Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois

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s.n. 1918, 22 Maart. Les nouvelles: journal belge quotidien publié à Maestricht par un groupe de journalistes liégeois. Geraadpleegd op 12 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/np1wd3rc3p/
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■f ,âs N. 209. Directeur-Fondateur : François Olyff. Vendredi 22 Mars 1918 " Les Nouvelles Journal belge fondé à Maestricht en août 1914 abonnements : Administration et Rédaction: Bureaux à Maestricht : annonces: Hollande: 1 florin par moi* » «« ie -j- - ; - _ u 5707 0*7 ^"a "9n® • cents en 4ô page. 2.50 fl. par 3 mois ^-a ^aYe * Prinsegracht, 16 - Teleph. Wlthelminasmget 27 Réclames permanentes à forfait ' ;\i, LES PROBLÈMES d'APRES-GUERRE L'Aide efficace aux Mutilés Ils seront nombreux les problèmes d'après-guerre et dès maintenant il arrive qu'on en voie énoncfer d'inattendus. Ce fut le cas récemment pour celui relatif à l'avenir des jeunes officiers auxiliaires que pose mon ami L. Christophe en un article que les Nouveltès se sont fait un devoir de reproduire.II en est de moins neufs, dont la solution ne semble pas pour cela plus aisée. Telle, par exemple, se présente la question des mutilés. A première vue elle paraît simple. Elle ne l'est pas. Elle ne l'est pas si l'on forme le projet d'aider efficacement, et non au petit bonheur, les braves dont la guerre aura fait des débris. En de pareilles matières nous avons tous , tendance à nous en remettre à l'Etat. C'est irop facile. Et c'est insuffisant. L'Etat, quelque bien intentionné qu'il soit, essaye au plus d'être équitable — il ne sait pas être consolant et s'il peut vouloir prouver sa reconnaissance, il ne sera jamais maternel. L'Etat tentera de s'en tirer par des pensions et des petits postes dans le genre de bureau de tabac cher au fonctionnarisme français, j Mais les temps seront durs. Dans le pays j exsangue, volé, dépouillé, rançonné, déboisé, I mis à sac, et sans accessoires d'industrie, il y lura ^longtemps impécune — et les pensions ne seront pas lourdes et les petits postes seront vraiment " petits Il nous est enjoint de-le prévoir, il nous est comman dé d'y parer. Je vois bien qu'on y songe et que des œuvres se sont fondées, qui récoltent des fonds avec activité. J'ai même l'honneur de faire partie d'une d'elles : Le Sou du Mutilé, qui sonne à toutes les portes, avec une rare abnégation. Cela est louable. Il était important, et même indispensable, que l'initiative privée vint à l'aide de l'Etat pour amasser un capital qui aura besoin d'être élevé, car les infirmes seront nombreux. Mais ce capital comment faudra-t-il l'employer pour éviter les gaspillages, pour obtenir sans tâtonnements onéreux le maximum d'effet utile ? Un livre qui commence seulement à se répandre un peu Ici en Hollande, bien que paru depuis plusieurs mois, apporte là-dessus de très précieux éclaircissements. Il est intitulé : " La Rééducation professionnelle des Soldats mutilés et estropiés,, et son auteur est M. Léon de Paeuw, ancien chef du cabinet civil du Ministre de la guerre, inspecteur général de l'enseignement primaire en Belgique et directeur de l'Institut de rééducation de Port-Villez. C'est un ouvrage non seulement bien écrit —'je veux dire clairement — bien conçu, bien développér mais encore bien présenté, illustré fort convenablement et relié on ne peut mieux. Et ce détail a de 1'im.portance — une importance qui apparaît aussitôt qu'on trouve cette note, en feuilletant : " Ce livre, a été composé sur linotypes „ de la Linotype Cy Ltd, Strand, Londres, „ par des élèves mutilés qui viennent de „ subir avec succès à Paris, devant un ju-„ ry composé de professionnels, délégués „ du Syndicat de la Presse Parisienne, l'exa-„ men de linotypiste pouvant se conduire „ seul. „ Les clichés sortent de notre atelier „ d'apprentissage de la photogravure. „ La couverture a. été dessinée (1) sous „ la conduite du chef d'atelier de la calli-„ graphie et de la lithographie. L'impres-„ sion s'est faite sur nos presses par les „ soins de nos élèves imprimeurs et le car-„ tonnage du volume a été effectué par „ les élèves de l'atelier de reliure. „ C'est donc, ce livre, mieux réussi matériellement que beaucoup de bouquins de grandes firmes françaises et qui ne contient guère qu'une ou deux malfaçons minimes sur 250 pages, une démonstration par le fait de ce qu'on peut obtenir des infirmes de la guerre • en fes rééduquant dans le sens de leurs goûts propres et en tenant compte des possibilités physiques que leur laissent leurs mutilations. (1) Et elle est aussi "simple que d'un parfait bon coût. Les résultats, à Port Villez, sont étonnants et l'on y a vu des transformations qui donnent à s'ébahir d'abord et ensuite à penser. Un.garçon de café y est devenu peintre de lettre» ; un clown, décorateur ; un camionneur, posticheur; un tailleur de pierre, calligraphe-lithographe ; un terrassier, imitateur de bois, grâce au bras qui lui reste. Un ancien forgeron s'est mué en cordonnier adroit; un confiseur ajustera désormais ; un mineur s'est fait sabotier ; un ébéniste réussit comme fourreur ; un télégraphiste est tailleur et un coureur cycliste qu'un projectile a pour toujours épou-monné, réussit admirablement dans la bim-bloterie.Ce- ne sont que des exemples. Il serait facile, mais inutilement long, de les multiplier. Qu'il suffise de savoir qu'on enseigne là-bas, aux héros malheureux de la grande guerre, 48 métiers différents ressortissant aux diverses branches d'industrie et à l'agriculture. Tout ce travail est réparti avec méthode et les récipiendaires sont conseillés et dirigés vers leur voie de salut avec un luxe de précautions dont le récit est attachant tout autant qu'instructif pour tout Belge qui espère collaborer d'une façon appliquée au relèvement de la patrie. Il sied aussi, pour être complet, de signaler qu'une école a été créée où l'on élargit le cercle de connaissances des mutilés déjà un peu instruits ou présentant. des aptitudes à le devenir. De ceux-là, on compte faire des auxiliaires pour le commerce, l'industrie et l'administration, bref dès gens de bureau et des instituteurs. Enfin il y a, à Paris, un home universitaire où les doués peuvent achever leurs études dans le but d'accéder plus tard aux. hautes positions Iibéralès. Mais ces deux catégories-là, fort intéressantes en elles-mêmes, ne sont point celles pourtant dont il importe ici de s'occuper le plus. Les blessés qu'on'y peut ranger trouveront dans les témoignages de pitié et d'admiration individuels l'occasion de se refaire une vie. Ceux à qui dèsjnaintenant il convient de préparer les voies, ce sont les manuels, dont la capacité de production ne vaudra jamais plus celle d'un homme normalement constitué et possesseur de ses quatre membres et qui, non protégés, non soutenus, ne pourraient engager le " struggle for life „ avec chance d'entreprendre sérieusement ce nouveau combat, moins meurtrier, mais tout aussi cruel. Nous verrons comment c'est possible. Honoré LEJEUNE. (à suivre) ©S® Kohos Les Parlementaires Belges. La réunion des Parlementaires belges, qui devait avoir lieu à Paris le 15 avril, est remise à une date ultérieure. Chronique du défaitisme M. Louis Piérard ayant publié dans le " Mercure de France „ un article où il dénonçait les responsabilités des socialistes italiens officiels dans le désastre del'Isonso, se l'est vu reprocher amèrement d$ns une lettre à la même revue par un rédacteur du "Journal <du Peuple,,, M. Jacques Mesnil. . M. Louis Piérard a riposté par des témoignages et des preuves qui tranchent le débat, puis il a demandé à son contradicteur si, oui "ou non, il approuve l'Italie d'être entrée en guerre aux côtés de la France, de l'Angleterre et de la Belgique? La question est d'autant moins oiseuse que M. Jacques Mesnil, malgré son indulgence pour le défaitisme en tous pays alliés, est authentiquement belge : il s'appelle, en réalité, Dwelshauwers et est frère du professeur de l'Université expulsé de celle-ci pendant la guerre pour germanophilie. Fiançailles On annonce le» fiançailles de Mlle Marthe Buyl, de Bruxelles, qui a obtenu un si éclatant succès en sciences géologiques, sortie première des Universités du Pays de Galles, et de M. Raymond Bernard, brigadier au corps des antos-canons, revenu récemment de Russie, décoré des croix de chevalier de Saint-Georges de 3me et 4me classe et de la médaille de Saint-Georges, fils de M. et Mme O. Bernard-Thiriart, de Liège. MEDDEIfS & ZOOM t COSTUMES et :: PALETOTS :: D E M Ï-S A I S O N depuis f 35.—. LA HAYE ROTTERDAM Hofweg 11. Hoogstraat 35g Il II III- 1 n II I !■! ||-| I ■!! ■■■ IMIIII I I r II II I H — Il 1 1 r - —. ... ..... Nouvelles du Jour ! — L'action d'artillerie est toujours vive au N. du canal de La Bassée et en Flandre. Elle s'est faite plus modérée en Champagne et sur la Meuse. Les journaux allemands, tel la Kolnische Zeiturig, disent que ce sont les Centraux qui s'attendent à une offensive sur le front occidental et spécialement de la part des Anglais. — Les Belges ont repris la totalité des positions avancées qu'ils avaient dû céder -à l'ennemi aux environs de Nieuport. — Un combat aérien a eu lieu au-dessus de la baie de Heligoland entre hydroavions britanniques et allemands. Un appareil allemand a été abattu en flammes. — On annonce l'arrivée prochaine en France de 2,000 aviateurs américains. — Les Allemands, malgré la paix signée et ratifiée, continuent leur avance en Russie. Ils ne menacent' pas seulement Petrograde, mais aussi Moscou, et les bolcheviks, qui ne paraissent pas beaucoup aimer leur voisinage, parlent de transporter le siège du gouvernement à Nijni Novgorod, la ville des grandes foires, ou à; Perm. — Il y a quelque chose d'incompréhensible dans les rapports entre la Hollande et les- Alliés. Le ministre des affaires étrangères de Hollande a fait hier encore à la Seconde Chambre dci; déclarations très rassurantes et qui ont ac:;cvé de rallier toutes les opinions aux décisions prises par le gouvernement hollandais. Or on est toujours sans nouvelles à Luitdres et à Washington de la réponse à la Hollande. Le président Wilson s'est vu obligé, en con séquence, hier mercredi, de faire procéder à la saisie des navires hollandais. La note Reuter ajoute même que " des informations ont été reçues à Washington disant que la Hollande a refusé de satisfaire aux exigences des Alliés,,! Les vrais Flamands contre les Activistes La Ligue Patriotique Flamande, ayanf pris connaissance des injonctions adressées par un groupement qui se dénomme " Vlaamsch Belgisch Verbond ,„ considère : Que les membres, de ce groupement ont le devoir durant la guerre au même titre que tout parti politique belge, de s'abstenir de poursuivre la réalisatiou de leur programme particulier afin que toutes les forces morales, intellectuelles et politiques de la nation fassent bloc contre l'ennemi ; Que le gouvernement n'a pas plus à prendre d'engagement.vis-à-vis de ceux qui se refusent à pareille abstention que vis-à-vis des catholiques, des libéraux ou des socialistes, qui auraient le mauvais goût de le mettre en demeure de promettre pour plus tard la réalisation de l'une ou l'autre de leurs aspirations politiques; Que notamment la question du mode à adopter ultérieurement pour l'organisation d'une université flamande doit être réservée, pour l'époque où libérés du joug étranger, Iaonâtion pourra, par l'organe de ses mandataires légaux, discuter à ce sujet en toute liberté ; Qu'il en est de même de. tous les projets de réforme agités dans plusieurs milieux çt visant divers domaines de l'activité nationale tant au point de vue linguistique que militaire ; Exprime sa pleine et entière confiance dans le gouvernement du Roi et dans les pouvoir» belges civils et militaires quant aux mesures prises et à prendre par eux pour assurer une représentation équitable des diverses tendances nationales, dans les nominations faites ou à faire dans quelque ordre d'idées que ce «oit ; Proteste énergiquement contre la mise en suspicion des autorités belges à l'occasion des mesures arrêtées par elles quant à la censure de la presse et à certaines sanctions disciplinaires dont la discussion n'est ni opportune ni justifiée; A le plus grand souci des questions d'amélioration morale et matérielle de la situation des officiers et des soldats, mais estime qu'il faut séparer ces préoccupations, infinimeut respectables, de celles agitées ici ; Fait un appel pressant à tous les Belges afin qu'ils se souviennent des paroles du Roi : " Faire trêve aux discussions linguistiques qui nous divisent pour diriger toutes nos forces unies contre l'ennemi commun Exprime sa conviction que toutes les bonnes volontés nationales respectueuses de tous les droits, unies en un faisceau indissoluble, assureront un avenir libre et heureux à la Patrie régénérée. Nouvelles du Pays (Reproduction interdite sans indication de source) 1 , j. \ • . ' ? Les Manoeuvres Activistes w Comment M. le député Anseele y résista On raconte, en Belgique occupée, que, vers la fin de janvier, arrivait à Gand une mission de six ou sept hauts personnages venant de Berlin. Ils ne firent point connaître leur nom ni leur qualité, mais on a cru reconnaître en eux des officiers supérieurs, voire un général. Cette mission fit comparaître devant elle le député Anseele, directeur dn Vooruxt et leader du parti socialiste gantois. On commença pâr entretenir Anseele du mouvement activiste et on l'interrogea finalement sur les libertés à donner au peuple flamand. A cette question, Anseele éclata de rire, puis il déclara net qu'il ne voulait pas se mêler d'une telle plaisanterie, et qu'il perdrait toute autorité s'il prêtait «on concours < à une fumisterie à l'écart dé laquelle se te- ( naient soigneusement les gens intelligents. " Mais, insistèrent les délégués allemands, des aktivistes' nous ont très sérieusement affirmé que le peuple flamand subit une oppression insupportable et qu'il attend de l'Allemagne seule sa libération ,,. Ils ajoutèrent que les aktivistes avaient même demandé que l'Allemagne maintînt des troupes dans la partie flamande du pays après la conclusion de la paix, pour empêcher les ennemis de l'Allemagne d'user de pression sur le peuple flamand, Anseele répliqua, dit-on, qu'en faisant cette demande à l'Aile-/ magne, les aktivistes avaient eu une idée à leur point de vue personnel, car ils n'iggo-raient pas que si la protection des baïonnettes allemandes leur était retirée, il» feraient bien, s'ils tenaient à leur peau, -de s'en aller par l'avant-dernier" train. Tout décontenancés, les hauts personnages déclarèrent qu'on les avait trompés. L'un d'entre eux demanda cependant à Anseele une entrevue pour le lendemain. Son interlocuteur lui dit que pour régler les question» sociales, l'Allemagne instituerait en Belgique un conseil de quarante membres rétribués, dont vingt seraient désignés par le gouvernement général, treize parles Flamands et sept par les Wallons, et.il offrit à Anseele d'en faire partie. Anseele aurait accepté, à la grande satisfaction du délégué allemand : " Seulement, ajouta-t-il, je mets trois conditions à mon acceptation „. — Lesquélles? demanda l'Allemand, car soyez assuré que nous ferons notre possible pour vous satisfaire. v — Eh bien ! dit Anseele, il doit être entendu que parmi les vingt membres nommés par le gouvernement général, il n'y aura pas un seul aktiviste, parce que les ouvriefs n'en veulent pas; ensuite, le gouverneur général publiera un arrêté annulant celui qui a décrété la séparation administrative ; enfin, le gouverneur général affichera une proclamation dans laquelle il déclarera renoncer à toute idée de séparation politique,,. Le pauvre délégué, qui s'était cru tout près du succès, ne trouva à -répondre que ceci : " Mais tout cela est impossible „... Et la conversation s'arrêta net. . - Ù - — Le " Lioyd Ânversois „ cesse de paraître par patriotisme Un vieux journal d'Anvers : Le Lloyd Anversois, qui en est à sa 60e année d'existence, va cesser de paraître par pur patriotisme. Cet organe, " seul journal maritime émanant des courtiers de navires „ se bornait à défendre les intérêts professionnels de ses lecteurs sans aucune ingérence dans les questions politiques. Il avait comme tel continué à paraître sous l'occupation allemande. Les communiqués de guerre, bons ou mauvais, ne l'intéressant pas directement, il ne les publiait pas, il les ignorait et tse bornait à continuer à sec lecteurs les renseignements d'ordre maritime et financier auxquels ceux-ci étaient accoutumés. Mais le Lloyd Anversois, depuis 60 ans, se publiait en français, ce qui prouve encore — si nécessité,était — combien la partie flamande de la Belgique est bilingue. Une telle situation ne pouvait durer évidemment sous l'activisme triomphant. Elle était une injure permanente au " Ver-raad van Vlaanderen „ et aux partisans du flamand obligatoire. Le3 Allemands ont donc offert au Directeur du Lloyd Anversois cette alternative ou bien de publier son journal en flamand ou d'en cesser la publication. L'excellent patriote qui assumait la direction du vieux journal maritime anversois n'a pa» hésité un instant : le Hoyd Anversois cesse de paraître. Il n'en connaîtra que plus de succès au jour de libération qui marquera la revanche des bons Belges 1 A Les Réquisitions Elles se suivent et ne se ressemblent pas: mais elles sont toutes également dures ati pauvre peuple. Un arrêté du 21 février signé Falkenhau-sen, ordonne la saisie de l'orge, de l'escourgeon, de l'avoine, des pommes de terre hâtives et tardives, du tabac et de la chicorée de la récolte de 1918. Rien que cela! Ou saisit déjà et à la campagne, malgré ce printemps délicieusement précoce, les premières pousses tissent à peine leur voile d'émerrude sur les champs cultivés... "Et l'on se hâte d'ajouter que le seigle, le froment, l'épeautre, les betteraves sucrières feront l'objet de dispositions ultérieures. Un- arrêté du 1er décembre 1917, »igné> Kohler, qui vient seulement d'être publié, ordonne une nouvelle saisie d'objets de ménage et autres en cuivre, laiton et bronze? On relève parmi les objets soumis à cette saisie les gouttières, les toitures, les dômes l'édifices et même les paratonnerres! A LIEGE En annonçant la mort du regretté av oca* Isidore Mercenier, nous avons omis de dire qu'il étaif conseiller provincial de Liège, Mercenier avait occupé une situation très . importante dans la politique liégeoise. Pendant plus de 20 ans, ii fut membre actif st secrétaire de l'Association libérale. Depuis 14 ans, il siégeait sur les bancs de la gauche libérale modérée du conseil provincial. Au sein du conseil, il jouissait d'une haute considération et il en était un des orateurs écouté. Il fut rapporteur dans d'importantes questions, notamment pour le règlement sur les courses et les jeux de hasard ; il. fut également rapporteur avec son collègue le conseiller Lhoest-Remy, dans la question du fond Montefiore-Levy, ainsi que dans diverses questions sociales et d'ordre administratif.Nous présentons nos sincères condoIéan<-ces à Madame Mercenier, directrice des écoles de Liège et à M. l'avocat Mercenier son fils. 000 Hommage aux Belges du Pays occupé Il nous faut noter encore quelques dei^ niers échos de la Manifestation inoubliable du 13 mars à La Haye. Il convient de signaler en effet qu'un fort beau programme représentant la flèche de la Cathédrale d'Anvers, du haut de laquelle des patriotes ont lancé sur la ville des milliers de billets portant ces mots: "A bas les Judas! A bas les traîtres ! yive la Flandre dans la Belgique libre! Vive le Roi, le Gouvernement belge, le Cardinal Mercier ! „ av^it été exécuté gracieusement par la Nederlandsche Rotogra-vure Maatschappij de Leyde, à l'occasion de la cérémonie. Ce programme a eu un tel succès que la vente en a rapporté près de 150 florins. Un artiste belge de valeur M. Perquy avait exposé à l'entrée de la salle les caricatures en casque-à-pointe des têtes des 7 membres du Verraad van Vlaanderen dont on admira beaucoup l'exécution très soignée et très artistique. Nous avons dit qu'une bonne cinquantaine d'oeuvres belges avaient envoyé leur adhésion à la manifestation. D'autres, en nombre à peu près égal, envoyèrent des télégrammes de chaleureuses sympathies qui furent reçus durant la manifestation. Fut reçu aussi le télégramme suivant : Amsterdam, 13 mars. Section hollandaise Ligue pays neutres vous prie d'agréer chaleureuses félicitations à l'occasion de votre manifestation en l'honneur population Belgique occupée rivalisant avec héros de l'Yser pour défendre droit, honneur et patrie une et indivisible. Vive le Roi, vive la Reine ! Walch, secrétaire. Enfin nous nous en voudrions de ne point mentionner le geste admirable des Belges du camp de Nunepeet qui rédigèrent une touchante adressf de participation pour laquelle ils recueillirent au camp, en une seulç journée, 1150 signatures. Plus belle preuvè d'unité morale et de fraternité sincère aveq les braves du pays envahi aurait-elle pu être donnée ? ' — , , -*-? SURSUM CORDA ! Que! effort il nous faudra faire, tous; tant que nous sommes, vieux et jeunes,i pour compenser, par une plus value da nous-mêmes, la perte de tant de belles intelligences et de tant de cœurs hé-s roïques ?.... Ernest LAVISSE,

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