L'indépendance belge

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s.n. 1914, 06 Maart. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 15 juli 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/d50ft8fg2z/
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85» ANNÉE Vendredi 6 mars 1914 administration et rédaction ï y s rue des ttablett, Bruxelles BUREAUX PARISIENS : 11, place de la Bourse ABONNEMENTS: ÉDITION QUOTIDIENNE BfLGIQOE. Un an, 20 fr. £ nais, lllfr. 3 mois, 5 fr. lUXEMB0HR6(fir-D.i » 28 fr. » i5 fr. » 8 fr. ETRANGER » 40 fr. » 22 fr. » 12 fc ÉDITION HEBDOMADAIRE llnternationale il d'Outu-mirl » PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI an SB franc* Six moi#,,!,,,,!,,!,,!,,,,,,, 1 fi'aDCM L'INDÉPENDANCE BELGE ïHoiaii>Tn(ffis cas joce* — ax pages tVSSEBXAXim TAS LE rSOGSia A 0 «i> Vendredi 6 mars 1914 Les annonces sont reçues i A BRUXELLES : aux bureaux du A PARIS : H, place de la Bourse. h LONDRES : ciiez MM» Joàn-F. Jones & G®, n0 Snow Hill, E, C.; à l'Agence Havas, n° 113» Cbeapside E, C. ; ei chez Neyroud & Fils, Ltdg H0814-48, Queen Victoria Street, et T. £. BrowiKfc Ltd, n° 463, Queen Victoria Street. jk AMSTERDAM ï chez ÏS'ijgh & Van Ditmar, Rokin, 2»' H ROTTERDAM ï même Dr me, Wynhaven, 113. ® ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-HONGRIE et Efô SUISSE, aux Agences de la Maison Rudolf Mosse^ jft ITALIE : chez MM. Haasenstein & Vogler, à Mila^ Turin et Rome. <St2iEW~YORK : T.B. Browne, Ltd, 'J, East42nd Streei* -Aujourd'hui : Revue politique. LA SITUATION EN ALBANIE. — Mutinerie de gendarmes. - ■ La transmission des pouvoirs. — Pronostics. En Allemagne. -, L'article tendancieux de la ii Gazette de Cologne ». — Démentis officieux allemand et officiel russe. En Angleterre. — Les sufl'ragistes continuent leurs exploits. En Italie. — La politique coloniale du gouvernement.Au Mexique, — Un combat naval., Lettre de Syrie. En France. — Déclarations de M. Briand. — L'impût sur le revenu. En Belgique. — Les cléricaux et la réforme Rectorale. Chronique mondaine. Le Journal de Tous. — Réclamations de miliciens.Les Lettres et les Arts. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de nos correspondants.***" IMHIIM | Les dépêches suivies 'de la' lettre 'A «ont celles qui ont paru d'abord dans notre première édition, publiée à 4 heures de 1 après-midi; les dépêches suivies de la lettre B sont celles qui ont paru d abord dans notre deuxième édition, publiée à 6 heures du soir; les dépêches suivies de la lettre G sont celles qui ont paru d'abord dans notre troisième édition, publiée le matin. BRUXELLES 5 mars Revue Politique L'affaire Benton est toujours en l'état «•t l'impression se précise que les Etats-Unis n'agiront pas'avec toute l'énergie Hue laissaient supposer les premières protestations pour obtenir le règlement i satisfaisant de cette lamentable affaire. , Non- seulement il n'est plus question d'une-intervention américaine-contre les ' troupes révolutionnaires du général (Villa, mais la commission d'enquête Rue le gouvernement de Washington Voulait envoyer sur place n'est pas partie. Le président Wilson a expliqué qu'il s'agissait simplement d'un retard, parce, que des instructions complémentaires devaient, être données à la commission. En réalité, le général Villa a l'ait savoir qu'il n'accueillerait pas la commission d'enquête avant que Washington ne se soit mis régulièrement d'accord avec le général Carranza, le chef du gouvernement révolutionnaire. C'est là une prétention inouïe,, car si les Etats-Unis consentaient à négocier avec le général Carranza, ils reconnaîtraient en fait le gouvernement révolutionnaire mexicain. La vérité est que le général Carranza n'admet aucune immixtion américaine dans les affaires du Mexique sous prétexte de faire la lumière sur l'affaire Benton et que c'est lui qui arrête la commission d'enquête à El Paso. En cela du moins, le général Carranza est d'accord avec le président Huerta, «t. l'on voit ici à quelle duperie pour le cabinet de Washington a conduit l'étrange politique du président Wilson qui, tout en s'abstenant d'une intervention directe au Mexique, a refusé de reconnaître le gouvernement provisoire du président Huerta et n'a pas cessé d'encourager les constitutionnalistes. En somme, la politique « d'expectative vigilante » du président Wilson fait faillite. Ce qui surprend quelque peu, c'est que le gouvernement anglais, toujours si prompt à agir quand la vie d'un citoyen anglais est en cause, paraît rési-gné à subir les conséquences de-l'inaction américaine. L'Angleterre craint visiblement de déplaire aux Etats-Unis et se plie docilement à la politique de M. Wilson. Sir Edward Grey, dans les nouvelles explicalions qu'il fournissait-avant-hier à la Chambre des Communes, a cru devoir insister encore sur lé l'ait que les négociations en cours entre Londres et Washington n'impliquent nullement le. principe que les Etats-Unis aient encouru la moindre responsabilité dans l'affaire Benton. Par conséquent. l'Angleterre ne peut exiger que les Etats-Unis aient recours à la force. Le secrétaire d'Etat, pour le Foreign Office envisage la situation sous ce double aspect : si les Etats-Unis jugent opportun de prendre, des mesures, soit au nom de ses propres citoyens, soit au nom d'un sujet anglais, l'Angleterre en attendra le résultat avec satisfaction; mais si les Etats-Unis ne jugent pas convenable de prendre ces mesures; auxquelles l'Angleterre ne peut les .contraindre, le cabinet de Londres devra se réserver le droit d'obtenir la réparation 'due quand l'occasion s'en présentera. Sir Edouard Grev a ajouté que la mort violente d'un sujet anglais et le- refus de ceux qui en sont responsables de laisser ouvrir une enquête sur les circonstances de cette mort obligent l'Angleterre à prendre en mains sa propre cause, si les Etats-Unis ne désirent pas prendre la responsabilité d'une intervention; mais le ministre- estime que dans les circonstance? actuelles l'Angleterre n'a aucun moyen d'agir, parce que le gouvernement mexicain n'exerce aucune autorité sur te territoire où la mort- violente de M. Benton s'est produite. L'envoi d'un corps de traup.es anglaises, très important, dans ce territoire oc'çupi par les révolutionnaires est chose im possible. On peut conclure de ces déclarations de Sir Edward Grey que l'Angleterre est impuissante à obtenir satisfactioi pour 1 assassinat de M. Benton et qu'elle ne veut pas, d'autre part, pour des raisons politiques faciles à distinguer, établir lai responsabilité morale des Etats-Unis dans cette affaire, responsabilité qui ressort pourtant de toute la politique pratiquée depuis des. mois par le gouvernement de Washington à l'égaré: du Mexique. On se trouve dans une impasse , et-cela ne sauvegarde, ■ en vérité, ni le prestige . de l'Angleterre ni celui des Etats-Unis. Au mois de novembre prochain, le maréchal Hermès da Fonseca, président des Etats-Unis du Brésil, sera arrivé au terme de son mandat. Conformément à la Constitution, on a donc dù procéder le 1er mars à la désignation de son successeur, qui prendra le pouvoir le 15 novembre de cette année. L'élection du président de la République se fait au Brésil par voie du suffrage direct, tout citoyen âgé de 21 ans, sachant lire ei écrire, participant directement à la désignation du chef de l'Etat et du vice-président-, qui sont élus pour une période de quatre ans, sans que leur mandat soit renouvelable. Ces élections présidentielles se sont écoulées dans le plus grand calme. A vrai dire, il n'y eut pas de lutte, la majorité républicaine conservatrice, qui avait déjà porté au pouvoir le maréchal da Fonseca, et les grands Etats s'étant mis d'accord sur les candidatures de M. Wenceslao Braz pour la présidence et de M. Urbano Santos pour, la vice-présidence. Il est vrai qu'avant d'en venir à cet accord une vive agitation fut provoquée par le candidat de l'opposition, M. Ruy Bar-bosa, qui avait inscrit à son programme la révision de la Constitution, mais qui se désista quand il put constater qu'aucune chance de succès ne subsistait pour lui. M. Wenceslao Braz avait été élu vice-président en 1910, quand le maréchal da Fonseca fut porté à la présidence, ce qui lui assurait le droit de présidence du Sénat. Ancien ministre et ancien président de l'Etat de Minas-Gé-raes, il jouit d'une grande autorité-personnelle. Oh a la certitude avec lui de voir maintenir, au point de vue général, là politique, très prudente du maréchal da Fonseca, mais, en même temps, il apporte un programme personnel d'apaisement politique et de reconstitution des forces économiques du pays. A ce point de vue, l'élection de M. Wenceslao Braz constitue pour le Brésil un événement plein de promesses et une garantie morale précieuse pour les intérêts européens engagés dans la grande, république de l'Amérique du Sud, LA Situationjn Albanie Mutinerie de gendarmes albanais Athènes, mercredi, 4 mars. Mufti bey, membre de la commission internationale, a conseillé aux musulmans de l'Epire de réclamer le maintien des tempes grecques avec les autorités et la gendarmerie albanaise pour assurer l'ordre. On annonce que trois cents gendarmes albanais, concentrés .à Duirazzo, se sont mutinés en recevant l'ordre d'aller à Valons. Ils auraient déclaré ne vouloir obéir qu'à Essad pacha. I>es gendarmes de Valons, arrivés à Dura^zo, ont été renvoyés par les mutins. Un engagement sanglant ne put être évité que grâce à l'intervention de l'ancien gouverneur de Durazzo, Hamid bey. Toius les districts de la province d'El-Ba-san, ainsi que plusieurs villages musulmans, se sont déclarés contre le gouvernement d'un princ-e chrétien. On signale des engagements quotidiens avec les soldats d'HÏkkis pacha. Il y aurait eu de nombreux tués et blessés. Les communications avec El-Basan sont interrompues. Le fil télégraphique de Durazzo à Valona est coupé. On raconte, qu'à la suite de sévices infligés aux habitants de Coritza par les tos-que-s albanais, les Grecs se sont assemblés et sont allés, conduits par le maire, chez le mufti, qu'ils ont acclamé, ainsi que le cheikh Ul-Islam et le patriarche, en polissant des vivats devant les églises et les mosquées. Ils se sont rendus devant la maison d'Es'sàil pacha en poussant dés acclamations. Le mufti a prononcé un discours. (a) La transmission des pouvoirs Athènes, mercredi, 4 mars. Le colonel Condoulis'télégraphie de Kolo-nia qu'il a remis avant-hier le district de Moschopoliz aux gendarn.es albanais, qui s'y sont installés. 11 a remis hier soir tout le district de Koritea, qu'ont • occupé les autorités militaires; albanaises. Un ordre parfait règne dans cette région. Les gendarmes albanais sont au nombre de 250, sous les ordres d,u chef Mustapha bey de Maia-kaska, ayant comme aide de camp le capitaine hollandais Léopold Ghilandi. Le protocole de la remise de Koritza a été signé par les deux parties. Le colonel Condoulis est entré en pourparlers avec un officier hollandais pour la remise de Kolo. nia. (c) Pronostics Rome, mercredi, 4 mars. Le direéteur du n Mattino », accomplissant un voyage en Albanie,. envoie à. son journal de» correspondances qui, inspirées, dit-on,, ûe \a plus haute imj»artialiiét ne manquent pas de produire dans.-les milieux italiens: une impression profonde. Le directeur voit les raisons de l'abaissement et de la démoralisation de l'Albanie non seulement dans "influence néfaste du régime islamique, mais aussi dans-la lutte entre l'Italie et l'Autriche et surtout -dans' les procédés employés. par cette dernière pour-établir, sa prépondérance. L'avenir de l'Albanie réside dans la volonté que devra avoir le prince de Wied de, faire tout par lui-même, de tenir le moindre compte possible des personnes et des Ingérences étra-n-' gères. « Si le prince de Wied, conclut le directeur du u Mattino », se laisse engager dans le fouillis inextricable des rivalités européennes et des dissensions, locales, son régne sera court et tourmenté et, cette tentative ayant échoué, l'Autriche et l'Italie, se disputeront, peut-être les armes à la main, les pays albanais. » (c). Nouvelles de l'Étranger ALLEMAGNE La tension russo-allemande Cologne, mercredi, 4 février. On mande de Berlin à la « Gazette de Cologne » ; L'information publiée à l'étranger d'après laquelle il v aurait un rapport entre le rappel de l'attaché militaire allemand comte von Dolma-Schlobiitten et la tension russo-allemande à; cause de la mission ru général Limon est absolument dénuée 'de fondement. On avait songé à ce rappel longtemps avant l'envoi du général Liman. Le Tsar a fait 'connaissance avec le successeur du comte . von Dohna-Schlobitten lors du mariage du duc de Brunswick.1 (c)- — M. Johanef, consul général d'Allemagne à Londres, est proposé pour succéder à M. de Komerà la tète de la section politique commerciale de l'Office impérial des affaires étrangères. (a) ANGLETERRE Les souverains anglais en France Londres, jeudi, 5 mars. Le « Daily Telegraph » annonce que très probablement à l'occasion de leur visite a Paris le roi George et la Reine se rendront en France par- la voie Douvres-Calais - et non Portsmoùth-Cherbonrg. Le même journal déclare tenir de, bonne source que des instructions ont été données .pour que le yacht royal soit à Douvres le 20 avril. Une escadre de croiseurs accompagnerait Leurs Majestés. Il n'y aura pas de cuirassée. (a) La question de l'Ulster Un compromis Londres, mercredi, 4 mars. En présence de l'agitation croissante qui existe dans l'Ulster et qui transforme cette région presque en' un camp armé pour la résistance à la mise en vigueur du projet de « home rule », la nouvelle que le gouvernement aillait faire connaître lundi les concessions qu'il est disposé à faire pour donner satisfaction aux, protestations de l'Ulster excite le plus vif intérêt. Les journaux sont remplis de conjectures au sujet de ces concessions. La n Westminster Gazette », dont on. connaît les attaches ministérielles, croit savoir qu'il s'agit d'un arrangement provisoire donnant à ceux des arrondissements de l'Ulster où les protestants sont en majorité la faculté temporaire de rester en dehors du « home rule ». Toutefois, le gouvernement n'admet pas une scission permanente dans l'Ulster. 11 est convaincu que tous les nationalistes sont prêts à accepter le compromis.La « Westminster Gazette » déclare, qu'en aucun cas les libéraux ne céderont, devant la menace d'une guerre civile. Que les conditions du gouvernement soient' acceptées ou non, le projet de « home rule » sera voté et transformé en loi. La « Westminster Gazette » ajoute qu'en présence de concessions, aussi larges, il est impossible que l'opposition continue à con-. seiller une politique de résistance.. On espère généralement que la déclaration du gouvernement aura pour effet d'amener une détente, même en Angleterre. (a) Incidents suffragistes Londres, mercredi, 4 mars.- Le parti travailliste indépendant avait, organisé ce soir une réunion au cours de laquelle les suffragettes et.- leuiBs partisans organisèrent un tel tapage qu'il fallut les expulser et qu'une bataille s'engagea dans la salle. Les tables des journalistes furent bousculées. T.es suffragettes, qui cherchaient à éviter l'expulsion, s'accrochèrent aux journalistes et ceux-ci ne purent se dégager et sauver leur copie qu'avec difficulté. (a) BRÉSIL Mouvement révolutionnaire Rio-de-Janeiro, mercredi, <£ mars. Les journaux ublient la dépèche suivante, sous réserves : Le gouvernement, -renonçant. & l'attitcde passive qu'il a adoptée jusqu'ici, aurait ordonné aux troupes- fédérales d'empècheir les insurgés de s'emparer de Fortaleza. (a) ÂUTRICHE-HONGRiE Député accusé d'espionnage Prague, mercredi, 4 mars. Le député radical-tchèque, M.Swiha, accusé par le journal jeune-tchèque « Nurod-ny Listy », d'avoir fait de, l'espionnage politique pour compte de.la police et .d'avoir touché dé l'argent du gouvernement, déclare, dans le u Ceskc-Slovo », qu'il est complètement innocent, mais qu'il se-.retire du parti national social afin que le moindre soupçon ne puisse effleurer ce parti jusqu'au moment où son innocence sera éta blie. Il met,,son mandat à la disposition des chefs du parli. 11- annonce qu'il va poursuivre immédiatement en justice le « Na-,-roany Lisl-v ». («) CHINE Les conséquences pécuniaires de la première révolution De Pékin à l'Agence d'Extrême-Orient : Le chiffre total des indemnités réclamées par, les puissances étrangères pour les pertes ..subies par leurs nationaux, au cours de la première révolution, atteint 33,130,000 . dollars, et se répartit comme suit : AMemagfflÇ, 9,789,000 dollars; Japon, 9,704,000; France, , 7,180,000; Russie, 2,1 .79,000; Angleterre, 1,664,000; Amérique, 1,209.000; Belgique, 589,000; Danemark, 461,000; Italie, 210,000; Hollande, 69,000: Aulr-klie, 38,000; S'uèdle, 30,000; Espagne, 9,000. Le règlement, de ces indemnités ne semble, pas devoir se faire sans difficulté. En effet,. les puissances sont en .complet désaccord quant à la méfhodie à suivre pour l'évaluation, des indemnités dues. Le gro'dné Allemagne, France, Japon et Russie prétend se . faire indemniser non seulement des dommages directs occasionnés aux propriétés et aux biens de leurs nationaux, mais encore des perles subies par leurs, commerçants et leurs banques, pâtes qui sont le contre-coup de la révolution. C'est ainsi que la France réclame : 2,990,000 taëls peur la Banque de l'Indo-Qiine, le Japon 1,8-42,000 taëls pour la Banque de Yokohama et 230,00 taéls pour celte de Formosé, l'Allemagne 800,000 taëls pour la Banque Deutsche Asiatic et XS0,000 taal's pour la Banque Internationale. Le groupe- Angleterre-Amérique, lui, déclare vouloir se. contenter des. indemnités dues pour dommages directs aux propriétés et aux biens de ses nationaux. Pour le cas où le point de vue-des puissances con-tiniehtiates serait admis, l'Angleterre devrait -augmenter (e; chiffre de l'indemnité qu'elle rédame de 10,000,000 die dollars et l'Amérique de 5,000,000 de dollars. L'affaire en est. là. (a) ITALIE ! Dans le Fezzan Tripoli, mercredi, 4 mars. La colonne du colonel Miani. a , occupé hier soir Murzak. Elle a été reçue par les chefs, les .notables par la. population. La milice locale u rendu les honneurs à la colonne italienne et a tiré des salves en :-sôn honneur, avec quatre pièces, d'artillerie turques qu'elle possède. Le drapeau italien a été solennellement arboré sur le château, où a été lue, au nom du Roi, une déclaration annonçant que toute la région de Fezzan était soumise à la souveraineté italienne. Le cadi a ensuite prononcé .un discours faisant l'éloge de l'Italie et invitant la population à lui obéir.La municipalité a offert - un déjeuner aux officiers italiens et aux no-. tables de la ville. Elle a ensuite envoyé un télégramme de félicitations 'au colonel Miani.: (c) A LA CHAMBRE Séance de mercredi On (discute ' les dépenses pour la Libye. M. Giolitti- constate que l'accord fut unanime sur l'absolue nécessité de ■ rester en Libye. la conquête de la Libye, était dans la conscience du peuple italien, « et si l'Italie n'avait :p-a's fait cette conquête, d'autres puissances l'auraient, faite. Aucun gouvernement n'entra-và l'action italienne. Le décret de souveraineté fut une nécessité absolue. Il fit disparaître la souveraineté du Sultan, qui avait été une chose très dangereuse, étant donné le fanatisme, des populations, et ■ supprima le régime des capitulations. L'Italie ne voulut pas attaquer la Turquie dans ses parties vitales pour ne pas ^encourir la responsabilité d'une conflagration balkanique. En présence d'une conflagration balkanique - l'Italie devait être jure et non partie en cause, étant donnés ses intérêts en Albanie. D'autre part, en .attaquant la Turquie, l'Italie risquait de léser les intérêts des autres nations, (c) Le présidant 'dru conseil condimue. U j-us-ififle la façon dont fut conduite la guerre. Il déclare que le but de l'Italie est la pacification rapide de la colonie et que le gouvernement veillera à ce que les besoins dé- la ' colonie rie portent pas atteinte aux intérêts économiques de la métropole. Le gouvernement ne. veut pas qu'une teille quest-iohv d'un caractère national, prenne l'aspect.1 d'une ; quest ion de confiance ou de méfiance dans le cAbinet. Il propose que les nombreux, ordres du jour déposés soient retirés et que la Ghambre voté le' passage à 'la discussion des articles. Elle exprimera ainsi sa volonté de rester en Libye'et de'donner au gouvernement" les' crédits suffisants. (Applaudissements "prolongés.)' Il est procédé au vote par apjiel nominal.Par 361 voix contre:83 et quatre abstentions, 1 le passage à la discussion des article», conformément à la demande de M. Giolitti: est voté. Les socialistes et.les républicains, -un- catholique. social'et trois radicaux ont voté contre. (a) — Suivant le « Giornale d'Italia, », la cour de cassation a rendu un arrêt teyo-rable à l'éligibilité de M. Nasi. W) JAPON Demande de mise en accusation Tokio, mercredi, 4 mars. Cinq représentants,des journaux, japonais ont remis à- l'Empereur une pétition portant soixante-deux signatures et demandant que M. Hara, minisire de l'intérieur, soit mis en accusation. On relève comme une caractéristique du changement survenu dans la situation à Tokio le fait qu'on ait permis à la députa-lion de remettre la pétition au' garde' du grand sceau. " i MEXIQUE Un combat naval Nogalies, mercredi, i mars. Le premier, combat naval de la révolution actuelle, a eu lieu aujourd'hui, entre les canonnières « Marelos » et « Guer-rero », au. large du port de Topolobopo, et lia. canonnière fédérale « Tampico ». Le combat est' resté sains résultat. Les canons du « Tampico » auraient eu une pjus granule portée et après une demi-heure de combat le vaisseau fédéral s'est ièfiré sans avaries. (a) PERSE Les incidents de Kazeroun Téhéran, mercredi, 4 mars. Les gendarmes ont chassé d.e Kazeroun les rebelles qui les assiégeaient. * * * A la Chambre des commuoes anglaise, M. Acland, répondant à ■ une question relative au combat de K-Uzeroun, en Perse, dit notamment que les dernières nouvelles datent du. 2 mars et portent qu'un soldat français, - ancien secrétaire particulier du capitaine anglais Merril, est parvenu à pénétrer auprès des gendarmes assiégés, s'est mis provisoirement à leur tète et a. beaucoup contribué à leur rendre courage. Enitretemiis ' trois colonnes parties de divers points, sous le commandement d'officiers européens, formant un effectif de 260 hommes, . se dirigent sur Kazeroun avec deux mitrailleuses. I.-es 300 gendarmes assiégés ont un canon de 8 et deux mitrailleuses. Le capitaine suédois. Olilson n'est pas mort, mais ' il est grièvement blessé. Les gendarmes résistent depuis' le. 26 février. D'autre part, une bande d'une centaine ' de brigands vient d'arriver dans te but de piller la ville'de Kazeroun. (a) RUSSIE Réponse officielle à un article tendancieux Saint-Pétersbourg, mercredi, 4 mars. L'organe du ministère des finances publie la note suivante ,: La « Gazette de Cologne » a publié le 3 mars une information sur de prétendus préparatifs de guerre à la frontière occidentale de la Russie. Le' soir de la même . journée cette nouvelle a provoqué' uine inquiétude' assez vive à. la Bourse de Paris, inquiét,uicle qui a eu sa répercussion sur les valeurs russes cotées à la Bourse die Paris. -Cette inquiétude s'est communiquée aujourd'hui à la Bourse de Sadmt-Péters-bourg qui, sous l'influence de cette nouvelle, a montré, une grande consternation accrue encore' par les manœuvres des sipë-culateurs à la baisse. Nous ■ sommes autorisés à déclarer for--mellement que l'information de la « • Gazette die Cologne » est dénuée de'tout fondement et qu'elle n'est qu'une simple invention. (a) Maladie grave du général Stoessel Paris, mercredi, 4 mars. La « liberté » publie Une dépêche de Saint-Pétersbourg annonçant que le général Stoessel vient d'être frappé d'une attaque de-paralysie .et que. son état - est très grave. ■ (c) Les nouveaux cuirassés On mande de Saint-Pétersbourg au « Temps » : On active actuellement la construction de quatre cuirassés de 23,000 tonnes destinés à la Ballique : les « Sébasto-pol », « Pefrppavlof », « Poltava » et « Gau-gouf ». - Ces unités, qui pourront se mesurer avec les dreadnouglit-s allemands du dernier type, entreront très probablement en service dans le courant de l'été, alors que leur achèvement n'avait été prévu que. pour 1915. (c) Le congrès des exportateurs Saint-Pétersbourg, mercredi, 4- mars. Le congrès des exportateurs russes, réuni à Kiew, a adopté une résolution affir-, mant la nécessité pour la Russie de se libérer de la dépendance économique de. l'Allemagne.Le congrès recommande que des mesures radicales soient prises immédiatement pour développer les relations commerciales-de la Russie avec l'Angleterre, l'Italie et autres pays. Le congrès considère la proposition allemande de prolonger le traité de commerce actuel entre la Russie et l'Allemagne comme nuisible pour la Russie. . (c) — Le conseil d'Empire a repoussé, sans discussion spéciale, par 72. voix conitre 64, le projet de loi gouvernemental adopté par la Douma et relatif aux rapports entre les patrons et les employés de commerce, (a) — Le conseil des ministres s'est occupé d'un projet tendant à autoriser la cons-ti-' tut ion d'une société dans, le but de construire une voie ferrée à écart-ainent, normal pour relier la station d'Aliat, sur la ligne traniscaïucasianne, à la ville d'Asia-ra, sur la frontière de Perse. (a) SERBiE A LA SKOl) PCHTINA Au cours de la discussion du douzième provisoire afférent au mois de mars 1914, M. DraskoVitch, chef du parti jeune-radical, a déclaré que son parti ne prendrait pas part aux débats relatifs au projet de lqi, en signe de protestation contre les pro-' cédés anticonstitutionnels employés par 1e gouvernement en ce qui concerne le budget. Les jeunes-radicaux ont alors quitté la salle de séances. M. Velivovilch, chef des nationalistes, s'est rallié à la déclaration de M. DraskoVitch et a également quitté la salle de séances avec ses amis. ] M. Jovapopitch, chef du parti progressiste, est venu déclarer que celui-ci con- , damne également de la façon la plus éner- ■ . gique la politique du gouvernement et y.o- i tarait contre l'adoplion du budget provi» soiijei. M. Nimeitch, rapporteur, a déclaré qu'en soumettant le projet au Parlement) toutes les formalités avaient été exacte* ment' observées. ' La Skoupclitiha a adopté le douzième provisoire en première lecture, par 82 vois contre 7. L'assemblée a ensuite .discuté la loi relative aux invalides. L'.opposition a pria part au débat., (a) TURQUIE — Le gouvernement hellénique ayant annoncé qu'il affecterait les revenus deg droits de douanes de,Salonique et de Ca< valla au, service'.de l'emprunt de 500 millions, les membres de la .délégation ottomane de la commission financière de Palis ont délibéré aujourd'hui, sur la situation ainsi créée.- Les mêmes revenuiâ étaient déjà affectés à différents emprunts et avances contractés par ■ la, Turquie. A' la.suite.de la réunion, le-ministre des finances a télégraphié à Djavid bey ppufl protester formellement contre l'affectation! de ces revenus,' contrairement'aux droite des.bondholders et're la Turquie,» qui de* meurent entiers- jusqu'au règlement défi* nitif ■ dès parts - contributives de la dettei turque. Le 'ministre charge Djavid bey de saisir le gouvernement français et - de le pi'ien d'assurer les droits des bondholders consacrés en principe par la commission' fi< nancière. ' (a) Lettre de Syrie Visite de l'escadre française. — La France! et le Liban. — Arrivée et départ de l'a* viateur Bonnier. — L'inauguration du barrage de Hindia. — Ses dimensions, — Son but. — Un congrès arabe. — Les? souscriptions pour la flotte. — Bandit tisme en Palestine. BEYROUTH (Syrie),- février. La visite que l'imposante escadrei française do la Méditerranée a l'àite dernièrement au nouveau port libanais de Bjounié, sous les ordres de l'amiral Bouc de Lapeyrère, a eu. un vaste échu dans toute la Syrie à cause du caractè* re nettement, politique qui t'a uccompa-gné. Cette impression, qui durera longtemps, est née.'s.Urtqut à la-suite de lai rencontre spéciale'que l'amiral.et sou état-major eurent avec le Patriarche mm ronde, dans sa résidence pittoresque-de( Bkerké, qui couronne la superbe radei précitee. Les Maronites et-leur éminént chef spirituel ont fait aux marins frani çais l'accueil le plus enthousiaste, Jet plus franchement cordial. Jamais .on n'avait assisté en ces régions à une ré* cep lion aussi grandiose, à une allègres* se populaire aussi exubérante. A Bkei>: lvé, le Patriarche,entouré de tous ses-dignitaires ecclésiastiques,au milieu d'un peuple innombrable, exalté par un en-i thousiasme extraordinaire, reçut noble* ment et très dignement les re.pr-ésen* tants honorables d'une grande nation séculairement amie, généreuse et bien* veillante pour les Libanais. Cette exal* talion ne connut plus de borne lorsque,, vers la fin du banquet somptueux préparé en l'honneur de ses hot.es, le véné* rable Patriarche prononça son toast en termes bien précis. Après avoir souhaité la bienvenue à l'amiral et aux offi* ciers et exprimé sa joie de voir les chers navires français venir inaugurer officiellement le premier port que le Li* ban a obtenu grâce à l'appui de la Fran* ce, S. B. a ajouté d'une voix vibrante } « Le Liban n'oubliera, jamais les bien* faits de cette grande nation et compta' toujours sur la sympathie françaisej pour l'aider à marcher dans le chemin du progrès et de la. prospérité; le Liban gardera pour la France ses, sentiment g de profonde amitié quelle que soit la po* litique du gouvernement, français. Cette amitié est, en effet-, indissoluble et doit durer tant qu'il y aura une France et un Liban. » L'amiral répondit qu'il avait clé trèa touché de. la réception amicale du peuple libanais, que partout, dans son voyage, l'escadre a été reçue avec un-a touchante cordialité, mais qu'en Syrie on a senti battre un. cœur absolument ami, que,la France n'oublierait ni ses intérêts ni ses traditions en Syrie. * * * L'aviateur français Bonnier, qui suivait V-édrines de près depuis ia France et qui éta;t avec lui à Constant!,nople, vient d'arriver à Beyrouth. Les dépêches avaient annoncé au vali et au consulat général de France que le jeune aviateur venait de quitter) Adana. Dès trois heures, une foule innombrable, ajiprenant cette nouvelle,, s'est rendue au champ d'aviation. Les terrains, les balcons, les toits se cou* vrent partout de monde. A ,'t li. 1/4, par-dessus, le Liban- ap* paraît-le monoplan; il survole la ville,, vire, vers, le sud-est, puis, après une ma* gnifique manœuvre, atterrit aux.Sables,, près de la mer. Bonnier arrive d'Adana via Alexan* drette. Il a donc, lui aussi, franchi 1e raurus et accompli l'un des plus beaux exploits à. inscrire dans les annales de l'aviation. L'aviateur Bonnier est accompagné de son mécanicien, M. Earnier. Partis d'Alexandrette à une heure et quart, ils ont donc- fait oe trajet, qui est d'environ 360 kilomètres, ïn trois heures. Après Beyrouth, Bonnier et son mé-lanicien atterrirent à Jérusalem, oii 1% population leur fit également un ào :ueil triomphal- Le lendemain matin,

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Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

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