® fr' Six mois .•••••• Trois mois .«.••• 2*1! Gr.-Duché de Luxemb, 20.01 Union po»td«- • • • • • 30-06 Directeur : Fernand NEURAY Edition *** (6 h-5air), Edition 3f3f (10 h. soir, Edition & (minuit) LE XXe SIÈCLE ANNONCES Annonces ordin., petite ligne . @«4® Réclames (3* page), la ligne. la5Q Faits diver» corps • « » 4*00 Faits divers fin. • • » 3.00 Réparations judiciaires » 3.00 Nécrologies . • • • ® MO Les annonces sont reçue» au bureau du journal 'jLGiepaones ev Instant-are ozania in Christo Rédaction et Administration : 4, impasse de îa Fidélité, 4, Bruxelles 5 centimes te numéro editio n * L'élB il® dà l'opleii prieaalie — Le débat scolaire touche à sa fin. Depuis quelque temps, chaque jour rend de plus en plus visible la lassitude de l'opposition, tout au moins de l'importante fraction de l'opposition que constituentjes simples et les primaires. Les autres ont vu clair depuis longtemps. Il y a bien quinze jours que j M. Vandervelde levait les épaules en enten-dant ses amis réclamer un appel nominal et leur disait, à haute et intelligible voix : C'est perdre le temps ! Depuis longtemps les hommes de valeur qui siègent sur les bancs de la gauche ne cachaient plus qu'ils en avaient assez et qu'il était désormais inutile de vouloir barrer la route au projet scolaire. Jugeant, bien à raison, qu'une exaspération stérile était indigne d'eux, ils laissaient, depuis longtemps à la Trinité des penseurs Royer, Buyl et Demblon, le plaisir et l'honneur de prolonger la discussion. 11 était presque pénible de voir ces pauvres gens réduits à s'applaudir mutuellement et courir se serrer la main l'un à l'autre après chacun de leurs discours, pour sauver les apparences à leurs propres yeux. La résistance qui devait être triomphante s'est arrêtée, toute seule, faute de ressort, sans que la Droite ait même pris la peine de s'en occuper. Jeudi, nos honorables en vinrent, par cas fortuit, à parler de l'ordre du jour de la semaine prochaine. Et nul ne parut étonné d'entendre M. Vandervelde assigner la soirée de mercredi comme terme probable du débat scolaire. Il le fit même avec une ironie qui provoqua des sourires à Droite. Un frisson de colère agita un moment les oreilles de M. Royer... et ce fut tout. Le fameux débat meurt-, tout seul, sans avoir réussi à exciter la moindre passion, après avoir lassé ceux mêmes qui en attendaient quelque chose. Et c'est M. Van- j i i. : u l t Recensement et espionnage L'opinion publique refusant obstinément de s'émouvoir à propos du S. U., le « Peuple s piéroni^o un nouveau mo^ca pre pagande dont il promet merveille. On va ; « pétitionner », mais les signatures qui figureront au bas des pétitions devront être recueillies à domicile exclusivement. Et le « Peuple » détaille avec complaisance tous les avantages de ces visites à domicile : « La propagande à domicile pour le suffrage universel, écrit-il notamment, nous permettra d'attirer l'attention de ceux qui nous sont sympathiques, sur l'organisation ouvrière. Ils sont légion, ceux qui croient avoir fait tout leur devoir de socialistes en votant tous les quatre ans pour les candidats du parti et en assistant de temps en temps à un meeting. Nos propagandistes auront l'occasion de leur démontrer qu'ils doivent non seulement c voter rouge », mais qu'il est de leur devoir et aussi de leur intérêt d'être syndiqués, coopérateurs, mutuellistes et membres de leur organisation politique. Les visites à domicile seront enfin l'occasion de toucher la femme, celle que trop souvent nous abandonnons complètement à l'influence du curé, ou à sa propre ignorance. Et enfin pour appuyer son argumentation notre propagandiste sera toujours porteur d'un petit lot de brochures éditées par le comité national du suffrage universel. » Tel est le programme. Le c Bien Public * remarque très justement que c'est une inspection générale des familles ouvrières qui t'organise ainsi. « Elle s'étendra, remarque notre confrère, à toutes colles qui ne paraissent pas inébran-Jablement hostiles/ Quant aux ménages socialistes, ii sera procédé sans doute à un recensement et à un examen de conscience de toute la maisonnée. Un coup d'œil scrutateur jeté dans la salle ©3in ni une suffira, au surplus, pour avertir l'inquisiteur rouge des limites qu'il ne doit point dépasser. Si tout y respire la foi, la décence, 1 ordre, il faudra se "borner à obtenir l'adhésion du père au S. U. Si le père est connu comme socialiste et que, néanmoins, des images pieuses décorent le foyer, nul doute : c'est que la mère est encore plus ou moins asservie à l'influence du curé. Famille à surveiller. L inquisiteur, au surplus, avant de franchir le seuil, se sera environné déjà de quelques renseignements. Il saura si le travailleur qu'il doit cuisiner est syndiqué, coopérateur, mu-tuelliste, lecteur habituel du journal socialiste, bref, s'il prélève sur son salaire une dîme suffisante pour le parti. Quelques minutes d'entretien lui permettront de convaincre l'homme. Il n'est pas. téméraire d'ajouter que, si l'homme ne se laisse pas convaincre, on lui fera une « fiche » qui sera classée dans le dossier des suspects. » 0*est bien cela. Le S. U., comme en d'autres circonstances, est ici un prétexte à fructueuse propagande. On va faire le recensement des opinions et, sans doute aussi, essayer d'intimider les ouvriers catholiques. À nos amis des syndicats chrétiens et de la presse ouvrière catholique de veiller au grain. Pour nous, nous conseillerons aux organisateurs de cette nouvelle propagande «n peu de pudeur. Tout le monde n'a pas oublié la violence mise naguère par M. Jules Destrée à accuser le vénéré cardinal Goossens d'espionnage p député de Charleroi et, à sa sçite, toute «t presse anticléricale, dénonçaient alors des fiches dans les registres tenus çar les curés de l'état spirituel de leurs paroisses. Un jugement motivé a flétri depuis cette calomnie, pais ce n'est pas un motif suffisant pour que 1® « Peuple » s'imagine qu'on en a perdu le La province ——»o« A SAINT-TROND La prochaine foire aux chevaux A l'occasion de la foire annuelle aux chevaux, 1 Comice agricole de Saint-Trond, organisera îtte année un concours=ïoire-exposition. La foire aura lieu le 23 février. Pour tous ren-îignements, s'adresser à M. F. de Marneffe, ttretaire du comice agricole à Saint-Trond. BULLETIN POLITIGLUE On a la 'certitude à Athènes qu'un accord aurait été signé -par la Bulgarie e, la Turquie four le repartage éventuel dt la Macédoine. Le correspondant du Dail) Telegraph à Athènes confirme ces non velles, en disant que l'accord a été signi il y a trois jours à Sofia entre Fethy bey envoyé extraordinaire des jeunes-turcs et le cabinet Radoslavof. — Au cours de la, discussion qui st poicrsuit en Russie au conseil de l'Em pire sur un projet tendant à modifier le réglementation de la vente des alcools il s'est produit un incident curieux. Lt comte "Witte, a qui on avait rappelé se politique tendant à trouver dans l'aicoo, une source croissante de revenus pou, l'Empire, s'est écrié : Au secours! Répa rez les fautes commises par Witte, le: fautes qui conduisent la Russie à st perte, et limitez le revenu du monopolt de l'alcool! — Le programme naval du conseil su périeur de la marine américaine,que nou. avons résumé hier dans notre Bulleth politique, s'inspire de cette pensée que li flotte américaine doit être supérieure c celle du Japon. Mais le président Wilsoi. et le secrétaire de la marine viennent d'affirmer leur opposition à ce programme. Ils estiment qu'il suffit de la mist en chantier, chaque année, de deuz dreadnoughts, pour répondre aux besoins de la situation.-, Le désarroi aux chemins de fer Ce qu'on ea pense à droite et à gauefee DANS LES ST4TS0NS Un chef de station nous écrit : Je constate avec plaisir que petit à petit vous arrivez à faire dire toute la vérité au sujet du désarroi régnant actuellement au :\hemin de fer. Sc&'héï que les 'différents ii licites que vout imène cette déplorable situation sont beau-ïoup lus et vivement commentés. En général les déclarations recueillies à a bourse approchent bien plus do la réalité que celles faites par votre haut fonction-laire.Il y a cependant encore une autre cloche h aire sonner en l'occurrence. En effet il serait intéressant de savoir ce lue pense un vieux rat de gare, un sous-chef îe station d'élite d'une des gares de forma-ion du pays dont la bonne ou mauvaise si-nation du service influe immédiatement sur a marche générale du railway belge. Je cite Schaerbeek, Meirelbeke, Anvers, Zurenborg, i.ns, etc. Sa cet homme de métier, un vieux manœu-rrier qui passe sa vie dans une de ces imposantes gares voulait dire tout ce qu'il sait ^ ce sujet, il vous expliquerait certainement : 0 comment la bureaucratie pèse trop lourde-nent sur les décisions, sur l'action du service exécutif 2° que les instructions exis-antes ne sont guère plus applicables à moins l'entraver le service tel qu il est signalé dans otre article intéressant du 29 janvier ; 3° que e chemin de fer devrait être conduit de açon industrielle et non de manière bureau-ratique comme cela se fait actuellement ; 0 que le service du mouvement devrait être linge par des fonctionnaires, qui ont passé eur vie au service actif des grandes gares t non par des ronds de cuir qui ont gagné ous leurs galons dans les bureaux des ins-lections provinciales et du ministère. Ces [erniers bien souvent arrivent à exercer le ommandement dans la haute administration ans avoir jamais vu de près un service de jour it encore moins un service de nuit dans les ;randes ruches du railway belge ; 5° que seuls [es hommes vigoureux de 25 à 40 ans de-raient être tolérés dans ces grandes gares n qualité de sous-chef de station ; 6° que 2S installations des grandes gares de forma-ion ne sont pas à la hauteur des besoins etuels ; 7° qu'il est malheureusement vrai [ue l'indiscipline va en s'augmentant parmi 3 personnel inférieur du railway. Il faudrait mener aux chemins de fer une ampagne analogue à celle menée naguère [ans les colonnes du « XX® Siècle » pour éclamer plus de discipline à l'armée. Trop souvent aux chemins de fer, l'éncr-;ique qui sait vouloir et commander est dé-ourage par les difficultés sans nombre susci-ées par un esprit bureaucratique suranné, orsque dans l'intérêt du service il veut faire mnir ou faire renvoyer une mauvaise tête, m récalcitrant, un saboteur» Plus d'hommes énergiques, ((responsables», aoins de phraséologie, moins de paperasse-ie, moins de bureaucratie paralysant le ser-ice exécutif ! Voilà ce dont le chemin de fer a besoin [e toute urgence ! UN VOYAGEUR tous adresse le billet suivant : « J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre arti-le du t XXe Siècle » du 27 courant, intitulé- : Le désarroi au railway, nous sommes maires de la situation, » Il est dit dans cet article que l'administra-ion ne manque pas de moteurs, que c'est le >ersonnel qui manque pour les conduire. Permettez-moi de Mous demander pourvoi alors au dépôt de Verviers les loco-notives types 9 et même-maintenant types 15 oulcnt à double et même à triple équipe ? Pourquoi à Verviers les types 10 sont-ils onduits par n'importe quel machiniste de la érie, alors qu'à Bruxelles-Nord chaque type 0 a « son » mécanicien ? Comment dans ces conditions peut-on en-retenir convenablement une locomotive? ist-il étonnant après cela que journellement 3s directs Bruxelles-Verviers perdent jus-u'à une demi-heure jusque Ans? Pourquoi cela arrive-t-il toujours aux types et 10 de Verviers et non p^s à ceux de h'uxelles-Nord ? Notre « Aiglon 5 — >|{40»{U LA FAMILLE BONAPARTE Il n'est rien dont le public en général so moins instruit que l'histoire contemporain» Des gens ferrés sur les guerres du JPélopc nèse, même sur le>; conquêtes de Louis XI avouent tranquillement — nous en enter dions un hier — leur ignorance touchant de événements qui datent de trente ou quarant ans, c'est-à-dire d'hier. Demandez donc à dix de vos amis, chois: au hasard, de vous dire quel est le lien d parenté entre le petit prince Napoléon, qi vient de naître à Bruxelles, et le Grari Empereur qui joua son va tout, il y a cer ans tout juste, dans les plaines de la Chan pagne, contre l'Europe coalisée. Chair ? paubert, Montmirail : ces derniers et magn liques rayons de la Gloire impériale,ce supei be et mélancolique coucher de ,1'Empereui Soleil,sont de 1814.Le centenaire de la pre mière Abdication sonnera dans quelques se maines. Eh bien sur dix personnes à qui vou poserez cette question, huit au moins reste ront bouche bée. Le petit prince est l'arrière-petit-neveu d Napoléon Ior, étant l'arrière-petit-fils de Je rôme Bonaparte, frère de l'Empereur, 1 cinquième fils, par rang d'âge, de Charles e de Lœtitia Bonaparte. Marié à une princess . de Wurtemberg, créé roi de Westphalie pa Napoléon I61 ; consolé, après la chute d l'Aigle, par la touchante fidélité de sa fen: me, il vécut assez longtemps pour voir le splendeurs du second Empire.Quand il mou rut, en 1860, son neveu régnait sur la France depuis neuf ans,sous le nom de Napoléon III Du roi Jérôme, le prince Victoi né en 1862,donc six ans après le prince impe rial — dont le «XX0 Siècle» racontait hier 1 baptême — est le petit-fils ; son père? le h meux prince Napoléon, marié à une pnneess de Savoie, qui joua, sous le second Empire un rôle politique plus bruyant que reniai quable, est mort à Rome en 1891. Ce princ Napoléon était le cousin germain de Napc léon III, qui était fils de Louis Bonaparte frère de Napoléon Ior et roi de Hollande, e de la reine Hortense, que l'impératrice Jos^ phine avait eue de son premier mariage ave le général eomte de Beauharnais. Napoléon Ier avait quatre frères : Josepli Lucien, Louis — père de Napoléon III — e Jérôme — grand-père du prince Victor. Lu cien contribua, dans une très grande mesure au succès du coup d'Etat du 18 Brumaire qui mit fin au Directoire et prépara « l'avène ment de Bonaparte ». Sans son courage, bo: habileté, son invincible énergie, Napoléo: risquait de perdre la partie. Il eut deux en fants d'un premier mariage, puis neuf d'ui deuxième, entr'autres le prince Pierre Berna parte, tempérament fougueux de condottier qui, brouillé avec son cousin Napoléon III installé pourtant à Auteuil vers la fin du se cond empire, tua, chez lui, d'un coup d< r<^volvev 'e 10 janvier "1870, un journaliste Victor Noir, qui était allé lui demander ré paration d'articles écrits par lui, contre JRo chefort notamment, dans un journal bonapar tiste. Le prince Koland Bonaparte,l'explorateu: bien connu, est fils dè ce prince Pierre. i@ bilan des krachs financiers en Suisse 36 MILLIONS DE PERTESI Les journaux du Tessin annoncent que les inances cantonales se trouveraient elles aussi n danger, et ils signalent les singuliers cal-uls des commissions parlementaires qui con-ertissaient les déficits en bonis. Le grand con-eil, dont une bonne moitié était composée des dministrateurs des banques et des sociétés nonymes, appuyées ^par les 'banques, n'a ja-aais voulu étudier sérieusement le budget de 'Etat. C'est ainsi que les deux tiers de l'im-iôt devront être consacrés exclusivement au taiement des coupons des obligations de l'Etat t il sera impossible d'augmenter le produit le l'impôt en raison de la crise financière et le la crise économique que traverse Te canton. )n connaît à peu près aujourd'hui le total des •ertes des récents krachs; celles-ci s'élèvent à millinnc Ar* fronre pnnirftii Une legenoe îxhumée par 1'«Indépendance» fait en aoment le tour de la presse libérale. Il f ait que <M. Woeste aurait, il y a trente ai ait usage d'une lettre volée. « Le 30 janvier 1884, écrivent les journa ibéraux, M. Van Butsele; commissaire d'î ondissement à Audenarde, écrivait au sie lertens, instituteur communal à Àuweghei 'OUR L'ENGAGER A S'AFFILIER A ï RÂNÇ-MAÇONNERIE. Sa lettre fut reml ar erreur* à un instituteuv catholique de ommune, le sieur G..:, qui l'ouvrit et la con u sieur V... Celui-ci la fit parvenir à 1 i/oeste. » Et M. Woeste s'en servit à la Chambre, < i gauche, comme aujourd'hui, cria au vol. Il n'y avait nullement eu vol et le «Bi< 'ublic» rappelle très justement les faits qi i presse libérale voudrait aujourd'hui tr estir : « Tout d'abord il est faux que la lettre « I. Van Butsele fût adressée à M. Merten istituteur communal à Auwegem. La suscri on portait : Monsieur A. GYSELYNS, instituteur communal, Auwegem. M. A. Gyselyns était, non instituteur coi îunal, mais instituteur catholique. La poste, comme c'était son devoir, ren i lettre à M. Gyselyns. Celui-ci, comme c'éts m elroit, l'ouvrit. » Quant à la letflre — une formule imprim< ui avait été envoyée à nombre d'autres pe )nnes — elle venait du commissaire d'arro issement d'Audenarde et sojlicitait du de nataire line adhésion à la franc-maçonn e. « Les instituteurs communaux, remarque Bien Public », avaient été sans doute sol. ités spécialement, sinon par M. Van Butse li-même, du moins par ses c amis ». La su ription de l'enveloppe prouve que M. Vi utsele ne connaissait même pas pcrsonnell lent l'instituteur communal d'Auwegem.^ M. Gyselyns, dans un intérêt de moralité p lique, transmit la lettre à M. Woeste. /ceste en donna lecture à la Cbam/bre. On d ine qu'elle y produisit une certaine sensatio u moins à gauche. iEt l'on devine aussi cor lent la gauche se défendit. La gauche cria au scandale, comme à pr ds de la lettre Wangermée. Le scandale, bi< itendu, ne consistait pas dans la conduite e mimissaire Van Butsele, mais dans l'usa* ne M. Woeste avait fait... d'une lettre, volé e fut la thèse que développa M. Rolin-Ja aemyns. ministre de l'intérieur. Le minist vra M. Woeste au mépris des honnêtes gens 11 n'y a, comme vous voyez, rien de no ;au sous le soleil. Chaque fois que la gaucl ;t engagée dans une histoire compromettant le cherche à se tirer d'embarras en prena: }s attitudes indignées. Nul n'est dupe de < ratagème. » —— ■ ■ ■ > < ■ ■ a-t-i! un nouvel incident alsaciei lorrain ? ïO« - L° "Gazette d/> Francfort» rappmfe « Le 27 janvier, le 209 bataillon de pio: :ers prussiens avait organisé une soir» usicale dans une auberge du Sablon, dai banlieue de Metz. Deux campagnards lorrains, attirés pi , musique, avaient pris place à une tab ans le fond de la salle et s'entretenaient e ançais. Un lieutenant s'approcha d'eux et leur d ir un ton de commandement : — Vous autres, parlez allemand, ou bie isparaissez ! Les Lorrains se retirèrent dans une piè< )isine, où ils reprirent place avec deu nis. Quelques instants après, le même lie; mant revenait les trouver. Ayant constaté que tous quatre conve dent en français, il leur cria : — Où bien vous parlerez allemand, c en vous quitterez le local. Un des Lorrains répondit : — Nous parlerons comme bon nous sembli Le commandant du bataillon, prévenu c : qui se passait, accourut et fit procéder irrestation des quatre indigènes. Un des Lorrains ayant hasardé un me explication, le commandant lui administi i soufflet formidable, puis il fit conduire le latre prisonniers au poste de police. La « Strassburger Post » annonce que ] •mpte rendu de la ((Gazette de Francforl t exagéré, et que les quatre Lorrair paient troublé la fête du 20° bataillon d inie prussien en arborant des casquette rant la forme de képis français. » M. Vallery - Kadc au Jeune Barreau —*—i>5<o>5<c M. Valléry-Hadot a terminé avec grau succès vendredi soir, devant les membn lu Jeune Barreau et leurs invités, la sér: îles conférences qu'il est venu donner e Belgique. Catholique et écrivain, il a coi sacré sa dernière causerie au grand pool ïhrétien Paul Claudel; il a esquissé ainsi 1 grande figure de l'un de ceux^ qui, avec lu travaillent sans relâche à la réalisation d'u nême et grand idéal, la renaissance du ci ;holicisme dans les lettres contemporaine! De sa voix grave et prenante, il a parlé d Claudel avec l'émotion convaincante et pre 'onde que donnent la même foi, la mêm Lmc, le"même courage, les mêmes combai jt les mêmes espérances... La parole de llimbaud <( il me sera lois )le de posséder la vérité dans une âme c in corps » a marqué le départ de Claude ïans sa marche ascensionnelle vers la •ité : la marche fut rapide, le sommet ft )ientôt atteint. Cependant, il sera, lui auss îtreint par le doute, il sentira en son âm lui s'éveille la résistance angoissée, e juand, lumineuse, brillante, la Vérité lui ai laraîtra, il fermera les yeux et s'écriera : Je ne peux* pas ! » A vingt ans, il est toui nenté, lui incroyant, par la recherche de 1 Mérité; il la connaît pourtant, et ne veu joint la posséder;mais pour l'avoir entrevue a lutte intérieure se fait plus vive, plus dot oureuse, plus angoissante, et comme il 1 lit lui-même, c'est en son âme le désarre e plus absolu. Tel est son état d'âme Ion ju'il écrit son premier ouvrage : « Têt l'Or ». Bientôt cependant, le calme renaît. (Clau lel a compris que la vérité est hors d 'homme, c'est donc ailleurs qu'il va la chei iher. Il est prêt à recevoir la vérité, la ité lui apparaît. Et « la Ville » et « l'Annonce à Marie ►ous montrent Claudel chantant le vrai bor leur trouvé, enfin, dans la possession d a, Vérité! La Vérité, c'est la foi et se logmes, l'Eglise et ses préceptes. La Vérité :'est Dieu lui-même. Et désormais, c'es :ette possession intime de Dieu même qu Claudel chantera. Pour la première fois, la foi est rentré lans le lyrisme non point superficiellemenl somme dans le romantisme, mais réelle oent, substantiellement. Ce n'est plus un isthétique, c'est de la métaphysique qu Claudel nous présente. Tout ici bas n'es [u'un reflet de Dieu... La connaissance d nonde est une recréation des choses par ne re esprit pour y retrouver l'acte du Créa eur... La parole s'identifie avec l'objet désigné :11e n'est que le reflet du Verbe Eternel.. Fout lui apparaît substance et non dans un kjjpafeiice •accidentelic. Au^si s'ôc. l-±l La nature est le miroir de Dieu... » Que sera donc l'homme alors ? A l individ ans loi, sans passé, sans demeure, il oppos 'hoiuBie qui ne peut effacer de son cœu 'image de Dieu, l'homme racheté par 1 Christ, l'homme soustrait à Dieu et restitu i. Dieu par Dieu lui-même qui s'est iden ifié avec sa créature ! Et l'amour? L'amour est saint, grand e >ur...La femme? Elle est l'égale de l'époux lie est faible sans doute, aussi faut-il l'ai 1er et la secourir, mais elle a surtout si grandeur dans l'apanage de la maternité. Claudel ne regrette rien, il restitue tou - Dieu dans une oblation purificatrice : i oit ici-bas réalisée dans une immense com lunion d'intelligence et d'amour l'éternelL larole : « Je suis Celui qui suis. » Aujourd'hui «Claudel peut chanter, caî tour lui s'est concrétisé le mot de Rim •aud : « Il me sera loisible de posséder i< érité dans une âme et un corps... » C'est une belle page qu'a écrite dans le Annales du Jeune Barreau » le directeu es « Cahiers de l'Amitié de France », oi lieux, comme l'a dit en le remerciant, M "homas Braun, c'est un chant, un chant d< onheur et d'espérance... A. F. LE XXe SIÈCLE jst le moins cher des grande (txoSiclîeniâ belges illustrés. L'ÉPILOGUE Où sont les fanatiques Encore un odieux attentat anticlérical ,o« lin propagandiste catholique est blessé de trois coups de rsvoiver à Schaerbeek. Vendredi matin, 1'«Etoile belge» consacrait aux fanatiques — on sait que, pour 1'«Etoile», c'est dans les rangs des catholiques que l'on trouve les fanatiques — l'article dont nous avons parlé hier. Au moment même où nous invitions L'a Etoile belge» ù chercher plus près de notre époque, et surtout plus près d'elle, des exemples bien établis de fanatisme politique, un catholique tombait sous les balles d'un assassin.C'est un propagandiste catholique. U y a quelques jours, il était allé faire la contra-» eiietion à une conférence donnée à Bruxelles par un malheureux défroqué. C'est pour cela qu'un des défenseurs de la tolérance anticléricale a voulu l'assassiner. — Vive le suffrage universel! s'était écrié Beyl en frappant à mort l'abbé Fleuret. L'auteur de la tentative d'assassinat de vendredi soir s'est chargé, lui aussi, d'expliquer le mobile de son crime : — Tu ne prêcheras plus! s'écria-t-il en déchargeant son browning sur sa victime terrassée.Ce n'est point dans les rangs des vôtres que les fanatiques vont frapper. Il ne suffit pas d'évoquer le spectre de Jacques Clément et de Ravaillac pour endosser aux catholiques la responsabilité des crimes du fanatisme. Regardez autour de vous, et vous verrez que des criminels sortent les rangs de l'anticléricalisme religieux ou politique. , Une poursuite inquiétante M. Norbert Laude, secrétaire de l'Institut le documentation catholique, avait assisté, Vendredi soir, à une réunion catholique à Schaerbeek. La réunion s'était prolongée tort tard, et il était minuit passé quand on se sépara. M. Laude fit un bout de chemin xvec quelques-uns de ses amis, qu'il quitta place Liedts. Puis il continua seul le chemin qui devait le conduire à son domicile de la •ue Pâquerette. Arrivé au passage à niveau de la rue Ito-;ier, M. Laude aperçut un inconnu qui le léyisageait ; il passa son chemin sans s'inquiéter, mais il se rendit compte bientôt que 'individu s'attachait à ses pas. M. Laude Dressa l'allure : l'inconnu en fit autant, et il ut impossible de le « semer ». Apres quelques minutes de cette poursuite nquiétante, on arriva à proximité d'une îoîte à lettres située à l'angle de la rue Pâquerette. M. Laude venait de tirer un couf-•îer de sa poche pour l'y déposer ; si le mys-iérieux personnage avait envie de rencontrer tf. Lauae, l'occasion était propice. U pressa e pas, le dépassa et se trouva à la boîte à ettres avant lui; puis il tira de sa poche une jazette — le «Journal» de Paris — et, pour ;e donner une contenance, le déposa dans la loite. drame.— « Tu ne prêcheras plus!» Quand M. Laude arriva lui-même, l'ineii--idu bçndit tout à coup sur lui et lui donna ieux violents coups de poing dans la poitrine m criant : « Sale c..., sale calottin, m smeer-ap », voilà pour toi ! » Surpris par cette )rusque attaque, M. Laude recula de quelles pas : l'agresseur se lança sur lui, le laisit à bras-le-corps, le renversa et le piétina.M. Laude était étendu sur le dos, dans le ■uiseau; l'assassin lui serra la gorge de la nain gauche, lui mit un genou sur le ventre, 't saisit un revolver de sa main droite. \ trois reprises, à bout portant, il fit feu ur M. Laude. Le premier coup de feu fut tiré en pleine joitrine, dans la région du cœur. La balle encontra et traversa un portefeuille très 'olumineux que M. Laude tenait enfermé lans son veston; elle s'arrêta à fleur de peau, îe déterminant qu'une légère éraflure à hau-eur d'une côte; si elle avait rencontré un espace intercostal, elle eût sans doute péné-ré dans la poitrine. Après ce premier coup de feu, M. Laude >arvint à saisir le bras de l'assassin ; ainsi, es autres coups de feu furent déviés. La leuxième balle atteignit la région de l'ais-elle, mais ne déefaira que les vêtements ; la roisième atteignit la région interne de la uisse et détermina une écorchure assez sé-ieuse.Tout en tirant ses coups de feu et en terras-ant M. Laude, le meurtrier ne cessait de agonir d'injures. Il lui dit notamment : Maintenant, tu auras fini de faire des meetings et de prêcher contre nous ! » M. Laude. de son côté, criait à l'assassin l'une voix de plus en plus faible; car il perlait connaissance. L'assassin prend la fuite L'agresseur, redoutant l'arrivée de témoins u d'agents de police, prit la fuite ; cepen-lani, au bout de quelques mètres, il se re-ouma et tira encore sur M. Laude,. qui resait évanoui, doux balles qui se perdirent. M. l^auele resta étendu sur place pendant ix minutes au moins. Un homme et une emme qui revenaient du théâtre découvri-ent ce corps étendu, relevèrent la malheu-euse victime, et la conduisirent au commis-ariat de police le plus proche, cependant [ue les. habitants de la rue Pâquerette, ré-eillés par le bruit, apparaissaient aux fenê-res et criaient à la police. Après une brève cléclaration au commis-aire de police de service, M. Laude fut con-luit, sur sa demande, à 1a clinique des Sœurs tospitalières de la rue des Hendres^ La police de Schaerbeek organisa immédia-ement une battue dans le but de retrouver e coupable. L'e'tat du blessé. L'instruction A la clinique de 1a rue des Cendres, M!. Laude à reçu des soins empressés, et tf. le docteur Solé l'examina samedi de jrand matin,.

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Dit item is een uitgave in de reeks Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique behorende tot de categorie Katholieke pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1895 tot 1940.

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