L'indépendance belge

1272 0
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1915, 10 April. L'indépendance belge. Geraadpleegd op 02 mei 2024, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/s46h12w99w/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

L'INDÉPENDANCE BELGE. ROYAUME-UNI: ONE PENNY. CONTINENT : 15 CENTIMES Administration et Rédaction, Tudor House, Tudor Street, E.C. LONDRES SW1FDÏ 10 W'RII 1915 CHEGISTEMD as a _ p TELEPHONE: CITY 3950, LUIMUKtîS, ûAMLUl 1U AN K1L iaiO. NEWSPAPER.3 CONSERVATION PAR I.E PROGRES. ' " * i i " ~~~~** SOMMAIRE. LA SITUATION : Important succès français aux Eparges. — La si» tuation dans les Carpathes. — Débarquement en Egypte du corps ex= péditionnaire français. — Autour de la paix. Ni pardon, ni oubli. — Roland de Marès. Les contradictions. — Camille Roussel. L'homme des cathédrales. — Finnin Vanden Bosch. Notes de l'Afrique du Sud. — Lydius. Lettre du Transvaal. — Jules Mathieu. Lettre de Hollande. — Dr Terwagne. Lettre d'Italie. Lettre du Havre. — Pierre Nodrenge. La haine allemande contre les Anglais. Une loi qui s'impose. La reconstruction de villes. — Georges Yerda-vaine. Le mothers' home. — R. D. Echos. En Belgique. Moniteur. Naissances. Nécrologie. LA SITUATION. Samedi, midi. D'excellentes nouvelles nous parviennent du front occidental. " Les Français ont enlevé, à la suite d'une brillante attaque, l'importante position des Epargnes, qui domine la p'aine de Wœvre et qui met nos amis et alliés en possession du plateau qui commande toute cette région. C'est là le couronnement des efforts obstinés qui ont été faits depuis plus d'une semaine et qui constituent en réalité le début de ''offensive française de la campagne de 1915. Cette campagne s'ouvre donc sous les meilleurs auspices et fait bien augurer de l'issue finale. Le façon dont l'état-major français a préparé 'es succès des Eparges et de Hartmannsweilerkopf est bien faite pour inspirer confiance, car elle montre avec quelle science et quelle méthode merveilleuse le général Joffre entend conduire ses troupes à la victoire.Sur plusieurs autres points entre 'a Meuse et la Moselle, où les Français ont progressé'ces jours-ci, les violentes contre-attaques de l'ennemi pour rentrer en possession du terrain perdu ont été repoussées et on peut se faire une idée de l'acharnement avec lequel ces attaques ont été livrées si l'on songe (que dans le bois de Mortemare, l'ennemi est revenu quinze fois à la charge. Dans ces conditions, il est simplement ridicule de la part des Allemands de prétendre, comme ils le font dans leur dernier communiqué, que les villages de Fay-en-Haye et de Règneville (dans la région de Thiaucourt) ont été évacués conformément à un plan stratégique préparé d'avance. Or, dans cette affaire, les Allemands furertt obligés d'abandonner trois lignes ■de tranchées et une batterie d'artillerie, et pendant huit jours on s'était battu avec acharnement. Lorsqu'un adversaire aussi puisant a recours à de pareils travestissements de Ha vérité, c'est qu'il a perdu confiance en lui-même et qu'il commence à avoir peur de l'opinion publique. Les succès français se doublent ainsi d'une victoire morale dont les conséquences peuvent avoir une portée considérable. . Sur le restant du front occidental il n'v a à signaler qu'un léger recul de nos troupes à Driegrachten, compensé par une attaque heureuse sur l'autre rive de l'Yser. La situation dans les Carpathes peut Se résumer ainsi : les Russes occupent tous les sommets depuis Bartfeldt jus qu'à la passe d'Uzsok, mais cette dernière n'est pas encore définitivement entre leurs mains. Les Autrichiens qui, comme on sait, ont concentré d'importants renforts dans ce secteur, se vantent d'y occuper des positions si formidables qu'aucune offensive russe ne pourra les en déloger. Voilà un langage bien présomptueux de la part d'un adversaire qui, depuis le début de la campagne, n'a subi que des échecs et des humiliations qu'aucune \ ictoire ne saurait effacer. Dans des actions de l'envergure de celles qui ont pour théâtre les Carpathes, il y a nécessairement des hauts et des bas et dans la guerre de montagne un adversaire décidé peut se défendre plus opiniâtrement et avec plus de succès qu'ailleurs, mais le fait indéniable de l'avance russe jusqu'à la passe d'Uzsok reste acquis et c'est là 3e seul point qui importe. La.résistance, sur l'un ou l'autre point de ce front, peut se prolonger—il ne s'agit que d'y amener des renforts en nombre suffisant—mais cela ne fait que retarder l'échéance fatale. Retarder l'échéance ! c'est là l'unique préoccupation des gouvernements d'Autriche-Hongrie qui peuvent mesurer $-s iujonrd'1 ni ''abîme ve:/s lequel la monarchie dualigte roule. Les opérations dans les Dardanelles paraissent ne pas devoir être résumées immédiatement. Le corps expéditionnaire du général d'Amade, qui était embarqué depuis près de trois semaines, a été débarqué en Egypte en attendant d'être envoyé plus loin. Seul, le repêchage des mines a été repris. Quelle importance faut-il attribuer à l'information de New-York, d'après laquelle l'Allemagne aurait fait à Washington des ouvertures de paix? Jusqu'à plus ample informé, nous la considérons comme fantaisiste, car personne ne prendra au sérieux une proposition qui tend à rétablir purement et simplement le statu, quo ante en Europe, L'Allemagne, cette bonne âme, consentirait à évacuer la Belgique, ce qui part vraiment d'un bon sentiment. Elle est même prête à nous racheter le Congo à un prix décent et consentirait à une redistribution des colonies africaines en général. A part un accord garantissant la liberté des mers et l'immunité du commerce, l'Allemagne ne demandera rien aux Anglais en échange de la raclée que ceux-ci lui ont infligée ! Si non e vero, e bene trovato. NI PARDON, NI OUBLI. » ♦ « Rien n'est curieux à observer comme la mentalité des neutres qui, n'ayant pa; eu à souffrir de la guerre, n'ayant pas eu à faire les diurs sacrifices du sang que nous avons dû faire, nous, s'imaginent que " tout cela peut encore s'arranger " et qu'il suffirait d'un bon mouvement chez les un? et les autres pour mettre un terme à la grande tuerie. Ces neutres sont mus, nous le voulons bien, par de nobles sentiments d'humanité, mais il y a aussi dans leur attitude une part de calcul ; leur vie économique se trouve resserrée par la guerre ; leur commerce est moins prospère et ils éprouvent parfois beaucoup de difficultés à concilier leurs sentiments et leurs intérêts. De là ces idées baroques qui naissent çà et là au sujet d'une tentative d'intervention amicale, à faire tantôt par la reine ilhelmine, tantôt par le ' président ilson. A"' m chef d'Etat, conscient de ses responsabilités, n'est assez naïf pour se risquer, dans l'état actuel des choses, à faire une démarche que les belligérants aux prises ne pourraient accueillir et dans laquelle il perdrait sûrement son prestige. Les bons offices ne peuvent s'offrir utilement que lorsqu'une solution sera obtenue sur les champs de bataille. On a fini par comprendre que nous te n'en sommes pas là, et comme les bons is rêveurs—espèce essentiellement dan- LS gereuse—se rendent compte qu'il n'y a rien à attendre dans cet ordre d'idées, des chefs d'Etat et des hommes pol.iti- ' ques, ils se tournent vers les penseurs, a les écrivains, les artistes, les éléments I- qui constituent l'élite, intellectuelle des is nations, pour leur demander de les aider a à préparer le terrain en faveur d'un rap- -, prochement. C'est en Suisse que cette i- mirifiqiils idée a pris naissance. On -i veut inviter les intellectuels allemands et , : français à échanger leurs vues dans une e publication suisse, terrain neutre, et on e espère par là dissiper bien des malen- - tendus, apaiser les esprits et rassurer r les consciences. e Pour s'arrêter à une telle conception, :t il faut des hommes d'un âge — de l'âge i- d'avant la guerre — ayant conservé e toutes les petites manies intellectuelles t de il'époque où les sornettes pacifistes t amusaient des esprits qui se croyaient if sérieux. La guerre a si bien tué chez s nous tous le vieil homme qui était en s nous, que nous ne pouvons plus com- t prendre de telles initiatives. Pourquoi t veut-on amener les intellectuels français i- et les intellectuels allemands à "cau- e ser" ?Que pourraient donnerleurséchan- s ges de vue, puisqu'ils ne peuvent s'entendre les utis les autres, puisque les s mots n'ont plus pour eux la même % signification et que les idées se présentent à eux sous les aspects les plus différents? Et quand on allègue qu'au lendemain de la guerre les relations intellectuelles devront bien être reprises entre les pays qui se combattent aujourd'hui avec tant d'acharnement, et qu'il serait désirable, par conséquent, de les amorcer dès à présent, on se trompe lourdement. Les relations intellectuelles , avec l'Allemagne ne seront pas reprises, même la paix politique conclue. Quand les ca.nons se . liront, la guerre cônti- ( nuera sur le terrain intellectuel comme sur le terrain économique, et il faudra des années et d<„s années pour l'user et 1 apaiser. Si, pour la sauvegarde politique de l'Europe, i! importe d'en finir avec le militarisme prussien, pour la sauvegarde de !,i civilisation et de la dignité humaine il importe d'en finir avec la "Kultur." j C'est elle, la "Kultur," qui est cause de tout le mal ; c'est elfe qui a frappé de folie le peuple de Goethe et de Schiller ; : c'est elle qui a déformé les esprits, durci ( les cœurs, avili les âmes dans le pays des philosophes, des poètes et des musiciens. < Les pédagogues à systèmes, les docteurs à formules d'apparence scientifique, les ] professeurs ne voyant dans l'homme ] qu'une machine à rendement déterminé, les organisateurs aux méthodes infailli- j bles, niant tout individualisme, faisant < abstraction de tout sentiment, ne procé- . dant que par médiocres calculs en dehors | de tout élan des âmes, ce sont ces gens- ( là qui, plus peut-être que les "junkers" ' prussiens, sont responsables de I'effroya- ( ble catastrophe dans laquelle se débat ( l'Europe. Certes, c'est le militarisme impérial qui a voulu la guerre, mais si les , hommes de la "Kultur" n'avaient pas étouffé les traditions généreuses de l'intellectualisme allemand, s'ils n'avaient pas réduit ce grand peuple à une docilité ! de serfs, il n'eût jamais permis que le , militarisme impérial le déshonorât ainsi devant l'histoire. Entre les intellectuels français, anglais. Mw, r* es et ces, inte'lectaels-' allemands, dont les plus autorisés signèrent le fameux manifeste approuvant la plus odieuse agression internationale et ( les actes de barbarie d'une soldatesque ivre de sang et d'orgueil, il ne peut y 1 avoir rien de commun. Leur science ne peut être notre science; leur art ne peut < être notre art;, leur pensée ne peut être i notre pensée. Il y a entre eux et nous ? un abîme que rien ne comblera, car nous c rapprocher d'eux, ce serait nous exposer j à une déchéance morale dont la honte 1 finirait par nous étouffer. L'influence de 1 la "Kultur" apparaît comme une chose ( si abjecte, elle s'affirrne si totalement { comme une force de réaction, d'asservis- r sement et de dégradation, qu'on ne peut ( s'exposer à la subir même sous les formes les plus atténuées. Nous ne voulons J pas que nos enfants puissent jamais se j dresser devant les siècles à l'image de c ces barbares qui ne vibrent plus que par c l'orgueil du crime. Le châtiment de la race allemande, c c'est qu'elle se trouvera isolée en Eu- f rope comme une race maudite ; c'est t que dans tous les domaines, politique, économique, intellectuel, on se dé- c tournera d'elle et qu'on la contraindra r à vivre repliée sur elle-même. Il ne ^ faut pas pour l'honneur de l'humanité, r qu'on permette aux gens de la " Kultur " de reprendre le masque du pro-grès et de la civilisation. L'autre guerre, qui durera pendant des générations, doit être implacable, comme f l'ennemi a voulu que fût implacable 'a c guerre à laquelle font face nos vail- c lantés armées, et ce n'est que lorsque ], l'âme allemande se sera dégagée de cj tout l'opprobre de la "Kultur"; lors- c que, redevenue jeune et saine, elle au- p ra retrouvé la source pure de ses tradi- j tions, que la paix des esprits et des cœurs se fera des deux côtés du Rhin, j parce que nous y distinguerons le signe que le grand crime est totalement ex- v pié- _ e Jusque là, les neutres n'auront rien c à dire aux intellectuels allemands, et nous n'avons pas à écouter ce qu'ils 0 croient avoir à invoquer pour expliquer, „ sinon justifier, les atrocités commises par les soldats de Guillaume II au nom 1 du peuple allemand tout entiers Ennemis nous sommes et ennemis nous resterons. Notre devoir est de pousser l'autre guerre avec une âpre énergie, afin que jamais notre attitude ne donne l'impression que nous nous résignons et que nous pardonnons. Pardonner et oublier, ce serait trahir tous ceux qui sont morts pour la Patrie; ce serait re- t nier les vieillards, les femmes et les p enfants que les Allemands massacré- i; rent dans nos foyers parce que nous q eûmes 'e courage de rester fidèles à no- r tre signature et à la parole donnée. ç L oubli serait un crime, le pardon r une lâcheté... s RÔLANt) DE MARES. r LES CONTRADICTIONS. Samedi*.—On pourrait faire Quelques c variations sur les contradictions, ces c jours-ci... Elles sont de taille, dans les t: journaux. c Hier, la presse nous annonçait que f l'Allemagne se fortifiait en Belgique c et qu'à aucun prix elle ne lâcherait le 1 territoire pris. i Aujourd'hui, les dépêches nous disent £ que les violateurs de Traités voudraient i bien arriver à la paix rapide et qu'ils s évacueraient la Belgique... C Un télégramme de New-York dit à (avec énormément de réserves, natu- é tellement) que les conditions de paix c sciaient le statu quo ante. La Belgique t n'obtiendrait pas d'indemnité, mais les s Teutons seraient prêts à payer une f forte somme pour... la reprise du F Congo ! j: — Gossips, gossips ! comme on dit'en z anglais. Potins, potins ! comme on dit t en français. r Ce qui est plus sérieux, dans les in-Cidents du jour, ce sont des faits tels, par exemple, la retraite politique, s présentée comme définitive, de M. Vé- < nizélos, l'ancien ministre grec... C De tels incidents révèlent un état d'es- F prit, dans certaines sphères politiques i gouvernementales, qui constitue, en ré- F alité, le vrai danger pour la démocratie, v tant en temps de paix qu'en temps de guerre... s Ce départ du ministre grec montre combien les populations sont peu ma'- r tresses de leurs destinées, et combien i' s faudra développer encore beaucoup la ' conscience populaire... En effet, le départ de M. Vénizélos i; montre, pour les multiples raisons que t l'on connaît, qu'il est victime, lui aussi, v non seulement des aspirations familiales de la Cour grecque, mais également d'une partie du peuple qui Craint la guerre. Au mépris des besoins moraux de la race, le Roi Constantin s'est séparé de son ministre. Pourquoi? Ceux qui étudient ies causes de cette guerre, •les résultats qu'elle peut avoir, ne peuvent concevoir l'intérêt de la nation grecqile que dans *la défense des idées d'honneur et de liberté, qui sont celles des Alliés. Or, le Roi Constantin, en refusant de prendre part à la guerre, au moment où l'occasion était admirable pour la Grèce, c'c^t-à-di're, au moment de l'attaqué des }_>ar-danelles, a fait œuvre dangereuse pour son peuple. Il est allié, on le sait, à la famille royale allemande. Ne voit-on pas, dans ces faits, ce que l'autocratie peut produire? La retraite de M. Vénizélos symbolise, en quelque sorte, la critique essentielle du régime gouvernemental ennemi absolu, sous des formes qu'il fait conciliantes, de la démocratie. M. Vénizélos, homme qui rendit les services énormes dont on se souvient • à son pays, est obligé à la retraite. Cet homme de t'aient, dont les visées pour son pays étaient plus claires-et plus fautes, doit s'écarter pour satisfaire les petites préoccupations mesquines * qui viennent d'ailleurs. ^—Mais à qui la faute? Le roi Constantin n'est-il pas dans son rôle de roi? Eh oui ! Aussi n'est-ce pas -lui, en réalité (quand on va " au fond des choses "), qui porte la responsabilité de tels incidents... C'est la population, la population ignorante, dont l'ignorance est si contraire à ses propres intérêts. Là est la véritable coupable... CAMILLE ROUSSEL. L'HOMME DES CATHEDRALES. S' Reims ! 1 C'est le plus grand crime — le prime ' contre Dieu, contre l'Art', Contre l'His " toire. . C'est un iconoclasme de la plus basse t qualité, par rage et par vindicte, sur d< 3 vieilles pierres vénérables; c'est le be-s soin bestial de torturer une race jusque = dans son âme ; et c'est aussi la férocité r primaire de faire payer au XlIIe sièc-k - la résistance que le XXe siècle opposa i ' l'investissement d'une "kultur" poui 2 qui la Beauté architecturale n'existe pas 1 en dehors des mastodontes de simili gra- - nit qui relèvent à la fois du four à bri-1 ques et du four crématoire. N'oublions jamais l'information que 3 les journaux publièrent au lendemain du - premier bombardement de Reims : tan- - dis que l'univers entier pleurait Is grande Cathédrale du Sacre, la foule allemande, la foule de Berlin, la foule > de Munich se trémoussait d'enthousiasme ; et Cologne -— ô mes frères ca- ^ tholiques ! — Cologne illuminait. > Et ainsi les obus qui précipitèrent les " cloches sur le pavé pulvérisèrent les im-1 mémoriales joailleries des vitraux, déca-' pilèrent et mutilèrent les statues, appa-• raissent comme les messagers d'un " peuple entier, chez qui le culte hypertro-" p h i é de ila force absorba tout idéal. Il y eut jadis — vous en souvient-il? ' — un être m y sti co-tïi n a m b u!e qui se faisait appeler "l'homme des cathé-' drales" En quel sens tragique ce vo-cab'e servira à désigne'r désormais l'Allemand — l'Allemand qui, ayant le nom de Dieu (Gott mit Uns !) inscrit sur son ceinturon, s'acharna avec une sadique ' prédilection sur toutes les maisons de Dieu ? Cathédrate de Reims, cathédrale de Malines, collégiales de Louvain, d'Y-1 près et de Dinant, et vous aussi, rêveuses églises de Nieuport, de Pervyse et d'ailleurs, vous témoignerez à jamais contre c?t homme ! Et, dressées vers l'azur, vos tours découronnées, vos portiques déchiquetés, vos absides calcinées perpétueront, devant l'avenir, la protestation du Passé assassiné. Surtout, tenons les "retapeurs à neuf" à distance de ces reliques douloureuses et sacrées; qu'on répare, qu'ion étaie, qu'on consolide; mais pas de ces reconstitutions ambitieuses qui prétendent voiler les blessures et dissimuler les plaies... Ces blessures et ces plaies doivent continuer à crier la honte du bourreau à la face de tous les descendants de Karl Baedeker ! Mais i! y a mieux à faire—et plus; L'Art, dans son expression universelle est requis de venger ces forfaits contre l'art dans son expression là plus lïaùte. Que la pliurie et l'image, le e^êssin et la photographie concourent à fixer le martyrologe des cathédrales et des églises. POur Reims la chose déjà vient d'être faite—et magistralement. Et je ne sais nien de plus démonstratif et de plus émouvant que les pages que l'Art et les Artistes,* la belle revue que dirige avec tant de compétence, d'initiative et de goût, Mr. Armand Dayot, publie à la gloire de Reims meurtrie : des annales de magnificence religieuse, de splendeurs esthétiques et de fa.stes royaux choyant soudain dans le plus ignoble chourinage de guerre!... Et pour "illustrer" ces pages, voici, en tous ses détails, et sous tous ses aspects, la Cathédrale du Sacre, debout en sa fière intégrité et tout à côté la misérable loque monumentale qu'en firent les barbares ! Pénibles mais salutaires confrontations. J'espère qu'après Reims, les grands sanctuaires de Belgique^ sur lesquels l'Allemagne prit l'odieuse ra-vanche de notre patriotisme, seront honorés ainsi à leur tour. 'Et de toutes ces confrontations entre Iqs augustes réalités d'hier et les pauvres ruines d'aujourd'hui, surgira le plus inexorable et le plus définitif acte d'accusation contre "î'Homme des Cathédrales." FIRMIN VANDEN BOSCH. NOTES DE L'AFRIQUE DU SUD. Le "racialism," LETTRE DE KIMBERLKY. 18 mars. Alors que par sa politique de concilie tion et d'apaisement le général Botha préparé et hâté l'extinction du "racia ism " on peut se demander si la rébellior quoiqu'elle ait été très rapidement ai rétée dans ses développements, n'aur pas quand même pour fâcheux effet d retarder le progrès en voie d'accomplis sement vers le rapprochement des eleu races prédominantes de l'Afrique d JU AVl.rJUJUlVl-- X. Sud, les races anglaise et hollandaise, ia- Dans l'état actuel des choses il ' est i a impossible d'émettre une opinion forai- melle et définitive sur important >n, sujet. Il faudrait attendre que îe Parle-ar- ment ait fait la lumière sur les véritables ira causes de la rébellion, qu'il Se soft p rode noncé sur le traitement à infliger aux is- rebelles, etc., etc., il faudrait attendre, ux en un mot, que toutes les questions se du rattachant de Dits ou de loin à la rébet- 86ème année. No. 84-

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks L'indépendance belge behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1914 tot 1918.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes